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Méthodologie de la question problématisée

Le document présente une méthodologie pour traiter une question problématisée au bac, en détaillant les étapes d'analyse du sujet, de formulation de la problématique, de mobilisation des connaissances, de planification, de rédaction de l'introduction et du développement. Chaque étape est cruciale pour structurer une composition historique ou géographique, en insistant sur l'importance de la compréhension des termes, des limites chronologiques et spatiales, ainsi que du contexte. Enfin, il souligne l'importance de la clarté et de la rigueur dans l'écriture pour convaincre le correcteur.

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Méthodologie de la question problématisée

Le document présente une méthodologie pour traiter une question problématisée au bac, en détaillant les étapes d'analyse du sujet, de formulation de la problématique, de mobilisation des connaissances, de planification, de rédaction de l'introduction et du développement. Chaque étape est cruciale pour structurer une composition historique ou géographique, en insistant sur l'importance de la compréhension des termes, des limites chronologiques et spatiales, ainsi que du contexte. Enfin, il souligne l'importance de la clarté et de la rigueur dans l'écriture pour convaincre le correcteur.

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Méthodologie de la question

problematisée
Durée de l'épreuve au bac : 1 heure (relecture comprise)

1) ANALYSER LE SUJET

- De votre compréhension du sujet dépend la réussite de votre composition. Ce n'est


donc jamais du temps perdu que de prendre 10 à 20 minutes pour bien le comprendre. Ce
travail au brouillon se décompose en plusieurs étapes que vous pouvez faire dans un
ordre variable.

- Définir chaque terme mot à mot. Tous les mots du sujet comptent, de même que la
ponctuation, et vous devez savoir ce qu'ils signifient. Faites particulièrement attention aux
mots courants, banals (ville, révolution, guerre…) qui ont un sens précis en histoire-
géographie.
Utilisez les lexiques présents en fin de manuel.

- Déterminer le type de sujet :


- Est-ce une affirmation (ex : Les États-Unis, la superpuissance mondiale) ou
une question (ex : Les États-Unis, la superpuissance mondiale ?) ?
- S’agit-il de la description d’une évolution (ex : La Chine communiste de 1949 à nos
jours) ou au contraire un tableau à une date donnée (ex : La France en 1914)
- S’agit-il d’une comparaison (ex : Les trois pôles de la Triade face à la mondialisation ;
France et Angleterre face à la Première Guerre mondiale) ?

- Fixer les limites chronologiques et spatiales. C'est CAPITAL car il s’agit de


déterminer ce qui fait partie de votre sujet.
L'intitulé du sujet donne très souvent explicitement ces bornes et vous n'avez qu'à les
relever.
Ex : La démocratie d'Athènes au Ve s. av. J.-C. => la cité d'Athènes au Ve s. av. J.-C.

Cependant, parfois le sujet reste flou et vous pouvez être amené à faire des choix que
vous aurez à justifier. Votre décision peut ne pas être celle du correcteur, mais il
appréciera de toutes façons que vous vous soyez interrogé.

→ Ex : Sujet sur l’Europe : quelles frontières choisir ? Celles du continent, mais la Russie
en fait-elle partie ? En théorie seulement jusqu'à l'Oural. Cela dépend donc des sujets en
fait. Oui si c'est un sujet qui la concerne politiquement (puisque Moscou, la capitale, est en
Europe) ou du point de vue de sa population (puisque la plus grande partie de celle-ci est
à l'ouest de l'Oural). En partie seulement s'il est question de son territoire (ex: les
ressources naturelles en Europe => on s'arrête à l'Oural). On peut aussi l'exclure dans
certains cas (ex: les relations des Etats-Unis et de l'Europe pendant la guerre froide. Il est
bien entendu qu'on n'attend pas la description du conflit avec l'URSS, mais des alliances
américaines avec l'Europe de l'ouest et de l'attitude face à l'Europe de l'est sous la coupe
soviétique)
→Ex : Les causes de la 2nde Guerre Mondiale : le sujet doit-il commencer en 1918 (traité
de Versailles), en 1933 (arrivée d’Hitler au pouvoir), en 1935 (début du réarmement de
l'Allemagne et non respect du traité de Versailles), en 1938 (Anschluss), en 1939 (attaque
de la Pologne) ?

- S'interroger en même temps sur le contexte historique et/ou spatial : c'est très
important pour comprendre le sens profond du sujet. On entend par contexte ce qui se
passe à ce moment-là ou ce qui s'est passé peu avant dans ce territoire et qui peut avoir
une influence sur le thème que le sujet invite à traiter. C'est souvent le contexte qui justifie
la question qu'on vous pose.

→ Ex : La bourgeoisie en France au XIXe s. => contexte de la révolution industrielle en


Europe de l'Ouest qui fait se développer la bourgeoisie capitaliste qui crée des usines etc.
→ Ex : La gestion de la ressource énergétique dans le monde aujourd'hui => contexte de
raréfaction des énergies fossiles (gaz et pétrole) et souci d'adopter des modes de
développement durables.

- Déterminer les limites thématiques du sujet


La plupart des sujets ont une "orientation" politique, économique, etc. C'est à vous de la
déterminer pour ne pas sortir du cadre.
Le sujet peut ainsi avoir une dimension plutôt économique, financière, démographique,
sociale, religieuse, culturelle, artistique, politique, militaire, diplomatique, environnementale

Ex : pour répondre à un sujet sur "La croissance économique en France pendant les
Trente Glorieuses (1945-1975)", vous n'allez pas aborder les aspects politiques et
militaires (guerres de décolonisation, passage de la IVe à la Ve République, etc.) ou
seulement à l'extrême marge si ceux-ci ont un impact sur l'économie.

2) DEGAGER UNE PROBLEMATIQUE

La problématique, c’est l'énonciation d’un problème historique ou géographique qu’il


faut résoudre : la plupart du temps, c’est à vous de définir (= trouver) la problématique
soulevée par le sujet. Elle doit être formulée par une question sous la forme directe (avec
un point d'interrogation) ou éventuellement indirecte ("nous nous demanderons pourquoi /
comment / en quoi...").

Elle peut être très simple et reformuler seulement le sujet sous forme de question (c’est
le MINIMUM) ; au contraire, elle peut être plus élaborée, notamment en prenant en
compte le contexte (et dans ce cas, votre effort sera récompensé).

Exemple sur le sujet sur « Londres au XIXe s. »


• Problématique simple : « A quoi ressemble Londres au XIXe siècle : comment est
organisée la ville ? Quelle est son architecture ? Quelle est sa population ? » (= cette
problématisation pourrait convenir à toutes les villes du monde à toutes les époques : elle
est donc pauvre)
• Ou alors problématique plus élaborée : « Comment les débuts de l’industrialisation ont-ils
modifié l’urbanisme, l’architecture et la société londonienne au XIXe siècle ? » (prise en
compte de la spécificité de la ville grâce au contexte).

ATTENTION : il vaut mieux une problématique simple qui correspond au sujet, qu’une
problématique trop précise qui ne parle que d’une partie du sujet.
De même, pour balayer plus largement le sujet, vous pouvez poser plusieurs questions (2
ou 3… pas plus tout de même) plutôt qu’une. Comme certains correcteurs sont adeptes
d'une problématique unique, vous pouvez balayer un peu le sujet par 2-3 questions, puis
essayer de reformuler votre problème central en une dernière question résumant tout (ou
au contraire commencer par une question générale que vous précisez ensuite par
quelques sous-questions).
--> Exemple sur le sujet "Le secteur industriel et les ouvriers en France de 1850 à nos
jours"
Aussi peut-on se demander quelles évolutions a subies l’industrie française des
balbutiements de sa naissance au milieu du XIXe siècle à aujourd’hui où elle semble faire
désormais partie de l’histoire ancienne. Quels furent ses temps de croissance et de crise,
ses atouts et ses faiblesses ? Comment les travailleurs de ce secteur sont-ils parvenus à
se rassembler et se ressembler au point de former ce que l’on a appelé « le monde
ouvrier » marqué par un mode de vie, des valeurs, des idées politiques et une
« conscience de classe » semblables ?

3) MOBILISER SES CONNAISSANCES

Il existe différentes façons de rassembler ses connaissances sur un sujet pour avoir
suffisamment d'informations à donner. Vous pouvez employer une ou plusieurs de ces
méthodes en fonction de ce qui est le plus efficace pour vous :

• Si vous apprenez votre cours par cœur (non pas mot à mot car ça n'a pas d'intérêt,
mais en étant capable de redonner toutes les idées à la suite en suivant le plan), vous
pouvez vous le réciter mentalement et vous demander de chaque sous-partie si elle
entre dans le sujet ou non ; et le cas échéant, noter ses idées principales.

• Lorsque votre cerveau marche par association d'idées, vous pouvez commencer
par un « brainstorming » : vous prenez 5 minutes pour écrire au brouillon, sans
classement, toutes les idées, mots, dates et faits, personnages, lieux… qu’évoque pour
vous le sujet. Il est important de faire émerger les concepts, mots-clefs, définitions, etc. du
cours.

• Pour être plus rigoureux, vous pouvez vous poser des questions simples : Qui ?
Quoi ? Où ? Quand ? Pourquoi ? Comment, Conséquences ? Causes ?, puis vous
interroger par grands champs de connaissances : politique/ diplomatique/
économique/ financier/ social/ culturel/ religieux,... (vous pouvez établir ainsi une sorte de
grille de lecture des sujets). Pour un sujet de géographie, pensez aux différentes échelles.

La mobilisation des connaissances doit se faire de façon très libre. Il vous revient
ensuite de vérifier que vous n’êtes pas parti dans un champ hors-sujet en
contrôlant que tout correspond aux limites définies dans la 1ère étape.

4) FAIRE UN PLAN

La réalisation du plan est souvent l'étape qui fait le plus peur aux élèves, alors qu'il ne
s'agit que de rendre compte de la logique de votre raisonnement. Il n'existe pas UN plan
parfait qui serait un idéal attendu par le correcteur. Ce dernier va seulement vérifier
que vous savez réfléchir et organiser votre propos.

Lorsque vous avez compris le sujet et rassemblé vos connaissances, vous devez classer
toutes ces idées (après avoir éliminé celles qui étaient hors des limites fixées dans
l'analyse du sujet).

Dans un premier temps, vous pouvez essayer de les regrouper par catégories. Pour cela,
attribuez une couleur à chaque thème que vous trouvez (dans un premier temps, il peut y
en avoir plus de trois). Vous pouvez également trier vos idées en réalisant un tableau si
cela vous parle plus.

Ensuite, il s'agit de construire réellement le plan. Ce-dernier doit comporter deux ou


trois parties comportant chacune deux à quatre sous-parties. L'idéal en histoire-
géographie est de réaliser un plan en 3 grandes parties subdivisées chacune en 3 sous-
parties. Toutefois, le sujet ne s'y prête pas toujours et il faut d'abord privilégier la logique.
De même, chaque grande partie et chaque sous-partie doivent en théorie être environ
équivalentes quant à la "quantité" de connaissances, mais préférez toujours le sens à la
forme.
Le plan est la plupart du temps fourni dans la consigne.

5) REDIGER UNE INTRODUCTION

L'introduction d'une composition est importante à plusieurs titres :


- c'est la première chose que le correcteur lit et ces premières lignes lui donnent donc une
impression bonne ou mauvaise
sur votre travail. Il est faux de penser qu'il ne va lire que cela, mais elle doit être
particulièrement soignée.
- c'est d'autant plus vrai qu'une bonne introduction permet de voir si le sujet est compris
(bien analysé, contextualisé, problématisé) et va être bien traité (annonce du plan)
Comme son nom l'indique, elle doit introduire le sujet, c'est-à-dire montrer en quoi la
question se pose, sans toutefois y répondre ! Elle doit donner quelques clefs pour
comprendre les enjeux du problème.

• Entrée en matière : phrase d’accroche pour « capter » l’attention et la bienveillance de


votre lecteur. Ce peut être une citation, la description d’une œuvre d’art, un exemple, un
fait… Il peut être intéressant dans un sujet recouvrant une période longue d’opposer la
situation de départ et d’arrivée pour mettre en évidence une évolution qu’on tentera
d’expliquer dans le devoir. L’accroche peut être très variée. Cette phase est facultative

• Définir les termes du sujet : il s’agit de donner la définition des mots importants du sujet
et donc l'expliquer et montrer son intérêt. Cette étape est à la fois indispensable et le
résultat d’un vrai travail de réflexion et de rédaction car vous devez présenter le problème
de façon logique tout en définissant les mots importants de manière élégante. Pour ce
faire, utilisez des explications données entre virgules ou entre tirets, ou introduisez une
définition par des expressions telles que « c’est-à-dire », « autrement dit », etc. Dans cette
étape, l’ensemble du sujet doit apparaître de façon fractionnée.

• Fixer les limites du sujet : il faut dresser le cadre de l’étude en expliquant les bornes
chronologiques et spatiales choisies si elles ne sont pas clairement données. Vous devez
en même temps présenter le contexte c’est-à-dire le cadre, la thématique, le grand
mouvement historique dans lequel s’inscrit l’événement ou le phénomène étudié.

• Problématiser : il faut faire apparaître une question à la forme directe ou indirecte.


• Annoncer le plan : vous devez dire en quelques mots comment vous traiterez ce sujet et
vous répondrez à la question posée. Seules les grandes parties sont à annoncer. Evitez
les formules lourdes (« ainsi dans une 1ere partie, nous verrons… ») et essayez de
rédiger une seule phrase élégante (ex : « après avoir vu…., il s’agira de…., avant
d’analyser….. »). N'utilisez jamais de « Je ». L’annonce du plan ne doit pas se confondre
avec la problématique.

L’ensemble de l’introduction doit être rédigé. Ne sautez pas de ligne à l’intérieur de


l’introduction ; il n’est pas même nécessaire de revenir à la ligne à l’intérieur de
l’introduction (sauf si elle est longue et que votre raisonnement logique s’articule en
plusieurs temps).

6) REDIGER LE DEVELOPPEMENT

• Chaque paragraphe correspond à un argument, une idée : vous devez le présenter


toujours en trois temps : énoncé synthétique de l’argument (mini introduction au
paragraphe), exemple (un fait, un personnage, un lieu...), explications supplémentaires.

• En suivant le plan, rédigez avec soin : la composition est un exercice littéraire et vous
devez soigner votre expression. Évitez les familiarités, le langage de registre trop courant
ou oral. Faites très attention à la grammaire et à l’orthographe.

• Illustrez vos idées à l’aide d’exemples précis et datés. Utilisez les mots-clés, les
concepts, les termes scientifiques (personnages, faits, dates, vocabulaire, etc.) : il s’agit
d’une argumentation, d’une démonstration.
ÉVITEZ LE VERBIAGE (bla-bla) qui ne fait que lasser le lecteur. Il vaut mieux être concis,
précis et rigoureux que de parler pour ne rien dire. La copie n’est pas notée au poids de
l’encre et du papier !

• Aérez votre copie : le correcteur doit « voir » le plan en regardant les lignes sautées,
les retours à la ligne, les alinéas.
• Sautez 2-3 lignes entre les grandes parties ; Sauter 1 ligne entre les sous-parties
• Revenez à la ligne entre les paragraphes
• Hiérarchisez les parties, sous parties, etc. en utilisant les alinéas

• Soignez les transitions notamment en utilisant les connecteurs logiques : ce sont


ces transitions qui donnent sens à votre démonstration et montrent sa logique. Elles
doivent sans cesse renvoyer au sujet (rappelez ses mots les plus importants, pour montrer
que vous y répondez).
Ex : ensuite, en revanche (et non « par contre » qui est incorrect), enfin, pourtant,
cependant, mais, par ailleurs, toutefois, en outre, de plus, en définitive…

• Rédigez l’essentiel du devoir au présent ou éventuellement au passé (passé


composé plutôt que passé simple). N'utilisez jamais le futur : il est absurde de raconter le
passé au futur, malgré la pratique journalistique de plus en plus courante. Le futur ne peut
éventuellement apparaître qu'en ouverture de conclusion pour parler de l'avenir.

Restez neutre quant aux faits que vous relatez. Vous ne devez pas donner votre
avis. Évitez donc les jugements personnels (« Je pense… ») et les jugements moraux
(«Je pense que ce qu’a fait Hitler aux juifs n’est pas bien…. »,
« heureusement/malheureusement »).

7) REDIGER UNE CONCLUSION

La composition s'achève sur une conclusion. Elle ne doit pas être bâclée non seulement
parce qu'elle permet au correcteur de voir si vous avez bien compris le sujet (puisque
vous y répondez de façon synthétique), mais aussi parce que ce sont les derniers mots
que vous donnez à lire et qu'il est dommage de finir sur une mauvaise impression.

Une conclusion comporte deux moments :


• La première partie, indispensable, résume votre argumentation : ce bilan répond
normalement à votre problématique. Il reprend rapidement toutes les étapes de votre
démonstration. C'est le plus important et le plus long.

• Dans un second temps il s’agit d’ouvrir le sujet, d’élargir la réflexion dans le temps
(annonce de ce qui suit) ou dans l’espace (que se passe-t-il alors dans des espaces
environnants). La plupart du temps, ne posez pas de question : il est absurde de se
demander ce qui va se passer après dans une copie d’histoire, puisqu’on le sait déjà : si
vous le savez, dites le plutôt en deux phrases. Cela peut avoir plus de sens en géographie
puisqu'on peut s'interroger sur l'avenir.

Pensez à vous relire !

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