4.
Normalisation de l’onde T (après quelques
09. LES PERICARDITES années, comme il se peut qu’elle persiste
AIGUËS ET CHRONIQUES: indéfiniment après la péricardite).
- Signe précoce et spécifique :
DIAGNOSTIC, TRAITEMENT, Sous décalage
pathognomonique).
du segment PQ (quasi
EVOLUTION :
PERICARDITES AIGUËS :
INTRODUCTION :
- Inflammation aigue des feuillets péricardiques sans ou
avec épanchement.
- Étiologies diverses, la plus fréquente : infection virale.
- Apport considérable de l’échocardiographie.
I – DIAGNOSTIC : b Autres signes inconstants :
Microvoltage (QRS en D1, D2 et D3 < 15 mm).
A – Diagnostic positif : Amplitude de P, QRS, T : due à l’altération de
transmission du signal électrique par le liquide
d’épanchement).
1 – Interrogatoire : Troubles du rythme auriculaire peu fréquents :
a Antécédents : ESA, fibrillation atriale.
Notion d'infection virale banale. Un ECG normal n'élimine pas le diagnostic.
Contexte pathologique.
b Signes fonctionnels :
- La douleur :
Début brutal.
Douleur thoracique maître symptôme : Violente,
précordiale ou rétro sternale, intense, durée
plusieurs heures, simulant un infarctus.
Irradie aux bras, l’épaule, le dos.
2 particularités : 4 – Signes radiologiques :
Douleur positionnelle : - Péricardite sèche : Radio normale.
o en position couchée. - Epanchement péricardique : Cardiomégalie en carafe.
o en position penchée en avant.
Augmente à
l'inspiration profonde, la toux.
b Autres signes fonctionnels :
Dyspnée avec gêne à l’inspiration profonde.
Parfois toux, variable avec la position.
Moins fréquents : hoquet, nausées.
2 – Examen physique :
a Signes généraux : 5 – Signes écho
Fébricule, AEG. cardiographiques :
b Auscultation : Intérêt :
- Frottement péricardique : Diagnostic positif : espace vide d’écho décollant
Spécifique mais inconstant 50%, les 2 feuillets péricardiques 50% des cas.
Bruit systolo-diastolique « cuir neuf ». Décollement postérieur et antérieur systolo-
Variable au cours du même examen (augmente diastolique.
en position assise, penché en avant). Apprécie l’abondance et la tolérance de
Fugace, disparaît d’un examen à l’autre. l’épanchement (retentissement sur les cavités
Mésocardiaque, localisé, superficiel, n’irradiant droites) et permet de suivre l’évolution.
pas.
- Autres signes auscultatoires :
Tachycardie. B – Diagnostic différentiel :
Assourdissement des bruits cardiaques. - Autres étiologies de douleurs thoraciques aigues :
Diminution du choc de pointe. Syndrome coronarien aigu.
Dissection aortique.
3 – Signes ECG : Embolie pulmonaire.
a Troubles de repolarisation : Douleur broncho-pulmonaire.
« 4 stades évolutifs de HOLZMAN » Douleur œsophagienne (RGO, rupture
œsophage).
1. Surélévation du segment ST, concave en haut,
Origine pariétale (neurologique,
concordante dans toutes les dérivations, fugaces et
rhumatologique).
sans image en miroir.
Origine extra-thoracique (pancréatite aigue…).
2. Retour à la ligne isoélectrique, onde T (+) ou
Origine psychogène…
aplatie (après quelques h/j du sus décalage).
3. Puis onde T négative. C – Diagnostic étiologique :
- Péricardite aigue virale : la plus fréquente.
- Péricardite tuberculeuse.
- Péricardite purulente (staph, pneumocoque, - Le terme « Péricardite » désigne l’ensemble des
strepeto…). affections inflammatoires du péricarde. Classification
- Péricardite auto-immune : en cas de lupus, nosologique :
polyarthrite rhumatoïde, sclérodermie… Péricardite aiguë.
- Autres causes : Tamponnade cardiaque.
Péricardite chronique liquidienne (épanchement
Péricardite et IDM.
chronique).
Péricardite et tamponnade.
Péricardite chronique constrictive (constriction
péricardique).
II – EVOLUTION :
I – PERICARDITE CHRONIQUE
A – Favorable :
- Le plus souvent.
CONSTRICTIVE :
- Rémission sans séquelles.
A – Définition :
B – Complications : - Transformation fibreuse et/ou inflammatoire, avec
- Tamponnade. ou sans calcifications des 2 feuillets du péricarde.
- Myocardite. - Gêne au remplissage ventriculaire : ADIASTOLIE.
- Péricardite récidivante.
- Péricardite chronique. B – Diagnostic étiologique :
- Péricardite chronique constrictive. - Après chirurgie cardiaque.
- Après radiothérapie.
- Maladies systémiques.
- Insuffisance rénale chronique.
III – TRAITEMENT : - Infections (BK, bactériennes, virales, parasitaires,
fongiques).
A – Critères d'hospitalisation - Traumatisme thoracique.
- Affections néoplasiques.
: - Idiopathiques.
- En cas de tableau clinique orientant vers une
étiologie. C – Diagnostic positif :
- En cas de facteurs prédictifs de tamponnade :
Fièvre supérieure à 38°C.
Symptômes présents depuis plusieurs semaines. 1 – Circonstances de
Patient immunodéprimé. découverte :
Patient sous AVK. - Les suites d’une péricardite liquidienne.
Après un traumatisme thoracique. - Plusieurs années après guérison d’une affection
Présence d’une myocardite associée. péricardique.
Epanchement péricardique abondant (> 20 mm). - Apparition progressive des signes fonctionnels.
Résistance au traitement anti-inflammatoire
(aspirine ou AINS) prescrit depuis 7 jours. 2 – Clinique :
a Signes fonctionnels :
B – Traitement Dyspnée d’effort.
Orthopnée et dyspnée paroxystique nocturne
symptomatique : sont rares.
- Repos au lit. Asthénie (En rapport avec l'ICGche).
- Antalgiques. Hépatalgie d’effort (En rapport avec l'ICDte).
- Anti-inflammatoires : AINS, Aspirine. b Signes physiques :
- Signes périphériques :
C – Traitement étiologique : Hépatomégalie.
Ascite, transsudat pauvre en protéines.
- En cas d'étiologie décelable.
Œdèmes des MI.
Turgescence jugulaire.
D – Suivi : Epanchement pleural bilatéral.
- Surveillance clinique et écho cardiographique. Hypotension, pouls paradoxal + rarement.
- Arrêt progressif du traitement : au bout d'un Autres :
mois. o Cyanose.
o Splénomégalie.
- Signes cardiaques :
CONCLUSION : Examen normal (20%).
- Inflammation aiguë des feuillets péricardiques, la péricardite
aiguë pose des problèmes de difficultés du diagnostic, expose au Bruit de « vibrance péricardique » :
risque de tamponnade et pour certaines étiologies au risque o Bruit proto-diastolique (début diastole).
d’évolution vers la constriction. o Maximum à l’apex parfois diffus.
o A distinguer d’un galop ou d’un BB2
(dédoublement B2).
- Examen clinique complet.
PERICARDITES 3 – ECG :
CHRONIQUES : - Anomalies de l’onde P : Bifide, crochetée « pseudo
mitrale ».
- Bas voltage de QRS.
INTRODUCTION : - Troubles diffus de la repolarisation. ACFA.
4 – Examens paracliniques : - Épanchement péricardique persistant au-delà de 6
mois.
a Radio-pulmonaire (F+P) :
Volume cardiaque normal ou légèrement
augmenté. B – Diagnostic :
Calcifications péricardiques.
Parenchyme souvent normal. 1 – Etiologique :
Epanchement pleural uni ou bilatéral. - Tuberculose.
Diminution de la mobilité cardiaque - Collagénoses.
(Radioscopie). - Tumeurs péricardiques.
b Echocardiographie : - Hypothyroïdie.
- Anomalies morphologiques : - Traumatismes thoraciques.
Epaississement et / ou calcification du - Radiothérapie
péricardique. - Syndrome post-péricardotomie.
Dilatation des oreillettes. - Péricardites aiguës bénignes passées à la chronicité.
Dilatation des systèmes veineux : ( Pression en
amont du cœur = stase veineuse) VCI et Veines 2 – Clinique :
supra-hépatiques, VP. a Signes fonctionnels :
- Anomalies hémodynamiques : (Doppler) :
Latence clinique (tolérée).
Variations respiratoires des flux cardiaques.
Dyspnée d’effort.
c TDM / IRM : Précordialgies.
Epaississement et / ou calcification du b Examen clinique :
péricardique.
Assourdissement des bruits du cœur.
d KT cardiaque : Signes d’insuffisance cardiaque droite.
Aspect en "dip-plateau" de la courbe de pression c ECG :
du VD.
Bas voltage.
Aspect en « M » de la courbe de pression de
Trouble de la repolarisation diffus.
l’OD.
Alternance électrique.
Egalisation des press diastoliques depuis la VCI
VG.
3 – Examens paracliniques :
a Radio du poumon :
D – Evolution : Cardiomégalie importante.
- Cirrhose hépatique. Cœur en « carafe » ou en « théière ».
- Trouble du rythme auriculaire (ACFA).
b Echocardiographie :
- Accidents thrombo-emboliques.
Importance de l’épanchement.
Retentissement sur les cavités cardiaques.
E – Traitement : c Ponction péricardique.
d Biopsie chirurgicale avec drainage du
1 – Buts : péricarde
- Lever l’obstacle au remplissage ventriculaire.
- Traitement de la rétention hydrosodée.
- Traitement des complications.
C – Evolution :
- Traitement de la cause. - Persistance de l’épanchement (mois années).
- Disparition de l’épanchement.
- Complications :
2 – Moyens : Tamponnade.
a Traitement médical : Constriction.
Régime désodé et repos.
Diurétiques.
Anticoagulants (stase, ACFA). D – Traitement :
Evacuation des épanchements : ascite, [Link]. - Traitement étiologique.
Traitement étiologique : Traitement - Epanchement asymptomatique abstention.
antituberculeux. - Epanchement abondant :
b Traitement chirurgical : Drainage chirurgical.
Fenêtre pleuro-péricardique.
Technique :
Sternotomie médiane, sous CEC. CONCLUSION :
Décortication soigneuse des 2 feuillets - La PCC est un mode d’évolution des affections péricardiques
péricardiques. aiguës, subaiguës ou chroniques.
- Le diagnostic a beaucoup profité de l’essor de l’échographie
c Indications : Doppler cardiaque mais aussi de la TDM et l’IRM
- Traitement médical : - La décortication chirurgicale a permis d’améliorer le pronostic
Palliatif ou en préparation à la chirurgie. de cette affection excepté celui de la PCC post-radiothérapie.
Patients inopérables.
- Traitement chirurgical :
Seul traitement efficace.
En absence de contre-indications.
Discuter :
o Formes frustes surtout chez le jeune.
o Formes subaiguës (inflammation).
II – PERICARDITE CHRONIQUE
LIQUIDIENNE :
- Entité rare :
A – Définition :