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Premiers Secours: Guide Essentiel

Le document est un cours de secourisme qui couvre les principes généraux, l'organisation des secours, les détresses des fonctions vitales, et les techniques de soins. Il souligne l'importance d'apprendre les premiers secours pour réagir efficacement face à des situations d'urgence. Le cours aborde également des cas spécifiques tels que les morsures de serpents et les accidents divers, tout en insistant sur la nécessité de protéger la sécurité du secouriste et de la victime.

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Premiers Secours: Guide Essentiel

Le document est un cours de secourisme qui couvre les principes généraux, l'organisation des secours, les détresses des fonctions vitales, et les techniques de soins. Il souligne l'importance d'apprendre les premiers secours pour réagir efficacement face à des situations d'urgence. Le cours aborde également des cas spécifiques tels que les morsures de serpents et les accidents divers, tout en insistant sur la nécessité de protéger la sécurité du secouriste et de la victime.

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COURS DE SECOURISME

M. KOFFI J. M.
TABLE DES MATIERES
CHAPITRE I: GENERALITES SUR LE SECOURISME ............................................................... 2
I- PRINCIPES GENERAUX DU SECOURISME ................................................................................. 3
II- PLAN ORSEC (Organisation de secours) .......................................................................................... 8
III- SERPENTS, ANIMAUX DOMESTIQUES ET INSECTES ........................................................... 9
CHAPITRE II: APPAREILS ............................................................................................................. 12
I- ORGANISATION GENERALE DU CORPS HUMAIN ................................................................. 13
II- SYSTEME NERVEUX .................................................................................................................... 14
III- APPAREIL RESPIRATOIRE ........................................................................................................ 15
IV- APPAREIL CIRCULATOIRE ....................................................................................................... 16
V- APPAREIL DIGESTIF .................................................................................................................... 18
CHAPITRE III: DETRESSES DES FONCTIONS VITALES ....................................................... 19
I- BILAN ET SURVEILLANCE D'UNE VICTIME ............................................................................ 20
II- ROLE DU PREMIER TEMOIN ...................................................................................................... 22
III- DETRESSES NEUROLOGIQUES ................................................................................................ 23
IV- ATTEINTES DE LA MOELLE EPINIERE .................................................................................. 23
V- DETRESSES RESPIRATOIRES .................................................................................................... 24
VI- DETRESSES CIRCULATOIRES .................................................................................................. 25
VII- HEMORRAGIE ............................................................................................................................ 26
CHAPITRE IV : ACCIDENTS DIVERS.......................................................................................... 28
I- ETAT DE CHOC ............................................................................................................................... 29
II- ATTEINTES TRAUMATIQUES .................................................................................................... 29
III- BRULURES .................................................................................................................................... 31
IV- PLAIES SIMPLES ET PLAIES GRAVES .................................................................................... 32
V- MALAISE ........................................................................................................................................ 33
VI- SYNDROME DES MEMBRES COMPRIME ............................................................................... 34
VII- ACCOUCHEMENT INOPINE ..................................................................................................... 34
VIII- INTOXICATIONS ....................................................................................................................... 35
IX- CRISE D'EPILEPSIE ..................................................................................................................... 36
X- ELECTROTRAUMATISME........................................................................................................... 36
CHAPITRE V : TECHNIQUES DE SOINS..................................................................................... 37
I- POSITIONS D'ATTENTE ET SURVIE ........................................................................................... 38
II- EMBALLAGES ............................................................................................................................... 38
III- RELEVAGE OU RAMASSAGE ................................................................................................... 40
IV- BRANCARDAGE .......................................................................................................................... 41

[1]
CHAPITRE I: GENERALITES SUR LE
SECOURISME

[2]
I- PRINCIPES GENERAUX DU SECOURISME
1. Introduction
Les premiers soins, une obligation* pour tous. Chaque jour, des personnes sont victimes
d’accidents de toutes sortes ou présentent des signes aigus de maladie qui risque de mettre fin
brutalement à leur existence ou d’entraîner des handicaps majeurs pour le reste de leur vie.
Lorsqu’on est subitement confronté à ce genre de situation dramatique, il convient d’alerter les
secours, le plus rapidement possible, afin que la victime puisse bénéficier des soins médicaux
requis dans les meilleures conditions.

Malheureusement, de nombreuses et précieuses minutes s’écoulent généralement entre le


moment où l’événement dramatique se produit et l’intervention des secours spécialisés. Or, ces
minutes signifient souvent la mort ou une vie en souffrance pour la victime si elle est seule et
sans aide. Chacun d’entre nous devrait donc consacrer une petite partie de son temps libre pour
apprendre à dispenser les premiers soins. Tout individu devrait être capable de dispenser ces
soins: ceux-ci revêtent d’une importance cruciale dans les premières minutes, qui suivent
l’accident et peuvent assurer la survie de la victime ou lui épargner des handicaps plus ou moins
sévères pour le reste de sa vie. Ces gestes qui peuvent avoir une importance décisive pendant
les premières minutes s’apprennent facilement. Chaque personne est apte à acquérir ces
connaissances utiles en cas de danger. Dans de nombreuses situations, la connaissance
systématique des premiers soins permettra d’agir correctement et d’éviter des incidents
dramatiques, peu importe qu’ils impliquent un inconnu, son propre enfant, un membre de la
famille, un ami, un partenaire sportif, ou qu’ils se déroulent à la maison, sur le lieu de travail,
dans le cadre des activités de loisirs, etc.

En cas d’urgence, il n’est pas indiqué de compter sur l’aide d’autrui et de perdre ainsi de
précieuses minutes. Un jour ou l’autre, on risque bien de voir le destin nous jouer un mauvais
tour. Seule la connaissance des gestes qui sauvent permet d’y parer efficacement.
Apprendre à dispenser les premiers soins signifie assimiler les connaissances qui permettent de
réagir correctement face à une situation dramatique.

* En vertu du Code Pénal, tout citoyen est tenu d’aider une personne en difficulté, dans la
mesure où il n’existe pas de danger immédiat pour la personne qui offre son aide.

Les acquis d’apprentissage sont : « face à une situation fictive d’accident et/ou de malaise d’une
victime, quel que soit son âge,

1°- de réaliser un bilan global de la situation et de mettre en œuvre les règles essentielles
d’intervention ;

2°- d’effectuer la prise en charge de la victime dans le cadre du secourisme, selon les normes
en vigueur :

 adopter des attitudes respectueuses et adaptées à la situation et à la victime,


 réaliser un bilan global de la victime, y compris des fonctions vitales,
 alerter les renforts adéquats,
 assurer le maintien des fonctions vitales en attendant les secours,

[3]
 prodiguer les premiers soins de base ;

3°- de réaliser une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) avec utilisation d’un appareil de
défibrillation externe automatisé (DEA) en ce compris l’appel au 180. Il vous faut donc, au
minimum réussir cela pour obtenir le titre de secouriste.

2. Généralité
 Le Secourisme
C’est l’art de porter secours utilement à une personne dont l’intégrité physique et psychique est
menacée. C’est aussi, savoir intervenir au moment d’un accident pour sauver une vie, éviter
une infirmité.
 Le Secouriste

C’est une personne qui en présence d’une victime sait faire le geste précis que nécessite son
état. Il a un primordial temporaire et limité, il est premier le maillon de la chaine de secours.
 Qualité et Attitude du secouriste
Le secourisme est à la fois une technique et un état d’esprit. Le secouriste doit :

 garder son sens froid


 savoir faire le geste utile
 être honnête
 ne pas déclarer la mort.

3. La chaîne des secours


La solidité de toute chaîne est égale à celle de son maillon le plus faible. Dans les cas d’extrême
urgence, les services de secours les plus rapides et la meilleure prise en charge médicale à
l’hôpital sont sans effet si les premiers soins n’ont pas été administrés. Il arrive dès lors que la
vie ou la mort dépend de ces premiers soins.

Apprendre à dispenser les premiers soins, c’est s’assurer de réagir toujours correctement face à
des situations d’urgence.

[4]
4. Soigner les blessés
Il faut évaluer rapidement si les blessures subies risquent de perturber des fonctions vitales.

5. Comportement sur le lieu de l’accident


 Protection personnelle
Avant toute chose, le secouriste doit veiller à assurer sa propre sécurité.

 Analyser la situation
Rester calme, faire une première reconnaissance sur le lieu de l’incident. Y a-t-il des blessés ou
seulement des dommages matériels?

[5]
 Protéger immédiatement l’accès au lieu de l’accident
* La première mesure urgente à prendre en cas d’accident consiste à protéger le lieu de
l’accident, à l’aide du triangle de signalisation et de feux clignotants. Baliser un accident en
plaçant la signalisation: 150 - 200 m avant un virage et le haut d’une côte.

* Eviter les sur-accidents:

 Arrêter les moteurs qui tournent encore.


 Interdiction de fumer.
 Préparer un extincteur.

 Évacuer le blessé hors de la zone de danger


En principe, le secouriste ne déplace pas le blessé, sauf lorsqu’il existe un danger manifeste et
incontrôlable pour la victime: en cas de danger imminent, il faut l’évacuer rapidement en dehors
de la zone de danger immédiat.

 Demander l’aide des services de secours au “Numéro d’appel d’urgence 180”


Le "180" permet d’obtenir l’aide des services de secours (GSPM). L’appelant fournit au central
des secours d’urgence les informations suivantes:

 Qui appelle?
Nom et prénom, adresse et numéro de téléphone.
 Que s’est-il passé?
Accident de circulation? Brusque malaise?
 Où?
Description précise de l’endroit où l’accident s’est produit, du lieu où se trouve le
malade.
 Combien de personnes sont concernées?
 Quel type de blessure ou de maladie, degré de gravité?

C’est le central des secours d’urgence qui met fin à l’appel. L’alerte des services de secours est
un élément important dans le cadre des premiers soins. Plus l’appelant décrit avec précision la
situation d’urgence, mieux le central des secours d’urgence est en mesure d’envoyer les secours
adaptés.

[6]
6. Évacuation du blessé hors de la zone de danger immédiat
En principe, le secouriste ne doit jamais déplacer la personne accidentée, sauf lorsqu’il existe
un danger manifeste et incontrôlable pour la victime (par exemple, la voiture commence à
prendre feu). Toute évacuation rapide peut être extrêmement dangereuse pour le blessé. Lors
d’une telle action, il faut principalement veiller à maintenir la stabilité de la colonne vertébrale.
Des lésions de la colonne vertébrale sont en effet toujours à craindre chez les personnes
accidentées et la torsion des voies nerveuses peut alors occasionner des dommages irréversibles.
Dans la mesure du possible, il faut veiller à ne pas tordre l’axe longitudinal de la colonne
vertébrale du blessé. Le secouriste doit employer la technique de dégagement, la mieux adaptée
à sa force.

 Le blessé se trouve sur le sol


Le secouriste peut évacuer la victime hors de la zone de danger immédiat en la traînant par les
chevilles, dans le sens longitudinal du corps, ce qui n’exige pas une force importante.

Devant l’impossibilité de supprimer le danger ou de dégager la victime


 Alerter ou faire alerter les secours spécialisés
 Assurer une surveillance permanente de la zone de danger où les risques non contrôlés
persistent et empêcher toute personne de pénétrer dans cette zone jusqu’à l’arrivée des
secours spécialisés.

[7]
II- PLAN ORSEC (Organisation de secours)
1. Définition
Le plan ORSEC est un recensement de tous les moyens au niveau national départemental et
communal pour faire face à un sinistre qui dépasse les moyens d’un seul ministère (ex. le
tremblement de terre, les inondations …).

2. But
mettre au point une organisation susceptible de faire face à tous les évènements présentant une
gravité particulière,
De possibilités offertes par les différents services publics et privés du département.

3. Commandement
En cas d’application du plan ORSEC, le commandement sera confié au préfet, autorité
indiscutée en mesure de coordonner l’action des groupements d’interventions hétérogènes
coopérant à l’action commune.
La direction de l’ONPC assurera la direction de l’exécution de cette tâche.

Son déclenchement est du ressort du préfet. L’alerte provient toujours d’un témoin qui le
transmet selon l’ordre hiérarchique.

4. Coordination sur le plan commandement


a. Poste de commandement fixe (PCF) sont installés :
- Le représentant du préfet,
- Le représentant de chacun des (06) six services aptes à résoudre les difficultés
techniques,
- Le personnel nécessaire aux liaisons et transmissions.

b. Poste de commandement opérationnel (PCO) sont installés l’état major comprenant :


- Le Préfet qui assure la Direction Générale des Opérations
- Le Directeur des secours, les six (06) services spécialisés et le personnel destiné à
assurer la liaison et transmission.

5. Différentes services du plan ORSEC


Il y a six (06) services du plan ORSEC :

- Le service de liaison et de transmission (RADIO)


- Le service de police (Gendamerie – Police – GSPM)
- Le service de sauvetage (GSPM, Croix-Rouge)
- Le service de soins médicaux et entraide
- Le service de transport et travaux publics
- Le service des pompes funèbres

[8]
III- SERPENTS, ANIMAUX DOMESTIQUES ET INSECTES
1. Serpent
Il existe 2800 espèces de serpents dans le monde. 130 espèces en Afrique, dont 82 espèces en
Côte d’Ivoire, parmi lesquelles 22 espèces sont venimeuses et 7 espèces sont très venimeuses
et mortelles. Les serpents vivent aux abords des villages et villes où abondent les rongeurs dont
ils se nourrissent. Les 82 espèces de serpents en CI sont regroupées en 04 grandes familles et
04 groupes.

 les familles des serpents

- La famille des Boïdés (les boas)


- La famille des Colubridés (les couleuvres)
- La famille des Vipéridés (les vipères)
- La famille des Élapidés (Naja et Mamba)

 les groupes de serpents


Les aglyphes (ex. boa, python, etc.) : non venimeux, pas de crochets à venin, mais présence des
glandes à venin.

Les opisthoglyphes (ex. natrix anoscopus) : présence de glandes à venin 2 à 3 crochets


postérieurs de chaque côté de leur gueule, peu venimeux.
Les solénoglyphes (ex. vipéridés) : présence de glandes à venin 02 crochets solidaires de chaque
côté du maxillaire supérieur.

Les protéroglyphes (ex. naja, mamba) : présence de glandes à venin 02 crochets de chaque côté
situés en avant des maxillaires présentant une gouttière à venin.

 les morsures de serpents


a. Signes locaux
- 02 petites plaies sanguinolentes
- Douleurs vives ou picotements
- Œdème dur, froid cyanotique (bleu)
b. Signes de morsures des élapidés
- Picotement
- Troubles digestifs (vomissement, diarrhée)
- Soif intense
- Hypotension artérielle
- Paralysie progressive des membres
- Trouble respiratoire
- Somnolence, inconscience et mort
c. Signes des morsures des vipéridés
- Douleurs intenses par inflammation
- Angoisse
- Agitation

[9]
- Soif intense
- Troubles digestifs
- Hémorragie
- Gangrène
- Insuffisance rénale

 Facteur de gravité de la morsure


Les morsures sont graves :

- Selon l’âge : chez l’enfant, personne âgée


- Selon l’état de santé (malade diabétique, tuberculeux, séropositif, etc.)
- Selon le siège de la morsure
- Selon l’espèce du serpent
- Selon le temps mis avant la prise en charge de la victime
- Selon la quantité de venin injecté
- Selon le nombre de morsures.

 Conduite à tenir
- Ne pas paniquer
- Ne pas faire faire des efforts à la victime
- Ne pas poser de garrot
- Ne pas sucer la plaie
- Ne pas donner à boire (alcool)
- Ne pas disposer de glace sur la plaie

2. Morsures d’animaux domestiques et sauvages


Les animaux qu’ils soient domestiques ou sauvages, leurs morsures entraînent des
conséquences graves et des complications majeures qui sont l’infection et la rage. Les plaies
issues de la morsure peuvent entraîner des infections sévères à des germes très variables.

 Conduite à tenir : en cas de morsure d’animaux


- Laver la plaie abondamment avec de l’eau javellisée et du savon pour éliminer la salive
de l’animal
- Arrêter l’hémorragie si possible
- Faire un pansement (Dakin, Bétadine dermique)
- Vérifier le carnet de vaccination de l’animal mordeur
- Si l’animal est abattu, prendre la tête et l’envoyer chez le vétérinaire pour examen de
laboratoire
- Si l’animal n’est pas vacciné, la victime sera évacuée pour recevoir le vaccin antirabique
et l’animal sera mis en observation chez le vétérinaire.
- Alerter les secours GSPM 180, SAMU 185.

[10]
3. Piqures d’insectes
Ce sont les femelles des insectes qui piquent « leurs piqûres sont graves, la mort peut survenir »
l’abeille pique une seule fois en libérant son dard dans la peau et va mourir, alors que la guêpe
pique plusieurs fois sans laisser de dard (aiguillon). Leurs piqûres sont thermolabiles. Les
piqûres sont graves selon l’âge, l’enfant de santé, selon le siège de la piqûre, selon le nombre
de piqûres.

 Conduite à tenir :
- Rassurer la victime
- Piqûre d’abeille : retirer le dard, badigeonner avec un antiseptique (Dakin) puis pose de
vessie de glace.
- Plusieurs piqûres d’abeilles : retirer les dards pose de vessie de glace et évacuer la
victime d’urgence à l’hôpital.
- Piqûre à la bouche : faire sucer la victime du glaçon.
- En cas de morsure de scorpion, désinfecter la plaie avec un antiseptique (Dakin). Si la
plaie devient chaude, rouge, lui conseiller de voir un médecin.
- Une victime peut développer une allergie après une piqûre d’insecte
- Évacuer la victime à l’hôpital
- Badigeonner avec un antiseptique (Dakin)
- Alerter les secours GSPM 180, SAMU 185.

[11]
CHAPITRE II: APPAREILS

[12]
I- ORGANISATION GENERALE DU CORPS HUMAIN
 Objectif : Savoir, reconnaître la composition du corps humain.

 Forme extérieure
Le simple examen du corps humain permet de le classer en trois (03)
 Partie supérieure : la tête
 Partie centrale : le tronc
 Partie latérale : les membres

[13]
[14]
II- SYSTEME NERVEUX
1. Définition
Le système nerveux est l'ensemble des organes qui nous mettent en relation avec le monde qui
nous entoure et qui nous font agir en conséquence. Il assure aussi à l'intérieur de notre organisme
la régulation et la transmission des informations, des ordres et des actions nécessaires.

2. Composition
Le système nerveux comprend
 Le système nerveux central II est constitué de : l'encéphale et la moelle épinière.
 Le système nerveux périphérique
 Le système nerveux végétatif ou autonome

III- APPAREIL RESPIRATOIRE


1. Définition
L'appareil respiratoire est composé des organes qui permettent les échanges gazeux entre le
milieu extérieur et l'homme.
2. But
La fonction respiratoire a deux buts principaux. L'inspiration : Apport d’oxygène 21% et 79%
d'azote aux cellules de notre organisme. L'expiration : Le rejet de gaz carbonique et vapeur d'eau
(H2O) qui résulte de la combustion de l'oxygène au niveau des cellules.

3. Etapes de la respiration
La respiration comprend trois (03) étapes

 Etape pulmonaire
 Etape sanguine
 Etape tissulaire
4. Constantes respiratoires
Le rythme respiratoire normal au repos est de :

 Adulte/Adolescent : 12 à 20 mvts/mn
 Enfant jusqu’à l’âge de la puberté : 20 à 30 mvts/mn
 Nouveau-né de 01 jour à 01 semaine : 40 à 60 mvts/mn
 Nourrisson de 1 semaine à 1 an : 30 à 60 mvts/mn

[15]
IV- APPAREIL CIRCULATOIRE
1. Définition
L'appareil circulatoire assure le déplacement du sang à travers tout le corps et sa distribution à
tous les organes.

2. Rôle
L'appareil circulatoire joue un rôle actif dans :
 La vie cellulaire : l'apport d'oxygène et éléments nutritifs aux cellules ; puis évacuation
du gaz carbonique et des déchets issus du fonctionnement cellulaire.
 La défense de l'organisme : Assurer grâce aux globules blancs ou leucocytes.
 La thermorégulation : Assurer le maintien de l'équilibre thermique du corps humain

3. Composition
 Le cœur
 Les vaisseaux
 Le sang
4. Constantes circulatoires
 Adulte et adolescent : 60 à 100 bats/mn
 Enfant jusqu'à l’âge de la puberté : 70 à 140 bats/mn
 Bébé d’une semaine à 1 an : 120 à 160 bats/mn
 Nouveau-né de 1 jour à une semaine : 100 à 160 bats/mn

[16]
[17]
V- APPAREIL DIGESTIF
1. Définition
L'appareil digestif est responsable de la transformation des aliments, de leur dégradation en
protéines, en glucides, en sels minéraux, en oligo-éléments, en lipides et en d'autres substances
utilisables par l'organisme. Il assure également le passage de ces nutriments dans la circulation
sanguine de façon à ce qu'ils puissent être employés par l'organisme. Ces substances constituent les
matières premières pour la fabrication, la réparation et le contrôle des différents systèmes de
l'organisme.

2. Schéma

[18]
CHAPITRE III: DÉTRESSES DES FONCTIONS
VITALES

[19]
I- BILAN ET SURVEILLANCE D'UNE VICTIME
1. Objectif
Savoir observer l'état des fonctions vitales, savoir reconnaître et apprécier les signes d’une détresse Vitale.

2. Bilan
C'est l'examen qui s'effectue sur une victime, après avoir écarté le risque de sur accident.
3. Surveillance
C'est le fait de veiller sur l'évolution de l'état des fonctions vitales et recueillir le maximum de
renseignements afin de les transmettre avec précision aux secours spécialisés (Médecins) lors de leur
arrivée.

4. Bilan d'ambiance ou situation (30 secondes)


Il s'agit d’examiner rapidement les circonstances de l'accident. Évaluer la gravité globale de l’accident en
considérant le nombre et l'état des victimes, également les risques encourus par le témoin et les
sauveteurs.

5. Bilan primaire (30 à 60 secondes)


Son but est pouvoir très rapidement apporter les soins urgents que nécessite l'état de la victime.
On évalue les grandes fonctions vitales.
a. L’état de conscience
On évalue l’état de la conscience en posant des questions simples et en donnant des ordres simples
ou par la provocation des stimulations douloureuses, si le sujet répond ou obéit il est conscient. Il
faut surveiller en complétant le bilan.

b. L'état respiration
Libérer les voies aériennes supérieures (faire les 3C : col, cravate et ceinture), la désobstruction
digitale, bascule prudente de la tête en arrière.

Faire le JOY (Joue, Oreille, yeux) / VES (Voir, Entendre, Sentir) en se penchant sur le sujet,
l'oreille et la joue du sauveteur sur le nez et la bouche de victime pour rechercher :
 Avec la joue l'air expiré
 Avec l'oreille, entendre les bruits normaux ou anormaux
 Avec les yeux, voir le soulèvement et l'affaissement du ventre et / de la poitrine.
- Si la respiration est présente et la victime inconsciente, rechercher les signes de fractures
l'écoulement de sang, les plaies puis l'installer la victime en Position Latérale de Sécurité (PLS)
- Si la respiration est absente, il faut alerter les secours et pratiquer 30 compressions thoraciques,
puis pratiquez deux (02) insufflations alternées pendant 8 cycles chez l'adulte.

[20]
- Chez les bébés / nourrissons et adolescents, on fera 05 insufflations initiales avant
d'entreprendre les compressions thoraciques avec 2 doigts chez le nourrisson, 3 doigts chez
l'enfant, un talon d'une main chez l'adolescent.
c. L'état circulatoire
On apprécie la fonction circulatoire par la prise du pouls carotidien chez l'adulte et chez l'enfant
le pouls huméral.

6. Bilan secondaire
Une fois constatée l'absence de signe de détresse vitale, le bilan est complété.
Si le sujet peut s'exprimer, il lui sera demandé les circonstances de l'accident, les maladies dont
il souffre et le traitement en cours, l'aider à prendre ses médicaments si possible. Les plaies sont
recherchées ainsi que les signes de fractures. Une surveillance est assurée, elle porte sur :
 L’état de la conscience en continuant à parler à la victime
 La fréquence respiration et circulatoire
 La présence ou l'absence de sueur
 La coloration de l'intérieur des lèvres (normal rose)
 La victime est mise en position d'attente en attendant l'arrivée des secours organisés.

7. Classification des urgences


En l'absence d'un médecin ou personne qualifiée, vous pouvez être amené à avoir la
responsabilité de choisir l'ordre d'évacuation des blessés. Ce n'est pas celui qui crie ou s'agite le
plus qui doit être évacué le premier. On classe l’urgence de la façon suivante:

- Extrême urgence Hémorragies internes, artérielles où la compression est difficile, voir


impossible, les grands « choqués » (Brûlés, les polytraumatisés), tes blessés du thorax qui
s'étouffent.
- Première urgence : Porteur de garrot, les membres écrasés, fracture de la cuisse (fémur)
- Seconde ou deuxième urgence : fracture du crâne, de la colonne vertébrale, du bassin des
plaies profondes. Les fractures ouvertes.

- Troisième urgence : Les « petits blessés » petites fractures fermées, plaie peu profonde.

N.B : Tous asphyxiés doivent être traité sur place.

[21]
II- RÔLE DU PREMIER TÉMOIN
1. Généralité
Le rôle du premier témoin lors d'un événement est très important, de son attitude va dépendre
la rapidité d'intervention des secours. Alors, le sort des victimes dépendra de son action. Il doit
faire le PAS (Protéger Alerter et Secourir).

2. Protéger
 Qui ? Soi-même (sauveteur), la ou les victimes, les tiers (Badauds)
 Pourquoi protège-t-on ? Pour éviter le sur-accident.
 Comment Protéger. ?

Assurer un balisage par pose de :


 Triangle de pré-signalisation
 Signalisation lumineuse
 Des branchages
 Personne réglant la circulation

De part et d'autre de l'accident (sur la route) de 150 à 200 mètres en amont et en aval. On
coupe le moteur du véhicule, débranché la bactérie interdire toute source de chaleur (fumeur)
à proximité. Vérifier tout écoulement de liquide et le recouvrir de sable. Éteindre le feu avec
les extincteurs spécifiques pour voiture, jamais avec de l'eau.

N.B : En cas de noyade, ne jamais aller chercher la victime si on ne sait pas nager.

3. Alerter ou faire alerter


 Pourquoi Alerter : Pour permettre l'arrivée des secours adaptés et une intervention
rapide
 Qui Alerter : le GSPM, la Police, la Gendarmerie, la mairie, la Préfecture, la Sous-
Préfecture
 Comment alerter : Par téléphone, cellulaire, radio, par personne interposée, cri, tamtam.
 Que dire : le message d'alerte doit être court précis, clair et rapide. Il se résume en 5 ou
6 points:

- Se présenter
- Se localiser (lieu de l'accident)
- La nature de l'accident
- Nombre et l'état apparent des victimes
- Les risques particuliers
- Annoncer les gestes déjà effectués.

[22]
4. Secourir
- Pourquoi secourir ? Pour éviter l'aggravation de l'état de la victime et une infirmité.
- Qui secourir ? Les victimes selon leur état.
- Comment secourir ? Secourir consiste à donner les premiers soins à la victime, l'action
de secourir se résume à l'abc de survie.

III- DÉTRESSES NEUROLOGIQUES


1. Définition
 Conscience
C'est le degré de lucidité, de clarté qui peut être variable et effectué par un certain nombre de
facteurs se traduisent par la somnolence (état intermédiaire ente la veille et le sommeil),
l'agitation, l'abattement et amnésie.

 vigilance
C'est l'état qui permet la mise en œuvre des réflexes de sécurité (toux, déglutition) lequel
protègent les voies aériennes supérieures même en absence de la conscience ou fortement
diminué.
2. Causes
 Traumatisme crânien avec ou sans perte de connaissance les intoxications.
 Par produits chimiques (industriels)
 Par les médicaments (barbituriques)
 Par certaines drogues (morphine, héroïne, cocaïne)
 Par certaines plantes (champignon)
 Les maladies atteignant le système nerveux central
 Directement les maladies cérébrales, indirectement les maladies cardiovasculaires.

IV- ATTEINTES DE LA MOELLE ÉPINIÈRE


1. Généralité
Ce traumatisme médullaire succède à un choc intéressant la colonne vertébrale, la moelle
épinière et les racines nerveuses qui en émergent.

2. Causes
Les plus fréquentes sont les accidents de la voie publique (AVP), les chutes sur le talon et sur
les fesses.

3. Conduite à tenir
 Rassurer la victime et son entourage
 Libérer les voies aériennes supérieures
 Évaluer les trois grandes fonctions vitales
 La manipuler le moins possible, on lui demande ne pas bouger

[23]
 Immobiliser les lésions en maintenant l'axe tête - cou et tronc : c'est la
traction axiale
La transporter sur un plan dur :
 Toute victime tombée de hauteur, tout polytraumatisé de la route
 Toute victime qui se plaint de dos
 Toute victime inconsciente qui vous dire où elle a mal doit être ramassée par un pont
avec maintien de l'axe et transportée sur un plan dur.
 Alerter ou faire alerter les secours spécialisés SAMU 185 - GSPM 180

V- DÉTRESSES RESPIRATOIRES
1. Généralité
Les détresses respiratoires sont la cause d'un grand nombre de décès. Leurs origines sont
multiples, mais le traitement est simple et très efficace au niveau de l'action du secouriste.

2. Définition
Un individu et en détresse respiratoire lorsque les cellules des divers tissus qui composent son
organisme ne disposent plus pour une quelconque raison de 1’oxygène qui leur est nécessaire.

3. Causes
 Modification de la composition de l'air ambiant : l'air qui entre dans les poumons ne
contient pas de quantité suffisante d'oxygène.
 Atmosphère délétère : L'air se trouvant est remplacé par une substance toxique Exemple
: Dans les égouts, les fausses d'aisance, la cuve de fermentation.
 Atteinte de la commande centrale : les centres respiratoires peuvent être lésés soit par
un traumatisme, soit par la toxicité des substances gazeuses respirées, soit par un
accident vasculaire cérébral.
 Atteinte de la cage thoracique : Fracture de côte (volet costal), plaies soufflantes du
thorax, certaines maladies (Polio), certains accidents : Électrisation
 Atteinte de l'appareil circulatoire : La quantité d'oxygène distribuée est insuffisante
parce que ta circulation est perturbée soit par une hémorragie ou le sang contient de la
toxine (produit toxique)

 Atteinte cellulaire : Le transport de gaz toxique aux cellules qui va emprisonner les
cellules. Exemple : Hydrogène sulfuré.
4. Conduite à tenir
 Dégager la victime de l'ambiance asphyxique
 Libérer les voies aériennes supérieures (col, cravate, ceinture) extraire ce qui peut
encombrer le sujet (aliment, appareil dentaire) Basculer la tête prudemment en arrière

[24]
 Faire le JOY ou VES (joue oreille, yeux - voir, entendre, sentir) pour apprécier le flux
respiratoire en cas d'inconscience, la mettre en position latérale de sécurité. S'il y a arrêt
respiratoire : pratiquer les compressions thoraciques (30) alternées avec 02 insufflations
chez l'adulte. 05 Bouche-à-bouche et nez puis 30 compressions thoraciques chez le
bébé.
 Alerter le secours GSPM 180 - SAMU 185.
5. Cas particulier
La manœuvre de HEIMLICH en cas d'obstruction totale des voies aériennes par un aliment.

VI- DÉTRESSES CIRCULATOIRES


1. Définition
C'est une défaillance au niveau de l'appareil circulatoire causé par une atteinte du cœur et des
vaisseaux.
2. Causes
C'est le rétrécissement des vaisseaux (artère coronaire qui est responsable de cette insuffisance
d'apport en sang oxygéné).
C'est une obstruction de l'artère coronaire par un caillot (thrombus) qui provoquera une nécrose
(gangrène) de cette partie du cœur.
3. Conduite à tenir
 Angine de poitrine
 Dégrafer col, cravate et ceinture,
 Mettre la victime au repos immédiat (en position demi-assise)
 Faire le bilan des trois grandes fonctions vitales
 La conscience
 La respiration
 La circulation
 Évacuer en position demi-assise,
 Mettre la victime inconsciente qui respire en position latérale de sécurité (PCS)
 Alerte ou faire alerter les secours GSPM 180 - SAMU 185

 Infarctus du myocarde
 Mettre la victime au repos immédiat.
 Faire le bilan des trois grandes fonctions vitales
 Libérer les voies aériennes supérieures
 Si la victime est, inconsciente et respire la mettre en Position latérale de sécurité
(PLS). Si la victime est en arrêt cardio-respiratoire, faire 30 compressions thoraciques
alternées avec 2 insufflations.
 Alerter ou faire alerter les secours spécialisés GSPM 180 - SAMU 185

[25]
VII- HÉMORRAGIE
1. Objectifs
 Savoir reconnaître les différents types d'hémorragie
 Savoir pratiquer les techniques d'arrêt d'hémorragie

2. Définition
Les hémorragies sont l'écoulement de sang hors des vaisseaux sanguins.

3. Differents types d'hémorragies


II y a trois types d'hémorragies
 L'hémorragie externe : Le sang s'écoule hors du corps par une plaie
 L'hémorragie interne : Le sang s'écoule à l'intérieur du corps dans une cavité (crâne,
thorax, abdomen)
 L'hémorragie extériorisée : Le sang s'écoule par un orifice naturel (nez, oreille, anus).

4. Signe des hémorragies


 Pâleur extrême du visage
 Peau moite et froide
 Sueur abondante (tout le corps) front et autour de la bouche
 Décoloration des muqueuses (les lèvres, conjonctives)
 Soif intense ou vive
 Le pouls est rapide, faible, filant et imperceptible.
 Le sujet est agité ou obnubilé
N.B : Ces signes sont les mêmes en cas d'état de choc.

4. Conduite à tenir
Le secouriste doit :

 Se protéger les mains,


 Faire une compression locale et directe sur la plaie,
 Relayer par un tamponnement compressif
 Faire un bandage, si le 1er est mouillé, il faut doubler bandage
 Faire un point de compression,
 Recouvrir la victime d'une couverture afin de maintenir la température du corps.
 Mettre la victime inconsciente qui respire en position latérale de sécurité
 Allonger la victime.

[26]
5. Differents points de compression
 L'artère carotide (au niveau du cou)
 L'artère sous-clavière (au niveau des clavicules)
 L'artère axillaire (au niveau des creux des aisselles)
 L'artère humérale (au niveau du bras)
 L'artère fémorale (au niveau des plis de l'aine et de la cuisse)
6. Garrot
C'est un lien non élastique large et long de plus d'un (1) m environ. Exemple une cravate. Jamais
un fil (fer).
 Indication du garrot
 Quand le secouriste isolé est en face de plusieurs blessés qui saignent
 En cas de section totale d'un membre
 Quand un membre est écrasé sous une charge pendant plus d'une (1) heure avant de
lever la charge
 Quand tous les moyens d'arrêt d'hémorragie ont échoué.
Dangers du garrot : C'est la gangrène et le choc de lever de garrot.

Où pose-t-on le garrot : on pose le garrot à la racine du membre (bras ou jambe)

Que faire quand le garrot est posé : Préparer une étiquette pour inscrire le nom et prénoms,
l'âge, l’heure et la minute de la pose. Il doit être visible. Évacuer en première urgence et le
desserrer en présence d'un médecin.
7. Conduite à tenir
 Saignement du nez comprimer les narines qui saignent avec les doigts,
 Tête penchée en avant, poser une fronde et évacuer la victime,
 Saignement de l'oreille (otorragie) faire un tampon sur l'oreille qui saigne, pencher vers
le sol, Poser une fronde et Evacuer,
 Vomissement du sang (hématémèse) s'il contient des débris alimentaires, il vient de
l'estomac. Mettre une vessie de glace sur abdomen, si le sang est rouge vif, il vient des
poumons, lui donner de la glace à sucer,
 Evacuer en position 1/2 assise. Recueillir le vomissement qui sera remis au médecin
Saignement par les urines. Hématurie (recueillir les urines qui seront remises au
médecin. Évacuer,
 Saignement par le rectum (rectorragie) lui conseiller de voir un médecin (Evacuer)
Alerter les secours GSPM 180 - SAMU 185.

[27]
CHAPITRE IV : ACCIDENTS DIVERS

[28]
I- ETAT DE CHOC
1. Définition
C'est une défaillance circulatoire. Celle-ci a pour conséquence un apport insuffisant d’oxygène
ou une mauvaise utilisation d'oxygène par les cellules.
2. Causes
 Causes traumatiques (fracture, brûlure, plaies),
 Causes obstétricales (accouchement difficile, avortement,
 Causes médicales (intoxications, infarctus du myocarde,
 Causes chirurgicales (orthopédie ou réparation des os.
3. Conduite à tenir
 Tout blessé doit être considéré comme un choqué même s'il ne présente aucun signe de
choc
 Se renseigner sur l'état de la victime (antécédents médico-chirurgicaux)
 Allonger la victime sur le dos ou la mettre en position latérale de sécurité (PCS) en cas
vomissement ou d'inconscience
 Immobiliser les membres fracturés, lui cacher sa plaie, Desserrer col, cravate, ceinture
 Ne pas lui donner à boire.
 Alerter les secours : CSPM 180 - SAMU 185

II- ATTEINTES TRAUMATIQUES


1. Fractures
 Définition
On appelle fracture la rupture traumatique ou spontanée de la continuité d'un os. C'est quand l'os
est cassé.
 Causes
 Le choc direct et indirect,
 La chute,
 Certaines maladies (décalcification)
 Differents types de fractures
Il existe deux types de fractures
 Fractures fermées : La peau est intacte de toute plaie et le foyer ne communique pas avec
l'extérieur,
 Fractures ouvertes : le foyer communique avec l'extérieur à travers une plaie. C'est la
fracture la plus grave. Elle est exposée aux dangers d'infections.
 Conduite à tenir
 Une bonne prise en charge et une bonne guérison dépendent de l'action du secouriste,

[29]
 Dégager la victime, si danger imminent dans le cas contraire ne pas faire déplacer la
victime,
 Faire les 3 C (col, cravate, ceinture)
 Lui demander de ne pas bouger je membre fracturé, la rassurer,
 Immobiliser le membre fracturé avec des attelles,
 Pose d'échappes en cas de fracture des membres supérieurs.

2. Entorses et luxations
 Définition
Entorse : On appelle entorse l'étirement, la déchirure des ligaments qui maintiennent en place
une articulation.

Luxation : On appelle luxation la sortie de l'os de sa cavité articulaire (déboitement).

Cause : traumatique
 Conduite à tenir
Entorse
 Rassurer la victime
 Pose de vessie de glace
 Faire un bandage serré (bandage de l'entorse de la cheville) et évacuer
 Alerter les secours GSPM 180 - SAMU 185
Luxation
 Rassurer la victime
 Vérifier le pouls en aval
 Pose de vessie de glace ou compresse humide
 Ne pas mettre l'os en place
 Immobiliser l'articulation (échappe oblique avec rembourrage)
 Evacuer ou alerter secours GSPM : 180 - SAMU 185

[30]
III- BRULURES
1. Objectif
 Savoir différencier une brulure simple d'une brulure grave
 Et savoir la conduite à tenir
2. Définition
Les brûlures sont des lésions de la peau et/ou des voies aériennes ou digestives provoquées par
la chaleur, les radiations, les substances chimiques, l'électricité ou le frottement.
3. Brulures simples
Une brûlure est dite simple lorsque la partie brûlée ou lésion ne dépasse pas la moitié de la paume
de la victime. Seule la surface de la peau est atteinte. La rougeur n'intéresse qu’une surface
limitée et non située auprès des orifices naturels
4. Brulures graves
Une brûlure est dite grave lorsque les lésions dépassent la moitié de la paume de la victime La
rougeur est très étendue (coup de soleil généralisé) avec plusieurs cloques ou phlyctènes et une
destruction plus profonde des tissus sous-jacents par carbonisation (aspect noirâtre) et la
localisation particulière (au visage, à la main, aux articulations, autour des orifices naturels).
5. Differents types de brulures
 Brûlures thermiques : Liquide bouillant, corps solide porté à une température élevée
 Les brûlures électriques : dues à l'électricité souvent très profonde
 Les brûlures chimiques : dues aux acides ou bases
 Les brûlures par radiation : Ce sont les brûlures dues au soleil et rayon ultraviolet
6. Conduite à tenir :
 Supprimer la cause et dégager la victime
 Refroidir par arrosage d'eau froide sans pression pendant 5 à 10 minutes Rassurer la
victime et son entourage
 Enlever les bagues, montre et bracelets avant la formation des cloques
 Ne pas casser les cloques ou les phlyctènes
 Faire un pansement adhésif (tulle gras)
 Emballer la victime dans un drap propre
 La faire coucher, couvrir pour éviter l'état de choc
 Mettre en position latérale de sécurité(PLS) ou jambes surélevées la victime inconsciente
qui respire ou en cas de vomissement.
 Alerter les secours médicalisés : GSPM 180 - SAMU 185 Brûlure grave : Emballer,
Étiqueter et Évacuer

[31]
IV- PLAIES SIMPLES ET PLAIES GRAVES
1. Objectif
Savoir différencier une plaie simple d'une plaie grave et savoir la conduite à tenir.

2. Plaies simples
Ce sont des petites coupures superficielles, éraflures, égratignures, saignant peu non situé, à
proximité d'un orifice naturel et ne contenant pas de corps étrangers. Ce secouriste peut les
soigner.

3. Plaies graves ou plaies chirurgicales


Ce sont des grandes coupures, profondes, avec contusion (tissus écrasés), avec fractures, avec
hémorragie, très étendues, siégeant au niveau des articulations, à la face, au thorax et auprès
d'orifice naturel.

4. Conduite à tenir :
 Plaie grave ou chirurgicale
 Ne pas retirer un corps étranger inclus dans une plaie, le maintenir avec un bandage et
alerter les secours
 En cas d'hémorragie, faire un pansement compressif qui sera maintenu avec un bandage
(technique d'arrêt d'hémorragie)
 En cas de fracture ouverte, recouvrir l'os avec des compresses stériles, faire un bandage,
pose d'attelles et alerter les secours
 Plaie de l'abdomen recouvrir avec des compresses, faire un bandage de corps
modérément serré. Position dos plat genou fléchi,
 Plaie avec volet costal recouvrir les côtes cassées et maintenir le pansement avec une
bande. Évacuer ou alerter
 Blessé de la tête, de la face, risque d'étouffement par le sang inhalé, mettre la victime en
position latérale de sécurité(PLS)
 Blessé de l'œil ne jamais retirer le corps étranger, faire une fronde de l'œil, alerter ou faire
évacuer
 Blessé du cuir chevelu saigne abondamment, faire un pansement épais qui sera maintenu
par un bandage Faire toujours coucher un blessé,
 Ne pas lui donner à boire de l'eau, ni d'alcool,
 Emballer la plaie étiqueter - évacuer ou alerter tes secours GSPM 180 SAMU 185
 Conduite à tenir plaie simple
 Avant de faire toute chose, on se lavera soigneusement les mains à l'aide du savon de
Marseille et d'une brosse en insistant tout particulièrement au niveau des ongles. On
utilisera que des instruments préalablement stérilisés. On commencera par enlever tous
les corps étrangers facilement accessibles (graviers, brindilles, débris de terre ...) à l'aide
d'une pince. Puis on lavera la plaie à l'eau propre, bouillie de préférence. On peut utiliser
l'eau du robinet, celle-ci étant en règle général javellisée.

[32]
 On peut aussi, si la plaie est située au niveau d'une main ou d'un pied, la laisser tremper
quelque temps dans une solution de Dakin.
 On procédera alors au nettoyage proprement dit de la lésion avec une compresse imbibée
d'eau ou d'antiseptique. On ira toujours du centre vers la périphérie et l'on débordera
largement le nettoyage sur la peau saine qui entoure la plaie.
 Il est souhaitable de ne pas utiliser pour cette opération de coton hydrophile dont les fibres
ont tendance à s'incruster. On n'hésitera pas à raser poil ou cheveu situé à proximité de la
plaie. On ne tiendra pas compte des signes de douleurs manifestés par la victime, par
contre on s'efforcera de procéder doucement.
 La plaie sera ensuite badigeonnée à l'aide d'un antiseptique. Si elle saigne un peu, on
pourra la recouvrir d'une compresse imbibée oxygénée.

V- MALAISE
1. Objectif
Savoir apprécier la gravité d'un malaise en fonction des signes, de leur évolution et savoir adopter
la conduite à tenir devant un malaise supposé grave ou non en attendant l'avis d'un médecin.

2. Définition
On entend par malaise toute sensation pénible traduisant un trouble de fonctionnement de
l'organisme sans que le sujet qui l'éprouve puisse identifier obligatoirement l'origine.
Dans certains cas, la victime n'a pas conscience du trouble ou ne peut l'exprimer. Ce trouble est
alors constaté par l'entourage.
3. Causes
 La fatigue, l'émotion, la peur
 Certaines maladies
4. Conduite à tenir
 Libérer les voies aériennes supérieures
 Apprécier l'état des grandes fonctions vitales
 Mettre la victime au repos immédiat, l'allonger sauf si elle adopte spontanément une autre
position.
 Position demi-assise en cas de gêne respiratoire.
 L'interroger sur son état de santé habituel (traitement en cours] maladie ou accident récent)
 Obtenir un avis médical
 Lui conseiller de voir un médecin
 Alerter les secours médicalisés GSPM 180 SAMU 185
5. Cas particulier
Si le sujet demande spontanément du sucre, lui en donné. Si la victime est sous traitement l'aider
à prendre ses médicaments à dose prescrite par son médecin, aucun médicament non prescrit ne
lui sera donné. Si le sujet est agité et au comportement incohérent voir dangereux, appeler aux
secours médicalisés en précisant les circonstances et procéder à l'isolément dans l'attente du
médecin.

[33]
VI- SYNDROME DES MEMBRES COMPRIMÉS
1. Généralité
Ce syndrome fut mis en évidence au cours des bombardements de Londres, pendant la dernière
guerre mondiale par un médecin Anglais : BAYWATERS. Ce dernier remarqua que de nombreux
blessés dégagés des décombres à l'issu d'une phase d'amélioration mouraient d'anurie, c'est-à-
dire un arrêt de leur fonction rénale.

2. Description du syndrome
Le phénomène se produit lorsqu'un blessé reste coincé au-delà d'une heure sous une charge
(gravier, tronc d'arbre, béton) au moment du dégagement, il présente un état de choc souvent
mortel, le ou les membres comprimés apparaissent, livides, froids, insensibles, tuméfiés et durs.
Si le blessé ne décède pas au moment du dégagement dans les heures suivantes son état s'améliore,
les signes locaux au niveau des membres atteints persistent Cependant, on constate alors que
l'émission d'urine diminue progressivement et l'anurie en quelques heures devient totale. S'il n'est
pas spécialement traité (rein artificiel) le malade meurt d'insuffisance rénale aigüe.

3. Conduite à tenir :
 Dégager la victime dans 1/4 d'heures, dans le cas contraire faire le dégagement en
présence d'un médecin,
 Dans les circonstances à haut risque après 1 heure, poser un garrot et dégager la victime.
 A l'issue du dégagement la victime sera traitée comme un choqué Immobiliser le ou les
membres comprimés comme une fracture Manipuler le moins possible les membres en
causes.
 Alerter les secours GSPM 180 - SAMU 185
NB : Il existe une grande différence entre une simple incarcération et un membre comprimé.

VII- ACCOUCHEMENT INOPINÉ


1. Définition
C’est la naissance d'un enfant hors d'une structure sanitaire et sans la présence d'une personne
qualifiée (sage-femme ou médecin).
Dans la majorité des cas, cet accouchement se déroule normalement et le secouriste ou le
sauveteur ne fera qu'accompagner le travail de la nature sans essayer de le perturber.

2. Conduite à tenir
Lors des premières contractions douloureuses, s'il n'est pas possible de faire transporter la mère
à la maternité ou à l'hôpital pour cause d'éloignement ou manque de moyen de transport il faut :
 Se préparer pour aider la future mère à recevoir le bébé
 Isoler la future mère et lui expliquer ce qui va se passer, si c'est un premier accouchement.
 La rassurer
 Préparer du linge propre pour recevoir le bébé
 Se laver la main avec du savon ou de la cendre
 La faire allonger dans un endroit calme sur un lit, brancard, etc.

[34]
 Lui demander de plier les jambes et d'écarter les cuisses
 Ne pas appuyer sur le ventre,
 Lui demander de ne pas pousser, mais de respirer normalement,
 Une fois le bébé apparaît le soutenir par la tête puis le tronc sans tirer jusqu'aux membres,
 On vérifie si le cordon ombilical n'est pas entouré autour du cou du bébé. Si oui le faire
glisser au fur et à mesure qu'il avance sur sa tête, On vérifiera la liberté des voies aériennes
supérieures,
 On soutient le bébé par les pieds, tête en bas
 Si l'enfant ne cri pas aussitôt enrouler une compresse propre autour du petit doigt, libérer
les voies aériennes et pratiquer bouche à bouche-nez,
 Envelopper le bébé dans un linge propre et le coucher auprès de sa mère.

VIII- INTOXICATIONS
1. Définition
Une intoxication est le résultat de l'action d'une substance toxique qui pénètre dans l'organisme,
provoque des atteintes viscérales uniques ou multiples entraînant des perturbations au niveau des
grandes fonctions vitales. Elle peut menacer la vie ou laisser des séquelles de gravité variable.

2. Classification des intoxications


On les classe en fonction de leur mode de pénétration dans l'organisme
 Intoxication par ingestion (voie orale), produits à usage domestique
 Intoxication par inhalation (voie respiratoire) fumer, vapeur, oxyde de carbone
 Intoxication par contact cutané (par la peau) produit chimique
 Intoxication par voie parentérale (injection) IM : Intra Musculaire – IV : Intra Veineuse.

3. Conduite à tenir
 Intoxication alimentaire - médicamenteuse
 Rassurer la victime,
 Faire le bilan,
 Dans tous les cas, il faut évacuer d'urgence la victime.
 Alerter ou faire alerter les secours spécialisés : SAMU 185 - GSPM 180
 Intoxications par somnifères
 Libérer les voies aériennes,
 Mettre la victime inconsciente qui respire en position latérale de sécurité,
 Ne pas faire vomir la victime,
 L'empêcher de dormir,
 Donner de l'oxygène pur,
 Rechercher les emballages du ou des produits en cause,
 Recueillir les vomissements afin de les remettre aux médecins,
 Evacuer rapidement à l'hôpital dans un véhicule médicalisé si possible,
 Alerter les secours SAMU 185 - GSPM 180.

[35]
IX- CRISE D'ÉPILEPSIE
1. Généralité
C'est une maladie extrêmement fréquente dont les manifestations sont très variables, c'est-à-dire
qu'il existe plusieurs degrés ou plusieurs niveaux de la maladie.

2. Définition
L'épilepsie est une maladie due à une souffrance cérébrale (traumatisme, œdème, hématome au
niveau du cerveau) ou sans véritable cause.
3. Conduite à tenir
 Laisser le sujet faire sa crise,
 Écarter tous les objets dangereux susceptibles de le blesser,
 Protéger sa tête avec un coussin ou oreiller,
 Libérer les voies aériennes supérieures (faire les 3C : Col, cravate, ceinture)
 Poser un morceau de bois enroulé d'un linge propre entre les dents
 Après la crise, on mettra la victime en position latérale de sécurité
 Faire alerter les secours GSPM 180 - SAMU 185 ou lui conseiller un médecin

X- ELECTROTRAUMATISME
Le courant électrique (électricité) est une forme d'énergie mobile qui circule le long des
conducteurs ou stockée dans les accumulateurs ou les condensateurs.
1. Définition
Les accidents électriques portent le nom d'électrotraumatisme. L'accident qui entraine la mort de
la victime c'est l'électrocution, les autres manifestations portent le nom électrisation.

2. Causes
L'ignorance, L'imprudence la négligence, L'inconscience.

3. Facteurs de gravité
 la durée du contact
 l'âge de la victime
 l'état de santé de la victime
 le trajet du courant
 la résistance du corps de la victime
 le point de contact
3. Conduite à tenir
 Dégagement de la victime en s'isolant soi-même
 Courant domestique : couper le courant (sauter le disjoncteur)
 Courant de haut tension, alerter la CIE

[36]
CHAPITRE V : TECHNIQUES DE SOIN

[37]
I- POSITIONS D'ATTENTE ET SURVIE
1. Définition
Ce sont les positions permettant de ménager aux mieux le pronostic vital d'une victime.

2. Techniques
Toutes positions qui lui permettent d'être en bonne posture,
 Position dos plat : Toutes victimes sans atteinte particulière, plaie de l'œil, morsure
d'animaux, etc.
 Position demi-assise : Fracture de côte, Atteinte respiratoire, Hématémèse (vomissement
de sang),
Toute victime sans atteinte particulière qui préfère être en position demi-assise.
 Position dos plat jambe fléchie
 Plaie de l'abdomen,
 Hémorragie
 Etat de choc
 Position dos plat membres inférieurs surélevés
 Etat de choc
Position Latérale de Sécurité (PCS) :
 Victime inconsciente qui respire,
 Victime menacée d'inconscience qui respire,
 En cas de vomissement

II- EMBALLAGES
1. Triangle
C'est un morceau de tissus ou étoffe triangulaire, servant à maintenir une partie d'un membre
fracturé ou luxé ou à envelopper une plaie ou une brûlure (une partie du corps).

2. Description du triangle

*Pointe ou Chef

[38]
3. Emballage de partie du corps
Emballage de l'épaule, de la tête, de la main, du pied, de la hanche, du thorax, de l'abdomen, du
genou, des segments.

4. Écharpes
Le triangle est appelé écharpe lorsqu'il sert à immobiliser une fracture au niveau des membres
supérieurs.

 Différents types d'écharpes


 Écharpe simple ou droite : fracture de l'avant-bras
 Écharpe oblique (avec rembourrage) : luxation d'épaule),
 Echarpe oblique (sans rembourrage) fracture de la clavicule, Écharpe contre écharpe :
fracture du bras, Écharpe improvisée.
5. Frondes
C'est un morceau de tissus ou étoffe en forme rectangulaire très allongés sur leurs extrémités et
fendus en deux ou en trois lanières. Elles servent à maintenu un pansement. II existe des frondes
à deux, trois à six chefs.

Parties à couvrir avec une fronde


Fronde du front, des yeux, des oreilles, du nez, de la nuque, du menton, du pli, coude, du genou,
du thorax, d'un segment.

6. Bandes et bandages
La bande est un rouleau de tissus ou d'étoffe utilisé pour maintenir un pansement. Les bandes
peuvent être de gaz, de crêpe élastique à lisière rouge pour les inflammations à lisière bleue pour
les plaies ordinaires. Le bandage consiste à maintenir un pansement ou à recouvrir une partie du
corps. Il existe différents types de bandage.
 Le spica du doigt (bande de crêpe 5cm)
 Le spica de la main (bande crêpe 7cm)
 Le chausson (bandage du pied) (bande 10cm),
 La tortue du coude, du genou (bande 10 ou 07crn)
 Le bandage de l'entorse (bande 7 ou 10cm)
 Le bandage de la cheville (bande 7 ou 10cm)
 Le bandage du poignet (bande 7 ou 10cm)

[39]
III- RELEVAGE OU RAMASSAGE
1. But
Il consiste à installer une victime sur un brancard sans aggraver son mal ou son état. Dans le
relevage, le chef est toujours à la tête de la victime et donne des ordres précis.

2. Méthodes de relevage
Il y a deux méthodes :
 La méthode à pont
 La méthode à cuillère

Méthode de pont
Il y a deux sortes
 Le pont sans maintien de l'axe
 Le pont avec maintien de l'axe, il faut toujours utiliser un plan dur.
 Ponts sans maintien de l’axe
 Pont simple : 04 secouristes
 Pont Néerlandais : 03
 Pont amélioré : 05 secouristes
 Pont alterné : 06 secouristes
 Ponts avec maintien de l’axe
 Pont Néerlandais : 04
 Pont amélioré : 05 secouristes
 Pont alterné : 06 secouristes

Méthode à cuillère
C'est une méthode utilisée dans les centres hospitaliers ou dans les lieux où le brancard ne peut
avoir accès. Elle s'emploie selon le poids de la victime avec 3 à 4 secouristes. La particularité
des ponts
 Nombre de secouriste utilisé
 seul le pont Néerlandais la victime vient au brancard alors que dans les autres ponts c'est
le brancard qui va à la victime.
3. Commandement pour ramassage
 Chef : Pour le ramassage d'une victime méthode du pont simple (le chef désigne ses
secouristes) 1er, 2ème, 3èmesecouriste : Secouristes en position, êtes-vous prêt ?
 Secouristes (répondent): Prêt
 Chef : Attention pour lever, « levez »
 Chef : Brancard, « Stop »
 Chef : Attention pour poser, « posez »,
 Chef : Secouriste du milieu dégager et sangler la victime.

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IV- BRANCARDAGE
1. Généralité
Pour transporter un blessé il faut un brancard c'est sur cet instrument qu'on pose et transporte
avec méthode et technique une victime jusqu'à la voiture de secours ou médicalisée. On peut
aussi, organiser un transport improvisé (sur chaise, à bras, au dos, etc.)

2. But
Consiste à transporter une victime sur un brancard sans aggraver son mal ou son état. La victime
est transportée la tête en avant, la remuer le moins possible, bien couverte et bien sanglée. Les
brancardiers travaillent en équipe, le chef en arrière au pied gauche de la victime et donne des
ordres précis. Les mouvements doivent être coordonnés et doux, les pas sont sans cadence. Le
brancardage se fait à 2, 3, 4, 5, etc. On improvise le transport d'une victime (transport à la bouée,
de la bûche, du procédé de la torchette, la chaise ou bras.

3. Nomenclature - description du brancard


02 hampes, 02 compas à l'intérieure de chaque compas se trouve une goupille, 02 sangles, une
têtière, 04 manches, 01 toile dure, 04 sabots ou béquilles.
Longueur : 2,29 m, largeur : 0,58 m, hauteur : 0,17m.
4. Brancard
C’est un instrument du secouriste servant à transporter une victime. Il existe plusieurs forment
de brancard
 Le brancard normalisé
 Le brancard de campagne
 Le brancard à plan dur (planche d'olivier)
 Le brancard improvisé
 Le brancard sur chariot
 Le matelas coquille ou à dépression
5. Commandement du chef (brancardage)
 Chef Désigné ses brancardiers 1 er 2ème 3ème les brancardiers répondent : Premier
brancardier ou deuxième, troisième
 Chef : Pour le brancardage d'une victime à 4, brancardiers en position
 Chef : êtes-vous prêt (brancardier répondent prêt)
 Chef : Attention pour lever, levez
 Chef : Attention pour épauler, épaulez
 Chef: Brancardiers avant pied droit.
 Chef : brancardiers arrière, pied gauche
 Chef : Brancardiers avant gauche signalez tout obstacle et passage étroit.

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