Installations Electriques en Automatique
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université des Sciences et de la Technologie d’Oran Mohamed BOUDIAF
Faculté de Génie Electrique
Département d’Automatique
Installations Electriques en Automatique
Automatic Electrical Installations
اﻟﺘﺮﻛﻴﺒﺎت اﻟﻜﻬﺮﺑﺎﺋﻴﺔ اﻟﺘﻠﻘـﺎﺋﻴﺔ
Polycopié de Cours
L3 LMD Sciences et Technologie Automatique et
Electromécanique
Dr. BOUADI Abed
Maitre de Conférences A
Année Universitaire 2022/2023
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Installations Electriques en Automatique
À tous mes étudiants
Notes aux lecteurs
Ce polycopié est un recueil de notes, documents et de principes pris dans la littérature
pour enrichir et constituer un support au cours Installations Electriques en Automatique
destiné aux étudiants de troisième année de la licence académique automatique
et électromécanique.
Objectifs du Cours
L’objectif de ce polycopié, Bien qu'il soit classé "module "transversal", le contenu
proposé ici s’inscrit parfaitement dans la logique des autres modules du cursus L3
électromécanique et automatique :
- D’une part, il est en continuité directe avec les modules de découverte étudiés en deuxième
année : « sécurité électrique » et « architecture des systèmes automatisés »,
- D’autre part, il vient au deuxième semestre après le module « normes et certification » où
l’on a étudié comme application "les normes d’installation électrique domestique",
- Enfin, c'est un complément indispensable (partie câblage) des modules « actionneurs » et
« automates programmables industriels » du même semestre de troisième année.
Ce support résulte de la lecture d’ouvrages et de documents dont la plupart ne sont pas
cités dans la bibliographie. En particulier, je me suis largement inspiré des nombreux
documents accessibles en ligne.
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Installations Electriques en Automatique
Table des matières
Chapitre 1: Rappels sur les bases systèmes automatisés et leur structure 06
1.1 Architecture des Systèmes Automatisés 06
1.1.1 Introduction 06
1.1.2 Architecture générale des systèmes automatisés 06
[Link] La partie opérative 07
[Link] La partie commande 07
[Link] La partie dialogue 07
1.1.3 La chaine fonctionnelle 08
[Link] La chaine d’information 08
[Link] [Link] La chaine d’énergie 08
1.1.4 Les actionneurs 09
[Link] Actionneurs pneumatiques 09
[Link] Actionneurs hydrauliques 09
[Link] Actionneurs électriques 10
1.1.5 Les préactionneurs 10
[Link] Types de préactionneurs 10
[Link] Pilotage des préactionneurs 12
1.1.6 Les capteurs 12
1.1.7 La partie commande 15
[Link] Logique câblée 15
[Link] Logique programmée 15
[Link] Les automates programmables industriels API 15
1.1.8 La partie dialogue 17
1.2 Conception des systèmes automatisés (Concis) 18
1.2.1 Grafcet 18
[Link] Eléments d’un Grafcet 18
[Link] La réceptivité (conditions de transitions) 18
[Link] Franchissement d'une transition 18
[Link] Exemples de Grafcets 19
1.2.2 Langages de programmation des API: 19
3.1 Les réseaux industriels 20
1.4 Structure d’une installation électrique 20
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1.4.1 Structure fonctionnelle d’une installation électrique 20
1.4.2 Réseau d'alimentation 21
1.4.3 Symboles normalisés des contacts 22
1.4.4 Isolement de l’installation : le sectionneur 23
1.4.5 Circuit de puissance 23
1.4.6 Circuit de commande 25
[Link] Alimentation 25
[Link] Protection 26
[Link] Coupures de sécurité et arrêt d'urgence 26
1.5 Contacteur et démarrage moteur 26
1.5.1 Catégories ou classes d'emploi du contacteur 27
1.5.1.a En courant alternatif 27
1.5.1.b En courant continu 27
1.5.2 Appareils dérivés du contacteur 28
1.5.3 Appareils mis en œuvre dans un équipement de démarrage 29
Chapitre 2 Connectique 32
2.1 Introduction 32
2.2 Électrotechnique 32
2.2.1 Prises 32
2.2.2 Connecteurs d'alimentation 32
2.2.3 Cosses 33
2.2.4 Borniers 33
.2.5.2 Connectiques spécifiques 34
2.3 Électronique 34
2.3.1 Connecteur carte à carte standard 35
2.3.2 Connecteur carte à câble standard 35
2.4 Connecteurs de données 35
2.4.1 Micro-informatique 35
2.4.2 Télécommunications 37
2.5 Connectique professionnelle 37
2.5.1 Les connecteurs circulaires 38
2.5.2 Les connecteurs rectangulaires 38
2.6 USB et ses dérivés 44
Chapitre 3 Alimentation et commande 47
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3.1 Sectionnement en électricité: définition et vocabulaire 47
3.1.1 Qu’est-ce qu’un interrupteur sectionneur ? 47
3.1.2 Définition et symbole de l’interrupteur sectionneur 47
3.1.3 Calibres usuels de l’interrupteur sectionneur 48
3.1.4 Branchement de l’interrupteur sectionneur 48
3.1.5 Aspects physiques extérieurs 49
3.1.6 Questions récurrentes à propos de l’interrupteur sectionneur 50
3.2 Matériel de protection et de commande 50
3.2.1 Contacteur 51
3.2.2 Contacteur auxiliaire 52
3.2.3 Relais thermique 52
[Link] Rôle 53
[Link] Description et fonctionnement 53
[Link] Choix et réglage 53
[Link] Classes de déclenchement 54
3.2.4 Disjoncteur magnétothermique et disjoncteur-moteur 54
[Link] Schématisation 54
[Link] Principe 55
[Link] Exemples 56
[Link] Montage de blocs additifs (bloc de contacts auxiliaires) 57
3.3 Fusibles 58
3.3.1 Fusibles standard 58
3.3.2 Fusibles rapides 58
3.3.3 Pouvoir de coupure et courant de court-circuit 59
3.4 Transformateur 59
3.4.1 Protection des lignes d’alimentation (primaire du transformateur) 59
3.4.2 Protection des lignes d’utilisation (secondaire du transformateur) 60
3.5 Moteur et plaque signalétique 60
3.5.1 Plaque signalétique d’un moteur 60
3.5.2 Eléments de la plaque signalétique 60
3.5.3 Plaque signalétique et couplage des enroulements du stator 61
3.5.4 Plaque signalétique et calibres du relais thermique/disjoncteur moteur 61
[Link] Réglage du calibre du relais thermique 61
[Link] Réglage du calibre du disjoncteur-moteur 61
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3.6 Boutons et voyants 62
3.7 Application 63
3.7.1 Questions 63
3.7.2 Solutions 64
Chapitre 4 Armoire électrique industrielle 65
4.1 Introduction : choix des câbles 65
4.2 L’armoire 66
4.2.1 La structure 66
4.2.2 L’appareillage 67
4.2.3 Exemple d’armoire électrique 67
4.3 Les conducteurs 69
4.4 Le repérage interne (appareils et conducteurs) 69
4.5 L’interface homme-machine (commande et signalisation) 69
4.6 Exemple corrigé 70
Chapitre 5 Applications 75
5.1 Installation 100% pneumatiques 75
5.1.1 Application 1 75
5.1.2 Application 2 76
5.1.3 Application 3 78
5.2 Commande par API d’installations électropneumatiques 80
5.2.1 Application 1 80
5.2.2 Application 2 81
5.2.3 Application 3 84
5.2.4 Application 4 85
5.2.5 Application 5 88
5.2.6 Application 6 90
5.3 Armoire de commande électrique 92
5.3.1 Application 1 92
5.3.2 Application 2 95
Références bibliographie 99
Annexe : Programme officiel de la matière 102
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Chapitre 1
Rappels sur les bases systèmes automatisés et leur structure
1.1 Architecture des Systèmes Automatisés
1.1.1 Introduction:
Un système : est un ensemble organisé d'éléments interagissant entre eux et avec l'extérieur, dans le
but de réaliser une fonction définie.
Un système automatisé : ou automatique est un système qui exécute toujours le même cycle de
travail qui est programmé à l'avance, sans l'intervention de l'utilisateur.
L’opérateur assure la programmation, le démarrage et l'arrêt du système.
Un système automatisé peut être composé de plusieurs systèmes automatisés.
Par contre, dans un système mécanique, l'utilisateur commande et contrôle l'ensemble des
opérations. La figure suivante présente un exemple d’un système automatisé industriel
d’embouteillage.
On trouve les systèmes automatisés dans des domaines très variés à titre d’exemple :
L’industrie : ils permettent d’augmenter la sécurité et remplacent l’homme en
accomplissant des travaux pénibles (convoyeur), répétitifs (ligne de montage),
dangereux (atelier de peinture) ou dans des endroits inaccessibles (réacteur nucléaire).
La vie quotidienne : Distributeur de boissons, les feux de carrefour, la barrière
de parking, le distributeur de billets...
La Domotique : C'est la gestion automatisée des bâtiments individuels et
collectifs : éclairage, chauffage, sécurité, télécommunication, pilotage des
appareils électrodomestiques...
1.1.2. Architecture générale des systèmes automatisés:
Un système automatisé est composé de deux parties principales : la partie opérative et la
partie commande; à lesquelles s’ajoute une troisième c’est la partie de dialogue:
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Un système automatisé peut être assimilé à un Homme :
● Le Cerveau est la partie commande.
● Les 5 sens sont les capteurs.
● Les Muscles sont les actionneurs.
● Les Nerfs sont les liaisons entre ses diverses parties.
[Link] La partie opérative:
La partie opérative se compose des ensembles suivants :
L’unité de production (effecteurs) dont la fonction est de réaliser la fabrication ou la
transformation pour laquelle elle remplit un rôle dans le processus industriel.
Les préactionneurs qui sont directement dépendants des actionneurs et sont nécessaires à
leur fonctionnement (distributeur pour un vérin…etc)
Les actionneurs qui apportent à l’unité de production l’énergie mécanique nécessaire à son
fonctionnement à partir d’une source d’énergie extérieure (cas d’un moteur par exemple).
Les capteurs qui créent, à partir de grandeurs physiques de natures divers (déplacement,
température, pression…etc), des informations utilisables par la partie commande.
[Link] La partie commande:
La partie commande se compose des ensembles suivants :
Les interfaces d’entrée qui transforment les informations issues des capteurs placés sur la
partie opérative ou dans la partie dialogue en informations de nature et d’amplitude
compatible avec les caractéristiques technologiques du système.
Les interfaces de sortie qui transforment les informations élaborées par l’unité de traitement
en informations de nature et d’amplitude compatibles avec les caractéristiques
technologiques des préactionneurs d’une part, des visualisations et avertisseurs d’autre part ;
L’unité de traitement (automates programmables industriels API, ordinateur,
microprocesseurs) qui élabore les ordres destinés aux actionneurs en fonction des
informations reçues des différents capteurs et du fonctionnement à réaliser.
[Link] La partie dialogue:
La partie dialogue se compose de deux ensembles :
Les visualisations et avertisseurs qui transforment les informations fournies par
l’automate en informations perceptibles par l’homme (informations optiques ou
sonores);
Les capteurs qui transforment les informations fournies par l’homme (action manuelle
sur un bouton-poussoir, par exemple) et informations exploitables par l’automate.
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1.1.3 La chaine fonctionnelle:
Une chaîne fonctionnelle est l’ensemble de fonctions assurées par les constituants du
système organisées en vue de l'obtention d'une tâche. On décompose une chaîne fonctionnelle
en 2 chaînes : La chaîne d’information et la chaîne d’énergie.
[Link]. La chaine d’information:
Les chaînes d’information des systèmes automatisés comprennent majoritairement des
composants et des cartes électroniques. De ce fait, les informations sont nécessairement des signaux
électriques basse tension qui peuvent être de nature différente (analogique, numérique). Cette
chaine se décompose en 3 fonctions :
La fonction « acquérir » : Les informations entrantes sont de deux sortes : Les consignes de
l’opérateur et les comptes rendus de la chaîne d’énergie (des grandeurs physiques de
position, vitesse, pression, température, débit, intensité…) qui sont recueillis par des
capteurs)
La fonction « traiter » : est assurée par la partie commande qui gère l’ensemble des
informations.
La fonction « communiquer » : se résume généralement à informer l’opérateur sur l’état du
système, les actions à réaliser, certains défauts ou problèmes. Et les ordres envoyés à la
partie opérative.
[Link] La chaine d’énergie:
C’est la partie opérative du système qui est chargée de réaliser ce pourquoi il a été conçu
mais pour ce faire, elle consomme de l’énergie. Elle se décompose en 4 fonctions
La fonction « alimenter » : Généralement, l’énergie d’entrée est électrique, pneumatique ou
Hydraulique.
La fonction « distribuer » : Les composants assurant cette fonction sont des préactionneurs
dont le rôle est de distribuer l’énergie seulement s’ils en reçoivent l’ordre de la partie
commande.
La fonction « convertir » : Dans la majorité des cas, l’énergie distribuée est électrique,
pneumatique ou hydraulique. Pour agir sur la matière d’œuvre, on doit nécessairement
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obtenir une énergie mécanique ou thermique. On utilise pour cela des actionneurs qui
convertissent l’énergie.
La fonction « transmettre » : pour transformer l’énergie, passer par exemple d’un
mouvement de rotation à un mouvement de translation.
La fonction « action » : Les composants qui agissent directement sur la matière d’œuvre se
nomment les effecteurs, ils servent à saisir, déplacer, fixer, assembler, modifier, trier,
chauffer, etc.
1.1.4. Les actionneurs:
Un actionneur est un constituant permettant de mettre en mouvement les organes de
machines suite aux commandes électriques. Ceci en convertissant une énergie d’entrée (électrique,
hydraulique ou pneumatique…) en une énergie de sortie (mécanique). Les actionneurs les plus
utilisés sont :
[Link]. Actionneurs pneumatiques:
Les actionneurs pneumatiques utilisent de l’air comprimé à ~6 bar. L’air est fourni par un
compresseur, qui alimente souvent tout l’atelier, et distribué à toutes les machines. Ils sont
alimentés par des distributeurs, suite à une commande électrique. Ils sont utilisés principalement
pour des mouvements exigeant une force faible (20 à 50 000 N) ; et une grande vitesse (la fraise du
dentiste peut atteindre 200tours/s). Les actionneurs pneumatiques répandus sont : les vérins
(linéaires et rotatifs) et les moteurs rotatifs, On utilise également des ventouses à vide pour saisir
des objets (Ce sont des éléments de préhension à l’aide d’un générateur de vide par effet venturi).
[Link]. Actionneurs hydrauliques:
Les actionneurs hydrauliques sont utilisés pour des mouvements requérant des forces très
élevées, à faible vitesse. Utilisant de l’huile sous des pressions atteignant 400 bar, ils
permettent d’obtenir une force prodigieuse (jusqu’à 300 tonnes force). Leurs temps de réponse
sont plus rapides que pour l’air (quelques millisecondes), car l’huile est presque incompressible.
L’huile est fournie par une pompe hydraulique qui fait généralement partie de la machine.
Ces actionneurs sont des vérins linéaires ou des moteurs rotatifs. Leur action est
contrôlée par des distributeurs. Ils peuvent être de type tout ou rien, ou de type proportionnel,
permettant de moduler la pression ou le débit d’huile.
Dans les vérins hydrauliques, le principe est identique à celui des vérins pneumatiques. Pour
les moteurs hydrauliques, il existe plusieurs types : (moteurs à engrenage, moteurs à palettes,
moteurs à pistons). Le principe de fonctionnement de tous les types est le même : Une différence de
pression entre l'admission et le refoulement du moteur s'applique sur les parties mobiles qui se
déplacent et entraînent ainsi l'arbre du moteur et la charge à déplacer.
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Exemple d’usage des vérins hydrauliques (engins) Moteur à engrenage
[Link]. Actionneurs électriques:
Les actionneurs électriques sont principalement les moteurs électriques ; qui sont des
appareils qui transforment l’énergie électrique en énergie mécanique. Leur fonctionnement repose
sur les principes de l’électromagnétisme. Le moteur comporte deux parties : - une partie fixe (le
stator) et une partie mobile (le rotor).
Il existe un grand nombre de types de moteurs : moteurs asynchrones (généralement à
courants triphasés, moteurs à cage, moteurs à bagues), moteurs à courant continu, moteurs
synchrones, moteurs pas à pas…
L’électroaimant est un autre type des actionneurs électriques dans lequel la force magnétique
est utilisée.
1.1.5 Les préactionneurs:
Les préactionneurs sont des interfaces d’énergie entre la Partie Commande et la Partie
Opérative. La Partie Commande est généralement incapable de distribuer directement l'énergie
nécessaire à l'actionneur. Par exemple :
Partie Commande en très basse tension (24Volts continu), et Partie Opérative 400Volts
triphasée (moteurs de forte puissance).
Partie Commande électrique et Partie Opérative pneumatique (vérins).
Le préactionneur est donc là pour s'occuper de distribuer une énergie forte adaptée à l'actionneur
en fonction de la commande (signal faible) venant de l'API.
[Link]. Types de préactionneurs:
a. Les distributeurs (préactionneurs pneumatiques ou hydrauliques):
Un distributeur est constitué d'une partie fixe et d'une partie mobile (le tiroir) :
La partie fixe est dotée d'orifices connectés à la source d'énergie (air comprimé,…), à
l'actionneur et à l'échappement.
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Le tiroir mobile, coulissant dans la partie fixe, il est doté de conduites permettant le passage
de fluide entre les différents orifices et la partie fixe.
Schématiquement :
On représente un distributeur à l'aide de cases. Chaque position est symbolisée par une case
A l'intérieur des cases, on représente les voies de passage de fluide pour chacune des
positions.
Une possibilité de passage du fluide est symbolisée par une flèche indiquant le sens de
circulation. Un blocage du fluide est symbolisé par un "T".
Pour caractériser un distributeur, il faut définir le nombre de voies ou d'orifices ainsi que le
nombre de positions (par exemple un distributeur 3/2 : comprend 3 orifices et 2 positions).
Pour en comprendre le fonctionnement, il faut imaginer que les canalisations sont fixes et que ce
sont les cases qui se déplacent devant les canalisations, et non l'inverse.
b. Les Relais et Contacteurs (préactionneurs électriques):
Le relais est le terme général qui désigne les préactionneurs électriques. Les contacteurs sont
des relais conçus pour commuter des courants électriques forts.
b.1 Relais:
Un relais électromécanique est un organe électrique permettant de dissocier la partie
puissance de la partie commande : il permet l'ouverture et la fermeture d'un circuit électrique par un
second circuit complètement isolé (isolation galvanique) et pouvant avoir des propriétés différentes.
Un relais est composé principalement d'une bobine, un ressort de rappel, de 2 à 4 contacts de
puissance ou pôles, un circuit magnétique constitué d'un aimant fixe et d'un aimant mobile
(armature fixe et mobile),
Son fonctionnement est comme suit :
En l'absence d'ordre de la P.C., les contacts sont au repos.
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Quand l'automate envoie l'ordre de commande (signal de 24 V), le courant électrique crée un
champ magnétique dans la bobine, qui pousse la barre de commande. Les contacts changent
alors d'état. Dès la disparition de l'ordre, les contacts reprennent leur état de repos.
b.2 Contacteur:
Le contacteur a la même fonction qu'un relais électromécanique, sauf que ses contacts sont
prévus pour supporter un courant beaucoup plus important. Des contacteurs sont utilisés afin
d'alimenter des moteurs industriels de grande puissance (plus de 50 kW). Ils sont aussi utilisés en
milieu domestique pour alimenter des appareils électriques comme le chauffage ou le chauffe-eau,
car les organes de commande (thermostat, interrupteur horaire…) risqueraient d'être rapidement
détériorés par un courant trop important.
Selon leur utilisation ils peuvent être unipolaires, bipolaires, tripolaires ou encore
tétrapolaires, en d'autres termes ils possèdent de un à quatre contacts de puissance.
Symbole d'un contacteur tripolaire : à gauche la bobine, au centre les contacts de puissance, à droite
un contact auxiliaire.
[Link]. Pilotage des préactionneurs:
C’est la Partie Commande qui pilote les préactionneurs en leur envoyant des ordres sous
forme de signaux.
Préactionneur monostable : Il est actif si et seulement si l'ordre de commande est présent.
Autrement dit, dès que l'ordre de commande cesse, le préactionneur monostable retourne à son état
de repos.
Un préactionneur bistable : Il reste dans l'état que lui impose un ordre de la Partie Commande et
reste dans cet état jusqu’à un nouvel ordre.
1.1.6 Les capteurs:
Les capteurs sont des éléments sensibles à des grandeurs physiques (température, pression,
force, position, vitesse, luminosité,…) qu’ils transforment en signal électrique.
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Installations Electriques en Automatique
On peut classifier les capteurs sur la base de consommation ou pas de l’énergie en :
Capteurs actifs: n’exigent pas d’alimentation. Ils sont directement générateurs d’une tension,
d’un courant ou d’une charge à partir de la grandeur physique. Les principes physiques mis en jeu
sont :
Effet thermoélectrique: c’est le principe de thermocouple. C’est un circuit constitué de deux
conducteurs de nature chimique différente et dont les jonctions sont à des températures différentes.
Il apparaît aux bornes de ce circuit une tension (force électromotrice) liée à la différence de
température.
Effet piézoélectrique: L'application d'une contrainte mécanique à certains matériaux dits
piézoélectriques (le quartz par exemple) entraîne l'apparition d'une déformation et d'une charge
électrique de signe différent sur les faces opposées. Exemple : Mesure d’effort, d’accélération
(accéléromètre)
Effet pyroélectricité: certains cristaux présentent une polarisation électrique proportionnelle à leur
température. Ainsi, en absorbant un flux de rayonnement, le cristal pyroélectrique va s’échauffer et
ainsi sa polarisation va se modifier entraînant une variation de tension détectable.
Effet d'induction électromagnétique: La variation du flux d'induction magnétique dans un circuit
électrique induit une tension électrique. Exemple : Détection de passage d’un objet métallique.
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Effet photoélectrique et photovoltaïque: Basés sur la libération de charges électriques dans la
matière sous l’influence d’un rayonnement lumineux, ou plus généralement d’une onde
électromagnétique. Exemple: Mesure de lumière (capteur CCD, photodiode).
Effet Hall: Un barreau de semiconducteur soumis à un champ magnétique uniforme B et traversé
par un courant I, est le siège entre les faces supérieure et inférieure du barreau d’une tension VH
proportionnelle à B qui constitue le signal de sortie.
Capteurs passifs: Ils ont besoin dans la plupart des cas d’apport d’énergie extérieure pour
fonctionner. Il s’agit en général d’une impédance dont la valeur varie avec la grandeur physique.
Parmi ces capteurs on a :
Capteurs résistifs : La résistance interne du capteur varie avec la grandeur physique.
Exemples : Mesure de température par résistance à fil de platine, thermistance - Mesure
d’effort par jauge de contrainte-Mesure d’intensité lumineuse par photorésistance.
Capteurs inductifs : La valeur de l’inductance L varie avec la grandeur physique. Exemples :
Mesure de déplacement par inductance variable - Mesure d’effort par capteur magnéto-
élastique.
Capteurs capacitifs : C varie avec la grandeur physique. Exemples : - Mesure de
déplacement et de position : l’objet dont on veut mesurer le déplacement se déplace avec
une armature du condensateur - Mesure de niveau : la présence de liquide modifie la valeur
de la capacité.
Le tableau suivant présente les Types des matériaux utilisés et caractéristique électrique des
capteurs passifs
On peut également classer les capteurs, en fonction du type de grandeurs physiques à
mesurer, en :
- Capteurs Mécaniques : déplacement, force, masse, débit etc...
- Capteurs Thermiques : température, capacité thermique, flux thermique etc...
- Capteurs Electriques : courant, tension, charge, impédance, diélectrique etc...
- Capteurs Magnétiques : champ magnétique, perméabilité, moment magnétique etc...
- Capteurs Radiatifs : lumière visible, rayons X, micro-ondes etc...
- Capteurs Bio/Chimique : humidité, gaz, sucre, hormone etc...
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Installations Electriques en Automatique
1.1.7 La partie commande:
La partie de commande a pour tâche de donner les ordres de fonctionnement à la partie
opérative. Elle reçoit les consignes de l’opérateur et les informations de la partie opérative
transmises par les capteurs. Enfonction de ces consignes et de son programme de gestion des tâches
implanté dans un automate programmable (logique programmée) ou réalisé par des relais et circuits
(logique câblée). Elle va commander les préactionneurs et renvoyer des informations aux systèmes
de supervision. Deux solutions sont empruntées pour la réalisation de la partie commande:
[Link] Logique câblée:
L'automatisme est obtenu en reliant entre eux les différents constituants de base ou fonctions
logiques (combinatoire et séquentielle) par câblage.
Exemple de de réalisation de la partie commande d’un système automatisé linéaire à l’aide de
câblage par des bascules RS
[Link] Logique programmée:
Le schéma du système est transcrit en une suite d'instructions constituant le programme, qui
s’exécute par un équipement spécial (automate programmable API, microprocesseur,…). En cas de
modification, l'installation ne comporte aucune modification de câblage seul le jeu d'instructions est
modifié.
[Link] Les automates programmables industriels API:
Les API (en anglais : PLC programmable logic controller) sont apparues à la fin des années
soixante, à la demande de l'industrie automobile américaine (GM). Il existe sur le marché de
nombreuses marques d’automates : Siemens, Omron, Allen Bradley, Cegetel, Jetter, Shneider, etc.
L’API est un appareil électronique programmable (par un automaticien, non informaticien)
similaire à un ordinateur servant à commander des procédés industriels en élaborant des actions
(pour les préactionneurs) selon un programme, à partir des informations fournies par les capteurs.
Un API est constitué essentiellement des parties suivantes :
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Le microprocesseur: c’est le cerveau de l’automate, il réalise toutes les fonctions logiques, de
comptage, de calcul... à partir d'un programme contenu dans sa mémoire. Il est connecté aux autres
éléments (mémoire et interface E/S) par des liaisons parallèles appelées BUS, qui véhiculent les
informations sous forme binaire.
La mémoire: est conçue pour recevoir, gérer, stocker des informations issues des différents
éléments du système : l’utilisateur (PC ou console), le microprocesseur, les capteurs. Deux types de
mémoire cohabitent :
La mémoire Programme (ROM : mémoire morte) : où est stocké le langage de
programmation. Elle est en général figée, c'est à dire en lecture seulement.
La mémoire de travail (RAM : mémoire vive) : utilisable en lecture-écriture pendant le
fonctionnement. Elle s'efface à l'arrêt de l'automate. Elle est répartie en différentes zones
mémoires : Table image des entrées, Table image des sorties, Mémoire des bits internes,
Mémoire programme d'application.
Les interfaces et les cartes d'Entrées / Sorties:
L’interface d’entrée comporte des adresses d’entrée. Chaque capteur est relié à une de ces
adresses.
L’interface de sortie comporte de la même façon des adresses de sortie. Chaque
préactionneur est relié à une de ces adresses. Le nombre de ces entrées est sorties varie
suivant le type d’automate.
Cartes d'entrées : Elles sont destinées à recevoir les signaux en provenance des capteurs
(signaux logiques TOR, analogiques, ou numériques) et adapter le signal en le mettant en
forme.
Cartes de sorties: Elles sont destinées à commander les pré-actionneurs et éléments des
signalisations du système et adapter les niveaux de tensions de l'unité de commande à celle
de la partie opérative.
Alimentation des différentes parties:
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Les API peuvent être compacts ou modulaires :
Le type compact (monobloc): possède un nombre d’entrées et de sorties restreint et son jeu
d’instructions ne peut être augmenté. Ce type a pour fonction de résoudre des automatismes simples
avec la logique séquentielle et utilisant des informations TOR.
Le type modulaire: est adaptable à toutes situations. Selon le besoin, des modules d’E/S
analogiques sont disponibles en plus de modules spécialisés tels : PID, BASIC, Langage C,... La
modularité permet un dépannage rapide et une plus grande flexibilité.
1.1.8 La partie dialogue:
Assure l’échange d’informations entre l’opérateur et le système (dialogue homme-machine).
On distingue :
Le dialogue de programmation: lors de la phase de développement et de mise au point du
système ; Il consiste à : - Ecrire et interpréter l’ensemble des instructions du programme ;
- Implanter le programme en mémoire.
Le dialogue d’exploitation: A partir d’un terminal d’exploitation (clavier et écran)
l’opérateur peut :
-Lire sur un écran un message relatif à : l’état du système, à la nature du produit traité, à des
mesures, à des défauts de fonctionnement.
-Commander par l’intermédiaire d’un clavier l’évolution du système (sélection des modes de
fonctionnement ; saisie de consignes ; émission d’ordres...)
Le dialogue de supervision: assure la coordination avec les autres systèmes concernés.
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1.2 Conception des systèmes automatisés (Concis):
1.2.1 Grafcet:
Le GRAFCET (GRAphe Fonctionnel de Commande par Etapes et Transitions) est un outil
graphique qui décrit l'évolution d'un automatisme et établit une correspondance à caractère
séquentiel et combinatoire entre les entrées et les sorties. C'est un outil graphique puissant,
directement exploitable en programmation.
[Link] Eléments d’un Grafcet:
Un Grafcet est constitué de trois éléments :
-Etapes associées à des actions: Une étape caractérise une situation donnée. Elle peut être active ou
inactive. Elle est représentée par un carré. L'étape initiale est représentée par un double carré.
-Transitions associées à des réceptivités: Une transition indique la condition d'évolution qui existe
entre deux étapes. La réceptivité est une information d'entrée fournie par : l'opérateur, les capteurs,
ou tout opération logique, arithmétique...
-Liaisons : traits verticaux orientées de haut vers le bas qui relient une étape à l’étape suivante.
[Link] La réceptivité (conditions de transitions) : porte une valeur logique (vrai ou faux). Par
exemple :
[Link] Franchissement d'une transition:
A l'instant initial, seules les étapes initiales sont actives. (on indique l’activation par un
jeton)
Pour franchir une étape, il faut que toutes ses étapes amont (immédiatement précédentes)
soient actives et que la réceptivité associée soit vraie.
Le franchissement d'une transition entraîne obligatoirement l'activation de toutes les étapes
immédiatement suivantes et la désactivation de toutes les étapes immédiatement
précédentes.
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On dit qu'il y a Aiguillage en OU lorsque le grafcet se décompose en deux ou plusieurs
séquences selon un choix conditionnel.
On dit qu'il y a un parallélisme ET, si plusieurs activités indépendantes pouvant se dérouler
en parallèle.
[Link] Exemples de Grafcets:
a. Grafcet d’une fraise automatisée : b. Ouverture d’une porte automatique :
1.2.2 Langages de programmation des API:
Il existe 4 langages de programmation des automates qui sont normalisés par la norme CEI
61131-3. L’automate se programme via une console de programmation ou par un PC équipé d’un
logiciel spécifique.
Langage à contacts (LD : Ladder diagram) : Langage graphique utilise les symboles tels
que : contacts, relais et blocs fonctionnels et s'organise en réseaux (labels). C'est le plus
utilisé.
Blocs Fonctionnels (FBD : Function Bloc Diagram) : Langage graphique où des fonctions
sont représentées par des rectangles avec les entrées à gauche et les sorties à droites. Les
blocs sont programmés (bibliothèque) ou programmables. Utilisé par les automaticiens.
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Liste d'instructions (IL : Instruction list) : Langage textuel de même nature que l'assembleur
(programmation des microcontrôleurs). Très peu utilisé par les automaticiens.
Langage littéral structuré (ST : Structured Text) : Langage informatique de même nature que
le Pascal, il utilise les fonctions comme if ... then ...else ... Peu utilisé par les automaticiens.
1.3 Les réseaux industriels:
La notion de système automatisé de production peut s'appliquer aussi bien à une machine
isolée qu'à une cellule de production, voire même à une usine. Donc les différents éléments du
système doivent communiques des informations. Ceci se fait via des réseaux. Il existe des réseaux
adaptés à chaque niveau :
Le bus capteur/actionneur (sensor bus) : relient les API aux capteurs et actionneurs.
Le bus de cellule (device bus) : pour la périphérie d’automatisme.
Les bus de terrain (field bus) : pour la communication entre unités de commande et
supervision.
Les réseaux locaux industriels : pour la communication entre l’automatisme et le système de
gestion.
1.4 Structure d’une installation électrique:
1.4.1Structure fonctionnelle d’une installation électrique
Les règles à observer dans la conception des installations électriques basse tension (jusqu’à
1000V en alternatif et 1500V en continu) sont définies par des normes (exemple NFC 15-100).
Tous les équipements de force motrice sont construits sur le modèle fonctionnel suivant :
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Installations Electriques en Automatique
Schéma synoptique d'un automatisme électrique
(Les parties en pointillés ne font pas partie de l’automatisme)
Le transport de l’électricité
Sonelgaz distribue une tension finale aux utilisateurs particuliers de 230V monophasé ou 230/400V en triphasé.
1.4.2 Réseau d'alimentation:
Sonelgaz transporte l'énergie électrique sur des lignes à 3 fils. La tension utilisée pour le
transport étant trop élevée, elle est au préalable abaissée dans des postes de transformation avant
d'être livrée à l'usager (distribution). Le réseau basse tension ainsi obtenu est toujours triphasé mais
comprend 4 fils : 3 conducteurs de phase, un conducteur de neutre.
L'abonné reçoit soit les 4 fils (on parle de réseau triphasé), soit deux fils (1 phase et le
neutre) et on parle alors de réseau monophasé.
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Installations Electriques en Automatique
En distribution monophasée et triphasée domestiques, les tensions sont:
Monophasé : V = 230 V
Triphasé : U = V
U = 230 V U400
Réseau d'alimentation
Remarque: Les nouvelles tensions normalisées sont 230v et 400v respectivement.
1.4.3 Symboles normalisés des contacts:
Symboles normalisés de quelques contact
Différents types de contacts (norme NF E 04-056):
a- Contacts électriques
b- Appareils de séparation et de coupure
22
Installations Electriques en Automatique
c-Organes de commande des relais électromécaniques
1.4.4 Isolement de l’installation : le sectionneur
Les actionneurs alimentés par le réseau doivent pouvoir être mis hors tension manuellement,
même pour les systèmes automatisés commandés à distance (cette opération devant être exécutée en
toute sécurité). Cet isolement est rendu possible par la présence d'un sectionneur muni d'un
dispositif de verrouillage en position ouverte. Il permet d'isoler l'installation électrique, il doit donc
être placé en amont du circuit électrique. Le choix du sectionneur se fait sur la base de la valeur de
la tension d'alimentation et de son type (mono ou triphasé), ainsi que de l'intensité du courant en
fonctionnement normal.
Remarque: l'ouverture du sectionneur est obligatoire lors de toute intervention sur l'équipement
électrique de la machine, ou sur les parties mécaniques mises en mouvement par des organes de
commande électriques.
Symbole normalisé Raccordement du sectionneur tétrapolaire en triphasé
du sectionneur tétrapolaire
Lors de l'ouverture du sectionneur, comme leur nom l'indique, les contacts auxiliaires de
précoupure 13-14 et 23-24 s'ouvrent avant les contacts principaux (ou de puissance) N, 1-2, 3-4 et
5-6. Cette durée permet à l'organe de commande de couper les ordres qu'il envoie à la partie
commutation du circuit de puissance, avant que l'alimentation de ce dernier ne soit coupée par les
pôles du sectionneur. Le rôle du sectionneur est donc l’ouverture du circuit de commande et le
sectionnement à vide du circuit de puissance.
En effet l’ouverture des contacts de pré coupure coupe l’alimentation de la bobine du
contacteur. Ce qui a pour effet d’ouvrir les contacts de puissance du contacteur qui alimentent le
récepteur (moteur). Quand les contacts principaux du sectionneur s’ouvrent, il y a déjà un certain
temps qu’aucun courant ne circule dans le circuit de puissance. Par conséquent on dit que le
sectionneur n’a aucun pouvoir de coupure car il effectue un sectionnement ou coupure à vide du
circuit de puissance.
1.4.5 Circuit de puissance:
Chaque phase doit être protégée aussi bien contre les surintensités et les surcharges que
contre les courts-circuits (contacts accidentels entre des conducteurs portés à des potentiels
différents). Cette protection est assurée soit par des disjoncteurs à base de relais à lames, soit par
des coupe-circuit à cartouches fusibles.
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a- Protection contre les courts-circuits:
Le type de cartouche fusible dépend de la nature du circuit à protéger. S'il s'agit d’un circuit
fortement résistif et peu inductif (ligne d'alimentation générale, d’éclairage, de chauffage etc.), on
utilise des cartouches noires de type gG (usage général). S'il s'agit de moteur ou transformateur
(circuit inductif) engendrant des pointes de courant à la mise sous tension, on utilise des cartouches
vertes de type aM (accompagnement moteur).
On peut également utiliser un relais magnétique (généralement intégré au disjoncteur) qui
ouvre les contacts suite à l'excitation d'une bobine (il est donc à action instantanée).
Remarques:
- Les cartouches fusibles peuvent être insérées dans le sectionneur, qui assure alors la double
fonction isolement et protection contre les courts-circuits.
- Le disjoncteur-moteur magnétothermique est un appareil combiné qui assure les 3
fonctions : sectionnement, protection contre les courts-circuits (déclenchement magnétique),
protection contre les surcharges (déclenchement thermique). Son enclenchement est manuel et son
déclenchement peut être manuel ou automatique.
13-14 : contact auxiliaire
97-98 : contact de signalisation de défaut
Schéma de principe du disjoncteur – moteur magnétothermique
b- Protection contre les surintensités et les surcharges:
Afin de ne pas dépasser les caractéristiques nominales de l'appareil à commander (moteur par
exemple), il convient de placer un relais de protection qui contrôle l'intensité du courant absorbé. Le
relais thermique, traversé par le courant moteur et réglé à la valeur nominale de celui-ci, envoie un
ordre d'arrêt à la partie commande lorsque l'image thermique du moteur est hors des limites d'un
fonctionnement correct. Il possède des contacts principaux ou pôles (2,4,6) pour le circuit de
puissance, et des contacts auxiliaires (96 et 98) pour le circuit de commande.
Le relais thermique est à action retardée car son principe de fonctionnement est basé sur
l'échauffement de bilames. En effet entre les pôles 1-2, 3-4 et 5-6 (cf. figure 6.5) on trouve un
enroulement chauffant bobiné autour d’un bilame. Comme chaque enroulement chauffant du relais
est placé en série avec chaque phase du moteur à protéger, l’augmentation de l’intensité du courant
absorbé par le moteur électrique entraîne l’échauffement des enroulements, ce qui provoque la
déformation des bilames. Cette déformation se transmet à un dispositif de liaison mécanique qui
provoque l’ouverture du contact auxiliaire 95-96 situé dans le circuit de commande. Ainsi la bobine
du contacteur n’est plus alimentée, ce qui entraîne l’ouverture des contacts auxiliaires du contacteur
(ainsi que de ses contacts principaux qui contrôlent le circuit de puissance).
Le relais thermique
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Installations Electriques en Automatique
Le principe même du relais thermique a conduit à le munir d'un système de compensation
interne de la température ambiante, afin de ne contrôler que l'énergie thermique d'origine
électrique. Enfin son association quasi exclusive à des moteurs triphasés a permis de l'équiper d'un
dispositif de surveillance de l'identité des courants dans chacune des 3 phases du moteur : c'est le
système différentiel. Un relais thermique compensé différentiel possédant ces trois caractéristiques
est intégré à un disjoncteur, et on parle alors de disjoncteur différentiel.
Remarques
-1 Ne jamais sur calibrer un relais thermique au risque de détruire le moteur.
-2 Ne pas confondre interrupteur et disjoncteur différentiels. Si tous les deux se déclenchent sur un
courant différentiel, le disjoncteur se déclenche également sur des surcharges et des courts-circuits,
alors que ce n'est pas le cas pour l'interrupteur.
1.4.6 Circuit de commande:
[Link] Alimentation:
C’est un circuit alimenté soit directement à partir du circuit de puissance (généralement
monophasé), soit par l’intermédiaire d’un transformateur abaisseur de tension (notamment lorsque
les règles de sécurité l’exigent).
Le calibre de la cartouche fusible dépend du nombre d’éléments constituant le circuit de
commande. En général un calibre 2 ou 4 ampères est suffisant.
Protection par fusible Protection par disjoncteur magnétothermique
Alimentation directe du circuit de commande
Raccordement en monophasé Raccordement en triphasé
Alimentation du circuit de commande en très basse tension (V 50 v)
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Installations Electriques en Automatique
[Link] Protection:
Quand on utilise une alimentation directe monophasée du circuit de commande, la protection
est très souvent assurée par un disjoncteur magnétothermique unipolaire avec neutre : il possède un
pôle protégé relié à la phase, et un pôle coupé relié au neutre.
Dans le cas de l’alimentation en très basse tension,
* le choix du calibre et du type de la protection du primaire (qui est une protection contre les
courts-circuits) doit prendre en compte le courant magnétisant du transformateur.
Par exemple pour une protection par disjoncteur de contrôle, le calibre sera égal au courant
nominal primaire multiplié par le courant magnétisant (20 In) et divisé par le courant de
déclenchement magnétique (environ 13 In). Pour une protection par fusibles, l'emploi du type aM
calibré au courant nominal primaire est recommandé, ces fusibles supportant le courant magnétisant
du transformateur.
* La protection du secondaire contre les surcharges est assurée par un disjoncteur contrôle
(relais thermique), ou par un fusible de type gG calibré au courant nominal secondaire. En général
une protection sur le seul conducteur opposé au commun bobines est suffisante.
Remarque
Le relais thermique utilisé dans le circuit de puissance possède un contact auxiliaire (fermé
au repos), qui est utilisé en série dans le circuit d'alimentation de la partie commande pour
déconnecter le circuit de commande en cas de surcharge dans le circuit de puissance.
Schéma de principe du disjoncteur magnétothermique unipolaire + neutre
un pôle protégé (phase) et un pôle sectionné (neutre)
[Link] Coupures de sécurité et arrêt d'urgence:
On doit pouvoir arrêter la machine et mettre hors tension le circuit électrique à l'aide d'un
organe unique, bien visible et d'accès facile : on utilise en général un bouton d'arrêt d'urgence
("coup de poing") commandant le contacteur.
1.5 Contacteur et démarrage moteur:
En variante A04, pour les séries D09, D12, D16, D25, les contacteurs sont livrés avec les 4 liaisons suivantes
réalisées par le constructeur : KM1.13-KM1.17 ; KM1.14-KM1.18 ; KM1.1-A ; KM1.14- B .
Câblage du contacteur série d (doc. Télémécanique)
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Installations Electriques en Automatique
Schéma de commande d'un moteur (démarrage direct)
1.5.1 Catégories ou classes d'emploi du contacteur:
1.5.1.a En courant alternatif:
*Classe AC1: charges non inductives ou faiblement inductives: cos 0.95 et Id=1.5In (cas
des fours à résistances par exemple). Elle concerne l'utilisation domestique du contacteur.
*Classe AC2: moteurs à bagues ayant un mode de marche par à-coups. Régit également le
démarrage et le freinage en contre-courant. cos = 0.65 et le courant de démarrage égal 2.5
à 4 fois In.
*Classe AC3: moteurs à cage dont la coupure s'effectue moteur lancé. C'est la catégorie
d'utilisation la plus courante du moteur asynchrone. cos = 0.35 à 0.65 et Id = 5 à 7 fois In.
*Classe AC4: moteur à cage ayant un mode de marche par à-coups, démarrage et arrêts
fréquents, freinage en contre-courant, inversion du sens de marche. cos = 0.35 à 0.65 et Id
= 5 à 7 fois In.
1.5.1.b En courant continu:
*Classe DC1 : fonctionnement dans les mêmes conditions que AC1. = L/R 1 ms.
*Classe DC2: moteur shunt, démarrage et coupure moteur lancé. Id = 2.5 In. = 7.5 ms
*Classe DC3:moteur shunt, démarrage et marche par à-coups, freinage en contre-courant
(amortissement par inversion du sens du courant). Id = 2.5 In. 2 ms.
*Classe DC4: moteur série, même utilisation que DC2. Id = 2.5 In. 10 ms.
*Classe DC5: moteur série, même utilisation que DC3. Id = 2.5 In. 7.5 ms.
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Installations Electriques en Automatique
Caractéristiques principales des contacteurs série D (doc. Télémécanique)
1.5.2 Appareils dérivés du contacteur:
*Le rupteur : c'est un contacteur dont les contacts principaux sont fermés au repos.
*Le contacteur à accrochage : c'est un contacteur muni d'un système d'accrochage, qui
empêche les contacts de retourner à la position de repos (contacts ouverts) quand on cesse
d'alimenter le dispositif de commande (coupure du courant de commande de la bobine).
L'accrochage et le décrochage peuvent être magnétiques, mécaniques, électriques. En fait
cet appareil possède deux états stables et il est improprement appelé contacteur, car il doit
répondre aux spécifications des contacteurs. On l'utilise surtout dans la commande 2 fils.
Remarque:
Dans la commande 2 fils, chez Télémécanique il suffit de rajouter un dispositif d'accrochage
(réf LA9 D09907) au bouton marche d'un contacteur (cf. figure 0-14) pour le transformer en un
interrupteur, rendant ainsi inutile l'usage du contact d'auto maintien 13-14 ; par opposition à la
commande 3 fils où l'on se sert du contact d'auto alimentation 13-14.
Commandes 2 fils et 3 fils
*Le discontacteur : c'est un contacteur assurant la fonction de disjoncteur (protection contre
les courts-circuits). On le réalise en rajoutant un relais magnétique à l'intérieur du
28
Installations Electriques en Automatique
contacteur.
*Le contacteur-disjoncteur : c'est la combinaison d'un contacteur, d'un disjoncteur
(protection contre les courts circuits) à très fort pouvoir de coupure, et d'un relais thermique
(protection contre les surcharges ou les surintensités de valeur moyenne).
*Contacteur d'inversion de phase : il a pour rôle d'inverser deux phases pour inverser le sens
de rotation du moteur. Utilisé pour le freinage d'un moteur, on lui associe un capteur de
vitesse qui détecte l'annulation de la vitesse d'un moteur. Quand cette vitesse est nulle le
circuit s'ouvre provoquant l'arrêt du moteur.
Avec bouton de réarmement du relais thermique
On réalise le discontacteur en insérant les bornes 1, 3 , 5 du relais thermique sous les bornes
2, 4, 6 du contacteur. On rajoute aussi sur le coffret un bouton poussoir de réarmement du relais
thermique (forçage des contacts fermés au repos).
En variante A05, pour les séries D09, D12, D16, D25, les contacteurs sont livrés avec les 6
liaisons suivantes réalisées par le constructeur (si une des liaisons est indésirable, elle est supprimée
par l’utilisateur):
Discontacteur série D (doc. Telemecanique)
Avec boutons poussoirs marche et arrêt à rappel automatique (variante A13) Ce
discontacteur est réalisé à partir du précédent, dans lequel deux boutons poussoirs marche et arrêt
remplacent le bouton de réarmement.
1.5.3 Appareils mis en œuvre dans un équipement de démarrage:
Tout système de démarrage se doit de limiter l’intensité absorbée par le moteur, tout en
maintenant les performances mécaniques conformes au cahier de charges, de l’ensemble « moteur -
machine entraînée ».
29
Installations Electriques en Automatique
Le démarrage du moteur peut être direct, par paliers, progressif, variable suivant une loi de
vitesse.
Les deux premières solutions font appel à une technologie électromécanique, la dernière à la
technologie électronique. Dans tous les cas l'équipement du circuit terminal moteur (dit « circuit de
démarrage »), est une association d’appareils qui satisfait les quatre fonctions principales suivantes :
Sectionnement : pour isoler cette partie par rapport au circuit amont et permettre les
interventions de maintenance en toute sécurité.
Protection contre les courts-circuits : avec une détection suivie d’une coupure rapide pour
éviter la détérioration de l’installation.
Commutation : dont la commande peut être manuelle, semi-automatique ou automatique.
Protection contre les surcharges : avec une détection et une coupure qui doivent éviter que
toute élévation intempestive de la température du moteur n’entraîne la détérioration de ses
isolants.
Les associations d’équipements de démarrage les plus utilisées pour alimenter des moteurs
triphasés sont au nombre de trois. Soit le schéma classique utilisant un sectionneur à fusibles, un
contacteur et un relais thermique, soit l’association d’un disjoncteur-moteur (lequel intègre un
disjoncteur et un relais magnétothermique) et d’un contacteur, soit l’utilisation d’un appareil unique
: le sectionneur-contacteur-disjoncteur intégral.
a. Association sectionneur à fusibles + contacteur + relais thermique:
C’est le schéma classique de commande des machines asynchrones. Quand on ouvre le
sectionneur, la mise à l’arrêt du circuit de puissance est effectuée par le circuit de commande, à
cause de l’ouverture préalable des contacts de précoupure insérés dans le circuit de commande
avant les contacts principaux du circuit de puissance. Il en est de même en cas de surintensité, qui
provoque d’abord l’ouverture du circuit de commande (grâce aux contacts auxiliaires du relais
thermique).
b. Association disjoncteur-moteur + contacteur:
Un seul appareil assure le sectionnement (disjoncteur), la protection contre les courts-
circuits (déclencheur magnétique), et la protection contre les surcharges (déclencheur thermique
réglable) : c’est le disjoncteur-moteur magnétothermique.
Avec cette association, la surintensité provoque directement l’ouverture du circuit de
puissance, contrairement au cas précédent où l’ouverture (et donc l’arrêt) du circuit de puissance
suite à une surintensité se fait indirectement via le circuit de commande et le contacteur.
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Installations Electriques en Automatique
Commande d’un moteur asynchrone par disjoncteur-moteur + contacteur
c. Sectionneur-contacteur-disjoncteur intégral:
Dans un souci de gain de place et de facilité de maintenance, un appareil unique entre le
réseau et le moteur intègre les fonctions de sectionnement (sectionneur), de commutation
(contacteur), de protection contre les courts-circuits et les surintensités (disjoncteur différentiel). Il
n'y a donc qu'un seul appareil entre le réseau d'alimentation et le récepteur, appelé le "disjoncteur
différentiel intégral" (Integral 32 de Télémécanique par exemple) ou « sectionneur-contacteur-
disjoncteur intégral ».
Schéma de principe du disjoncteur différentiel intégral
31
Installations Electriques en Automatique
Chapitre 2
Connectique
2.1 Introduction:
La connectique regroupe toutes les techniques liées aux connexions physiques des liaisons
électriques ainsi que des transmissions de données, c'est-à-dire les connecteurs et prises.
La connectique est omniprésente dans notre vie, que ce soit pour relier nos appareils
électriques à des prises d'alimentation électrique ou pour relier les différents éléments de nos
systèmes informatiques, nos systèmes audio ou vidéo.
Le défi des manufacturiers et des ingénieurs est de maximiser la standardisation des
connexions tout en conservant la fonctionnalité de ces connexions. La maximisation de la
standardisation réduit les coûts et facilite la vie des consommateurs, mais cette standardisation ne
doit pas se faire au détriment de la puissance et de la fonctionnalité des appareils.
2.2 Électrotechnique:
Les connecteurs industriels ou d’électrotechnique sont utilisés dans le monde industriel dans
de nombreuses installations comme les chaînes de production, les robots, les transports ou dans
l'énergie. Ces connecteurs ont la particularité d'être extrêmement robustes et de tolérer de fortes
tensions.
2.2.1 Prises:
Il existe différents types de prises électriques de puissance, répondant à différentes normes.
Leur but est d'assurer la transmission correcte d'un courant certain, sans arc électrique, ni
résistances parasites, tout en garantissant la sécurité de la personne qui effectue la connexion. Très
souvent les prises comportent un conducteur de sécurité (la terre), lequel est connecté en premier et
déconnecté en dernier.
Les prises de puissance peuvent être spécialisées par certains critères techniques. Par
exemple certaines prises utilisées en extérieur seront étanches, d'autres utilisées dans des
environnements explosifs contiendront des chambres de confinement pour limiter le risque
d'explosion créé lors d'une connexion à chaud, d'autres ont tout simplement des parties servant à
maintenir le câble solidaire mécaniquement de la prise pour ne jamais exercer une force de traction
sur la partie connexion électrique.
Différents types de prises
2.2.2 Connecteurs d'alimentation:
Prise électrique, utilisée en bout de câble pour alimenter les appareils fonctionnant avec un
courant alternatif
Connecteurs courant continu
Connecteur d'appareillage, principalement utilisé pour alimenter les appareils portatifs
MagSafe
Connecteur de types domestiques et industriels légers: CEI 60320
32
Installations Electriques en Automatique
Différents types de connecteurs d’alimentation
2.2.3 Cosses:
Une cosse est sertie sur les fils multibrins, la cosse est conçue pour assurer une qualité de
connexion maximale, tout en assurant un montage et un démontage sans problème. Sans cosse ou
embout des brins peuvent sortir de la connexion et provoquer des court-circuit avec les autres
bornes. Certains modèles : Faston et Tube, offrent en plus un montage ainsi qu'un démontage ultra-
rapides.
Différents types de cosses
2.2.4 Borniers:
Borniers à vis, pour fil nu ou muni de cosse. Plusieurs types de borniers existent, dont :
le bornier pour fixer, avec serrage du fil ou de la cosse, sous une plaque serrée par une vis,
voire avec serrage directement sous le bout plat de la vis de pression ;
le bornier mobile isolé extérieurement, comprenant un tube en laiton muni de deux vis
permettant de connecter ensemble plusieurs fils. Ce type de bornier est sécable à la
demande, il permet des liaisons volantes que l'on protège par des boîtes en plastique. Ces
borniers mobiles sont aussi appelés « domino », ou « sucre » par les électriciens.
Différents types de borniers
De plus en plus souvent on utilise des bornes sans vis (type wago), la connexion est assurée
par une lame ressort qui bloque le fil monobrin ou multibrin, contre une forme spéciale
empêchant le retrait et assurant le contact électrique
33
Installations Electriques en Automatique
Raccordement et connecteurs wago
2.2.5 Connectiques spécifiques
Le bloc d’alimentation (power supply unit en anglais, souvent abrégé PSU), ou simplement
l’alimentation ou alim, d'un PC est le matériel informatique l'alimentant. L’alimentation est chargée
de convertir la tension électrique du secteur en différentes tensions continues TBT, compatibles
avec les circuits électroniques de l’ordinateur.
Bloc d’alimentation ouvert
Les deux types d'alimentation comportent des sorties pour alimenter les périphériques. Trois
types de connecteurs sont utilisés :
Schéma connecteur Molex, Connecteurs d'alimentation Sata Connecteur ATX, mini Molex
cosses femelles vus de face (en noir) et Molex (en blanc) et Molex
2.3 Électronique:
En électronique, on utilise différents types de câbles et connectiques choisis en fonction des
applications (puissance, communication, commande, etc.). Parmi les plus utilisés, on peut citer :
Picot
Pince crocodile
Broche Pogo
Fiche 4mm
Cordon BNC à fiche banane
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Installations Electriques en Automatique
Picots et fiches femelles associées
2.3.1 Connecteur carte à carte standard:
Pins header (version simple ou double rangée au pas de 1,27 à 2,54 mm)
Socket (version simple ou double rangée au pas de 1,27 à 2,54 mm)
2.3.2 Connecteur carte à câble standard:
HE10 HE13
Mini Module (pas de 1.27 décalé) de type Wurth
2.4 Connecteurs de données:
2.4.1 Micro-informatique
Le domaine de la connectique est particulièrement développé en micro-informatique, les
connecteurs y sont extrêmement diversifiés.
- Sur la carte mère
Ancienne carte mère
Connecteurs sur une ancienne carte mère d’ordinateur
- Ordinateur récent
Sur la carte mère d'un ordinateur (à partir de 2018) et accessibles uniquement en interne
ISA
EISA
MCA
VLB
AGP
35
Installations Electriques en Automatique
PCI
PCI Express
PCI-X
Sata
ATA
EIDE (l'IDE étant identique à l'ATA à ne pas confondre avec le SATA, différent)
IDE (Par des connecteurs type IDC)
ATAPI extension de l'ATA servant à connecter d'autres périphériques comme les lecteurs de
CD/DVD
Connecteurs externes sur un nouvel ordinateur
- Autres connecteurs internes:
SCSI
Connecteurs Molex pour l'alimentation des périphériques et de la carte mère
MPC3
- Connecteurs externes:
USB réalisé par Intel pour la connexion de différents périphériques (principalement les
disques durs externes, clé USB, claviers, souris, appareil photo, caméra, etc.). L'USB est de
type 1, 2.0, 3.0 et 3.1.
USB 3.1Type-C (compatible Thunderbolt 3) est destiné à remplacer tous les autres
connecteurs externes au boîtier. Il combine la technologie Thunderbolt 3 d'Intel (grande
vitesse de transfert de donnés : débits atteignant 40 Gb/s). Il peut être utilisé pour brancher 2
écrans 4K.
FireWire destiné à connecter des disques durs externes
RJ45 pour les réseaux Ethernet et RJ11 pour les prises téléphoniques (norme CEI 60603-7,
appliquée en France depuis fin 2003)
la gamme D-sub, notamment utilisée jusqu'au début des années 2000 sur micro-ordinateurs
pour les ports série et parallèle
eSata (external SATA) pour la connexion des disques durs externes.
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Installations Electriques en Automatique
Light Peak est une future connectique en cours de réalisation par Intel sur commande
d'Apple (source non sûre) capable de connecter tous les périphériques.
Connecteur fibre optique pour les équipements raccordés en fibre optique
Connecteur HDMI
Mini DisplayPort ou DP compatible Thunderbolt est utilisé pour l'acheminement de la vidéo
(via son propre format) et l’envoi et la réception des données (compatible Thunderbolt 1 ou
2). Le Mini DP n’est pas compatible Thunderbolt 3. Apple a mis à disposition en 2017 des
adapteurs Mini DisplayPort vers USB-C, supportant le Thunderbolt 3 pour résoudre les
problèmes de compatibilité entre périphériques.
2.4.2 Télécommunications:
On utilise principalement deux types de connecteurs :
La petite prise ou RJ11 standard européen actuel de connectique des téléphones; la grosse
prise en T (obsolète) était utilisée en France jusqu'en 2003.
La grosse prise ou RJ45 pour la connexion réseau dite « internet ».
Connecteur RJ11 et son adaptateur ancienne norme française
2.5 Connectique professionnelle:
Bien qu'un certain nombre de professionnels utilisent une marque pour parler d'un
connecteur (un Cannon, un Socapex, un LEMO (en), un Harting, un Musa (en), un Deutsch ...) cette
dénomination est à bannir. En effet, même s'ils sont à l'origine d'un connecteur, les fabricants ont
transformé leurs spécifications en normes (pour assurer leur diffusion). Ainsi, les spécifications ont
été ouvertes aux autres fabricants et actuellement il y a quasiment toujours plusieurs fournisseurs
pour un même modèle.
Autre abus de langage fréquent, utiliser le nom du protocole au lieu du nom du connecteur.
Cet usage est également à proscrire car si l'application majoritaire d'un connecteur est de véhiculer
un protocole informatique sur un protocole physique, on peut tout à fait utiliser ce même connecteur
pour d'autres applications. Ainsi l'Attachment Unit Interface (AUI) est véhiculé sur un DA-15, mais
ce même connecteur peut être utilisé sur un satellite ou dans un avion pour d'autres protocoles.
Il faut donc s'astreindre à utiliser une nomenclature claire pour parler d'un connecteur. Cette
nomenclature va la plupart du temps détailler 5 critères :
la taille de l'enveloppe mécanique (le shell)
le type de l'enveloppe mécanique : prise (plug) ou embase (socket)
le nombre et l'arrangement des contacts
le type de contacts : mâle (pins) ou femelle (socket)
le détrompage (keying)
Les connecteurs utilisés en Europe occidentale sont pour la plupart issus de normes américaines.
Aussi les tailles (de l'enveloppe mécanique, des contacts, de l'espacement entre contacts ou du pas
de vis) sont des valeurs basées sur les unités de mesures américaines (en pouces). De même la taille
des fils prévus pour entrer dans les contacts est exprimée en gauge. Par contre les connecteurs
suivant les normes russes sont eux totalement en système métrique.
On peut distinguer deux grandes familles de connecteurs : les connecteurs circulaires et les
37
Installations Electriques en Automatique
connecteurs rectangulaires.
Connecteurs circulaire et rectangulaire
2.5.1 Les connecteurs circulaires:
Ils ont la plupart du temps un verrouillage à vis ou à baïonnette mais il en existe également
en verrouillage push-pull (connecteurs largables)
Exemples de connecteurs circulaires :
Connecteurs MIL-DTL-38999
Connecteurs MIL-DTL-26482
Connecteurs DBAS (largables)
Connecteurs BNC (Bayonet Neill-Concelman) et TNC (Threaded Neill-Concelman)
2.5.2 Les connecteurs rectangulaires:
Ils comprenant quelques modèles carrés, et ont le plus souvent un verrouillage par des vis
latérales ou par un clip latéral.
Dans cette catégorie on distingue :
- Connecteurs Sub-D
D-subminiature ou D-sub, couramment nommé « Sub-D » en français, est un type de
connecteurs électriques très répandus, notamment pour la connexion de matériel informatique. Il
contient deux à quatre rangées parallèles de contacts (broches ou douilles), habituellement
entourées par un bouclier en métal en forme de D (d'où le nom) qui protège contre les interférences
électromagnétiques. La forme en D garantit une orientation correcte (détrompeur). La pièce
contenant les broches de contacts s'appelle le connecteur mâle, alors que celle contenant les douilles
de contacts s'appelle le connecteur femelle.
Les différents connecteurs Sub-D
Les connecteurs D-sub ont été inventés en 1952 par Cannon, qui à la suite de son rachat en
1963 est devenu une marque de ITT (division Interconnect Solutions). Le système de numérotation
de Cannon utilise un D comme préfixe pour la série entière, suivi d'une lettre dénotant la taille de
coque (A=25,25×8,36, B=38,96×8,36, C=55,42×8,36, D=52,81×11,07, E=16,92×8,36), suivie du
nombre réel de broches, puis du genre (M=mâle, F=femelle). Par exemple, DB-25M signifie un D-
sub avec une coque d'une taille B et 25 contacts mâle.
38
Installations Electriques en Automatique
Parmi les plus courants, on rencontre les connecteurs Mil DTL 55302, les Connecteurs DIN
43650 pour pilotage d'électrovannes, les Connecteur FRB pour fond de panier, les Connecteur
Micro Ribbon (usage Centronics pour imprimante, GPIB ...).
- Le Port parallèle
C’est un connecteur situé à l'arrière des ordinateurs compatibles PC reposant sur la
communication parallèle. Il est associé à l'interface parallèle Centronics.
La communication parallèle a été conçue pour une imprimante imprimant du texte, caractère par
caractère. Les imprimantes graphiques (pouvant imprimer des images) ont ensuite continué à
utiliser ce système pour profiter de l'interface parallèle normalisée. UFMC-1 – L3 automatique –
Installations Electriques en Automatique–Chap1 : connectique–Synthèse [Link] 2018-2020-9-
Le port parallèle est à l'origine unidirectionnel. Ce type d'interface a évolué vers le standard
IEEE 1284, à la fois bidirectionnel et plus rapide
Du côté de l'ordinateur, le port parallèle est constitué par un connecteur DB25 à 25 broches.
On y
Du côté de l'imprimante, le connecteur Centronics comporte 36 broches. Il a une très grande
robustesse mécanique, ce qui a conduit à l'utiliser aussi pour brancher une multitude d'autres
appareils :
scanner, lecteur de disques amovibles, lecteur de type Iomega Zip, caméra de vidéoconférence,
lecteur de sauvegarde sur bandes, graveur de CD-Rom ou disques en rack.
Connecteurs parallèles
Brochage des connecteurs parallèle et centronics
Le port parallèle fut remplacé par des interfaces de type USB et FireWire (IEEE 1394) qui
permettent de plus grands débits, sont plus maniables, moins coûteuses et surtout bien moins
encombrantes. Ce ne sont pas seulement les connecteurs qui changent, mais aussi la logique de flux
sous-jacente, qui de parallèle devient série et multiplexée, ce qui demande davantage d'électronique,
mais se traduit par une nette baisse de la quantité de matières premières nécessaires à la fabrication.
39
Installations Electriques en Automatique
Tableau des directions (E/S) des broches du port parallèle
- FireWire
C’est le nom commercial donné par Apple1 à une interface série multiplexée (aujourd’hui
obsolète), connue aussi sous la norme IEEE 1394 et également connue sous le nom d'interface
i.LINK1 , nom commercial utilisé par Sony. Il s'agit d'un bus informatique véhiculant à la fois des
données et des signaux de commandes des différents appareils qu'il relie.
Deux brochages distincts existent en s400 et s800 : le format à 6 broches permettant
l'alimentation des périphériques et le format à 4 broches sans alimentation. Le format à quatre
broches est celui des PC portables et des caméscope à bandes mini DV.
En s800 les connecteurs ont 9 broches. s400 et s800 sont compatibles : on peut connecter un
périphérique s800 avec un s400 en utilisant un câble 9 broches vers 6 broches.
Le câble le plus répandu est constitué de fils de cuivre torsadés. Sa longueur maximale pour
tous les protocoles FireWire est de 4,5 m. Il existe également une transmission par fibre optique,
très coûteuse mais permettant d'atteindre 100 m.
Connecteurs FireWire
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Installations Electriques en Automatique
- Connecteur série RS232-C
A l’origine c’est un port série DB-25, normalisé avec le protocole de transmission série RS232-
C. Il est plus connu sous le nom de liaison RS232, avec sa simplification sur un connecteur DB9 et
ses déclinaisons : cordon à liaison directe, cordon à liaison croisée, câble nul-modem.
Connecteurs série DB-25 et DE9
Correspondance des broches DB25-DB9
Électrique
Un niveau logique "0" est représenté par une tension de +3V à +25V et un niveau logique
"1" par une tension de -3V à -25V (codage NRZ). D'ordinaire, des niveaux de +12V et -12V sont
utilisés.
La norme V.28 indique qu'un 1 est reconnu si la tension est inférieure à -3 V, et un 0 est
reconnu si la tension est supérieure à +3 V.
Protocole
Pour établir une communication effective via RS-232, il est nécessaire de définir le
protocole utilisé :
notamment le débit de la transmission, le codage utilisé, le découpage en trame, etc. La norme RS-
232 laisse ces points libres, mais en pratique on utilise souvent des UART qui découpent le flux en
trames d'un caractère ainsi constituées :
1 bit de départ (Start);
41
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7 à 8 bits de données ;
1 bit de parité optionnel ;
1 ou 2 bits d'arrêt (Stop).
Quand la ligne de transmission est au repos, elle est au niveau logique 1. C’est pourquoi le
bit de Start a un niveau logique "0" (afin qu’il soit détecté), tandis que le bit de stop est de niveau
logique "1" (afin de remettre la ligne au repos). Le bit de donnée de poids faible est envoyé en
premier suivi des autres.
Oscillogramme de la transmission du caractère K (code ASCII 4B en binaire 01001011)
- Câble droit:
- Câble croisé
Liaison RS 232 PC-Carte par câble nul-modem
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- EEE-488
Depuis le début des années 1970, de nombreux instruments de mesure peuvent être commandés
par un ordinateur via un câble mais les fabricants utilisent des normes différentes.
En 1975 le bus de communications numériques à courte distance HP-IB (Hewlett-Packard
Instrument Bus), a été standardisé comme IEEE-488, également connu sous le nom de GPIB
(General Purpose Interface Bus).
Connecteur IEEE 488
Par la suite l’IEEE 488 est renommé IEEE 488.1 et une nouvelle norme est ajoutée pour le
protocole de communication, c’est la norme IEEE 488.2.
Le langage SCPI est utilisé pour définir les commandes d’un instrument, sur un bus GPIB ou
autre.
Brochage du connecteur IEEE-488
Le standard IEEE-488 permet à 15 périphériques de partager les 8 bits de données d'un bus
parallèle. Les différents instruments sont alors branchés en réalisant une sorte de chaine (au
contraire du bus USB où les périphériques sont tous liés de manière centralisée). C'est le
périphérique le plus lent qui fixe la vitesse de transmission. Le standard initial fixe le débit
maximum à environ 1 Mo/s mais des améliorations l'ont porté par la suite à environ 8 Mo/s.
Le bus IEEE-488 utilise 24 fils :
8 sont des lignes bi-directionnelles permettant le transfert des données,
servent au dialogue (handshake),
5 servent à la gestion de l'interface
8 lignes de masse.
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Installations Electriques en Automatique
2.6 USB et ses dérivés:
Le terme anglais Universal Serial Bus ou USB (en français bus universel en série) est une
norme relative à un bus informatique série, qui sert à connecter des périphériques informatiques à
un ordinateur ou à tout type d'appareil prévu à cet effet (tablette, smartphone, etc.). Le bus USB
permet de connecter des périphériques à chaud (quand l'ordinateur est en marche) et en bénéficiant
du Plug and Play qui reconnaît automatiquement le périphérique.
Symbole et forme du connecteur usb
Différents types de connecteurs usb
Connecteurs USB les plus courants en microinformatique et leur brochage
Brochage et format du connecteur USB type-C
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Installations Electriques en Automatique
Brochages des connecteurs USB 3 : type-micro et type-A
Connecteurs USB les plus courants (sur ordinateur et périphériques) Synthèse des principales
caractéristiques
45
Installations Electriques en Automatique
Exemples de connexions ordinateur-périphérique avec leurs débits
46
Installations Electriques en Automatique
Chapitre 3
Alimentation et commande
3.1 Sectionnement en électricité: définition et vocabulaire:
3.1.1 Qu’est-ce qu’un interrupteur sectionneur ?
Pour bien comprendre le terme “d’interrupteur sectionneur” il faut revenir aux
fondamentaux avec la définition du sectionnement en électricité. Sectionner un circuit électrique
c’est le séparer de son alimentation de façon mécanique.
L’objectif ?
Pouvoir travailler sur le circuit électrique en question tout en étant hors tension. Le travail
peut ainsi se faire en toute sécurité en évitant les dangers liés au courant électrique (électrisation,
électrocution) : on parle de séparation du circuit électrique. Cette séparation se fait le plus souvent
dans un tableau ou une armoire électrique.
3.1.2 Définition et symbole de l’interrupteur sectionneur:
Pour définir l’interrupteur sectionneur il faut définir séparément l’interrupteur et le
sectionneur.
Définition de l’interrupteur
Un interrupteur est un appareil mécanique qui permet d’établir/d’interrompre le passage du
courant dans des conditions normales de fonctionnement. L’interrupteur est utilisé le plus souvent
comme une commande, pour piloter un récepteur qui est alimenté. Il est donc manœuvré en
charge.
Définition du sectionneur
Le sectionneur est également un appareil mécanique qui permet de séparer un circuit électrique
de son alimentation (fonction sectionnement).
La différence avec un interrupteur, c’est que cette séparation ne peut pas se faire en charge :
pour être plus clair, le sectionneur ne doit pas être activé lorsque le courant passe à travers ce
sectionneur au risque de créer un arc électrique.
Si un sectionneur Haute tension est manipulé en charge, il se produit un très fort arc électrique
qui détériore le matériel (en premier lieu la fusion des contacts en cuivre) et peut engendrer même
un incendie. Bien entendu un sectionneur Basse Tension aura le même comportement, avec création
d’un arc électrique très dangereux.
Le sectionneur n’est donc pas utilisé comme une commande mais comme un moyen d’isoler une
partie de circuit électrique. De préférence il n’est manœuvré que si le courant est coupé en amont.
Dans les installations de commande de moteurs où on est obligé de le manœuvrer en charge, on
utilise un sectionneur muni de contacts auxiliaires dits de pré coupure (qui sont câblés dans le
circuit de commande). Mais le sectionneur n’a toujours pas de pouvoir de coupure.
Définition de l’interrupteur sectionneur
L’interrupteur sectionneur est la combinaison entre un interrupteur et un sectionneur, il possède
les deux capacités : séparation d’un circuit avec capacité de manœuvrer en charge.
Symbole électrique l’interrupteur sectionneur
La définition de l’interrupteur sectionneur passe aussi par le symbole électrique de l’interrupteur
47
Installations Electriques en Automatique
sectionneur que voici:
On peut d’ailleurs décomposer le symbole électrique de l’interrupteur sectionneur avec le
symbole de l’interrupteur et le symbole du sectionneur.
3.1.3 Calibres usuels de l’interrupteur sectionneur
3.1.4 Branchement de l’interrupteur sectionneur:
En ce qui concerne le branchement électrique d’un interrupteur sectionneur, il se fait de
façon assez simple puisque l’objectif premier est de pouvoir isoler un circuit électrique de
l’alimentation. Pour un composant monophasé :
L’alimentation phase neutre arrive en amont de l’interrupteur sectionneur.
Le départ se fait avec la même section de fil vers le circuit protégé en aval de l’interrupteur
sectionneur. La section de fil électrique est dimensionnée en fonction du calibre
l’interrupteur sectionneur :
2,5 mm2 pour un calibre de 20A.
4 à 6mm2 pour un calibre de 32A.
6 à 10mm2 pour un calibre de 40A.
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Installations Electriques en Automatique
10 à 16mm2 pour un calibre de 63A.
3.1.5 Aspects physiques extérieurs:
L’interrupteur sectionneur à coupure apparente ressemble à un disjoncteur divisionnaire
classique. Il s’actionne de la même façon qu’un disjoncteur. C’est celui qu’on rencontre
dans le tableau électrique domestique ou tertiaire.
L’interrupteur sectionneur à coupure visible est équipé d’un levier ou poignée. Il est utilisé
pour des intensités très importantes. On l’utilise très généralement dans les grosses armoires
industrielles.
49
Installations Electriques en Automatique
3.1.6 Questions récurrentes à propos de l’interrupteur sectionneur:
Quelle est la différence entre un disjoncteur et un interrupteur sectionneur ?
On n’a pas parlé de protection en ce qui concerne l’interrupteur sectionneur. Ce n’est
effectivement pas son rôle (contrairement au disjoncteur).
Qu’en est-il des éventuelles surcharges et court-circuit ?
L’interrupteur sectionneur n’est pas là pour protéger contre ces défauts. C’est le disjoncteur
magnétothermique qui est responsable de cette protection. C’est la différence principale entre
l’interrupteur sectionneur et le disjoncteur divisionnaire.
Qu’est-ce qu’un sectionneur à fusible ?
Dans un sectionneur à fusible le mot interrupteur n’intervient pas. C’est un composant qui
intervient dans le milieu de l’électricité industrielle. Il est équipé de “cartouche fusible” pour
protéger contre les surcharges et court-circuit. Il assure donc la double fonction de sectionnement et
protection
Mais attention, ce n’est ni un disjoncteur ni un interrupteur sectionneur : il ne doit pas être
manipulé en charge.
3.2 Matériel de protection et de commande:
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Installations Electriques en Automatique
3.2.1 Contacteur:
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Installations Electriques en Automatique
3.2.2 Contacteur auxiliaire:
C’est un contacteur qui n’a que des contacts et pas de pôles de puissance.
3.2.3 Relais thermique:
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[Link] Rôle:
Les relais thermiques protègent les moteurs électriques contre les surintensités.
L'augmentation excessive de l'intensité se traduit par un échauffement des enroulements du moteur
pouvant entraîner sa destruction.
En plus du cas de la surintensité due au court-circuit (qui peut atteindre 100 In) protégée par
fusible ou dispositif magnétique, et de la surtension (pic de tension élevé dû à un contact avec la HT
ou la foudre) protégée par un dispositif spécifique, les surintensités protégées par dispositif
thermique (qui peuvent atteindre 10 In) ont des causes nombreuses :
baisse de la tension du réseau,
surcharge mécanique (roulements usés, couple trop important),
fonctionnement sur deux phases,
surdébit (notamment pour les ventilateurs de soufflage, de reprise, d'extraction),
surcouple au démarrage,
démarrage trop fréquent.
[Link] Description et fonctionnement:
Un relais thermique comprend trois bilames constitués chacun de deux métaux (nickel et fer
ou chrome et fer) assemblés par laminage à froid et dont le coefficient de dilatation est différent.
Un enroulement résistant et chauffant entoure les bilames qui sont raccordés en série sur chacune
des phases. L'échauffement causé par le passage du fort courant permet la déformation du ou des
bilames. Cette déformation actionne un contact relié au circuit de commande contacteur qui
alimente le moteur. Une fois les bilames refroidis le réarmement est possible soit manuellement soit
automatiquement.
Pour éviter le déclenchement du relais thermique dû à la variation de la température
ambiante, un système de compensation est monté sur les bilames.
Notons que le relais thermique n'a pas de pouvoir de coupure : étant toujours associé à un
contacteur, le relais thermique coupera par le biais d'un contact auxiliaire (95-96) l'alimentation du
contacteur, qui à son tour arrêtera le moteur.
[Link] Choix et réglage:
Le choix et le réglage d'un relais thermique se fait en fonction de 3 paramètres :
Le courant nominal In du récepteur (intensité sur la plaque signalétique du moteur)
La plage de réglage de l'intensité
La classe de déclenchement.
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[Link] Classes de déclenchement:
Les relais thermiques sont régis par quatre classes de déclenchement différentes : classe
10A, classe 10, classe 20, classe 30 (les chiffres indiquent un nombre de secondes et correspondent
au temps de déclenchement maximum à 7,2 In).
Ces classes dépendent de la durée au bout de laquelle le relais thermique va déclencher
lorsqu'il aura détecté une surcharge, le récepteur ayant démarré de l'état froid (état froid signifie
"sans passage préalable de courant").
Les classes 10 et 10A sont les plus utilisées
Les classes 20 et 30 sont réservées aux moteurs avec démarrage difficile
3.2.4 Disjoncteur magnétothermique et disjoncteur-moteur:
[Link] Schématisation:
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[Link] Principe:
Contrairement au relais thermique et au sectionneur qui n’ont pas de pouvoir de coupure, le
disjoncteur-moteur a un pouvoir de coupure égal à In : il coupe directement le circuit de puissance
dès qu'on a une surintensité (soit court-circuit soit surcharge).
Il faut faire attention : contrairement au relais thermique et au sectionneur qui ont 2 contacts
auxiliaires à disposer dans le circuit de commande, en standard le disjoncteur moteur ne possède pas
de contacts auxiliaires. Si on en a besoin, il faut les rajouter.
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[Link] Exemples:
Dispositif thermique
Supposons qu’un objet entrave la chaîne cinématique et que le moteur peine.
Animation disjoncteur magnétothermique: dispositif thermique (source : guide des métiers
électrotechnique)
Dispositif magnétique
Supposons maintenant que le fil de phase vienne à toucher le fil de neutre en raison d’un
défaut d’isolement.
Animation disjoncteur magnétothermique : dispositif magnétique (source : guide des métiers)
électrotechnique)
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Installations Electriques en Automatique
Commande directe d’un moteur
Le disjoncteur moteur du schéma de gauche remplace le groupe : sectionneur + fusibles +
relais thermique du schéma de droite, le contacteur étant maintenu.
[Link] Montage de blocs additifs (bloc de contacts auxiliaires)
Si on a besoin de contacts auxiliaires qu’on doit utiliser dans le circuit de commande (le
sectionneur a des contacts de précoupure 13-14 et 23-24), on peut utiliser des blocs additifs de
contacts et les monter directement sur le disjoncteur moteur : soit en frontal (sur la façade) soit en
latéral.
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3.3 Fusibles:
3.3.1 Fusibles standard:
Les fusibles standard généralement utilisés dans les installations industrielles sont de quatre
types :
Les fusibles g, g1, gf qui supportent jusqu’à 1.1 fois le courant nominal indiqué par le
constructeur.
Les fusibles gG et gL (à usage Général) spécifient les fusibles nécessaires pour assurer la
protection thermique de récepteur de type distribution électrique (circuits sans pointe de
courant importante) comme les résistances de chauffage. On les retrouve également à la
sortie des transformateurs d’alimentation du circuit de commande.
Les fusibles aD (accompagnement disjoncteur) qui supportent jusqu’à 2.7 fois le courant
nominal.
Les fusibles aM (accompagnement moteur) qui supporte jusqu’à a 7 fois le courant nominal
indiqué par le constructeur du moteur. Ils sont généralement placés à l’intérieur du
sectionneur. On retrouve ce type de fusible également à l’entrée du primaire du
transformateur d’alimentation du circuit de commande.
3.3.2 Fusibles rapides:
Le standard CEl 60127 prévoit quatre types de fusibles (FF, F, T, TT), chaque type étant défini
par le temps nécessaire pour couper un courant égal à dix fois le courant nominal.
FF : Fast Fast (ultra-rapide) avec un temps de réponse inférieur à 1 ms.
58
Installations Electriques en Automatique
Le fusible ultra- rapide est employé pour la protection des installations à semi-conducteurs (de
manière que le fusible protège le semi-conducteur et non l'inverse).
F : Fast (rapide, agile) avec un temps de réponse de 1 à 10 ms.
T : Timed (retard, inerte, à grande inertie) avec un temps de réponse de 10 à 100 ms.
T : Timed Timed (ultra-retard) avec un temps de réponse de 100 ms à 1 s.
3.3.3 Pouvoir de coupure et courant de court-circuit:
On utilise toujours un fusible de haut pouvoir de coupure (HPC).
Le pouvoir de coupure (Pdc) du fusible doit être supérieur au courant de court-circuit (Icc) au point
du montage où il est installé : Pdc >lcc.
La coupure ne se produit qu'une seule fois, et demande une remise en conformité avant le
remplacement du fusible.
3.4 Transformateur:
3.4.1 Protection des lignes d’alimentation (primaire du transformateur):
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Installations Electriques en Automatique
3.4.2 Protection des lignes d’utilisation (secondaire du transformateur):
3.5 Moteur et plaque signalétique:
3.5.1 Plaque signalétique d’un moteur:
Exemples de plaques signalétiques
3.5.2 Eléments de la plaque signalétique:
Signification des éléments de la plaque signalétique
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Installations Electriques en Automatique
3.5.3 Plaque signalétique et couplage des enroulements du stator:
Exemple de plaque signalétiques et règle PTT de couplage du stator
3.5.4 Plaque signalétique et calibres du relais thermique/disjoncteur moteur:
Exemple de plaque signalétique et calibre d’un disjoncteur moteur
[Link] Réglage du calibre du relais thermique:
Attention ! Attention ! Attention !
Le relais thermique se règle à la valeur nominale du courant absorbé par le récepteur qu'il
protège :
Ir = In
Autrement dit pour un relais thermique il faut régler directement le calibre sur la valeur
nominale indiquée par la plaque signalétique du moteur : Ir = In. En effet l'intensité « plaquée » sur
un moteur électrique est l'intensité maximale (à pleine charge) que peut supporter le moteur dans
des conditions normales d'utilisation.
Il ne faut surtout pas multiplier cette valeur du courant nominal par un coefficient 1,2 ou 1,3
(comme indiqué dans certaines vidéos youtube). C’est faux car cela va décaler vers la droite la
courbe de déclenchement du relais thermique (cf. paragraphe II.3.c « choix et réglage du relais
thermique »), donc retarder le délai de déclenchement, d’où un échauffement exagéré des
enroulements. Cette valeur va déterminer le relais thermique, et par voie de conséquence la valeur
du fusible aM à inclure dans le sectionneur.
Par exemple pour un moteur de courant nominal In= 10A, prendre un relais thermique de
plage de réglage comprise entre 9 et 13A, le régler sur 10A. D’après les abaques des constructeurs,
on en déduit qu’il faut prendre des fusibles aM (pour le sectionneur) de 16A.
[Link] Réglage du calibre du disjoncteur-moteur:
Pour ce qui est du disjoncteur moteur, selon le même principe que pour le relais thermique,
on règle le calibre du déclencheur « thermique » du disjoncteur-moteur sur la valeur du courant
61
Installations Electriques en Automatique
nominal. Cette valeur doit être comprise dans la plage de réglage sinon changer de disjoncteur
moteur.
3.6 Boutons et voyants:
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Installations Electriques en Automatique
3.7 Application:
3.7.1 Questions:
Donner la désignation de chacun des composants suivants avec ses caractéristiques : nom
complet, tension ou crt assigné de fonctionnement, nbre de pôles, nbre de contacts auxiliaires et leur
type : ouvert au repos (NO), fermé au repos (NC), temporisé au travail, temporisé au repos.
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Installations Electriques en Automatique
3.7.2 Solutions:
Désignation de chacun des composants suivants avec ses caractéristiques : nom complet, tension
ou crt assigné de fonctionnement, nbre de pôles, nbre de contacts auxiliaires et leur type : ouvert au
repos (NO), fermé au repos (NC), temporisé au travail, temporisé au repos.
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Installations Electriques en Automatique
Chapitre 4
Armoire électrique industrielle
4.1 Introduction : choix des câbles
Les choix des couleurs des conducteurs sont liés à des méthodologies propres à chaque
fabricant d’armoire électrique, donneur d’ordre ou sous-traitant, suivant un standard, une norme
d’usage facilitant la maintenance.
En France seul le conducteur d’équipotentiel (la terre) jaune/vert est réglementé par la loi.
Pour notre part, en ce qui concerne les couleurs et sections des fils, nous maintenons les règles
précédemment définies dans le cours de sécurité électrique (cours de L2).
65
Installations Electriques en Automatique
Il y a 3 grandes règles à respecter au niveau de la réalisation d’une armoire :
Respecter la couleur des fils et leur section afin de recompter la nature de la tension qui
circule (alternatif, continu, 24V, 230V, 400V, ...) ;
Respecter le repérage des fils et des appareils électriques afin de mieux se situer sur le
schéma électrique ;
Respecter l’implantation des appareils électriques dans l’armoire (partie commande à gauche
séparée de la partie puissance à droite).
Le respect de ces 3 règles permet de faciliter la maintenance de l’armoire en cas de problème
et permet une meilleure compréhension de l’installation.
4.2 L’armoire:
4.2.1 La structure:
Tout commence par l’analyse complète du schéma électrique afin de déterminer le nombre
exact d’appareils électriques à installer dans l’armoire, et leur encombrement afin de procéder à une
bonne disposition de ces derniers.
La suite du travail consiste ensuite en l’installation des goulottes pour le passage des fils, des
rails pour la fixation des appareils et la mise en place de ces derniers.
66
Installations Electriques en Automatique
4.2.2 L’appareillage:
4.2.3 Exemple d’armoire électrique:
67
Installations Electriques en Automatique
Une fois tous les appareils mis en place, il faut procéder au câblage des composants de
l’armoire en faisant attention au respect des règles de câblage (couleur, sections, repérage des
fils....).
68
Installations Electriques en Automatique
4.3 Les conducteurs:
4.4 Le repérage interne (appareils et conducteurs):
4.5 L’interface homme-machine (commande et signalisation):
69
Installations Electriques en Automatique
Très souvent, suivant l’installation à réaliser, on doit procéder à la mise en place de pupitre
opérateur pour la commande d’installation à distance. Ces pupitres peuvent varier en taille suivant
le matériel à y installer (bloc AS-i, bornes, relais, écran de contrôle, boutons de commande,
voyants...)
Voici le processus de réalisation d’un pupitre opérateur détaillé en plusieurs phases :
choix de la taille du pupitre,
préparation de l’emplacement du pupitre,
installation des appareils et câblages
Une fois le câblage terminé, il faut procéder à la finition de l’armoire, c’est à dire à la pose
des tresses de masse, à la pose des couvercles de goulottes, de la signalisation par colonne
lumineuse et par voyant sur l’armoire, de la ventilation pour le refroidissement de la partie
puissance.
4.6 Exemple corrigé:
La figure ci-dessous donne le schéma électrique d’une commande bidirectionnelle de moteur
à cage (couplé en triangle). Donner les 2 schémas de câblage (puissance + commande) de
l’armoire électrique (il y a une erreur sur le schéma, la retrouver mais câbler le schéma avec erreur
en expliquant pourquoi).
Pour la clarté du schéma il est recommandé d’utiliser des couleurs !
En plus du bornier d’alimentation, nous avons 2 borniers : X0 pour le moteur (X0-1 à X0-4),
X1 pour la partie commande (X1-1 à X1-9). Tous les éléments doivent obligatoirement être
raccordés conformément au schéma électrique.
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Installations Electriques en Automatique
Chapitre 5
Applications
5.1 Installation 100% pneumatiques:
5.1.1 Application 1:
Le schéma de la figure du bas décrit une installation utilisée dans l’industrie du verre.
Elle produit deux mélanges M1 et M2 à partir de 3 produits, et fonctionne en mode cycle par
cycle.
Descriptif :
Trois trémies contenant chacune un des produits de base A, B ou C, déversent
successivement sur un tapis roulant, la quantité de produit correspondant au mélange demandé.
Cette quantité est réglée par le temps d’ouverture de la trappe de vidange de chaque trémie, qui est
commandée par un vérin simple effet (respectivement CTA, CTB, CTC).
Mélange M1 : Il est composé des produits A et C, avec des quantités correspondant à une
durée d’ouverture de la trappe de 10 secondes pour A (T1), puis de 15 secondes pour C (T2). Le
tapis transporte vers la droite (commande MTD) les produits pour les déverser dans la benne BE1
(dont la présence est détectée par sbe1).
Mélange M2 : Il est composé des produits A et B, avec des quantités correspondant à une
durée d’ouverture de la trappe de 10 secondes pour A, puis de15 secondes pour B. Le tapis
transporte vers la gauche (commande MTG) les produits pour les déverser dans la benne BE2 (dont
la présence est détectée par sbe2).
- Le tapis roulant est entraîné par un moteur électrique (400 V) à deux sens de marche.
- Les capteurs sm1et sm2 ainsi que les temporisations sont en technologie pneumatique.
- Les capteurs sbe1 et sbe2 sont électromécaniques. A l’état de repos, les vérins fermant les
trappes sont sortis.
Question:
Dans le cas d’une commande par api, si le vérin CTA est un simple effet et son distributeur
un 3/2 mono, le vérin CTB est remplacé par un double effet et son distributeur un 4/2 mono, le
vérin CTC est remplacé par un double effet et son distributeur un 5/2 bistable, donner le schéma de
puissance de la partie pneumatique (vérins, distributeurs, temporisations, et leurs interfaces).
75
Installations Electriques en Automatique
Solution application 1 :
Schéma de câblage de la partie puissance (partie électropneumatique)
À l’état de repos, les trois vérins sont sortis (trappes fermées).
5.1.2 Application 2:
Poste de montage en technologie tout pneumatique
ATTENTION ! A l’état de repos, les vérins fermant les trappes sont sortis.
Un poste de montage comprend 3 magasins : le magasin V contient des vis, le magasin R
des rondelles, le magasin E des écrous. L'opérateur dispose de 3 boutons poussoirs a, b, c :
-*- s'il appuie sur a, il obtient une vis ;
-*- s'il appuie sur b, il obtient une vis et une rondelle ;
-*- s'il appuie sur c, il obtient une vis, une rondelle et un écrou ;
-*- toutes les autres combinaisons entraînent l'obtention d'une vis.
1° Donner la table de vérité, puis en déduire les équations des sorties V, R, E.
2° Les trappes délivrant les vis, rondelles et écrous sont commandées par trois vérins A1, B1 et C1
dont les équations de commande sont :
Si :
Le vérin A1 est un simple effet,
Le vérin B1 est un double effet et son préactionneur B un distributeur 4/2 monostable,
Le vérin C1 un double effet et son préactionneur C un distributeur 5/2 monostable,
Donner alors le schéma de câblage en technologie tout pneumatique (capteurs liés à
l’opérateur + partie commande + préactionneurs + vérins).
ATTENTION ! Pour la partie commande, on utilise une simple carte à base de cellules (pas de
séquenceur !)
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Installations Electriques en Automatique
Remarques
les questions 1 et 2 sont indépendantes,
la partie commande est indépendante de la partie opérative (puissance).
Solution application 2:
Actionneurs (vérins) et leurs préactionneurs (distributeurs pneumatiques) de la partie opérative
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Installations Electriques en Automatique
Sur un monostable 4/2 ou 5/2 (que ce soit une interface électropneumatique ou un
distributeur), à l’état de repos la borne 1 est reliée à la borne 2. Par conséquent si l’on alimente
normalement en pression (par la borne 1,) à l’état de repos l’air sort par la borne 2. Il suffit ensuite
de câbler correctement le vérin double effet pour que la tige soit sortie à l’état de repos.
Sur un monostable 3/2 (que ce soit une interface électropneumatique ou un distributeur), à
l’état de repos la borne 2 est reliée à l’échappement (borne 3). Par conséquent si l’on désire que
l’air sorte par la borne 2 pour que le vérin soit sorti à l’état de repos, il faut alimenter par la borne
3 (au lieu de l’alimentation normale par la borne 1) !
5.1.3 Application 3:
Commande automatique d’une séquence de perçage en technologie 100% pneumatique
installation de perçage
tableau des entrées/sorties
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Installations Electriques en Automatique
Grafcet modélisant le fonctionnement
La séquence de perçage de l’installation de la figure (installation de perçage) est automatisée
selon le grafcet de
fonctionnement de la figure (Grafcet modélisant le fonctionnement), et son tableau des entrées-
sorties est donné par la figure (tableau des entrées/sorties).
La perceuse est munie d’un moteur pneumatique (commandé exactement dans les mêmes
conditions qu’un vérin). Dans le cas d’une commande par séquenceur pneumatique, donner le
schéma de câblage complet de l’installation en 100% pneumatique (capteurs, commande,
préactionneurs, actionneurs).
Solution Application 3:
Quizz
Sur cette solution, il y a une erreur grave de fonctionnement de la partie opérative.
Trouvez-la, expliquez pourquoi, proposez une solution, câblez là.
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Installations Electriques en Automatique
5.2 Commande par API d’installations électropneumatiques:
5.2.1 Application 1:
Deux chariots automatisés CHAR1 et CHAR2, assurant les manutentions entre un quai A et
un quai B, ont le fonctionnement décrit par le grafcet.
Le chariot CHAR1 est commandé par un vérin double effet avec des capteurs fins de course
pneumatiques ac1 et bc1 ; les bobines des MIE sont alimentées en 24V.
Le chariot CHAR2 est commandé par un moteur triphasé à cage, et ses capteurs fins de
course sont électromécaniques : ac2 et bc2. Les capteurs sont alimentés en 24v alors que les
bobines des contacteurs sont alimentées en 230v.
Deux voyants H1 et H2 (alimentés en 230v) sont utilisés pour indiquer respectivement la
marche et la surcharge du moteur.
Dans le cas d’une commande par l’api Moeller,
Donner le schéma de câblage de l’automate en faisant clairement apparaître les interfaces qui font la
conversion des signaux (de l’électrique vers le pneumatique et vice versa).
compteur et temporisation pneumatiques
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Installations Electriques en Automatique
Solution application 1:
5.2.2 Application 2:
Le schéma de la figure ci-dessous(Schéma de l’installation de conditionnement) décrit une
installation de conditionnement de produits pulvérulents.
Le produit est stocké dans une trémie et conditionné dans des sacs suivant une quantité
correspondant au volume du doseur situé à la partie basse de la trémie.
Si les conditions initiales sont vérifiées ( la trappe A est fermée, et la trappe B ouverte, et la
quantité de produit est suffisante ( tpl ), et un sac est présent ( spr ) ), un voyant VOY vert s’allume
pour indiquer que le système est prêt.
Ensuite si l’opérateur appuie sur un bouton poussoir dcy de démarrage cycle, la phase de
remplissage du sac peut démarrer.
La phase ou séquence de remplissage du sac (qui est mis en place et évacué manuellement)
est la suivante :
- fermeture de la trappe B
- ouverture de la trappe A
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Installations Electriques en Automatique
- maintien de la trappe A ouverte pendant 15 s
- fermeture de la trappe A
- ouverture de la trappe B
- remplacement du sac plein par un sac vide (détection de l’enlèvement du sac puis
détection de la pose d’un sac).
- Si on a un sac présent (spr) et si on n’a pas encore rempli 5 sacs (N/), un nouveau sac peut
être rempli sans
intervention de l’opérateur.
- Si on a un sac présent (spr) et si on a rempli 5 sacs (N), un nouveau cycle peut
recommencer.
Après le cinquième sac le système s’arrête complètement, et un nouvel appui sur dcy est
nécessaire pour remplir encore 5 nouveaux sacs.
Le contrôle de la présence du sac est effectué par un système de détection photoélectrique de
type barrage. Le capteur sera noté spr et représenté par la figure (capteurs électriques).
Le contrôle de niveau suffisant de produit dans la trémie est effectué par le capteur tpl du
type détecteur à membrane, et représenté par la figure (compteur et temporisation pneumatiques).
Schéma de l’installation de conditionnement
capteurs électriques compteur et temporisation pneumatiques
Mis à part le détecteur de sachet (spr) et le détecteur de produit (tpl) qui donnent des signaux
électriques, le reste des équipements est en technologie pneumatique.
Dans le cas d’une commande par l’API Moeller, donner le schéma de câblage de l’automate en
faisant clairement apparaître les interfaces qui font la conversion des signaux (de l’électrique vers le
pneumatique et vice versa).
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Installations Electriques en Automatique
Solution application 2:
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Installations Electriques en Automatique
5.2.3 Application 3:
Commande automatique par API (TSX 17 ou Moeller PS4-200) d’une séquence de
perçage(20mn)
La séquence de perçage de l’installation de la figure (La séquence de perçage de l’installation) est
automatisée selon le grafcet de fonctionnement de la figure (grafcet modélisant le fonctionnement)
, et son tableau des entrées-sorties est donné par la figure (tableau des entrées/sorties)
.
Donner le schéma de câblage complet de l’API en faisant clairement ressortir les
capteurs, les préactionneurs, et les interfaces de transduction.
La séquence de perçage de l’installation
tableau des entrées/sorties
grafcet modélisant le fonctionnement
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Installations Electriques en Automatique
-Le moteur de la perceuse est électrique
-Tous les capteurs sont « électriques »
-La temporisation est pneumatique
-Les bobines des MIE C1, C2S et C2R sont alimentées en 24V
-Les bobines des contacteurs MRD et MRG sont alimentées en 230V
Solution application 3:
5.2.4 Application 4:
câblage de l’armoire de commande d’un convoyeur(50mn)
En plus du bornier d’alimentation, nous avons 3 borniers : X0 (X0-1 à X0-4 pour le moteur),
X1 (X1-1 à X1-9), XS (XS-1 à XS-9). Tous les boutons, interrupteurs et voyants sont sur la porte de
l’armoire. Donc obligatoirement raccordés aux borniers.
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Installations Electriques en Automatique
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Installations Electriques en Automatique
Câblage de la partie commande (par API TSX 17)
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Installations Electriques en Automatique
5.2.5 Application 5 :
Gestion automatique d’une barrière de parking d’immeuble par API
Deux barrages optiques e et s contrôlent les accès à l’entrée ( e ) et à la sortie (s ).
L’ouverture (OUV) se fait : - soit après détection par la barrière optique ( e ) qu’un véhicule veut
entrer en plus de la détection de la validation ( v ) du code confidentiel tapé au clavier par le
conducteur entrant (cette validation se traduit par la détection de la fermeture du contact d’un mini
relais v) ;
- soit après détection par la barrière optique ( s ) qu’un véhicule veut sortir en plus de
l’appui sur un bouton poussoir bs par le conducteur sortant .
Une fois que la barrière est en position fin de course levée, la fermeture (FER) se fait au
bout de 3 secondes. Si avant la fin de la temporisation on détecte qu’un véhicule entrer ( e ) ou
sortir ( s ) la temporisation est réinitialisée.
Pendant la descente de la barrière, si on détecte qu’un véhicule veut sortir ( s ) ou veut
rentrer ( e ), la barrière se relève automatiquement.
La barrière est actionnée par un moteur à deux sens de marche, commandé par deux
contacteurs : OUV (ouverture) et FER (fermeture). Les fins de courses sont détectées par 2 contacts
électromécaniques : bl (barrière levée) et bb (barrière baissée). Une lampe L1 indique la descente
de la barrière, et une lampe L2 la surcharge du moteur.
Le moteur à cage alimenté en 400 V possède sur sa plaque signalétique les indications
suivantes :
230V/400 V ; puissance = 7,5 KW ; cos = 1,15/v3. La partie commande est alimentée par le biais
d’un transformateur marqué 230V/24V- 44VA. (On donne : 7,5/4,6 = 1,63)
-1- Donner (en expliquant pourquoi) le couplage des enroulements du moteur.
-2- Donner (en expliquant pourquoi) le mode de démarrage choisi.
-3- Donner les schémas électriques de puissance et de commande, pour une commande
automatique par API.
-4- Calibrer les matériels choisis et faire un choix dans le catalogue de Télémécanique.
-5- Donner dans un tableau (bon de commande) une description détaillée des matériels de
protection et de commande utilisés.
88
Installations Electriques en Automatique
Question 5 : bon de commande:
Question 3 : Schémas de puissance et de commande:
89
Installations Electriques en Automatique
5.2.6 Application 6 :
Commande automatique d’une séquence de perçage
Installation de perçage
tableau des entrées/sorties
Grafcet modélisant le fonctionnement
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Installations Electriques en Automatique
La séquence de perçage de l’installation de la figure (Installation de perçage) est automatisée selon
le grafcet de fonctionnement de la figure (Grafcet modélisant le fonctionnement), et son tableau des
entrées-sorties est donné par la figure (tableau des entrées/sorties).
La perceuse est munie d’un moteur pneumatique (commandé exactement dans les mêmes
conditions qu’un vérin). Dans le cas d’une commande par un API TSX 17-20, donnez le schéma de
câblage complet de l’API.
Solution Application 6:
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Installations Electriques en Automatique
5.3 Armoire de commande électrique:
5.3.1 Application 1:
La figure ci-dessous donne le schéma électrique d’une commande bidirectionnelle de moteur
à cage (couplé en triangle). Donner les schémas de câblage de l’armoire électrique, on fera 2
schémas séparés: l’un pour la partie commande et l’autre pour la partie puissance.
Schéma électrique de la partie puissance
Schéma électrique de la partie commande
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Installations Electriques en Automatique
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Installations Electriques en Automatique
5.3.2 Application 2:
câblage de l’armoire de commande d’un convoyeur(50mn)
En plus du bornier d’alimentation, nous avons 3 borniers : X0 (X0-1 à X0-4 pour le moteur),
X1 (X1-1 à X1-9), XS (XS-1 à XS-9). Tous les boutons, interrupteurs et voyants sont sur la porte de
l’armoire. Donc obligatoirement raccordés aux borniers.
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Installations Electriques en Automatique
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Installations Electriques en Automatique
Solution application 2 : câblage puissance
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Installations Electriques en Automatique
Solution application 2: câblage commande
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101. Réseaux et bus de terrain, Frank Singhoff, Université de Bretagne occidentale, 2002
101
Installations Electriques en Automatique
Annexe
Programme officiel de la matière
LMD Sciences et Technologie
Intitulé de la matière 2 : Installations Electriques en Automatique L3
Parcours : 3ème année Sciences et Technologie
Semestre : S6 ( VHS: 22h30, Cours : 1h30)
Contenu de la matière:
Chapitre 1: Rappels sur les bases systèmes automatisés et leur structure.
1. Rappel sur l’architecture d’un système automatisé.
2. Rappel sur la structure d’une installation électrique.
3. Rappels de schématèque (contacts des différents composants).
Chapitre 2: Connectique
1. Électricité: Prises, Connecteurs d'alimentation, Cosses, Borniers.
2. Électronique: Connectiques spécifiques (connecteurs d’alimentation de PC),
Boîtier d’alimentation de PC.
3. Connecteurs de données: Micro-informatique, Connecteurs de télécommunications.
4. Connectique professionnelle: Connecteurs subD, Le port parallèle, Le port série
RS232 et le protocole V24.
5. USB et dérivés.
Chapitre 3: Alimentation et commande
1. Sectionnement en électricité : définition et vocabulaire
Qu’est-ce qu’un interrupteur sectionneur ? Définition et symbole de l’interrupteur
sectionneur Calibres usuels de l’interrupteur sectionneur. Branchement de
l’interrupteur sectionneur Aspects physiques extérieurs. Questions récurrentes à
propos de l’interrupteur sectionneur.
2. Matériel de protection et de commande
Contacteur. Contacteur auxiliaire. Relais thermique. Disjoncteur magnétothermique et
Disjoncteur-moteur.
3. Boutons-poussoirs et voyants lumineux.
4. Transformateur Protection des lignes d'alimentation (primaire), Protection des
lignes d'utilisation (secondaire).
5. Moteur et plaque signalétique Eléments de la plaque signalétique d'un moteur, Plaque
signalétique et couplage des enroulements du stator, Plaque signalétique et calibres du relais
thermique/disjoncteur moteur.
Chapitre 4: Armoire électrique industrielle
1. Introduction : choix des câbles.
2. L’armoire.
3. Les conducteurs.
4. Repérage des appareils et conducteurs.
5. L’interface homme-machine.
6. Exemple corrigé.
Chapitre 5: Applications
1. Installations 100% pneumatiques.
2. Installations commandées par API.
3. Armoires de commande industrielles.
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