Ed 918
Ed 918
© INRS, 2006. Conception graphique Valérie Causse. Illustration de couverture Bernard Chadebec.
Déchets infectieux
Élimination des DASRI et assimilés
Prévention et réglementation
Christine David
Microbiologiste, INRS
EDaoût918
2006
SOMMAIRE
1. Définition des déchets à risque infectieux 6
2. Qui est responsable de l’élimination des déchets ? 9
3. Emballage des déchets 11
4. Entreposage des déchets 14
5. Transport des déchets 18
6. Prétraitement des déchets 20
7. Incinération des déchets 22
8. Traçabilité de la filière d’élimination 24
9. Formation et information 28
Annexes 29
Annexe 1 - Informations devant obligatoirement figurer
dans la convention d’élimination des déchets d'activité
de soins à risques infectieux et assimilés 30
Annexe 2 - Informations devant obligatoirement figurer
dans la convention d’élimination des pièces
anatomiques d’origine humaine 31
Annexe 3 - Caractéristiques des emballages pour DASRI
et assimilés 32
Annexe 4 - Détermination des emballages et étiquetages
pour le transport des déchets à risques infectieux
par route, selon l’arrêté ADR 38
Annexe 5 - Liste des appareils de prétraitement validés
par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France
(à la date d’édition) 42
Annexe 6 - Informations devant obligatoirement figurer
sur le bon de prise en charge par le prestataire assurant
le regroupement 45
Annexe 7 - Bordereaux de suivi de l'élimination des déchets
d'activité de soins à risques infectieux et des pièces
anatomiques humaines 46
Textes de référence 49
Adresses utiles 53
3
L es déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés
(DASRI) peuvent être produits dans de nombreux secteurs d'activité. Ils
incluent par exemple les pansements et les aiguilles des milieux médi-
caux ou vétérinaires, ou encore le matériel contaminé en laboratoire de
recherche ou d'analyses biologiques. Les déchets potentiellement
contaminés par des agents biologiques pathogènes représentent des
risques infectieux pour les salariés qui les produisent, mais également
pour les personnels des sociétés de nettoyage, de collecte, de transport
ou de traitement de tels déchets.
Tous ces circuits d’élimination sont encadrés par des règles précises
d’emballage, d'entreposage, de traitement et de traçabilité.
4
Figure 1.
Déchets d'activité de soins Circuits d’élimination
Pièces anatomiques
à risques infectieux des déchets à risques
infectieux et assimilés
et des pièces
anatomiques.
Sortie Pièces
non des déchets
oui non oui
anatomiques
de l’établissement d'origine
producteur ? humaine ?
Regroupement
possible
des déchets
Choix
de la technique
d’élimination
5
DÉFINITION
1 DES DÉCHETS
À RISQUE INFECTIEUX
■ Le risque infectieux
Parmi ces déchets, certains (précisés ci-après) font l'objet d'une régle-
mentation spécifique concernant leur élimination.
7
Les déchets assimilés aux DASRI
Ils présentent les caractéristiques des DASRI et sont issus des activités :
➢ d’enseignement,
➢ de recherche,
➢ de production industrielle,
Tous ces déchets sont classés parmi les déchets dangereux infectieux
(H9) sous le code 18 00 00, selon le décret n°2002-540 du 18 avril 2002
[4]. Ce classement comprend les déchets provenant des soins médicaux
ou vétérinaires et/ou de la recherche associée, à l'exception des déchets
de cuisine et de restauration ne provenant pas directement des soins
médicaux.
8
QUI EST RESPONSABLE
D E L ’ É L I M I N AT I O N
DES DÉCHETS ?
2
L’obligation d’éliminer les DASRI et assimilés ainsi que les pièces anato-
miques incombe aux producteurs de tels déchets [3] :
➢ l’établissement de santé, l’établissement d’enseignement, l’établis-
sement de recherche ou l’établissement industriel ;
➢ la personne morale (groupement doté d'une personnalité juridique -
ex : association, société, état, département…) pour le compte de laquelle
un professionnel de santé exerce son activité productrice de déchets ;
➢ la personne physique qui exerce l’activité productrice de déchets (ex :
les professionnels de la santé en exercice libéral, les patients s'administrant
eux-mêmes leur traitement…).
Les déchets peuvent être regroupés, c’est-à-dire que les DASRI et assi-
milés, provenant de producteurs multiples, peuvent être immobilisés
provisoirement dans un même local. Les installations de regroupement
font alors l’objet d’une déclaration en préfecture par son exploitant.
Cette déclaration doit obligatoirement préciser le lieu d’implantation,
les coordonnées de l’exploitant et les modalités techniques de fonc-
tionnement de l’installation.
Dépôt.
ries [6],
■ des associations ad hoc, dont les coûts sont assu-
10
EMBALL AGE
DES DÉCHETS 3
Étant donné leur danger, les déchets d'activités de soins à risques
infectieux et assimilés nécessitent des emballages prévenant la
propagation et l'inoculation accidentelle des agents potentielle-
ment pathogènes.
Les DASRI doivent être séparés des autres déchets dès leur pro-
duction et placés dans des emballages spécifiques [3]. Si les
déchets d’activités de soins et assimilés sont mélangés dans un
même contenant à des déchets non dangereux, l’ensemble est
considéré comme infectieux et éliminé en tant que DASRI [8]. Tri immédiat des déchets.
Types de déchets
Perforants Solides Mous Liquides Pièces
anatomiques
humaines
Sac en plastique (1, 2)
Sac en papier doublé
intérieurement de plastique (1, 2)
Caisse en carton avec sac
plastique intérieur (1)
Boîte et minicollecteur
Fût et jerricane en plastique
Emballage étanche
pour liquides
Emballage rigide compatible
avec la crémation
(1) Ne peuvent recevoir les déchets perforants que si ces derniers sont préalablement conditionnés dans des boîtes ou
minicollecteurs.
(2) Après leur fermeture définitive, ils doivent être déposés dans des caisses en carton avec sac plastique, des fûts ou
jerricanes en plastique, ou encore des grands emballages ou grands récipients pour vrac.
11
par une filière spécifique aux déchets dangereux garantissant l'inciné-
ration à 1200°C.
Le tri des DASRI (et donc le choix de l'emballage) se fait en fonction des
propriétés physiques du déchet : perforant, solide, mou, liquide
(tableau 2) [10, 11, 12]. Il est également important de savoir si les
déchets sont susceptibles de contenir des agents transmissibles non
conventionnels (ATNC). En effet, ces déchets suivent un circuit d’élimi-
nation spécifique différent de celui des autres DASRI.
Les emballages des DASRI sont à usage unique. Ces emballages doi-
vent pouvoir être fermés temporairement en cours d’utilisation et doi-
vent être fermés définitivement avant leur enlèvement [3, 10, 11]. Un
arrêté du 24/11/2003 modifié et différentes normes [13 à 15] précisent
les caractéristiques de chaque emballage (annexe 3). Il existe également
une marque NF (marque NF 302) concernant les emballages pour
déchets d'activités de soins perforants.
13
ENTREPOSAGE
4 DES DÉCHETS
Les DASRI et assimilés doivent être entreposés dans des conditions par-
ticulières. Ainsi, à l'exception des pièces anatomiques, il est interdit de
congeler les déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés
en vue de leur entreposage. Il est également interdit de compacter les
poches ou bocaux contenant des liquides biologiques, les récipients et
débris de verre [8].
■ Lieux d'entreposage
14
Production de DASRI supérieure à 5 kg par mois
Entreposage intérieur
15
Entreposage extérieur
■ Durée d'entreposage
Tableau 3.
Quantité de DASRI et assimilés (d) Durée maximale entre la production
Durée maximale
entre la production produite sur un même site des déchets et leur incinération ou
des déchets et prétraitement par désinfection
leur incinération
ou prétraitement d > 100 kg/semaine 72 h
par désinfection
5 kg/mois < d ≤ 100 kg/semaine 7 jours
d ≤ 5 kg/mois 3 mois
16
Conditions et durée d'entreposage
des pièces anatomiques [8]
usage.
■ Les enceintes sont identifiées comme telles.
Tableau 4.
Quantité de DASRI et assimilés (d) Durée maximale entre l’évacuation Durée maximale
regroupés dans un même lieu des déchets du lieu de production entre l’évacuation
et leur incinération ou prétraitement des déchets du lieu
par désinfection de production et
leur incinération
ou prétraitement
d > 100 kg/semaine 72 h par désinfection
d ≤ 100 kg/semaine 7 jours
17
TRANSPORT
5 DES DÉCHETS
Dès lors que les déchets à risque infectieux empruntent une voie
publique, leur conditionnement, étiquetage et transport sont soumis
aux dispositions de l’arrêté relatif au transport des marchandises dan-
gereuses par route (dit arrêté ADR) [16] (annexe 4). Cet arrêté regroupe
les matières infectieuses dans la classe 6.2 avec des numéros ONU dif-
férents selon l’espèce potentiellement infectée (l’homme ou l’animal)
et la pathogénicité du micro-organisme.
Ainsi, les déchets de classe 6.2 peuvent avoir théoriquement trois numé-
ros ONU :
➢ n° ONU 3291 :
■ les déchets d'activité de soins ayant une probabilité faible de contenir
➢ n° ONU 2900 :
■ les déchets contenant des agents biologiques provoquant une invali-
dité permanente ou une maladie mortelle/potentiellement mortelle
pour l'animal uniquement ;
■ les cultures* contenant des agents biologiques ne provoquant pas une
18
➢ n° ONU 2814 :
■ les déchets contenant des agents biologiques provoquant une invali-
Lorsque les déchets infectieux de code ONU 3291 sont transportés par
route et lorsque la quantité de DASRI manipulée par opération de char-
gement est supérieure à 333 kg, un conseiller à la sécurité doit être dési-
gné par l'établissement producteur de déchets, étant donné que cet
établissement procède au minimum aux activités d'emballage de ces
déchets. Pour tout envoi par route de matières infectieuses de code
ONU 2900 et 2814, un conseiller à la sécurité doit être impérativement
désigné quelle que soit la quantité transportée [17].
19
PRÉTRAITEMENT
1 DES DÉCHETS
21
I N C I N É R AT I O N
7 DES DÉCHETS
En l’absence de prétraitement, les déchets sont incinérés en tant que
DASRI :
➢ sur le site de production (ces incinérateurs sont pro-
gressivement arrêtés) ;
➢ en Usine d’incinération d’ordures ménagères
(UIOM). L’admission des DASRI est conditionnée par
l’arrêté préfectoral d’autorisation de l’installation ;
➢ en installation centrale spécialisée, qui peut être une
usine d’incinération spécifique aux DASRI ou une usine
de traitement de déchets industriels.
Transport dans une usine
d’incinération des DASRI.
La température des gaz lors de l'incinération des DASRI doit être portée
à 850°et le taux d'imbrûlés ne doit pas dépasser 3 %.
Les récipients des DASRI font l’objet, à leur réception dans les centres
d’incinération, d’un contrôle visuel. Toute anomalie entraîne le refus
Introduction
automatique d’un GRV des déchets, voire du lot concerné [26, 27].
dans le four.
La manutention et le transport des récipients se font dans
des conteneurs rigides, clos et à fond étanche, de manière
à préserver l’intégrité de ces récipients jusqu’à leur intro-
duction dans le four et éviter l'exposition du personnel.
Celui-ci portera, en plus de sa tenue de travail, des gants
étanches jetables ou lavables, résistants aux manipulations
des conteneurs. Le personnel doit également respecter les
mesures d'hygiènes de base, consistant à ne pas manger,
boire ou fumer sur le lieu de travail et se laver les mains
après manipulation des conteneurs.
Dans les UIOM, les déchets infectieux ne transitent pas par la fosse
d'entreposage des déchets non dangereux. Les DASRI et assimilés sont
incinérés dans les 48 h au plus tard [27]. Les récipients sont introduits
22
directement dans le four, sans manipulation humaine, par l’intermé-
diaire de systèmes automatiques périodiquement désinfectés : une tré-
mie, un sas de chargement gravitaire ou encore un poussoir. Les DASRI
ne peuvent être enfournés que lors du fonctionnement normal de l’ins-
tallation, qui exclut notamment les phases de démarrage ou d’extinc-
tion du four.
23
TRAÇ ABILITÉ DE L A
8 F I L I È R E D ’ É L I M I N AT I O N
24
Production Regroupement Personne Type de Personne Tableau 5 (suite).
de déchets des déchets émettant les document recevant les Contrôle des filières
(d) provenant de documents documents d’élimination des DASRI
producteurs et assimilés et des pièces
multiples anatomiques d’origine
humaine
d > 5 kg Oui Le producteur Un bon de prise en Le prestataire
par mois de déchets charge (annexe 6) assurant le
qui accompagne regroupement
les déchets jusqu’à
l’installation
destinataire
25
Production Regroupement Personne Type de Personne
de déchets des déchets émettant les document recevant les
(d) provenant de documents documents
producteurs
multiples
d ≤ 5 kg Oui ou non Le producteur Un bon de prise en Le prestataire
par mois de déchets charge (annexe 6) assurant le
qui accompagne regroupement
les déchets jusqu’à
l’installation
destinataire
(1) Les déchetteries regroupant les DASRI des professionnels de la santé en exercice libéral doivent
également émettre un bon de prise en charge, puis un bordereau «Élimination des déchets d'acti-
vités de soins à risques infectieux» (CERFA n° 11352*01) et un récapitulatif annuel des opérations
d'incinération.
26
Production Regroupement Personne Type de Personne Tableau 5 (suite).
de déchets des déchets émettant les document recevant les Contrôle des filières
(d) provenant de documents documents d’élimination des DASRI
producteurs et assimilés et des pièces
multiples anatomiques d’origine
humaine
Pièces – Le producteur Un bordereau Le prestataire
anatomiques de pièces « Élimination des assurant la
d’origine anatomiques pièces anatomiques crémation
humaine d’origine humaine » des pièces
[CERFA n° 11350*01] anatomiques
(annexe 7)
où chaque pièce est
identifiée de façon à
garantir l’anonymat
27
F O R M AT I O N
9 E T I N F O R M AT I O N
Étant donné les risques engendrés par les DASRI et les pièces anato-
miques, il est important de respecter les règles de la filière d'élimination
décrites précédemment. Cela nécessite d’informer et de former tout le
personnel susceptible d'entrer en contact avec ces déchets.
28
ANNEXES
29
Annexe 1
Informations devant obligatoirement figurer
dans la convention d’élimination des déchets d'activités
de soins à risques infectieux et assimilés [5]
vices.
■ Durée du service assuré par le prestataire.
■ Modalités de transport.
5° Assurances
■ Engagement du prestataire de services sur le respect de la législation
30
en vigueur concernant l'exercice de sa profession, notamment en Annexe
suite
1
matière de sécurité du travail.
■ Polices d'assurance garantissant la responsabilité civile au titre de la
convention.
6° Conditions financières
■ Coût établi précisant, d'une part, l'unité du calcul du prix facturé au
Annexe 2
Informations devant obligatoirement figurer
dans la convention d’élimination des pièces anatomiques
d’origine humaine [5]
vices.
■ Durée du service assuré par le prestataire.
3° Modalités de la crémation
■ Dénomination et coordonnées du (ou des) crématorium(s) habituel(s).
convention.
5° Conditions financières
■ Coût établi précisant, d'une part, l'unité de calcul du prix facturé au
Annexe 3
Caractéristiques des emballages pour DASRI et assimilés
tique.
■ Les boîtes doivent être équipées d’un dispositif de fermeture provi-
fermeture définitive.
■ La base de l'emballage doit être suffisamment large par rap-
sion suffisante.
■ La couleur dominante doit être le jaune.
35
Annexesuite3 Récipients pour DASRI et assimilés liquides
(arrêté du 24/11/2003 modifié) [10, 11]
■ Emballages de recueil à usage unique.
■ Rigides.
■ Compatibles avec la crémation.
fermeture définitive.
■ Doivent porter les indications suivantes :
36
Grands emballages et grands récipients pour vrac
recevant les DASRI et assimilés préconditionnés
(arrêté du 24/11/2003 modifié) [10, 11]
37
Annexe 4
Détermination des emballages et étiquetages pour le
transport des matières infectieuses par route, selon
l’arrêté ADR [16]
38
I1 – Matières
infectieuses
pour l'homme
n°ONU
2814
+ déchets définis
p. 18
non Emballages
Autoclavage
spécifiques
I2 – Matières
infectieuses
pour l'animal n°ONU
uniquement 2900 oui
+ déchets définis
p. 18
I3 – Déchets
d'activité de soins
ayant une
n°ONU Emballages
probabilité faible
3291 de groupe II
de contenir des
matières infectieuses
(voir détails p. 18)
I4 – Echantillons
de diagnostic :
les matières (hors
cultures au sens de
l'ADR) contenant
des agents
biologiques ne
provoquant pas n°ONU Emballages
une invalidité 3373 spécifiques
permanente ou
une maladie
mortelle/
potentiellement
mortelle pour
l'homme ou
l'animal.
39
Annexesuite4
Emballages spécifiques :
Un ou plusieurs récipients primaires étanches.
Un emballage secondaire étanche,
matériau absorbant (sauf pour les matières solides).
Un emballage extérieur solide de taille minimale
au moins de 10 cm.
Emballages de groupe II :
Emballage étanche, rigide, apte à retenir les liquides,
matériau absorbant.
Les emballages destinés à recevoir les objets tranchants
ou pointus doivent résister aux perforations et retenir
les liquides.
GRV étanche, rigide, apte à retenir les liquides,
matériau absorbant.
Les GRV destinés à recevoir les objets tranchants
ou pointus doivent résister aux perforations.
Les grands emballages pour déchets d’hôpitaux placés
dans des emballages intérieurs : étanches, rigides, aptes
à retenir les liquides, matériau absorbant.
Les grands emballages pour les colis contenant de plus
grandes quantités de liquide doivent être rigides.
Les grands emballages destinés à recevoir les objets
tranchants ou pointus doivent résister aux perforations
et retenir les liquides.
Emballages spécifiques :
Récipient primaire étanche, résistant aux chocs et aux
charges
Un emballage secondaire solide, étanche, matériau
absorbant (sauf pour les matières solides).
Un emballage extérieur avec matériau absorbant
(sauf pour les matières solides) et matières de rembourrage.
40
Étiquetage et marquage :
Étiquette de danger 6.2. M ATI È R E S I N F E CTI E U S E S
E N CA S D E D OM MAG E O U D E FU I TE
N° UN 2814 ou 2900.
AV E RTI R I M M É D I ATE M E N T
L E S AUTO R I T É S
D E L A SA N T É P U B L I Q U E
Étiquetage et marquage :
Étiquette de danger 6.2. M ATI È R E S I N F E CTI E U S E S
N° UN 3291.
E N CA S D E D OM MAG E O U D E FU I TE
AV E RTI R I M M É D I ATE M E N T
L E S AUTO R I T É S
D E L A SA N T É P U B L I Q U E
41
Annexe 5
Liste des appareils de prétraitement validés
par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France
(à la date d’édition)
Liste actualisée sur le site [Link]/DASRI
Box O3
Box O3 International (Hofgut Postfach 128, CH-3073 Gümlingen, Suisse) [20].
Cet appareil de petite dimension est destiné à être placé au sein du ser-
vice et garantit la traçabilité de toutes les manipulations. Il assure, dans
les plus brefs délais, la dénaturation physique des déchets par broyage
et la désinfection par ozone gazeuse, additionnée d'un mélange d'aci-
de acétique et de peroxyde d'hydrogène.
Dipsys 25
SGN (nouvelle adresse : route d’Avignon, 30200 Bagnols-sur-Ceze) [20].
La commercialisation de cet appareil de désinfection a été interrompue
par le fabricant.
Ecodas T300, 1000 et 2000
Ecodas (28, rue de Sébastopol, 59100 Roubaix, tél. : 03 20 70 98 65) [20].
Les DASRI sont introduits dans la chambre supérieure d’une machine,
munie d’un broyeur à haute résistance. Les déchets broyés sont ache-
minés vers la chambre inférieure où ils sont stérilisés par vapeur d’eau
à 138 °C, 3,8 bars, pendant 10 min. Le procédé, entièrement automa-
tique, se déroule selon un cycle moyen de 40 à 60 minutes, et aboutit à
un broyat stérile (abattement = 10-8), dont le volume a été réduit de 80
% par rapport au volume initial.
Ecostéryl 250
Établissements Perrin Frères, maintenant commercialisé par la Société
Vauché (17-19, bd Gambetta, 08200 Sedan, tél. : 03 24 29 03 50) [20].
Les déchets broyés sont véhiculés à travers une enceinte sous micro-
ondes, assurant le chauffage à 100 °C au cœur des déchets et leur
décontamination. Les déchets sont ensuite mis en containers et suivent
la filière des déchets ménagers.
Gabler GDA 130 S
MICLO International SARL (1, av. Pierre-Pflimlin, bât. A, ZI Actipolis 3,
68390 Sausheim, tél. : 03 89 31 68 50) [20].
La fabrication de cet appareil a été abandonnée au profit de la Logmed.
42
Ligne de décontamination Lagarde
Société Lagarde, maintenant commercialisée par la Société DHS (ZA 4, rue
Président-Lecuyer, BP 4, 59880 Saint-Saulve, tél. : 03 27 24 71 42) [20].
Les déchets sont automatiquement chargés dans un autoclave (160 °C
sous 5 bar pendant 45 minutes) puis passent dans un broyeur équipé
d’un système de nettoyage et de désinfection automatique. La capacité
de pré-traitement est de 200 à 250 kg/h.
Logmed
MICLO International SARL (1, av. Pierre-Pflimlin, bât. A, ZI Actipolis 3,
68390 Sausheim, tél. : 03 89 31 68 50) [23].
Les DASRI sont déversés par basculement dans un broyeur monorotor,
puis préchauffés par de l'huile caloporteuse circulant entre les parois.
Les déchets sont uniquement en contact de la vapeur. Au moment du
broyage, les liquides en superflu (urine, sang…) sont aspirés et pompés
dans un circuit de stérilisation (durée de l'intervention : 15 minutes à
115 °C). Les broyats, une fois préchauffés dans la vis inclinée, traversent
une vis horizontale également chauffée par l'enveloppe de l'huile calo-
porteuse. La température est maintenue dans cette vis à 110 °C à l'aide
d'injections de vapeur sur demande du modem et durant le temps
déterminé. Les broyats sont décontaminés et les liquides sont stérilisés
après 35 minutes.
Medical dual system
Société MDS, maintenant commercialisé par Distri Club Medical SA (1,
avenue de Sainte-Austreberthe, 62140 Hesdin, tél. : 03 21 86 64 33) [20].
Les DASRI perforants sont placés dans un récipient métallique jetable
d’environ 2 litres, contenant une cire minérale répartie sur la paroi inté-
rieure du container. En fondant sous l’effet de la chaleur, la cire englobe
les déchets en phase de décontamination. Le cycle de décontamination
est entièrement automatisé et sécurisé, pour un mode de fonctionne-
ment unique : durée-température-verrouillage de la porte.
Sterifant 90/4
Solutech, maintenant commercialisé par la Société JMG Environnement
(Parc d’entreprises « Le Carré d’As », 1, rue Louis-Lépine, 13500 Martigues,
tél. : 04 42 07 29 42) [20].
Ce système, utilisé en configuration mobile ou stationnaire, conjugue
collecte et banalisation des DASRI par traitement thermique, puis
broyage : une aiguille creuse de l’appareil perfore le bouchon à usage
unique d’un conteneur spécifique recyclable. Les DASRI sont alors
maintenus pendant 20 minutes à 105 °C, après une séquence de
43
4 chocs thermiques sous vapeur, suivis de mises sous vide, par injection
Annexesuite5 de vapeur d’eau et intervention de micro-ondes, sous une pression
supérieure à 1 260 mbar. Les déchets sont ensuite automatiquement
vidés dans un broyeur, essorés et rejoignent alors la filière des ordures
ménagères.
Steriflash
TEM (Hôtel d’entreprise, ZI la Pradelle, voie la Pradelle, 31190 Auterive,
tél. 05 34 28 02 34) [22].
Les déchets déposés dans la trémie de récupération sont broyés méca-
niquement et tombent ensuite dans la cuve de traitement. Une fois la
cuve pleine, un cycle de traitement peut alors être lancé. Il s’effectue
automatiquement sur le principe d’injection de vapeur humide satu-
rante fournie par un générateur de vapeur externe à la cuve de traite-
ment assurant une température de 135 °C à la pression de 2,3 bars pen-
dant 20 minutes de palier. En fin de cycle, la porte avant s’ouvre auto-
matiquement et les déchets solides essorés sont déversés par gravité
dans un récipient ; les liquides sont évacués via le réseau d’eaux usées.
Stérigerms
Société Prontex (tél. : 06 22 99 65 17), anciennement Occigerm’,
Occigerm’60 litres commercialisé par la société MIN [20, 21].
Le procédé Stérigerms (12 et 60 L) densifie les DASRI en galette inerte
assimilable aux déchets ménagers. La désinfection se fait par chauffage
à 160 °C pendant 30 minutes à 4,2 bars (cycle complet de 70 minutes).
Stéril’max 100
Société Lagarde, maintenant commercialisée par la Société DHS (ZA 4, rue
Président-Lecuyer, BP 4, 59880 Saint-Saulve, tél. : 03 27 24 71 42) [20].
Après chargement automatique, les déchets sont broyés puis subissent
une alternance d'injection de vapeur et de mise sous vide (températu-
re de l'ordre de 134°C), puis de nouveau broyés. La durée du cycle est
de 45 minutes pour une capacité de 80 à 106 kg/heure.
Sthemos
Société Esys-Montenay, maintenant commercialisé par CGEA - ONYX (Parc
des Fontaines, 169, av. G. Clémenceau, 92000 Nanterre) [20].
Cet appareil est encore en fonctionnement mais n’est plus commercia-
lisé. Il s’agit d’un système automatisé de broyage et de désinfection par
vapeur (150°C) et micro-ondes (2 450 MHz).
44
Virhoplan
Société Epsilon’s, maintenant nommée ECP Group (La Croix d’Anet, 44160
Geneston, tél. : 02 40 26 13 16) [20].
Les déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés sont
introduits dans un déchiqueteur, puis dans un broyeur et acheminés
vers une chambre étanche en dépression, dans laquelle s’effectue la
désinfection par trempage dans un liquide bactéricide, fongicide et
virucide (Dialdanios-R à 2 %). Après évacuation du bain de désinfec-
tion, les déchets broyés sont compressés pour faire pénétrer le produit
désinfectant en profondeur. Après traitement, un contact d'au moins
48 heures est obligatoire pour une action complète du désinfectant. Ce
traitement des déchets permet une réduction du volume initial de
l’ordre de 70 %.
Annexe 6
Informations devant obligatoirement figurer sur le bon
de prise en charge par le prestataire assurant
le regroupement [5]
Dénomination du producteur :
- ses coordonnées,
- code professionnel.
Date de l'enlèvement (ou du dépôt) des déchets.
Dénomination du collecteur :
- ses coordonnées,
- code professionnel.
Dénomination du prestataire assurant le regroupement :
- ses coordonnées,
- code professionnel.
Dénomination de l'installation d'incinération ou de prétraitement
par désinfection :
- ses coordonnées,
- code professionnel.
Signatures du producteur et du prestataire ayant pris les déchets en
charge (sauf dans le cas d'un apport sur une installation de regroupe-
ment automatique avec émission automatique du bon).
45
Annexe 7 Bordereaux de suivi de l'élimination des déchets
d'activités de soins à risques infectieux et des pièces
anatomiques humaines
Cerfa Ministère chargé de la Santé
cerfa
n° 11351*01
Élimination des Code de la Santé publique
BORDEREAU art. R 44-2
de SUIVI
déchets d’activités de soins Arrêté du
à risques infectieux 3 septembre 1999
Producteur N° SIRET
Nom ou dénomination - Adresse Nombre de Volume de chaque
conditionnements remis conditionnement
en litres
Téléphone Fax
Je déclare m’être conformé(e) à l’arrêté du 5 décembre 1996
modifié relatif au transport des matières dangereuses.
Identification des déchets Code de la nomenclature
au titre de l’A.D.R. des déchets
Nom et signature
Collecteur / Transporteur N° SIRET
Nom ou dénomination - Adresse
Nombre de condition- Volume de chaque
nements transportés conditionnement
en litres
Nom et signature
Installation destinataire N° SIRET
Nom ou dénomination - Adresse
Nombre de condition- Volume de chaque
nements pris en charge conditionnement
en litres
46
Ministère chargé de la Santé Cerfa
cerfa
n° 11352*01
Élimination des déchets Code de la Santé publique
BORDEREAU art. R 44-2
d’activités de soins à risques Arrêté du
de SUIVI
infectieux avec regroupement 3 septembre 1999
en litres
Cachet
Je déclare m’être conformé(e) à l’arrêté du 5 décembre 1996
Téléphone Fax modifié relatif au transport des matières dangereuses.
en litres
Téléphone Fax
Nom et signature
en litres
47
Annexesuite7 Ministère chargé de la Santé
cerfa
Code de la Santé publique
BORDEREAU Élimination des pièces art. R 44-8
Cerfa de SUIVI anatomiques humaines Arrêté du
3 septembre 1999
n° 11350*01
Le responsable de l’établissement producteur conserve le feuillet n° 4 après remise des pièces anatomiques.
Le collecteur / transporteur conserve le feuillet n° 3 après remise des pièces anatomiques.
Le responsable du crématorium renvoie le feuillet n° 1 à l’établissement producteur et conserve le feuillet n° 2.
Cachet
Je déclare m’être conformé(e) à l’arrêté du 5 décembre 1996
Téléphone Fax modifié relatif au transport des matières dangereuses.
Cachet
Téléphone Fax
Nom et signature
Date de la crémation
Cachet
Téléphone Fax
J’atteste avoir pris connaissance des informations
déclarées par le producteur
48
Textes de
référence
[1] Décret n° 94-352 du 4 mai 1994, relatif à la protection des tra-
vailleurs contre les risques résultant de leur exposition à des
agents biologiques et modifiant le Code du travail (deuxième
partie : Décrets en Conseil d’État).
[2] Arrêté du 18 juillet 1994 (modifié par les arrêtés du 17 avril 1997
et du 30 juin 1998) fixant la liste des agents biologiques patho-
gènes.
49
[9]
Textes de Circulaire DHOS/E4/DGS/SD7B/DPPR n°2006-58
du 13 février 2006 relative à l'élimination des
référence
suite
déchets générés par les traitements anti-
cancéreux.
50
[17] Circulaire HOS/E 4 n° 2003-325 du 3 juillet 2003 relative à la
désignation de conseillers à la sécurité pour le transport de mar-
chandises dangereuses dans les établissements de santé.
51
[25] Cahier des charges pour les laboratoires candidats à la mise en
Textes de œuvre de tests rapides dans le cadre du dépistage de l’encé-
référence
suite
phalopathie spongiforme bovine. 20 décembre 2000. Ministère
de l’Agriculture.
52
Association française de normalisation (AFNOR)
11 Avenue Francis-de-Préssensé
Adresses
93571 Saint-Denis-la-Plaine Cedex
Tél. 01 41 62 80 00
utiles
Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra)
1-7, rue Jean-Monnet - Parc de la Croix-Blanche
92298 Châtenay-Malabry cedex
Tél. 01 46 11 80 00
Fax 01 46 11 82 50
Journal officiel
26, rue Desaix
75727 Paris cedex 15
[Link]
53
Pour commander les films (en prêt), les brochures et les affiches de l’INRS,
adressez-vous au service prévention de votre CRAM ou CGSS.