PFE Final
PFE Final
UNIVERSITE BLIDA 1
FACULTE DE TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT DE GENIE MECANIQUE
Thème :
Co-Dirigé par :
[Link]
Ce travail a été réalisé au niveau de laboratoire SDM de département de génie mécanique, de l’université de
Blida 1. Je tiens à remercier la responsable du laboratoire Mm Bouaafia de sa disponibilité et son aide précieuse pour la
réalisation de ce travail. Merci encore une fois.
Je tiens avant tout à exprimer ma reconnaissance la plus chaleureuse à mon Co- promoteur Monsieur
[Link], qui a su me soutenir dans les problèmes rencontrés et les difficultés que l'on trouve à l'orientation d'un
tel travail. Qu'il trouve en ces quelques lignes l'assurance de mon profond respect et de mes sentiments de gratitude.
J'exprime ma gratitude à Pr Hadji, qui ont accepté de consacrer leur temps pour nous fournir l’acier
inoxydables 17-7 Ph.
Je tiens à exprimer mes remerciements à Benzohra Oussama, Benchamma Mohamed Yacine, Chiker Nabil,
Cheboukhi Abdellah, Benachour Mohamed, Satour Youcef, Sahar Ebrahim, pour leurs encouragements et leur
sympathie.
Je remercie tous les membres de jury de cette thèse. Je le prie de trouver ici l'expression de mes plus sincères
remerciements.
Mes vifs remerciements vont également à ma famille, mes chers parents pour leurs soutiens, compréhension et
patience tout au long de mon cursus.
Enfin, que toutes les personnes qui ont contribué de loin ou de près à la réalisation de ce travail trouvent ici ma
profonde reconnaissance.
Behlouli Hamza
Dédicace
Je dédie ce travail
À ma belle famille
L’acier utiliser dans cette étude 17-7 ph, a subit des traitements thermique (mise en
solution + durcissement) et thermochimique (nitruration + cémentation).
Le durcissement contribue à créer des précipite sous la forme des particules d’aluminium de
seconde phase. Ce qui gêne le mouvement de la dislocation par des obstacles puissants
(précipités), Ce qui permet d'obtenir une augmentation de la dureté.
Les pièces traités a été caractérisé par la microscopie optique, et l’essai de dureté Vickers, et
l’essai de microdureté Vickers, et l’essai d'usure.
Cette étude comparer les résultats expérimentaux concernant aussi bien les comportements
microscopiques.
Introduction général…………………………………………………………………………… 1
I.2.1 Introduction………………………………………………………………………...7
I.3.1 Introduction………………………………………………………………….…....19
I.3.6.1 Introduction……………………………………………………………….23
I.4.1 Introduction……………………………………………………………………….28
I.4.2 définition………………………………………………………………..………..28
I.4.5 La Trempe………………………………………………………………………..31
I.4.6 Le Revenu…………………………………………………………………..…….32
I.3.6.1 Définition…………………………………………………………………32
I.4.7 Le Recuit…………………………………………………………………………33
I.5.1 Généralités……………………………………………………………….………..36
I.5.2 Cémentation………………………………………………………………………37
I.5.3 La nitruration……………………………………………………………………...39
I.5.3.1 Principe……………………………………………………………..…….40
I.5.3.2 Applications……………………………………………………………....40
I.5.3.6 Avantage……………………………………………………………….…44
I.5.3.7 Inconvénients………………………………………………………..……44
I.5.4 La carbonitruration………………………………………………………………...44
I.5.5 Boruration…………………………………………………………………..……..44
II.1 Introduction…………………………………………………………………………………...47
II.2.2 Applications……………………………………………………………………...48
II.3 Préparation des échantillons et de creuset……………………………………………...…...48
II.3.1 Découpage……………………………………………………………..…………48
II.5.3.1 La trempe………………………………………………………………...57
II.5.3.2 Le revenu…………………………………………………...……………58
II.6.1 L`enrobage……………………………………………………………………….59
II.6.2 Le polissage……………………………………………………………………...60
III.1 Introduction…………………………………………………………………………………..66
Conclusion générale………………………………………………………………………………..77
Liste des figures
Chapitre I
Figure I.5.2 Changement ayant lieu lors des traitements à haute température………………38
Figure II.2 l’échantillon utilisé dans notre étude set leurs dimensions…………………...….49
Figure II.8 creuset avec une couche d’argile avant de traitement de la nitruration.…………53
Figure II.19 les pièces dans le four au cours de traitement thermique de la trempe……...….57
Chapitre III
Figure III.7 Histogramme montre les résultats dureté des déférents types traitements……...72
Tableau I.1.1 les caractéristiques mécaniques des aciers à haute résistance [4]…….………04
Le choix d'un matériau pour une application donnée nécessite de s'assurer sa durabilité dans
ses conditions d’emploi, Aujourd’hui les objectifs techniques et économiques des industriels
de tous les secteurs vont dans le sens de la réduction des coûts et de l’amélioration des
performances. Les pièces constitutives de machines ou équipements, de dimensions de plus en
plus réduites, doivent résister à des sollicitations nombreuses :
sollicitations internes : contraintes mécaniques, fatigue, fluage... ;
sollicitations externes : frottement, abrasion, température, érosion, fretting... ;
sollicitations environnementales : corrosion, oxydation, attaque chimique,
chaleur...
Les traitements thermochimiques vont permettre de conférer à chaque zone la propriété de
surface nécessaire à son fonctionnement, tout en autorisant des choix de matériaux de base
compatibles avec les propriétés à cœur recherchées [1].
Les traitements thermochimiques concernent cependant toutes les familles de procédés qui
conduisent à une transformation chimique par diffusion de la zone superficielle des pièces
traitées, la masse est modifiée, mais les dimensions sont inchangées [2].
Nous évoquerons également les limites de cette technique est sa place dans les procédés de
traitements de surface.
1
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
CHAPITRE I
I- Synthèse Bibliographique
Les aciers et les fontes sont les matériaux métalliques les plus utilisés dans les différentes
branches de l’industrie. Un acier est un alliage de fer et de carbone dont la teneur en carbone
est ≤ 2 %, Selon leur usage, les aciers et les fontes, sont classées en plusieurs groupes [4].
Dans les groupes des aciers de construction, on trouve les aciers au carbone et les aciers alliés,
destinés à la fabrication des éléments de machines, utilisés dans la construction des ouvrages
d’art et des édifices. La teneur en carbone dans ce groupe d’aciers ne dépasse pas 0,5 à 0,6 %.
Un acier de construction doit posséder en plus des bonnes propriétés mécaniques, de bonnes
propriétés technologiques telles que se prêter bien au formage (laminage; forgeage,
emboutissage, etc.), à l’usinage, au soudage, avoir une pénétration de trempe élevée et une
faible aptitude aux déformations et aux tapures de trempe.
Il existe des centaines de nuances d’aciers de construction. Les aciers de construction sont
élaborés dans des fours martin (acides et basiques), dans des fours électriques ouverts et dans
des convertisseurs à soufflage supérieur [3].
Ce sont les aciers utilisés après trempe et revenu à haute température et contenant entre 0,3 et
0,5 % C. Les aciers d’amélioration doivent avoir une limite élastique élevée, une faible
susceptibilité à l’entaille, une bonne pénétration de trempe et une faible aptitude à la fragilité
de revenu.
Les nuances contenants entre 0.35 et 0,45 % s’emploient surtout pour les pièces de sections
relativement petites, ou sollicitées par des charges relativement faibles. Pour des pièces
volumineuses, on emploi les aciers alliés pour augmenter la pénétration de trempe. Pour des
pièces encore plus grandes, on utilise les aciers fortement alliés exposés ci-après [3].
2
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
La dureté obtenue dans la couche nitrurée est d’autant plus élevée que le teneur en aluminium
est plus forte. Pour obtenir une résistance au cœur, plus importante, on augmente la teneur en
carbone (jusqu'à 0,5 %), en gardant inchangée celle de l’aluminium [4].
Ces prescriptions correspondent, dans une grande mesure, aux aciers martensitiques de
vieillissement qui contiennent très peu de carbone (< 0,03 %) et appelés aciers « Maraging ».
Ce sont les ferronickels martensitiques traités par durcissement structural. Ils sont souvent
additionnés de cobalt, de molybdène, de niobium, etc., pour assurer le vieillissement.
Le plus utilisé des aciers Maraging est le Z3 NKDT 18-9-5 contenant 18 % Ni, 9 % Co, 5 %
Mo, et 0,7 % Ti. Son traitement thermique comporte un recuit d’une heure à 820°C avec un
refroidissement à l’air, suivi d’un traitement de vieillissement de 3 heures à environ 480°C.
Les caractéristiques mécaniques après recuit et vieillissement sont portées dans le tableau ci-
dessous. [4]
3
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Tableau I.1.1 : les caractéristiques mécaniques des aciers à haute résistance [4]
Cet acier se distingue donc par ses bonnes propriétés de résistance et de ductilité. A l'état
trempé, il se prête bien à l’usinage, au corroyage et au soudage. Les aciers martensitiques de
vieillissement s’emploient dans les industries aéronautiques, navales, dans les constructions
d’appareils de mesure et de contrôle, etc. [4]
Ces aciers n’ont pas une dureté particulièrement élevée, mais ils possèdent une aptitude
remarquable à s’écrouir sous l'effet de faibles déformations plastiques. Ils ont de ce fait, une
très bonne tenue au frottement, convenablement traités, ils sont très peu fragiles. Leur haute
aptitude à s’écrouir, les empêche d’être usinables et ils ne peuvent être mis en forme que par
moulage et rectification. Après coulée, ils sont constitués d’austénite et de carbure en excès
(Fe, Mn) C, qui se précipite aux joints de grains en altérant la résistance et la ductilité.
3
Les aciers austénitiques au manganèse conviennent pour des pièces de frottement (rails de
chemins de fer, godets d’excavateur, mâchoires de concasseur, etc.). L’acier le plus connu de
cette catégorie est l’acier ‘’Hadfteld’’ de désignation normalisée Z 120 M 12, dont les
caractéristiques mécaniques sont consignés dans le tableau ci-dessous.
4
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les aciers martensitiques au chrome sont des aciers résistants à l’usure, usinables et qui
peuvent imposer une certaine conservation de dimensions. Il existe deux catégories :
Les aciers, de la deuxième catégorie, correspondent à la nuance 100 C 6, qui est une nuance
d’acier pour roulements, ils ont une très haute dureté à l’état traité. Dans le cas des pièces
volumineuses, pour lesquelles la trempabilité du 100 C 6 est insuffisante, on rajoute (0,2 à
0,4) % de molybdène sans faire varier la composition chimique du carbone et du chrome. [4]
Le besoin d’aciers pour emploi à haute température se fait sentir dans les domaines industriels
suivants :
5
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
La résistance à chaud peut être améliorée par addition d’éléments d’alliages à la solution
solide. Ceux-ci renforcent l’énergie de liaison interatomique et retardent le processus de
diffusion, tout en élevant la température de recristallisation. Les aciers, pour emploi à haute
température, atteignant les 950°C (pointes d’outils de coupe en service), sont élaborés à base
de nickel, de fer et de cobalt, alors que ceux atteignant des températures encore plus élevées
(1200 à 1500) °C, sont réalisés à base de chrome, de molybdène et d'autres éléments
difficilement fusibles. Parmi les aciers résistants à chaud, on peut citer les aciers perlitiques,
martensitiques et austénitiques. [4]
Les aciers à outils sont des aciers au carbone et alliés à plus de 0,5 % C. Ils sont caractérisés
par :
Dans le cas général; ce sont des aciers hypereutectoïdes et lédéburitiques, dont la structure
après trempe et revenu à basse température se compose de martensite et de carbures. Pour les
outils qui demandent une ductilité relativement élevée (matrices de formage à chaud), on
emploie des aciers hypoeutectoïdes. Après trempe et revenu à haute température, ils
acquièrent une structure de sorbite [4].
6
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
I. 2.1 Introduction
Les aciers ont en général une mauvaise résistance à la corrosion. De nombreux essais ont été
faits pour les protéger. Ils sont de deux types : ajout d’éléments à l’acier lors de la
fusion ou dépôt d’une couche protectrice sur le produit fini.
Ces aciers sont rendus résistants à la corrosion par la création naturelle d'une couche dite de
passivation. Les matériaux les plus oxydables sont les plus corrodables, et les matériaux
les plus corrodables sont les plus passables. Ainsi le chrome, plus oxydable que le fer
est l'additif majeur des aciers inoxydables. Allié au fer et au nickel, il provoque la formation
sur leur surface un film d’oxyde ultrafin et inerte, riche en chrome qui est capable de ralentir
ou même d'arrêter totalement la corrosion.
4 Cr + 3 O2 → 2 Cr2O3
2 Ni + O2 → 2 NiO
7
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
L’histoire des aciers inoxydables est fortement liée à celle du chrome et aux travaux du
chimiste français Nicolas-Louis Vauquelin (1763-1889) qui a découvert ce métal en 1797.
Puis, Berthier, un autre français fait en 1821 les premières observations des propriétés
«Inoxydables» du fer allié au chrome [6].
En 1904, Léon Guillet puis Albert Portevin publièrent une série d’études relatives à la
structure et aux propriétés des alliages fer-chrome couvrant les nuances martensitiques à 13 %
de chrome et les nuances ferritiques à 17 % de chrome. En 1909, L. Guillet publia une étude
sur les aciers inoxydables au chrome-nickel complétant ainsi ses études précédentes sur les
alliages fer-chrome. A la même époque le métallurgiste allemand W. Giesen fit des
recherches comparables. Les études de L. Guillet, A. Portevin et W. Giesen permirent ainsi,
dès 1909, de classer les aciers inoxydables en fonction de leur structure et de définir les trois
familles principales : martensitique, ferritique et austénitique [6].
Le passage au stade industriel est attribué à Harry Brearley pour les aciers inoxydables
martensitiques. Il serait à l’origine de la première élaboration réalisée à Sheffield en 1913.
Un mérite analogue reviendrait aux allemands Benno Strauss et Eduard Maurer pour la
production des aciers inoxydables austénitiques et aux américains Frederick Becket et
Christian Dantsizen pour celle des aciers inoxydables ferritiques [6].
La première description de la passivité des aciers inoxydables est attribuée à l’allemand Philip
Monnartz. Les recherches ultérieures ont porté sur le rôle des éléments d’alliage. Elles ont
conduit à la mise au point des nuances à durcissement structural dont les propriétés aux
températures élevées ont été mises en évidence par Pierre Chevenard. Au début des années
1930 J. Hochmann a découvert les nuances biphasées austénoferritiques appelées de nos jours
duplex [6].
Les aciers inoxydables présentent une grande variété de structures et donc de propriétés
physiques, mécaniques et surtout chimiques. La principale propriété de ces aciers est
leur excellente résistance à la corrosion, ce qui leur donne une durée de vie quasi
exceptionnelle dans la très grande majorité des milieux. A cette propriété fondamentale,
8
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
En raison de leur résistance à la corrosion et de leurs finis de surface de tout premier rang,
les aciers inoxydables jouent un rôle prépondérant dans l’industrie aéronautique,
chimique, pharmaceutique et agroalimentaire, les cuisines professionnelles, l’architecture
et même la bijouterie.
9
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les aciers inoxydables ont été mis au point pour résoudre les problèmes de corrosion humide
posés par les alliages ferreux. Comme les autres aciers, ce sont des alliages
métalliques à base de fer (alliage : fer-carbone) à teneur en carbone variant de 0,02 à 1%v
(pour éviter la précipitation de carbures aux joints de grains) et qui doivent contenir au moins
10,5% de chrome et contenant éventuellement d’autres éléments d'alliage soit de type
interstitiel comme le carbone ou l'azote, soit de type métallique tels que le nickel, le
molybdène, le titane... etc. [5].
La fabrication des aciers inoxydables comporte quatre étapes principales qui sont, par ordre
chronologique :
l’élaboration qui comprend elle-même une phase de fusion dans un four à arc suivie
d’une opération d’affinage ;
la coulée soit sous forme de lingots, soit de plus en plus par coulée continue ;
la transformation à chaud le plus souvent par laminage et plus rarement par forgeage ;
la transformation à froid par laminage pour les produits plats et par tréfilage pour les
produits longs.
10
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les aciers sont composés de plusieurs éléments dont chacun joue un rôle sur leurs
structures et leurs propriétés. Etant donné le nombre important d’éléments qui interviennent
dans la composition des aciers, il n’est pas possible d’établir des diagrammes de phases.
Toutefois, il est utile de connaître les diagrammes de phases binaires entre le fer et les autres
éléments.
Avant d’examiner les différents diagrammes d’équilibre, il est nécessaire de rappeler les
variétés allotropiques du fer pur [6], schématisées sur la (Figure I.2.1). Il possède trois
variétés de structure cristalline entre 0° et la température de fusion. Entre l’ambiante et
910°C, le fer a une structure cubique centrée, c’est le fer α. A partir de 910 °C, il se
transforme en fer γ dont la structure est cubique à faces centrées et une nouvelle
transformation intervient à 1400 °C jusqu’à 1538°C pour donner le fer δ dont la structure est
cubique centrée.
11
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les éléments d’alliage, et leurs proportions, peuvent modifier le diagramme d’équilibre Fer-
carbone. Certains éléments, comme le chrome, tendent à favoriser la cristallisation en phase
α, ils sont dits « alphagènes ».Comme le montre le diagramme fer-chrome (figure I.2.3) sur
lequel le domaine α est très étendu. Le domaine γ est donc réduit à une zone fermée
appelée « boucle γ ».
12
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
%Cr <13: ces alliages ont la possibilité d’être austénites totalement ou partiellement et
peuvent donc subir la transformation γ → α par refroidissement lent ou rapide.
%Cr >13: ces alliages toujours ferritiques, ne peuvent pas subir de durcissement par
trempe martensitique.
Pour des températures en dessous de 820°C, et pour des teneurs suffisantes en Cr, il y
a possibilité d’apparition d’une phase intermédiaire dite phase σ fragilisant [6].
Une dernière transformation peut se produire entre 400 et 550 °C (figure I.2.3). Il s’agit d’une
démixtion vers 475 °C de la phase α (une solution solide de substitution) en deux
phases ferritiques dont l’une à teneur plus élevée en chrome est connue sous le terme de phase
α`qui se présente sous la forme de très fins précipités dans la matrice α. Ce mécanisme est
analogue à un phénomène de durcissement structural mais il peut entraîner une fragilisation
de l’alliage [6].
13
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Figure I.2.4 Diagramme d’équilibre fer-chrome à des températures inférieures à 850 °C [6].
14
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
La phase γ du système Fe-Cr est présente avec une large extension en composition et
en température et participe à des équilibres bi et triphasés.
La (figure I.2.6) qui est une coupe du diagramme ternaire Fe-Cr-Ni montre clairement
le déplacement de la boucle γ vers les teneurs élevées en chrome lorsqu’on augmente la
teneur en nickel [6].
15
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les éléments additionnels sont divisés en deux familles: les éléments alphagènes (silicium,
aluminium, chrome, molybdène, tungstène, titane, niobium) et les éléments gammagènes
(nickel, manganèse, azote, carbone, cuivre, cobalt). Certains éléments ont des effets plus
importants que d’autres, notamment l’azote et le carbone dont l’effet gammagène est environ
trente fois plus puissant que celui du nickel.
16
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Le chrome (Cr)
Élément de base de tous les aciers inoxydables qui offre la résistance à la corrosion par la
formation d’un film passif en se combinant avec l’oxygène et augmente la résistance
à la corrosion (sauf en milieu sulfurique) et la résistance à l'oxydation à chaud.
Le molybdène (Mo)
C’est un élément alphagène qui, ajouté à raison de quelques pourcents, améliore la qualité du
film passif, en particulier en milieux chlorurés et acides, à l’exception des solutions
nitriques bouillantes.
Le silicium (Si)
C’est un élément également alphagène, il augmente la résistance à la corrosion et améliore les
propriétés d’emploi à haute température ce qui lui confère une bonne résistance à
l’oxydation à chaud dans le cas de l’acide nitrique mais diminue la résistance à la fissuration
lors du soudage.
Le vanadium (Va)
Il est un fort stabilisateur de ferrite. Avec la présence du nickel, il augmente la résistance
mécanique [5].
Le titane (Ti)
Doit être utilisé à une teneur qui dépasse le quadruple de la teneur en carbone. Il évite
l'altération des structures métallurgiques lors du travail à chaud, en particulier lors des travaux
de soudure.
17
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Le niobium (Nb)
C’est un élément alphagène, il se combine avec le carbone dans les aciers inoxydables et
forme les carbures pour s’opposer à la corrosion intergranulaire.
Le nickel (Ni)
Au-delà de 6 % à 8 %, sa présence se traduit par un effet gammagène et l’acier devient
austénitique à toutes températures [8]. Il élargit ainsi le domaine d’existence de l’austénite. Il
favorise la mise en œuvre par déformation plastique, améliore la résistance à la corrosion, en
particulier la résistance à la corrosion sous tension, il affine le grain et améliore la ductilité.
Le nickel a une influence favorable sur la trempabilité, la résistance au choc et la ténacité des
calamines.
Le manganèse (Mn)
Bien que classé comme élément gammagène, a un rôle alphagène pour des teneurs
supérieures à 7 %, rend ainsi difficile la transformation de l’austénite en martensite dans les
aciers Cr-Ni et lors des sollicitations mécaniques aux basses températures.
Le carbone (C)
Il stabilise la structure austénitique introduit pour accroître les propriétés mécaniques de
l’acier (dureté, charge à la rupture, fluage…), particulièrement sous l’effet des traitements
thermiques, le carbone joue cependant un rôle néfaste vis-à-vis de la résistance à la corrosion
(précipitation de carbures de chrome lorsque la teneur en carbone dépasse 0,030 % conduisant
à la corrosion intergranulaire) [8]. Ceci a encouragé le développement de nuances d’aciers
inoxydables à très faible teneur en carbone (inférieur à 0,03%) [8].
L’azote (N)
Stabilisateur d’austénite, associé à une basse teneur de carbone, l’azote permet d’atteindre
des limites d’élasticité élevées sans diminuer la résistance à la corrosion intergranulaire. Il a
une influence bénéfique sur la résistance à la corrosion par piqûres et la résistance à la
corrosion par crevasse par précipitation du nitrure de chrome Cr2N moins riche en chrome
que Cr23C6 provoquant un moindre appauvrissement en chrome au voisinage des joints de
18
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
grains. L’azote augmente aussi la résistance à la traction et diminue la ductilité des aciers
inoxydables austénitiques [5].
Le soufre (S)
À des teneurs de l’ordre de 0,2 %, il améliore considérablement l’usinabilité [5]
(tournage, fraisage, perçage, etc.) mais cela se fait au détriment de la résistance à la corrosion
par piqûres.
Le cuivre (Cu)
Il est additionné aux aciers austénitiques dans des cas particuliers pour améliorer la résistance
à la corrosion ou pour accroître l’aptitude à la frappe à froid, le cuivre aide aussi à la lutte
contre la corrosion bactérienne [16]. En autre le cuivre améliore l’usinabilité des aciers
inoxydables austénitiques [5].
I.3.1 Introduction
Les aciers inoxydables constituent une grande famille d’alliages métalliques. Suivant leur
teneur en chrome et les traitements thermiques qu’ils ont subis, ils présentent une large
gamme de propriétés.
Il existe quatre classes d’aciers inoxydables (Figure 1.3.1) inoxydables (de structures
cristallographiques différentes), dont l’emploi dépend des propriétés recherchées, ils sont
obtenus à partir des différentes zones de ces diagrammes :
19
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
En plus de ces quatre principales catégories d’aciers inoxydables, on peut citer une autre
famille de ces :
Les aciers à durcissement par précipitation, est basée sur le type de traitement
thermique utilisé plutôt que de microstructure [5].
20
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les aciers inoxydables ferritiques possèdent une structure cubique centrée (notée α) et ils
sont caractérisés par une remontée de la température de transition α-δ du diagramme
de phase, qui fait qu’en pratique leur structure reste ferritique dans tout l’intervalle de
température c'est-à-dire il y a l’absence de transformation structurale (ils sont à l’état
d’équilibre).
Pour garantir une structure ferritique aux hautes températures, on rajoute des éléments
d’alliage dits « stabilisants » (Ti, Nb, Zr) qui ont la propriété de piéger le carbone et l’azote,
éléments hautement austénitisants [9].
Ces aciers ont une très bonne résistance à la corrosion mais des caractéristiques
mécaniques faibles. Ils sont ainsi facilement mis en forme par emboutissage. Ils sont utilisés
dans le domaine des ustensiles ménagers (cuillères, éviers…), dans le domaine alimentaire et
en milieu très agressif (eau de mer) [10].
Ces alliages comprennent de 12 à 18% de chrome et des teneurs en carbone pouvant atteindre
environ 1% et ils peuvent contenir jusqu’à 7% de nickel, et jusqu’à 3% de molybdène.
Ils présentent des propriétés intéressantes en termes de limite d’élasticité, de résistance à
la corrosion et de dureté. Ils possèdent une structure martensitique (quadratique, notée α’)
obtenue après trempe de la phase austénitique. Cette transformation homogène se produit
avec une augmentation de volume, responsable de fortes contraintes de compression et qui
tend à stabiliser de l’austénite résiduelle. Ces aciers sont utilisés pour leur résistance
mécanique élevée.
Ils sont utilisés comme matériaux de construction, outillage à main, coutellerie [10].
21
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les nuances les plus utilisées sont caractérisées par des teneurs en chrome et en nickel
respectivement de 17 à 18 % et 8 à 14 %. L'addition de molybdène (de 2 à 3 %) leur confère
une bonne tenue dans les milieux acides et ceux générateurs de piqûres ou de
corrosion caverneuse.
La forte proportion de nickel sert à donner et à conserver la structure austénitique (γ) à ces
aciers même à température ambiante, en plus d'augmenter leur résistance à la corrosion.
Cette structure est thermodynamiquement instable à température ambiante. Elle est
obtenue grâce à des trempes depuis 1000 ou 1150 °C. Les aciers austénitiques
associent une bonne résistance à la corrosion à une résistance mécanique élevée, ils sont
ductiles, résistants au choc et non-magnétiques; ils ne se trempent pas, mais peuvent
acquérir une certaine dureté par déformation à froid. A l'état recuit, ils possèdent à ce
moment une plus grande ductilité et une meilleure ténacité que les aciers ordinaires.
Même si leur teneur en carbone est relativement faible, ces aciers sont très sensibles à la
corrosion inter-granulaire due à la précipitation de carbures. Ils sont utilisés dans les
domaines de l’agro-alimentaire, du nucléaire, du bâtiment, des transports, de l’industrie
chimique, de l’électroménager, etc. [10].
Les aciers austéno-ferritiques sont des mélanges biphasés ferrite et austénite (d’où leur nom
anglais de duplex), et contiennent des teneurs en chrome, molybdène et azote
relativement élevées. Ils sont obtenus par trempe depuis une structure mixte austénite-ferrite.
Alliant les bonnes propriétés de résistance à la corrosion des aciers ferritiques et les
hautes résistances mécaniques des aciers austénitiques, ces aciers sont utilisés dans des
conditions relativement agressives : industries chimique, pétrolière et maritime [10].
22
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
En plus de ces quatre principales catégories d’aciers inoxydables, on peut citer une autre
famille de ces aciers, c’est les aciers inoxydables à durcissement par précipitation.
Les caractéristiques mécaniques de cette famille d’aciers sont obtenues à l’issue d’un
traitement de durcissement secondaire afin d’améliorer des propriétés de résistance.
Cette seconde phase est constituée par une fine précipitation décomposée intermétalliques [5].
I.3.6.1 Introduction
L’Aciers inoxydables à durcissement par précipitation a été développé par United Steel
Corporation dans les années 1940. Depuis ce temps trois classes des aciers inoxydables à
durcissement par précipitation ont été élaborés et sont utilisés dans des applications allant des
écrans thermiques sur les capsules Apollo jusqu’à billes non magnétiques pour machines de
flipper. Leur capacité unique de développer une résistance élevée avec des traitements
thermiques relativement simples sans la perte de ductilité, et leur résistance à la corrosion
supérieure à d'autres aciers de résistance similaire. Les trois classes de base des Aciers
inoxydables à durcissement par précipitation qui ont évolué au fil des ans sont; austénitique,
martensitique et semi-austénitiques. Le mécanisme de durcissement final dans les trois classes
est le durcissement par précipitation. [11]
Les aciers inoxydables durcissant par précipitation sont des alliages fer-nickel-chrome
contenant un ou plusieurs éléments de renforcement de précipitation tels que l'aluminium, le
titane, le cuivre, le niobium et le molybdène. Sont obtenues à l’issue d’un traitement de
durcissement secondaire suivant un traitement thermique de trempe ou d’hypertrempe.
Il existe trois groupes d’aciers inoxydables à durcissement par précipitation. Les type sont
déterminé par la température de début de martensite de et fin de martensite (Ms et Mf), ainsi
que la microstructure de trempe [12].
L'une des équations empiriques qui est souvent utilisée pour prédire la température de début
de martensite (en F) est la suivante:
23
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Aciers martensitiques
Très faible teneur en carbone, Le Mf de ce groupe est supérieure à l'ambiante, après trempe à
partir de la température de traitement de mise en solution, ils transforment complètement dans
une matrice martensitique.
24
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Aciers semi-austénitiques
Ces alliages contiennent grand teneur en nickel et de carbone, ce qui abaisse la température
de Mf, bien en dessous de température ambiante. Par conséquent, leur microstructure à l'état
fourni est austénite métastable ductile.
Alliages Désignations C Mn Si Cr Ni Al N Mo
Aciers austénitiques
La teneur en nickel est supérieure, nuances austénitiques non magnétiques, possède une
température Ms très basse et conserver une structure austénitique stable à température
ambiante. Ils sont maintenant les moins répandues des trois types et ont été en grande partie
remplacée par du nickel et du cobalt.
Les aciers inoxydables durcis par précipitations développent une résistance élevée et une
ténacité par des ajouts d'aluminium, le titane, le niobium, le vanadium et l’azote, qui forment
des précipités pendant un traitement de vieillissement à la chaleur.
Semi- austénitiques
Martensitiques
25
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Caractéristiques physiques
Densité (g cm-3) 7,81
Point de fusion (°C) 1435
Caractéristiques thermiques
Coefficient d'expansion thermique à 20-90C (x10-6 K-1) 15,3
Conductivité thermique à 23C (W m-1 K-1) 16,7
Caractéristiques électriques
Résistivité électrique (µOhm cm) 80-85
26
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les aciers martensitiques à transformation directe par exemple, 17-4 PH, 15-5 PH, 16-6 PH.
Après trempe, suivi d’un revenu, on obtient directement une structure martensitique. Le
durcissement structural par précipitation ou durcissement secondaire est obtenu par
précipitation de composés intermétalliques de type Ni3 Cu par chauffage [6].
27
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
I.4.1 Introduction
Les traitements thermiques traditionnels font partie d’un processus physique permettant
l’amélioration des propriétés des pièces mécaniques et des mécanismes. Le procédé se
résume dans la succession des opérations de chauffage, de maintien et suivi d’un
refroidissement approprié conformément aux différents diagrammes d’équilibre et d’analyse
thermique.
L’industrie moderne ne cesse d’utiliser des matériaux nouveaux, de plus en plus diversifiés
C’est ainsi que l’alternative de l’introduction des carbures, caractérisés par une dureté
extrêmement élevée, en vertu du caractère covalent très prononcé de leurs liaisons
atomiques, font leur première application [15].
I.4.2 Définition
On désigne par traitement thermique, tout cycle d’opération faite à chaud, destinée à
modifier les propriétés mécaniques d’un métal pour lui donner de nouvelles qualités
mécaniques.
28
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les traitements thermiques des métaux et des alliages ont pour but de modifier les
propriétés de ces corps, uniquement par variation de la température.
La teneur en carbone est un facteur très importent, dans la variation des propriétés
mécaniques des aciers, et de ce fait la détermination du traitement thermique à faire
subir à la pièce mécanique est basée sur la connaissance du diagramme d’équilibre Fer-
Carbone [14].
29
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les traitements thermiques sont des opérations dont le mode opératoire comporte un
chauffage suivi de refroidissement, qui a pour but de donner à une pièce métallique
les propriétés les plus convenables pour son emploi ou sa mise en forme.
Ils permettent d’améliorer dans une large mesure les propriétés mécaniques d’un acier
décomposition déterminée. Le but principalement recherché étant l’augmentation de la
limite élastique et la diminution de la fragilité.
30
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
la trempe.
le revenu.
le recuit.
I.4.5 La Trempe :
La trempe comme traitement thermique est utilisée pour améliorer la qualité d’emploi de
l’acier en lui donnant une meilleure dureté.
31
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
En première approximation, pour une pièce de petites dimension, les facteurs de trempe sont
au nombre de quatre :
1. Composition chimique.
2. Température de trempe.
3. Loi de refroidissement.
4. Effet de masse.
I.4.6 Le Revenu
I.4.6.1 Définition
L’acier trempé souvent très dure qu’il n’est nécessaire, et généralement trop fragile. Pour
pouvoir être mise en service, La trempe est habituellement suivie d’un revenu qui consiste
en un chauffage au-dessus à AC1 avec maintien de durée suffisante, suivi d’un
refroidissement relativement rapide.
Lors du revenu, le chauffage effectué à un double effet .il tend à réaliser l’équilibre physico-
chimique (ferrite + cémentite)
32
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
I.4.7 Le Recuit
Donc, il a pour but de faire disparaître les états hors d’équilibre résultant de
traitements antérieurs, thermiques ou mécaniques.
33
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
34
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Le traitement de durcissement par revenu est donc précédé d’un traitement de déstabilisation
de l’austénite, qui peut être de deux types : conditionnement ou traitement par le froid.
I.5.1 Généralités
36
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Diffusion des atomes A dans le substrat (seul les éléments sous forme atomique
peuvent diffuser, d’où la nécessité d’une dissociation préalable).
Eventuellement, diffusion vers l’extérieur d’un élément B du substrat pour former une
couche de conversion avec l’élément A adsorbé.
I.5.2 Cémentation
La cémentation est un traitement thermochimique auquel est soumis un produit ferreux porté à
l’état austénitique pour obtenir un enrichissement superficiel en carbone, élément qui se
trouve alors en solution solide dans l’austénite. Le produit ferreux cémenté subit un
durcissement par trempe immédiate ou ultérieure.
La surface des pièces est mise en contact avec un milieu susceptible de fournir du carbone
libre par une réaction chimique à haute température ; la température de cémentation est
choisie supérieure à la température Ac3 de l’acier, et généralement comprise entre 900 et
1000° C, parce que la faible solubilité du carbone dans la ferrite implique que le traitement
s’effectue dans le domaine austénitique. De plus, on peut ainsi, dans la plupart des cas,
effectuer le traitement de durcissement par trempe martensitique directement à partir de la
température de cémentation [17].
37
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Figure I.5.2 Changement ayant lieu lors des traitements à haute température
Le but de ce double traitement, diffusion et durcissement par trempe, est d’obtenir à la surface
de l’acier une couche de 0,3 à 2mm d’épaisseur à haute teneur en carbone (généralement
comprise entre 0,60 et 0,90 %), ayant une structure essentiellement martensitique de grande
dureté (pouvant atteindre 700 à 900 HV en surface), présentant des contraintes résiduelles de
compression élevées, capable de résister à des sollicitations mécaniques sévères, et reposant
sur un cœur ayant une dureté nettement moins élevée (inférieure ou égale à 400 HV environ)
et présentant de bonnes caractéristiques de ténacité. Il vise aussi à l’obtention de pièces ne
nécessitant pas ou peu de finition. Les différents paramètres métallurgiques sur lesquels il faut
jouer pour obtenir ces résultats sont multiples [17].
Pour les techniques, c’est l’état des agents de carburation qui les détermine.
Les céments solides sont des mélanges à base de matières carbonées aptes à former les gaz ou
les espèces carburantes. La cémentation se fait en vase clos pour éviter que les gaz ne
s’échappent, d’où le nom de cémentation en caisse donné à ce procédé, peu utilisé
actuellement et réservé au traitement de grosses pièces ou série limitées de petites pièces.
38
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les céments liquides sont à base de cyanures ou de ferro-cyanures fondus. Les pièces sont
immergées dans le bain de sel fondu à la température choisie pour la réaction chimique et la
diffusion.
I.5.3 La nitruration
Ce traitement est actuellement celui qui est le plus largement utilisé, notamment dans le
domaine de l’outillage de mise en forme à froid et à chaud. La nitruration est surtout utilisée
pour améliorer les propriétés mécaniques superficielles des pièces entièrement usinées, en
améliorant notamment :
39
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
I.5.3.1 Principe
I.5.3.2 Applications
Selon les sollicitations de services, la nitruration peut être appliquée aux soupapes,
engrenages, pignons, guide-fils, clapets, mécanismes de distribution, pistons, cames, rouleaux,
vis sans fin, gabarits, etc.
Aussi, on peut nitrurer ou nitrocarburer les tiges de vérins, axes de pistons, culbuteurs,
poussoirs, arbres à cames, pièces de suspension hydraulique, vilebrequins, chemises de
cylindres de moteurs, la nitruration diminue le cœfficient de frottement de 30% environ [20].
NH N + 3H
La température usuelle de nitruration est comprise entre 500°C et 550°C ; elle est
inférieure à la température de transformation eutectoide dans les binaires Fe-N qui est de
l’ordre de 590°C.
Une partie de l’azote produit diffuse à la surface de l’acier tandis qu’une partie est
désorbée pour reconduire à la formation de la molécule N2. La diffusion de l’azote dépend de
la concentration locale en azote atomique. La nitruration gazeuse se déroule en général dans
un four de type cloche équipé d’un système de convection forcée de l’atmosphère [3].
40
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Dans ce type de nitruration, on utilise des bains de sels fondus à 570°C (cyanure alcalin)
.Applicable aux aciers alliés et aux aciers de nitruration alliés [3]. L’apport d’azote est dû à la
décomposition des cyanates formés par oxydation des cyanures :
4NaCN + 2O2 4NaOCN
La nitruration ionique est obtenue dans une décharge luminescente, c'est-à-dire, l’azote est
introduit à partir d’ions d’un plasma obtenu par décharge électrique sous tension de 1100 à
1400 V dans une atmosphère raréfiée contenant un mélange gazeux (N2 + NH3) à faible
pression.
Les pièces à traiter sont connectées à l’électrode négative (cathode) et l’anode est constituée
par la caisse de l’installation. La décharge luminescente est établir entre la cathode (pièce) et
l’anode, et les ions de gaz, en bombardant la surface de la cathode, la portent à la température
de saturation [3]. Le processus est réalisé en deux étapes :
Contrairement à la nitruration gazeuse qui est connue depuis le début du xxème siècle, le
brevet d’invention de la nitruration solide (en caisse) n’a été obtenu qu’en 1978.
L’avantage de nitrurer la pièce métallique sans à avoir recours à un four spécial ou un traiteur
très qualifié.
La relation entre l’épaisseur de la couche nitrurée et le temps ainsi que la température est
similaire à celle existante aux autres modes de nitruration.
41
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Les milieux considérés convenables comme milieu de nitruration solide sont –entre autre- :
vermiculite, charbon de bois granulé, argile poreux granulé, céramique poreux granulé …etc.
chimiquement inertes.
ayant un taux d’absorption élevé.
stables à haute température.
constitués de particules dont la forme est facilement encaissable et ayant une
résistance mécanique suffisante à haute température.
Une température de nitruration entre 500°C et 565°C typique pour les autres modes de
nitruration est bien satisfaisante.
Le temps nécessaire pour la nitruration en caisse varie entre 4 et 24 heures, avec des temps
plus longs, une oxydation des surfaces à nitrurer est à craindre.
Dans le cas de la nitruration du fer pur, les phases qui apparaissent sont celles du diagramme
fer-azote (figure I.5.3). Les caractéristiques cristallographiques des différentes phases du
système fer-azote sont regroupées dans le (tableau I.5.1). La limite de solubilité de l'azote
dans la ferrite dans l'intervalle des températures de nitruration les plus utilisées (400-580°C)
est très faible (< 0,1m. %). Dès que cette limite de solubilité est dépassée, il y a formation de
nitrures de fer γ’ ou ϵ suivant la fraction massique d'azote [19].
42
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
I.5.3.6 Avantage:
Faibles variations dimensionnelles
Bonnes propriétés mécaniques: dureté, frottement, fatigue
Bonne résistance à la corrosion atmosphérique
I.5.3.7 Inconvénients:
Faible profondeur durcie (généralement de 0.1 à 0.5mm):
Traitement assez long: jusqu’à 100 heures
Faible résistance au choc
I.5.4 La carbonitruration
Il s’agit d’un traitement mixte qui s’effectue par adjonction d’ammoniac à l’atmosphère de
cémentation. Le phénomène principal est la carburation, associée à la nitruration qui
intervient pour provoquer un durcissement, ainsi on obtient un complément de protection
contre l’usure et la corrosion [15].
I.5.5 Boruration
La boruration est un procédé de diffusion thermochimique. La surface d’une pièce est enrichie
en bore à des températures de traitements entre environ 800 et 1000°C. En conséquence
directe se forment des couches homogènes de borures.
Pour éviter un écaillage, les angles et arêtes doivent avoir un rayon qui soit au moins égal à
l’épaisseur de la couche. Afin de réduire les variations dimensionnelles et les déformations
des pièces fortement sollicitées, il est préférable d’effectuer un recuit de détente avant la
finition.
44
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
En raison de la bonne tenue en température des couches de borure, les pièces de construction
peuvent être trempées ou subir une trempe-revenu après boruration. Ce qui permet d’obtenir
des pièces avec d’une part une bonne résistance et d’autre part une bonne rigidité. Les aciers
de cémentation peuvent être enrichis en carbone pour améliorer l’adhésion de la couche de
borures, puis bourrés et enfin trempés. En plus de la résistance élevée de la surface, le
comportement ductile à cœur est préservé.
45
CHAPITRE I Synthèse bibliographique
Dans un milieu liquide la libération de bore qui se dirige vers la surface de la pièce traitée
nécessite la réduction chimique du composé porteur de bore.
Les sels utilisés dans les traitements de boruration conduisent à des couches borures très
épaisses et de bonne qualité de surface.
On entend par solide : poudre ou pâte ; la boruration dans les poudres est la technique la plus
utilisée actuellement en raison de sa simplicité et de la propreté des pièces qu’elle produit.
Cette technique consiste à emballer les pièces à traiter dans des caisses en acier remplies de
poudre de boruration, puis chauffer ces pièces dans des fours à moufle.
Les pâtes sont utilisées pour la boruration de grosses pièces qui sont difficiles à traiter avec la
technique des poudres, et surtout utilisée pour la boruration partielle. Les pièces à borures
sont couvertes de pâte de boruration puis chauffé par induction ou effet Joule.
46
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
CHAPITRE II
II.1 Introduction
Dans notre étude, nous avons utilisé un acier inoxydable à durcissement par précipitation
de nuance 17-7 ph a été fourni sous forme de tôle par Air Algérie.
Le matériau utilisé dans cette étude, est l’acier inoxydable à durcissement par
précipitation de nuance 17-7 ph. Sa composition chimique est représentée dans le Tableau
II.1
L’analyse chimique des matériaux a été faite au niveau de la base centrale logistique de Beni
Merad –Blida (B.C.L) :
47
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
II.2.2 Applications
L'acier inoxydable 17-7 PH est principalement utilisé pour des applications nécessitant une
résistance à la corrosion, une bonne résistance et les propriétés mécaniques jusqu'à 427 ° C
(800 ° F) en fonctionnement. Il est aussi couramment utilisé pour des pièces complexes en
raison de sa faible distorsion dans le traitement thermique. L'acier inoxydable 17-7 PH trouve
utilisations dans les domaines suivants:
II.3.1 Découpage
L’acier 17-7 ph a été fourni sous forme de tôle, Ce dernier a été découpé à l’aide d’une
guillotine (Figure II.1), Qui se trouve dans l’atelier de soudage du département de mécanique
de l’université Saad Dahlab de Blida, pour fournir Des petits échantillons de forme carré
utilisés dans notre étude. Les échantillons utilisés ont une longueur de 20 mm et une largeur
de 20 mm et une épaisseur de 2 mm (Figure II.2).
Pour les traitements de nitruration et cémentation on est nécessite d’utiliser un creuset pour
réaliser l’expérience.
49
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
Tous ces échantillons ont été traités thermiquement dans un four électrique à moufle de
modèle « NABERTHERM » (Figure II.4), d'une température max de 1100°C.
Deux pièces ont été traitées thermiquement à une température d’austinisation 1100 °C, avec
un temps de maintien de 40 min.
Traitement n°1 : deux pièces ont été traitées thermiquement à une température
d’austinisation 1100 °C, avec un temps de Maintien de 40 min, suivi d’une trempe à
l’air pour les deux pièces.
50
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
51
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
Figure II.8 creuset avec une couche d’argile avant de traitement de la nitruration.
53
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
Figure II.12 creuset avec une couche d’argile avant de traitement de la cémentation.
54
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
55
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
56
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
II.5.3.1 La trempe
De plus, on peut ainsi, dans la plupart des cas, effectuer le traitement de durcissement
par trempe martensitique directement à partir de la température de cémentation
Le but de ce double traitement, diffusion et durcissement par trempe, est d’obtenir à la surface
de l’acier une couche de 0,3 à 2 mm d’épaisseur à haute teneur en carbone, ayant une
structure essentiellement martensitique de grande dureté.
Figure II.19 les pièces dans le four au cours Figure II.20 La pièce trempée.
de traitement thermique de la trempe.
57
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
II.5.3.2 Le revenu
Lors du revenu, le chauffage effectué à un double effet. Il tend à réaliser l’équilibre physico-
chimique (ferrite + cémentite).
58
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
Le but de cette préparation est de faire étudier l`épaisseur de la couche crée sur la surface
après le traitement et la structure interne du matériau, et pour nous visualiser la microstructure
à l’aide d’un microscope optique.
II.6.1 L`enrobage
Le but de l’enrobage est de facilite la manipulation des échantillons, avec une résine de
matière thermodurcissable.
L’enrobage permet de limiter les effets de bords pendant l’étape de polissage. Le choix d’une
résine adaptée à la dureté du matériau à polir rendra possible l’examen de la périphérie de
l’échantillon.
59
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
II.6.2 Le polissage
Les échantillons ont subi un cycle de polissage réalisé sur une polisseuse de type
Metasinex sur lequel est collé un papier abrasif. Le polissage est réalisé sous lubrification
continue (jet d’eau) pour éviter tout échauffement local suite au frottement, en utilisant des
papiers abrasifs de différentes granulométries : 280-400-600-800-1000-1200-2400-4000. Les
papiers ont été utilisés successivement dans l’ordre croissant de la granulométrie en prenant
soin de tourner l’échantillon de 90° afin d’éliminer les rayures laissées par le polissage
précédent. Pour la finition, nous avons utilisé une suspension d’alumine Al2O3 dispersée
sur un disque en feutre comprimé figure II.26.
60
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
Afin de ses étapes de la préparation métallographie est nécessite de faire une attaque chimique
des échantillons pour mettre en évidence la structure de ces derniers, les paramètres utilisés
sont résumés dans le tableau III.32
Elle sert pour observer la microstructure du notre échantillon. Le microscope optique, utilisé
dans notre travail, est un microscope optique de type « NIKON éclipse lv100 » (Figure II.28)
avec un grossissement de (50-1500), Les photographiés des microstructures obtenues a été
effectuée au moyen d’une caméra du microscope et reliée à un ordinateur.
Le pénétrateur est une pyramide en diamant, à base carrée et d’angle au sommet entre faces
opposés égal à 136° (figure II.29). L’empreinte est une pyramide en creux de diagonale
moyenne d1 (en mm, moyenne des deux diagonales du carré de base, mesuré à l’aide d’un
appareil optique approprié). La charge d’essai F (en gramme) est choisie dans une gamme
normalisée. La dureté est donnée par le rapport de F (en Kg-force à l’origine) à la surface
latérale de l’empreinte pyramidale, exprimée par l’équation :
Figure II.29 Pénétrateur utilisé lors de l’essai de microdureté Vickers et la vue de dessus.
62
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
de dureté.
63
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
HV = Dureté Vickers
F = Force appliquée [N]
d = Moyenne des diagonales de l'empreinte [mm]
Le test Pion-sur-disque est une technique couramment utilisée pour étudier l'usure. Comme
son nom l'indique, un tel appareil se compose essentiellement d'un "pion" en contact avec un
disque rotatif. Soit le pion ou le disque peuvent être l'éprouvette d'intérêt. La surface de
contact de la broche peut être plate, sphérique, ou, quelconque, de n’importe quelle géométrie.
64
CHAPITRE II Matériaux et Techniques expérimentales
Dans un essai pion-sur-disque, le coefficient de frottement est contrôlé au fur et à mesure que
l'usure se produit, la matière enlevée est déterminée par pesée. Les Changements dans le
coefficient de frottement sont souvent le signe d'un changement de mécanisme d'usure, même
si des changements sont souvent observés au cours des premières phases de tests d'usure avant
que les conditions d'équilibre ne s’établissent. Les principales variables qui influent sur le
frottement et l'usure sont la vitesse et la charge.
65
Chapitre III Résultats et interprétation
Chapitre III
III.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous présentons les résultats des traitements thermochimiques (Nitruration
et Cémentation) menées au cours de ce travail et leur interprétation.
66
Chapitre III Résultats et interprétation
67
Chapitre III Résultats et interprétation
120
Résine
Zone (1) : est la zone qui représente le métal de base (acier 17-7 Ph), ou zone de cœur
qui correspond au substrat.
Zone (2) : est la zone de diffusion d’azote qui apparait en noire après l’attaque
chimique, a été révélée à l’aide d’une solution de : 6,25 ml de HNO3 + 12.5 ml de
HCl + 0,25 g de CuCl2,
68
Chapitre III Résultats et interprétation
Les phases Fe2 N et Fe3 N qui sont caractérisées d’après les essais de micro dureté. Les
phases Fe2 N et Fe3 N se trouvent sur les extrémités de la couche comme le montre la
figure III.4
Fe3 N Fe2 N
Résine
69
Chapitre III Résultats et interprétation
La couche de combinaison (Fe3N) pour cet acier est d'une épaisseur allant de jusqu’à
30µm
Sous la couche de combinaison, existe une zone, c'est la zone de diffusion (Fe2N), son
épaisseur égale vers 90 µm.
Enfin, le métal de base apparaît sous la zone de diffusion, la différence de l'épaisseur
conventionnelle obtenue par les profils de microdureté.
900
Résine
70
Chapitre III Résultats et interprétation
Zone (1) : est la zone qui représente le métal de base (acier 17-7 Ph), ou zone de cœur
qui correspond au substrat.
Zone (2) : est la zone de diffusion d’azote qui apparait en noire après l’attaque
chimique, a été révélée à l’aide d’une solution de : 6,25 ml de HNO3 + 12.5 ml de
HCl + 0,25 g de CuCl2,
Fe3 C
Métal de base
Résine
71
Chapitre III Résultats et interprétation
Chaque échantillon est placé sur le support. La charge appliquée est égale à 10kgf.
Pour chaque échantillon, 3 empreintes sont réalisées, donnant ainsi 3 mesures de la dureté
Vickers. La moyenne et l’écart-type ont été calculés pour chaque échantillon. Les résultats
obtenus sont représentés dans le tableau III.1
Dureté Hv
Moyenne 179.4 152.8 165.66 467.63 433.2
Dureté Hv
500
450
400
350
300 Brute
Dureté Hv
Figure III.7 Histogramme montre les résultats dureté des déférents types traitements.
72
Chapitre III Résultats et interprétation
D’après l’histogramme Figure III.7 on remarque qu'il y a une évolution de la dureté des pièces
subites d’un traitement de durcissement par rapport à la pièce brute à cause du changement
de la microstructure par création de la martensite et des obstacles sous forme des précipités,
ce dernier gêne le mouvement de la dislocation Ceci qui provoque l’augmentation de la
dureté. C’est-à-dire nous avons une réalisation du phénomène de durcissement structural par
précipitations.
25 1052
40 865
Nitruré 80 583
110 425
210 282
100 803
250 763
500 653
cémenté
850 428
1200 252
1200
1000
Mcrodureté ( Hv)
800
400
200
0
10 20 30 50 70 80 100 110 150 190 210
Profendeur de la couche nitruré ( μm )
73
Chapitre III Résultats et interprétation
900
800
700
Microdureté ( Hv)
500
400
300
200
100
0
20 70 160 280 550 650 900 1200 1300
Profendeur de la couche cémenté ( μm )
Les deux traitements mis, ont permis d`obtenir des couches de diffusion de structures
différentes.
Pour la couche cémenté on a obtenu une couche de 900 d`épaisseur et d`une micro
dureté de 803Hv cette micro dureté diminue au fur et à mesure qu`on s`éloigne de la
surface jusqu’à une valeur de 252Hv qui représente la micro dureté du métal de base.
Pour la couche nitruré on a obtenu une couche de 120 d`épaisseur et une micro
dureté de 1052 Hv pour la phase Fe3 N qui chute brusquement a 865 Hv du fait du
passage de la phase Fe3 N a la phase Fe2 N cette micro dureté continue de baisse
progressivement jusqu`à 282 Hv qui représente la micro dureté du cœur (métal de
base).
74
Chapitre III Résultats et interprétation
5 14 5 9
10 21 9 13
15 32 17 24
20 44 23 30
25 51 29 36
Charge = 75g
D : Distance parcourir = P * N
75
Chapitre III Résultats et interprétation
60
50
40
Perte de masse ( 10-4 g )
30 Brute
Cemente
Nitrure
20
10
0
5 10 15 20 25
Temps (min )
La première remarque c’est que les pièces traité donnent des bonnes résistances à l’usure par
rapport la pièce brute. D’autre part d’après leur perte de masse le traitement de nitruration est
le mieux résistant à l’usure par rapport à l’autre traitement de cémentation.
L’évolution du taux d’usure en fonction du temps montre que l’usure est minimisée pour la
pièce nitrurée qui résiste environ deux fois plus que la pièce cémenté, environ trois fois plus
que l’échantillon brut.
76
Conclusion générale
Les aciers inoxydables sont largement utilisés dans l'industrie , pour la production et le
transport de pétrole brut ou de gaz, dans l'industrie chimique, dans l'industrie nucléaire, dans
le domaine maritime et dans la construction aéronautique…etc. Pour cela il faut assurer la
plus grande durée de vie possible dans ses conditions d’emploi, pour un objectif technique et
économique des industriels de tous les secteurs vont dans le sens de la réduction des coûts et
de l’amélioration des performances.
Les traitements thermochimique les plus utilisés à des hautes températures comme la
carbonitruration nécessite l`utilisation d`un équipement spécial, d`espace réservé et d`un
personnel qualifié.
77
Références bibliographiques
[9] : Laurent ANTONI & Alain GALERIE : Corrosion sèche des métaux, Techniques
de l’Ingénieur, M 4224, 10 mars 2003.
[10] : Dudognon Julien : Étude des modifications structurales induites par implantation
ionique dans les aciers austénitiques, thèse de doctorat de l’universite d’Orleans, Décembre
2006.
[15] : DJERIBAA ABDELDJALIL : Influence des traitements surface sur les propriétés
mécaniques, thèse de magister de l’université Mentouri - Constantine, 2007
[18] : Pierre GUIRALDENQ : Diffusion dans les métaux, Techniques de l’Ingénieur, M55, 10
avr. 1994.
[20] : BEN OMAR NESRINE : Caractérisation de l’acier 20NC6 après boruration, thèse
d’ingénieur d’état en génie mécanique de l’université Saad Dahlab de Blida, 2012.