Zio Moussa
Zio Moussa
Étude sur
la formation
des journalistes
ivoiriens
de 1990
à 2005
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Sommaire
3- Contexte de l’étude 20- Programmes de formation
4- Objectifs clés en main
- Méthodologie 21- L’onction des partenaires
5- Les limites de la présente au développement des
étude médias
6- Introduction 23- Formateurs : nationaux
et non nationaux
9- 1ère partie
Le paysage médiatique 24- 4ème partie
de la Côte d’Ivoire Le dispositif de la formation
10- Journalistes : Les organisateurs
le surpeuplement ont la décision
11- Un marché ? De l’euphorie 25- L’horloge sans aiguilles
au cauchemar
28- 5ème partie
13- 2ème partie Forces et faiblesses
La formation La proximité tue l’attention
- Les séminaires ont la cote 29- La perdiemmite ou le
14- L’âge du capitaine gombo officiel
15- L’audiovisuel: on mélange 30- A l’école de la théorie
les genres 32- Sélection sans critères ou
le fait du prince
17- 3ème partie 33- Navigation à vue
Contenu et approche et à l’intuition
pédagogiques 34- Le journalisme mène à
- Apprenants du type tout
troisième âge 35- Et pourtant...
18- On mélange néophytes 37-Conclusion/
et initiés Recommandations
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Contexte de l’étude
L
e retour au multipartisme en Côte d’Ivoire au début des années 90 a eu
deux conséquences majeures : la naissance de nombreux partis poli-
tiques – plus d’une centaine – et la création de près de deux cents jour-
naux vers lesquels s’est rué au moins un demi-millier de "journalistes" peu
ou pas du tout formés aux règles du métier. Du coup, la formation devenait
la priorité des priorités. Et, c’est ainsi que dès le début de la décennie 90,
plusieurs sessions de formation, sous la conduite de l’Union nationale des
journalistes de Côte d’Ivoire, Unjci, créée en 1991, ont été organisées. Il y
en a eu au total douze (non compris "Projet Média" de l’Union européen-
ne) dont trois à l’intérieur de ce que l’on appelle le « pays profond » à l’in-
tention des correspondants régionaux.
De 1990 à 2005, ce sont quinze années dépensées en séminaires
d’"Initiation à l’écriture journalistique" presse écrite et audiovisuelle, et
cela essentiellement à l’initiative de l’Unjci et des associations profession-
nelles. A ce "tronc commun" il faut ajouter quelques "modules de spéciali-
sation" en journalisme économique ou politique qui faisaient partie du pac-
kage "Projet Média" de l’Union européenne dont la Phase I était prévue
pour durer 16 mois à compter de novembre 1997.
Quel bilan de ces formations peut-on dresser aujourd’hui ? La réputation
des médias ivoiriens ne semble pas s’être beaucoup améliorée qui sont
taxés de haine au chapitre V des accords de Linas Marcoussis. Les fautes
professionnelles sont encore nombreuses relativement à la grille de lecture
et d’écoute des médias de l’Olped. Sur les cinq dernières années (2000 –
2005) les journaux ivoiriens, tous les titres confondus, ont perdu six
millions d’acheteurs. Sur les 178 titres recensés en 1996, il ne reste plus sur
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
le marché, en 2005, que seulement 35. Une étude s’avérait donc nécessaire
pour au moins deux raisons. Dresser le bilan de ce qui a été fait, en relever
les forces et les faiblesse, sans aucune prétention d’être exhaustif ou de
clore le débat, bien au contraire. Cette première raison en amène une secon-
de. La longue série de séminaires organisés par l’Union nationale des jour-
nalistes de Côte d’Ivoire, Unjci, dans un premier temps et dans un second
temps par l’Unjci, l’Observatoire de la liberté de la presse, de l’éthique et
de la déontologie, Olped, et plusieurs organisations professionnelles spécia-
lisées de journalistes n’a jamais été sanctionnée par une évaluation. Les
partenaires au développement de la presse, l’Union européenne, la
Fondation Friedrich Ebert, le Canada par le biais de l’ACDI, les Etats-Unis,
etc., ont financé ces formations. Une motivation principale fondait cette
mobilisation des associations professionnelles, des journalistes et leurs par-
tenaires : professionnaliser le métier en offrant la possibilité à ceux qui ont
déjà reçu une formation le renouvellement de leurs connaissances et à ceux
qui sont venus au métier sans formation la nécessaire initiation. La grande
ruée vers le journalisme au début des années 90 a fait du journalisme le
métier qui a fourni le plus grand nombre d’emplois au cours des dix derniè-
res années du 20 è siècle en Afrique en général et en particulier en Côte
d’Ivoire. Mais ce qu’il est désormais convenu d’appeler "Le printemps de
la presse" n’a pas été, loin s’en faut, le printemps du professionnalisme.
Dérives et dérapages se sont multipliés dans les médias de masse qu’ils
soient privés ou de service public. Et puis, un fort taux de mortalité a déci-
mé les titres.
Si un peu plus d’une trentaine de titres (quotidiens et périodiques) conti-
nuent encore de paraître sur les 178 de la première moitié des années 90, le
marché de la consommation de l’information ne s’est pas pour autant agran-
di, et les tirages n’ont guère véritablement progressé. Alors, question : est-
ce là la sanction du marché qui reprocherait, entre autres, aux journalistes
leur engagement politique partisan, leur accointance avec les hommes poli-
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Objectifs de l’étude
La présente étude s’attache à proposer des réponses à cette interrogation et
à bien d’autres. Elle vise surtout à :
- dresser l’état des lieux en analysant les résultats obtenus en quinze années ;
- diagnostiquer les forces et les faiblesses de ces séminaires de formation ;
- analyser le contenu pédagogique, le dispositif de formation, le choix et les
critères de sélection des journalistes et des médias bénéficiaires de ces
séminaires ;
- proposer, à partir de ce qui a été fait jusque-là et de l’expérience du ter-
rain, quelques pistes d’action pour éviter les erreurs du passé, repenser l’ap-
proche et le dispositif pédagogiques…
Méthodologie
- La collecte d’une large documentation sur le contenu des formations a
permis d’avoir une meilleure connaissance du contenu pédagogique et de
l’orientation des séminaires ;
- La consultation des listes des participants aux séminaires de formation, le
choix des rédactions auxquelles ils appartenaient ou appartiennent encore
sont des indicateurs précieux pour appréhender la vision ( ?) qui sous-ten-
dait la formation ;
- L’analyse critique des contenus des séminaires ouvre des pistes de
réflexion sur la nécessité de professionnaliser la conception et l’exécution
des projets de formation et de les soumettre à une grille d’évaluation ;
- une enquête auprès de personnes ressources compétentes en matière de
formation des journalistes s’est avérée nécessaire pour approfondir l’analyse ;
- Pour enraciner le propos dans le vécu et atténuer l’aspect théorique de l’é-
tude, des acteurs qui ont pris une part active aux quinze années de forma-
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Introduction
A sa création en 1991, l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire,
(UNJCI), a dû faire face à une question centrale, presque une urgence : la
formation des journalistes ivoiriens. D’abord parce que, à cette époque,
déjà peu ou presque plus de bourses d’études en journalisme étaient accor-
dées à ceux et celles désireux d’embrasser le métier de journaliste à la fin
de leurs études universitaires. La première moitié de la décennie 90 a vu
décroître le nombre d’étudiants ivoiriens bénéficiant d’une bourse d’étu-
des pour le Centre d’Etudes des sciences et des techniques de l’informa-
tion (Cesti) à Dakar; l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’in-
formation et de la communication (ESSTIC) à Yaoundé, l’Ecole
Supérieure de Journalisme (ESJ) à Lille, etc. A compter de la fin des
années 90, il n’y a presque plus eu de promotion d’Ivoiriens dans les éco-
les de formation au journalisme (le dernier à l’ESJ où il est entré en 1991
s’appelle Roger Kouassi, aujourd’hui responsable de la Communication de
la Loterie nationale de Côte d’Ivoire après quelques années d’exercice à
Fraternité Matin et Ivoir’Soir). La deuxième raison tient au fait que le
début des années 90 voit la restauration du multipartisme dans la plupart
des pays africains dont la Côte d’Ivoire. Ce retour au multipartisme s’ac-
compagne de la libération de la parole et de l’expression dites mais surtout
imprimées. C’est le fameux printemps de la presse. En seulement six
années (1990 - 1996), le nombre de titres va passer de quatre (4) à cent
soixante dix-huit (178). Une véritable explosion. La population de journa-
listes connaît elle aussi une forte croissance. Enfin, et c’est la troisième rai-
son, Houphouët-Boigny disparaît le 07 décembre 1993. Sa succession exa-
cerbe les tensions sociopolitiques alors vives depuis les années 80 avec le
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Un séminaire de formation de mise en page pour toutes les personnes concernées par la mise en page.
Module II - 3 : Une consultation
Objectif : dégager les modalités de création d'une centrale d'achat, pour les journaux privés et étatiques (élabo-
ration des textes, etc.).
Module II - 4 : Pour les 5 journaux privés les plus importants le projet prévoit un abonnement, d'une période
de 1 an, aux plus grands journaux internationaux et à Internet.
Module III : Il est prévu un ensemble d'ateliers et de tables rondes pour assurer le suivi du projet.
Module I : Renforcement de l'Olped par la fourniture d'équipements et de matériels divers.
Module V : Ce module boucle la phase I du projet avec l'attribution de prix aux journalistes et aux journaux les
plus méritants:
Un prix annuel d'une valeur de deux millions (2.000.000) FCFA sera attribué au meilleur reportage sur la situa-
tion des droits de l'homme et de la démocratie en Côte d'Ivoire ;
Un prix annuel d'une valeur de dix millions (10.000.000) FCFA sera attribué au journal privé le moins cité par l'Olped.
Phase II
Sous réserve de modifications, la deuxième phase qui vise les mêmes objectifs que la première comprend de
manière synthétique :
1 - quatorze (14) cours de formation d'une durée de deux (02) semaines chacun et portant sur les domaines sui-
vants: politique, économie, environnement, politique sociale, affaires locales et régionales, politique internatio-
nale, sport et culture ;
2 - Pour les cinq journaux les plus importants, des équipements et un abonnement à Internet et à des journaux
internationaux pour une période de douze (12) mois.
3 - Une consultation qui permettrait de formuler des recommandations pour la création éventuelle d'une chaîne
de distribution pour les journaux.
4 - Plusieurs stages et voyages de recherche à l'étranger pour les meilleurs participants à l'ensemble des cours
de formation.
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1 ère
partie
Le paysage médiatique
de la Côte d’Ivoire
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Journalistes : le surpeuplement
La population de journalistes a elle aussi connu une croissance considéra-
ble. Avec les quatre titres de 1963 à 1990, moins d’une cinquantaine de
journalistes officiaient dans les rédactions. Mais le printemps de la presse
fut aussi celui des journalistes. De moins d’une cinquantaine durant de lon-
gues années, le nombre de journalistes qui détiennent la carte d’identité de
journaliste professionnel est passé à 463 en 2001 – 2002 (dernière période
d’attribution de la carte d’identité de journaliste professionnel). Ce chiffre
peut cependant être considéré comme ne reflétant pas le nombre exact de
personnes exerçant le métier de journaliste aujourd’hui en Côte d’Ivoire.
C’est un chiffre de recensement officiel qui donne une idée de ceux qui ont
sollicité la CIJP et plus exactement de ceux qui l’ont obtenue. Depuis 2001
– 2002, de nouveaux titres ont fait leur apparition dans le paysage média-
tique. Leurs rédactions emploient à titre de journalistes des personnes qui
ne sont pas connues au fichier de la Commission d’attribution de la CIJP. A
ces "clandestins", il faut ajouter ceux qui sont plus anciens dans le métier
mais qui estiment qu’ils n’ont pas besoin de la carte ou qui n’ont pas fait
acte de candidature pour son obtention. Certains détenteurs de la CIJP sont
sortis du métier, mais ils ne sont pas suffisamment nombreux pour diminuer
de manière considérable la population des journalistes.
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
un fort taux d’analphabétisme l’on a atteint le pic de 178 titres en 1996 avant de descendre à 36 quotidiens et
périodiques aujourd’hui.
. Un surpeuplement des journalistes
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2 ème
partie
La formation
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
LE REPORTAGE POLITIQUE
Termes de référence
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Cher Axel,
Comme convenu voici le programme des …semaines de séminaire sur l'information économique.
Je l'ai conçu très concret et pratique …. Ne pas entretenir la fiction de l'économie discipline théorique,
abstraite et incompréhensible.
Ce qui veut dire que l'accent sera mis de façon primordiale sur la micro-économie : les hommes, les
artisans, les entreprises et non sur la macroéconomie les théories, la stagflation ou les termes de l'é-
change, les ministres, les experts.
Amicalement
Georges Bornes
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
l'information économique. Choix d'un thème et d'un - Groupements régionaux à caractère économique
interviewé. Exercices pratiques sur le terrain. - Politique économique
Mercredi 17 juin : Rédaction de l'exercice de la veille. - Institutions économiques
Vendredi 19 juin : Préparation de l'enquête de la - Les sommets économiques
semaine suivante. Choix des thèmes. Répartition des - Economie nationale et internationale
rôles.
Lundi 22 juin : Départ sur le terrain pour l'exercice g) Analyses, interprétations et présentations de don-
collectif d'enquête. Chaque fin d'après midi : briefing nées économiques
des chefs d'enquête et du rédacteur en chef pour le h) Le rôle de la publicité dans la promotion commer-
suivi des travaux. ciale
Mardi 23 juin : Départ sur le terrain pour l'exercice
collectif d'enquête. Chaque fin d'après midi : briefing 4) Reportage sur les problèmes sociaux
des chefs d'enquête et du rédacteur en chef pour le Nous sommes partis du constat que les problèmes
suivi des travaux. Début de la rédaction. sociaux étaient très peu couverts par la presse écrite
Mercredi 24 juin : Rédaction de l'enquête. camerounaise ou les média en général, et que les
Jeudi 25 juin : Rédaction et mise en page. quelques reportages faits sur le sujet manquaient de
Vendredi 26 juin : Correction collective. Evaluation professionnalisme.
de l'ensemble du stage.
Le reportage politique (projet)
3) Reportage économique Vie de la cité au sens noble du terme, la politique pro-
Nous sommes partis du constat que la plupart des duit une richesse potentielle qui est sensée attirer le
journalistes camerounais manquaient d'informations lecteur. A condition que cette information soit traitée
précises et de modération dans leurs reportages sur les d'une manière attractive, donc " vendable ", en utili-
institutions et les activités économiques. La sant le large éventail des genres journalistiques.
Fondation espérait que cet atelier de formation des Voilà pourquoi, nous nous proposons d'aborder tout
aiderait à plus de précisions et à moins de subjectivi- ces genres, appliqués à la politique ; de la brève au
té dans leurs reportages ; d'autre part, qu'ils les aide- compte-rendu, de l'éditorial au portrait. Et tout parti-
rait à faire une utilisation beaucoup plus judicieuse culièrement le reportage et ses angles multiples, por-
des statistiques dans leurs reportages économiques. trait, interview, écho, indiscret, etc.
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Programme de formation
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nifier et conduire une interview ? - Qu'est-ce qu'ils peuvent faire (ne peuvent pas faire)
- Qu'est-ce qu'il faut observer dans les questions et pour améliorer leur situation ?
comment il faut les poser ? (comment il faut poser - Qu'est-ce qu'ils sont les conditions minimales pour
des questions critiques, la recherche de un journalisme d'excellence ?
questions qui produisent la vérité ou la information Logie et la législation
recherchée)
- L'avantage d'une interview face à face Le journaliste et sa profession :
- Les avantages et les désavantages de chercher des - Les idéals de journalisme, sont-ils praticables pour
informations par téléphone la profession ? Quelles exigences il y a pour le tra-
- Comment il faut exploiter les informations obte- vaille de journaliste en Côte d'Ivoire ?
nues par l'interview ? - Le Journaliste et la loi : les droits et les devoirs ;
- Le rôle de l'OLPED : Observatoire de la liberté de
3. Collecter et rechercher des informations la Presse, de l'Ethique et de la Déontologie en Côte
a) L'importance des informations documentaires d'Ivoire
b) Les sources des informations documentaires
- Comment il faut collecter, archiver et retrouver les 8. La rédaction des rubriques
informations documentaires ? a) Qu'est - ce qu'une chronique ?
- Comment il faut archiver des documents ? b) Les catégories de rubriques
c) Types de librairies et leur usage Le portrait
- Comment il faut consulter une librairie ? L'interview
Le récit
4. Relations publics et contacts La rédaction
- Qu'est-ce que veut dire " relations publics " l'exposé
- Comment il faut distinguer entre relation publics et La confession
journalisme ? Anthologie
- L'importance des relations publics pour le journaliste La colonne
La critique
5. L'importance des sources d'information c) Sources d'inspiration pour des rubriques
- Comment il faut établir et garder un réseau des La collection d'informations clés
sources d'information ? Informations issues de l'actualité
- Comment on détermine de contacter qui et pour quoi ? Informations issues de l'histoire
- Le journaliste et ses informants : quelle type de Sélection d'informations importantes
relation ? d) La Recherche d'informations
- La nécessité de anticiper et suivre e) La rédaction de l'article
f) La rédaction de l'introduction
6. La dynamique interne d'une rédaction Les lignes directrices pour la rédaction de l'article.
- Quelle relation il y a entre l'éditeur et sa équipe ? La qualité d'une bonne introduction
- Est-ce qu'il y a un conflit d'intérêts ? Les introductions frappantes
- Quelle influence exerce la famille et les relations Les introductions de conviction
d'éditeur sur les affaires quotidiennes d'un journal ? Les introductions sous forme de citations
- Les journalistes et l'équipe technique, sont-ils Directives pour la rédaction de l'introduction
contents ? Directives pour la rédaction de l'article
- Quelles circonstances influencent leur satisfaction
ou leur mécontent ? g) La rédaction de la conclusion
- Les journalistes, ils se sentent intégrés dans l'entre- h) Achèvement de l'article
prise ? i) préparation du manuscrit
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
L'expérience professionnelle des uns et des autres était variable. 50% des stagiaires étaient neufs
dans le métier. L'autre moitié était des professionnels de plus longue date et pour certains des jour-
nalistes d'expérience.
La différence eau n'a pas altéré l'intérêt des stagiaires pour la spécificité du programme
l'information économique. Les échanges entre formateurs et stagiaires ont dû cependant tenir comp-
te d'une demande forte des participants concernant les règles de base du traitement Je l'information,
économique ou non.
Ainsi, le programme de formation, sans jamais perdre de vue la spécificité "éco" de ces quinze jours
de travail, a fait une place à la révision du mode d'emploi des techniques journalistiques de base,
aussi bien dans les domaines de la rédaction (les divers genres : brèves, interview, reportage), de la
recherche de l'information, de l'angle que de l'éthique. Ces points ont tous trouvé une mise en appli-
cation immédiate à travers plusieurs enquêtes conduites dès le deuxième jour de stage sur le terrain.
Dans le même temps, nous nous sommes efforcés de progresser sur la connaissance des rouages les
plus simples de l'économie,
sur la définition des termes économiques les plus courants,
les données à connaître,
l'utilisation des chiffres, leur signification, leur emploi en matière journalistique, leur mise en per-
spective.
Nous avons étudié de manière plus détaillée le fonctionnement et la structure d'une entreprise des
éléments qui peuvent donner matière à reportage. Une fiche a été sur ce thème qui a suscité un grand
intérêt.
Nous avons établi à la demande des stagiaires une liste récapitulative non exhaustive des sources
d'information à disposition des journalistes, nationales, extranationales ou Et nous leur avons remis.
Toujours à leur demande un annuaire des fions et organismes économiques officiels ou étatiques ou
paraétatiques de leur pays.
Nous avons travaillé sur les concepts de micro et de macroéconomie à travers divers exemples tirés
d'une revue de presse internationale et de dépêches d'agences. Nous avons reçu en désintéressé et
efficace de la rédaction économique de la radio française RTL à Paris, qui nous a fait parvenir quo-
tidiennement le traitement de l'actualité africaine par les de presse internationales.
Le travail accompli sur le terrain a été assez intense. Il s'est déroulé en équipes, quatre groupe trai-
tant chacun un sujet. Les enquêtes ont fait l'objet d'un travail préparatoire assez qui a porté ses Fruits.
Pour chaque enquête, les stagiaires ont effectivement rencontré plusieurs interlocuteurs contactés par
la Fondation Friedrich Ebert.
La masse et l'intérêt des informations recueillies a favorisé un travail de synthèse établi far des grou-
pes. Les sujets ont été éclatés en leads et encadrés, brèves et tableaux pour reprendre les enseigne-
ments tirés de nos revues de presse.
Nous avons travaillé au traitement de rubriques de vulgarisation des chiffres de l'économie
Par le biais de jeux ou de "Quizz" (test à questions fermés) à proposer aux lecteurs.
L'économiste patenté de notre groupe a convaincu sa rédaction de l'intérêt d'une telle rubrique dans
son journal.
Les participants ont manifesté le désir d'utiliser les informations recueillies au cours du stage au
bénéfice de leurs propres titres. Nous avons informé nos interlocuteurs en conséquence et il est à sou-
ligner que chaque groupe a reçu le meilleur accueil de la part d'interviewés qui ont été questionnés
sans concessions.
La rédaction d'un journal de fin de stage a été vécue de manière passionnée et les difficultés de réali-
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Richard Réale
Mai 1998
Emploi du temps
Prise de contact
Douze stagiaires. Présentation d'une revue de la presse française, généraliste et spécialisée, en compa-
gnie d'Honorat de Yédagne, président de l'Association des journalistes économiques de Côte ivoire.
Exemples des différents traitements de l'information économique selon la spécificité des journaux,
généralistes ou spécialisés, les hebdomadaires et les dépêches d'agence.
Comparaison traitement d'un même sujet par des titres différents.
Discussions sur les genres, outils : le récit, l'interview, l'infographie, la photo, les tableaux, les brèves
etc.
Mardi
Revue de la presse ivoirienne.
Les infos économiques. Elles occupent le 1/10ème de la surface info. (25% dans la presse française).
Le choix des sujets éco adapté au lectorat de chaque quotidien. Exemple à travers une revue de pres-
se. La hiérarchisation de l'information. La vérification des informations, la détermination des sources.
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Détection d'informations non fondées mais cependant publiées dans la presse ivoirienne. Sujet à débat.
Ces informations se sont avérées fausses par la suite. La discussion a beaucoup porté le contenu d'ar-
ticles pauvres en information mais riches en commentaires et appréciations personnelles.
Tout notre travail de ces deux semaines s'est efforcé -avec succès- de rétablir la démarche inverse
Micro économie. Présentation de l'Entreprise. La manière de l'aborder. Son organisation, sa structure,
son fonctionnement.
Débat sur "information et publicité".
Ecrire un article sur une entreprise dont la vocation est de produire et de vendre posait un réel problè-
me à une partie des participants" Distinguo entre publireportage et information. Concevoir que produc-
tion et commerce ne sont pas synonymes de "publicité clandestine" a suscité une réelle réaction d'é-
tonnement. Certains ont affirmé qu'ils préféraient "ne rien écrire plutôt que de faire de la pub" à une
entreprise qui par définition a quelque chose à vendre.
Débat sur l'opportunité de donner au lecteur des informations concernant ses centres d'intérêt : équipe-
ment, consommation, épargne etc.
Détermination des sujets d'enquêtes à conduire sur le terrain, d'ici au milieu de la semaine prochaine.
Débat sur les sujets envisagés d'emblée, liés à l'actualité : grands travaux de l'éléphant. Politique tou-
ristique de la Côte d'Ivoire, Hausse des prix etc.
Mercredi
Revue de presse
Choix définitif des sujets : Citelcom, entreprise de télécommunication privatisée depuis un an par l'É-
tat, vendue à un consortium d'investisseurs français et ivoiriens, point sur la volonté étatique de déve-
lopper le tourisme de la Côte d'Ivoire, hausse des prix qui désarçonne la ménagère, rôle de l'épargne
dans notre société et outils nécessaires à sa collecte.
Préparation des plans et questionnaires. Prise de rendez-vous.
Parallèlement à la préparation des reportages et à la constitution de quatre équipes distinctes de repor-
ters, nous avons continué de découvrir les manières de traiter l'information économique que :
- les chiffres significatifs, leur usage, leur mise en perspective
- les sources d'information. Une liste recensant les sources les plus courantes et les plus accessibles sur
le plan local, national et international a été donnée aux stagiaires. Ceux-ci ont fait bon usage aussi de
l'annuaire des administrations ivoiriennes (source Internet) que les journalistes nous ont demandé de
leur fournir
Macro économie : l'exemple de la crise asiatique. Origines, conséquences. Son traitement média-
tique.
Jeudi
Reportage.
Rencontre avec le Président des hôteliers de Côte d'Ivoire dans son établissement du bord de mer près
d'Abidjan.
Travail sur dépêches de l'Agence France Presse que nous a faxées quotidiennement la rédaction éco-
nomique de RTL radio à Paris. Tri des dépêches économiques, rubrique Afrique.
Choix des informations, réécriture sous différents styles : brèves, papiers, billets
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Commentaires sur des articles parus dans la presse ivoirienne, comparés aux dépêches d'agence AFP
et Reuter traitant les mêmes sujets. Enseignement : un article doit être étayé par des faits qui nécessi-
tent un travail minutieux.
Reportage d'une équipe sur 4 reporters sur les marchés d'Abidjan. Interviews de consommateurs et de
commerçants.
Vendredi :
Interviews et rendez-vous
Suite des enquêtes sur le terrain
"Produits de première nécessité" :
- la hausse des prix sur quatre marchés d'Abidjan. Relevé des prix, reportage "vécu" : confrontation
des chiffres recueillis par les journalistes avec ceux de l'administration chargée de régulation et de l'ob-
servation du commerce. Explications du mécanisme de la hausse.
Lundi
Suite des enquêtes et des interviews
"Hausse des prix"
- Rencontre avec le président de la principale association de consommateurs de Côte d'Ivoire
"Le plan épargne" de la Côte d'Ivoire
- Interview des directeurs de Coopec, filiale du Crédit mutuel, première banque mutualiste du pays
- Rédaction des enquêtes
Mardi
- Entretien avec le secrétaire général du Synapostel, poids lourd des syndicats ivoiriens, sur la situa-
tion sociale et économique des collaborateurs de Citelcom, entreprise privatisée
- Rédaction des interviews et suite des enquêtes
Mercredi
Dernière relecture et fin de la saisie des articles.
Préparation du journal d'école
Maquette
Mise en page
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Jeudi
Rencontre des "économistes" avec un groupe de stagiaires travaillant sur le traitement de l'information
politique. Détermination d'une Une commune. Editorial commun. Travaux de mise en page poursuivis
tard le soir puis le lendemain.
Vendredi
Discussion générale. Les enseignements du stage. Les attentes.
Projection de reportages économiques réalisés par différentes chaînes de télévision françaises.
L'économie comme support d'émissions grand public (Emission "Capital" sur M6, par exemple
"Combien ça coûte ?"
Révision des notions découvertes et utilisées au cours du stage.
Souhait des participants de posséder un peu de littérature d'initiation pour leur permettre de confor-
ter et d'approfondir des notions fraîchement acquises.
L’âge du capitaine
Le statut professionnel et hiérarchique des journalistes sélectionnés, les
organes auxquels ils appartiennent, leur ancienneté dans le métier sont des
éléments d’information qui renseignent sur l’organisation de ces séminaires
de formation. En consultant les listes disponibles dans les archives de la
Fondation Friedrich Ebert, plusieurs constats s’imposent. Relativement au
cours de formation de base du 19 au 30 janvier, pour ne prendre que cet
exemple, sur les 51 sélectionnés de la presse :
1 est âgé de 23 - 2 de 24 - 5 de 25 - 10 de 28 - 4 de 29 - 8 de 30
3 de 31 - 2 de 32 - 4 de 33 - 1 de 34 - 1 de 39 - 1 de 42 - 2 de 46.
Les 23 journalistes retenus au nom de la RTI ont une tranche d’âge qui varie
entre 25 et 47 ans. Le plus ancien dans la profession, côté journalistes de la
presse, totalise à cette époque, c’est-à-dire en 1998, 15 années d’exercice ;
il s’agit de feu Lobo Kouassi de Fraternité Matin ; et les plus jeunes seule-
ment une année au sein de leurs rédactions respectives : Gbato Guillaume
de La Voie, Calvin Wandji et Sétou Banhoro du Populaire, Désiré Mohy du
32
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Démocrate, Tani Omer Abdel et Fidèle Néto de Top Visages sont tous entrés
dans la profession en 1997.
Les titres qui employaient ou emploient encore ces élus de"Projet Média"
forment un ensemble hétéroclite de quotidiens comme Fraternité Matin, Le
Jour, Soir Info, Notre Voie, etc., de magazines hebdomadaires tendance
people, show business ou sport tels que Top Visages, Roots Rock, Douze.
Les sélectionnés eux-mêmes proviennent de presque toutes les spécialisa-
tions, plus particulièrement pour les cours de formation de base.
Les séminaires de spécialisation organisés dans le cadre de "Projet Média"
n’échappent pas non plus à cette politique de sélection au petit bonheur la
chance, sans même un minimum de critères définis à l’avance en consulta-
tion avec les bénéficiaires et les organisations de la corporation. C’est ainsi
que les séminaires de spécialisation en Economie et en Politique ont réuni
des participants aussi bien de quotidiens d’information générale tels que
Fraternité Matin, Notre Voie, Soir Info, que d’Actuel, Top Visages, Match
Week-end tous des magazines culturels, sportifs et show business.
33
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
34
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
PROJET MEDIA
LISTE DES JOURNALISTES RTI SELECTIONNES
1er Groupe de 20 Journalistes
N° Nom et Prénom (s) Organes Date d'entrée Age
dans la profession
1 Eck About Radio Côte d'Ivoire
2 Mireille Akedier Radio Côte d'Ivoire
3 Aaron Badet Radio Côte d'Ivoire 28
4 Jean Pierre Méa Radio Côte d'Ivoire
5 Thierry Assuflé Radio Côte d'Ivoire 34
6 Akanda Ehouman C. Radio Côte d'Ivoire
7 Konaté Idriss Radio Côte d'Ivoire
8 Koné Lanciné RTI - TV1 37
9 Thérèse Yobouet RTI - TV1 41
10 Viviane Ahiman RTI - TV1 40
11 Ouattara Yao J. RTI - TV1 45
12 Touré Yerekpin RTI - TV1 47
13 Gnagno Noël RTI - TV1 42
14 De Medeiros C. Radio - Nostalgie 27
15 Diouf Aby Radio - Nostalgie 25
16 Dicoh Sarah Radio - Nostalgie 28
17 Bony Valérie Radio - Nostalgie 30
18 Georges Kablan Radio Espoir 27
19 Henri Niamké Radio Espoir 35
20 Etienne Tanoh Radio Espoir 27
21 Kiene Pierre Radio Espoir 27
22 Samson Aké Radio Espoir 31
23 Jean Baptiste Koffi Radio Espoir 28
35
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
3 ème
partie
Contenu et approche
pédagogiques
36
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
de stages de courte durée dans des rédactions qui n’étaient pas toujours tou-
tes outillées pour les suivre, les évaluer, les intégrer. La formation sur le tas
dans les rédactions n’avait aucune valeur pédagogique et se réduisait à la "
débrouillardise".
Autre difficulté liée à la culture africaine : quand le détenteur de la science est
plus jeune que celui à qui il doit la transmettre, cela ressemble à une inver-
sion des valeurs qui mettrait la sagesse à l’école de la jeunesse. Dans le pro-
jet qui nous intéresse, de tels blocages auraient peut-être pu être mis au jour
si le projet avait été mené à son terme et surtout évalué dans les règles. Les
jeunes, paraît-il, n’apprennent pas aux anciens. Mais à la vérité, l’ancien peut
avoir suffisamment de sagesse, mais pas forcément de science…
Se pose aussi et plus objectivement le problème de l’âge de l’apprentissage
quand il n’est pas pratiqué de façon formelle et systématisée dans une école.
Enfin, il est légitime de s’interroger sur les motivations de ces stagiaires du
type troisième âge. Si leur volonté d’apprendre est réelle, elle n’exclut pas un
certain opportunisme : se servir de ces passages au "Projet Média" comme
une valeur ajoutée qui permet de s’orienter vers d’autres métiers voisins –
qui ne sont en principe jamais assimilables au journalisme – plus particuliè-
rement ceux de la communication. Pour certains, apprendre un peu sur le tard
quand ce n’est pas sur le tas le métier de journaliste aurait pu contribuer à un
enfermement dans une forme de culpabilisation : avoir exercé le métier dans
l’ignorance complète de ses règles, et apprendre ces règles au seuil de la
retraite pour quoi faire ?
37
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
PROJET MEDIA
COURS DE FORMATION DE BASE DU 19 AU 30 JANVIER 1998
A LA FONDATION FRIEDRICH EBERT
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
PROJET MEDIA
COURS DE FORMATION DE BASE DU 19 AU 30 JANVIER A L'ISTC
LISTE DES JOURNALISTES SELECTIONNES
2ème Groupe de 20 Journalistes
N° Nom et Prénom (s) Organes Date d'entrée Age
dans la profession
1 Marie Adèle Pocka Frat - Mat 1987 30
2 Michel Pépé Frat - Mat 1993 29
3 Aby Yolande Actuel 1996 25
4 Dan Opeli La Voie 1995 33
5 Germaine Boni L` Jour 1995 30
6 Gaoussou Ouattara Le Jour 1992 31
7 Vaha Elisa Yayoua Soir Info 1994 33
8 Tanou Amoin Madeleine Soir Info 1993 30
9 Brigitte Guirathé La Nouvelle Republique 1990 33
10 Marce Benié La Nouvelle Republique 1993 34
11 Calvin Wandji Le Populaire 1997 31
12 William Varlet Asia Douze 1996 30
13 Litié Boagnon Douze 1994 34
14 Soom Junior Moriba Douze 1996 28
15 Tidiane Bakary Ouattara Le Démocrate 1995 28
16 Ouattara Bourahima Le Démocrate 1995 28
17 Diagne Maguette Top Visages 1996 24
18 M'Bra Désiré Top Visages 1996 23
19 Marc Lénoir Roots Rock 30
20 Sangaré Yacouba Roots Rock 30
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
PROJET MEDIA
COURS DE FORMATION DE BASE DU 19 AU 30 JANVIER 1998 A L'ISTC
LISTE DES JOURNALISTES SELECTIONNES
3ème Groupe
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
mener à terme tout ce qui avait prévu, c’était impossible, surtout que
l’on s’adressait à des journalistes en exercice dans des rédactions). La
plupart des thèmes proposés peuvent constituer à eux seuls des modu-
les d’une année académique, à temps plein.
Dans les documents auxquels nous avons eu accès, nous avons consta-
té qu’un des formateurs a reconduit un programme de formation déjà
mis en œuvre au Cameroun, et dans le courrier qu’il a adressé au repré-
sentant résident de la Fondation Friedrich Ebert de Côte d’Ivoire, il
parle encore du Cameroun. Preuve que c’est une proposition standard
qui peut ne tient aucun compte des spécificités de la presse ivoirienne.
On copie et on colle. Preuve aussi, et nous insistons sur cet aspect,
qu’aucune étude préalable, aucun sondage des concernés n’ont été
commis avant la conception de vaste et coûteux projet de formation.
Cette difficulté n’était pas insurmontable : il aurait simplement fallu
mettre en place des instruments de correction par rapport aux réalités
du terrain. Encore une fois, il s’agit du suivi et de l’évaluation.
Question 1
Qu’est-ce que ces séminaires de formation vous ont apporté sur le plan professionnel ?
44
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Réponses 1
Guirathé Brigitte :
. Une vue d’ensemble sur la méthode de travail en journalisme :
les techniques de prise de notes
les techniques rédactionnelles, surtout les phrases courtes et précises
des connaissances générales en secrétariat de rédaction ( comment disposer les photos pour qu’elles
soient plus parlantes, etc.
Un réseau relationnel au sein de la corporation. Important pour tout nouveau journaliste de créer son
tout premier réseau d’informations vérifiables sur le terrain.
Abi Yolande :
. Une plus grande aisance dans la pratique du métier. Surtout dans la façon d’aborder les différents
genres journalistiques.
Pépé Michèle :
. Une meilleure compréhension des techniques de rédaction.
Djidjé Marie-Adèle :
. J’ai particulièrement participé au " Projet Média" de l’Union européenne : journalisme en démocra-
tie. J’y ai appris le traitement de l’information de manière équilibrée.
Question 2
Qu’en avez-vous retenu d’essentiel ?
Réponses 2
Guirathé Brigitte :
. L’idée de faire des phrases courtes. Et qui respectent les réponses aux questions de base : Qui ? Quoi ?
Où, Quand ? Comment ? Eventuellement, pourquoi ?
Abi Yolande :
. Qu’un journaliste n’est pas un " créateur" d’événements, mais un rapporteur méticuleux de faits
avérés et soigneusement recoupés, quitte à laisser passer un scoop.
Pépé Michèle :
. Les échanges d’expériences pratiques soutenus par la théorie.
Djidjé Marie-Adèle :
. La concision, la précision et l’impartialité.
Question 3
Pensez-vous que les techniques rédactionnelles qui formaient l’essentiel du contenu de ces sémi-
naires constituaient une bonne offre de formation ?
Pourquoi ?
45
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Guirathé Brigitte :
. Oui.
. La plupart de ceux qui comme moi participaient à ces séminaires venaient directement de l’univer-
sité. La méthode rédactionnelle est complètement différente même si certains pensent que l’essentiel
est de donner un message logique. Ici, la profession a ses règles raison pour laquelle une formation
de base s’avère importante dans ce domaine.
Abi Yolande :
. Bien sûr !
. Vu qu’à l’époque (1998), nombre de jeunes journalistes exerçaient sur le tas.
Pépé Michèle :
. Oui.
. Parce qu’elles nous restituaient la base du métier de journaliste. Le tout soutenu par des livres.
Djidjé Marie-Adèle :
. Oui, absolument.
. Parce qu’on a toujours besoin de réapprendre.
Question 4
Si la formation des journalistes devrait reprendre, que proposeriez-vous ?
A – Genres journalistiques et techniques rédactionnelles ?
B – Ethique et déontologie du journalisme ?
C–A+B?
Réponses 4
Guirathé Brigitte :
. Si la formation devrait reprendre je proposerais les solutions A + B
Abi Yolande :
. Je proposerais une formation en plusieurs phases : théorique, pratique (immersion dans les rédac-
tions des journalistes) et situationnelle (stages dans d’autres rédactions). Ensuite cette formation doit
comporter les genres journalistiques et techniques rédactionnelles et l’éthique et la déontologie du
journalisme.
Pépé Michèle :
. Les genres journalistiques et techniques rédactionnelles plus l’éthique et la déontologie du journa-
lisme.
Djidjé Marie-Adèle :
. Je proposerais l’éthique et la déontologie du journalisme.
Question 5
Quel autre module de formation proposeriez-vous ?
46
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Réponses 5
Guirathé Brigitte :
. Je proposerais le photojournalisme (pour donner plus de mobilité au journaliste). La diction (la plu-
part des journalistes ivoiriens en ont besoin même ceux de la presse écrite).
N.B : En 1993, le séminaire de l’Unjci à l’Istc incluait déjà le secrétariat de rédaction, ce qui était
une bonne chose ne serait-ce que pour le choix des photos par un journaliste.
Abi Yolande :
. Le secrétariat de rédaction.
Pépé Michèle :
. Le secrétariat de rédaction.
Djidjé Marie-Adèle :
.Le secrétariat de rédaction.
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
4 ème
partie
Le dispositif de formation
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
5 ème
partie
Forces et faiblesses
56
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
taient que partiellement présents sur les lieux du séminaire. Une autre
variante : ceux qui venaient juste partager le repas commun de midi, la
pause-café, ou répondre présents à l’appel pour ne pas perdre le bénéfice du
per diem quotidien.
La formation, dans ces différents cas, devient presque secondaire. C’est
ainsi que, rarement, sur une vingtaine de participants en moyenne, moins de
la moitié suivent de bout en bout, sans une seule absence, les prestations des
encadreurs, les débats sur le métier. Cet absentéisme, bien évidemment, est
préjudiciable à la participation, à la nécessaire interactivité et au taux de
présence et d’assiduité. Mais, surtout, il met en évidence une certaine forme
d’irresponsabilité des journalistes qui, non seulement, se font payer pour
être formés, mais ne sont pas disciplinés. Ceux retenus par leur rédaction
donnent, par leurs absences, le sentiment qu’ils occupent indûment des pla-
ces qui auraient pu être profitables à d’autres. La question se pose alors de
savoir ce qu’ils tirent véritablement des séminaires auxquels ils participent
au nom de leur rédaction.
La possibilité de délocaliser ou de décentraliser les séminaires a été plu-
sieurs fois envisagée et même plus d’une fois appliquée. Si elle a atténué
les difficultés engendrées par la proximité, elle n’a pas résolu les autres pro-
blèmes, dont la perdiemmite.
57
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
rent des occasions de s’éclipser après avoir répondu présent aux appels.
Nécessairement, le per diem tombe. Pas grande chose, certes, mais 3.000
FCFA, ou même 2.500 FCFA par jour pour des rédacteurs payés à moins de
100.000 FCFA, voire 50.000 FCFA ou rien du tout le mois, ça permet de
tromper la misère.
L’instauration du per diem pour les séminaires répondait pourtant au souci
des organisateurs de faciliter le déplacement des participants qui ne dor-
maient pas sur le lieu de la formation mais étaient dispersés aux quatre
coins de la mégapole abidjanaise. Les difficultés de déplacement pour les
journalistes qui changeaient d’itinéraire à cause du séminaire étaient réel-
les. La solution apportée a malheureusement perverti les rapports des for-
més à la formation.
Mais le terreau était fertile. Le contexte prédisposait à cette pratique.
Salaires dérisoires, quand ils existent et quand ils sont payés (il se raconte
que certains recevaient de leur DP des bons d’essence qu’ils devaient
échanger dans des stations d’essence, que quand d’autres demandaient un
salaire, leur directeur de publication leur conseillait de se servir des pages
du journal pour se payer eux-mêmes), entreprises de presse informelles,
statut du journaliste presque inexistant, etc. Les conditions étaient réunies
pour une captation sans foi ni loi de toutes les rentes, dont les per diem des
séminaires.
Ainsi, osons le dire, ces pécules deviennent ou une variété de gombo ou en
tout cas son prolongement logique. Et puisque c’est collectif et c’est offi-
ciel, certains en faisaient presque une exigence qui conditionne leur parti-
cipation, quand ils sont retenus par leur rédaction, à des séminaires. Et cer-
taines fois, dès qu’on en annonçait un, la question devenue rituelle fusait :
y aura-t-il des per diem ?
A l’école de la théorie
Les genres rédactionnels et les techniques d’écriture journalistique étaient
58
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
un peu le veau d’or auquel les séminaires ont voué un culte. Ce n’est pas
sans intérêt. La confusion des genres qui connaît son âge d’or avec la pres-
se ivoirienne, une presse - de parti - essentiellement d’opinion qui mélange
allègrement faits et opinions, commentaires et information n’est pas sans
effet sur la confiance du lectorat et de l’achétorat. La nécessité de distinguer
les genres s’imposait. Aussi, l’apprentissage des techniques d’écriture de
ces genres ne pouvait-il être balayé du revers de la main. Des raisons non
négligeables qui expliquent, entre autres et pour une large part, le choix des
contenus des séminaires.
Mais l’une des faiblesses de l’option massive des seuls séminaires vient du
fait qu’ils favorisent des interventions genre cours magistraux, cela au
détriment de stages pratiques ou même d’exercices pratiques intensifs d’é-
criture. A l’exception du Projet Média" au cours duquel l’accent a été mis
sur la pratique par la création d’une rédaction, la conception, la rédaction et
la fabrication d’un journal ainsi que d’émissions radio, les autres séminai-
res étaient purement théoriques.
L’intérêt marqué pour l’apprentissage des genres et techniques rédaction-
nels dont fait état Richard Réale dans son rapport n’est pas exclusif des
stages pratiques. Nous le soulignions plus haut, il n’y en eut pourtant
presque pas ou si peu. Ce qui pose fondamentalement problème c’est sur-
tout cette absence de mise en pratique de la théorie. Qui aurait pourtant pu
être utilisé comme un excellent instrument d’évaluation des apprenants, de
validation du contenu et de la compétence pédagogiques des encadreurs.
L’objectif des séminaires n’est pas de faire de la formation diplômante,
mais plutôt une formation qualifiante. Ce n’est pas une mission impossible
si le temps de l’apprentissage n’est pas trop réduit, si chaque session de for-
mation ou d’initiation de base s’inscrit dans une certaine cohérence et une
logique pédagogiques, si une véritable politique de stages est conçue et
mise en pratique.
Le journal des stagiaires et l’antenne-stage, après la fin prématurée du
Projet Média, n’ont pas fait école au cours des séminaires post-projet de
l’Union européenne. L’argument de leur coût élevé n’est pas à négliger :
59
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
une liste, il sert juste à informer les encadreurs, sans plus, puisqu’il n’est
pas complété par le nombre d’années passées dans le métier ou même d’au-
tres renseignements à caractère professionnel sur chacun des participants.
Les listes qui parviennent aux organisateurs et qui sont utilisées par l’équi-
pe d’encadrement n’ont d’autre utilité que l’appel pour constater les présen-
ces ou les absences.
L’absence d’objectifs clairement exprimés, de suivi et d’évaluation pendant
et après les séminaires est un facteur qui favorise la sélection sans critères
ou selon la volonté du prince. La recherche et la fixation de résultats mesu-
rables et quantifiables n’ayant pas toujours présidé à l’organisation des
séminaires, il est clair que la mise en place de critères de sélection ne pou-
vait être un préalable.
61
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
PROJET MEDIA
SEMINAIRE DE SPECIALISAITON EN ECONOMIE
Du 18 au 29 Mai à la Fondation Friedrich Ebert
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
PROJET MEDIA
SEMINAIRE DE SPECIALISAITON EN POLITIQUE
Du 18 au 29 Mai à l’IPNETP
63
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
objectifs et les résultats attendus, suivre et évaluer les apprenants mais aussi
les encadreurs, et publier des rapports.
L’organisation des séminaires version 1990/2005 reposait sur le bénévolat.
Pour ce qui est des séminaires Unjci / Olped / associations professionnelles
spécialisées, l’organisation pratique, aussi bien à Abidjan que dans les villes
de l’intérieur du pays, était très souvent confiée à Abou Traoré journaliste à
Télévision nationale alors membre de l’Unjci qui s’est entouré d’une équi-
pe réduite, efficace dans les négociations pour la bonne exécution des bud-
gets des séminaires, la recherche d’espaces pour accueillir les sessions dans
de bonnes conditions, leur bon déroulement, etc. Elle avait acquis une
expertise incontestable dans l’intendance, mais elle ne semblait pas quali-
fiée pour les questions pédagogiques qui constituaient pourtant l’aspect le
plus important.
Dans de telles conditions, la création d’un comité pédagogique, en amont
de toutes les autres activités liées à l’organisation des séminaires, ressortit
à la seule compétence des organisateurs. L’absence de ce comité explique
celle d’une stratégie pédagogique inscrite dans une vision fondée sur la
recherche de résultats durables : professionnalisation, définition et planifi-
cation des termes et séquences pédagogiques, formation des formateurs,
etc.
. Beaucoup d’amateurisme dans l’organisation des séminaires et surtout dans la définition de l’approche et du
contenu pédagogiques.
. Pas de coordination pédagogique pour donner une logique et une cohérence pédagogiques aux séminaires.
. Manque de stratégie
. Motivation des participants conditionnée, pour une large part, par les per diem
. Participants parfois partagés entre leur travail au journal et la participation pleine et entière aux séminaires.
. Beaucoup de théorie et peu ou pas du tout de stages pratiques.
. La proximité des lieux où se tiennent les séminaires avec les rédactions des journalistes participants a été pré-
judiciable à leur présence régulière
. Pas d’instruments de suivi et d’évaluation de l’impact des séminaires sur le professionnalisme des participants.
64
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
- Injures au public (824 fois). 3. Notre Voie (117) à ne pas confondre avec la voie
- Injures de confrères à confrères ou non respect de qui vient en 6ème position
l'esprit de confraternité (383 fois) 4. Le Patriote (89 manquements)
- Incitation au tribalisme et à la xénophobie (351 fois) 5. Fraternité-Matin (58)
- Incitation à la révolte et à la xénophobie (243 fois) Curieusement, ces cinq mauvais exemples sur 5 ans
- Incitation à la débauche (78 fois) sont ceux qui sont les plus recherchés par les lecteurs
Sur la période de la transition (1er janvier 2000 à mi- qui, par l'achat, les classent dans cet ordre :
mars 2001 pour l'ensemble des médias, 25 à 20 publi- En juillet 2000
cations et antennes 1. Notre voie
- Injures au public (240 fois) 2. Le Patriote
- Incitation au tribalisme et à la xénophobie (89 fois) 3. Le National
- Injures de confrères à confrères ou non respect de 4. Fraternité-Matin
l'esprit de confraternité (75 fois) 5. Soir Infos
- Incitation à la révolte et à la violence (44 fois) En décembre 2000
- Incitation au fanatisme religieux (24 fois) 1. Le Patriote
Après 5 ans, les journaux les plus indexés sont les sui- 2. Notre Voie
vants : 3. Soir Infos
1. Le National (438 manquements) 4. Le National
2. Le Libéral (167) 5. Fraternité-Matin
biais de fausses missions dans des pays européens où ils n’exercent plus le
métier.
La transhumance des rédacteurs d’un titre à un autre est aussi un facteur de
déperdition pour les rédactions qui les ont proposés à des séminaires en
comptant sur eux pour avoir des "professionnels".D’autres, suite à des pro-
motions, sont absorbés par les tâches administratives et ne pratiquent prati-
quement plus. Ils ne sont pas généralement bien outillés pour transmettre
aux autres ce qu’ils ont appris ; d’ailleurs ils n’ont pas été formés à cet effet.
Quelle que soit la rédaction où ils posent leurs bagages, celle-ci ne tire pas
grand profit de leur apprentissage au cours des séminaires. Ils ne sont ni
formateurs ni des professionnels à l’autorité établie.
Les séminaires dits de spécialisation n’ont pas toujours donné un meilleur
résultat. La sélection hasardeuse, le manque de rigueur ont fait participer
des journalistes de magazines exclusivement culturels ou sportifs avec ceux
issus de quotidiens d’information générale à des séminaires sur le journa-
lisme politique ou économique qui se transformaient en partie en initiation
à l’écriture journalistique. Ceux qui prennent part à ces spécialisations sans
formation de base au journalisme tout en étant complètement néophytes en
économie partent handicapés. Comblent-ils leur handicap originel à la fin
de la formation ? Seule une enquête appuyée sur un suivi et une évaluation
aurait pu apporter des réponses à cette interrogation. L’on sait cependant
que quelques-uns, après l’initiation au journalisme économique ou poli-
tique, se sont retrouvés au sport, à la culture, aux faits divers. La présomp-
tion de professionnalisme que leur confère leur formation n’est pas judi-
cieusement exploitée. En voilà des spécialisations pour rien ou pour pas
grand’chose !
Et pourtant…
L’enthousiasme et l’engouement suscités par les séminaires étaient réels.
Toute la corporation ou presque a cru à leurs vertus formatrices et profes-
66
Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Conclusion /
Recommandations
En 2006, il semble plus aisé, avec du recul, de jeter un regard critique sur
la période 1990 / 2005. Nous indiquions dès le départ les limites de notre
étude. Mais cette étude était nécessaire quand bien même elle ne peut se
substituer à l’inexistence de rapports de chaque séminaire, de documents
contenant les conclusions de suivis et d’évaluations.
Les archives de la Fondation allemande Friedrich Ebert ont fourni l’essen-
tiel des documents existants auxquels nous avons eu accès. Ils fournissent
de nombreuses informations que nous avons exploitées et surtout analysées.
L’étude est essentiellement critique. Elle donne toutefois entre les lignes les
forces de la formule des séminaires. Mais l’objectif étant surtout de mettre
au jour ce qui n’a pas marché afin de ne pas répéter les mêmes erreurs, il
nous a paru plus indiqué de nous appesantir sur les dysfonctionnements, les
faiblesses.
La corporation reste encore aujourd’hui confrontée à la question de la for-
mation. Peut-être que les médias ivoiriens, d’un point de vue éditorial, se
sont améliorés ; peut-être que les journalistes ont acquis plus d’expérience
; peut-être que la question de la professionnalisation ne se pose plus dans
les mêmes termes ; peut-être que les besoins de formation, les attentes de la
profession, les priorités ne sont plus forcément les mêmes… mais il urge de
former, parce que rien ne remplacera la formation, qu’elle soit sur le tas,
qu’elle emprunte des voies plus formalisées.
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Étude sur la formation des journalistes ivoiriens de 1990 à 2005
Une formation…
…de qualité
La qualité de la formation, voilà l’une des exigences à laquelle la corpora-
tion doit apporter des réponses efficaces. La formule des séminaires a fait
son temps. Il s’agit donc désormais de mettre en place une stratégie péda-
gogique pilotée par des personnes ressources qualifiées et compétentes qui
ont une claire conscience des objectifs attendus, des moyens de les réaliser
appuyés sur une politique de suivi et d’évaluation rigoureuse dont les
instruments ont fait l’objet de validation.
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