Premiers Secours: Guide Essentiel
Premiers Secours: Guide Essentiel
M. KOFFI J. M.
TABLE DES MATIERES
CHAPITRE I: GENERALITES SUR LE SECOURISME ............................................................... 2
I- PRINCIPES GENERAUX DU SECOURISME ................................................................................. 3
II- PLAN ORSEC (Organisation de secours) .......................................................................................... 8
III- SERPENTS, ANIMAUX DOMESTIQUES ET INSECTES ........................................................... 9
CHAPITRE II: APPAREILS ............................................................................................................. 12
I- ORGANISATION GENERALE DU CORPS HUMAIN ................................................................. 13
II- SYSTEME NERVEUX .................................................................................................................... 14
III- APPAREIL RESPIRATOIRE ........................................................................................................ 15
IV- APPAREIL CIRCULATOIRE ....................................................................................................... 16
V- APPAREIL DIGESTIF .................................................................................................................... 18
CHAPITRE III: DETRESSES DES FONCTIONS VITALES ....................................................... 19
I- BILAN ET SURVEILLANCE D'UNE VICTIME ............................................................................ 20
II- ROLE DU PREMIER TEMOIN ...................................................................................................... 22
III- DETRESSES NEUROLOGIQUES ................................................................................................ 23
IV- ATTEINTES DE LA MOELLE EPINIERE .................................................................................. 23
V- DETRESSES RESPIRATOIRES .................................................................................................... 24
VI- DETRESSES CIRCULATOIRES .................................................................................................. 25
VII- HEMORRAGIE ............................................................................................................................ 26
CHAPITRE IV : ACCIDENTS DIVERS.......................................................................................... 28
I- ETAT DE CHOC ............................................................................................................................... 29
II- ATTEINTES TRAUMATIQUES .................................................................................................... 29
III- BRULURES .................................................................................................................................... 31
IV- PLAIES SIMPLES ET PLAIES GRAVES .................................................................................... 32
V- MALAISE ........................................................................................................................................ 33
VI- SYNDROME DES MEMBRES COMPRIME ............................................................................... 34
VII- ACCOUCHEMENT INOPINE ..................................................................................................... 34
VIII- INTOXICATIONS ....................................................................................................................... 35
IX- CRISE D'EPILEPSIE ..................................................................................................................... 36
X- ELECTROTRAUMATISME........................................................................................................... 36
CHAPITRE V : TECHNIQUES DE SOINS..................................................................................... 37
I- POSITIONS D'ATTENTE ET SURVIE ........................................................................................... 38
II- EMBALLAGES ............................................................................................................................... 38
III- RELEVAGE OU RAMASSAGE ................................................................................................... 40
IV- BRANCARDAGE .......................................................................................................................... 41
[1]
CHAPITRE I: GENERALITES SUR LE
SECOURISME
[2]
I- PRINCIPES GENERAUX DU SECOURISME
1. Introduction
Les premiers soins, une obligation* pour tous. Chaque jour, des personnes sont victimes
d’accidents de toutes sortes ou présentent des signes aigus de maladie qui risque de mettre fin
brutalement à leur existence ou d’entraîner des handicaps majeurs pour le reste de leur vie.
Lorsqu’on est subitement confronté à ce genre de situation dramatique, il convient d’alerter les
secours, le plus rapidement possible, afin que la victime puisse bénéficier des soins médicaux
requis dans les meilleures conditions.
En cas d’urgence, il n’est pas indiqué de compter sur l’aide d’autrui et de perdre ainsi de
précieuses minutes. Un jour ou l’autre, on risque bien de voir le destin nous jouer un mauvais
tour. Seule la connaissance des gestes qui sauvent permet d’y parer efficacement.
Apprendre à dispenser les premiers soins signifie assimiler les connaissances qui permettent de
réagir correctement face à une situation dramatique.
* En vertu du Code Pénal, tout citoyen est tenu d’aider une personne en difficulté, dans la
mesure où il n’existe pas de danger immédiat pour la personne qui offre son aide.
Les acquis d’apprentissage sont : « face à une situation fictive d’accident et/ou de malaise d’une
victime, quel que soit son âge,
1°- de réaliser un bilan global de la situation et de mettre en œuvre les règles essentielles
d’intervention ;
2°- d’effectuer la prise en charge de la victime dans le cadre du secourisme, selon les normes
en vigueur :
[3]
prodiguer les premiers soins de base ;
3°- de réaliser une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) avec utilisation d’un appareil de
défibrillation externe automatisé (DEA) en ce compris l’appel au 180. Il vous faut donc, au
minimum réussir cela pour obtenir le titre de secouriste.
2. Généralité
Le Secourisme
C’est l’art de porter secours utilement à une personne dont l’intégrité physique et psychique est
menacée. C’est aussi, savoir intervenir au moment d’un accident pour sauver une vie, éviter
une infirmité.
Le Secouriste
C’est une personne qui en présence d’une victime sait faire le geste précis que nécessite son
état. Il a un primordial temporaire et limité, il est premier le maillon de la chaine de secours.
Qualité et Attitude du secouriste
Le secourisme est à la fois une technique et un état d’esprit. Le secouriste doit :
Apprendre à dispenser les premiers soins, c’est s’assurer de réagir toujours correctement face à
des situations d’urgence.
[4]
4. Soigner les blessés
Il faut évaluer rapidement si les blessures subies risquent de perturber des fonctions vitales.
Analyser la situation
Rester calme, faire une première reconnaissance sur le lieu de l’incident. Y a-t-il des blessés ou
seulement des dommages matériels?
[5]
Protéger immédiatement l’accès au lieu de l’accident
* La première mesure urgente à prendre en cas d’accident consiste à protéger le lieu de
l’accident, à l’aide du triangle de signalisation et de feux clignotants. Baliser un accident en
plaçant la signalisation: 150 - 200 m avant un virage et le haut d’une côte.
Qui appelle?
Nom et prénom, adresse et numéro de téléphone.
Que s’est-il passé?
Accident de circulation? Brusque malaise?
Où?
Description précise de l’endroit où l’accident s’est produit, du lieu où se trouve le
malade.
Combien de personnes sont concernées?
Quel type de blessure ou de maladie, degré de gravité?
C’est le central des secours d’urgence qui met fin à l’appel. L’alerte des services de secours est
un élément important dans le cadre des premiers soins. Plus l’appelant décrit avec précision la
situation d’urgence, mieux le central des secours d’urgence est en mesure d’envoyer les secours
adaptés.
[6]
6. Évacuation du blessé hors de la zone de danger immédiat
En principe, le secouriste ne doit jamais déplacer la personne accidentée, sauf lorsqu’il existe
un danger manifeste et incontrôlable pour la victime (par exemple, la voiture commence à
prendre feu). Toute évacuation rapide peut être extrêmement dangereuse pour le blessé. Lors
d’une telle action, il faut principalement veiller à maintenir la stabilité de la colonne vertébrale.
Des lésions de la colonne vertébrale sont en effet toujours à craindre chez les personnes
accidentées et la torsion des voies nerveuses peut alors occasionner des dommages irréversibles.
Dans la mesure du possible, il faut veiller à ne pas tordre l’axe longitudinal de la colonne
vertébrale du blessé. Le secouriste doit employer la technique de dégagement, la mieux adaptée
à sa force.
[7]
II- PLAN ORSEC (Organisation de secours)
1. Définition
Le plan ORSEC est un recensement de tous les moyens au niveau national départemental et
communal pour faire face à un sinistre qui dépasse les moyens d’un seul ministère (ex. le
tremblement de terre, les inondations …).
2. But
mettre au point une organisation susceptible de faire face à tous les évènements présentant une
gravité particulière,
De possibilités offertes par les différents services publics et privés du département.
3. Commandement
En cas d’application du plan ORSEC, le commandement sera confié au préfet, autorité
indiscutée en mesure de coordonner l’action des groupements d’interventions hétérogènes
coopérant à l’action commune.
La direction de l’ONPC assurera la direction de l’exécution de cette tâche.
Son déclenchement est du ressort du préfet. L’alerte provient toujours d’un témoin qui le
transmet selon l’ordre hiérarchique.
[8]
III- SERPENTS, ANIMAUX DOMESTIQUES ET INSECTES
1. Serpent
Il existe 2800 espèces de serpents dans le monde. 130 espèces en Afrique, dont 82 espèces en
Côte d’Ivoire, parmi lesquelles 22 espèces sont venimeuses et 7 espèces sont très venimeuses
et mortelles. Les serpents vivent aux abords des villages et villes où abondent les rongeurs dont
ils se nourrissent. Les 82 espèces de serpents en CI sont regroupées en 04 grandes familles et
04 groupes.
Les protéroglyphes (ex. naja, mamba) : présence de glandes à venin 02 crochets de chaque côté
situés en avant des maxillaires présentant une gouttière à venin.
[9]
- Soif intense
- Troubles digestifs
- Hémorragie
- Gangrène
- Insuffisance rénale
Conduite à tenir
- Ne pas paniquer
- Ne pas faire faire des efforts à la victime
- Ne pas poser de garrot
- Ne pas sucer la plaie
- Ne pas donner à boire (alcool)
- Ne pas disposer de glace sur la plaie
[10]
3. Piqures d’insectes
Ce sont les femelles des insectes qui piquent « leurs piqûres sont graves, la mort peut survenir »
l’abeille pique une seule fois en libérant son dard dans la peau et va mourir, alors que la guêpe
pique plusieurs fois sans laisser de dard (aiguillon). Leurs piqûres sont thermolabiles. Les
piqûres sont graves selon l’âge, l’enfant de santé, selon le siège de la piqûre, selon le nombre
de piqûres.
Conduite à tenir :
- Rassurer la victime
- Piqûre d’abeille : retirer le dard, badigeonner avec un antiseptique (Dakin) puis pose de
vessie de glace.
- Plusieurs piqûres d’abeilles : retirer les dards pose de vessie de glace et évacuer la
victime d’urgence à l’hôpital.
- Piqûre à la bouche : faire sucer la victime du glaçon.
- En cas de morsure de scorpion, désinfecter la plaie avec un antiseptique (Dakin). Si la
plaie devient chaude, rouge, lui conseiller de voir un médecin.
- Une victime peut développer une allergie après une piqûre d’insecte
- Évacuer la victime à l’hôpital
- Badigeonner avec un antiseptique (Dakin)
- Alerter les secours GSPM 180, SAMU 185.
[11]
CHAPITRE II: APPAREILS
[12]
I- ORGANISATION GENERALE DU CORPS HUMAIN
Objectif : Savoir, reconnaître la composition du corps humain.
Forme extérieure
Le simple examen du corps humain permet de le classer en trois (03)
Partie supérieure : la tête
Partie centrale : le tronc
Partie latérale : les membres
[13]
[14]
II- SYSTEME NERVEUX
1. Définition
Le système nerveux est l'ensemble des organes qui nous mettent en relation avec le monde qui
nous entoure et qui nous font agir en conséquence. Il assure aussi à l'intérieur de notre organisme
la régulation et la transmission des informations, des ordres et des actions nécessaires.
2. Composition
Le système nerveux comprend
Le système nerveux central II est constitué de : l'encéphale et la moelle épinière.
Le système nerveux périphérique
Le système nerveux végétatif ou autonome
3. Etapes de la respiration
La respiration comprend trois (03) étapes
Etape pulmonaire
Etape sanguine
Etape tissulaire
4. Constantes respiratoires
Le rythme respiratoire normal au repos est de :
Adulte/Adolescent : 12 à 20 mvts/mn
Enfant jusqu’à l’âge de la puberté : 20 à 30 mvts/mn
Nouveau-né de 01 jour à 01 semaine : 40 à 60 mvts/mn
Nourrisson de 1 semaine à 1 an : 30 à 60 mvts/mn
[15]
IV- APPAREIL CIRCULATOIRE
1. Définition
L'appareil circulatoire assure le déplacement du sang à travers tout le corps et sa distribution à
tous les organes.
2. Rôle
L'appareil circulatoire joue un rôle actif dans :
La vie cellulaire : l'apport d'oxygène et éléments nutritifs aux cellules ; puis évacuation
du gaz carbonique et des déchets issus du fonctionnement cellulaire.
La défense de l'organisme : Assurer grâce aux globules blancs ou leucocytes.
La thermorégulation : Assurer le maintien de l'équilibre thermique du corps humain
3. Composition
Le cœur
Les vaisseaux
Le sang
4. Constantes circulatoires
Adulte et adolescent : 60 à 100 bats/mn
Enfant jusqu'à l’âge de la puberté : 70 à 140 bats/mn
Bébé d’une semaine à 1 an : 120 à 160 bats/mn
Nouveau-né de 1 jour à une semaine : 100 à 160 bats/mn
[16]
[17]
V- APPAREIL DIGESTIF
1. Définition
L'appareil digestif est responsable de la transformation des aliments, de leur dégradation en
protéines, en glucides, en sels minéraux, en oligo-éléments, en lipides et en d'autres substances
utilisables par l'organisme. Il assure également le passage de ces nutriments dans la circulation
sanguine de façon à ce qu'ils puissent être employés par l'organisme. Ces substances constituent les
matières premières pour la fabrication, la réparation et le contrôle des différents systèmes de
l'organisme.
2. Schéma
[18]
CHAPITRE III: DÉTRESSES DES FONCTIONS
VITALES
[19]
I- BILAN ET SURVEILLANCE D'UNE VICTIME
1. Objectif
Savoir observer l'état des fonctions vitales, savoir reconnaître et apprécier les signes d’une détresse Vitale.
2. Bilan
C'est l'examen qui s'effectue sur une victime, après avoir écarté le risque de sur accident.
3. Surveillance
C'est le fait de veiller sur l'évolution de l'état des fonctions vitales et recueillir le maximum de
renseignements afin de les transmettre avec précision aux secours spécialisés (Médecins) lors de leur
arrivée.
b. L'état respiration
Libérer les voies aériennes supérieures (faire les 3C : col, cravate et ceinture), la désobstruction
digitale, bascule prudente de la tête en arrière.
Faire le JOY (Joue, Oreille, yeux) / VES (Voir, Entendre, Sentir) en se penchant sur le sujet,
l'oreille et la joue du sauveteur sur le nez et la bouche de victime pour rechercher :
Avec la joue l'air expiré
Avec l'oreille, entendre les bruits normaux ou anormaux
Avec les yeux, voir le soulèvement et l'affaissement du ventre et / de la poitrine.
- Si la respiration est présente et la victime inconsciente, rechercher les signes de fractures
l'écoulement de sang, les plaies puis l'installer la victime en Position Latérale de Sécurité (PLS)
- Si la respiration est absente, il faut alerter les secours et pratiquer 30 compressions thoraciques,
puis pratiquez deux (02) insufflations alternées pendant 8 cycles chez l'adulte.
[20]
- Chez les bébés / nourrissons et adolescents, on fera 05 insufflations initiales avant
d'entreprendre les compressions thoraciques avec 2 doigts chez le nourrisson, 3 doigts chez
l'enfant, un talon d'une main chez l'adolescent.
c. L'état circulatoire
On apprécie la fonction circulatoire par la prise du pouls carotidien chez l'adulte et chez l'enfant
le pouls huméral.
6. Bilan secondaire
Une fois constatée l'absence de signe de détresse vitale, le bilan est complété.
Si le sujet peut s'exprimer, il lui sera demandé les circonstances de l'accident, les maladies dont
il souffre et le traitement en cours, l'aider à prendre ses médicaments si possible. Les plaies sont
recherchées ainsi que les signes de fractures. Une surveillance est assurée, elle porte sur :
L’état de la conscience en continuant à parler à la victime
La fréquence respiration et circulatoire
La présence ou l'absence de sueur
La coloration de l'intérieur des lèvres (normal rose)
La victime est mise en position d'attente en attendant l'arrivée des secours organisés.
- Troisième urgence : Les « petits blessés » petites fractures fermées, plaie peu profonde.
[21]
II- RÔLE DU PREMIER TÉMOIN
1. Généralité
Le rôle du premier témoin lors d'un événement est très important, de son attitude va dépendre
la rapidité d'intervention des secours. Alors, le sort des victimes dépendra de son action. Il doit
faire le PAS (Protéger Alerter et Secourir).
2. Protéger
Qui ? Soi-même (sauveteur), la ou les victimes, les tiers (Badauds)
Pourquoi protège-t-on ? Pour éviter le sur-accident.
Comment Protéger. ?
De part et d'autre de l'accident (sur la route) de 150 à 200 mètres en amont et en aval. On
coupe le moteur du véhicule, débranché la bactérie interdire toute source de chaleur (fumeur)
à proximité. Vérifier tout écoulement de liquide et le recouvrir de sable. Éteindre le feu avec
les extincteurs spécifiques pour voiture, jamais avec de l'eau.
N.B : En cas de noyade, ne jamais aller chercher la victime si on ne sait pas nager.
- Se présenter
- Se localiser (lieu de l'accident)
- La nature de l'accident
- Nombre et l'état apparent des victimes
- Les risques particuliers
- Annoncer les gestes déjà effectués.
[22]
4. Secourir
- Pourquoi secourir ? Pour éviter l'aggravation de l'état de la victime et une infirmité.
- Qui secourir ? Les victimes selon leur état.
- Comment secourir ? Secourir consiste à donner les premiers soins à la victime, l'action
de secourir se résume à l'abc de survie.
vigilance
C'est l'état qui permet la mise en œuvre des réflexes de sécurité (toux, déglutition) lequel
protègent les voies aériennes supérieures même en absence de la conscience ou fortement
diminué.
2. Causes
Traumatisme crânien avec ou sans perte de connaissance les intoxications.
Par produits chimiques (industriels)
Par les médicaments (barbituriques)
Par certaines drogues (morphine, héroïne, cocaïne)
Par certaines plantes (champignon)
Les maladies atteignant le système nerveux central
Directement les maladies cérébrales, indirectement les maladies cardiovasculaires.
2. Causes
Les plus fréquentes sont les accidents de la voie publique (AVP), les chutes sur le talon et sur
les fesses.
3. Conduite à tenir
Rassurer la victime et son entourage
Libérer les voies aériennes supérieures
Évaluer les trois grandes fonctions vitales
La manipuler le moins possible, on lui demande ne pas bouger
[23]
Immobiliser les lésions en maintenant l'axe tête - cou et tronc : c'est la
traction axiale
La transporter sur un plan dur :
Toute victime tombée de hauteur, tout polytraumatisé de la route
Toute victime qui se plaint de dos
Toute victime inconsciente qui vous dire où elle a mal doit être ramassée par un pont
avec maintien de l'axe et transportée sur un plan dur.
Alerter ou faire alerter les secours spécialisés SAMU 185 - GSPM 180
V- DÉTRESSES RESPIRATOIRES
1. Généralité
Les détresses respiratoires sont la cause d'un grand nombre de décès. Leurs origines sont
multiples, mais le traitement est simple et très efficace au niveau de l'action du secouriste.
2. Définition
Un individu et en détresse respiratoire lorsque les cellules des divers tissus qui composent son
organisme ne disposent plus pour une quelconque raison de 1’oxygène qui leur est nécessaire.
3. Causes
Modification de la composition de l'air ambiant : l'air qui entre dans les poumons ne
contient pas de quantité suffisante d'oxygène.
Atmosphère délétère : L'air se trouvant est remplacé par une substance toxique Exemple
: Dans les égouts, les fausses d'aisance, la cuve de fermentation.
Atteinte de la commande centrale : les centres respiratoires peuvent être lésés soit par
un traumatisme, soit par la toxicité des substances gazeuses respirées, soit par un
accident vasculaire cérébral.
Atteinte de la cage thoracique : Fracture de côte (volet costal), plaies soufflantes du
thorax, certaines maladies (Polio), certains accidents : Électrisation
Atteinte de l'appareil circulatoire : La quantité d'oxygène distribuée est insuffisante
parce que ta circulation est perturbée soit par une hémorragie ou le sang contient de la
toxine (produit toxique)
Atteinte cellulaire : Le transport de gaz toxique aux cellules qui va emprisonner les
cellules. Exemple : Hydrogène sulfuré.
4. Conduite à tenir
Dégager la victime de l'ambiance asphyxique
Libérer les voies aériennes supérieures (col, cravate, ceinture) extraire ce qui peut
encombrer le sujet (aliment, appareil dentaire) Basculer la tête prudemment en arrière
[24]
Faire le JOY ou VES (joue oreille, yeux - voir, entendre, sentir) pour apprécier le flux
respiratoire en cas d'inconscience, la mettre en position latérale de sécurité. S'il y a arrêt
respiratoire : pratiquer les compressions thoraciques (30) alternées avec 02 insufflations
chez l'adulte. 05 Bouche-à-bouche et nez puis 30 compressions thoraciques chez le
bébé.
Alerter le secours GSPM 180 - SAMU 185.
5. Cas particulier
La manœuvre de HEIMLICH en cas d'obstruction totale des voies aériennes par un aliment.
Infarctus du myocarde
Mettre la victime au repos immédiat.
Faire le bilan des trois grandes fonctions vitales
Libérer les voies aériennes supérieures
Si la victime est, inconsciente et respire la mettre en Position latérale de sécurité
(PLS). Si la victime est en arrêt cardio-respiratoire, faire 30 compressions thoraciques
alternées avec 2 insufflations.
Alerter ou faire alerter les secours spécialisés GSPM 180 - SAMU 185
[25]
VII- HÉMORRAGIE
1. Objectifs
Savoir reconnaître les différents types d'hémorragie
Savoir pratiquer les techniques d'arrêt d'hémorragie
2. Définition
Les hémorragies sont l'écoulement de sang hors des vaisseaux sanguins.
4. Conduite à tenir
Le secouriste doit :
[26]
5. Differents points de compression
L'artère carotide (au niveau du cou)
L'artère sous-clavière (au niveau des clavicules)
L'artère axillaire (au niveau des creux des aisselles)
L'artère humérale (au niveau du bras)
L'artère fémorale (au niveau des plis de l'aine et de la cuisse)
6. Garrot
C'est un lien non élastique large et long de plus d'un (1) m environ. Exemple une cravate. Jamais
un fil (fer).
Indication du garrot
Quand le secouriste isolé est en face de plusieurs blessés qui saignent
En cas de section totale d'un membre
Quand un membre est écrasé sous une charge pendant plus d'une (1) heure avant de
lever la charge
Quand tous les moyens d'arrêt d'hémorragie ont échoué.
Dangers du garrot : C'est la gangrène et le choc de lever de garrot.
Que faire quand le garrot est posé : Préparer une étiquette pour inscrire le nom et prénoms,
l'âge, l’heure et la minute de la pose. Il doit être visible. Évacuer en première urgence et le
desserrer en présence d'un médecin.
7. Conduite à tenir
Saignement du nez comprimer les narines qui saignent avec les doigts,
Tête penchée en avant, poser une fronde et évacuer la victime,
Saignement de l'oreille (otorragie) faire un tampon sur l'oreille qui saigne, pencher vers
le sol, Poser une fronde et Evacuer,
Vomissement du sang (hématémèse) s'il contient des débris alimentaires, il vient de
l'estomac. Mettre une vessie de glace sur abdomen, si le sang est rouge vif, il vient des
poumons, lui donner de la glace à sucer,
Evacuer en position 1/2 assise. Recueillir le vomissement qui sera remis au médecin
Saignement par les urines. Hématurie (recueillir les urines qui seront remises au
médecin. Évacuer,
Saignement par le rectum (rectorragie) lui conseiller de voir un médecin (Evacuer)
Alerter les secours GSPM 180 - SAMU 185.
[27]
CHAPITRE IV : ACCIDENTS DIVERS
[28]
I- ETAT DE CHOC
1. Définition
C'est une défaillance circulatoire. Celle-ci a pour conséquence un apport insuffisant d’oxygène
ou une mauvaise utilisation d'oxygène par les cellules.
2. Causes
Causes traumatiques (fracture, brûlure, plaies),
Causes obstétricales (accouchement difficile, avortement,
Causes médicales (intoxications, infarctus du myocarde,
Causes chirurgicales (orthopédie ou réparation des os.
3. Conduite à tenir
Tout blessé doit être considéré comme un choqué même s'il ne présente aucun signe de
choc
Se renseigner sur l'état de la victime (antécédents médico-chirurgicaux)
Allonger la victime sur le dos ou la mettre en position latérale de sécurité (PCS) en cas
vomissement ou d'inconscience
Immobiliser les membres fracturés, lui cacher sa plaie, Desserrer col, cravate, ceinture
Ne pas lui donner à boire.
Alerter les secours : CSPM 180 - SAMU 185
[29]
Dégager la victime, si danger imminent dans le cas contraire ne pas faire déplacer la
victime,
Faire les 3 C (col, cravate, ceinture)
Lui demander de ne pas bouger je membre fracturé, la rassurer,
Immobiliser le membre fracturé avec des attelles,
Pose d'échappes en cas de fracture des membres supérieurs.
2. Entorses et luxations
Définition
Entorse : On appelle entorse l'étirement, la déchirure des ligaments qui maintiennent en place
une articulation.
Cause : traumatique
Conduite à tenir
Entorse
Rassurer la victime
Pose de vessie de glace
Faire un bandage serré (bandage de l'entorse de la cheville) et évacuer
Alerter les secours GSPM 180 - SAMU 185
Luxation
Rassurer la victime
Vérifier le pouls en aval
Pose de vessie de glace ou compresse humide
Ne pas mettre l'os en place
Immobiliser l'articulation (échappe oblique avec rembourrage)
Evacuer ou alerter secours GSPM : 180 - SAMU 185
[30]
III- BRULURES
1. Objectif
Savoir différencier une brulure simple d'une brulure grave
Et savoir la conduite à tenir
2. Définition
Les brûlures sont des lésions de la peau et/ou des voies aériennes ou digestives provoquées par
la chaleur, les radiations, les substances chimiques, l'électricité ou le frottement.
3. Brulures simples
Une brûlure est dite simple lorsque la partie brûlée ou lésion ne dépasse pas la moitié de la paume
de la victime. Seule la surface de la peau est atteinte. La rougeur n'intéresse qu’une surface
limitée et non située auprès des orifices naturels
4. Brulures graves
Une brûlure est dite grave lorsque les lésions dépassent la moitié de la paume de la victime La
rougeur est très étendue (coup de soleil généralisé) avec plusieurs cloques ou phlyctènes et une
destruction plus profonde des tissus sous-jacents par carbonisation (aspect noirâtre) et la
localisation particulière (au visage, à la main, aux articulations, autour des orifices naturels).
5. Differents types de brulures
Brûlures thermiques : Liquide bouillant, corps solide porté à une température élevée
Les brûlures électriques : dues à l'électricité souvent très profonde
Les brûlures chimiques : dues aux acides ou bases
Les brûlures par radiation : Ce sont les brûlures dues au soleil et rayon ultraviolet
6. Conduite à tenir :
Supprimer la cause et dégager la victime
Refroidir par arrosage d'eau froide sans pression pendant 5 à 10 minutes Rassurer la
victime et son entourage
Enlever les bagues, montre et bracelets avant la formation des cloques
Ne pas casser les cloques ou les phlyctènes
Faire un pansement adhésif (tulle gras)
Emballer la victime dans un drap propre
La faire coucher, couvrir pour éviter l'état de choc
Mettre en position latérale de sécurité(PLS) ou jambes surélevées la victime inconsciente
qui respire ou en cas de vomissement.
Alerter les secours médicalisés : GSPM 180 - SAMU 185 Brûlure grave : Emballer,
Étiqueter et Évacuer
[31]
IV- PLAIES SIMPLES ET PLAIES GRAVES
1. Objectif
Savoir différencier une plaie simple d'une plaie grave et savoir la conduite à tenir.
2. Plaies simples
Ce sont des petites coupures superficielles, éraflures, égratignures, saignant peu non situé, à
proximité d'un orifice naturel et ne contenant pas de corps étrangers. Ce secouriste peut les
soigner.
4. Conduite à tenir :
Plaie grave ou chirurgicale
Ne pas retirer un corps étranger inclus dans une plaie, le maintenir avec un bandage et
alerter les secours
En cas d'hémorragie, faire un pansement compressif qui sera maintenu avec un bandage
(technique d'arrêt d'hémorragie)
En cas de fracture ouverte, recouvrir l'os avec des compresses stériles, faire un bandage,
pose d'attelles et alerter les secours
Plaie de l'abdomen recouvrir avec des compresses, faire un bandage de corps
modérément serré. Position dos plat genou fléchi,
Plaie avec volet costal recouvrir les côtes cassées et maintenir le pansement avec une
bande. Évacuer ou alerter
Blessé de la tête, de la face, risque d'étouffement par le sang inhalé, mettre la victime en
position latérale de sécurité(PLS)
Blessé de l'œil ne jamais retirer le corps étranger, faire une fronde de l'œil, alerter ou faire
évacuer
Blessé du cuir chevelu saigne abondamment, faire un pansement épais qui sera maintenu
par un bandage Faire toujours coucher un blessé,
Ne pas lui donner à boire de l'eau, ni d'alcool,
Emballer la plaie étiqueter - évacuer ou alerter tes secours GSPM 180 SAMU 185
Conduite à tenir plaie simple
Avant de faire toute chose, on se lavera soigneusement les mains à l'aide du savon de
Marseille et d'une brosse en insistant tout particulièrement au niveau des ongles. On
utilisera que des instruments préalablement stérilisés. On commencera par enlever tous
les corps étrangers facilement accessibles (graviers, brindilles, débris de terre ...) à l'aide
d'une pince. Puis on lavera la plaie à l'eau propre, bouillie de préférence. On peut utiliser
l'eau du robinet, celle-ci étant en règle général javellisée.
[32]
On peut aussi, si la plaie est située au niveau d'une main ou d'un pied, la laisser tremper
quelque temps dans une solution de Dakin.
On procédera alors au nettoyage proprement dit de la lésion avec une compresse imbibée
d'eau ou d'antiseptique. On ira toujours du centre vers la périphérie et l'on débordera
largement le nettoyage sur la peau saine qui entoure la plaie.
Il est souhaitable de ne pas utiliser pour cette opération de coton hydrophile dont les fibres
ont tendance à s'incruster. On n'hésitera pas à raser poil ou cheveu situé à proximité de la
plaie. On ne tiendra pas compte des signes de douleurs manifestés par la victime, par
contre on s'efforcera de procéder doucement.
La plaie sera ensuite badigeonnée à l'aide d'un antiseptique. Si elle saigne un peu, on
pourra la recouvrir d'une compresse imbibée oxygénée.
V- MALAISE
1. Objectif
Savoir apprécier la gravité d'un malaise en fonction des signes, de leur évolution et savoir adopter
la conduite à tenir devant un malaise supposé grave ou non en attendant l'avis d'un médecin.
2. Définition
On entend par malaise toute sensation pénible traduisant un trouble de fonctionnement de
l'organisme sans que le sujet qui l'éprouve puisse identifier obligatoirement l'origine.
Dans certains cas, la victime n'a pas conscience du trouble ou ne peut l'exprimer. Ce trouble est
alors constaté par l'entourage.
3. Causes
La fatigue, l'émotion, la peur
Certaines maladies
4. Conduite à tenir
Libérer les voies aériennes supérieures
Apprécier l'état des grandes fonctions vitales
Mettre la victime au repos immédiat, l'allonger sauf si elle adopte spontanément une autre
position.
Position demi-assise en cas de gêne respiratoire.
L'interroger sur son état de santé habituel (traitement en cours] maladie ou accident récent)
Obtenir un avis médical
Lui conseiller de voir un médecin
Alerter les secours médicalisés GSPM 180 SAMU 185
5. Cas particulier
Si le sujet demande spontanément du sucre, lui en donné. Si la victime est sous traitement l'aider
à prendre ses médicaments à dose prescrite par son médecin, aucun médicament non prescrit ne
lui sera donné. Si le sujet est agité et au comportement incohérent voir dangereux, appeler aux
secours médicalisés en précisant les circonstances et procéder à l'isolément dans l'attente du
médecin.
[33]
VI- SYNDROME DES MEMBRES COMPRIMÉS
1. Généralité
Ce syndrome fut mis en évidence au cours des bombardements de Londres, pendant la dernière
guerre mondiale par un médecin Anglais : BAYWATERS. Ce dernier remarqua que de nombreux
blessés dégagés des décombres à l'issu d'une phase d'amélioration mouraient d'anurie, c'est-à-
dire un arrêt de leur fonction rénale.
2. Description du syndrome
Le phénomène se produit lorsqu'un blessé reste coincé au-delà d'une heure sous une charge
(gravier, tronc d'arbre, béton) au moment du dégagement, il présente un état de choc souvent
mortel, le ou les membres comprimés apparaissent, livides, froids, insensibles, tuméfiés et durs.
Si le blessé ne décède pas au moment du dégagement dans les heures suivantes son état s'améliore,
les signes locaux au niveau des membres atteints persistent Cependant, on constate alors que
l'émission d'urine diminue progressivement et l'anurie en quelques heures devient totale. S'il n'est
pas spécialement traité (rein artificiel) le malade meurt d'insuffisance rénale aigüe.
3. Conduite à tenir :
Dégager la victime dans 1/4 d'heures, dans le cas contraire faire le dégagement en
présence d'un médecin,
Dans les circonstances à haut risque après 1 heure, poser un garrot et dégager la victime.
A l'issue du dégagement la victime sera traitée comme un choqué Immobiliser le ou les
membres comprimés comme une fracture Manipuler le moins possible les membres en
causes.
Alerter les secours GSPM 180 - SAMU 185
NB : Il existe une grande différence entre une simple incarcération et un membre comprimé.
2. Conduite à tenir
Lors des premières contractions douloureuses, s'il n'est pas possible de faire transporter la mère
à la maternité ou à l'hôpital pour cause d'éloignement ou manque de moyen de transport il faut :
Se préparer pour aider la future mère à recevoir le bébé
Isoler la future mère et lui expliquer ce qui va se passer, si c'est un premier accouchement.
La rassurer
Préparer du linge propre pour recevoir le bébé
Se laver la main avec du savon ou de la cendre
La faire allonger dans un endroit calme sur un lit, brancard, etc.
[34]
Lui demander de plier les jambes et d'écarter les cuisses
Ne pas appuyer sur le ventre,
Lui demander de ne pas pousser, mais de respirer normalement,
Une fois le bébé apparaît le soutenir par la tête puis le tronc sans tirer jusqu'aux membres,
On vérifie si le cordon ombilical n'est pas entouré autour du cou du bébé. Si oui le faire
glisser au fur et à mesure qu'il avance sur sa tête, On vérifiera la liberté des voies aériennes
supérieures,
On soutient le bébé par les pieds, tête en bas
Si l'enfant ne cri pas aussitôt enrouler une compresse propre autour du petit doigt, libérer
les voies aériennes et pratiquer bouche à bouche-nez,
Envelopper le bébé dans un linge propre et le coucher auprès de sa mère.
VIII- INTOXICATIONS
1. Définition
Une intoxication est le résultat de l'action d'une substance toxique qui pénètre dans l'organisme,
provoque des atteintes viscérales uniques ou multiples entraînant des perturbations au niveau des
grandes fonctions vitales. Elle peut menacer la vie ou laisser des séquelles de gravité variable.
3. Conduite à tenir
Intoxication alimentaire - médicamenteuse
Rassurer la victime,
Faire le bilan,
Dans tous les cas, il faut évacuer d'urgence la victime.
Alerter ou faire alerter les secours spécialisés : SAMU 185 - GSPM 180
Intoxications par somnifères
Libérer les voies aériennes,
Mettre la victime inconsciente qui respire en position latérale de sécurité,
Ne pas faire vomir la victime,
L'empêcher de dormir,
Donner de l'oxygène pur,
Rechercher les emballages du ou des produits en cause,
Recueillir les vomissements afin de les remettre aux médecins,
Evacuer rapidement à l'hôpital dans un véhicule médicalisé si possible,
Alerter les secours SAMU 185 - GSPM 180.
[35]
IX- CRISE D'ÉPILEPSIE
1. Généralité
C'est une maladie extrêmement fréquente dont les manifestations sont très variables, c'est-à-dire
qu'il existe plusieurs degrés ou plusieurs niveaux de la maladie.
2. Définition
L'épilepsie est une maladie due à une souffrance cérébrale (traumatisme, œdème, hématome au
niveau du cerveau) ou sans véritable cause.
3. Conduite à tenir
Laisser le sujet faire sa crise,
Écarter tous les objets dangereux susceptibles de le blesser,
Protéger sa tête avec un coussin ou oreiller,
Libérer les voies aériennes supérieures (faire les 3C : Col, cravate, ceinture)
Poser un morceau de bois enroulé d'un linge propre entre les dents
Après la crise, on mettra la victime en position latérale de sécurité
Faire alerter les secours GSPM 180 - SAMU 185 ou lui conseiller un médecin
X- ELECTROTRAUMATISME
Le courant électrique (électricité) est une forme d'énergie mobile qui circule le long des
conducteurs ou stockée dans les accumulateurs ou les condensateurs.
1. Définition
Les accidents électriques portent le nom d'électrotraumatisme. L'accident qui entraine la mort de
la victime c'est l'électrocution, les autres manifestations portent le nom électrisation.
2. Causes
L'ignorance, L'imprudence la négligence, L'inconscience.
3. Facteurs de gravité
la durée du contact
l'âge de la victime
l'état de santé de la victime
le trajet du courant
la résistance du corps de la victime
le point de contact
3. Conduite à tenir
Dégagement de la victime en s'isolant soi-même
Courant domestique : couper le courant (sauter le disjoncteur)
Courant de haut tension, alerter la CIE
[36]
CHAPITRE V : TECHNIQUES DE SOIN
[37]
I- POSITIONS D'ATTENTE ET SURVIE
1. Définition
Ce sont les positions permettant de ménager aux mieux le pronostic vital d'une victime.
2. Techniques
Toutes positions qui lui permettent d'être en bonne posture,
Position dos plat : Toutes victimes sans atteinte particulière, plaie de l'œil, morsure
d'animaux, etc.
Position demi-assise : Fracture de côte, Atteinte respiratoire, Hématémèse (vomissement
de sang),
Toute victime sans atteinte particulière qui préfère être en position demi-assise.
Position dos plat jambe fléchie
Plaie de l'abdomen,
Hémorragie
Etat de choc
Position dos plat membres inférieurs surélevés
Etat de choc
Position Latérale de Sécurité (PCS) :
Victime inconsciente qui respire,
Victime menacée d'inconscience qui respire,
En cas de vomissement
II- EMBALLAGES
1. Triangle
C'est un morceau de tissus ou étoffe triangulaire, servant à maintenir une partie d'un membre
fracturé ou luxé ou à envelopper une plaie ou une brûlure (une partie du corps).
2. Description du triangle
*Pointe ou Chef
[38]
3. Emballage de partie du corps
Emballage de l'épaule, de la tête, de la main, du pied, de la hanche, du thorax, de l'abdomen, du
genou, des segments.
4. Écharpes
Le triangle est appelé écharpe lorsqu'il sert à immobiliser une fracture au niveau des membres
supérieurs.
6. Bandes et bandages
La bande est un rouleau de tissus ou d'étoffe utilisé pour maintenir un pansement. Les bandes
peuvent être de gaz, de crêpe élastique à lisière rouge pour les inflammations à lisière bleue pour
les plaies ordinaires. Le bandage consiste à maintenir un pansement ou à recouvrir une partie du
corps. Il existe différents types de bandage.
Le spica du doigt (bande de crêpe 5cm)
Le spica de la main (bande crêpe 7cm)
Le chausson (bandage du pied) (bande 10cm),
La tortue du coude, du genou (bande 10 ou 07crn)
Le bandage de l'entorse (bande 7 ou 10cm)
Le bandage de la cheville (bande 7 ou 10cm)
Le bandage du poignet (bande 7 ou 10cm)
[39]
III- RELEVAGE OU RAMASSAGE
1. But
Il consiste à installer une victime sur un brancard sans aggraver son mal ou son état. Dans le
relevage, le chef est toujours à la tête de la victime et donne des ordres précis.
2. Méthodes de relevage
Il y a deux méthodes :
La méthode à pont
La méthode à cuillère
Méthode de pont
Il y a deux sortes
Le pont sans maintien de l'axe
Le pont avec maintien de l'axe, il faut toujours utiliser un plan dur.
Ponts sans maintien de l’axe
Pont simple : 04 secouristes
Pont Néerlandais : 03
Pont amélioré : 05 secouristes
Pont alterné : 06 secouristes
Ponts avec maintien de l’axe
Pont Néerlandais : 04
Pont amélioré : 05 secouristes
Pont alterné : 06 secouristes
Méthode à cuillère
C'est une méthode utilisée dans les centres hospitaliers ou dans les lieux où le brancard ne peut
avoir accès. Elle s'emploie selon le poids de la victime avec 3 à 4 secouristes. La particularité
des ponts
Nombre de secouriste utilisé
seul le pont Néerlandais la victime vient au brancard alors que dans les autres ponts c'est
le brancard qui va à la victime.
3. Commandement pour ramassage
Chef : Pour le ramassage d'une victime méthode du pont simple (le chef désigne ses
secouristes) 1er, 2ème, 3èmesecouriste : Secouristes en position, êtes-vous prêt ?
Secouristes (répondent): Prêt
Chef : Attention pour lever, « levez »
Chef : Brancard, « Stop »
Chef : Attention pour poser, « posez »,
Chef : Secouriste du milieu dégager et sangler la victime.
[40]
IV- BRANCARDAGE
1. Généralité
Pour transporter un blessé il faut un brancard c'est sur cet instrument qu'on pose et transporte
avec méthode et technique une victime jusqu'à la voiture de secours ou médicalisée. On peut
aussi, organiser un transport improvisé (sur chaise, à bras, au dos, etc.)
2. But
Consiste à transporter une victime sur un brancard sans aggraver son mal ou son état. La victime
est transportée la tête en avant, la remuer le moins possible, bien couverte et bien sanglée. Les
brancardiers travaillent en équipe, le chef en arrière au pied gauche de la victime et donne des
ordres précis. Les mouvements doivent être coordonnés et doux, les pas sont sans cadence. Le
brancardage se fait à 2, 3, 4, 5, etc. On improvise le transport d'une victime (transport à la bouée,
de la bûche, du procédé de la torchette, la chaise ou bras.
[41]