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Rose (Fleur) - Wikipédia

La rose, fleur du rosier du genre Rosa, est appréciée pour sa beauté et son parfum, et est souvent appelée la 'reine des fleurs'. Cultivée depuis l'Antiquité, elle a donné naissance à de nombreuses variétés grâce à des siècles d'hybridation, avec plus de trois mille cultivars disponibles aujourd'hui. La rose a une riche histoire culturelle et étymologique, et est classée en roses anciennes et modernes, chacune ayant ses propres caractéristiques et variétés.

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Rose (Fleur) - Wikipédia

La rose, fleur du rosier du genre Rosa, est appréciée pour sa beauté et son parfum, et est souvent appelée la 'reine des fleurs'. Cultivée depuis l'Antiquité, elle a donné naissance à de nombreuses variétés grâce à des siècles d'hybridation, avec plus de trois mille cultivars disponibles aujourd'hui. La rose a une riche histoire culturelle et étymologique, et est classée en roses anciennes et modernes, chacune ayant ses propres caractéristiques et variétés.

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Rose (fleur)

La rose est la fleur du rosier, arbuste du


genre Rosa et de la famille des Rosaceae. La Rose
rose des jardins se caractérise avant tout par
la multiplication de ses pétales imbriqués, qui Nom vulgaire ou nom vernaculaire
lui donne sa forme caractéristique. ambigu :
l'appellation « Rose » s'applique en français à
Appréciée pour sa beauté et sa senteur, elle est plusieurs taxons distincts.
célébrée depuis l’Antiquité par de nombreux
poètes et écrivains ainsi que par des peintres,
pour son parfum et pour ses couleurs qui vont
du blanc pur au pourpre foncé, en passant par
le jaune et toutes les nuances intermédiaires.
Elle est présente dans presque tous les jardins
et dans de nombreux bouquets. Elle est
devenue la « reine des fleurs » dans le monde
occidental — la pivoine lui disputant ce titre
en Chine.

La rose est l’une des plantes les plus cultivées


au monde et elle occupe la première place
Papa Meilland.
dans le marché des fleurs. Mais les rosiers
sont aussi des plantes sauvages (le plus connu Taxons concernés
en Europe est l’églantier) aux fleurs simples à Parmi la famille des Rosaceae :
cinq pétales, qui sont devenus à la mode, pour
leur aspect plus naturel, depuis quelques ▪ les fleurs des espèces du genre Rosa
décennies [Quand ?] sous le nom de « roses
botaniques ».

Les rosiers cultivés sont le résultat de


plusieurs millénaires de transformations,
d’abord empiriques puis, à partir de la fin du
�����e siècle, méthodiques, en particulier par Rosa ×alba semi-plena
l’hybridation. Les variétés sont innombrables,
on estime à plus de trois mille le nombre de
cultivars disponibles actuellement dans le
1
monde .

Histoire
Cardinal de Richelieu
Les poètes Hésiode, Archiloque de Paros au
��e siècle av. J.-C., Anacréon de Téos la
2
chantaient déjà . Puis Théophraste, au
��e siècle av. J.-C., parle le premier de la
culture de la rose dans son ouvrage Des
3
odeurs et Histoire des plantes, où, au Livre I,
il parle du rosier comme d'un sous- 'Cuisse de Nymphe émue'.
4
arbrisseau . Au Livre II, il écrit qu'elles se
5
reproduisent par fragments de tige ; au Livre
6
IV, comparant ses boutons à ceux des grenades ; au Livre VI de Histoire des plantes, où il le
7
définit comme sous-arbrisseau et « plante buissonnante » et lie le parfum des roses à leur
8 9
terroir et au Livre IX , pour mettre la couleur du laurier-rose en comparaison avec celle de la
rose. Il comprend toutes les roses (ῥοδονίαι / rhodoníai) sous la dénomination de
10
« sauvage » .

Étymologie
11
Le mot rose, attesté en français au début du ���e siècle , remonte au latin rosa, rosae,
12
substantif féminin qui désignait aussi bien la fleur que le rosier lui-même .

Par contre, l'étymologie du mot latin rosa est controversée : Friedrich Max Müller s'est opposé à
13
une supposée origine sémitique du terme rosa , ou encore l'omission par Émile Littré de
l'arabe ward(a) « fleur(s) », wardi « rose » au profit du sanskrit vrad, alors que ce dernier mot
signifie « adoucir ».

Toujours est-il que les uns rattachent le mot latin au grec ancien ῥόδον / rhódon, « la
14, 10 15
rose » , éolique wrodion, lui-même, dit-on, emprunt à un vieux perse ºwurdi , comparable
à l’avestique varǝδa, sogdien ward, parthe wâr, tous au sens de « rose ». Et toujours selon cette
même thèse, du vieux perse est aussi issue la racine sémitique, que l'on retrouve dans l’araméen
16
wurrdā ou l’assyrien wurtinnu par exemple . Ainsi le mot perse, d’où le persan gol,
procèderait-il d’une racine indo-européenne ºwr̥dʰo continuée en latin par rubus « ronce ».

Néanmoins, il faut souligner que dès 1822 Antoine Laurent Apollinaire Fée a remarqué que le
17
ροζ (« rose ») grec [Quoi ?] pourrait bien dériver de l'arabe ‫ ﻭﺭﺩ‬ward . En 1874, l'orientaliste
William Wrighten a souligné textuellement que « werd n'est ni persan ni indo-européen mais
18
arabe » . Le linguiste français Michel Masson, en 1989, a non seulement démontré que la
prétendue racine iranienne *wrd est sémitique, mais que le supposé dérivé grec de celle-ci « est
19, 20
plus probablement un emprunt à une langue sémitique » . Et plus récemment
encore [Quand ?] , Jean- Claude Rolland a encore démontré à travers une «dissection » morpho-
20
philologique du mot que l'arabe ward ne doit rien au persan ni à l'indo-européen, mais est
21
bien d'origine sémitique [réf. nécessaire] .

Il est tentant de rapprocher rose de rosée mais cette similitude apparente, source d’inspiration
inépuisable des poètes, est fortuite. Rosée procède, par l’intermédiaire d’un latin populaire
ºrosata, du latin rōs, rōris (substantif masculin), issu d’une racine ºh₁rōs sans ºw initial.

La rose est l’une des très rares fleurs ayant un nom dédié, différent des noms donnés à la plante
elle-même : la rose est la fleur du rosier.
Le succès de cette fleur lui vaut également de participer à l'appellation d'autres espèces sans lien
avec la famille des Rosacées comme la rose de Noël (Helleborus niger) ou la rose de carême
(Helleborus orientalis), Ranunculaceae), la rose de Chine (Hibiscus, Malvaceae), la rose de
porcelaine (Etlingera elatior, Zingiberaceae), etc.

Classification botanique

Espèces
La description botanique, la génétique, l’origine, la distribution et la classification des espèces botaniques sont
traités dans l’article rosier

Les espèces botaniques de rosiers, qui appartiennent au genre Rosa, sont au nombre de cent à
deux cents selon les auteurs et se répartissent en quatre sous-genres : Plathyrhodon,
Hesperhodos, Hulthemia (parfois considéré comme un genre distinct) et Eurosa.

Le sous-genre Eurosa est subdivisé en onze sections : Pimpinellifoliae (rosiers pimprenelle),


Gallicanae (rosiers galliques), Caninae, Carolinae, Gymnocarpae, Cinnamomeae (rosiers
cannelle), Chinenses, Banksianae, Laevigatae, Bracteatae et Synstylae.

Les travaux de génétique montrent que cette classification ne reflète pas l'évolution des espèces
de roses. Cette classification n'est donc utile que pour la détermination d'un rosier trouvé dans
la nature.

Seules une douzaine d’espèces et leurs taxons dérivés (variétés, formes), ont été utilisées pour
créer la plupart des rosiers cultivés, généralement à fleurs dites « doubles » ou « pleines », aux
très nombreux pétales. De plus en plus de formes « naturelles » sont cultivées dans les jardins,
ce sont les « roses botaniques », dont la forme simple, aussi appelé églantine, et la rusticité
s’accordent bien avec la tendance d'un jardin plus « sauvage ». Les rosiéristes modernes
cherchent à exploiter la diversité du genre Rosa pour introduire dans leurs obtentions des gènes
particuliers, par exemple de résistance au froid ou à certaines maladies.

Classes de roses
Les spécialistes distinguent généralement les « roses anciennes » des « roses modernes ».

De nombreux cultivars de roses, anciennes ou modernes, portent des noms de célébrité

Roses anciennes
Les roses anciennes sont généralement les variétés datant d’avant 1867, dont beaucoup ont été
perdues. Parmi celles qui sont encore cultivées figurent :

▪ des « roses galliques » (Rosa gallica), telles que 'Officinalis', 'Impératrice Joséphine', 'La
Belle Sultane', 'Président de Sèze', 'Cardinal de Richelieu', 'Victor Parmentier' ou 'Belle
Isis' ;
22
▪ des « roses à cent feuilles » (Rosa ×centifolia)» , telles que « Pompon Rose » (dit
'Pompon de Meaux') et « Pompon Rouge » (dit 'Pompon de Bourgogne') ;
▪ des rosiers mousseux qui sont des mutations stériles de
centifolia (ou de rosiers de Damas) comme 'Salet', 'Duchesse
de Verneuil', 'Comtesse de Murinais', 'Blanche Moreau',
'Souvenir de Pierre Vibert' ou 'Mousseline' ;
▪ les « rosiers de Damas » (Rosa ×damascena), hybrides
naturels apparus en Asie Mineure, de Rosa gallica × Rosa
phoenicia, avec la 'Rose de Puteaux' cultivée pour ses
pétales séchés et la 'Rose de Recht', très répandue en
23
Angleterre , ou encore 'Madame Hardy' obtenue en 1832 ;
▪ quelques « rosiers de Portland », comme 'Jacques Cartier',
'Yolande d'Aragon' ;
▪ les « rosiers de Noisette », ou « thé noisette », tels que
'Gloire de Dijon', 'Rêve d'Or', 'Madame Alfred Carrière' et
'Crépuscule' ; 'Gloire de Dijon', ill. de
▪ quelques « Bourbon » tels que 'Adrienne de Cardoville', 1905, in The Amateur's
'Coupe d'Hébé', 'Louise Odier' et 'Souvenir de la Malmaison' ; Gardener's Rose Book.
▪ les « rosiers blancs » : Rosa × alba, la rose d’York, Rosa alba
semiplena, 'Cuisse de Nymphe émue', 'Pompon Blanc Parfait'
et 'Reine du Danemark' ;
▪ des hybrides, comme 'Belle Amour', rose issue de Rosa ×damascena (rose de Damas) ×
24
Rosa ×alba , 'Unique Panachée', issue de Rosa ×centifolia, aux fleurs blanches striées
25
de rose .

Roses modernes
En 1867, la création de 'La France', la première hybride de thé (dérivée des roses importées de
Chine avec les cargaisons de thé) marque le début des « roses modernes » que sont les rosiers
« à grandes fleurs », les « floribunda » et les « rosiers anglais ».

Histoire de la culture

Antiquité et Moyen Âge


Les roses sont cultivées en
Chine et en Perse depuis cinq
mille ans et en Grèce depuis
l’âge du bronze. Littérature et
poésie antiques se réfèrent
Généalogie des différentes espèces
de rosiers.
souvent à la rose, sans qu'il soit
aisé d'en définir l'espèce ou la
variété avec certitude.

Hérodote rapporte que le roi Midas au ��e siècle av. J.-C., lorsqu'il a
été chassé de Lydie par les armées perses, a emporté ses roses dans Rosa 'Zéphirine Drouhin',
26
son exil en Macédoine . Et le naturaliste grec, Théophraste, décrit « rosier Bourbon ».
une rose à nombreux pétales, une forme de Rosa canina, cultivée
dans les jardins. Il décrit des roses rouges, roses et blanches, et
note l’intensité du parfum de la rose de Cyrène.
Pline l'Ancien dans son Histoire naturelle décrit vingt sortes de
rosiers nommées par le nom de leur lieu de provenance. Leurs
27
descriptions permettent des suggestions d’identification :

▪ la rose de Præneste semble être Rosa gallica versicolor ;


▪ la rose de Campanie est une forme de Rosa × alba
semiplena ;
▪ la rose de Tachys est une forme de Rosa ×damascena ;
▪ la rose de Milet rouge à une dizaine de pétales est une
variété de Rosa gallica ;
▪ la rose de Pangée est une autre Rosa gallica ;
▪ la rose d’Alabande est une Rosa × alba ; 'Bengale rouge'.
▪ la rose d'automne ressemble à Rosa sempervirens ;
▪ Spinolea est Rosa pimpinellifolia Myriacantha ;
▪ Rosa gallica officinalis est alors la source de l’essence de rose que les Romains utilisent
en grande quantité comme les pétales. Ils confectionnent des couronnes et des
guirlandes de pétales, en jonchent le sol et en remplissent des coussins. Lors des
banquets, si une rose est suspendue, hommage à Harpocrate, dieu du silence, les invités
28
doivent garder secrètes les paroles échangées « sous la rose » . Les Romains en
utilisent de telles quantités que la culture de la rose devient localement une activité
économiquement importante et que Rome importe aussi par bateau des roses d’Égypte
(dont c’est alors la plus importante exportation vers Rome), de Carthage et de Cyrénaïque
(l’actuelle Libye). La rose de Paestum chantée par Virgile est vraisemblablement R.
damascena et la rose de Campani, R. alba.
Ainsi du ��e siècle av. J.-C. au ��e siècle, durant toute cette période de domination grecque puis
latine, les roses circulent de Perse en Angleterre, de Grèce en Égypte.

Au Moyen Âge, comme pour la période antique, la rose est extrêmement présente dans la
société laïque et religieuse, mais les données permettent rarement une identification précise : au
��e siècle, les couvents cultivent des roses ; le roi Childebert Ier possède une roseraie (des roses
29
de Paradis d’après l’évêque Fortunat) dans son domaine vers Saint-Germain-des-Prés ; et au
����e siècle, le Capitulaire De Villis de Charlemagne cite les roses parmi les plantes à cultiver. Au
���e siècle, à la veille des croisades, Albert le Grand note comme rosiers cultivés Rosa
rubiginosa, Rosa canina, Rosa arvensis et Rosa × alba.

Pendant cette première phase de domestication et d'utilisation des rosiers indigènes, les rosiers
sont multipliés par drageons et boutures. Les introductions de nouveaux taxons étaient limitées
aux grands axes commerciaux, de proche en proche : de la Chine orientale à la Chine centrale,
de l'Orient au Proche-Orient et du Proche-Orient à l'Europe. Les mutations ont certainement
joué un rôle important, par exemple le caractère moussu de R. centifolia ou l'intensité des
coloris de R. gallica, la transformation d'étamines en pétales (duplicature).

Les nouveaux rosiers


'Maiden’s Rosier mousseux 'Mademoiselle 'Archiduc
Blush' (Rosa 'Félicité Bohain'. de Sombreuil'. Joseph', G.
× alba). Nabonnand,
1892.

Les rosiers du Proche Orient


Thibaud IV, comte de Champagne et roi de Navarre, revient en 1240 d’une croisade qui ne lui a
pas permis d’atteindre les Lieux Saints, mais il rapporte Rosa gallica officinalis, qu’il fait
30
cultiver à Provins, d’où son nom de « rose de Provins » .

Puis ce sont les rosiers de Damas qui sont rapportés des croisades. D'après les botanistes, ils
seraient de deux sortes : les précoces à floraison unique, hybrides de Rosa gallica × Rosa
phoenicia ; et les remontants à floraison de printemps et d'automne, hybrides de Rosa gallica ×
Rosa moschata. Selon des études génétiques récentes, ces deux types de rosiers auraient la
même généalogie : un premier croisement entre Rosa moschata femelle et Rosa gallica mâle
aurait donné un hybride, qui se serait croisé en tant que femelle avec Rosa fedtschenkoana
mâle. Les deux sortes de rosiers seraient simplement des lignées différentes issues de ces
31
croisements .

À la fin du ���e siècle, d’une part Rosa foetida est importée de Perse en Europe, et d’autre part
les rosiers d’Europe arrivent en Amérique du Nord, où existent Rosa virginiana, Rosa carolina
et Rosa setigera. Jusque-là, les mutations et les hybridations sont spontanées. Ainsi, au
����e siècle, une mutation de Rosa gallica fait apparaître les « roses à cent feuilles », Rosa
×centifolia, dont une autre mutation, au �����e siècle, donne les « rosiers mousseux » (Rosa
moschata). À noter que cette origine de Rosa ×centifolia est en contradiction avec les
interprétations des écrits antiques qui laissent supposer qu'elle existait déjà.

Dans l’Histoire générale des plantes de John Gerard, publiée en 1633, ne sont mentionnées que
dix-huit sortes de roses, rouges, roses et blanches (Rosa × alba) et, jusqu’à la fin du �����e siècle,
il n’existait en Europe et dans le pourtour méditerranéen qu’une trentaine d’espèces.

Les nouveaux rosiers de Chine


La section 7 du sous-genre Eurosa, c'est-à-dire les chinoises, Chinenses comprend trois espèces
dont l'introduction, en Angleterre, de quatre plants de Rosa chinensis, 'Slater’s Crimson China'
(= 'Miss Lowe’s') en 1772, 'Parsons’ Pink China' (= 'Old Blush China') en 1773, 'Hume’s Blush
Tea-scented China' en 1809 et 'Parks’ Yellow Tea-scented China' (R. indica sulphurea) en 1835,
modifie totalement l’histoire du rosier cultivé européen par le caractère remontant de la
floraison. Après 1781, arrive encore la forme rouge 'Bengal Rose'. Ce ne sont pas des espèces
sauvages, mais des variétés cultivées dans les jardins de Chine, sélections de Rosa chinensis ou
hybrides de Rosa chinensis × Rosa gigantea auxquelles s’ajoute un Rosa chinensis jaune,
'Park’s Yellow Tea-scented China' en 1824. Leur croisement avec les rosiers d’Europe va faire
apparaître des centaines de roses nouvelles.

La duchesse de Portland qui obtient le premier croisement avec un rosier de Chine rouge : les
« rosiers Portland » sont nés. Dans le même temps, en Louisiane, le croisement d’un rosier
musqué et d’un rosier de Chine donné par Louis Claude Noisette est à l’origine des « rosiers
Noisette » ('Blush Noisette', 'Madame Alfred Carrière'). Et à La Réunion (île Bourbon) le
croisement du Rosa chinensis 'Old blush' et d’une rose de Damas tardive, 'Quatre Saisons', signe
l’arrivée des « rosiers Bourbon » ('Zéphirine Drouhin', 'Souvenir de la Malmaison').

La collection de Malmaison
Entre 1803 et 1814, Joséphine de Beauharnais envoie des botanistes à travers le monde pour
enrichir la collection de sa roseraie de la Malmaison qui rassemble plus de 242 cultivars dont
167 roses galliques. Malgré le blocus, le pépiniériste John Kennedy traversait la Manche pour la
fournir en roses. Sa roseraie comprenait des gallica, des moschata et des damascena mais aussi
des chinensis et de nouvelles espèces. Les collections de la Malmaison ont été un trésor pour les
pépiniéristes français. Leur catalogue de 1791 comportait vingt-cinq espèces, celui de 1829 en
comptait 2 562 dont beaucoup sans grand intérêt ont rapidement disparu.

'Madame Meilland' (Peace, 'Laura Ford'. 'Perfect Moment'.


Gloria Dei ou Gioia).

'Osaka'.

Les rosiers modernes


Au ���e siècle, le croisement des rosiers de Chine, de Bourbon, Portland et Noisette permet la
création des rosiers « modernes ». C'est en 1858 qu'a lieu, grâce à un passionné des roses, le
pasteur Hole, la première exposition nationale des roses d’Angleterre. En 1867, Jean-Baptiste
Guillot crée 'La France', le premier buisson à grandes fleurs ou « hybride de thé ». C'est l'époque
ou les hybrides perpétuels remontants connaissent en France un grand succès, avec notamment
32
les créations du rosiériste lyonnais Jean Liabaud .

Dans le même temps, de Rosa multiflora, rosier liane rapporté du Japon au �����e siècle, sont
créés par hybridation les nombreux rosiers buissons à fleurs groupées, les « floribundas ».

La Société française des roses est fondée à Lyon (considérée comme la capitale des roses), en
33
1886 . Elle édite encore sa revue, Les Amis des roses.

Le ��e siècle voit la gloire des rosiers buissons à grandes fleurs avec les créations de Georges
Delbard, de Meilland (Peace ou 'Madame Meilland'), de Griffith Buck. Puis David Austin, en
croisant les galliques (notamment 'Belle Isis') et les Damas à des roses modernes crée les
« rosiers anglais » qui allient les formes des roses anciennes (très doubles, en forme de coupe ou
de rosette) à la « floribondité » des roses modernes. La première qu'il obtient est 'Constance
Spry' en 1961. Les roses anglaises sont le plus souvent parfumées, fleurissent longtemps dans
une large gamme de couleurs et font de bonnes fleurs à couper.

L'approche génétique
Les nouvelles pistes de sélection du ���e siècle s'attachent aux processus de floraison : initiation
florale, date de floraison, remontée de la floraison, couleur, parfum. Elles se concentrent sur des
approches génétiques et moléculaires (étude des populations issues des croisements). Deux
gènes commandent la remontée de la floraison et le nombre des pétales de la fleur simple. De
nombreux gènes commandent la composition du parfum rendant ce caractère très complexe à
sélectionner.

Symbolique

Dans l’Histoire
C'est surtout par sa valeur symbolique que la rose s'est fait connaître au cours de l'Histoire.
Quelques exemples :

▪ Suzanne dans l'Ancien Testament (Chochana en hébreu) signifie étymologiquement la


34, 35, 36
rose et vient de l'Égyptien « chochen » ou fleur de lotus .
▪ Chez les Grecs, la rose était la fleur d'Aphrodite, déesse de l'amour et d'Aurora, la déesse
aux doigts de rose. La fleur faisait l'objet d'un art divinatoire, la phyllorhodomancie,
consistant à faire claquer une feuille de rose sur la main et à juger en fonction du son ainsi
37, 38
produit du succès ou de l'échec de leurs souhaits .
▪ Les Romains rattachent la rose à Vénus. La rose aurait été blanche, mais rougie
accidentellement quand Cupidon renversa son verre de vin sur elle.
▪ Il paraît que la première nuit d'amour entre Cléopâtre et Marc Antoine se serait déroulée
sur un lit de pétales de roses de quarante-cinq centimètres d’épaisseur.
39
▪ Dans le Cantique des Cantiques, la rose symbolise Israël et dans le livre des Parsis, le
rose naît sans épines et n’en est armée qu’après l’apparition du génie du mal sur terre.
▪ Vers l'an 400, Rosa ×alba devient l’emblème de la Vierge, ce qui est à l’origine de la
dévotion catholique du Rosaire.
▪ Au Moyen Âge, la rose pouvait être offerte en
redevance symbolique par un vassal à son seigneur
40
en gage de soumission .
▪ Quand en 1187, Saladin reprend Jérusalem aux
Croisés, il fait purifier la mosquée d’Omar par de l’eau
de rose amenée par une caravane de 500 chameaux.
Et en 1453, Mehmed II purifia aussi à l’eau de rose
l’église byzantine de Constantinople avant de la
convertir en mosquée.
▪ La guerre des Deux-Roses de 1453 à 1485 : elle Rose 'Bimbo'.
opposa Rosa ×alba, rose blanche de la maison d'York
et Rosa gallica, rose rouge de la maison de Lancastre,
d'où après le mariage d'Henri VII Tudor et Élisabeth d'York, l'emblème de la rose Tudor
rouge à cœur blanc et plus tard la création du rosier York et Lancaster. La rose est
aujourd’hui encore la fleur symbolique de l'Angleterre.
▪ Au Moyen-Age, la rose est souvent associée à la beauté féminine qui se fanerait au cours
du temps. Cette métaphore se retrouve dans la poésie (Pierre de Ronsard, Mignonne,
allons voir si la rose, in Les Amours de Cassandre, 1550) et dans les arts (gravure du
Recueil des Proverbes les plus illustres publié par Jacques Lagniet, 1657-1663).
▪ Les rosières, jeunes filles vertueuses et pures, étaient
à l'origine couronnées de roses.
▪ Les Rose-Croix, société secrète mystique ayant pour
emblème une rose rouge fixée au centre d’une croix.
▪ La Rose blanche de Finlande, ordre national finlandais
créé en 1919 pour récompenser les services rendus
au pays.
▪ La Rose blanche, mouvement d'opposition à Hitler
dont les fondateurs furent décapités en 1943.
▪ Après le congrès d'Épinay de 1971, le Parti socialiste
français, né deux ans plus tôt, adopte le poing et la
rose comme logo, déjà expérimenté par sa fédération
de Paris dès 1970, en remplacement des 3 flèches de
la SFIO : le poing est issu de la tradition militante et
représente la classe ouvrière, tandis que la rose est un
41
héritage de Mai 68 . Le PS organise sa première fête
42
de la rose en 1973 . La communication du PS l'utilise
assez rarement à partir du milieu des années 1980 et "Autre fois rose à présent Gratte-
le réserve essentiellement aux campagnes militantes, cul", gravure du Recueil des plus
avant de le réutiliser massivement en 1994 sous illustres proverbes, édité par
41
l'impulsion d'Henri Emmanuelli . Sur les indications Jacques Lagniet, 1657-1663,
de Yann Berriet, graphiste et militant socialiste, le gravure à l'eau forte, 19,7 x 17,4
dessinateur et militant du Centre d'études, de cm, Nancy, Musée des beaux-arts
recherches et d'éducation socialiste (CERES) Marc
Bonnet conçoit la « rose au poing », tourné vers la
gauche, emblème d'abord utilisé par la fédération socialiste de Paris dirigée par le CERES
43
et repris par toutes les fédérations en France en septembre 1971 . Ce symbole a
également été adopté par d’autres partis politiques européens : à l'identique par les Parti
41
socialistes belge (1973) et luxembourgeois (1977) le parti travailliste au Royaume-Uni et
celui d'Irlande, le PSOE en Espagne, le PS au Portugal, le PSA en Andorre, le sp.a en
Flandre, le PvdA aux Pays-Bas, le PSS en Suisse, le PSI en Italie, le PSB et le PBS en
Bulgarie, le PSD en Roumanie, l'EDEK à Chypre, le MSzDP en Hongrie, le SMER-SD en
Slovaquie, le ČSSD de République tchèque, le PSDB en Biélorussie, le SDPU(O) en
Ukraine, les partis sociaux-démocrates baltes et nordiques, la plupart de ceux des
Balkans et le PSE. Ailleurs dans le monde, c'est également le cas de HaAvoda en Israël,
du FFS en Algérie, de l'USFP au Maroc, du PDT au Brésil, du PRSD au Chili, de Nouvel
espace en Uruguay, des DSA aux États-Unis, de l'UPK en Irak, du PS au Sénégal, du FPI
en Côte d'Ivoire, du PDSP aux Philippines [réf. nécessaire], mais aussi, de façon retravaillée,
41
par l'Internationale socialiste en 1979 .
▪ En novembre 2003, la rose est le symbole du mouvement non-violent de la « révolution
des Roses » en Géorgie.
▪ Marine Le Pen adopte une rose bleue comme logo pour sa campagne présidentielle de
2016-2017. Pour la journaliste Titiou Lecoq, il s'agit d'une allusion chrétienne, à travers la
rose et la couleur bleue (traditionnellement associée à la Vierge Marie), mais également à
44
Jeanne d'Arc à travers la forme de la tige de la rose qui évoque une épée . Zvonimir
Novak, spécialiste de l’imagerie des supports politiques, et l'historien Nicolas Lebourg
soulignent que la couleur est ambiguë et tend aussi vers le violet : pour le premier, « ce
logo peut aussi faire penser au bleuet qui est un symbole patriotique, la fleur de 14-18 » ;
il ajoute que « la rose bleue de Marine est moins forte que celle du PS car il n’y a pas le
45
poing, et sa tige est rectiligne. C’est probablement pour avoir l’air moins agressive » .

En architecture

En héraldique

La rose est l’un des « meubles » utilisés en héraldique et sans doute


la fleur la plus représentée en ce domaine après la fleur de lys.

Le dessin stylisé est inspiré de l’églantine à cinq pétales


régulièrement étalés arrondis, entre lesquels apparaissent les
pointes des sépales, avec au centre un bouton, souvent de couleur
différente, la tige est absente. Dans certains cas on représente une
rose tigée et feuillée, plus réaliste, elle est dite « au naturel ». La
rose héraldique apparaît notamment sur le blason de nombreuses Rose héraldique.
communes de France.

Langage des fleurs


Dans le langage des fleurs, la rose symbolise différents sentiments suivant son type ou sa
couleur : l'amour pour la rose anglaise, l'amour qui soupire ou la sagesse pour la rose blanche, la
sympathie pour la rose de Chine, l'infidélité pour la rose jaune, le serment d'amour pour la rose
rose, la vertu ou l'amour ardent pour la rose rouge, le plaisir pour la rose thé, l'amour simple
46
pour la rose trémière .

Quant à la rose bleue, elle évoque le mystère ou l'atteinte de l'impossible. On croit qu'elle est
capable d'apporter la jeunesse à celui qui la détient ou de réaliser ses vœux. [réf. nécessaire]

En plus de sa couleur, la quantité exprime une symbolique. Pour un nombre de roses inférieur à
dix, il est de coutume d’offrir des roses par nombre impair surtout à des fins esthétiques. Au-
delà et suivant le nombre, le bouquet de roses peut porter un message particulier [réf. nécessaire] :

▪ une rose permet de dévoiler son amour en toute simplicité ;


▪ deux roses permettent de se faire pardonner ;
▪ douze roses permettent de remercier sa bien-aimée, demande de mariage ;
▪ vingt-quatre roses pour être galant ;
▪ trente-six roses pour déclarer son amour (bouquets de fiançailles) ;
▪ 101 roses peuvent s’offrir pour exprimer la passion et l’amour sans retenue.
Pour un bouquet de fiançailles, il est d’usage et raffiné de sélectionner des roses ayant les têtes
légèrement courbées. [réf. nécessaire]

Dans la religion catholique


▪ La rose est un élément symbolique du rosaire.
▪ La rose d'or est un ornement béni par le pape et offert par lui pour honorer une église ou
une personne (notamment les chefs d'État).
▪ Sainte Élisabeth de Hongrie se rendait auprès des pauvres pour leur apporter du pain, ce
qui importunait son mari. Un jour, celui-ci croise le chemin de son épouse et lui demande
ce qu'elle tient sous son manteau, pensant y trouver les pains. La jeune souveraine
répond que ce sont des roses. Or c'est le mois de janvier. Son mari lui demande d'ouvrir
les pans de son manteau. La princesse s'exécute, laissant voir les pains transformés en
un bouquet de roses. Un même miracle est relaté dans la vie de sainte Élisabeth de
Portugal.

Emblème national
La rose est la fleur nationale de plusieurs pays : Angleterre
(rose Tudor), Bulgarie, États-Unis, Finlande (rose blanche),
Irak, Maldives, Roumanie.

La rose a aussi été choisie comme emblème officiel par


plusieurs États des États-Unis : Géorgie (Rosa laevigata),
Iowa (Rosa arkansana), New York, Dakota du Nord (Rosa
blanda ou arkansana), Oklahoma.
Rose 'Pride of England', la rose
À Venise, le 25 mars, jour de la saint Marc, la tradition veut
rouge est l'emblème de la Maison
qu'un bocolo ("bouton" en dialecte vénitien) de rose soit
47 de Lancastre.
offert aux dames .

Dans les expressions et locutions françaises


Et pour compléter, quelques expressions :

▪ « Être frais comme une rose » : avoir un joli teint, l’air reposé
▪ « Ne pas sentir la rose » : sentir mauvais
▪ « Envoyer sur les roses » : éconduire
▪ « Découvrir le pot aux roses » : découvrir la vérité
48
▪ « Une histoire à l'eau de rose » : une histoire mièvre
49
▪ « Feuille de rose » : anulingus
Calendrier républicain
▪ Dans le calendrier républicain, la Rose était le nom attribué au 1er jour du mois de
50
floréal , généralement chaque 20 avril du calendrier grégorien.

Dans les arts et les lettres

En littérature

Littérature européenne

Au Moyen Âge
Le Roman de la Rose est l'une des œuvres les plus célèbres
51
du Moyen Âge . Écrit par Guillaume de Lorris (vers 1230),
continué par Jean de Meung (entre 1275 et 1280), ce long
poème allégorique dans lequel la rose, objet de la quête, est
le symbole de la perfection, décrit la tentative d’un
amoureux (le poète) pour s’emparer de la femme aimée,
représentée par une rose. À la même époque, Dante écrit la 'Madame Ernest Calvat' (Rose
Bourbon).
Divine Comédie qui se conclut par une vision de rose
blanche mystique.

À la Renaissance
Au ���e siècle, chez les poètes et spécialement chez Pierre de
Ronsard, la poésie utilise la symbolique de la rose pour
évoquer la fragilité de la vie humaine :

« Mignonne, allons voir si la rose…»


et
« vivez si m’en croyez, n’attendez à demain Rose 'Pierre de Ronsard'.
cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie. »
52
« J’aime la bouche imitante la rose. »

À l'époque classique
et chez Corneille, la rose montre le passage rapide du temps :

« Le temps aux plus belles choses


se plaît à faire un affront
il saura faner vos roses
comme il a ridé mon front »

Deux vers de François de Malherbe dans les stances, Consolation à Monsieur du Périer sur la
mort de sa fille, associent la rose à la beauté éphémère :
« Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
l’espace d’un matin. »

Dans La Belle au bois dormant, conte de Charles Perrault repris


plus tard par Jacob et Wilhelm Grimm, la princesse endormie, qui
se nomme Dornröschen (Rose-épine) dans le conte allemand, est
protégée par un mur d’églantiers. Dans The Parlement of Roses to
Julia de Robert Herrick : « Réunis en parlement tous ces seigneurs
proclamèrent la rose reine des fleurs ».

À l'époque moderne
La Petite Rose (Heidenröslein) est un poème de Goethe mis en
musique par Schubert. Rose inerme de Redouté.

Le thème de la fragilité est repris par Victor Hugo dans La Rose de


l’Infante : la petite infante, fille de Philippe II, voit les pétales de sa rose s’envoler sous l’action
du vent ; au même moment l’Invincible Armada est détruite par une terrible tempête.

Au �����e siècle, l’expression « cueillir la rose » avait un sens galant désignant la perte de
53
virginité .

Plus récemment (1980), le roman d’Umberto Eco, le Nom de la rose (Il nome della rosa), est
une sorte d’enquête policière médiévale se déroulant en Italie, mais l’histoire ne révèle pourtant
54
pas le choix de ce titre . Le roman a été adapté ensuite au cinéma (1986).

Littérature persane
La rose représente le prophète de l'islam Mahomet dans la littérature musulmane.

Saadi, le gulistan, ou jardin de roses


Poète et soufi, Saadi commence à rédiger le gulistan, joyau de la
mystique soufi médiévale et somme philosophique écrite en vers et
en prose poétique, en 1278. Saadi fut révéré comme un prédicateur
55
de l'ordre mystique de la rose . Parmi toutes les allégories de ce
recueil, destinées à dévoiler la nature profonde des êtres et des
choses, et ainsi à amener à un éveil spirituel et percevoir la réalité
de l'existence, une excellente illustration des enseignements portés
par les métaphores de jardins et de roses se trouve dans ce
passage :

« Un soufi était plongé dans une profonde méditation sur


l'être divin ; au sortir de sa rêverie, ses compagnons lui
demandèrent quels dons miraculeux il avait rapportés du
jardin de la contemplation où il s'était transporté : j'avais
l'intention de cueillir pour vous des roses plein ma robe, Illustration du jardin de
mais quand je me suis trouvé devant le rosier, le parfum roses du poète perse Saadi
des roses m'a enivré à tel point que je n'ai pu faire un (����e siècle).
geste. »
Les quatrains d'Omar Khayyam sur le vin, l'amitié, son jardin et les roses
Omar Khayyam était mathématicien (il a écrit entre autres le traité
sur les difficultés des définitions d'Euclide), astronome (il fut l'un
des huit astronomes à travailler à la réforme du calendrier
musulman de 1074) et poète. Ses quatrains aux images souvent
56
difficiles à décrypter, mettent en jeu le vin, le jardin et les roses .
Sa tombe à Nishapur est entourée de rosiers dont deux boutures
ont été plantées sur le tombe du poète anglais Edward Fitzgerald
qui l'a traduit en anglais, publié en 1859 et ainsi fait connaître en
Europe.

« Je tombais de sommeil et la sagesse me dit :


Rosier grimpant 'Sylt'.

Jamais dans le sommeil la rose du bonheur n'a fleuri pour personne...


La saison des roses et du vin et des compagnons ivres !
Sois heureux un instant, cet instant c'est ta vie
Vois, la brise a déchiré la robe de la rose,
De la rose dont le rossignol s'était enamouré ;
Faut-il pleurer sur elle, faut-il pleurer sur nous ?
La mort viendra nous effeuiller et d'autres roses refleuriront. »

La rose dans les arts

Dans l'Antiquité
grecque
La « fresque à l’oiseau
bleu » découverte en
1900 dans les vestiges
Tétradrachme d'argent de Rhodes
du palais de Cnossos en
représentant une rose sur sa tige et Botticelli, la Naissance de Vénus.
le visage du dieu Hélios.
Crète, construit vers l’an
2000 avant Jésus-
Christ, représente des rosiers
57
fleuris . C’est la première représentation connue de roses peintes.
On ne sait s’il s’agit de roses sauvages ou cultivées, ni à quelle
espèce les attribuer, d’autant plus que la fresque a été restaurée et
toutes les roses repeintes avec six pétales de couleur jaune. Une
seule, à cinq pétales rose doré, au centre orange, semble être
originale. Le botaniste C.C. Hurst l’avait identifiée à Rosa
×richardii, la rose sainte d’Abyssinie. Les pièces de monnaie
portant une rose gravée les plus anciennes ont été trouvées à
58
Rhodes et datent de 500 avant Jésus-Christ environ . Le nom de Bernardino Luini, La
cette île serait celui de la nymphe Rhodé, épouse d’Hélios, et dont Madonna del roseto,
le symbole était la rose. pinacothèque de Brera,
Milan.
En Orient
Une broderie de roses Persan Yellow du ����e siècle a été
retrouvée à Ispahan. Et les roses n’ont jamais cessé d’être un
motif décoratif des tapisseries, broderies et tissages au
Moyen-Orient comme en Europe.

Au Moyen Âge
L’art du vitrail avec les rosaces, ouverture circulaire ornée
de vitraux dans les églises, roses sublimées par la foi et Pierre-Auguste Renoir, Roses de
l’habileté des maîtres verriers. Wargemont, 1882, collection privée.

En peinture
En peinture, la rose est présente dans de nombreux tableaux liés à
l’amour et en particulier à l’« amour universel » que représente la
59
Vierge Marie aussi appelé, « la rose sans épines » . Ainsi la
Naissance de Vénus, de Sandro Botticelli nous montre un ciel où roses
et pétales flottent au vent. On retrouve la rose dans les natures mortes
des peintres flamands et hollandais du ����e siècle, avec de
somptueuses compositions florales, ainsi que chez les
impressionnistes.

Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) compose de 1817 à 1824 son Antoine Berjon, Bouquet
ouvrage en trois volumes Les Roses, planches en eau-forte en pointillé de lis et de roses dans
coloriée dont le texte est rédigé par le rosiériste Claude-Antoine une corbeille posée sur
Thory. Ces aquarelles sont exécutées d’après la collection de la une chiffonnière (1814),
Musée du Louvre
Malmaison de l’impératrice Joséphine et publiées entre 1817 et 1824.

Blanche Odin (1865-1957) fut une aquarelliste renommée pour ses


bouquets de roses.

Dans les arts décoratifs


C’est un motif décoratif constant des faïences qui présentent très fréquemment dès le
����e siècle en motif central des assiettes et des plats une rose ou un bouquet à la rose,
monochrome ou polychrome. porcelaines.

En musique

Musique classique
Liste non exhaustive des œuvres musicales s'inspirant de la rose. Classée par ordre
chronologique et par genre.

Musique de chambre

▪ Antonio Maria Bononcini, Quando a mille rose pour soprano, 2 flûtes et continuo (1708)
▪ Georg Friedrich Haendel, Siete rose rugiadose pour alto et continuo (1711)
▪ Antoine Légat de Furcy, La rose. Ariette avec symphonie pour voix, cordes et continuo
(1780)
▪ John Hartmann, The Last Rose of Summer pour piano et cornet (1878)
▪ Max Dahms, An die Rose Op 14 pour violon et piano (1889)
▪ Erik Satie, 3 sonneries de la Rose-Croix pour trompette et harpes (1892)
▪ André Bloch, Au matin rose pour violon (ou violoncelle) et piano (1904)
▪ Joseph Hollman, Quand vous me montrez une rose pour voix, piano et violoncelle. Sur
des vers de François Coppée (1910). Dédicace à Mme J. Piedallu
▪ Sabrina Pena Young, Song for the forgotten rose pour soprano, piano et flûte (2006)
▪ Ola Gjeilo, The Rose pour chœur à 4 voix et piano (et quatuor à cordes). Sur des vers de
Christina Rossetti

Mélodies et lieder

▪ Henry Rowley Bishop, Lovely Rose sur des vers de Lumley Skeffington (1771-1850)
▪ Reginald Spofforth, The rose that weeps sur des vers d'Ann Radcliffe (1794)
▪ Thomas Moore, The Rose sur de possibles vers du compositeur
▪ Franz Schubert, Die Rose D 745 (Op 73) sur des vers de Friedrich Schlegel. Révision en
1895.
▪ Giacomo Meyerbeer, Die Rose, die Lilie, die Taube sur des vers d'Heinrich Heine (1838)
▪ Hector Berlioz, II. Le spectre de la rose H 83 (2e mélodie des nuits d'été) sur des vers de
Théophile Gautier. Dédicace à Louise Bertin (1841). Orchestration en 1856.
▪ Franz Liszt, La tombe et la rose (Das Grab und die Rose) S 285 (1844) sur des vers de
Victor Hugo traduits en allemand par Theobald Rehbaum (1835-1918)
▪ Stephen Foster, Ah ! May the Red Rose Live Alway ! sur des vers du compositeur (1850).
Dédicace à Miss Mary M. Dallas.
▪ Lewis Henry Lavenu, The Cottage Rose sur des vers de J. Simmonds (1853). Dédicace à
Mrs George W. Mc. Lean
▪ Georges Bizet, La rose et l'abeille sur des vers d'Olivier Rolland (actif entre 1854 et 1857)
(1854)
▪ Moritz Ganz, The Rose sur des vers du compositeur (1860)

▪ Léopold Amat, Rose sur des vers de Victor Hugo (1862)


▪ Georges Bizet, Rose d'amour sur des vers de Charles Millevoye (1782-1816) (1866).
Dédicace à Marie Trélat
▪ Jules de Calonne, La brune rose d'Avila pour voix, piano et castagnettes sur un livret du
compositeur Op 109. Dédicace à Madame d'Audiffret (1872)

▪ Georges Rupès, Rose, souviens-toi ! sur des vers d'Oscar de Poli (1874). Dédicace à son
ami Duchesne de l'Opéra-Comique.

▪ Georges Rupès, Mémoires d'une rose sur des vers de Francis Tourte (1874). Dédicace à
Madame la Baronne A. de Sanois

▪ Ernest Guiraud, Rose sur des vers de Paul de Choudens (1877). Dédicace à Monsieur
Simon-Max
▪ Georges Bizet, La chanson de la rose sur des vers de Jules Barbier (1883)
▪ Edmond Missa, L'amour et la rose sur des vers de Camille Sourbise (1889). Dédicace à
mon ami Joseph Leprovost.
▪ Frederic Hymen Cowen, The Mission of a Rose sur des vers de Clifton Bingham (1891)
▪ Léo Delibes, Blanche et rose sur des vers d'Armand Silvestre (1893)
▪ Donato de Caro, Rose 'e maggio sur des vers de Giambattista Napolitano (1893)
▪ Edward Elgar, Like to the Damask Rose sur des vers de Simon Wastell (1560-1635)
(1897)
▪ Hercule de Fontenailles, La rose du lac sur des vers de Louis de Lasseur de Ranzay
(1900)
▪ Ethelbert Nevin, Mighty Lak' a rose, sur des vers de Frank Lebby Stanton (1857-1927)
(1901). Dédicace à Adele Laeïs Baldwin.
▪ Francesco Paolo Tosti, Rose d'Automne sur un livret de M. F. (1901). Dédicace à Nellie
Melba.
▪ Lee Johnson, Rose of Killarney sur des vers du compositeur (1902)
▪ Reynaldo Hahn, J'ai caché dans la rose en pleurs sur des vers d'Armand Silvestre (1903)
▪ Liza Lehmann, The Life à Rose, cycle de 7 mélodies sur des vers de la compositrice
(1905)
▪ André Gailhard, La Tombe et la rose sur des vers de Victor Hugo (1906)
▪ Syble Straymore, A Rose sur des vers du compositeur (1906)
▪ Annibal Tesorone, Rose jolie sur des vers de R. Valette (1908)
▪ Gertrude Sans-Souci, A Rose, A Kiss and You sur des vers d'Alice Lockhart Hughes
(1909)
▪ Percy Wenrich, The Red Rose Rag sur des vers d'Edward Madden (1877-1952) (1911)
▪ Dan J Sullivan, Rose, Rose, Rose sur des vers de Fiske O'Hara (1913)
▪ Leo Edwards, Waltz of the Rose sur des vers de Jenny Lind (1913)
▪ Frank Frysinger, A Rose sur des vers de John T Prince (1917). Dédicace à Mrs Clarence
Eddy
▪ Evans Lloyd, Valley Rose sur des vers de Jeff T. Branen (1917)
▪ Cecil Forsyth, Oh, Red is the English Rose sur des vers de Charles Alexander Richmond
(1862-1940) (1917)
▪ Joseph Kiefer, My Rose of Old Japan sur des vers du compositeur (1919)
▪ Frank Magine, Rose sur des vers d'Arthur Sizemore (1920)
▪ Charles N Daniels, Rose of my heart sur des vers de Weston Wilson (actif entre 1915 et
1943) (1920)
▪ Mieczyslaw Dukszta, Le rossignol et la rose sur des vers d'E'tessam Zadeh (année 1920)
▪ Gaston Gabaroche, La femme à la rose sur des vers de Charles-Albert Abadie (1921)
▪ Léon Oulitzky, La rose et le rossignol sur des vers d'Aleksey Koltsov (1926). Dédicace à
Sonia Verbitzky
▪ Mikhail Yakovlev, The Rose sur des vers d'Anton Delvig. Publication en 1952 chez Muzgiz
à Moscou
▪ Shiqi Geng, Prends cette rose sur des vers de Pierre de Ronsard (2013)

Chœur

▪ Firminus Caron, Rose plaisant à 3 voix

▪ Guillaume de Machaut, Rose, liz, printemps, verdure à 4 voix. Courte pièce en ut Majeur
▪ Canzon 13 La Rose (compositeur inconnu) à 6 voix (1558)
▪ Luca Marenzio, Rose blanche e vermiglie (1582) à 5 voix
▪ William Boyce, The Maiden Rose à 3 voix égales en sol Majeur
▪ Frederic Hymen Cowen, The Rose of Life sur des vers de Clifton Bingham. 3 voix de
femmes (SSA) et piano (1895)
▪ Arthur Coquard, La rose sur des vers de Pierre de Ronsard (1910) pour chœur mixte a
capella

Opéra-comique, opéra bouffe, opérette

▪ Pierre-Alexandre Monsigny, Rose et Colas sur un livret de Michel Jean-Sedaine. Création


le 8 mars 1764
▪ François Devienne, Rose et Aurèle sur un livret de Picard. Création le 8 août 1794
▪ Pierre Gaveaux, Le diable couleur de rose Op 19 sur un livret de Guillaume Lévrier-
Champrion. Création au Théâtre des Amis des Arts le 23 octobre 1798
▪ Pierre Gaveaux, La rose blanche et la rose rouge sur un livret de René Charles Guilbert
de Pixérécourt. Dédicace à la Comtesse Duchatel. Création à l'Opéra-comique le 20 mars
1809.

▪ Adolphe Adam, Le rose de Péronne sur un livret d'Adolphe de Leuven et d'Adolphe


d'Ennery (Création le 12 décembre 1840 à l'Opéra-Comique, salle Favart)
▪ Robert Schumann, Der Rose Pilgerfahrt Op 112 sur un livret de Moritz Horn (1814-1874).
Création le 5 février 1852 à Düsseldorf
▪ Jacques Offenbach, La rose de Saint-Flour sur un livret de Michel Carré. Création aux
Bouffes-Parisiens, Salle Lacaze, le 12 juin 1856.

▪ Jacques Offenbach, La romance de la rose sur un livret d'Etienne Tréfeu et de Jules


Prével (Création aux Bouffes-Parisiens le 11 décembre 1869)
▪ Federico Ricci, Le docteur Rose ou la dogaresse sur un livret d'Emile de Najac
(1828-1889). Création aux Bouffes-Parisiens le 10 février 1872

▪ Eugène Willent-Bordogni, Rose-polka sur un livret d'Eugène Grangé et de Victor Bernard.


Dédicace à Delphine Ugalde. Création le 11 novembre 1886 aux Bouffes-Parisiens.
▪ Antoine Banès, Madame Rose sur un livret de Paul Bilhaud et d'Albert Barré. Dédicace
"en mémoire de ma mère". Création par Jules Danbé à l'Opéra-Comique le 25 septembre
1893.
▪ Hans Pfitzner, Die Rose vom Liebesgarten sur un livret de James Grun (1866-1928).
Création à Elbergeld le 9 novembre 1901
▪ Charles Lecocq, Rose-Mousse sur un livret d'André Alexandre (1860-1927) et de Peter
Carin (actif entre 1895-1910) (Création au Théâtre des Capucines le 28 janvier 1904)
▪ Victor Herbert, The Rose of Algeria sur un livret de Glen MacDonough (1870-1924).
Création au Herald Square Theatre de New York le 20 septembre 1909
▪ Vincent Scotto, Tout en rose sur un livret de William Burtey et de Lucien Boyer (1909)
▪ Leo Fall, Die Rose von Stambul sur un livret de Julius Brammer et Alfred Grünwald.
Création au Théâtre de Vienne le 2 décembre 1916.
▪ Rudolf Friml, Rose-Marie sur un livret d'Otto Harbach et d'Oscar Hammerstein II. Création
au Théâtre impérial de New York le 2 septembre 1924.

Cantate et oratorio

▪ Frederic Hymen Cowen, The Rose Maiden sur des vers de Robert Edward Francillon Op
3. Création au St Jame's Hall de Londres en novembre 1870.
▪ Alexander Cambell Mackenzie, The Rose of Sharon sur un livret biblique réduit par
Joseph Bennett (1831-1911) Création au St Andrew's Hall lors du Festival de musique de
Norwich le 16 octobre 1884.

Orchestre

▪ Léon Jessel, Der Rose Hochzeitszug (Edition hambourgeoise - Anton J. Benjamin - dans
les années 1910 pour orchestre de salon)

Piano seul

▪ Felix Mendelssohn-Bartholdy, The Last Rose of Summer Op 15 (1831)


▪ Joachim Raff, La dernière rose Op 46 (1849)
▪ William Vincent Wallace, La Rose (1853)
▪ Sigismond Thalberg, The last Rose of Summer Op 73 (1857)
▪ Alfred Jaëll, The last rose of summer Op 25 en mi bémol Majeur (1857). Dédicace à Miss
Josephine Brown
▪ Carl Chesneau, Rose des Alpes Op 31 (1864). Dédicace à Sydonie Girod
▪ B. T. Missler, Rose et volubilis (1868) en sol Majeur. Dédicace à son élève Charles Waibel
▪ Alexandre Croisez, La dernière rose en sol Majeur Op 152 (1869)
▪ Anton Schmoll, I. La rose des bruyères (l'une des 3 chansons populaires Op 27 à 29)
(1871) Dédicaces à ma sœur Marie.
▪ Thomas Philando Ryder, Last Rose of Summer (1873)
▪ Ignace Xavier Joseph Leybach, La dernière rose d'été en mi bémol Majeur (1874).
Dédicace à Bertha Klausner née Néhab.

▪ Alexandre Croisez, Le matin d'une rose en mi bémol Majeur (1875)


▪ Louis Edme Dessaux, La vie en rose (1877)
▪ Laurent de Rillé, La princesse rose en si bémol Majeur (1878)
▪ Adolphe Miné, The Last Rose of Summer en fa Majeur.
▪ Peter Cavallo, Rose de mai (1881). Dédicace à Claire Evariste Carrance
▪ Louis Wallis, Rose Leaves Op 88 (1882). Dédicace à Mr M. Lichten
▪ Georges Auvray, Prime rose (1890). Dédicace à Emile Waldteufel, chef d'orchestre des
Bals de l'Opéra
▪ Auguste Bosc, Rose-Mousse (1894)
▪ Henri Converset, Rose blanche en mi bémol Majeur (1901) Dédicace à Monsieur et
Madame Montavon.

▪ (Emmanuel) Rhené-Baton, Album Rose : 6 pièces (1902)

▪ Jules Bertain, Série rose : 9 pièces (1908)


▪ Paul Wachs, Rose et muguet (1908)
▪ Nicolai von Wilm, Entblätterte Rose (1909) en mi mineur

Violon seul

▪ Heinrich Wilhelm Ernst, The Last Rose of Summer (1864). Dédicace à Antonio Bazzini
Harpe seule

▪ Thomas Paul Chipp, The last rose of summer avec variations (1821). Dédicace à Lady
Elizabeth Carnegie
▪ Thomas Aptommas, Last Rose of Summer (1855)
▪ Félix Godefroid, La dernière rose d'été (1913)

Guitare seule

▪ William Foden, 'Tis the Last Rose of Summer (1919)

Orgue seul

▪ Dudley Buck, The Last Rose of Summer Op 59. Dédicace à Harry Rowe Shelley (1877)

Variété / Chanson
La chanson a valu à la rose plusieurs succès. Plusieurs générations de Français ont pleuré en
écoutant Les Roses blanches, chanson de Pothier et Raiter, interprétée pour la première fois par
Berthe Sylva en 1927. Des chansons ont franchi les siècles, spécialement À la claire fontaine et
Vive la rose et le lilas. On peut citer également Roses de Picardie, composée en 1916 par Haydn
Wood et interprétée notamment par Yves Montand, Rosa, chantée par Jacques Brel, dont une
déclinaison latine, Rosa, rosa, rosam…, servait de refrain, sans oublier Mon amie la rose de
Françoise Hardy. Edith Piaf a également chanté La vie en rose.

Au cinéma
Peu de roses par contre dans les titres de films, sinon The
Rose de Mark Rydell avec Bette Midler (1979), La Rose
pourpre du Caire de Woody Allen, Le Nom de la rose de
Jean-Jacques Annaud (1986) et Bread and Roses de Ken
Loach (2000).
Rose sous la faible exposition de
lumière du lever d'un Soleil d'été
Télévision indien.

Rose Red est le titre d'une série télévisée (2000) de Craig R.


Baxley sur un scénario de Stephen King.

Jeux
La rose a servi de modèle au Pokémon Rosélia qui est issu de la troisième génération de
Pokémon. Dans la quatrième génération, Roselia gagne une évolution Rosérade qui est une
sorte de rosier et une préévolution Rozbouton qui est un bouton de rose. Les Pokémon sont des
personnages de jeu vidéo, dont les représentations sont reprises sur de multiples supports. Leur
origine moderne et japonaise tend à affirmer que la rose est toujours un modèle de référence de
la fleur dans l’imaginaire collectif et non pas seulement occidental.

Industrie de la rose
Production
La rose est la fleur dont la culture se développe le plus à
l'échelle mondiale. Elle est produite principalement aux
60
Pays-Bas, en Espagne, en Israël, au Kenya, en Turquie , au
61
Maroc , en Équateur et en Colombie. En France, seuls
300 hectares sont alloués à la culture de la rose,
principalement dans le Var. Mais, la capitale française de la
rose reste Doué-la-Fontaine, en Maine-et-Loire.
Rosa gallica 'Officinalis'.

Parfumerie
L’essence de rose est obtenue soit par distillation des pétales, procédé qui permet d’utiliser le
résidu sous forme d’eau de rose, soit par extraction au solvant, qui évaporé donne une pâte
nommée « concrète ». Cette pâte lavée à l'alcool et filtrée donne une autre pâte nommée
« absolue ». La technique d'enfleurage des roses consistant à capter l’essence grâce à de la
graisse ou de l'huile, n'est plus utilisée. Dans l'Antiquité, c'était la seule utilisée par chauffage
des pétales dans de l'huile végétale (olive, sésame ou autre).

La fragrance caractéristique de l’huile essentielle de rose émane de différents composés


terpéniques : principalement le géraniol, mais aussi le nérol, le β-citronellol ainsi que leurs
aldéhydes et acétates. D'autres composés formés durant le chauffage sont importants dans le
parfum de l'huile : la β-damascénone, la β-damascone et les oxydes de rose. Enfin, des
composés minoritaires donnent des notes importantes : les ionones pour les notes de violette,
les dérivés d'acides gras pour les notes vertes et l'eugénol méthylé ou pas, pour la note de clou
de girofle. L'odeur de l'eau de rose est quant à elle dominée par l'alcool phényléthylique. Les
principaux monoterpènes (dont le géraniol) à l'origine du parfum de la rose sont produits non
pas par la voie de biosynthèse traditionnelle qui fait intervenir des terpènes synthases, mais par
une voie de synthèse originale faisant appel au gène qui code une enzyme, l'hydrolase nudix.
Chez les autres plantes, êtres humains ou bactéries, cette enzyme sert à détoxifier les cellules,
62
leur évitant d'avoir des mutations qui peuvent être cancéreuses .

Les deux espèces les plus cultivées pour cet usage sont Rosa ×damascena (en Bulgarie et en
Turquie) pour l'huile essentielle, ou rose de Damas, et Rosa ×centifolia (en France et au Maroc)
pour la concrète et l'absolue. Cette dernière a longtemps été cultivée à Grasse sous le nom de
« rose de mai ». Il faut cependant savoir qu’aujourd’hui on dispose de nombreuses molécules
synthétiques qui permettent de se passer d’essences naturelles. Il est aussi possible d'utiliser le
géranium à odeur de rose (Pelargonium Rosat) contenant les mêmes terpènes que la rose mais
beaucoup moins cher.

La rose en médecine
Sirop rosat, sucre rosat, miel rosat étaient très utilisés au Moyen Âge pour soigner les maux de
63
tête et les lourdeurs d’estomac. Et l’eau de rose s’utilisait en onguent et en collyre . Jusqu’au
�����e siècle on a beaucoup utilisé les collyres à l’eau de rose. Et aussi le sirop à la rose, les
compresses de pétales de roses, les décoctions de roses rouges, le vinaigre de roses en cas de
64
migraines, le miel de rose pour les maux de gorge et les aphtes .
La rose en parfumerie
Depuis l’Antiquité, la parfumerie a toujours fait un grand usage de la rose, soit en soliflore (la
rose constitue l’essentiel du parfum), soit comme note de cœur associée à d’autres essences dans
les parfums dits floraux, et plus généralement dans près de la moitié des parfums féminins.

L’eau de rose est connue pour son pouvoir adoucissant, en particulier pour les soins du visage et
de nombreux produits de beauté utilisent de la rose, à la fois pour son parfum et son effet
adoucissant : crèmes démaquillantes, masques, crèmes, lotions, huile essentielle dans les huiles
de massage, eau de rose pour les bains, comme lotion ou pour parfumer l’eau des ablutions.

La rose en bijouterie et décoration


Bien que les fleurs en général, et la rose en particulier, se prêtent
mal à des utilisations permanentes, il existe différentes techniques
de naturalisation : après séchage fixation de la couleur naturelle
vernissage, inclusion ou vitrification.

La rose en cuisine
Les pétales de roses peuvent parfumer du sucre, un thé, être la base
Roses en boucles d'oreilles.
de liqueurs, de confitures, l’eau de rose peut servir à parfumer des
gâteaux, des bonbons. Les cuisines du pourtour de la
Méditerranée et de l’Orient, arabe, perse, turque mais aussi
65
indienne, utilisent beaucoup la rose , en particulier les
boutons séchés, qui peuvent décorer des plats, être infusés,
entrer dans la composition du ras el-Hanout ou servir à la
66
préparation du kefta .

L’eau de rose parfume gâteaux et friandises, des spécialités


comme les loukoums à la rose sont très renommées.
Pétales de rose.
Les pétales servent de base à de nombreuses préparations :

▪ bonbons à la rose ;
▪ confiture de rose ;
▪ eau de rose ;
▪ gelée de rose ;
▪ miel à la rose ;
▪ Lassi à la Rose (boisson indienne) ;
▪ pétales de rose cristallisés.
En France, la capitale de la confiserie à la rose est Provins, dont les principales spécialités sont
la confiture de pétales de rose, le miel à la rose de Provins, les bonbons à la rose. En Iran, la
récolte des pétales de rose a lieu tous les ans à la même époque à Qamsar, à proximité de
Kachan.

Galerie
Rose 'Cajun Sunrise'. Rosier floribunda. Rose 'Pulmann Orient-
Express'.

Rosa rugosa. Rose 'Betty Boop'. Rose 'Singing in the Rain'. Rose 'Belle de
Crécy'.

Rose 'Royal Rose 'Pacific Bouton de rose. Rose 'Exotic


Bonica'. Dream' bleu Sunset'.
ardoise'.

Rose 'Nostalgie'. Bouton de rose anglaise


sous le gel, cultivar ‘The
Reeve’.

Notes et références
1. Marie-Thérèse Haudebourg, Roses et jardins.
2. Joret 1892, p. 30.
3. Chapitre VIII, frag. au sujet de mélanges (frags. 42, 48, 51, 52, 55).
4. Amigues 2010, p. 34.
5. Amigues 2010, p. 41.
6. Amigues 2010, p. 169.
7. Amigues 2010, p. 291, 202.
8. Amigues 2010, p. 247.
9. Amigues 2010, p. 381.
10. Joret 1892.
11. Le Robert, dictionnaire historique de la langue française sous la direction d’Alain Rey, 1992
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12. Site de Dicolatin : sens et déclinaison de rosa (http://www.dicolatin.com/FR/LAK/0/ROSA/ind
ex.htm).
13. En témoigne cet extrait de lettre envoyée par Friedrich Max Müller en 1874 à William Wright,
où l'auteur reproche à son destinataire de lui contester « l'origine aryenne de rose » « Il y a
peu de mots, je crois, sur lesquels l'aryen, le sémitique, et même les érudits hamitiques se
sont battus avec autant d'insistance que le nom de Rose. Mais si le professeur Wright est
vraiment lui-même convaincu que le corps de Patrocle appartient à l'armée sémitique, et non
pas à l'Aryen, je l'espère, il nous donnera ses raisons » (The Academy, Volume 5 (https://bo
oks.google.tn/books?id=_lJkAAAAcAAJ&pg=PA488), Londres, 1874, p. 488).
14. ibidem.
15. Duden Band 7, Das Herkunftswörterbuch - Etymologie der deutschen Sprache, dir. Günther
Drosdowski, 1989 (ISBN 3-411-20907-0), p. 599.
16. Alfred Ernout et Antoine Meillet, Dictionnaire étymologique de la langue latine, p. 577.
17. Antoine Laurent Apollinaire Fée, Flore de Virgile : composée pour la collection des
Classiques Latins, Paris, 1837 (lire en ligne (https://books.google.tn/books?id=pxln0pwXJE
MC&pg=PA143)), p. 252.
18. (en) Société d'auteurs britanniques, The Academy, Janury : June, Volume 5, Londres, 1874
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19. Michel Masson, Le nom de la rose : problème d'étymologie grecque, Kentron, 1986, p. 61 à
71.
20. Jean-Claude Rolland, Dix études de lexicologie arabe, France, autoédité, 2010 (lire en ligne
(https://books.google.tn/books?id=vx1sCwAAQBAJ&pg=PA35)), p. 35-41.
21. « Les mots du fonds préhellénique en grec, latin et sémitique occidental (https://www.perse
e.fr/doc/rea_0035-2004_1910_num_12_2_1619) », sur Persée
22. Amigues 2010, p. 238 et 239, fig. 70.
23. Charlotte Testu, Les roses anciennes, Paris, La Maison rustique - Flammarion, 1984
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24. 'Belle Amour' sur le site de Daniel Schmitz (http://www.danielschmitz-roses.com/belle-amou
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25. (en) Plants Database (https://garden.org/plants/view/406/Rose-Rosa-Unique-Panachee/)
26. Charlotte Testu, Les roses anciennes, Paris, La Maison rustique - Flammarion, 1984
(ISBN 2-7066-0139-6), p. 13..
27. Charlotte Testu, Les roses anciennes, Paris, La Maison rustique - Flammarion, 1984
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31. Hikaru Iwata, Tsuneo Kato et Susumu Ohno, « Triparental origin of Damask roses », Gene,
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42. Valérie Igounet, « La rose, la favorite du FN ? (http://blog.francetvinfo.fr/derriere-le-front/201
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8 septembre 2020).
48. Petit Larousse édition 1993.
49. Informations lexicographiques (http://www.cnrtl.fr/lexicographie/feuille/0) et étymologiques (h
ttp://www.cnrtl.fr/etymologie/feuille/0) de « feuille » dans le Trésor de la langue française
informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
50. Ph. Fr. Na. Fabre d'Églantine, Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du
second mois de la seconde année de la République Française (https://books.google.fr/book
s?id=vVtWj-W-KP8C&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false), p. 26.
51. Une œuvre un peu antérieure porte le même titre : Le Roman de la Rose de Jean Renart.
52. En ancien français, le participe présent, comme en latin, s’accordait en genre comme en
nombre.
53. Voir notamment Histoire de ma vie de Giacomo Casanova.
54. C'est dans Apostille au Nom de la rose (Éditions Grasset, 1985 pour la traduction française)
que l'auteur explique l'origine du titre : ayant écarté le titre de travail (L'Abbaye du crime) et
ne pouvant l'intituler Adso de Melk, parce que les éditeurs italiens n'aiment pas les noms
propres, il eut l'idée de s'inspirer de la citation latine finale : « L'idée [...] me plut parce que la
rose est une figure symbolique tellement chargée de significations qu'elle finit par n'en avoir
plus aucune ou presque ».
55. Traduction d'Omar Ali Shah, Albin Michel, (ISBN 2-226-04888-X).
56. Quatrains d'Omar Khayyam traduits du persan par Charles Grolleau, Champ libre
(ISBN 2-85184-091-6).
57. Roger Phillips et Martyn Rix, Histoire des roses, La Maison rustique, Paris, 1994
(ISBN 2-7066-1737-3), p. 13.
58. Roger Phillips et Martyn Rix, op. cit., p. 12.
59. la rose : étymologie, histoire et symbolique (http://wikiwix.com/cache/?url=http://www.lasessi
on.com/berenicek/v1/fetejardinssite/JARDIN/dictionnaire/rose.html&title=rose), archive
Wikiwix.
60. Isparta, capitale de la rose (http://www.nokta-yachting.com/menu-left/lactualite/detail/?no_ca
che=1&tx_ttnews%5Btt_news%5D=798&cHash=6e94c356b5402c37092fe3a4c4f91982).
61. Georges Dupuy, « Le Kenya voit la vie en roses (http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afriq
ue/le-kenya-voit-la-vie-en-roses_496123.html) », L'Express, 12 mai 3.
62. (en) Jean-Louis Magnard, Aymeric Roccia, Jean-Claude Caissard, Philippe Vergne, Pulu
Sun, Romain Hecquet, Annick Dubois, Laurence Hibrand-Saint Oyant, Frédéric Jullien,
Florence Nicolè, Olivier Raymond, Stéphanie Huguet, Raymonde Baltenweck, Sophie
Meyer, Patricia Claudel, Julien Jeauffre, Michel Rohmer, Fabrice Foucher, Philippe
Hugueney, Mohammed Bendahmane et Sylvie Baudino, « Biosynthesis of monoterpene
scent compounds in roses », Science, vol. 349, no 6243, 3 juillet 2015, p. 81-83
(DOI 10.1126/science.aab0696 (https://dx.doi.org/10.1126/science.aab0696)).
63. Jeanne Bourrin, La Rose et la mandragore, (ISBN 2-87686-072-4), p. 162.
64. Allen Lacy, Splendeur des roses, Flammarion, 1999 (ISBN 2-08-200-921-1), p. 142.
65. Peter McHoy, Le Grand Livre des roses, éd. La Martinière, 1998 (ISBN 2-84198-215-7).
66. « Boutons de Roses séchés (https://www.etal-des-epices.com/produit/boutons-roses-seche
s/) », sur Etal des Epices (consulté le 26 septembre 2022).

Annexes
Sur les autres projets Wikimedia :
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g/wiki/Rosa?uselang=fr), sur Wikimedia
Commons
rose, sur le Wiktionnaire

Bibliographie
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Histoire, légendes et symbolisme, Paris, Émile Bouillon,
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meilleurs spécialistes, Larousse, 2011, 190 p. (ISBN 978-2-03-585135-2)
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▪ Daniel Lemonnier (préf. Brent C. Dickerson), Le livre des roses : Histoire des roses de nos
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▪ Peter McHoy, Le Grand Livre des roses, Manise, 1998 (ISBN 2-841980847)
▪ Roger Phillips et Martyn Rix, Les Roses, Solar, 1988 (ISBN 2-263-01257-5)
▪ Roger Phillips et Martyn Rix, Histoire des roses, La Maison rustique, 1994
(ISBN 2-7066-1737-3)
▪ Charlotte Testu, Les roses anciennes, La Maison rustique - Flammarion, Paris, 1984
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Les rosiers botaniques et les cultivars introduits avant l'année 1920, 700 taxons
disponibles en Europe sont traités
▪ Claude-Antoine Thory, Les Roses, Firmin-Didot, 1817-1824. 3 vol. (156, 122 et 125
pages; 55, 60 et 54 planches de Pierre-Joseph Redouté.) Consultable sur Gallica (https://gallic
a.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1510542q)
▪ William Wheeler, Histoires de roses, éditions Du May, 1995, 141 p. (ISBN 2-84102-021-5)
▪ Jean-Claude Foucard, Secrets de roses : Une encyclopédie illustrée, Acte Sud, 2021, 384
p.

Articles connexes
▪ Rosier ▪ Cultivars de roses ▪ Adonis
▪ Roseraie portant des noms de ▪ Commerce mondial des
célébrités fleurs coupées
▪ Rose favorite du monde
▪ Rose (couleur) ▪ Fleur coupée
▪ Rosiériste

Liens externes
Sur les autres projets Wikimedia :
Rose (fleur), sur Wikiquote


▪ Rosa gallica (http://www.rosagallica.org)

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