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Les Valvulopathies

Le document présente les valvulopathies, qui désignent un dysfonctionnement des valves cardiaques, en détaillant les types, les étiologies, les signes cliniques et les traitements. Il explique les différences entre le rétrécissement et l'insuffisance valvulaire, ainsi que les conséquences physiopathologiques sur le cœur. Enfin, il aborde le diagnostic, incluant les examens nécessaires pour confirmer les valvulopathies et les options de traitement disponibles.

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Le document présente les valvulopathies, qui désignent un dysfonctionnement des valves cardiaques, en détaillant les types, les étiologies, les signes cliniques et les traitements. Il explique les différences entre le rétrécissement et l'insuffisance valvulaire, ainsi que les conséquences physiopathologiques sur le cœur. Enfin, il aborde le diagnostic, incluant les examens nécessaires pour confirmer les valvulopathies et les options de traitement disponibles.

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CHU de Ouahigouya

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Médecine Générale

LES VALVULOPATHIES

Dr Salam OUEDRAOGO
Médecin cardiologue
Objectifs
• Définir les différentes valvulopathies
• Reconnaitre les signes cliniques des
différentes valvulopathies
• Citer les étiologies des différentes
valvulopathies
I. Généralités (1/ )
I.1. Définitions
Une valvulopathie désigne un
mauvais fonctionnement des
valves cardiaques.
On distingue:
– rétrécissement valvulaire;
– Insuffisance valvulaire
–les deux à la fois
I. Généralités (1/ )
I.1. Définitions
• Le rétrécissement valvulaire : réduction
anormale de l’orifice valvulaire responsable
d’une gêne lors du passage du sang à
l’ouverture de celle-ci. Ce rétrécissement
peut toucher toutes les valves. Ainsi, on aura:
– Rétrécissement valvulaire mitral;
– Rétrécissement valvulaire aortique;
– Rétrécissement valvulaire pulmonaire;
– Rétrécissement valvulaire triscupidien;
I. Généralités
I.1. Définitions
• L'insuffisance valvulaire, également
appelée fuite, ou incontinence, est liée à
défaut d'étanchéité de la valvule lors de sa
fermeture responsable d’une fuite anormale
(c’est-à-dire d’un retour anormale en arrière
du sang). On distingue ainsi:
– Insuffisance valvulaire mitrale;
– Insuffisance valvulaire aortique;
– Insuffisance valvulaire pulmonaire;
– Insuffisance valvulaire triscupidienne.
I. Généralités
I.1. Définitions
• Une même valve peut être touchée par un
insuffisance et un rétrécissement valvulaire
dans ce cas, on parle de maladie valvulaire.
– Exemple: Maladie mitrale
• Si dans un cœur , plus d’une valve est
atteinte, on parle alors de
polyvalvulopathie.
– Exemple: polyvavulopathie mitro-aortique
(atteinte des valves mitrale et aortique)
I. Généralités
I.2. Rappel anatomique
• Le Cœur est constitué de 4 valves, dont la
fonction première est d’empêcher le reflux du sang
dans la cavité d’amont en se fermant et de
permettre le passage de sang à son ouverture
dans la cavité d’aval.
• On distingue:
– Les valves auriculo-ventriculaires, disposées entre l’
oreille et le ventricule:
• À gauche: la mitrale (entre l’OG et le VG)
• À droite : la triscupide (entre l’OD et le VD)
– Les sigmoïdes entre l’artère et le ventricule:
• À gauche: l’aortique (entre aorte- VG)
• À droite: la pulmonaire(entre artère pulmonaire et le VD)
Valve aortique
I. Généralités
I.2. Physiopathologie
• Les rétrécissements évoluent
progressivement avec une phase
asymptomatique durant laquelle la
découverte de la valvulopathie est fortuite,
puis survient une phase symptomatique.
• Les insuffisances ont deux modes
d’évolution:
– Une installation rapide: Insuffisance valvulaire
aiguë (symptomatique dès le départ)
– Une évolution progressive : insuffisance
valvulaire chronique avec un phase initiale
asymptomatique
I. Généralités
I.2. Physiopathologie
Dans le rétrécissement:
• En amont de la valve, il y a une
surcharge sanguine avec
augmentation du travail cardiaque
(hypertrophie) puis ultérieurement
une dilatation des cavités d’amont par
épuisement myocardique.
• En aval il y a une diminution du débit
sanguin.
I. Généralités
I.2. Physiopathologie
L’insuffisance valvulaire se caractérise surcharge
volumétrique avec:
• En amont, une distension des cavités d’amont si
évolution chronique (si évolution aiguë
augmentation des pressions d’amont).
• En aval, un baisse du débit cardiaque. Avec pour
conséquence une augmentation du travail du
ventricule, obligé de fournir un travail plus
important pour maintenir un débit identique. Pour
compenser cela, il va se dilater puis se fatiguer et
on aboutit à une insuffisance ventriculaire.
II. Etiologies
Les valvulopathies ont des causes variées :
• Causes organiques
– congénitales (malformations),
– inflammatoires (rhumatisme articulaire aigu),
– infectieuses (endocardite [infection des valves du
cœur]),
– dégénératives, liées à l'âge,
– ischémiques par insuffisance coronarienne
(angor, infarctus).
– etc,.
• Cause fonctionnelle
III. Clinique
• Circonstances de découverte
– Par des signes : essoufflement à l’effort puis
au repos, angine de poitrine ou perte de
connaissance (sténose aortique), palpitations,
œdème pulmonaire, insuffisance cardiaque.
– soit de façon fortuite par l’auscultation
cardiaque qui constate :
• un souffle de rétrécissement ou de régurgitation
• Un trouble du rythme cardiaque .
Insuffisance Mitrale (IM)
• CIRCONSTANCES DE DÉCOUVERTE
– Découverte d’un souffle a l’occasion d’une
visite systématique.
– Signes fonctionnels.
– Complication, par exemple : œdème aigu du
poumon ou fibrillation atriale.
– Bilan d’une fievre (forme endocarditique).
Insuffisance Mitrale (IM)
• VI.2 SIGNES FONCTIONNELS
– Absents si IM modérée.
– Dyspnée d’effort.
– Dyspnée de repos.
– Orthopnée ;
– Dyspnée paroxystique nocturne.
– Œdème Aigu du Poumon
Insuffisance Mitrale (IM)
Examen cardiaque
• Palpation: Choc de pointe augmenté
d’amplitude, élargi et dévié vers le bas et la
gauche. Il est parfois associé à un
frémissement systolique.
• Auscultation cardiaque:
– un souffle holosystolique d’intensité maximale à
la pointe irradiant à l’aisselle le plus souvent
– Un trouble du rythme
• Signes d’insuffisance cardiaque
Rétrécissement Mitral (RM)
• CIRCONSTANCES DE DÉCOUVERTE
– Signe d’insuffisance cardiaque
• Gauche: La dyspnée d'effort est le maître symptôme de la maladie,
survenant pour des efforts. Dans les formes sévères peuvent survenir des
œdèmes pulmonaires, le plus souvent à l'effort, parfois au repos avec crise
nocturne. Des hémoptysies, et un œdème pulmonaire survenant
pendant la grossesse, sont également des modes de révélation.
• globale avec Les hépatalgies d'effort surviennent tardivement dans
l'évolution de la maladie et témoignent d'une valvulopathie parvenue au
stade d'insuffisance cardiaque droite.
– Les palpitations peuvent être un motif de consultation et
sont en rapport avec la survenue de troubles du rythme
cardiaque.
– Un accident embolique systémique, en particulier cérébral
(AVC), est un mode de révélation heureusement plus rare
mais particulièrement dramatique du RM chez ces sujets
jeunes.
Rétrécissement Mitral (RM)
Examen cardiaque
• Frémissement diastolique palpable à
l'apex dans les formes sévères
• L'auscultation cardiaque en décubitus
latéral gauche perçoit, à l'apex un
roulement diastolique.
• Signes d’insuffisance cardiaque
Rétrécissement Aortique (RAo)
• CIRCONSTANCES DE DÉCOUVERTE
– Fortuite L’apparition des symptômes est
précédée d’une longue période asymptomatique
qui peut durer plusieurs années.
– Signes fonctionnels: les trois maitres symptômes
du rétrécissement aortique. Quand ils
apparaissent, le pronostic vital est mis en jeu:
• L’angor,
• la syncope d’effort
• la dyspnée d’effort :
Rétrécissement Aortique (RAo)
EXAMEN CLINIQUE
• La palpation
– Anomalies de la pulsatile artérielle : le pouls est en général faible
– Frémissement à la palpation cardiaque qui en général, traduit la
présence d’un rétrécissement aortique significatif.
– Dans les cas évolues : élargissement du choc de pointe qui est
dévie en bas et a gauche signant la dilatation du ventricule
gauche.
• Auscultation cardiaque
• Souffle systolique, éjectionnel, intense, rude, râpeux, au 2e IEC droit
et irradiant dans les vaisseaux du cou
• L’examen recherche des signes d’insuffisance cardiaque
Insuffisance Aortique (Iao)
CIRCONSTANCES DE DÉCOUVERTE
• le plus souvent, il s’agit d’une découverte fortuite en
cas d’IA chronique (souffle entendu lors d’une visite de
médecine du travail ou d’une consultation pour une
autre raison…).
• Découverte par une complication, notamment EI.
• De nos jours, découverte tardive au stade
d’insuffisance cardiaque (Insuffisance Cardiaque)
• Signes fonctionnels
– Dyspnée d’effort, a quantifier (classification New York
Heart Association
– Angor d’effort et parfois de repos (fonctionnel) ; rarement,
en cas d’IA massive.
Insuffisance Aortique (Iao)
SIGNES PHYSIQUES
● Artères périphériques hyperpulsatiles, battements
artériels parfois apparents au niveau du cou + autres
signes d’hyperpulsatilité artérielle périphérique…
● Elargissement de la pression artérielle différentielle,
avec abaissement de la pression diastolique, traduisant
une IA sévère.
● Choc de pointe étalé, dévié en bas et a gauche : choc
≪ en dôme ≫.
● Souffle diastolique au foyer aortique et irradie le long
du bord sternal gauche ; il est mieux entendu lorsque le
patient est assis ou debout, penche en avant.
IV. Diagnostic
• Les valvulopathies mineures peuvent
passer inaperçues. Toutefois, même à ce
stade, elles se compliquent volontiers
d'endocardite, des troubles du rythme
(palpitations), des malaises, un angor
(angine de poitrine), des signes
d'insuffisance cardiaque (gêne
respiratoire). Les symptômes peuvent
n'apparaître qu'à l'effort avant de devenir
permanents.
IV. Diagnostic
• Toute anomalie valvulaire importante
retentit sur l'oreillette ou le ventricule, en
amont de la valvule atteinte : dilatation
de l'oreillette, dilatation du ventricule ou
épaississement de sa paroi. De plus, le
travail du cœur s'en trouve augmenté, ce
qui explique l'évolution possible vers une
insuffisance cardiaque.
IV. Diagnostic
Le Diagnostic est confirmé par les SIGNES
ÉCHOCARDIOGRAPHIQUES
L’échocardiographie-doppler permet de :
– confirmer la valvulopathie
– quantifier son importance (la sévérité de
l’atteinte)
– préciser le retentissement :
• Sur les cavités
• les pressions droites et des pressions de remplissage
du VG ;
– déterminer l’étiologie;
– rechercher d’autres atteintes valvulaires,
IV. Diagnostic
• D’autres examens complémentaires sont
nécessaires:
– électrocardiographie,
– radiographie du thorax,,
– cathétérisme cardiaque (introduction dans un
vaisseau périphérique d'une sonde poussée
jusqu'au cœur).
– Epreuve d’effort
– Etc.
V. TRAITEMENT

• Les valvulopathies mineures relèvent


d'une surveillance médicale permettant en
particulier la prévention de l'endocardite,
notamment par la prise d'antibiotiques
avant et pendant les soins dentaires ou
toute intervention chirurgicale sur foyer
infectieux.
V. TRAITEMENT
• Parmi les valvulopathies sévères,
– certaines peuvent bénéficier d'une
valvuloplastie « médicale », par dilatation de
l'orifice à l'aide d'une sonde à ballonnet.
– Les autres peuvent relever de deux types de
traitement chirurgical.
• La valvuloplastie (reconstitution de la forme de la valvule).
• Le remplacement de la valvule par une prothèse mécanique
ou par une greffe de valves biologiques, dite bioprothèse.

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