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Colle 17

Le document traite des suites divergentes vers l'infini, en définissant les concepts de divergence vers +∞ et -∞, ainsi que les propriétés associées. Il aborde également les limites des suites géométriques et les théorèmes de convergence monotone, ainsi que les suites adjacentes. Enfin, il présente les limites finies en un point et en ±∞ pour les fonctions, en incluant des définitions, des propriétés et des exemples.

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Julien Bérard
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Le document traite des suites divergentes vers l'infini, en définissant les concepts de divergence vers +∞ et -∞, ainsi que les propriétés associées. Il aborde également les limites des suites géométriques et les théorèmes de convergence monotone, ainsi que les suites adjacentes. Enfin, il présente les limites finies en un point et en ±∞ pour les fonctions, en incluant des définitions, des propriétés et des exemples.

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Semaine 17 lundi 6 jan.

2025
> vendredi 10 jan. 2025

Chapitre 8 Suites (suite)

■ Suites divergentes vers l’infini


1 2 En d’autres termes, lim un = −∞ équivaut à
▶ Exemple : n −−−−−→ +∞.
4 n→+∞ n→+∞
▶ Définition (divergence vers +∞) : Soit (un ) une suite dé-
finie sur N. ∀ a > 0, ∃ n0 ∈ N, ∀ n ⩾ n0 , un ∈] − ∞, − a[.
On dit que cette suite admet pour limite +∞ quand n
tend vers +∞, ou diverge vers +∞, si et seulement si, ▶ Remarque : Nous disposons de l’équivalence suivante :
quel que soit le réel a > 0, tous les termes de la suite,
à partir d’un certain rang, appartiennent à l’intervalle lim un = +∞ ⇐⇒ lim (−un ) = −∞.
n→+∞ n→+∞
]a, + ∞[.
Dans ce cas, on note :
Propriété (suites de référence de limite infinie en +∞) :
lim un = +∞ ou un −−−−−→ +∞. Nous disposons des résultat suivants :
n→+∞ n→+∞
• lim nk = +∞, avec k ∈ N∗ ,
En d’autres termes, lim un = +∞ équivaut à n→+∞

n→+∞ • lim n = +∞.
n→+∞
∀ a > 0, ∃ n0 ∈ N, ∀ n ⩾ n0 , un ∈]a, + ∞[.

▶ Définition (divergence vers −∞) : Soit (un ) une suite dé- Théorème de comparaison : Soient (un ) et (vn ) deux
finie sur N. suites définies sur N telles que
On dit que cette suite admet pour limite −∞ quand n
tend vers −∞, ou diverge vers −∞, si et seulement si, ∀ n ∈ N, un ⩽ vn .
quel que soit le réel a > 0, tous les termes de la suite,
à partir d’un certain rang, appartiennent à l’intervalle • Si lim un = +∞, alors lim vn = +∞.
n→+∞ n→+∞
] − ∞,a[. • Si lim vn = −∞, alors lim un = −∞.
n→+∞ n→+∞
Dans ce cas, on note :

lim un = −∞ ou un −−−−−→ −∞. ▶ Exemple : n2 + (−1)n −


−−−−→ +∞.
n→+∞ n→+∞ n→+∞

■ Limite d’une suite géométrique

Théorème (limite de q n ) : Propriété (limite de la somme des termes d’une suite


Soient n ∈ N et q ∈ R \ {−1,1}. géométrique) : Soit x ∈ R tel que |x| < 1. Alors :
Nous disposons de la disjonction suivante :
n
• si q > 1, alors lim q n = +∞. X 1
n→+∞ lim xk = .
• si |q| < 1, alors lim q = 0.
n n→+∞ 1−x
k=0
n→+∞
• si q < −1, alors la suite (q n ) n’a pas de limite
en +∞. ▶ Exemple : Nous avons

n
X 1
lim = 2.
■ Limite et monotonie n→+∞ 2k
k=0

• Les réciproques sont fausses.


Théorème de la convergence monotone : Soit (un ) une
• Par contre, une suite convergente est bornée comme
suite définie sur N.
vu plus haut.
• Si (un ) est croissante et majorée, alors (un ) est n
convergente.
X 1
▶ Exemple : La suite (un ) définie par un = étant
• Si (un ) est décroissante et minorée, alors (un ) k!
k=0
est convergente. croissante et majorée par 3, elle converge.
▶ Théorème : Soit (un ) une suite définie sur N.
▶ Remarques : • Si (un ) est croissante et non majorée, alors (un ) di-
• Ce résultat est important car il permet de prouver verge vers +∞.
l’existence implicite d’une limite ℓ, sans expliciter le • Si (un ) est décroissante et non minorée, alors (un ) di-
réel ℓ. verge vers −∞.
■ Suites adjacentes
▶ Définition : Soient (un ) et (vn ) deux suites définies sur Nous disposons de l’inégalité :
N.
On dit que ces deux suites sont adjacentes si et seule- ∀ n ∈ N, un ⩽ vn .
ment si
(un ) est croissante et (vn ) est décroissante.
(
▶ Théorème (propriété des suites adjacentes) : Soient (un )
lim vn − un = 0. croissante et (vn ) décroissante, deux suites adjacentes
n→+∞
définies sur N.
▶ Exemple : La suite des valeurs approchées par défaut de
√ Nous disposons des propriétés suivantes :
2 à 10−n√ près et la suite des valeurs approchées par
excès de 2 à 10−n près sont adjacentes. • (un ) et (vn ) convergent.
▶ Propriété : Soient (un ) croissante et (vn ) décroissante • Il existe un réel ℓ tel que lim un = lim vn = ℓ.
n→+∞ n→+∞
deux suites adjacentes définies sur N. • ∀ n ∈ N, un ⩽ ℓ ⩽ vn .

Chapitre 9 Limite d’une fonction

■ Limite finie en un point


▶ Définition (limite finie en un point) : Soit f une fonction • Un réel ℓ est la limite à gauche (ou par valeurs infé-
définie sur une partie D de R et a un réel tel que D ∪{a} rieures) de f en a si, et seulement si, la restriction de
contient un intervalle I tel que a ∈ I. f à D ∩ ] − ∞,a[ admet ℓ pour limite en a.
On dit que f admet pour limite ℓ en a si et seulement si Cette limite à gauche est notée
lim f (a + h) − ℓ = 0.

h→0
lim f (x) = ℓ ou lim f (x) = ℓ.
x→a
x→a− x<a
Dans ce cas, nous notons
En d’autres termes
lim f (x) = ℓ ou f (x) −−−→ ℓ.
x→a x→a
∀ ε > 0, ∃ r > 0, ∀ x ∈ D, −r < x−a < 0 =⇒ |f (x)−ℓ| < ε.
Formellement, cela équivaut à :
▶ Propriété : Avec les données de la définition, les deux
∀ ε > 0, ∃ r > 0, ∀ x ∈ D, |x − a| < r =⇒ |f (x) − ℓ| < ε.
propositions suivantes sont équivalentes :
▶ Propriété : Avec les données de la définition, si la fonc- (i) lim f (x) = ℓ
x→a
tion f admet une limite ℓ en a et si f est définie en a, (ii) lim− f (x) = lim+ f (x) = ℓ
alors ℓ = f (a). x→a x→a
▶ Remarques :
Propriété (unicité de la limite) : Avec les données de • Si f est définie en a, alors nous obtenons
la définition, si la fonction f admet une limite ℓ en a,
cette limite est unique. lim f (x) = ℓ ⇐⇒ lim f (x) = lim+ f (x) = ℓ = f (a).
x→a x→a− x→a

▶ Propriété (opérations sur les limites) : Soient a, ℓ et ℓ trois



• La négation de (ii) permet de justifier facilement
réels. On considère deux fonctions f et g définies sur une qu’une fonction n’a pas de limite en a.
partie D de R tel que D ∪ {a} contient un intervalle I ▶ Exemple : l’échelon unité n’admet pas de limite en 0.
tel que a ∈ I.
Si lim f (x) = ℓ et lim g(x) = ℓ′ , alors : Théorème d’encadrement (ou des gendarmes) : Soient
x→a x→a ℓ un réel, f , g, h trois fonctions définies sur une par-
• lim f (x) + g(x) = ℓ + ℓ′ .

x→a tie D de R et a un réel tel que D ∪ {a} contient un
• ∀ λ ∈ R, lim λf (x) = λℓ. intervalle I tel que a ∈ I.
x→a
• lim f (x)g(x) = ℓℓ′ . Si
x→a • ∀ x ∈ D, g(x) ⩽ f (x) ⩽ h(x)
f (x) ℓ
• Si ℓ′ ̸= 0, lim = ′. • lim g(x) = lim h(x) = ℓ
x→a g(x) ℓ x→a x→a
▶ Définition (limite à droite, limite à gauche) : Soit f une alors la fonction f admet une limite en a et
fonction définie sur une partie D de R et a un réel tel
lim f (x) = ℓ.
que D ∪ {a} contient un intervalle I tel que a ∈ I. x→a
• Un réel ℓ est la limite à droite (ou par valeurs supé-
rieures) de f en a si, et seulement si, la restriction de ▶ Corollaire : Soient ℓ un réel, f et u deux fonctions défi-
f à D ∩ ]a, + ∞[ admet ℓ pour limite en a. nies sur une partie D de R et a un réel tel que D ∪ {a}
Cette limite à droite est notée contient un intervalle I tel que a ∈ I.
Si
lim f (x) = ℓ ou lim f (x) = ℓ.
x→a • ∀ x ∈ D, |f (x) − ℓ| ⩽ u(x)
x→a+
x>a
• lim u(x) = 0
En d’autres termes x→a
alors
∀ ε > 0, ∃ r > 0, ∀ x ∈ D, 0 < x−a < r =⇒ |f (x)−ℓ| < ε. lim f (x) = ℓ.
x→a
▶ Remarque : Si les inégalités sont strictes, le théorème
d’encadrement et son corollaire restent vrais. ▶ Remarque : Nous retiendrons que le passage à la limite
Théorème de passage à la limite sur une inégalité : sur une inégalité stricte restitue une inégalité large.
Soient ℓ un réel, f une fonction définie sur une par-
tie D de R et a un réel tel que D ∪ {a} contient un
intervalle I tel que a ∈ I.
Si
• ∀ x ∈ D, f (x) > 0
• lim f (x) = ℓ
x→a
alors ℓ ⩾ 0.

■ Limite finie en ±∞
2x − 1 ▶ Définition (asymptote horizontale) : Soit Cf la représenta-
▶ Exemple : −−−−−→ 2.
x − 1 x→±∞ tion graphique d’une fonction f relativement à un repère
▶ Définition (limite finie en +∞) : Soient a et ℓ deux réels. orthogonal.
Une fonction f définie sur un intervalle I de la forme Si lim f (x) = ℓ ou lim f (x) = ℓ, alors la droite
[a, + ∞[ ou ]a, + ∞[, a pour limite ℓ quand x tend vers x→+∞ x→−∞

+∞, ce que l’on note d’équation y = ℓ est une asymptote horizontale pour la
courbe Cf , en +∞ (respectivement en −∞).
lim f (x) = ℓ ou f (x) −−−−−→ ℓ, ▶ Remarque : L’étude du signe de f (x) − ℓ détermine la
x→+∞ x→+∞ position de Cf par rapport à son asymptote horizontale.
Plus précisément :
si, et seulement si
• si f (x)−ℓ > 0, alors Cf est au-dessus de son asymptote
∀ ε > 0, ∃ A ∈ I, ∀ x ⩾ A, |f (x) − ℓ| < ε. horizontale,
• si f (x) − ℓ < 0, alors Cf est en-dessous de son asymp-
▶ Définition (limite finie en −∞) : Soient a et ℓ deux réels. tote horizontale.
Une fonction f définie sur un intervalle I de la forme Théorème d’encadrement (ou des gendarmes) : Soient
] − ∞,a] ou ] − ∞,a[, a pour limite ℓ quand x tend vers ℓ et a deux réels, f , g et h trois fonctions définies sur
−∞, ce que l’on note un intervalle I de la forme [a, + ∞[ ou ]a, + ∞[.
Si
lim f (x) = ℓ ou f (x) −−−−−→ ℓ, • ∀ x ∈ I, g(x) ⩽ f (x) ⩽ h(x)
x→−∞ x→−∞
• lim g(x) = lim h(x) = ℓ
x→+∞ x→+∞
si, et seulement si alors la fonction f admet une limite en +∞ et

∀ ε > 0, ∃ A ∈ I, ∀ x ⩽ A, |f (x) − ℓ| < ε. lim f (x) = ℓ.


x→+∞

Propriété (unicité de la limite en ±∞) : Si une fonction ▶ Corollaire : Soient ℓ et a deux réels, f et u deux fonc-
admet une limite finie en +∞ (respectivement −∞), tions définies sur un intervalle I de la forme [a, + ∞[ ou
alors cette limite est unique. ]a, + ∞[.
Si
▶ Propriété (limites nulles de référence en ±∞) : Soient • ∀ x ∈ I, |f (x) − ℓ| ⩽ u(x)
a ∈ R et n ∈ N∗ . Nous disposons des résultats suivants : • lim u(x) = 0
x→+∞
1 1 alors lim f (x) = ℓ.
• lim = 0 et lim = 0, x→+∞
x→+∞ (x + a)n x→−∞ (x + a)n ▶ Remarque : Si les inégalités sont strictes, le théorème
d’encadrement et son corollaire restent vrais.
1 sin(πx) sin(πx)
lim √ = 0. ▶ Exemple : −−−−−→ 0 et −−−−−→ 0 ; l’axe
x→+∞ x+a x x→+∞ x x→−∞
des abscisses est une asymptote horizontale en ±∞ pour
• En particulier, pour a = 0, sin(πx)
la courbe de x 7−→ .
x
1 1 ▶ Propriété (passage à la limite sur une inégalité) : Soient ℓ
lim = 0 et lim = 0,
x→+∞ xn x→−∞ xn et a deux réels, f une fonction définie sur un intervalle
I de la forme [a, + ∞[ ou ]a, + ∞[.
1 Si
lim √ = 0.
x→+∞ x • ∀ x ∈ I, f (x) > 0
▶ Remarque : En −∞ ou en +∞, les opérations sur les li- • lim f (x) = ℓ
x→+∞
mites exposées dans le cas de limites finies en a restent alors ℓ ⩾ 0.
vraies. ▶ Remarque : Cette proposition reste vraie en −∞.
■ Limite infinie en ±∞
−−−−→ +∞.
▶ Exemple : x2 − ▶ Remarque : Nous retiendrons cette proposition en se sou-
x→±∞
▶ Définition (limite infinie en +∞) : Soit un réel a et f une
venant que la limite infinie d’un polynôme est la limite
fonction définie sur un intervalle I de la forme [a, + ∞[ de son terme an xn de plus haut degré, en −∞ ou +∞.
ou ]a, + ∞[. On dit aussi qu’un polynôme est équivalent à son terme
de plus haut degré, en −∞ ou +∞.
• La fonction f a pour limite +∞ en +∞, ce que l’on
note Théorème de comparaison en +∞ : Soient un réel a,
f et g deux fonctions définies sur un intervalle I de
lim f (x) = +∞ ou f (x) −−−−−→ +∞, la forme [a, + ∞[ ou ]a, + ∞[.
x→+∞ x→+∞
Si
si, et seulement si : • ∀ x ∈ I, f (x) ⩾ g(x)
• lim g(x) = +∞
∀ A > 0, ∃ B ∈ I, ∀ x > B, f (x) > A. x→+∞
alors
• La fonction f a pour limite −∞ en +∞, ce que l’on lim f (x) = +∞.
x→+∞
note

lim f (x) = −∞ ou f (x) −−−−−→ −∞, ▶ Remarque : Ce théorème de comparaison s’étend aux
x→+∞ x→+∞
fonctions qui tendent vers −∞ en +∞, ainsi que celles
si, et seulement si : qui tendent vers ±∞ en −∞.
2x 2x
▶ Exemple : lim = +∞, lim =
∀ A > 0, ∃ B ∈ I, ∀ x > B, f (x) < −A. x→+∞ 2 − sin(2x) x→−∞ 2 − sin(2x)
−∞.
▶ Définition (limite infinie en −∞ : Soit un réel a et f une
Lemme : Nous disposons de l’inégalité suivante :
fonction définie sur un intervalle I de la forme ] − ∞,a]
ou ] − ∞,a[. ∀ x ∈ R+ , ex > x.
• La fonction f a pour limite +∞ en −∞, ce que l’on
note
Propriété (limite de exp en +∞) : Nous disposons de
lim f (x) = +∞ ou f (x) −−−−−→ +∞, la limite suivante :
x→−∞ x→−∞
lim ex = +∞.
si, et seulement si : x→+∞

∀ A > 0, ∃ B ∈ I, ∀ x < B, f (x) > A. ▶ Propriété (limite de exp en −∞) : Nous disposons de la
limite suivante :
• La fonction f a pour limite −∞ en −∞, ce que l’on
note
lim ex = 0.
x→−∞
lim f (x) = −∞ ou f (x) −−−−−→ −∞,
x→−∞ x→−∞
▶ Définition (asymptote oblique) : Soient a, b deux réels avec
si, et seulement si : a ̸= 0 et f une fonction admettant une limite infinie en
+∞ ou en −∞.
∀ A > 0, ∃ B ∈ I, ∀ x < B, f (x) < −A. La droite (d) : y = ax + b est une asymptote oblique
pour la courbe Cf en +∞ (respectivement −∞) si, et
▶ Propriété (limites infinies de référence en l’infini) : Pour
seulement si :
tout entier naturel n non nul, nous avons
lim f (x) − (ax + b) = 0

+∞ si n pair
®
x→+∞
lim x = +∞ et
n
lim x =
n
x→+∞ x→−∞ −∞ si n impair Å ã
√ resp. lim f (x) − (ax + b) = 0 .

lim x = +∞. x→−∞
x→+∞

▶ Propriété (limite d’une fonction polynomiale) : Soient n ∈ ▶ Remarques :


n
X • Lorsque f : I −→ R est une fonction ayant une limite
N∗ , le n-uplet (a0 ,a1 , . . . ,an ) et p : x 7−→ ak xk , avec infinie en +∞ ou −∞, Cf n’admet pas obligatoirement
k=0 une droite asymptote.
an ̸= 0, un polynôme de degré n. • La position de Cf par rapport à son asymptote est
Nous avons : déterminée dans chaque cas par l’étude du signe de
+∞ si an > 0 f (x) − (ax + b).
®
• lim p(x) = • La droite (d) : y = ax + b est une asymptote oblique
x→+∞ −∞ si an < 0
pour la courbe Cf en +∞ (respectivement en −∞) si,
et seulement si :
+∞ si >0 et pair


 an n
si >0 et impair

−∞
• lim p(x) =
an n ∀ x ∈ I, f (x) = ax + b + ε(x),
x→−∞  −∞ si an <0 et n pair
avec lim ε(x) = 0 (resp. lim ε(x) = 0).


+∞ si <0 et impair

an n x→+∞ x→−∞
■ Limite infinie en un point
2 2 ▶ Propriété (limite infinie de référence en un point) : Soient
▶ Exemple : lim = +∞, lim− = −∞
x→1+x−1 x→1 x − 1 a ∈ R et n ∈ N∗ . Nous disposons des résultats suivants :
▶ Définitions : Soient un réel a et f une fonction définie sur
un intervalle I ouvert en a. 1
• lim+ = +∞
• La fonction f a pour limite +∞ en a à droite, notée x→a (x − a)n
lim+ f (x) = +∞, si et seulement si
x→a et
∀ A > 0, ∃ h > 0, ∀ x ∈]a,a + h[, f (x) > A. 1 +∞ si n est pair
®
lim− =
• La fonction f a pour limite −∞ en a à droite, notée x→a (x − a)n −∞ si n est impair
lim+ f (x) = −∞, si et seulement si
x→a 1
lim √ = +∞.
x→a+ x−a
∀ A > 0, ∃ h > 0, ∀ x ∈]a,a + h[, f (x) < −A.
• En particulier, pour a = 0,
• La fonction f a pour limite +∞ en a à gauche, notée
1 1 +∞ si n est pair
®
lim− f (x) = +∞, si et seulement si lim+ n = +∞ et lim− n =
x→a
x→0 x x→0 x −∞ si n est impair
∀ A > 0, ∃ h > 0, ∀ x ∈]a − h,a[, f (x) > A.
1
lim+ √ = +∞.
• La fonction f a pour limite −∞ en a à gauche, notée x→0 x
lim− f (x) = −∞, si et seulement si ▶ Définition (asymptote verticale) : Soient un réel a et f une
x→a
fonction définie sur un intervalle I ouvert en a.
∀ A > 0, ∃ h > 0, ∀ x ∈]a − h,a[, f (x) < −A. La droite (d) : x = a est une asymptote verticale pour
la courbe Cf si, et seulement si, au moins une de ces
▶ Remarque : Avec les données des définitions ci-dessus, conditions est vérifiée :
• La fonction f a pour limite +∞ en a, notée lim f (x) = • lim+ f (x) = +∞
x→a
x→a
+∞, si et seulement si lim− f (x) = lim+ f (x) = +∞. • lim− f (x) = +∞
x→a x→a
x→a
• La fonction f a pour limite −∞ en a, notée lim f (x) = • lim+ f (x) = −∞
x→a
−∞, si et seulement si lim− f (x) = lim+ f (x) = −∞. x→a
• lim− f (x) = −∞.
x→a x→a
x→a

■ Opérations sur les limites

Théorème (composition de limites) : Soient a, ℓ et ℓ′


▶ Exemple : Le facteur de Lorentz γ(v) −−−−−→ +∞.
trois éléments de R. v→+c−
Soient u une fonction définie sur un intervalle I et g
une fonction définie sur un intervalle J.
On suppose que la condition suivante est réalisée :

∀ x ∈ I, u(x) ∈ J.

Si
lim u(x) = ℓ et lim g(X) = ℓ′ ,
x→a X→ℓ

alors
lim g u(x) = lim (g ◦ u)(x) = ℓ′ .

x→a x→a

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