Ed 91
Ed 91
le contrôle du projet.
Évaluer les enjeux liés aux approvi-
sionnements, à la manutention et à la
Préciser les caractéristiques techniques
des matériels et des équipements.
Glossaire techniciens qualifiés dans des domaines
très variés et complémentaires, voire d’un
d’ouvrage très technique. Il est souvent
associé à l’équipe de maîtrise d’œuvre.
Cette étape de la programmation constitue circulation des matières premières et des Établir un planning prévisionnel. Maître d’ouvrage économiste.
les bases du cahier des charges à l’intention produits finis. Autres acteurs
Définir les paramètres de suivi et d’éva- C’est le propriétaire de l’ouvrage et donc le Coordonnateur de Sécurité
des concepteurs. Examiner et définir les processus de fabri-
luation du projet. promoteur du projet. Il cadre le programme, Ce sont tous les partenaires intéressés par
cation en recensant les produits toxiques. et de Protection de la Santé
s’assure de la cohérence de son contenu et le projet, dans ou hors de l’entreprise. Il est
La liste (non exhaustive) des différents Évaluer les besoins des clients, des four- procède au montage juridique et financier (phase conception) utile de les intégrer au groupe de projet.
points à aborder doit être adaptée à la nisseurs et des prestataires. juillet 2011
de l’opération. Le CSPS est désigné par le maître d’ouvrage. Leur apport peut être très important,
nature de chaque projet : Î Étape 2 :
Évaluer l’incidence du projet sur la vie Il choisit le maître d’œuvre et le Coordonna- Il veille à l’application des principes notamment en amont de la conception.
Définir les enjeux et les objectifs.
Analyser l’existant et analyser les situa-
sociale de l’entreprise. Écrire le programme teur de sécurité et de protection de la santé généraux de prévention tant au cours de
la phase de concepteur – dans les choix
Le médecin du travail est, par fonction, le FICHE PRATIQUE DE SÉCURITÉ ED 91
Définirles futurs besoins en ressources (CSPS), définit leur mission et en contrôle plus compétent sur les questions d’hygiène
tions de travail avec identification des Allant du général au particulier, cette étape
humaines. l’exécution. architecturaux et techniques impactant et de santé des salariés de l’entreprise.
problèmes. examine chacun des éléments et en traduit Cette fiche s’adresse en
Il transmet l’ouvrage et le Document d’in- les interventions ultérieures – que pour la
Décrire les liaisons fonctionnelles. les attentes. L’ergonome analyse au préalable les priorité aux maîtres d’ouvrage
Évaluer les risques professionnels. tervention ultérieure sur ouvrage (DIUO) au phase de réalisation au cours de laquelle il
Évaluer les flux (matériels et immatériels). Sachant que le but du programme est de assure la coordination sécurité et santé des activités et les situations réelles de travail,
Évaluer les évolutions prévisibles. chef d’établissement chargé de son exploi- contribuant ainsi à enrichir le programme, occasionnels.
Définir les conditions de travail attendues.
donner un cahier des charges au concep- tation. entreprises lors de leurs interventions en
Listerles contraintes et les exigences teur, l’étape 2 peut se décliner en trois évaluer les écarts, enrichir la recherche de Elle présente les enjeux
co-activité.
(administratives, réglementaires, tech- Définir les exigences en matière de main- parties qui permettent d’appréhender un À noter : il est responsable de la sécurité du solutions… et les acteurs de la
niques…). tenance concernant le bâti et le process. même problème sous des aspects diffé- public et de la protection des biens et des Programmiste
Le psychosociologue du travail étudie la programmation, et propose
Estimerles données et la faisabilité Analyser l’organisation et l’activité réelle rents et complémentaires, sans pour cela personnes. dimension sociale du groupe dans l’entre-
C’est le professionnel qui assure pour le une démarche en trois étapes,
économique du projet. de travail. se substituer au travail du concepteur. prise et dans son environnement.
Maître d’œuvre compte du maître d’ouvrage une mission consistant à :
d’assistance lors des études de program- Les services déconcentrés de l’État appor-
C’est le responsable de la conception et de - rassembler les besoins,
mation; cette mission peut inclure, lors des tent leurs compétences réglementaires et
l’exécution de l’ouvrage. Il doit notamment étapes suivantes de l’opération, la vérifica- techniques dans les domaines touchant les contraintes, les attentes
faire la synthèse de l’art et de la technique. tion de la cohérence entre les attentes du directement le projet (DREAL, Inspection de tous les acteurs,
P R O G R A M M E Il regroupe les compétences d’architecture programme et les solutions apportées. vétérinaire, DDT, ANACT, Service départe- et particulièrement ceux
et d’ingénierie. mental d’incendie et de secours…)
GÉNÉRAL FONCTIONNEL TECHNIQUE des utilisateurs des lieux
Il conçoit et réalise le projet et en chiffre le Exploitant
Apporte les informations et Fournit pour chaque question l’énoncé Complète et adapte les exigences montant ; il élabore le dossier de permis de Groupe Projet de travail,
L’exploitant a en charge l’utilisation de
caractéristiques générales des exigences (ou des attentes) en termes de fonctionnelles, chaque fois que nécessaire, construire ; il élabore le dossier de consul- - identifier les acteurs concernés
utiles et l’énoncé de chaque caractéristiques fonctionnelles ; par des spécifications techniques. Définit les l’ouvrage et très souvent sa maintenance ; C’est l’organe de coordination des différents
tation, le calendrier de réalisation et l’enve- il gère l’établissement ; il est responsable et clarifier leurs rôles,
problème à résoudre. Il décline il quantifie et caractérise les relations entre exigences techniques, les performances, les acteurs travaillant sur le projet.
loppe estimative des travaux ; il prépare les de la sécurité à l’intérieur de celui-ci ; il est
les grandes lignes du projet. chaque entité d’un projet (appréciation des flux impératifs du process de production (normes, Il est constitué de représentant(s) du - traduire les attentes
marchés de travaux et en assure le suivi ; garant de la qualité des conditions d’exploi-
et des capacités, modalités de fonctionnement, choix matériels, moyens à mettre en œuvre). il contrôle la qualité et le délai d’exécution maître d’ouvrage, des futurs utilisateurs en spécifications destinées
interdépendances). tation.
des entreprises titulaires des marchés ; de l’ouvrage, des usagers concernés par le aux concepteurs.
il coordonne les travaux ; il prépare la projet et du coordonnateur SPS. On peut
Chef de projet y adjoindre d’autres interlocuteurs, et
réception de l’ouvrage en vérifiant la confor-
mité de la construction aux marchés et, en Le chef de projet anime le groupe de projet notamment les représentants des services
s’appuyant sur des bureaux de contrôle, aux et représente le maître d’ouvrage. prévention des CARSAT / CRAM / CGS.
Î Étape 3 : Évaluer et valider 1) Le rappel des objectifs visés éléments oubliés : par exemple, un besoin
identifié a posteriori. obligations techniques et réglementaires. Il appuie l’action du maître d’ouvrage pour
avec l’ensemble des acteurs Plus les objectifs ont été précisément Économiste
La maîtrise d’œuvre est souvent exercée par élaborer, expliquer ou valider le programme.
définis, plus l’évaluation et la validation
L’évaluation et la validation permettent 3) L’impact du programme une équipe pluridisciplinaire regroupant les L’économiste est chargé d’estimer l’en-
sont facilitées.
d’apprécier la qualité du travail réalisé et
de décider de le parfaire ou de le corriger. Exemples :
Le but est d’estimer les conséquences du
programme sur le fonctionnement global
compétences d’architectes, d’ingénieurs, de veloppe du projet, notamment en cas
Conception des lieux et des situations de travail
Cette étape permet en particulier de
préciser les mesures de prévention à
• réduire le niveau sonore des ateliers et
descendre en dessous de 80 dB(A),
de l’entreprise et ses effets en terme de
réduction des risques d’accidents du travail
Pour en savoir plus
La programmation
intégrer dans le programme en partant de et de maladies professionnelles.
• réduire de « x % » le tonnage manuten-
la connaissance des activités et des situa-
tionné manuellement dans l’entreprise ou Démarche pour intégrer la prévention aux différentes étapes d’un projet de conception ou d’aménagement des lieux de travail.
tions de travail. 4) La correction du programme
dans l’atelier, INRS, ED 937, 2005.
Elle s’effectue avec l’ensemble des acteurs Les écarts et les oublis doivent faire l’objet
• supprimer les croisements entre véhicules d’une correction des programmes fonction- Conception des lieux et des situations de travail. INRS, ED 950, 2010.
concernés par le projet.
Basée sur la comparaison entre la situation
et piétons. nel et technique. Maîtrise d’ouvrage Bâtiment - Loi MOP et décrets d’application. RIVA J., FRÉNOT M. Paris, Ed. Eyrolles, 1995. PHASE FONDAMENTALE d’un projet, adopter une démarche globale et Les enjeux de
initiale et la situation prévue, cette étape Il faut donc veiller à définir simultanément
les objectifs et leurs indicateurs.
Guide de sensibilisation à la programmation « Découvrir l’intérêt de la programmation et s’engager dans la démarche ». MIQCP, la programmation permet de : analytique (présentée ici), la programmation
comprend 4 parties : juin 2008. www.archi.fr/MIQCP. répertorier et analyser les besoins recourir à un processus négocié et itératif,
préalables, qui permet de :
le rappel des objectifs visés, Médiation n° 18 « Organiser une consultation de programmiste ». MIQCP, mars 2008.
2) L’évaluation des écarts dégager les idées-forces du projet, • mettre en place une démarche participa- Pour le maître d’ouvrage, c’est :
l’évaluation des écarts, énoncer les éléments à prendre en compte tive,
Les écarts mesurent la différence entre le
l’impact du programme, programme et ce qui était initialement par le concepteur, • rédiger le programme et de suivre son le moyen de définir ses objectifs, en
la correction du programme. souhaité. S’y ajoutent également les Auteurs clarifier les enjeux, évolution, particulier son projet d’entreprise, et,
Groupe national des correspondants hiérarchiser les objectifs. • faire valider le programme par les par conséquent, de faciliter ses décisions
« Conception des lieux et des situations En pratique, la programmation c’est : différents acteurs du projet. quant à l’organisation du travail et au
de travail », CNAMTS-CARSAT/CRAM/CGS, INRS
Fiche réactualisée par Jean-Louis POMIAN, INRS
Mener à bien un projet nécessite, avant sa conception, une réflexion préalable d’analyse
Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles des besoins que l’on appelle « programmation », clé de voûte de la qualité du projet.
30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris Cedex 14 • Tél. 01 40 44 30 00 • Fax 01 40 44 30 99 • Internet : www.inrs.fr • e-mail : [email protected]
5 Fiche pratique de sécurité ED 91 6 Fiche pratique de sécurité ED 91 2e édition • juillet 2011 • 5 000 ex. • ISBN 978-2-7389-1917-5
E X E M P L E S A P P L I Q U É S
choix des besoins associés en termes de un moyen d’optimiser rapidement et de prend ainsi en compte tous les critères
locaux et de contraintes techniques ; valider les solutions développées ; de réussite d’un projet : économiques, Bruit Éclairage naturel
la collecte des informations nécessaires à un moyen d’anticiper l’usage réel du techniques, sociaux, organisation du
l’écriture du programme, pour : bâtiment et, donc, de proposer les travail, développement durable, santé et Une entreprise projette de transférer ses activités dans un nouveau bâtiment moins bruyant. Le diagnostic de l’existant fait en effet état Création d’un bâtiment sur un seul niveau pour une PME de mécanique de précision
• consulter et évaluer les projets proposés meilleures réponses. sécurité au travail… d’un niveau avoisinant 90 dB(A), dû à 20 presses mécaniques alimentées manuellement et d’un niveau de 87 dB(A) à proximité des
opérateurs du secteur voisin affecté à des activités non bruyantes en elles-mêmes. La nécessité d’insonoriser le futur bâtiment paraît P R O G R A M M E
par les concepteurs ; Quel que soit le projet, il est indispensable
qu’un « pilote » interne à l’entreprise assume d’autant plus indispensable qu’une étude effectuée en phase de programmation a montré que l’amélioration de l’insonorisation des GÉNÉRAL FONCTIONNEL TECHNIQUE
• servir de référence au suivi et au contrôle
de l’évolution des différentes phases, de Les acteurs de la le rôle de chef de projet pour assurer la presses existantes est difficilement réalisable. Concevoir et aménager le futur bâtiment
afin de bénéficier de jour des avantages
Concevoir, disposer et aménager l’éclairage
naturel de façon à assurer les fonctions
Caractéristiques attendues de l’éclairage naturel :
la conception à la mise en service des programmation cohérence entre les acteurs, en gardant une
vision globale du projet, depuis le début de
P R O G R A M M E d’une ambiance lumineuse de manière à : suivantes :
locaux ; éviter l’inconfort psychologique dû à un Permettre la vue sur l’extérieur à hauteur La superficie et hauteur d’allège des baies transparentes doivent permettre la
GÉNÉRAL FONCTIONNEL TECHNIQUE
• conserver la cohérence initiale du projet, Dans une démarche de programmation, le la programmation jusqu’à la mise en service confinement dans des locaux aveugles, des yeux dans les locaux de travail et le vue sur l’extérieur à hauteur des yeux (article R. 4213-3 du code du travail).
de l’ouvrage. Il est à la fois animateur, orga- Complément à l’insonorisation existante sur Secteur des presses mécaniques : Traitement acoustique du local « presses » : local de restauration collective, par des baies
même si le maître d’ouvrage modifie groupe de projet occupe une place fonda- les presses : transparentes de taille suffisante.
la définition de ses besoins alors que mentale. nisateur et technicien généraliste. Concevoir et aménager le futur bâtiment de créer des conditions favorables : Fournir des niveaux d’éclairement naturel Le niveau d’éclairement naturel de l’ordre de 350 lux (pour un éclairement
les phases de conception sont déjà Mis en place par le maître d’ouvrage, le manière à réduire les nuisances sonores afin : • d’une part aux performances visuelles à suffisants : extérieur de référence de 5 000 lux) est à confirmer par une méthode
réaliser, prévisionnelle d’évaluation reconnue.
engagées ; groupe de projet : La réglementation d’éviter l’apparition de surdités dans le Le local « presses » et les ateliers adjacents devront
• d’autre part à la sécurité.
• pour les tâches à effectuer dans ces locaux,
secteur des presses, comporter : Pour les tâches de précision, prévoir des éclairages d’appoint localisés.
• associer ses partenaires à la définition des • pour éviter, chaque fois que possible, le recours
rassemble des compétences multiples Pour un maître d’ouvrage privé, l’obliga- une correction acoustique anti-réverbérante, diurne à l’éclairage général artificiel.
objectifs et les fédérer autour de ceux-ci. (ergonomie, ingénierie, architecture),
tion de programmation n’est pas régle- de créer dans l’ensemble des secteurs une une isolation acoustique vis-à-vis des locaux L’efficacité de la correction acoustique antiréverbérante devra atteindre Éviter le risque d’éblouissement et la gêne Moyens préférentiels contre le risque d’éblouissement :
définit les niveaux d’exigence quantitatifs mentaire, elle découle d’une volonté ambiance acoustique favorable à la qualité adjacents, les minima précisés par l’arrêté du 30 août 1990. thermique avec des moyens efficaces. • sur baies transparentes des façades : stores externes ou moyens équivalents,
Pour l’utilisateur, c’est : et qualitatifs pour satisfaire aux besoins d’organisation liée aux enjeux et à la du travail. • sur toiture : sheds orientés au nord ou moyens équivalents.
nécessité de réussir. une protection phonique des orifices de Le pouvoir isolant des murs et des portes piétonnes de ce local devra Permettre le nettoyage des baies dans des Résistance des surfaces vitrées ou translucides en toitures. Les parois
l’étape la plus favorable pour mettre en économiques, humains, techniques communication utiles aux liaisons fonctionnelles avec être tel que le niveau sonore mesuré dans les locaux adjacents à 1 m conditions réduisant notamment le risque de constitutives devront être munies d’une protection permanente associée,
place un dispositif d’information et de et organisationnels de l’entreprise, en Pour un maître d’ouvrage public, la pro- les locaux adjacents, des portes fermées soit inférieur ou égal à 70 dB(A). chute de hauteur. de manière à opposer à la traversée d’un corps une résistance d’au moins :
• 1 200 joules pour les faces d’inclinaison inférieure à 60°,
concertation avec le personnel de l’entre- identifie et en traite les contraintes ; grammation et la création du programme Pour éviter que le pouvoir isolant ne soit annulé par les fuites sonores, • 900 joules pour les faces verticales ou d’inclinaison supérieure ou égale à 60°.
prise ; regroupe et interroge les utilisateurs au sont obligatoires (loi n° 85-704 du les concepteurs du bâtiment sont informés que :
12/7/1985, modifiée, dite loi MOP,
l’opportunité d’instaurer une coopération sens large des équipements de travail
relative à la maîtrise d’ouvrage publique
• le process de transfert des pièces d’un secteur à l’autre sera réalisé
uniquement par deux convoyeurs d’accumulation formant tunnel
Ventilation
et une négociation entre les acteurs (opérateurs, maîtrise, encadrement, main- insonorisé,
tenance, ressources humaines, médecin et ses rapports avec la maîtrise d’œuvre Dans un atelier de fabrication de papier crépon comprenant trois lignes de fabrication,
(encadrement, techniciens, employés, • l’entrée des presses dans ce local s’effectuera par un portail à implanter
du travail, etc.) ; privée). en façade. les 9 opérateurs en poste se plaignent de picotements dans la gorge et aux yeux, ainsi que de la température trop élevée.
ouvriers, partenaires sociaux…).
fait appel, en tant que de besoin, aux une limitation de la transmission par le sol des La limitation de la transmission par le sol des vibrations devra être En outre, en demi-saison, une nappe de vapeur d’eau s’installe dans l’atelier, rendant plus pénible le travail
vibrations dues aux presses. assurée par un moyen tel que des massifs de fondation antivibratiles et provoquant des condensations préjudiciables à la fabrication des bobines de papier crépon.
Pour le concepteur, c’est : compétences proposées par des orga- distincts et adaptés à chaque presse.
nismes externes tels que ANACT/ Une démarche Plus particulièrement dans les secteurs autres que Secteurs autres que ci-dessus : P R O G R A M M E
ladéfinition claire des objectifs dans un
programme, référence de base du projet ;
ARACT, DREAL, collectivités territoriales, de programmation ci-dessus : ces secteurs étant affectés à des activités
non bruyantes par elles-mêmes, l’ambiance ne devra Le niveau sonore des équipements techniques immobiliers, mesuré au GÉNÉRAL FONCTIONNEL TECHNIQUE
la conception à la mise en service des programmation cohérence entre les acteurs, en gardant une
vision globale du projet, depuis le début de
P R O G R A M M E d’une ambiance lumineuse de manière à : suivantes :
locaux ; éviter l’inconfort psychologique dû à un Permettre la vue sur l’extérieur à hauteur La superficie et hauteur d’allège des baies transparentes doivent permettre la
GÉNÉRAL FONCTIONNEL TECHNIQUE
• conserver la cohérence initiale du projet, Dans une démarche de programmation, le la programmation jusqu’à la mise en service confinement dans des locaux aveugles, des yeux dans les locaux de travail et le vue sur l’extérieur à hauteur des yeux (article R. 4213-3 du code du travail).
de l’ouvrage. Il est à la fois animateur, orga- Complément à l’insonorisation existante sur Secteur des presses mécaniques : Traitement acoustique du local « presses » : local de restauration collective, par des baies
même si le maître d’ouvrage modifie groupe de projet occupe une place fonda- les presses : transparentes de taille suffisante.
la définition de ses besoins alors que mentale. nisateur et technicien généraliste. Concevoir et aménager le futur bâtiment de créer des conditions favorables : Fournir des niveaux d’éclairement naturel Le niveau d’éclairement naturel de l’ordre de 350 lux (pour un éclairement
les phases de conception sont déjà Mis en place par le maître d’ouvrage, le manière à réduire les nuisances sonores afin : • d’une part aux performances visuelles à suffisants : extérieur de référence de 5 000 lux) est à confirmer par une méthode
réaliser, prévisionnelle d’évaluation reconnue.
engagées ; groupe de projet : La réglementation d’éviter l’apparition de surdités dans le Le local « presses » et les ateliers adjacents devront
• d’autre part à la sécurité.
• pour les tâches à effectuer dans ces locaux,
secteur des presses, comporter : Pour les tâches de précision, prévoir des éclairages d’appoint localisés.
• associer ses partenaires à la définition des • pour éviter, chaque fois que possible, le recours
rassemble des compétences multiples Pour un maître d’ouvrage privé, l’obliga- une correction acoustique anti-réverbérante, diurne à l’éclairage général artificiel.
objectifs et les fédérer autour de ceux-ci. (ergonomie, ingénierie, architecture),
tion de programmation n’est pas régle- de créer dans l’ensemble des secteurs une une isolation acoustique vis-à-vis des locaux L’efficacité de la correction acoustique antiréverbérante devra atteindre Éviter le risque d’éblouissement et la gêne Moyens préférentiels contre le risque d’éblouissement :
définit les niveaux d’exigence quantitatifs mentaire, elle découle d’une volonté ambiance acoustique favorable à la qualité adjacents, les minima précisés par l’arrêté du 30 août 1990. thermique avec des moyens efficaces. • sur baies transparentes des façades : stores externes ou moyens équivalents,
Pour l’utilisateur, c’est : et qualitatifs pour satisfaire aux besoins d’organisation liée aux enjeux et à la du travail. • sur toiture : sheds orientés au nord ou moyens équivalents.
nécessité de réussir. une protection phonique des orifices de Le pouvoir isolant des murs et des portes piétonnes de ce local devra Permettre le nettoyage des baies dans des Résistance des surfaces vitrées ou translucides en toitures. Les parois
l’étape la plus favorable pour mettre en économiques, humains, techniques communication utiles aux liaisons fonctionnelles avec être tel que le niveau sonore mesuré dans les locaux adjacents à 1 m conditions réduisant notamment le risque de constitutives devront être munies d’une protection permanente associée,
place un dispositif d’information et de et organisationnels de l’entreprise, en Pour un maître d’ouvrage public, la pro- les locaux adjacents, des portes fermées soit inférieur ou égal à 70 dB(A). chute de hauteur. de manière à opposer à la traversée d’un corps une résistance d’au moins :
• 1 200 joules pour les faces d’inclinaison inférieure à 60°,
concertation avec le personnel de l’entre- identifie et en traite les contraintes ; grammation et la création du programme Pour éviter que le pouvoir isolant ne soit annulé par les fuites sonores, • 900 joules pour les faces verticales ou d’inclinaison supérieure ou égale à 60°.
prise ; regroupe et interroge les utilisateurs au sont obligatoires (loi n° 85-704 du les concepteurs du bâtiment sont informés que :
12/7/1985, modifiée, dite loi MOP,
l’opportunité d’instaurer une coopération sens large des équipements de travail
relative à la maîtrise d’ouvrage publique
• le process de transfert des pièces d’un secteur à l’autre sera réalisé
uniquement par deux convoyeurs d’accumulation formant tunnel
Ventilation
et une négociation entre les acteurs (opérateurs, maîtrise, encadrement, main- insonorisé,
tenance, ressources humaines, médecin et ses rapports avec la maîtrise d’œuvre Dans un atelier de fabrication de papier crépon comprenant trois lignes de fabrication,
(encadrement, techniciens, employés, • l’entrée des presses dans ce local s’effectuera par un portail à implanter
du travail, etc.) ; privée). en façade. les 9 opérateurs en poste se plaignent de picotements dans la gorge et aux yeux, ainsi que de la température trop élevée.
ouvriers, partenaires sociaux…).
fait appel, en tant que de besoin, aux une limitation de la transmission par le sol des La limitation de la transmission par le sol des vibrations devra être En outre, en demi-saison, une nappe de vapeur d’eau s’installe dans l’atelier, rendant plus pénible le travail
vibrations dues aux presses. assurée par un moyen tel que des massifs de fondation antivibratiles et provoquant des condensations préjudiciables à la fabrication des bobines de papier crépon.
Pour le concepteur, c’est : compétences proposées par des orga- distincts et adaptés à chaque presse.
nismes externes tels que ANACT/ Une démarche Plus particulièrement dans les secteurs autres que Secteurs autres que ci-dessus : P R O G R A M M E
ladéfinition claire des objectifs dans un
programme, référence de base du projet ;
ARACT, DREAL, collectivités territoriales, de programmation ci-dessus : ces secteurs étant affectés à des activités
non bruyantes par elles-mêmes, l’ambiance ne devra Le niveau sonore des équipements techniques immobiliers, mesuré au GÉNÉRAL FONCTIONNEL TECHNIQUE
la conception à la mise en service des programmation cohérence entre les acteurs, en gardant une
vision globale du projet, depuis le début de
P R O G R A M M E d’une ambiance lumineuse de manière à : suivantes :
locaux ; éviter l’inconfort psychologique dû à un Permettre la vue sur l’extérieur à hauteur La superficie et hauteur d’allège des baies transparentes doivent permettre la
GÉNÉRAL FONCTIONNEL TECHNIQUE
• conserver la cohérence initiale du projet, Dans une démarche de programmation, le la programmation jusqu’à la mise en service confinement dans des locaux aveugles, des yeux dans les locaux de travail et le vue sur l’extérieur à hauteur des yeux (article R. 4213-3 du code du travail).
de l’ouvrage. Il est à la fois animateur, orga- Complément à l’insonorisation existante sur Secteur des presses mécaniques : Traitement acoustique du local « presses » : local de restauration collective, par des baies
même si le maître d’ouvrage modifie groupe de projet occupe une place fonda- les presses : transparentes de taille suffisante.
la définition de ses besoins alors que mentale. nisateur et technicien généraliste. Concevoir et aménager le futur bâtiment de créer des conditions favorables : Fournir des niveaux d’éclairement naturel Le niveau d’éclairement naturel de l’ordre de 350 lux (pour un éclairement
les phases de conception sont déjà Mis en place par le maître d’ouvrage, le manière à réduire les nuisances sonores afin : • d’une part aux performances visuelles à suffisants : extérieur de référence de 5 000 lux) est à confirmer par une méthode
réaliser, prévisionnelle d’évaluation reconnue.
engagées ; groupe de projet : La réglementation d’éviter l’apparition de surdités dans le Le local « presses » et les ateliers adjacents devront
• d’autre part à la sécurité.
• pour les tâches à effectuer dans ces locaux,
secteur des presses, comporter : Pour les tâches de précision, prévoir des éclairages d’appoint localisés.
• associer ses partenaires à la définition des • pour éviter, chaque fois que possible, le recours
rassemble des compétences multiples Pour un maître d’ouvrage privé, l’obliga- une correction acoustique anti-réverbérante, diurne à l’éclairage général artificiel.
objectifs et les fédérer autour de ceux-ci. (ergonomie, ingénierie, architecture),
tion de programmation n’est pas régle- de créer dans l’ensemble des secteurs une une isolation acoustique vis-à-vis des locaux L’efficacité de la correction acoustique antiréverbérante devra atteindre Éviter le risque d’éblouissement et la gêne Moyens préférentiels contre le risque d’éblouissement :
définit les niveaux d’exigence quantitatifs mentaire, elle découle d’une volonté ambiance acoustique favorable à la qualité adjacents, les minima précisés par l’arrêté du 30 août 1990. thermique avec des moyens efficaces. • sur baies transparentes des façades : stores externes ou moyens équivalents,
Pour l’utilisateur, c’est : et qualitatifs pour satisfaire aux besoins d’organisation liée aux enjeux et à la du travail. • sur toiture : sheds orientés au nord ou moyens équivalents.
nécessité de réussir. une protection phonique des orifices de Le pouvoir isolant des murs et des portes piétonnes de ce local devra Permettre le nettoyage des baies dans des Résistance des surfaces vitrées ou translucides en toitures. Les parois
l’étape la plus favorable pour mettre en économiques, humains, techniques communication utiles aux liaisons fonctionnelles avec être tel que le niveau sonore mesuré dans les locaux adjacents à 1 m conditions réduisant notamment le risque de constitutives devront être munies d’une protection permanente associée,
place un dispositif d’information et de et organisationnels de l’entreprise, en Pour un maître d’ouvrage public, la pro- les locaux adjacents, des portes fermées soit inférieur ou égal à 70 dB(A). chute de hauteur. de manière à opposer à la traversée d’un corps une résistance d’au moins :
• 1 200 joules pour les faces d’inclinaison inférieure à 60°,
concertation avec le personnel de l’entre- identifie et en traite les contraintes ; grammation et la création du programme Pour éviter que le pouvoir isolant ne soit annulé par les fuites sonores, • 900 joules pour les faces verticales ou d’inclinaison supérieure ou égale à 60°.
prise ; regroupe et interroge les utilisateurs au sont obligatoires (loi n° 85-704 du les concepteurs du bâtiment sont informés que :
12/7/1985, modifiée, dite loi MOP,
l’opportunité d’instaurer une coopération sens large des équipements de travail
relative à la maîtrise d’ouvrage publique
• le process de transfert des pièces d’un secteur à l’autre sera réalisé
uniquement par deux convoyeurs d’accumulation formant tunnel
Ventilation
et une négociation entre les acteurs (opérateurs, maîtrise, encadrement, main- insonorisé,
tenance, ressources humaines, médecin et ses rapports avec la maîtrise d’œuvre Dans un atelier de fabrication de papier crépon comprenant trois lignes de fabrication,
(encadrement, techniciens, employés, • l’entrée des presses dans ce local s’effectuera par un portail à implanter
du travail, etc.) ; privée). en façade. les 9 opérateurs en poste se plaignent de picotements dans la gorge et aux yeux, ainsi que de la température trop élevée.
ouvriers, partenaires sociaux…).
fait appel, en tant que de besoin, aux une limitation de la transmission par le sol des La limitation de la transmission par le sol des vibrations devra être En outre, en demi-saison, une nappe de vapeur d’eau s’installe dans l’atelier, rendant plus pénible le travail
vibrations dues aux presses. assurée par un moyen tel que des massifs de fondation antivibratiles et provoquant des condensations préjudiciables à la fabrication des bobines de papier crépon.
Pour le concepteur, c’est : compétences proposées par des orga- distincts et adaptés à chaque presse.
nismes externes tels que ANACT/ Une démarche Plus particulièrement dans les secteurs autres que Secteurs autres que ci-dessus : P R O G R A M M E
ladéfinition claire des objectifs dans un
programme, référence de base du projet ;
ARACT, DREAL, collectivités territoriales, de programmation ci-dessus : ces secteurs étant affectés à des activités
non bruyantes par elles-mêmes, l’ambiance ne devra Le niveau sonore des équipements techniques immobiliers, mesuré au GÉNÉRAL FONCTIONNEL TECHNIQUE
Mener à bien un projet nécessite, avant sa conception, une réflexion préalable d’analyse
Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles des besoins que l’on appelle « programmation », clé de voûte de la qualité du projet.
30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris Cedex 14 • Tél. 01 40 44 30 00 • Fax 01 40 44 30 99 • Internet : www.inrs.fr • e-mail : [email protected]
5 Fiche pratique de sécurité ED 91 6 Fiche pratique de sécurité ED 91 2e édition • juillet 2011 • 5 000 ex. • ISBN 978-2-7389-1917-5
C’est à ce niveau que l’on prévoit le suivi et
le contrôle du projet.
Évaluer les enjeux liés aux approvi-
sionnements, à la manutention et à la
Préciser les caractéristiques techniques
des matériels et des équipements.
Glossaire techniciens qualifiés dans des domaines
très variés et complémentaires, voire d’un
d’ouvrage très technique. Il est souvent
associé à l’équipe de maîtrise d’œuvre.
Cette étape de la programmation constitue circulation des matières premières et des Établir un planning prévisionnel. Maître d’ouvrage économiste.
les bases du cahier des charges à l’intention produits finis. Autres acteurs
Définir les paramètres de suivi et d’éva- C’est le propriétaire de l’ouvrage et donc le Coordonnateur de Sécurité
des concepteurs. Examiner et définir les processus de fabri-
luation du projet. promoteur du projet. Il cadre le programme, Ce sont tous les partenaires intéressés par
cation en recensant les produits toxiques. et de Protection de la Santé
s’assure de la cohérence de son contenu et le projet, dans ou hors de l’entreprise. Il est
La liste (non exhaustive) des différents Évaluer les besoins des clients, des four- procède au montage juridique et financier (phase conception) utile de les intégrer au groupe de projet.
points à aborder doit être adaptée à la nisseurs et des prestataires. juillet 2011
de l’opération. Le CSPS est désigné par le maître d’ouvrage. Leur apport peut être très important,
nature de chaque projet : Î Étape 2 :
Évaluer l’incidence du projet sur la vie Il choisit le maître d’œuvre et le Coordonna- Il veille à l’application des principes notamment en amont de la conception.
Définir les enjeux et les objectifs.
Analyser l’existant et analyser les situa-
sociale de l’entreprise. Écrire le programme teur de sécurité et de protection de la santé généraux de prévention tant au cours de
la phase de concepteur – dans les choix
Le médecin du travail est, par fonction, le FICHE PRATIQUE DE SÉCURITÉ ED 91
Définirles futurs besoins en ressources (CSPS), définit leur mission et en contrôle plus compétent sur les questions d’hygiène
tions de travail avec identification des Allant du général au particulier, cette étape
humaines. l’exécution. architecturaux et techniques impactant et de santé des salariés de l’entreprise.
problèmes. examine chacun des éléments et en traduit Cette fiche s’adresse en
Il transmet l’ouvrage et le Document d’in- les interventions ultérieures – que pour la
Décrire les liaisons fonctionnelles. les attentes. L’ergonome analyse au préalable les priorité aux maîtres d’ouvrage
Évaluer les risques professionnels. tervention ultérieure sur ouvrage (DIUO) au phase de réalisation au cours de laquelle il
Évaluer les flux (matériels et immatériels). Sachant que le but du programme est de assure la coordination sécurité et santé des activités et les situations réelles de travail,
Évaluer les évolutions prévisibles. chef d’établissement chargé de son exploi- contribuant ainsi à enrichir le programme, occasionnels.
Définir les conditions de travail attendues.
donner un cahier des charges au concep- tation. entreprises lors de leurs interventions en
Listerles contraintes et les exigences teur, l’étape 2 peut se décliner en trois évaluer les écarts, enrichir la recherche de Elle présente les enjeux
co-activité.
(administratives, réglementaires, tech- Définir les exigences en matière de main- parties qui permettent d’appréhender un À noter : il est responsable de la sécurité du solutions… et les acteurs de la
niques…). tenance concernant le bâti et le process. même problème sous des aspects diffé- public et de la protection des biens et des Programmiste
Le psychosociologue du travail étudie la programmation, et propose
Estimerles données et la faisabilité Analyser l’organisation et l’activité réelle rents et complémentaires, sans pour cela personnes. dimension sociale du groupe dans l’entre-
C’est le professionnel qui assure pour le une démarche en trois étapes,
économique du projet. de travail. se substituer au travail du concepteur. prise et dans son environnement.
Maître d’œuvre compte du maître d’ouvrage une mission consistant à :
d’assistance lors des études de program- Les services déconcentrés de l’État appor-
C’est le responsable de la conception et de - rassembler les besoins,
mation; cette mission peut inclure, lors des tent leurs compétences réglementaires et
l’exécution de l’ouvrage. Il doit notamment étapes suivantes de l’opération, la vérifica- techniques dans les domaines touchant les contraintes, les attentes
faire la synthèse de l’art et de la technique. tion de la cohérence entre les attentes du directement le projet (DREAL, Inspection de tous les acteurs,
P R O G R A M M E Il regroupe les compétences d’architecture programme et les solutions apportées. vétérinaire, DDT, ANACT, Service départe- et particulièrement ceux
et d’ingénierie. mental d’incendie et de secours…)
GÉNÉRAL FONCTIONNEL TECHNIQUE des utilisateurs des lieux
Il conçoit et réalise le projet et en chiffre le Exploitant
Apporte les informations et Fournit pour chaque question l’énoncé Complète et adapte les exigences montant ; il élabore le dossier de permis de Groupe Projet de travail,
L’exploitant a en charge l’utilisation de
caractéristiques générales des exigences (ou des attentes) en termes de fonctionnelles, chaque fois que nécessaire, construire ; il élabore le dossier de consul- - identifier les acteurs concernés
utiles et l’énoncé de chaque caractéristiques fonctionnelles ; par des spécifications techniques. Définit les l’ouvrage et très souvent sa maintenance ; C’est l’organe de coordination des différents
tation, le calendrier de réalisation et l’enve- il gère l’établissement ; il est responsable et clarifier leurs rôles,
problème à résoudre. Il décline il quantifie et caractérise les relations entre exigences techniques, les performances, les acteurs travaillant sur le projet.
loppe estimative des travaux ; il prépare les de la sécurité à l’intérieur de celui-ci ; il est
les grandes lignes du projet. chaque entité d’un projet (appréciation des flux impératifs du process de production (normes, Il est constitué de représentant(s) du - traduire les attentes
marchés de travaux et en assure le suivi ; garant de la qualité des conditions d’exploi-
et des capacités, modalités de fonctionnement, choix matériels, moyens à mettre en œuvre). il contrôle la qualité et le délai d’exécution maître d’ouvrage, des futurs utilisateurs en spécifications destinées
interdépendances). tation.
des entreprises titulaires des marchés ; de l’ouvrage, des usagers concernés par le aux concepteurs.
il coordonne les travaux ; il prépare la projet et du coordonnateur SPS. On peut
Chef de projet y adjoindre d’autres interlocuteurs, et
réception de l’ouvrage en vérifiant la confor-
mité de la construction aux marchés et, en Le chef de projet anime le groupe de projet notamment les représentants des services
s’appuyant sur des bureaux de contrôle, aux et représente le maître d’ouvrage. prévention des CARSAT / CRAM / CGS.
Î Étape 3 : Évaluer et valider 1) Le rappel des objectifs visés éléments oubliés : par exemple, un besoin
identifié a posteriori. obligations techniques et réglementaires. Il appuie l’action du maître d’ouvrage pour
avec l’ensemble des acteurs Plus les objectifs ont été précisément Économiste
La maîtrise d’œuvre est souvent exercée par élaborer, expliquer ou valider le programme.
définis, plus l’évaluation et la validation
L’évaluation et la validation permettent 3) L’impact du programme une équipe pluridisciplinaire regroupant les L’économiste est chargé d’estimer l’en-
sont facilitées.
d’apprécier la qualité du travail réalisé et
de décider de le parfaire ou de le corriger. Exemples :
Le but est d’estimer les conséquences du
programme sur le fonctionnement global
compétences d’architectes, d’ingénieurs, de veloppe du projet, notamment en cas
Conception des lieux et des situations de travail
Cette étape permet en particulier de
préciser les mesures de prévention à
• réduire le niveau sonore des ateliers et
descendre en dessous de 80 dB(A),
de l’entreprise et ses effets en terme de
réduction des risques d’accidents du travail
Pour en savoir plus
La programmation
intégrer dans le programme en partant de et de maladies professionnelles.
• réduire de « x % » le tonnage manuten-
la connaissance des activités et des situa-
tionné manuellement dans l’entreprise ou Démarche pour intégrer la prévention aux différentes étapes d’un projet de conception ou d’aménagement des lieux de travail.
tions de travail. 4) La correction du programme
dans l’atelier, INRS, ED 937, 2005.
Elle s’effectue avec l’ensemble des acteurs Les écarts et les oublis doivent faire l’objet
• supprimer les croisements entre véhicules d’une correction des programmes fonction- Conception des lieux et des situations de travail. INRS, ED 950, 2010.
concernés par le projet.
Basée sur la comparaison entre la situation
et piétons. nel et technique. Maîtrise d’ouvrage Bâtiment - Loi MOP et décrets d’application. RIVA J., FRÉNOT M. Paris, Ed. Eyrolles, 1995. PHASE FONDAMENTALE d’un projet, adopter une démarche globale et Les enjeux de
initiale et la situation prévue, cette étape Il faut donc veiller à définir simultanément
les objectifs et leurs indicateurs.
Guide de sensibilisation à la programmation « Découvrir l’intérêt de la programmation et s’engager dans la démarche ». MIQCP, la programmation permet de : analytique (présentée ici), la programmation
comprend 4 parties : juin 2008. www.archi.fr/MIQCP. répertorier et analyser les besoins recourir à un processus négocié et itératif,
préalables, qui permet de :
le rappel des objectifs visés, Médiation n° 18 « Organiser une consultation de programmiste ». MIQCP, mars 2008.
2) L’évaluation des écarts dégager les idées-forces du projet, • mettre en place une démarche participa- Pour le maître d’ouvrage, c’est :
l’évaluation des écarts, énoncer les éléments à prendre en compte tive,
Les écarts mesurent la différence entre le
l’impact du programme, programme et ce qui était initialement par le concepteur, • rédiger le programme et de suivre son le moyen de définir ses objectifs, en
la correction du programme. souhaité. S’y ajoutent également les Auteurs clarifier les enjeux, évolution, particulier son projet d’entreprise, et,
Groupe national des correspondants hiérarchiser les objectifs. • faire valider le programme par les par conséquent, de faciliter ses décisions
« Conception des lieux et des situations En pratique, la programmation c’est : différents acteurs du projet. quant à l’organisation du travail et au
de travail », CNAMTS-CARSAT/CRAM/CGS, INRS
Fiche réactualisée par Jean-Louis POMIAN, INRS
Mener à bien un projet nécessite, avant sa conception, une réflexion préalable d’analyse
Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles des besoins que l’on appelle « programmation », clé de voûte de la qualité du projet.
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