Cours Fiscalité Douanière
Cours Fiscalité Douanière
Le Droit Douanier s’appréhende comme l’ensemble des règles contenues dans le code des
douanes, dans le règlement de l’UEMOA portant Code des Douanes ou d’autres textes
nationaux ou internationaux (OMD, OMC…) qui encadrent l’activité de l’Administration
douanière dans ses rapports avec les usagers.
En tant que droit organisant le service public du recouvrement de la fiscalité assise sur les
marchandises, le droit a une nature ambivalente la plaçant dans la même posture que le droit
pénal et le droit du travail au regard de la summa divisio. Autrement dit, sous certains aspects,
le droit douanier se présente comme une branche du droit public alors que sous d’autres
aspects, elle revêt des traits de droit privé. Cette ambivalence ne fait cependant pas obstacle à
l’appréhension de la discipline qui peut être synthétisée comme celle qui fournissant le cadre
général légal à l’Administration des douanes lui permet d’atteindre ses 2 missions essentielles
qui sont d’une part la mission fiscale et d’autre part la mission économique.
L’étude du droit douanier, telle qu’elle sera envisagée dans le cadre de ce cours, consistera
notamment à exposer les missions de la douane, les acteurs observables à l’occasion des
opérations de recouvrement des droits et taxes de douane, les instruments de réalisation de
l’activité douanière (le tarif des douanes, les règles de classement des marchandises dans
ledit tarif, le tarif extérieur commun (TEC), la valeur en douanes, les régimes
douaniers…) l’organisation de l’Administration douanière ( bureau de douane rayon de
douane, route légale…), l’énumération et l’explication des droits et taxes relavant de la
compétence de l’Administration douanière.
La Douane ou plus exactement l’Administration des Douanes est une structure administrative
qui est rattachée au Ministère de l’Economie et des Finances. Etant une Administration
Publique, le service public qui lui incombe est la détermination de l’assiette d’imposition des
marchandises, la liquidation et la collecte au profit de l’Etat des droits d’entrée et de sortie sur
les marchandises.
Dans ce chapitre consacré aux généralités sur la douane, ne seront envisagées que les missions
de la douane et l’organisation territoriale de la douane.
Cette mission consiste pour la douaner à percevoir les droits et taxes exigibles sur les
marchandises importées ou à exporter. Pour cette mission, la Douane se présente comme la
plus grande pourvoyeuse de fonds de l’Etat et participe ainsi au moins à hauteur d’environ
50% par ses recettes, au budget de l’Etat.
B/ La mission économique
Cette mission qui ne réduit pas la vision que l’on peut avoir de la douane à celle de
pourvoyeuse de fonds à l’Etat, consiste pour celle-là à garantir la survie et la compétitivité de
l’industrie locale ou nationale. En effet, par sa position stratégique aux frontières, la douane
saisit, contrôle, empêche l’entrée abusive des produits contrefaits, des marchandises en
contrebande … susceptibles d’impacter négativement l’économie nationale. Cette mission
économique peut aussi se traduire par des avantages fiscaux ou douaniers accordés à certains
opérateurs. On peut citer à ce titre, outre la création de zone franche, l’organisation de
régimes douaniers dits économiques tel le régime de l’admission temporaire, le régime de
transit international. Au titre, de cette mission économique, il convient d’énumérer certaines
mesures de protection mises en œuvre par la douane lesquels épousent plusieurs formes à
savoir la réglementation des importations et exportations qui permet de classer les
marchandises en régime de liberté, régime d’autorisation, régime de contingentement et
régime de prohibition.
Pour la
partie terrestre du territoire, elle équivaut à un espace de 20 km à vol d’oiseau de la frontière
vers les terres intérieures ;
Pour la
zone maritime, elle équivaut à une étendue de 20km à vol d’oiseau depuis les cotes vers les
profondeurs maritimes
A l’intérieur du rayon douanier existent différents bureaux de Douane auprès desquels les
usagers effectuent les opérations de dédouanement, en fonction des régimes douaniers qu’ils
réservent à leurs marchandises. Outre la déclaration en détails effectuée auprès de ces
bureaux, dans le cadre de cette section, l’accent sera mis sur des formalités préalables à ladite
déclaration et se réalisant dans le rayon des douanes. Ce sont la conduite en douane et la mise
en douane.
La
conduite en douane est une formalité pesant principalement sur le transporteur des
marchandises. Celui-ci doit conformément aux dispositions du Code des Douanes, dès le
passage de la frontière, emprunter la route légale (voie définie par le Code des Douanes) qui
mène au Bureau de Douanes le plus proche (qu’il soit portuaire, aéroportuaire ou terrestre).
Tout déchargement de marchandise importée en cours d’acheminement vers un bureau de
douane au titre de la conduite en douane est considéré comme un déversement frauduleux
sauf autorisation expresse du DG des Douanes.
La formalité de la conduite en douane prépare celle dite de la mise en douane.
La mise
en douane consiste en la prise en charge des marchandises transportées par le service des
Douanes. Son accomplissement varie selon les modes de transport. En transport maritime, la
mise en douane va consister à faire une déclaration sommaire par le dépôt du Manifeste
Cargo, du Manifeste de provision de bord, de la charte partie ou de tout autre document de
transport. Le délai de dépôt des documents sus-énumérés est de 24 h après l’arrivée du navire,
lequel délai ne court pas les samedis, dimanche et jours fériés.
En transport aérien, la mise en douane est plus simplifiée, la déclaration sommaire n’inclut
pas le Manifeste de provision de bord ….
En transport terrestre, la mise en douane est effectuée par le transporteur terrestre à qui est fait
obligation de déposer entre les mains des agents de douane, un exemplaire de la lettre de
voiture
La 1ere
partie appelée nomenclature est régie par les conventions internationales notamment
- la
convention portant création du Conseil de Coopération Douanière signée à Bruxelles le 15
décembre 1950
- la
er
convention signée à Bruxelles le 14juin 1983 et entrée en vigueur le 1 janvier 1988, amendée
par un protocole signé à Bruxelles le 24juin 1988 et les recommandations du 5 juillet 1989, 6
juillet 1993, 25 juin 1999et 26 juin 2004
La 2nde
partie du tarif indique pour chaque type de marchandises, les droits et taxes auxquels elles
sont assujetties
La difficulté dans le maniement de cette 1ere partie du tarif ne réside pas dans le fait que toute
marchandise susceptible de faire l’objet du commerce y soit classée mais plutôt les hésitations
ou des doutes qui peuvent naitre quant au classement de certaines marchandises dans telle ou
telle position, tel ou tel chapitre ou encore telle ou telle section.
L’intérêt réside ici alors dans la maitrise des règles d’interprétation du système harmonisé, clé
indispensable pour surmonter les doutes et les hésitations.
Comme sus-indiqué, ces règles visent à surmonter les conflits ou les difficultés de classement
des marchandises. Ce sont notamment :
3- Lorsque les marchandises paraissent devoir être classées sous 2 ou plusieurs positions
par application de la règle 2b ou dans tout autre cas le classement s’opère comme il
suit :
a) La position la plus spécifique doit avoir la priorité sur les positions d’une portée
plus générale. Toutefois, lorsque 2 ou plusieurs positions se rapportent chacune à
une partie seulement des matières constituant un produit mélangé ou un article
composite ou à une partie seulement des articles dans le cas des marchandises
présentées en assortiment, conditionnées pour la vente au détail, ces positions sont
à considérées, au regard de ce produit ou de cet article comme également
spécifique même si l’une d’elle en donne par ailleurs une description plus précise
et plus complète
b) Les produits mélangés, les ouvrages composés de matières différentes ou
constituées d’articles différents et les marchandises présentées en assortiment,
conditionnés pour la vente au détail, dont le classement ne peut être effectué en
application de la règle 3a sont classés d’après la matière ou l’article qui leur
permet ou qui leur offre leur caractère essentiel lorsqu’il est possible d’opérer cette
détermination (exemple de cintre en bois avec crochet en métal)
c) Dans le cas ou les règles 3a et 3b ne permettent pas d’effectuer le classement, la
marchandise est classée dans la position placée la dernière par ordre de
numérotation parmi celles susceptibles d’être valablement prises en considération.
Prenons l’exemple d’un mélange à base de coca cola et de whisky.
Le whisky étant placé en dernière position par rapport au coca-cola, la
marchandise sera classée dans la position du whisky
4- Les marchandises qui ne peuvent être classées en vertu des règles ci-dessus sont
classées dans la position aux articles les plus analogues
5- Outre les dispositions qui précèdent, les règles suivantes sont applicables aux
marchandises reprises ci-après :
a) Les étuis pour appareil photographique ou instruments de musique pour armes,
pour instruments de dessein, les écrins et les contenants similaires spécialement
aménagés pour recevoir un article déterminé ou un assortiment susceptible d’un
usage prolongé et présenté avec les articles auxquels ils sont destinés, sont classés
avec lesdits articles lorsqu’ils sont du type normalement vendu avec ceux-ci. Cette
règle ne concerne pas toutefois les contenants qui confèrent à l’ensemble son
caractère essentiel. Exemple : un étui sans lunettes, un écrin en argent contenant du
thé, une fleur artificielle dans un vase en or …
b) Sous réserves des dispositions de la règle 5a ci-dessus, les emballages contenant
des marchandises avec ces dernières lorsqu’ils sont du type normalement utilisé
pour ce genre de marchandises. Cette solution ne s’applique pas lorsque les
emballages sont susceptibles d’être utilisés valablement d’une manière répétée, les
futs d’huile, les bonbonnes de gaz.
Le système harmonisé, dont l’étude préalable des règles d’interprétation vise son utilisation
efficace, comprend 21 sections et 99 chapitres (étant entendu que 2 chapitres ne sont pas
utilisés jusqu'à ce jour).
La 1ere
section comprend les animaux vivants et les produits du règne animal. Cette section comprend
elle-même 5 chapitres.
La
section 2 est relative aux produits du règne végétal et comprend 9 chapitres
La
section 3 porte sur les graisses et huiles animales, végétales, les produits de leur dissociation,
les graisses alimentaires élaborées, les cires d’origine animale ou végétale. Elle comprend un
seul chapitre.
La
section 4 concerne les produits des industries alimentaires, les boissons, les liquides
alcooliques ou vinaigres, tabac et succédanés de tabac fabriqués. La section 4 comprend 10
chapitres
La
section 5 est consacrée aux produits minéraux et comprend 3 chapitres
La
section 6 concerne les produits des industries chimiques ou industries connexes. Elle
comprend 11 chapitres.
La
section 7 est intitulée et ouvrages en ces matières, caoutchouc et ouvrages en caoutchouc
La
section 8 concerne les peaux, les cuirs, les pelleteries et ouvrages en ces matières, articles de
sellerie, articles de voyage, sacs à mains et contenants similaires, ouvrages en boyaux. Cette
section comprend
La
section 9 concerne le bois, charbon ouvrages. Elle comprend trois chapitres ,
La
section 10 ….. Papier ou carton)
La
section 11 comprend les matières textiles et ouvrages en cette matière. Elle est composée de
14 chapitres
La
section 12 concerne les chaussures, les coiffures …. Parapluie, parasol, cravaches plus
apprêtées plus article en plume, fleur artificielle, ouvrage en cheveux. Cette section comporte
14 chapitres
La
section 13 est ….. Mica ou matière analogue, produits céramique.
La section 14 comprend les perles fines ou de culture, métaux précieux plaqués ou
doublés de métaux précieux et ouvrages dans ces matières, bijouterie de fantaisie, monnaie …
Cette section comprend un seul chapitre
La section 15 comprend les métaux communs et ouvrages en ces métaux. Elle
comprend un seul chapitre
La section 16 comprend les machines et appareils, matériels électriques et leurs
parties, appareils d’enregistrement ou de reproduction du son, appareil d’enregistrement ou de
reproduction des images et du son, télévision et partie et accessoires de ces appareils. Elle
comprend 2 chapitres
La section 17 porte sur les matériels de transport et comprend 4 chapitres
La section 18 comprend les instruments et appareils d’optique, de photographie ou de
cinématographie, de mesure de contrôle ou de précision ; instruments et appareils médico-
chirurgicaux, horlogerie, instruments de musique, parties et accessoires de ces instruments ou
appareils. Elle comprend trois chapitres
La section 19 est relative aux armes, minutions et leurs parties et accessoires. Elle
contient un seul chapitre
La section 20 regroupe les marchandises et produits divers, classés en 3 chapitres
La section 21 concerne les objets d’art, de collection ou d’antiquité
Paragraphe 2 : Le Tarif Extérieur Commun (TEC) applicable en CI
L’expression TEC traduit l’application, au sein des Etats membres d’une union douanière,
d’un même tarif applicable aux marchandises originaires de pays tiers. Le tarif applicable sur
les marchandises (notamment le taux des droits de douanes) en CI est donc identique à celui
ayant cours dans les 7 autres Etats de l’UEMOA.
Après avoir présenté la structure du TEC issu de l’UEMOA, s’en suivra la présentation du
TEC issu de la CEDEAO ; cela pour signifier qu’en dehors de l’UEMOA, les obligations
internationales de la CI dans le cadre de l’intégration juridique et économique sous régionales
l’ont conduit au plan douanier à admettre l’application d’un tarif extérieur organisé dans le
cadre de la CEDEAO.
A/ Le tarif UEMOA
Ce tarif s’est substitué aux divers tarifs nationaux, le TEC issu de l’UEMOA a été institué en
1997 par le règlement n° 02/97/CM/UEMOA du 28 novembre 1997.
- le droit de douane(DD),
- la redevance statistique (RS ou RSTA)
- le prélèvement communautaire de solidarité (PCS) qui est une ressource affectée au
Budget de l’UEMOA
Au titre des droits et taxes à caractère temporaire, on cite :
- la Taxe
conjoncturelle à l’importation (TCI)
- la Taxe
dégressive de protection (TDP)
Auxquels peuvent s’ajouter, en cas de besoin d’autres taxes spécifiques de protection. Les
droits et taxes à caractère temporaire constituent des mesures de sauvegarde, exclusives l’une
de l’autre et destinés à assurer une protection supplémentaire au produit communautaire.
- La
catégorie 0 comprend les biens de premières
- La
catégorie 1 comprend les biens nécessaires, les biens d’équipement et les intrants spécifiques
- La
catégorie 2
- La
catégorie 3
Entrée en vigueur le 1er Janvier 2000, le TEC de l’UEMOA est resté applicable en CI
jusqu’au 31 décembre 2014 avec les taux de droit de douane suivants :
0% pour
la catégorie 0
5% pour
la catégorie 1
10%
pour la catégorie 2
20%
pour la catégorie 3
Et un
taux de RSTA fixé à 1%
B/ Le TEC CEDEAO
A la différence du TEC UEMOA, le TEC CEDEAO se singularise par la création d’une 5 e
catégorie de marchandises dite bande tarifaire dont le taux de droit de douane est de 35%. Le
TEC CEDEAO est applicable en CI depuis le 1 er Janvier 2015. A l’image des mesures de
protection prévues par le TEC UEMOA, le TEC de la CEDEAO est assorti, de mesures
d’accompagnement destinées à répondre aux besoins de protection des industries naissantes et
des secteurs stratégiques de la région. Au titre de ces mesures, l’on peut évoquer la taxe
d’ajustement à l’importation (TAI) et la taxe complémentaire de protection
De façon synthétique, on peut définir la valeur en douane, d’un point de vue fiscal comme
étant l’assiette de l’impôt douanier. Autrement dit, c’est la valeur de la marchandise
lorsqu’elle entre en contact avec le territoire douanier. Au-delà de sa définition, la valeur en
douane présente un intérêt en ce qu’elle fait partie des éléments indispensables au calcul des
droits et taxes de douane. Sa détermination diffère selon qu’il s’agit d’une opération
d’importation ou selon qu’il s’agit d’une opération d’exportation.
A/ La notion de lieu
B/ La notion de temps
La valeur transactionnelle est appréciée sans qu’il, y ait lieu de tenir compte ni du moment de
conclusion du contrat ni des fluctuations susceptibles d’intervenir après cette date. Ainsi, si le
contrat a été conclu en devises et qu’une conversion est nécessaire, le taux de change
applicable est celui ayant cours à la date d’enregistrement de la déclaration en détail.
C/ La notion de vente
Cette notion est définie de manière négative par le fait d’existence d’une liste n’ayant pas fait
l’objet d’une vente : livraison …. Marchandises en consignation, marchandises apportées par
les intermédiaires, marchandises importées après les intermédiaires qui ne les achètent pas
mais qui les vendent après exportation, marchandises qui ont été prêtées en raison d’un crédit-
bail, marchandises prêtées à l’expéditeur tout en restant la propriété de l’expéditeur.
Il faut entendre par prix effectivement payé ou à payer, les hypothèses ou le paiement a été
effectivement effectué par l’acheteur mais aussi celle où il reste débiteur à l’égard du vendeur
conformément aux conditions de vente ;
N.B : En principe et en général, la valeur en douane à l’export ne sert qu’à des fins
statistiques.
3.2. Acconier
Encore appelé manutentionnaire terre, l’acconier est soit une personne physique ou soit une
personne morale qui détient des engins et camions de manutention. Son rôle est d’assurer le
chargement et le déchargement du navire puis d’assurer la garde des marchandises jusqu’à
leur enlèvement du magasin cale en vue de leur embarquement lors d’une exportation ou de
leur livraison au destinataire final ou client lors d’une importation. Il s’occupe aussi dans le
cas des conteneurs, de la livraison exclusive de ceux –ci au niveau de la ville d’Abidjan et de
San-Pedro. Au niveau du port d’Abidjan, il existe un manutentionnaire principal désigné sous
le nom d’ABIDJAN TERMINAL.
3.3. Le transitaire
Le transitaire est une personne physique ou morale habilitée à accomplir pour autrui les
formalités en douane. En sa qualité de commissionnaire agrée en douane, il est seul habilité à
élaborer les déclarations en détails sous toutes ces formes. Il est le principal interlocuteur de
la douane et mandaté par les importateurs. Chaque fois qu’il élabore une déclaration en
détails, il reçoit une rémunération dont la principale composante est le HAD.
3.4. Autres
Ce sont les armateurs propriétaires des compagnies de transport qui sont chargés d’acheminer
les marchandises. On relève les compagnies de transport aérien, maritime, routier et
ferroviaires. Ils sont représentés dans les ports par leur représentant légal le consignataire. Le
port autonome d’Abidjan et de San Pedro pour les infrastructures mises à la disposition des
usagers, Les sociétés d’assurance pour la couverture des risques de transport et les sociétés de
contrôle.
4. Documents de travail
Ce sont les documents d’appuis à l’établissement de la facture .
f- Date d’arrivée.
Il s’agit de la date d’arrivée du navire au port .Cette date marque le décompte du
temps de séjour des marchandises au port. En cas de dépassement du délai de franchise, le
transitaire doit en tenir compte dans sa cotation.
2-7 REMPLISSAGE DE L’ORDRE DE TRANSIT.
L’OT est le contrat par excellence qu’établit le transitaire et le client importateur ou
exportateur .Il présente des avantages suivants :
-Pour la douane : exiger du transitaire le paiement des droits et taxes conformément au
régime douanier déclaré,
-Pour le manutentionnaire : exiger le paiement des taxes d’acconage et de livraison
TC,
-Pour le client : exiger la livraison des produits en bon état et dans les délais convenus.
-Pour le transitaire : exiger le paiement des prestations au client.
MODELE OT.
ORDRE DE TRANSITCONTACT
N° IMPORTATEUR/EXPORT
NOM ET ADRESSE DU TRANSITAIRE DE
TELEPHONE
FAX
CODE CONTRIBUABLE
CODE IMPORTATEUR
Port d’embarquement
l- DEFINITIONS.
1-1 :Le conteneur : (TC) est une unité de charge (emballage métallique) utilisé par tous les
modes de transport et permettant d'acheminer les marchandises sans rupture de charge,
IL protège les marchandises contre les pertes, les avaries et vols pendant le transport depuis le
pays du vendeur jusqu'à l’entrepôt de l'acheteur.
On distingue les conteneurs : secs ou DRY et les TCS frigorifiques ou Reefer.
Le TC complet est un TC chargé, complet ou pas destiné à un seul Importateur ou
exportateur. IL est à l’opposé du conteneur de dégroupage et se caractérise par les expéditions
de types FCL/FCL ou LCL/FCL.
1-2 :Les factures douanes encore appelées débours Douanes sont l’ensemble des frais que le
transitaire commissionnaire en douane agrée (CAD) paie à la Douane sous sa responsabilité
personnelle pour le compte de l'importateur ou exportateur au moment du dédouanement des
marchandises.
1-3 Composition Débours Douane. .;
Les débours douanes a l’importation sont constitués principalement ;
-Des droits et taxes de douane.
- Agio Trésor ou crédit d'enlèvement .
-Des amendes éventuelles.
-Du dépôt douane éventuel.
II- DROITS ET TAXES
1-Définition : Les droits et taxes sont des impôts ou des prélèvements que l’Etat effectue par
l’intermédiaire de la Douane sur chaque marchandise qui entre ou qui sort du territoire
douanier.
Ils sont perçus lors du dédouanement lorsque l'importateur désire mettre ses marchandises
sous un régime douanier quelconque : D3/ IM 4000. D18/ IM5000. D3AT/ 4050 .D11/IM
7000. D3SE/ IM 4070.
Les droits et taxes payés figurent sur la déclaration en détail et sont repris sur un autre
document douanier appelé bulletin de liquidation. " et la quittance douane.
2. ELEMENTS CONSTITUTIFS.
Droit de Douane (DD) Catégorie 2: 10% pour les intrants et produits intermédiaires.
R.S.T.A 1% 1% 1%
+ de 10 ans = 150.000 F et
+ de 15 ans = 150.000 F et + de 15 ans = 150.000 F et
Amende forfaitaire 10.000/année
10.000/année supplémentaire 10.000/année supplémentaire
supplémentaire
DU VEHICULE DETERMINATION DE LA VALEUR
Valeur déclarée et admise par le service au vu de la facture
Véhicule neuf non encore immatriculé + RFCV
(Article 28 du C.D)
Véhicule en cours d'usage coté à l'Argus Valeur indiquée par l'argus + Fret
Valeur admise sur la base de la dernière valeur inscrite à
Véhicule en cours d'usage non coté à l'argus :
l'argus avec une dépréciation annuelle de 12% sans pouvoir
Modèle très rare et très ancien
dépasser un abattement global de 80%+ Fret.
2-3 : Accises
Les accises ou taxes additionnelles sont perçues de façon spécifique sur certaines catégories
de marchandises notamment le tabac, boisson, viande, la tomate, matériaux de construction et
produit pétrolier.
Lorsque ces taxes sont prélevées, elles entrent dans le calcul de la base taxable de la TVA.
3-3-Régime douanier.
Le régime douanier est la situation que la loi douanière confère à la marchandise au moment
de son dédouanement ou de son endouanement. Cette situation est matérialisée par un
document appelé déclaration en détail de mise à la consommation, mise en entrepôt, en transit
ou mise en admission temporaire.
L’évaluation de la créance douanière tient également compte des autres éléments significatifs de la déclaration
en détail notamment le régime douanier, la valeur ; l’origine, le poids et le volume à la date d’enregistrement de
la déclaration en détail au regard de la position tarifaire. Ainsi pour les marchandises mise à la consommation
directe, le paiement des droits est total avant l’enlèvement. Pour les produits mis en entrepôt, les droits sont
partiellement perçus.
3-4-Valeur en douane.
Dans le système Douanier ivoirien, les droits et taxes sont calculés sur la base de la valeur
en douane (VED) de la marchandise.
La valeur en douane dans une importation maritime est la valeur CIF
VED= CIF= FOB+ FRET NET+ PA.
Cette valeur peut être ajustée ou redressée en douane par une commission ou un ajustement.
On parle de valeur taxable ou valeur transactionnelle.
Valeur Taxable = CIF + AJUSTEMENT+COMMISSION.
= FOB ajusté + FRET+PA .
En cas d’ajustement ou de redressement de la VED, la nouvelle valeur devient la base de
taxation. Dans ce cas, un taux de d’ajustement est fixé par la douane. Par ailleurs, l’ajustement
peut porté uniquement sur la valeur FOB.
Exemple : Valeur CAF= 44 266 000 F CFA. Taux d’ajustement est 10%.
Ajustement =CAF x 10 %. = 44 266 000 x 10 % = 4 426 600.
Valeur Taxable = CAF + AJUST+COMMISSION.
= 44 266 000 + 4426600 = 48692600.
NB-Poids et le volume.
Le poids retenu en matière douanière est le poids brut c’est-à-dire le poids net de la
marchandise plus l’emballage. Il s’agit de tous les contenants, les conditionnements, les
supports à l’exclusion des véhicules, et des conteneurs qui pris comme moyens de transport.
Le poids revêt un intérêt lorsque les droits sont perçus au poids ou lorsque les droits ad
valorem sont assortis d’un minimum ou maximum de perception au poids. Ex : la taxation des
véhicules et des bois se fait au poids et au volume.
A= TVA2 = x .
EXO 6-Le magasin 3D informatique situé à Treichville fait une importation de 1 240 caisses
de Tablettes informatique dont le poids brut total est de 15021 kg. Origine Turquie.
Ses marchandises sont arrivées par mer à bord du navire porte conteneur M/S CADELA à la
date du jeudi 04 Octobre Année N et ont été enlevés du 3 Décembre Année N.
POYA transit désigné pour l’accomplissement des formalités en douane communique les
informations suivantes. FOB : 9250 euros, le fret : 600euros et la prime d’assurance est de
62500FCFA.
Quotités applicables : DD :5%. ; PCS :0,8%, PUA :0,2% ;, PCC :0,5%.TS :20 000, RPI ;
Exonération RSTA et TVA.
Droits et taxes par crédit du transitaire. Régime douanier : IM 4000.
Bulletin de liquidation établi le 9 DEC et les droits ont été payés le 22 DEC de la même
année.
TAF :1-Calculer les droits et taxes exigibles en Douane.
2-Quel est le montant de l’amende ?.
5. MODALITES DE PAIEMENT DES DROITS ET TAXES.
La douane ivoirienne accepte les paiements au comptant et a crédit.
6-MOYENS DE PAIEMENTS.
Les moyens de payement acceptés par la douane ivoirienne sont.
6-1 : Le numéraire : Ce sont les espèces en monnaie ou billet de banque de la BCEAO ayant
cours légal en COTE D’IVOIRE à l’exclusion des devises étrangères.
6-2 :Le chèque certifié .C’est un titre de paiement par lequel le titulaire d’un compte donne
l’ordre à sa banque de payer à un bénéficiaire un montant déterminé à prélever sur les fonds ou
sur le crédit du titulaire .C’est une garantie sure de paiement. Par la certification (signature de la
banque), il atteste que la provision existe et est bloquée au profit du bénéficiaire pendant la durée
légale de présentation du chèque (8jours maxi).
6-3 L’obligation cautionnée :C’est un engagement écrit sur un modèle agrée par la douane ,par
lequel le redevable s’oblige avec une banque ou un autre transitaire ,sa caution solidaire, à payer,
à l’échéance fixe de 60 jours ,les droits et taxes dus. L’obligation cautionnée est utilisée lorsque le
transitaire dispose d’un crédit d’enlèvement et que le montant des droits et taxes à régler est
supérieur ou égal à 5000 000FCFA .Le délai de 60jours dont dispose le transitaire pour régler sa
facture court à compter de l’enlèvement des marchandises.
Pour le calcul des droits à payer l’on suit la démarche suivante :
RUBRIQUES TAUX BASE MONTANTS
FCFA
Base Taxable (BT) 1 x DD+RSTA+TVA+ACCISE
DT - (PCS+PUA+PCC+TSD+RPI).
Intérêt de crédit 1,75% x BT
( IC )
Remise spéciale 1 /3% x BT
( RS)
AGIO Trésor (CE) 0,2% x DT
PCS 0,8% x VT
PCC 0 ;5% x VT
PUA 0 ;2% x VT
TSD 20 000 x 1
RPI 0.75% x FOB
Total droits et taxes payés par Obligation Cautionnée
APPLICATION.
Sté BON VIN Importe plusieurs cartons de vin mousseux d’Italie. La Valeur de cette
importation se compose comme suit : FOB : 115 000 000 CFA, Fret : 1 800 000F CFA et
l’assurance pour un montant de 175 000 FCFA.
L’empotage s’est fait dans 1 conteneur 40’ disant contenir 500 cartons de 12 bouteilles
chacun. Poids brut : 17 kgs /carton.
Quotités : DD : 20%. TSB : 25%. TVA : 18%. PCS ; PUA. RSTA : 1%, PCC : 0,5%.TSD,
RPI à déterminer.
Régimes douanier : IM 4OOO.
TAF : 1° Calculez les droits et taxes réglés par crédit d’enlèvement.
2° Calculez les droits réglés par obligation cautionnée.
III-AGIO TRESOR.
IV-AMENDES DOUANE
Ce sont des pénalités que paient les transitaires au moment du dédouanement des
marchandises lorsqu'ils violent la loi douanière. On distingue l’amende pour retard de
paiement, amende pour dépôt tardif des déclarations, amende pour fausse déclaration.
1- : Amende pour retard de paiement.
Lorsque les droits et taxes sont payés à crédit (crédit d’enlèvement ou crédit de droits), le
transitaire titulaire du crédit dispose de 10 jours à compter de la date d'émission du bulletin
de liquidation pour régler sa dette douanière.. Passé le délai, il s'expose à la pénalité d’amende
pour retard de paiement dont le montant est:
AMENDE : 10% (Droits et taxes comptant).
:NB : Pour les règlements par obligation cautionnée le document doit être déposé dans le même délai
Application : La déclaration de Bon Vin a été tirée par le transitaire le 12 janvier N. et les
droits ont été payés par chèque le 23 janvier N.
TAF : Le transitaire payera-t-il l’amende, si oui calculé le montant.
2- . Amende pour dépôt tardif des déclarations en détail.
72 H ou trois jours après validation de la déclaration, le transitaire doit déposer le document
au bureau de douane compétent .Passé ce délai, il s’expose au paiement de l’amende dont le
montant varie de 50 000F à 500 000 FCFA.
3- : Amende pour fausse déclaration.
Ce type d’amende est prononcé pour dossier incomplet, différence de poids, régime douanier
et position tarifaire.
V-DEPOT DOUANE
1. Définition.
La mise en dépôt douane est l’opération qui consiste à mettre sous garde à titre conservatoire
les marchandises débarquées et non enlevées au PAA. Les marchandises bien qu’étant sous la
garde de l’acconier, demeure sous le contrôle et la surveillance de la douane.
IL existe deux formes de dépôt :
Le dépôt réel qui concerne les marchandises réquisitionnées et entreposées dans les magasins
de la douane dans l’attente de leur vente aux enchères si elles ne sont pas enlevées dans un
délai de 3mois après leur mise en dépôt.
Le dépôt sur place concerne les marchandises consignées c’est à dire demeurant toujours
sous le contrôle de la douane. Ces marchandises du fait de leurs poids, volume ne sont pas
transférées au magasin de dépôt. Ce sont les conteneurs, les camions et remorques etc.
Cette pénalité est payée à la douane pour séjour prolongé des marchandises dans la zone
sous Douane après un délai de franchise (période de gratuité) de 25 jours. Le délai de
franchise de 25 Jours calendaires commence à compter de la date d’arrivée du navire au
port..
2-Méthode de calcul .
2-1 Paramètres.
Le calcul du dépôt douane s’effectue par tranche et exige de connaitre les paramètres
suivants :
a -Le poids brut des produits par TC. Le Poids Brut est toujours converti en tonne et doit
être arrondi à la tonne supérieure. NB. En cas d’utilisation de plusieurs TCS les arrondis se
font conteneur par TC.
b -Le Temps de franchise : Il représente de temps de gratuité accordé par la douane Il est en
principe de 25 jours calendaires. Les dimanches et jours fériés sont pris en compte. Dans la
pratique ,le transfert au dépôt est effectif 20jours à compter de l’arrivée du navire, du 20 au 25
ieme jours le transitaire non diligent doit payer entre 10 000F et 20 000 F pour le Déblocage
de sa ligne en Douane. La pénalité débute le 26 jour.
c -Le Temps de séjour au port des produits : Le temps de séjour est déterminé depuis la
date d’ arrivée des produits jusqu’à leurs enlèvements.
d -Le Nombre de jours de pénalité : Ce sont les jours que la marchandise va payer au titre
du dépôt douane. Il s’obtient par la différence entre le temps de séjour et le temps de
franchise.
e -Le Tarif en vigueur : Voir le bareme.
. La facture dépôt douane n'est pas assujettie à la TVA.
2-2 Calcul
Si la ligne est bloquée : Le transitaire engage une procédure de déblocage de ligne afin de
permettre la levée de la déclaration. En effet 20 jours après l’arrivée du navire, les marchandises
entrent au dépôt Douane si elles n’ont pas été enlevées.
Si les informations sont conformes : L’agent payeur ou le transitaire se rend à la compagnie
de transport ou le consignataire du navire ayant transporté les facultés pour procéder à l’échange
de connaissement, obtenir le bon de la compagnie et payer les frais d’acconage.