TD Méthodologie :
Séance 4 : L’histoire de l’art et ses grands courants méthodologiques
/ !/ Partiel Le 9 /11 /2021
Connaitre dates + auteurs importants+ ce qu’iels ont fait et qu’il faut retenir
Ps ( pour celleux à qui j’ai passer le cours)
Tout ce qui est en en surligné , c’est ce que la prof a dit qu’il fallait savoir pour le partiel
Introduction:
En France premier poste histoire da Sorbonne fin XIXème s.
1. Le formalisme : une histoire de l’art « sans noms »
Formalisme : forme, matérialité de l’œuvre
Elle considère exclusivement les formes et de la matérialité de l’œuvre sans se préoccuper
de l’autographie de l’œuvre. Les formalistes pensent que les œuvres d’art doivent être
étudié dans leur intégralité et qu’ ont doit s’intéresser à comment elle sont créé.La
dénomination « formalisme » est utilisée pour décrire l’évolution de l’art comme étant une
évolution dépendante d’un principe interne autonome, immanet à l’art lui-même. Dans cette
conception il n’y a pas de rapport avec le contexte social extérieur. Pour eux l’art poursuit sa
propre fin de matière autonome , on parle « L’art pour L’art » Le courant se développe dans
la première moitié XXème avec :
Heinrich Wölfflin (1864-1945)
Henri Focillon(1881-1943).
Ces derniers s’attachent à l’étude purement formelle des œuvres indépendantes de leur
contexte de création. Les formes artistiques sont donc indépendantes des facteurs sociaux,
économiques et politiques pour eux.
L Ecole formaliste se base très peu sur l’érudition et son étude se base exclusivement sur les
formes.
Dans le livre d’Henrich Wölfflin, Principes fondamentaux de l’histoire de l’art, 1915 : il arrive
à définir L’Art Classique et l’Art Baroque par la forme .
Ce système n’est pas forcément véridique mais fonctionne assez bien pour un certain
nombre d’œuvre
Une des taches principales des historiens de l’art, c’est de définir une évolution de
l’histoire ,c’est un ordre qu’il faut trouver. Il retient les points suivants pour sa méthode :
La peinture s’adresse au sens de la vision
Le tableau se présente verticalement, face au spectateur
L’œuvre est une coupe de la réalité
L’œuvre est une totalité fermée, une unité sémantique et une plénitude formelle
Il cherche les structures profondes qui travaillent les artistes et les spectateurs d’une
époque et d’un pays comparables à des traits « ethniques ».
Henri Focillon :
Citation « L’œuvre d’art doit être étudiée dans sa réalité présente, c'est-à-dire qu’on doit
chercher à interpréter sa matière (matériau, outil, procédé) et interpréter son espace réel ou
figuré ( dimension, volume, lumière , couleur …) mais ces interprétations ne peuvne être
comprises que dans le contexte temporel présent.
On ne doit pas chercher à replacer les œuvres dans leur contexte de réalisation (historique
socio-éco, politique)
Le formalisme peut être sur quelque chose
de très spécifique :
Ex : les ornements. La méthode formaliste
est utilisée pour voir l’évolution d’une
représentation ( c’est intéressant pour ce
genre d’étude).
Clement Greenberg( 1909-1994)
Critique d’art américain, représentant de la méthode formaliste aux Etats-Unis dans les
années 1960.
Pour lui , chaque art cherche à s’auto définir
Par exemple la spécificité de la sculpture , c’est le fait d’être une œuvre en volume, en 3D
Pour lui la spécificité de la peinture c’’est que c’est un art réalisé sur une surface plane, en
2D ( c’est sa seule spécificité) on le voit avec artistes modernistes : Pollock, Mondrian,
Kandinsky etc.... Iels poussent les limites de la convention en faisant le choix délibérer de la
planéité du tableau. Pour lui, iels ont abandonnés la figuration, et sont allés vers sujet
abstrait pour se concentrer sur la planéité de l’œuvre
Les limites de la méthode formaliste :
Analyser les œuvre d’art en se basant uniquement sur leur formes et de pas avoir
recours aux aspects extérieurs qui en seraient l’origine comme le contexte historico-
politique, les motivations artistiques, leur relations avec la volonté d’un
commendataire etc…
Suivre une approche évolutionniste et donc ne chercher qu’à constater quand une
forme évolue, atteint sa maturité, puis décline.
2. Iconologie
Méthode opposé au formalisme
Iconologie : Etude de la signification de l’image (sujet des œuvres, sens des œuvres)
Iconographie : étudie le contenu des images ( symbolisme des éléments, attributs des
personnages etc…) et se poursuit avec l’iconologie,
Terme d’ iconologie inventé par Cesare Ripa au XVIème siècle avec son ouvrage Iconologia
( 1593). La première traduction française est de Jean Baudoin et date de 1636.
C’est un dictionnaire Livre qui regroupe 600 allégorie.
Iconographie s’intéresse au sujet des œuvres et tentent d’en expliquer la signification. Cela
est prolongé par la méthode iconologique ambitionne d’interpréter les œuvres d’art en
décryptant leur sens : au-delà de la question – essentielle – de ce
que représente une œuvre, elle déplace le questionnement vers son sens.
Emile Mâle ( 1862-1954)
Objet d’étude image médiévale et son iconographie
Il montre en quoi elles reflètent les textes spirituels, ceux de la Bible comme ceux des
pères de l’Église et s’appuie pour cela sur les sources écrites
Pour lui, « il n’y a qu’un moyen d’expliquer le Moyen-Âge, c’est d’entrer aussi
profondément que possible dans la pensée chrétienne ».
Il démontre que les images possèdent trois degrés de significations et
d’interprétations :
- historique
- allégorique (tropologique : qui relève de l'emploi figuré du langage, science des
symboles),
- anagogique (élévation de l'âme vers les choses divines)
Il émet l’idée que ces images sont des symboles par lesquels le chrétien s’élève
progressivement vers la transcendance.
Aby Warburg ( 1866-1926)
Il prône le recours à de nombreuses sources textuelles pour étudier l’histoire de l’art
Il y a un aspect interdisciplinaire de sa pensée : pour étudier une œuvre d’art il faut s’aider
des autres sciences ( les sciences humaines notamment).
Il S’intéresse à La magie et l’astrologie dans la bourgeoisie florentine
Il parvient à déchiffrer la signification des fresques peintes à la fin du XVème siècle par
Francesco del Cossa ( vers 1436-1478) au sein du plais Schifanoia de Ferrare et a démontré la
cohérence du programme iconographique.
Sa bibliothèque se situe au Warburg institue à Londres
Erwin Panofsky – 1892-1968)= L’auteur à connaitre
Elève l’iconologie au sens d’une véritablement courant en histoire de l’art
Dans essais d’iconologie paru en 1939 p, Panofsky définit iconographie comme l’étude du
sujet et l’iconologie comme l’étude de la signification de l’image
Selon lui, l’iconographie doit permettre d’interpréter les images. Les œuvres d’art
demandent à être interprétées , elleS ne se donnent pas immédiatement et cette
interprétation est progressive.
Pour les interpréter il met au point une méthoe basée trois niveaux d’anlayse :
4 sujets : Objets d’interprétation, Acte d’interprétation, Equipement pour l’interprétation,
Principe régulateur de l’interprétation
Jan Van Eyck, Les époux Arnolfini, 1434, huile sur panneau de chêne, 82,2 x 60cm, Londres,
National Gallery
Pour Erwin Panosky représente mairage, pour medecin généraliste , représente la femme en
esprit(elle serait morte en fausse couche)
Pour Erwin Panofsky
Iconologie est la lecture la plus complète de l’historie de l’art
C’est une méthodologie non universelle et qui ne prétend pas l’être
L’idéal c’est de mêler les deux méthodes.
Les limites de l’iconologie :
-Pas de prise en compte de la dimension artistique
-Requiert une importante érudition
En conclusion : Ces 2 méthodes ont beaucoup influencés les historiens de l’art d’aujourd’hui.
3. Les nouvelles orientations de l’histoire de l’art
Pierre Francastel (1900 - 1970) :
Peinture et société (1951) : l’œuvre d’art est en partie déterminée par la société qui l’a vu
naître
Ainsi, l’Adoration des mages de Gentile da Fabriano (1423, Florence, Offices) est à
l’image d’une société marquée par l’essor du commerce, c’est « le cortège de la soie »,
écrit Francastel
Michael Baxandall ( 1933-2008)
Dans L’œil du Quattrocento (1972) :
Ces conventions de représentation, mais aussi pratiques sociales, religieuses et
commerciales influencent sur la pratique artistique et conditionnent le regard du
spectateur. C’est pourquoi nous ne voyons pas aujourd’hui
de la même manière qu’à la Renaissance.
En effet, un même motif peut être perçu de façon très différente.
Exemple florentin XVème siècle :
Baxandall démontre, par exemple, que le chapeau de Niccolo da
Tolentino dans la Bataille de San Romano peinte par Paolo Ucello (vers
1438-1440, Londres, National Gallery) est aujourd’hui regardé comme
un « chapeau rond couronné d’un volant », alors qu’il était perçu par les
contemporains comme un « cylindre surmonté d’une forme
polygonale »
Daniel Arasse( 1944 -2003)
Il va changer la façon de faire de l’histoire de l’art
Voir livre 1992 : Le Détail. Pour une histoire rapprochée de la peinture, Flammarion ( à
acquérir)
Ecouter histoire de la peinture, France Culture..
Voir ex : Francesco del cossa, L’annonciation