3ème séance : Les Salons et la naissance de la critique d’art
1- Les Salons (1667-1880)
L’Académie et la création du Salon
A partir de 1667 : l’exposition des œuvres réalisés par les
peintres membres de l’Académie Royale de Peinture et de
Sculpture
Première exposition d’art publique en France
Le Salon a lieu tous les deux ans et s’ouvre le 25 août
(Saint Louis) pour 1 mois
À partir de 1725 il a lieu dans le Salon Carré du Louvre,
Salon Carré du Louvres 1725-1848.
Les artistes viennent sur place et vont convaincre les gens que leur place est justifiée. Les
salons se dotent rapidement d’un catalogue ainsi que les notices, il s’agit du premier
catalogue d’exposition.
Au XVIIIème siècle l’événement devient majeur. Le salon est ouvert à tous les
spectateurs equelque soit leur catégorie sociale. Il y a des étrangers qui viennent
spécifiquement au salon.
Le concours du Salon :
Le salon c’est un concours, le but est de décrocher le prix de Rome créé en 1666
( l’artiste gagne un séjour d’ 1an à la villa Médicis où il est logé et nourrit), ce prix peut
changer la carrière d’un Artiste : il est assurée d’avoir des commandes pendant une
grande partie de sa carrière.
Aujourd’hui encore, un lieu très prestigieux :
l’Académie de France à Rome= très belle carrière derrière, artistes et historiens de l’art si
on est pris tèrs belle carrière ( prof gre Pauline Laffy= écho de peinture)
La ville Médecins représente un véritable tremplin
1.2.L’ouverture du Salon au non-académiciens
1791 : ouverture du salon à tous les artistes vivant
Déroulement :
Un jury pour sélectionner les artistes qui
pourront être exposés
Accrochage en « touche-touche » : mur de
cadres (les cadres sont tous à coter pour présenter le plus d’œuvre. L’emplacement est
primordiale pour l’artiste car si peinture mal placé, pas d’attention de la part du public et
des jurys : hors enjeu se faire remarquer).
L’enjeu de l’accrochage : être le mieux placé
pour être se faire remarquer
Obtenir des commandes privées et publiques
L’ouverture du Salon aux non-académiciens :
• Le Salon : un espace de compétition entre les
peintres
• Accrochage en « touche-touche » : mur de
cadres
Un Jury est créer pour sélectionner les artistes qui pourront être exposés ( Ca doit rester
prestigieux, l’état garde le contrôle sur le salon).
1.3. Le Salon des refusés
Chronologie :
1846 : émergence de l’idée du Salon des
refusés
1859 : premier Salon des refusés privé chez le
peintre François Bonvin
1863 : premier Salon des Refusés public
autorisé par Napoléon III où 1 200 artistes y exposent plus de 3 000 œuvres
Avec la citation de Zola, on comprend que le salon des refusés attise donc beaucoup de
spectateurs . Ça devient lieu un mondain, sensationnel, on y va plus pour le spectacle. Les
spectateurs tentent de comprendre pourquoi les œuvres ont été refusées. Les critiques
affluent et cassent le salon.
Dans les salons des refusées, on trouve des œuvres d’artistes qui sont désormais connus
très importantes pour l’histoire de l’art comme :
Édouard Manet,1863 ,Le Déjeuner sur l’herbe, ( le bain titre originelle= salon des refusés)
Déjeuner sur l’herbe : contraste entre inspiration classique et rendu à l’époque
« contemporaine » qui donne un rendu obscène ( les spectateurs y voient une
prostituée)
Emile Zola défend la toile en expliquant que la femme nue du déjeuner sur l’herbe est
seulement là car elle permet à l’artiste de montrer sa maitrise de la peinture de la chair.
Après 1863 : Premier Salon des refusés publiques autorisé par Napoléon ( Courbet lui
en fait la demande)
1870 : Critique des salons d’Emile Zola , il défend la promotion naturaliste en
peinture.
1815 : néoclassicisme et romantisme
1840- 1860 : Peintures réalistes
Emile Zola et Cézanne sont amis d’enfance.
2. Les écrits du Salon ou les débuts de la critique d’art
2.1. Denis Diderot
Les Salons de Diderot 1759- 1781 : Chronique artistique avec des commentaire sd’art ,
critiques qui prennent une forme épistolaires.
Diderot ne fait pas dans la retenue et critique directement les œuvres et leur réalisation.
Voir extrait Diderot, commentaire déplacé sur tableau représentant le roi : on se permet de
de dire des choses qu’on ne pouvait pas dire avant.
C’est un commentaire immédiat, dans la spontanéité. C’est nouveau
2.2. Emile Zola
Emile Zola, Mon Salon, 1893
2.3.Théophile Gautier
Théophile Gautier (1811-1872)
Il cherche à rendre au moyen de mots, la sensation visuelle que produit l’œuvre d’art . Cela
participe à la naissance de la critique d’art au cours du XIXème siècle ?
La fin du salon :
Dans la Seconde partie du XIXème siècle :
1881 : Etat se retire l’organisation du Salon et laisse les artistes s’organiser en
associations
Fin du XIXème siècle : de nouveaux salons apparaissent, servant de « manifeste » aux
nouveaux courants d’avent garde
Exemple de celui tenu chez le photographe Nadar en 1874, qui regroupe les
impressionnistes pour la première fois.
3-Les progrès de l’érudition :
3.1. Vers des écrits plus scientifiques
3.2. Le connoisseurship
Tout écrit de l’art favorise l’apparition des historiens de l’art.
Le connoisseurship ou « l’art du connaisseur » est une Pratique mondaine et commerciale
qui consiste à juger de l’authenticité d’une œuvre, à reconnaître son auteur et à la dater.
2 côtés :
Peintres qui pratiquent l’art / Connaisseurs qui réfléchissent sur l’art
3.1.1. Le catalogue raisonné
Le catalogue de vente est alors désigné par l’expression catalogue raisonné (= catalogue de
de vente )inventé par n. Edme-François Gersaint Grace àlui les marchands du XVIIIème siècle
vont l’adoptés ?
Par la suite il y a une distinction entre le catalogue de vente et le catalogue raisonné
(monographie d’un artiste)
3.1.2. Johann Joachim Winckelmann
Au cours du XVIIIème, histoire de l’art s’enrichit grâce à l’archéologie, notamment grâce à :
Johann Joachim Winckelmann (1717-1768)
Il nait le 9 décembre 1717 dans une petite ville sur l’Elbe, Stendal (ouest de Berlin), dans un
milieu modeste (son père est cordonnier). . Il déménage à Dresde en 1754 où il côtoie
peintres, sculpteurs, amateurs d’art et collectionneurs. Il y fréquente les collections royales ,
et publie son premier livre : Reflexions sur l’imitation des œuvres grecques dans la peinture
et la sculpture à Dresde. Il prône un retour à l’art antique qu’il juge plus noble. Critiqué au
début car il a lui même vu peu d’œuvres, de confession luthérienne, il se convertir au
catholicisme pour aller à Rome et voir les œuvres antiques de lui-même en 1755.
1764 : publication de l’histoire de l’art chez les anciens »= contribution la plus décisive de sa
carrière : récit historique et interprétation des œuvres et des styles.
Celui que tient le plus d’importance de l’auteur est l’arc grec.
Il rompt à la tradition des vies d’artistes remontant à Vasari, il S’inscrit dans une histoire
universelle.
Il est plus proche de l’histoire en tant que condition scientifique
3.2.2. Giovanni Morelli
Giovanni Morelli (1816-1891) , c’est le plus célèbre
réprésentant de la méthode attributionniste
Médecin de formation, critique d’art, homme
politique, collectionneur
• Selon lui, il faut se concentrer sur des détails
anodins (mains, pieds, oreilles, etc.) pour
reconnaître un artiste car l’artiste serait moins
vigilant en les représentants
• Il réalise des « planches anatomiques » afin
d’identifier un artiste selon ces détails
3.2.1. La méthode attributionniste
Ensuite Bernard Berenson(1865-1959) est influencé
par la pensée de Giovanni Morelli et écrit
Rudiments of Connoisseurship » dans Study and
Criticiscm of Italian Art, Londres,
1902.
Exercice TD :
Ears: On n’y portait pas attention donc dessin de l’oreille libre pour l’artiste. Mais le peintre
ne reproduisait pas exactement tt une oreille de la même façon, c’est un bout de l’oreille qui
est caractéristique et il faut qu’il soit associé à la touche de l’artiste (exemple lumière) pour
l’y associer. Mais l’assistant peu le faire car peu important, donc cet élément n’est pas fiable
seul pour reconnaitre la touche de l’artiste.
Hands : Pareil que les oreilles, mais l’élément physique représenté est encore moins fiable
Paysage : Peu important donc artiste libre de faire le paysage qui veut. Les paysages et/ou
les éléments du paysage qui sont caractéristiques de l’artiste. Il a tendance à les répéter car
la composition du paysage n’est pas important, même pour les copies.