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Champ Magnétique

Le champ magnétique est un champ vectoriel créé par des charges électriques en mouvement, caractérisé par une norme, une direction et un sens. Il interagit avec les charges en mouvement via la force de Lorentz et est influencé par des sources telles que les courants électriques et les aimants permanents. Les applications du champ magnétique sont variées, allant de l'orientation des boussoles à l'utilisation dans des dispositifs industriels et en astronomie.

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Champ Magnétique

Le champ magnétique est un champ vectoriel créé par des charges électriques en mouvement, caractérisé par une norme, une direction et un sens. Il interagit avec les charges en mouvement via la force de Lorentz et est influencé par des sources telles que les courants électriques et les aimants permanents. Les applications du champ magnétique sont variées, allant de l'orientation des boussoles à l'utilisation dans des dispositifs industriels et en astronomie.

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Champ magnétique

champ vectoriel créé par des charges électriques en


mouvement

En physique, dans le domaine de l'élect romagnét isme, le champ magnétique est une grandeur ayant le caract ère d'un champ
vect oriela, c'est -à-dire caract érisée par la donnée d'une norme, d’une direct ion et d’un sens, définie en t out point de l'espace et
permet t ant de modéliser et quant ifier les effet s magnét iques du courant élect rique ou des mat ériaux magnét iques comme les
aimant s permanent s.

Champ
magnétique

Visualisation du champ
magnétique créé par un
aimant droit.

Unités SI tesla (T)


Autres gauss (G),
unités œrsted (Oe)
Dimension M·T −2·I −1
Base SI kg⋅s−2⋅A−1
Nature Grandeur
vectorielle
(pseudovecte
intensive
Symbole ,
l
La présence du champ magnét ique se t raduit par l'exist ence d'une force agissant sur les charges élect riques en mouvement (dit e
force de Lorent z) et par divers effet s affect ant cert ains mat ériaux (diamagnét isme, paramagnét isme, ferromagnét isme, et c.). La
grandeur qui dét ermine l'int eract ion ent re un mat ériau et un champ magnét ique est la suscept ibilit é magnét ique.

Les différent es sources de champ magnét ique sont les aimant s permanent s, le courant élect rique (c'est -à-dire le déplacement
d'ensemble de charges élect riques), ainsi que la variat ion t emporelle d'un champ élect rique (par induct ion élect romagnét ique).

Sauf except ion, cet art icle t rait e du cas du régime st at ique ou indépendant du t emps, pour lequel le champ magnét ique exist e
indépendamment de t out champ élect rique, soit en prat ique celui créé par les aimant s ou les courant s élect riques permanent s.
Tout efois, en régime variable, c'est -à-dire pour des courant s élect riques non permanent s, ou des champs élect riques variables, le
champ magnét ique créé, lui-même variable, est la source d'un champ élect rique, et donc ne peut êt re considéré de façon
indépendant e (cf. champ élect romagnét ique).

Vue d'artiste de la magnétosphère terrestre.

Ferrofluide soumis à un champ magnétique. Au-delà


d'une valeur seuil du champ magnétique, il devient plus
favorable énergétiquement pour la surface libre
d'adopter un profil avec des pointes, en dépit de la
gravité et de la tension superficielle du fluide qui
favorisent une interface plane.

Terminologie
Deux champs vect oriels apparent és1 servent en physique à décrire les phénomènes magnét iques et peuvent de ce fait prét endre au
nom générique de « champ magnét ique » :

l'un, noté , décrit la « densité de flux magnétique » dans


l'espace, qui est à l'origine des effets à distance du
magnétisme, et notamment de l'« induction
électromagnétique »1. Il s'exprime en teslas ;
matière, ou son « excitation magnétique »1 sous l'effet
d'un champ électromagnétique externe (dont l'effet
global confère en particulier à un corps donné un
moment magnétique d'ensemble). Il s'exprime en
ampères par mètre (de symbole A/m ou A m−1)b.
Lorsqu'il est nécessaire de faire la différence ent re les deux, le champ peut êt re qualifié de « champ d'induct ion magnét ique » et le
champ de « champ d'aimant at ion » ou de « champ d'excit at ion magnét ique ».

Bien que les normes int ernat ionales de t erminologie 2 prescrivent de réserver l’appellat ion de « champ magnét ique » au seul champ
vect oriel , en physique fondament ale, le t erme pris absolument désigne le plus souvent le champ vect oriel , en dehors du cas
spécifique de l'ét ude des milieux cont inus. C'est bien de ce champ qu'il est quest ion dans le présent art icle.

Description

Le moment magnétique de l'aiguille


aimantée se traduit par sa tendance à
s'aligner dans le champ magnétique
terrestre.

La manifest at ion hist orique la plus élément aire du champ magnét ique est celle du champ magnét ique t errest re, à t ravers sa t endance
à faire t ourner l'aiguille d'une boussole : laissée libre de t ourner, l'aiguille s'aligne dans la direct ion du pôle nord, ce qui mont re qu'elle
subit un moment qui t end à l'aligner dans cet t e direct ion. Le couple qui t end à ramener l'aiguille aimant ée sur la direct ion du pôle
magnét ique est le produit vect oriel d'une grandeur vect orielle int ensive caract érist ique du lieu, le champ magnétique (supposé
localement uniforme), et d'une quant it é vect orielle ext ensive, caract érist ique de l'aiguille, son moment magnét ique . Cet t e relat ion
se t raduit mat hémat iquement par :

.
Cet t e définit ion donne donc une mét hode permet t ant , en prat ique, de mesurer le champ magnét ique en un point à part ir d'un syst ème
comport ant un moment magnét ique dét erminé. La même mét hode permet symét riquement de mesurer le moment magnét ique d'un
échant illon inconnu placé dans un champ magnét ique connu.

Mat hémat iquement , le champ magnét ique est ainsi décrit par un champ pseudo vect orielc, qui se rapproche d'un champ de vect eurs
par plusieurs aspect s, mais présent e quelques subt ilit és au niveau des symét ries. Ceci ét ant dit , cet t e expérience primit ive ne dit rien
sur la nat ure du champ magnét ique, ni sur celle du moment magnét ique d'un objet qui s'y déplace.

e
Au siècle, l'ét ude de l'élect romagnét isme a mont ré le lien ent re élect ricit é et magnét isme, à t ravers la force de Laplace : un
conduct eur parcouru par un courant élect rique est également soumis à une force linéique sur chaque élément de longueur ,
donnée par :
La discipline qui ét udie les champs magnét iques st at iques ou « quasi st at ionnaires » (ne dépendant pas du t emps, ou faiblement ) est
la magnét ost at ique. Le champ magnét ique n'apparaît cependant dans sa pleine dimension qu'en dynamique.

Dans un premier t emps, les équat ions décrivant l'évolut ion du champ magnét ique sont appelées équat ions de Maxwell, en l'honneur de
James Clerk Maxwell qui les a publiées en 1873. Le champ magnét ique et le champ élect rique sont les deux composant es du champ
élect romagnét ique décrit par l'élect romagnét isme, pour un observat eur au repos. Des ondes élect romagnét iques peuvent se
propager librement dans l'espace, et dans la plupart des mat ériaux. Ces ondes port ent des noms différent s (ondes radio, micro-onde,
infrarouge, lumière, ult raviolet , rayons X et rayons gamma) selon leur longueur d'onde.

C'est cependant Albert Einst ein qui dans un deuxième t emps, en 1905, a proposé le premier la vision la plus cohérent e du lien ent re
élect rodynamique et champ magnét ique, dans le cadre de la relat ivit é rest reint e qu'il venait de découvrir et qui en est indissociable.
Lorsqu'une charge élect rique se déplace, on doit employer les t ransformat ions de Lorent z pour calculer l'effet de cet t e charge sur
l'observat eur. Cet t e réécrit ure donne une composant e du champ qui n'agit que sur les charges se déplaçant : ce que l'on appelle le
« champ magnét ique ».

Les applicat ions de la maît rise de ce champ sont nombreuses, même dans la vie courant e : out re le fait que celui-ci est une
composant e de la lumière, il just ifie l'at t ract ion des aimant s, l'orient at ion des boussoles et permet ent re aut res la const ruct ion
d'alt ernat eurs et de mot eurs élect riques. Le st ockage d'informat ions sur bandes magnét iques ou disques durs se fait à l'aide de
champs magnét iques. Des champs magnét iques de t rès fort e int ensit é sont ut ilisés dans les accélérat eurs de part icules ou les
t okamaks pour focaliser un faisceau de part icules t rès énergét iques dans le but de les faire ent rer en collision. Les champs
magnét iques sont également omniprésent s en ast ronomie, où ils sont à l'origine de nombreux phénomènes comme le rayonnement
synchrot ron et le rayonnement de courbure, ainsi que la format ion de jet s dans les régions où l'on observe un disque d'accrét ion. Le
rayonnement synchrot ron est également abondamment ut ilisé dans de nombreuses applicat ions indust rielles.

Historique

Article détaillé : Histoire de l'électricité.

Antiquité
e
Dès le siècle av. J.-C., les philosophes grecs décrivaient — et t ent aient d'expliquer — l'effet de minerais riches en magnét it e. Ces
roches ét aient issues ent re aut res de la cit é de Magnésie : elle donna son nom au phénomène.

e
L'aiguille « Mont re-sud » est ment ionnée pour la première fois au siècle par Shen Kuo et , même s'il y a des at t est at ions de la
connaissance de l'aimant en Chine 3 dès le e
siècle av. J.-C., le problème du magnét isme t errest re apparaît beaucoup plus t ard.
e
L'ut ilisat ion de la boussole dans les t echniques de navigat ion dat erait du siècle et son usage exact rest e à préciser du fait d'une
3
navigat ion essent iellement côt ière à cet t e époque . Les boussoles faisaient usage du champ magnét ique t errest re, qui se t rouve êt re
aujourd'hui à peu près aligné avec l'axe de rot at ion t errest re, raison pour laquelle une boussole, en indiquant le pôle magnét ique, indique
aussi (quoique approximat ivement ) la direct ion du pôle géographique t errest re.

En Occident , Pierre de Maricourt fut l'un des premiers à t ravailler sur le magnét isme et publia, en 1269, son Epistola de Magnete à peu
près à la même époque que les savant s chinois. Au-delà du simple problème des priorit és, il serait int éressant de savoir comment
cert aines t echniques ont pu voyager et s'il n'est pas possible que des développement s parallèles, et chronologiquement presque
concomit ant s, se soient produit s3.

e siècle
de savoir s’il y a quelque rapport ent re la cause du magnét isme & celle de l’élect ricit é, car on ne connoît guère mieux l’une que
l’aut re. »

e siècle
Jusqu'au début des années 1820 on ne connaissait que le magnét isme des aimant s nat urels à base de magnét it e.

Hans Christian Ørsted, Der Geist in der


Natur, 1854.

En 1820 Hans Christ ian Ørst ed mont re qu'un courant élect rique parcourant un fil influence l'aiguille d'une boussole sit uée près de celui-
ci. Il fut cependant incapable d'expliquer ce phénomène à la lumière des connaissances de l'époque. En 1831 Michael Faraday énonce
la loi de Faraday, qui t race un premier lien ent re élect ricit é et magnét isme.

En 1822 le premier mot eur élect rique est invent é : la roue de Barlow.

André-Marie Ampère proposa peu après une loi phénoménologique, aujourd'hui démont rée dans le cadre général de
l'élect romagnét isme, appelée t héorème d'Ampère, qui relie le champ magnét ique aux courant s. Peu après, en 1825, l'élect ricien
William St urgeon crée le premier élect roaimant .

En 1873 James Clerk Maxwell unifie le champ magnét ique et le champ élect rique au sein de la t héorie de l'élect romagnét isme. Ce
faisant , il découvre une incompat ibilit é ent re les lois de la mécanique classique et les lois de l'élect romagnét isme. Ces dernières
prédisent que la vit esse de la lumière est indépendant e de la vit esse d'un observat eur par rapport à la source qui émet la lumière,
hypot hèse incompat ible avec les lois de la mécanique classique.

En 1873 l'ingénieur belge Zénobe Gramme invent e le premier mot eur élect rique à courant cont inu ut ilisable à grande échelle.

En 1887 les Américains Albert A. Michelson et Edward Morley vérifient expériment alement les prédict ions de Maxwell (expérience de
Michelson-Morley).

e siècle
En 1905 Albert Einst ein résout le paradoxe découvert par Maxwell en mont rant que les lois de la mécanique classique doivent êt re
remplacées par celles de la relat ivit é rest reint e 5.

E 1933 W l h M i R b O h f ld dé ' é h ill d l éd h é i


En 1968 sont découvert s les pulsars, cadavres d'ét oiles ext raordinairement denses, sièges des champs magnét iques les plus int enses
exist ant aujourd'hui dans la nat ure (4 × 108 t eslas pour le pulsar du Crabe, par exemple).

En 1983 une équipe int ernat ionale crée des aimant s néodyme-fer-bore, les plus puissant s aimant s permanent s connus à ce jour
(35 MGOe, soit environ 1,25 T 6).

En 1998 une équipe russe crée un champ magnét ique pulsé par une explosion qui at t eint 2 800 T 7.

Le 12 décembre 1999, une équipe américaine crée un champ magnét ique cont inu d'une int ensit é de 45 T 8.

e siècle
En 2006 des champs magnét iques pulsés ont at t eint 100 T sans dest ruct ion9.

Pour les champs st at iques, le record obt enu en 2019 est de 45,5 T 10.

Expression du champ magnétique

Notation
On not e généralement le champ magnét ique avec la let t re , écrit e en caract ère gras ou surmont ée d'une flèche, ces deux not at ions
indiquant qu'il s'agit d'un vect eur (ou en l'occurrence d'un pseudovect eur) : ou . Cet t e let t re, emprunt ée à James Clerk Maxwell,
vient de ses not at ions : il décrivait les t rois composant es du champ magnét ique indépendamment , par les let t res , , . Les
composant es du champ élect rique ét ant , dans les not at ions de Maxwell les let t res , , .

Le champ ét ant défini dans t out l'espace, c'est en fait une fonct ion des coordonnées, en général not ées par le rayon vect eur , et
évent uellement du t emps , aussi est -il not é ou . Cependant , on ut ilise souvent la not at ion , la dépendance spat iale
et /ou t emporelle ét ant implicit e.

Unités
Des aimants NdFeB, créant un champ
de 1,25 tesla (en haut et entre les
sphères), supportant 1 300 fois leur
propre poids.

L'unit é moderne ut ilisée pour quant ifier l'int ensit é du champ magnét ique est le t esla, défini en 196011. C'est une unit é dérivée du
syst ème SI. On définit un t esla par un flux d'induct ion magnét ique d'un weber par mèt re carré :

1 T = 1 Wb m−2 = 1 kg s−2 A−1= 1 N A−1 m−1 =


1 kg s−1 C−1.
Pour diverses raisons hist oriques remont ant aux t ravaux de Charles de Coulomb, cert ains aut eurs préfèrent ut iliser des unit és hors du
syst ème SI, comme le gausse ou le gammaf. On a :

1 tesla = 10 000 gauss ;


1 tesla = 1 000 000 000 gamma12.
Enfin, on ut ilise parfois l'œrst ed (de symbole « Oe »), not amment pour quant ifier la « force » des aimant s nat urels, dont l'équivalent SI
est l'ampère par mèt re (A m−1) par la relat ion :

.
Dans l'espace int erplanét aire, le champ magnét ique est compris ent re 10−10 et 10−8 T 13. Des champs magnét iques à plus grande
échelle, par exemple au sein de la Voie lact ée sont également mesurés, par l'int ermédiaire du phénomène de rot at ion de Faraday, en
part iculier grâce à l'observat ion des pulsars. L'origine et l'évolut ion des champs magnét iques aux échelles galact iques et au-delà est à
l'heure act uelle (2007) un problème ouvert en ast rophysique. Les ét oiles, à l'inst ar des planèt es, possèdent aussi un champ
magnét ique, qui peut êt re mis en évidence par spect roscopie (effet Zeeman). Une ét oile en fin de vie a t endance à se cont ract er,
laissant à l'issue de la phase où elle est le siège de réact ions nucléaires un résidu plus ou moins compact . Cet t e phase de cont ract ion
augment e considérablement le champ magnét ique à la surface de l'ast re compact . Ainsi, une naine blanche possède un champ
magnét ique pouvant aller jusqu'à 104 t eslas, alors qu'une ét oile à neut rons jeune, bien plus compact e qu'une naine blanche a un champ
mesuré à 108 voire 109 t eslas. Cert aines ét oiles à neut rons appelées pulsars X anormaux et magnét ars semblent êt re dot ées d'un
champ magnét ique jusqu'à 100 fois plus élevé 14,15.

Un aimant NdFeB (néodyme-fer-bore) de la t aille d'une pièce de monnaie (créant un champ de l'ordre de 1,25 T 6) peut soulever un
objet de 9 kg et effacer les informat ions st ockées sur une cart e de crédit ou une disquet t e. Les ut ilisat ions médicales, comme l’IRM,
impliquent des champs d'int ensit é allant jusqu'à 6 T. Les spect romèt res RMN peuvent at t eindre jusqu'à 23,5 T (1 GHz résonance du
prot on).

Ét ant une composant e du champ élect romagnét ique, l'int ensit é du champ magnét ique décroît avec la dist ance à sa source, mais en
rest ant de port ée infinie. Ceci est int imement lié au fait que la part icule élément aire vect eur de l'int eract ion élect romagnét ique, le
phot on, est de masse nulle. Cependant , des chercheurs espagnols ont récemment mont ré 16 que – un peu de la même manière qu'une
fibre opt ique peut t ransport er la lumière avec peu de pert es – un cylindre composé d'un mat ériau supraconduct eur (cobalt -fer
haut ement magnét ique dans le cas présent ) peut transporter des champs magnét iques sur une dist ance plus longue (c'est -à-dire
diminuer leur pert e d'int ensit é selon la dist ance)16.

Manifestations du champ magnétique

Articles détaillés : Magnétisme et Électromagnétisme.


En physique classique, les champs magnét iques sont issus de courant s élect riques. Au niveau microscopique, un élect ron en « orbit e »
aut our d'un noyau at omique peut êt re vu comme une minuscule boucle de courant , générant un faible champ magnét ique et se
comport ant comme un dipôle magnét ique. Selon les propriét és des mat ériaux, ces st ruct ures magnét iques microscopiques vont
donner lieu à essent iellement t rois t ypes de phénomènes :

dans certains cas, les champs produits par des


électrons d'atomes voisins présentent une certaine
tendance à s'aligner les uns par rapport aux autres. Un
champ magnétique macroscopique, c'est-à-dire une
aimantation spontanée, est alors susceptible
d'apparaître. C'est le phénomène de ferromagnétisme,
expliquant l'existence d'aimants permanents. Il est
possible de détruire le champ magnétique d'un aimant en
responsables de l'alignement des champs magnétiques
atomiques. En pratique, le phénomène de
ferromagnétisme disparaît au-delà d'une certaine
température appelée température de Curie. Elle est de
770 °C pour le fer ;
en l'absence de ferromagnétisme, ou à une température
trop élevée pour que celui-ci apparaisse, la présence d'un
champ magnétique externe peut amener les champs
microscopiques à s'aligner dans le sens du champ. Ce
phénomène est appelé paramagnétisme. La transition
entre l'état ferromagnétique et l'état paramagnétique se
fait par l'intermédiaire d'une transition de phase dite de
second ordre (c'est-à-dire que l'aimantation tend
continûment vers 0 à mesure que la température
approche la température de Curie, mais que sa dérivée
par rapport à la température diverge à la transition). Le
premier modèle mathématique permettant de reproduire
un tel comportement s'appelle le modèle d'Ising, dont la
résolution, considérée comme un tour de force
mathématique, a été effectuée par le prix Nobel de
chimie Lars Onsager en 1944 ;
à l'inverse, certains matériaux tendent à réagir en
alignant leurs champs magnétiques microscopiques de
Courants électriques

Un courant électrique, d'intensité (


), parcourant un fil crée un
champ magnétique autour de
celui-ci.

Tout courant élect rique, alt ernat if ou cont inu, engendre un champ magnét ique, ce qu'a mont ré l'expérience hist orique de Hans
Christ ian Ørst ed pour le courant cont inu.

La présence d'un courant permet donc d'influencer localement le champ magnét ique, c'est le principe des élect roaimant s. Ce champ
magnét ique est d'aut ant plus int ense que le courant l'est . Réciproquement , un champ magnét ique variable est suscept ible de générer
un courant élect rique. C'est le principe de l'induct ion magnét ique qu'ut ilisent t out es les machines élect riques.

Champs magnétiques des planètes

Schéma du champ magnétique


terrestre.

Articles détaillés : Magnétosphère, champ magnétique


terrestre et aurore polaire.
La Terre, comme la plupart des planèt es du Syst ème solaire, possède un champ magnét ique. Ce champ magnét ique t errest re — qui
prot ège la Terre en déviant les part icules chargées issues du Soleil dans une région appelée magnét osphère — est principalement
d'origine int erne. On suppose qu'il est issu d'effet s de convect ion de la mat ière sit uée dans le noyau ext erne de la Terre,
principalement composé de fer et d'un peu de nickel liquide. En part iculier, des courant s (bien que t rès faibles), parcourant le noyau
induiraient ce champ magnét ique, par un processus appelé effet dynamo.

La valeur moyenne du champ magnét ique t errest re est d'environ 0,5 gauss (soit 5 × 10−5 T). Le champ magnét ique t errest re fluct ue au
cours du t emps : sa direct ion et son int ensit é ne sont pas const ant es. De plus, il n'est pas homogène en t out point du globe 17.
En part iculier, les champs magnét iques des planèt es Jupit er et Sat urne, les plus int enses après celui du Soleil18 sont act uellement
beaucoup ét udiés afin not amment de comprendre le décalage ent re l'orient at ion du champ magnét ique et l'axe de rot at ion de la
planèt e, ainsi que ses variat ions19. La mesure du champ magnét ique de Sat urne est l'un des object ifs de la mission Cassini-Huygens20,
t andis que celui de Jupit er est en cours d'ét ude par la sonde JUNO21. L'origine de ces champs est supposée liée aux mouvement s du
noyau d'hydrogène mét allique qu'elles abrit ent .

Au niveau des pôles magnét iques de ces planèt es, le champ a t endance à guider les part icules chargées, issues par exemple du vent
solaire. Celles-ci, t rès énergét iques, int eragissent parfois avec l'at mosphère de la planèt e : c'est ce que l'on peut observer sous la
forme des aurores polaires.

Monopôles magnétiques

Article détaillé : Monopôle magnétique.


Une des différences fondament ales ent re le champ élect rique et le champ magnét ique est que l'on observe dans la nat ure des
part icules possédant une charge élect rique, alors que l'on n'observe ni part icule ni objet possédant une charge magnét ique. En
prat ique, cela se t raduit par l'absence de configurat ions possédant un champ magnét ique purement radial, ce qui mat hémat iquement
correspond au fait que le champ magnét ique est de divergence nulle.

En part iculier, t out aimant possède un pôle nord et un pôle sud magnét ique. Si l'on casse cet aimant en deux, on se ret rouve avec deux
aimant s ayant chacun un pôle nord et un pôle sud magnét ique. Mat hémat iquement , cet t e propriét é se t raduit par le fait que la
divergence du champ magnét ique est nulle, propriét é formalisée par l'une des équat ions de Maxwell. Des objet s hypot hét iques ne
possédant qu'un seul pôle magnét ique sont appelés monopôles magnét iques.

L'exist ence de monopôles magnét iques n'a pour l'heure pas ét é prouvée. D'un point de vue physique, rien n'int erdit cependant leur
exist ence. Dans cet t e hypot hèse, l'élect rodynamique quant ique prédit cert aines de leurs propriét és, à savoir que la charge élect rique
et la charge magnét ique sont deux ent it és nécessairement discrèt es, dont le produit de la plus pet it e valeur posit ive est égal au
produit d'un nombre ent ier par la const ant e de Planck réduit e. On parle dans ce cas de monopôles de Dirac, nommés en l'honneur du
physicien anglais Paul Dirac qui a prouvé cet t e propriét é de discrét isat ion.

Dans la t héorie de Yang-Mills, on fait int ervenir un monopôle de 't Hooft -Polyakov (en).

Origine relativiste

Article détaillé : Transformations de Lorentz du champ


électromagnétique.
En 1905, Albert Einst ein mont ra comment le champ magnét ique apparaît comme un des aspect s relat ivist es du champ élect rique 22,
plus précisément dans le cadre de la relat ivit é rest reint e.

Il se présent e comme le résult at de la t ransformat ion lorent zienne d'un champ élect rique d'un premier référent iel à un second en
mouvement relat if.

Lorsqu'une charge élect rique se déplace, le champ élect rique engendré par cet t e charge n'est plus perçu par un observat eur au repos
comme à symét rie sphérique, à cause de la dilat at ion du t emps prédit e par la relat ivit é. On doit alors employer les t ransformat ions de
Lorent z pour calculer l'effet de cet t e charge sur l'observat eur, qui donne une composant e du champ qui n'agit que sur les charges se
Une particule chargée, au repos par En revanche, son déplacement par
rapport à l'observateur, dans le vide, rapport à l'observateur brise cette
engendre un champ électrique symétrie, à cause d'effets relativistes :
isotrope, identique dans toutes les cette déformation est à l'origine du
directions de l'espace. champ magnétique.

Champ magnétique, excitation


magnétique et aimantation

Définitions
Le champ peut êt re calculé dans le cas général en résolvant les équat ions de la magnét ost at ique qu'on peut écrire

où est une const ant e fondament ale appelée perméabilité magnétique du vide, et représent e la densit é de courant élect rique.

Tout efois, et part iculièrement dans le cas de l'ét ude des mat ériaux magnét iques, il est int éressant de décomposer
phénoménologiquement la densit é de courant en deux composant es :

celle correspondant à proprement parler au courant


électrique circulant dans le matériau, c'est-à-dire au
déplacement des charges électriques libres, appelé
aussi densité de courant de conduction, notée ;
celle correspondant à une densité de courant
microscopique dite d'aimantation (appelée parfois aussi
Les deux sources du champ (courant de conduct ion et aimant at ion) doivent êt re connues pour pouvoir résoudre le syst ème ci-dessus.
Ce n'est pas t oujours le cas en prat ique car l'aimant at ion dépend souvent du champ et cet t e dépendance n'est pas t oujours facile à
modéliser. Il est souvent commode pour résoudre les équat ions ci-dessus de définir un champ auxiliaire par

(autrement dit
) qui est solution des équations

Ce champ est communément appelé excitation magnétique, mais parfois aussi champ magnétique, auquel cas le champ sera
appelé induction magnétique ou densité de flux magnétique.

Le champ s'avère prat ique not amment dans deux sit uat ions.

D'une part , lorsque , découle simplement de

On peut ainsi int erprét er comme ét ant le champ produit par le courant élect rique. L'équat ion mont re que
l'aimant at ion agit alors simplement comme une cont ribut ion supplément aire à . Cet t e sit uat ion se rencont re not amment lorsqu'on
aimant e un mat ériau façonné en forme de t ore à l'aide d'un bobinage enroulé aut our de lui. Le champ produit par le bobinage
affect e l'aimant at ion du mat ériau, ce qui just ifie le nom d’excitation magnétique donné à .

D'aut re part , lorsque le champ est produit exclusivement par de la mat ière magnét ique (des aimant s), on a et découle de

Par analogie avec l'élect rost at ique, le t erme est appelé densité de charge magnétique. En prat ique, la charge magnét ique se
t rouve souvent sous forme de charge surfacique localisée sur les surfaces de l'aimant . Cet t e charge surfacique découle des
discont inuit és de la composant e de normale à la surface, où est localement infini. Les surfaces ainsi chargées sont
appelées pôles de l'aimant . La surface chargée posit ivement est le pôle nord, celle chargée négat ivement est le pôle sud. Le
syst ème d'équat ions ci-dessus exprime le fait que le champ magnét ique est engendré par les pôles des aimant s. Ce syst ème peut
êt re résolu numériquement en faisant dériver d'un pot ent iel scalaire, alors qu'un pot ent iel vect eur serait nécessaire pour , ce qui
vaut à la faveur des analyst es numériques.

Il faut remarquer qu'à la différence des charges élect riques, les charges magnét iques ne peuvent êt re isolées. Le t héorème de flux-
divergence mont re en effet que la charge magnét ique t ot ale d'un échant illon de mat ière est nulle. Un aimant a donc t oujours aut ant
de charge posit ive (pôle nord) que négat ive (pôle sud).

Dans le cas général où il y a à la fois des courant s et des charges magnét iques, on peut décomposer en une cont ribut ion
où est le champ appliqué et le champ créé par l'échant illon. Ce dernier est souvent appelé champ démagnétisant. Son calcul
se ramène au cas où il n'y a pas de courant .

Différence entre B et H

Champs magnétiques et créés


par un barreau uniformément aimanté.
L'aimantation est en bleu. En haut : les
courants liés (en mauve)
créent un champ (en rouge)
similaire au champ créé par une
bobine. En bas : les charges
magnétiques (c’est-à-dire
les pôles de l'aimant, en cyan) créent
un champ (en vert) similaire au
champ électrique dans un
condensateur plan. Les champs et
sont identiques à l'extérieur de
l'aimant mais diffèrent à l'intérieur.

On peut remarquer d'abord que ces deux champs s'expriment dans des unit és différent es :

s'exprime en tesla (T) ;


s'exprime en ampères par mètre (A m−1), tout comme
.
Cet t e différence t raduit le fait que est défini par ses effet s (force de Laplace) alors que est défini par la façon de le créer
avec des courant s .

Dans le vide, puisque , on a

O l i é l l i li i i l h d' ié idé l d h
par exemple, les deux champs sont globalement orient és du pôle nord vers le pôle sud à l'ext érieur de l'aimant . Cependant , à l'int érieur
de celui-ci le champ est globalement orient é du nord vers le sud (opposé à , d'où le nom de champ démagnétisant) alors que
va du sud vers le nord.

On peut remarquer que les lignes du champ bouclent sur elles-mêmes, ce qui est une conséquence de , alors que les
lignes de ont t out es comme point de départ le pôle nord et comme point d'arrivée le pôle sud.

Visualisation du champ magnétique

Lignes de champ

Article détaillé : Ligne de champ.

Mise en évidence de lignes de champ


magnétique par des brindilles d'acier
et de la limaille.

Par définit ion, les lignes de champ du champ magnét ique sont l'ensemble des courbes « en t out point » t angent es à .

Ces lignes relient les pôles magnét iques, et par convent ion sont orient ées de sort e que les lignes de champ d'un aimant ent rent par le
sud et ressort ent par le nord. Leur expression locale est t elle que :

où , de coordonnées ( , , ), est un vect eur infinit ésimal de déplacement .

Une équat ion paramét rique décrivant les lignes de champ se déduit de la formule ci-dessus en choisissant une variable d'int égrat ion
(par exemple si la composant e est non nulle) et en int égrant les équat ions, qui en coordonnées cart ésiennes donnent

et .

Les lignes de champ permet t ent de visualiser qualit at ivement les forces magnét iques. Dans les subst ances ferromagnét iques
comme le fer ou les plasmas, on peut visualiser ces forces en imaginant qu'il y a une t ension le long des lignes de champ (qui agissent
un peu comme un élast ique), et au cont raire une pression répulsive dans la direct ion perpendiculaire, qui t end à écart er ces lignes les
unes des aut res. Avec ceci en t êt e, on « voit » que les pôles magnét iques de signe cont raires s'at t irent , parce qu'ils sont direct ement
Observation
Lorsqu'on approche un aimant d'une poudre de fer, on observe des formes géomét riques part iculières. Le ferromagnét isme de la
limaille de fer fait qu'elle s'aimant e légèrement en présence du champ magnét ique. Ainsi, la limaille s'orient era de sort e qu'on
observera les lignes de champ magnét ique.

La forme précise de ces lignes dépend de la forme de l'aimant .

Dans une bobine suffisamment longue, on observe et on mont re que le champ magnét ique est prat iquement uniforme à l'int érieur : les
lignes de champ sont port ées par des droit es parallèles et de même écart , selon l'axe du solénoïde.

Décomposition
Le champ magnét ique ét ant de divergence nulle (on parle parfois de champ solénoïdal), il est possible de le décomposer en deux
champs appelés champ t oroïdal et champ poloïdal. Une t elle décomposit ion est part iculièrement appropriée dans les configurat ions
de forme sphérique, et se t rouve donc fréquemment ut ilisée en géophysique et en physique st ellaire. Elle est également ut ilisée pour
décrire le champ magnét ique qui règne dans un t okamak.

Effets du champ magnétique

Effets physiques

Force de Lorentz

Article détaillé : Force de Lorentz.

La force de Lorentz.

Le champ magnét ique influence les part icules chargées au t ravers de la force de Lorent z.

En l'absence de champ élect rique, l'expression de cet t e force est , pour une part icule de charge animée d'une vit esse :
avec l'int ensit é du courant élect rique, le champ magnét ique et une port ion infinit ésimale de fil, symbolisée par un vect eur
t angent à celui-ci.

Cet t e expression se généralise aux dist ribut ions de courant s bidimensionnelles (surfaces et courant s surfaciques) aussi bien que
t ridimensionnelles (volumes et courant s volumiques). On int roduit dans ces cas la not ion d'« élément de courant » , définie par :

pour un « fil », où est le courant linéique ;


pour une surface, où est le courant
surfacique ;
pour un volume, où est le courant
volumique.
On a ainsi une expression générale :

Force de Laplace

Article détaillé : Force de Laplace.


La force de Laplace est simplement un cas part iculier de la force de Lorent z, pour un barreau homogène et conduct eur, parcouru par
un courant élect rique et placé dans un champ magnét ique.

Cont rairement à la force de Lorent z, elle ne t rait e pas des part icules const it uant es du barreau, mais de l'effet macroscopique : si son
expression est similaire, le sens physique des objet s considérés diffère. En part iculier, la force n'est pas t oujours ort hogonale à la
vit esse.

L'expression de la force de Laplace est :

,
où est l'int ensit é du courant , le champ magnét ique et un élément infinit ésimal du barreau.

Supraconducteurs

L'effet Meissner résulte de l'expulsion


des champs magnétiques par un
Une des int erprét at ions possibles consist e à fournir une masse aux phot ons, port eurs du champ magnét ique, ce qui diminue la port ée
de ce champ à l'int érieur du mat ériau. Il est ainsi possible de faire des analogies avec des processus comme le mécanisme de Higgs,
qui explique la masse des port eurs des int eract ions nucléaires.

On t raduit cela par une expression part iculière du pot ent iel vect eur.

Cet effet ne saurait par ailleurs êt re observé ent re deux aimant s : la lévit at ion st at ique serait alors int erdit e par le t héorème
d'Earnshaw.

Dans la t héorie BCS, qui t rait e des supraconduct eurs, on peut mont rer que le pot ent iel vect eur est de la forme :

,
ou la profondeur de pénét rat ion dans le supraconduct eur et est la longueur de pénét rat ion caract érist ique, qui vaut

où est la masse d'un élect ron, la charge élément aire et la densit é superfluide du supraconduct eur, supposée uniforme et
const ant e. Ainsi, le pot ent iel vect eur — donc le champ magnét ique — ne pénèt re que sur une épaisseur de quelques à l'int érieur du
mat ériau.

Si le champ magnét ique environnant le mat ériau supraconduct eur est t rop int ense, celui-ci ne peut expulser le champ dans sa t ot alit é.
Cert aines régions du mat ériau supraconduct eur vont devenir non supraconduct rices et canaliser le champ magnét ique. Le
supraconduct eur a t endance à minimiser la t aille de t elles régions, qui prennent la forme de t ubes alignés le long du champ
magnét ique. Ces régions sont appelées, pour des raisons évident es, t ubes de flux.

On peut not er une différence lorsque l'on parle de supraconduct eur de t ype II : on ne ret rouve pas parfait ement ce phénomène
d'exclusion de champ magnét ique, au moins sur une cert aine profondeur (analogue à la longueur λ précédemment nommée).
L'explicat ion pour ce t ype de supraconduct eur est liée au phénomène de vort ex magnét ique qui sont des st ruct ures t ourbillonnant es
dans lesquelles passent le flux magnét ique. Comme le mouvement global de ces vort ex t end à les expulser du cent re du
supraconduct eur, on se ret rouve avec densit é élevée de vort ex sur la bordure ext érieure et donc une zone de courant crit ique.

Induction, induction mutuelle et ondes

Chauffage par induction d'une


bouteille en métal : la variation d'un
champ magnétique induit des
courants dans le corps de l'objet, qui
échauffent celui-ci par effet Joule.

Le phénomène d'induct ion élect romagnét ique (ou, simplement , induct ion) a pour résult at la product ion d'une différence de pot ent iel
aux bornes d'un conduct eur élect rique soumis à un champ élect romagnét ique variable. Cela s'exprime au t ravers de l'équat ion locale
de Maxwell-Faraday :
Ce champ élect rique peut à son t our engendrer un champ magnét ique, propageant ainsi une onde élect romagnét ique.

Lorsqu'un mat ériau est placé dans un champ magnét ique variant , il apparaît dans celui-ci un champ élect rique (dont la circulat ion est
appelée force élect romot rice) qui génère à son t our des courant s, appelés courant s de Foucault . C'est d'une part le principe des
alt ernat eurs, qui produisent de l'élect ricit é en déplaçant des aimant s. C'est d'aut re part le principe des chauffages et plaques à
induct ion, car la dissipat ion par effet Joule de ces courant s échauffe le mét al.

Par ailleurs, deux syst èmes magnét iques, comme des bobines, peuvent êt re couplés au t ravers du champ magnét ique. On parle
d'induct ion mut uelle (ou de mut uelle induct ion). Cet effet modifie le comport ement individuel de chaque circuit .

On peut aborder cet effet par un modèle t rès simple : un conduct eur ohmique de conduct ivit é élect rique est parcouru par un champ
magnét ique sinusoïdal, d'int ensit é et de pulsat ion . Ce champ est , à t out inst ant , d'int ensit é donnée par :

.
Ce champ induit dans le conduct eur, d'après la loi de Faraday, un champ élect rique d'int ensit é donnée par

.
D'après la loi d'Ohm, il se dissipe donc une puissance moyenne volumique, par effet Joule :

Effet Hall

Article détaillé : Effet Hall.


Un conduct eur, parcouru par un courant élect rique selon une direct ion, soumis à un champ magnét ique dirigé dans une seconde
direct ion, présent e une différence de pot ent iel selon la t roisième direct ion. Ce phénomène est connu sous le nom d'effet Hall, en
l'honneur du physicien américain Edwin Herbert Hall.

On peut expliquer cet effet au t ravers de la physique classique, en considérant que les port eurs de charge (par exemple les élect rons)
qui se déplacent dans le corps du conduct eur sont soumis à la force de Lorent z, donc déviés, de sort e que leur répart it ion est
différent e d'une part et d'aut re du conduct eur — d'où la différence de pot ent iel. On peut l'expliquer de manière plus fondament ale du
point de vue de la mécanique quant ique.

Cet effet est à la base de nombreux disposit ifs de mesure du champ magnét ique et du courant élect rique.

Magnétorésistance
En présence d'un champ magnét ique, cert ains conduct eurs voient leur résist ance élect rique varier. Cet effet est appelé
magnét orésist ance, et présent e de nombreuses applicat ions, par exemple dans les disques durs qui équipent les ordinat eurs
modernes.

Il n'exist e pas à ce jour d'explicat ion définit ive de t ous les phénomènes de magnét orésist ance, mais des t héories dist inct es qui
régissent les principales manifest at ions de cet effet : la magnét orésist ance classique, « géant e », « colossale » et la
magnét orésist ance à effet t unnel.

Dipôles magnétiques

Articles détaillés : Dipôle magnétique et moment


magnétique.

Un dipôle magnétique, caractérisé par


son moment magnétique, est
analogue à un aimant droit.

Parfois, on peut int roduire la not ion de moment magnét ique, qui permet de t ravailler avec des dipôles.

En part iculier, on ut ilise ce modèle au niveau microscopique, lorsqu'un ensemble de molécules ou de part icules est parcouru par un
courant . Pour une boucle ceint urant une surface orient ée et parcourue par un courant , on définit le moment magnét ique par :

.
Ceci revient à assimiler l'objet à un aimant droit infiniment fin. On peut alors int roduire une énergie pot ent ielle dipolaire :

.
Ainsi, elle est minimale lorsque le dipôle est aligné avec le champ. On mont re de même que, dans une chaîne de dipôles, ils s'orient ent
t ous dans une même direct ion pour minimiser leur énergie. Dans les cas (fréquent s) où on ne sait pas modéliser la st ruct ure d'un dipôle
magnét ique par une boucle de courant , le moment magnét ique est défini par la relat ion ci-dessus, c'est -à-dire par l'énergie qu'il faut
fournir pour t ourner un dipôle magnét ique dans un champ magnét ique donné.

Dans les mat ériaux, lorsqu'on considère des moment s magnét iques de part icules, le fait qu'ils s'orient ent t ous de la même manière ne
peut êt re expliqué que d'un point de vue quant ique (principe d'exclusion de Pauli et hamilt onien de Heisenberg).
Dans le cadre d'un dipôle magnét ique de moment soumis à un champ , lorsque le champ est homogène, le t orseur des act ions
mécaniques se réduit au moment , car la résult ant e des forces est nulle. On a donc le couple :

,
où est le moment résult ant , le moment magnét ique du dipôle et le champ magnét ique.

Cela explique not amment l'effet d'un champ magnét ique sur une boussole : il a t endance à aligner l'aiguille de celle-ci avec le champ.

Si en revanche le champ est non uniforme, alors le dipôle subit de plus une force, dont l'expression est :

,
avec les mêmes not at ions que précédemment .

Cela explique not amment le fait que deux aimant s s'at t irent : cet t e force s'exerce sur le premier de sort e à l'approcher des champs
plus int enses, donc plus près de l'aut re aimant . En supposant cet t e fois que les pôles sont ponct uels, alors l'int ensit é de la force F
s'exerçant d'un pôle sur l'aut re est donnée par23 :

où et représent ent l'int ensit é de ces pôles (en A m si elles sont exprimées dans le Syst ème int ernat ional d'unit és), la
perméabilit é magnét ique du milieu, et la dist ance ent re les pôles.

Effets géologiques
Cert aines roches sont riches en mat ériaux ferromagnét iques, qui sont sensibles au champ magnét ique. En part iculier, ils perdent leurs
propriét és magnét iques au-delà d'une cert aine t empérat ure, dit e t empérat ure de Curie.

Les roches basalt iques issues par exemple des volcans ou des rift s océaniques, sont chauffées au-delà de cet t e t empérat ure dans le
magma. Lorsqu'elles refroidissent , elles regagnent leurs propriét és magnét iques, et figent l'orient at ion du champ magnét ique
t errest re. On observe cet effet au t ravers des anomalies magnét iques des roches. C'est par l'analyse de ces roches que l'on a observé
les inversions du champ t errest re 24,25.

Il exist e également des roches, comme l'hémat it e, dont les propriét és magnét iques sont t elles qu'on observe les variat ions de champ
au cours de leur format ion. L'ét ude de ces roches est également un élément dét erminant qui appuie la t ect onique des plaques.

Effets biologiques

Effet des champs magnétostatiques


Les différent es espèces connues ne sont pas ident iquement sensibles aux champs élect romagnét iques. Les données concernant les
êt res humains sont encore sporadiques26. Les champs st at iques inférieurs à 8 t eslas n'ont vraisemblablement pas d'effet s
Les recherches act uelles s'orient ent davant age sur les champs non ionisant s de t rès basse fréquence (EMF : extremely low
frequency), qui ne sont pas st at iques, mais semblent agir sur les syst èmes biologiques ou parfois provoquer des cancers29.

Effet des champs magnétiques pulsés


Les champs pulsés, que l'on peut créer beaucoup plus int enses, provoquent de plus par induct ion un rayonnement élect romagnét ique.
Celui-ci peut int eragir avec les syst èmes biologiques, et son effet dépend de la radiorésist ance des espèces exposées. Not amment ,
selon la fréquence, de t els champs peuvent provoquer des radiat ions ionisant es : ult raviolet s, rayons X ou gamma. Ceux-ci sont
dangereux pour la sant é, et provoquent en part iculier la brûlure des t issus.

Récemment , des médecines alt ernat ives faisant int ervenir des champs magnét iques faibles pulsés prét endent limit er les cancers ou
la sclérose en plaques. Si de t els champs ne semblent pas dangereux, aucune ét ude scient ifique sérieuse n'appuie à ce jour ces
allégat ions30,31. En revanche, les champs magnét iques pulsés peuvent influencer l'équilibre 32 et semblent diminuer les sympt ômes du
t rouble bipolaire 33.

Les effet s, principalement liés à l'induct ion dans les nerfs, permet t ent ainsi via la st imulat ion magnét ique t ranscranienne, le diagnost ic
de pat hologies neurologiques.

Depuis une dizaine d'années, les champs magnét iques pulsés sont ut ilisés par cert ains cent res ant i-douleur dans des hôpit aux en
France (not amment au CHU de Grenoble, au Cent re Hospit alier de Perpignan, de Soissons ou encore 34 de Valence) pour soigner les
maladies de Parkinson35 [source secondaire nécessaire] ou d'Alzheimer36 [source secondaire nécessaire].

Énergie magnétique

Article détaillé : Énergie électromagnétique.


La présence d'un champ magnét ique s'exprime globalement par une énergie, dit e « énergie magnét ique ». Elle s'exprime par :

avec la norme du champ magnét ique et la perméabilit é magnét ique en chacun des point s considérés.

En prat ique, on définit une énergie volumique, appelée dans ce cont ext e pression magnét ique :

Calcul du champ magnétique

Propriétés mathématiques
En t ant que champ pseudovect oriel, le champ magnét ique a un comport ement part iculier par rapport aux symét ries. En effet ,
cont rairement au champ (vect oriel) élect rique, les champs magnét iques ne suivent pas la symét rie de leurs sources. On parle ainsi de
vect eur « axial » ou de « pseudovect eur ».

Par exemple, pour une spire circulaire parcourue par un courant :

un plan de symétrie est celui qui contient la spire ;


un plan d'antisymétrie est tout plan passant par le
centre de la spire et orthogonal au premier plan.
Respect ivement , et sont un plan d'ant isymét rie et de symét rie pour le champ magnét ique.

Calcul du champ

Article détaillé : Équation aux dérivées partielles.


Le calcul du champ magnét ique créé par un syst ème demande de résoudre des équat ions différent ielles assez complexes. Il exist e
pour cela une mult it ude de mét hodes numériques comme la mét hode des élément s finis, la mét hode des différences finies et la
mét hode des volumes finis pour ne cit er que les mét hodes les plus répandues. Tout efois, il est possible de calculer analyt iquement le
champ magnét ique dans cert ains cas simples. Sauf ment ion cont raire, les expressions données pour le calcul du champ magnét ique

sont exprimées dans les unit és SI. Cela explique not amment le fact eur .

Théorème d'Ampère

Article détaillé : Théorème d'Ampère.


À part ir des observat ions révélant un lien ent re courant s élect riques et champ magnét ique, André-Marie Ampère énonça une loi
d'abord phénoménologique, qui décrivait l'effet observé. Démont rée depuis, dans le cadre plus général de l'élect romagnét isme, cet t e
relat ion est devenue le t héorème d'Ampère. Elle n'est valable, en t out e rigueur, que dans les cas magnét ost at iques.

La formulat ion originelle de ce t héorème est la suivant e :

ét ant le champ magnét ique, une courbe fermée et orient ée et l'int ensit é qui t raverse une surface délimit ée par .

Cet t e équat ion peut êt re écrit e localement , on a alors :


,

ét ant le champ élect rique et la permit t ivit é diélect rique du vide.

On peut a posteriori réécrire cet t e loi sous forme int égrale, également appelée t héorème d'Ampère :

avec

où est la surface délimit ée par le cont our .

Ceci se comprend aisément grâce au t héorème de St okes : .

Loi de Biot-Savart locale

Article détaillé : Loi de Biot-Savart.


La loi de Biot -Savart permet de donner l'expression du champ magnét ique dans un milieu de perméabilit é magnét ique isot rope et
homogène.

Le champ engendré en un point de coordonnées par une charge en mouvement , sit uée en un point et se déplaçant à la
vit esse , est donné par la relat ion suivant e :

Loi de Biot-Savart intégrale


Si on a affaire à une dist ribut ion de courant s, qui est connue en t out point , alors on peut int égrer la relat ion locale.

Avec les not at ions précédent es, cela donne :

.
L'absence de monopôles magnét ique implique que la divergence du champ magnét ique est nulle :

.
Ceci implique, d'après les t héorèmes de l'analyse vect orielle, qu'il exist e un champ vect oriel , dont le rot at ionnel est égal à :

.
Un t el champ est appelé pot ent iel vect eur, par analogie au pot ent iel élect rique, dit « pot ent iel scalaire », du champ élect rique.

Ce pot ent iel n'est t out efois pas unique : il est défini à un gradient près. En effet , le rot at ionnel d'un gradient est ident iquement nul,
aussi le pot ent iel vect eur défini par :

vérifie-t -il également la relat ion :

.
De façon quelque peu ét range, la quant it é fondament ale n'est pas le champ magnét ique mais le pot ent iel vect eur, alors que ce
dernier ne peut êt re défini de façon univoque. Une t elle sit uat ion est appelée en physique invariance de jauge : des phénomènes
ident iques, ici le champ , peuvent êt re engendrés par plusieurs configurat ions, appelées pour diverses raisons hist oriques « jauges »
de l'objet fondament al, ici le champ . D'un point de vue mat hémat ique, l'invariance de jauge est la cause d'une loi fondament ale de
l'élect romagnét isme, la conservat ion de la charge élect rique. Cet t e loi, expériment alement vérifiée à une t rès grande précision
implique en effet que l'objet fondament al apparaissant en élect romagnét isme n'est ni le champ magnét ique ni le champ élect rique,
mais le pot ent iel vect eur et le pot ent iel élect rique.

Connaissant , on peut facilement en déduire . Le fait que le pot ent iel vect eur soit plus fondament al que le champ magnét ique
t ransparaît en mécanique quant ique, où en présence de champ magnét ique, c'est en fait le pot ent iel vect eur qui apparaît dans
l'équat ion de Schrödinger, qui décrit l'évolut ion des part icules élément aires. L'illust rat ion la plus manifest e de la prééminence du
pot ent iel vect eur se t rouve dans l'effet Aharonov-Bohm, où l'on est amené à considérer des configurat ions dans lesquelles le champ
s'annule dans cert aines régions alors que le pot ent iel vect eur n'est pas nul (mais de rot at ionnel nul) et influence explicit ement le
comport ement des part icules.

Il est d'ailleurs possible de calculer le pot ent iel vect eur direct ement à part ir de la donnée des courant s :

(où ),

l'expression ci-dessus n'ét ant valable que lorsque les courant s — donc les champs — ne dépendent pas du t emps. En prat ique, ces
variat ions peuvent souvent êt re négligées t ant que l'on n'ét udie pas les ondes et leur propagat ion.

Dans ces derniers cas, il faut remplacer l'expression ci-dessus par une expression plus complexe, faisant appel au concept de
pot ent iels ret ardés pour t enir compt e du t emps de propagat ion du champ magnét ique.

Applications
On peut mont rer qu'un champ magnét ique affect e le déplacement de part icules chargées, en infléchissant leur t raject oire. Il est ainsi
ut ilisé pour courber leur t raject oire dans les accélérat eurs de part icules et , par exemple, exploit er le Rayonnement synchrot ron
résult ant de cet t e déviat ion.

En effet , d'après la loi de Lorent z, la force qu'exerce un champ magnét ique sur une part icule de charge se déplaçant à la
vit esse est :

Ainsi, cet t e force est t oujours ort hogonale à la vit esse, donc son t ravail exercé lors d'un pet it déplacement est nul :

Par conséquent , la norme de la vit esse n'est pas direct ement influencée par le champ magnét ique. En revanche, cet t e force modifie la
direct ion de celle-ci dès que vit esse et champ magnét ique ne sont pas colinéaires. Cet t e accélérat ion lat érale va faire perdre de la
vit esse (on parlera plut ôt , dans le cas des accélérat eurs de part icules, d'Énergie ét ant donné le caract ère relat ivist e du problème) à la
part icule chargée, en raison du Rayonnement synchrot ron.

Chambres à bulles

Article détaillé : Chambre à bulles.

Photographie d'une chambre à bulles.


Des trajectoires, on peut trouver les
particules ayant interagi : ici, la
première « photographie » d'un
neutrino, le 13 novembre 1970.

Le champ magnét ique dévie les part icules chargées. Si, de plus, le milieu présent e une cert aine viscosit é, alors ces part icules
décrivent des spirales, desquelles on peut déduire la charge élect rique (le sens de l'enroulement ) et la masse (au t ravers de la
décélérat ion) des part icules.

e
C'est le principe des chambres à bulles, invent ées au début du siècle pour observer, en part iculier, les const it uant s de la mat ière
(prot ons, neut rons et élect rons), les posit rons et les neut rinos. On préfère cependant aujourd'hui, depuis leur invent ion dans les années
1970, ut iliser les chambres à fils.

En prat ique, il exist e t oujours un champ élect rique, qui dévie les part icules.

Une part icule dans une chambre à bulles est idéalement soumise uniquement à la force magnét ique et aux forces de frot t ement . Elle
vérifie donc :

,
.

Résonance magnétique : IRM et RMN

Articles détaillés : Imagerie par résonance magnétique et


Résonance magnétique nucléaire.

IRM encéphalique (coupe sagittale


passant par la ligne médiane).

La résonance magnét ique est un phénomène qui apparaît lorsque cert ains at omes sont placés dans un champ magnét ique et
reçoivent un rayonnement radio adapt é.

En effet , les at omes dont le noyau est composé d'un nombre impair de const it uant s — en part iculier l'hydrogène, dont le noyau se
résume à un prot on — présent ent une sort e de moment magnét ique, appelé moment magnét ique de spin. Lorsqu'un noyau est placé
dans un champ magnét ique st at ique — mécanique quant ique oblige — il ne peut êt re observé que dans deux ét at s dist inct s. On peut
t out efois faire basculer un noyau d'un ét at à l'aut re en appliquant brièvement un champ magnét ique oscillant de pulsat ion adapt ée : on
parle de résonance 38. Ce phénomène affect ant le noyau d'un at ome, on parle de résonance magnét ique nucléaire.

Un noyau affect é ret ourne à l'équilibre par échange t hermique avec son environnement . En parallèle, la valeur moyenne du moment
magnét ique est animée d'un mouvement de précession mesurable par induct ion. Le signal mesuré, en plus d'indiquer la présence du
noyau, peut également informer sur son voisinage au sein d'une molécule. En effet , il se produit des couplages, qui influencent
not amment sa fréquence. En RMN, on appelle ces écart s à un solvant de référence les « déplacement s ».

L'imagerie par résonance magnét ique nucléaire (IRM) est l'applicat ion de cet effet en imagerie médicale, permet t ant d'avoir une vue
2D ou 3D d'une part ie du corps, not amment du cerveau.

Transformateurs électriques

Modèle simplifié d'un transformateur


électrique idéal.
en mécanique (le couple sur chacune des roues dent ées ét ant l'analogue de la t ension et la vit esse de rot at ion ét ant l'analogue du
courant ).

Un t ransformat eur est const it ué de deux part ies : le circuit magnét ique et les enroulement s. Les enroulement s créent ou sont
t raversés par un flux magnét ique que le circuit magnét ique permet de canaliser afin de limit er les pert es. Dans le cas d'un
t ransformat eur monophasé parfait pour lequel t out es les pert es et les fuit es de flux sont négligées, le rapport du nombre de spires
primaires et secondaires dét ermine t ot alement le rapport de t ransformat ion du t ransformat eur. Ainsi, si on not e respect ivement et
le nombre de spires au primaire et au secondaire, on obt ient :

Avec la t ension primaire et la t ension secondaire.

Moteurs électriques

Articles détaillés : Roue de Barlow et Machine électrique.


Une machine électrique est un disposit if permet t ant la conversion d'énergie élect rique en t ravail
ou énergie mécanique : les mot eurs rot at ifs produisent un couple par un déplacement angulaire
t andis que les mot eurs linéaires produisent d'une force par un déplacement linéaire.

Les forces engendrées par les champs magnét iques, formulées par la relat ion de Lorent z,
permet t ent d'envisager des disposit ifs qui ut ilisent un t el champ pour t ransformer l'énergie
élect romagnét ique en énergie mécanique.

Le premier mot eur élect rique fut const ruit par Pet er Barlow : une roue, soumise à un champ
magnét ique permanent , est parcourue par un courant élect rique. Il s'exerce donc une force sur
cet t e roue, qui se met alors en rot at ion : c'est la roue de Barlow. Elle const it ue de fait le premier
mot eur élect rique à courant cont inu.

Les liens ent re champ magnét ique et champ élect rique, exprimés par les équat ions de Maxwell, font qu'il est possible de const ruire
des syst èmes qui créent un champ magnét ique non permanent — à part ir d'une source de courant , au moyen d'élect roaimant s.

Au sein de t els appareils, on crée un champ magnét ique t ournant h, c'est -à-dire un champ dont la direct ion varie en t ournant dans un
sens ou dans l'aut re avec une fréquence de rot at ion dét erminée.

L'une des possibilit és est de créer un t el champ à l'aide d'élect roaimant s fixes — ils const it uent le « stator » — parcourus par un
courant élect rique d'int ensit é variable, par exemple t riphasé. Au cent re, une part ie mobile et sensible au champ magnét ique,
const it uée par exemple d'aimant s permanent s, est ainsi mise en mouvement : c'est le « rotor », dont le mouvement de rot at ion est
t ransmis à un arbre. Ce principe est par exemple mis en œuvre pour les machines synchrones et les machines asynchrones.

Une aut re possibilit é est de créer un champ permanent au st at or à l'aide d'aimant s permanent s ou d'enroulement s parcourus par un
courant cont inu et de réaliser un champ magnét ique t ournant au rot or par un syst ème de connexions glissant es afin que ce champ
rot orique rest e en quadrat ure avec le champ st at orique. C'est le principe mis en œuvre pour la machine à courant cont inu.

Recherche prospective
Grenoble par le LNCMI (CNRS, Universit é Joseph Fourier, INSA-Toulouse et Universit é Paul Sabat ier), où l'on peut déjà t ravailler avec
les champs les plus puissant s d’Europe (jusqu'à 750 000 fois le champ magnét ique t errest re)39.

Notes et références

Notes

a. En toute rigueur, le champ magnétique est pseudo-


vectoriel, car (ou ) est un vecteur axial.

b. Dans le vide, les champs et ne diffèrent que d'une


constante multiplicative dépendant du système d'unités
choisi ; dans le Système international d'unités, on a en
effet . Dans un milieu continu, la relation
entre ces deux champs fait intervenir le vecteur
aimantation , lié au champ magnétique produit par le
matériau (en réponse ou non à l'application d'un champ
magnétique externe) : ).
c. On parle aussi, de façon équivalente, d'un champ de
vecteurs axiaux, un « vecteur axial » étant simplement
un pseudovecteur.
d. On retrouve ici l'un des obstacles épistémologiques les
plus difficiles à surmonter et cher à Gaston Bachelard :
le substantialisme c'est-à-dire l’explication monotone
des propriétés physiques par la substance. De la même
élément, le calorique. Voir La formation de l'esprit
scientifique p. 24.
e. Utilisé en électromagnétisme, car il simplifie parfois
l'expression des formules, au risque d'introduire des
confusions.
f. Utilisé en géophysique, car une très petite unité,
adaptée aux mesures du champ terrestre.
g. Cette interprétation classique d'un phénomène
quantique a cependant ses limites : si elle décrit assez
bien le magnétisme découlant du moment cinétique
orbital, elle ne rend pas bien compte de celui lié au spin
des électrons.
h. On peut en observer une illustration le site de l'École
professionnelle de Lausanne ([Link]
esperso/schneiderd/Apelm/Moteu/[Link]) [archiv
e] « Copie archivée ([Link]
806132901/[Link]
rd/Apelm/Moteu/[Link]) » (version du 6 août 2018
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[Link]?
RH=ZYZYZYZYZYZYZYZYZYZYZY) [archive]
Voir aussi

Articles connexes

Intensité de champ magnétique


Magnétisme
Aimant
Électroaimant
Géophysique
Hystérésis magnétique
Magnétomètre
Pression magnétique
Viscosité magnétique
Terrella

Liens externes

« Champ magnétique terrestre : en perdre la boussole »


([Link]
cience-cqfd/champ-magnetique-4726431) [archive], La
Science, CQFD, France Culture, 23 avril 2024.
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Notices d'autorité :
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Japon ([Link] ·
Israël ([Link]
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Tchéquie ([Link]

Bibliographie
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physiques, symétrie d'un champ électrique et d'un champ
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ISSN 0182-4295.
Albert Einstein « Sur l'électrodynamique des corps en
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Michel Lambert Relativité restreinte et
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(ISBN 978-2-7298-0096-3).

Ronald T. Merrill, The Magnetic Field of the Earth,


International Geophysics Series, 1998
(ISBN 978-0-12-491246-5).

Norme NF X 02-205 8.94 Grandeurs, unités et symboles


d’électricité et de magnétisme
(en) Institut Mittag-Leffler : Acta Mathematica, Almqvist &
Wiksell , 1906. [réf. incomplète]
(sv)

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