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Ed 918

Le document traite de l'élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI) et des réglementations associées. Il décrit les responsabilités des producteurs de déchets, les procédures d'emballage, d'entreposage, de transport et de traitement, ainsi que les risques infectieux liés à ces déchets. L'INRS joue un rôle clé dans la prévention et la diffusion d'informations sur la sécurité au travail en lien avec ces déchets.

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Le document traite de l'élimination des déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI) et des réglementations associées. Il décrit les responsabilités des producteurs de déchets, les procédures d'emballage, d'entreposage, de transport et de traitement, ainsi que les risques infectieux liés à ces déchets. L'INRS joue un rôle clé dans la prévention et la diffusion d'informations sur la sécurité au travail en lien avec ces déchets.

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Déchets infectieux

Élimination des DASRI et assimilés


Prévention et réglementation
L’Institut national de recherche et de sécurité
L’Institut national de recherche et de sécurité
(INRS) est une association déclarée sans but
lucratif (loi du 1er juillet 1901), constituée sous
l’égide de la Caisse nationale de l’assurance
maladie. Il est placé sous la tutelle
des pouvoirs publics et le contrôle financier
de l’État. Son conseil d’administration est
composé en nombre égal de représentants
du Mouvement des entreprises de France
et des organisations syndicales de salariés.

L’INRS apporte son concours aux services


ministériels, à la Caisse nationale
de l’assurance maladie, aux Caisses
régionales d’assurance maladie, aux comités
d’hygiène, de sécurité et des conditions
de travail, aux entreprises, enfin à toute
personne, employeur ou salarié, qui
s’intéresse à la prévention. L’INRS recueille,
élabore et diffuse toute documentation
intéressant l’hygiène et la sécurité du travail :
brochures, dépliants, affiches, films,
renseignements bibliographiques... Il forme
des techniciens de la prévention et procède
en son centre de recherche de Nancy aux
études permettant d’améliorer les conditions
de sécurité et l’hygiène de travail.

Les publications de l'INRS sont distribuées


par les Caisses régionales d'assurance
maladie. Pour les obtenir, adressez-vous
au service prévention de la Caisse régionale
de votre circonscription, dont vous trouverez
l’adresse en fin de brochure.

Les Caisses régionales d’assurance maladie


Les Caisses régionales d’assurance maladie
disposent, pour diminuer les risques
professionnels dans leur région,
d’un service prévention composé
d’ingénieurs-conseils et de contrôleurs
de sécurité. Par les contacts fréquents que
ces derniers ont avec les entreprises, ils sont
à même non seulement de déceler les risques
professionnels particuliers à chacune d’elles,
mais également de préconiser les mesures
préventives les mieux adaptées aux différents
postes dangereux et d’apporter, par leurs
conseils, par la diffusion de la documentation
éditée par l’Institut national de recherche
et de sécurité, une aide particulièrement
efficace à l’action des comités d’hygiène,
de sécurité et des conditions de travail.

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’INRS,


de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite.
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© INRS, 2006. Conception graphique Valérie Causse. Illustration de couverture Bernard Chadebec.
Déchets infectieux
Élimination des DASRI et assimilés
Prévention et réglementation

Christine David
Microbiologiste, INRS

EDaoût918
2006
SOMMAIRE
1. Définition des déchets à risque infectieux 6
2. Qui est responsable de l’élimination des déchets ? 9
3. Emballage des déchets 11
4. Entreposage des déchets 14
5. Transport des déchets 18
6. Prétraitement des déchets 20
7. Incinération des déchets 22
8. Traçabilité de la filière d’élimination 24
9. Formation et information 28
Annexes 29
Annexe 1 - Informations devant obligatoirement figurer
dans la convention d’élimination des déchets d'activité
de soins à risques infectieux et assimilés 30
Annexe 2 - Informations devant obligatoirement figurer
dans la convention d’élimination des pièces
anatomiques d’origine humaine 31
Annexe 3 - Caractéristiques des emballages pour DASRI
et assimilés 32
Annexe 4 - Détermination des emballages et étiquetages
pour le transport des déchets à risques infectieux
par route, selon l’arrêté ADR 38
Annexe 5 - Liste des appareils de prétraitement validés
par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France
(à la date d’édition) 42
Annexe 6 - Informations devant obligatoirement figurer
sur le bon de prise en charge par le prestataire assurant
le regroupement 45
Annexe 7 - Bordereaux de suivi de l'élimination des déchets
d'activité de soins à risques infectieux et des pièces
anatomiques humaines 46
Textes de référence 49
Adresses utiles 53

3
L es déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés
(DASRI) peuvent être produits dans de nombreux secteurs d'activité. Ils
incluent par exemple les pansements et les aiguilles des milieux médi-
caux ou vétérinaires, ou encore le matériel contaminé en laboratoire de
recherche ou d'analyses biologiques. Les déchets potentiellement
contaminés par des agents biologiques pathogènes représentent des
risques infectieux pour les salariés qui les produisent, mais également
pour les personnels des sociétés de nettoyage, de collecte, de transport
ou de traitement de tels déchets.

La transmission des agents biologiques à l'homme peut se faire par


simple contact cutanéo-muqueux, par piqûre, coupure, par inhalation
de particules contaminées (bioaérosols), ou encore par ingestion.
Pour prévenir de tels risques, il est important d'établir des procédures
de travail limitant l'exposition des salariés et de respecter les circuits
d’élimination des déchets d’activités de soins à risques infectieux et
assimilés. Ces déchets doivent être soit incinérés en tant que DASRI, soit
prétraités par des appareils de désinfection, de telle manière qu’ils puis-
sent être incinérés ou stockés en centre de classe 2 comme des déchets
ménagers (figure 1).

Les pièces anatomiques animales sont évacuées vers l'équarrissage,


alors que les pièces anatomiques d'origine humaine sont éliminées par
crémation. Seule cette dernière filière sera détaillée dans ce document.

Tous ces circuits d’élimination sont encadrés par des règles précises
d’emballage, d'entreposage, de traitement et de traçabilité.

4
Figure 1.
Déchets d'activité de soins Circuits d’élimination
Pièces anatomiques
à risques infectieux des déchets à risques
infectieux et assimilés
et des pièces
anatomiques.

Sortie Pièces
non des déchets
oui non oui
anatomiques
de l’établissement d'origine
producteur ? humaine ?

Emballage Emballage Emballage Emballage


réglementaire réglementaire réglementaire réglementaire
+ spécifications + spécifications + spécifications
ADR(1) ADR(1) ADR(1)
Lieux et durée
d'entreposage Lieux et durée Lieux et durée Lieux et durée
définis d'entreposage d'entreposage d'entreposage
définis définis définis

Transport Transport Transport


par route par route par route
selon ADR selon ADR selon ADR

Regroupement
possible
des déchets

Choix
de la technique
d’élimination

Prétraitement par des


appareils validés
par le CSHPF(2)

(1) Accord européen relatif


au transport international
Incinération ou Équarrissage Crémation des marchandises
Incinération Dangereuses par Route.
stockage des pièces des pièces (2) Conseil Supérieur
comme d’Hygiène Publique de
comme déchets anatomiques anatomiques
DASRI(3) France.
ménagers animales humaines (3) Déchets d’Activités de
Soins à Risques Infectieux.

5
DÉFINITION
1 DES DÉCHETS
À RISQUE INFECTIEUX
■ Le risque infectieux

On parle de risque infectieux lorsque des personnes peuvent être expo-


sées à des agents biologiques susceptibles de provoquer une infection.
Les agents biologiques sont les micro-organismes (bactéries, virus,
agents transmissibles non conventionnels – ou prions –, champignons),
y compris les micro-organismes génétiquement modifiés, les cultures
cellulaires et les endoparasites humains, susceptibles de provoquer une
infection, une allergie ou une intoxication [1]. Ces agents biologiques
ont été classés en quatre groupes en fonction de l'importance du risque
infectieux qu'ils présentent (tableau 1) [1]. Une liste des agents biolo-
giques appartenant aux groupes 2, 3 et 4 est dressée dans l’arrêté du 18
juillet 1994 modifié [2].

Tableau 1. Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3 Groupe 4


Classement
des agents Susceptible de provoquer
biologiques non oui grave grave
une maladie chez l’homme
Constitue un danger
- oui sérieux sérieux
pour les travailleurs
Propagation peu
- possible élevée
dans la collectivité probable
Existence d’une prophylaxie
- oui oui non
ou d’un traitement efficace

L'exposition varie en fonction des activités de travail, qui


vont ou non favoriser la transmission des agents biolo-
giques par les voies cutanéo-muqueuses, respira-
toires ou digestives.
6
■ Les déchets

Les déchets d’activités de soins sont définis précisément par le décret


n° 97-1048 du 6 novembre 1997 [3] comme des déchets issus des acti-
vités :
➢ de diagnostic,
➢ de suivi et de traitement préventif, curatif ou palliatif,

dans les domaines de :


➢ la médecine humaine,
➢ la médecine vétérinaire.

Parmi ces déchets, certains (précisés ci-après) font l'objet d'une régle-
mentation spécifique concernant leur élimination.

Les déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI)

Ils répondent aux critères ci-dessus et contiennent des


micro-organismes viables ou leurs toxines, dont on sait
ou dont on a de bonnes raisons de croire, qu’en raison
de leur nature, de leur quantité ou de leur métabolisme,
ils causent une maladie chez l’homme ou chez d’autres
organismes vivants.
Élimination des DASRI
Font également partie des DASRI, même en l’absence de en laboratoire.
risque infectieux :
➢ les matériels et matériaux piquants ou coupants destinés à l’aban-
don, qu’ils aient été ou non en contact avec un produit biologique ;
➢ les produits sanguins à usage thérapeutique incomplètement utilisés
ou arrivés à péremption ;
➢ les déchets anatomiques humains, correspondant à des fragments
humains non aisément identifiables.

7
Les déchets assimilés aux DASRI

Ils présentent les caractéristiques des DASRI et sont issus des activités :
➢ d’enseignement,
➢ de recherche,
➢ de production industrielle,

dans les domaines de :


➢ la médecine humaine,
➢ la médecine vétérinaire.

Sont également assimilées aux DASRI, les activités dans le domaine de


la thanatopraxie.
Les équipements de protection individuelle non réutilisables, portés par
des salariés exposés à des agents biologiques, sont considérés comme
des déchets contaminés [1].

Les pièces anatomiques

Elles suivent une filière d'élimination parallèle. Sont considérés comme


pièces anatomiques : des organes, des membres, des fragments d’or-
ganes ou de membres aisément identifiables par un non-spécialiste.

Tous ces déchets sont classés parmi les déchets dangereux infectieux
(H9) sous le code 18 00 00, selon le décret n°2002-540 du 18 avril 2002
[4]. Ce classement comprend les déchets provenant des soins médicaux
ou vétérinaires et/ou de la recherche associée, à l'exception des déchets
de cuisine et de restauration ne provenant pas directement des soins
médicaux.

8
QUI EST RESPONSABLE
D E L ’ É L I M I N AT I O N
DES DÉCHETS ?
2
L’obligation d’éliminer les DASRI et assimilés ainsi que les pièces anato-
miques incombe aux producteurs de tels déchets [3] :
➢ l’établissement de santé, l’établissement d’enseignement, l’établis-
sement de recherche ou l’établissement industriel ;
➢ la personne morale (groupement doté d'une personnalité juridique -
ex : association, société, état, département…) pour le compte de laquelle
un professionnel de santé exerce son activité productrice de déchets ;
➢ la personne physique qui exerce l’activité productrice de déchets (ex :
les professionnels de la santé en exercice libéral, les patients s'administrant
eux-mêmes leur traitement…).

Ces personnes peuvent confier l’élimination de leurs déchets d’activités


de soins et assimilés à un prestataire de service et doivent alors établir
une convention écrite (annexe 1). Toute modification fera l’objet d’un
avenant établi dans les mêmes formes [5].

Les déchets peuvent être regroupés, c’est-à-dire que les DASRI et assi-
milés, provenant de producteurs multiples, peuvent être immobilisés
provisoirement dans un même local. Les installations de regroupement
font alors l’objet d’une déclaration en préfecture par son exploitant.
Cette déclaration doit obligatoirement préciser le lieu d’implantation,
les coordonnées de l’exploitant et les modalités techniques de fonc-
tionnement de l’installation.

Tout producteur de pièces anatomiques d’origine humaine faisant


appel à un prestataire doit également établir une convention avec
l’exploitant du crématorium et, le cas échéant, avec le transporteur
(annexe 2) [5].
9
Collecteur automatique Les professionnels de la santé en exercice libéral ont la possibilité
des DASRI
de déposer leurs DASRI dans des collecteurs automatiques de cer-
taines déchetteries. Il appartient à la collectivité de se prononcer
sur la possibilité d'accepter ces déchets et de déterminer les
limites et les conditions de ce service [6]. Chaque adhérent, muni
de sa clé électronique nominative dépose alors son emballage
spécifique chargé de déchets. Le logiciel d'exploitation identifie
chaque dépôt et permet la délivrance d'un bon de prise en
charge après traitement en centre agréé.

Dépôt.

L'élimination des DASRI des personnes


en autotraitement

Les particuliers en autotraitement (exerçant sur


eux-mêmes un acte de soin, sans intervention
directe d'un professionnel de santé) ont à leur dis-
position plusieurs filières d'élimination, auprès
desquelles ils peuvent se renseigner [7] :
Réception. ■ les établissements de santé peuvent prendre en

charge ces déchets,


■ des prestataires privés peuvent assurer la collecte

à domicile ou mettre en place des points de col-


lecte (liste des prestataires et tarifs conseillés dis-
ponibles en préfecture),
■ des bornes de collecte dans certaines déchette-

ries [6],
■ des associations ad hoc, dont les coûts sont assu-

rés par les adhérents et éventuellement des sub-


ventions locales.

10
EMBALL AGE
DES DÉCHETS 3
Étant donné leur danger, les déchets d'activités de soins à risques
infectieux et assimilés nécessitent des emballages prévenant la
propagation et l'inoculation accidentelle des agents potentielle-
ment pathogènes.
Les DASRI doivent être séparés des autres déchets dès leur pro-
duction et placés dans des emballages spécifiques [3]. Si les
déchets d’activités de soins et assimilés sont mélangés dans un
même contenant à des déchets non dangereux, l’ensemble est
considéré comme infectieux et éliminé en tant que DASRI [8]. Tri immédiat des déchets.

A noter que les déchets souillés de médicaments anticancéreux peuvent


être collectés en mélange avec les DASRI à condition qu'ils soient élimi-
nés dans des installations d'incinération des DASRI [9]. Ces déchets ne Tableau 2.
peuvent en aucun cas être dirigés par une filière d'élimination par pré- Choix des emballages
pour DASRI et assimilés
traitement. Les médicaments anticancéreux et les filtres des systèmes de et pièces anatomiques
ventilation des enceintes de confinement sont impérativement éliminés humaines

Types de déchets
Perforants Solides Mous Liquides Pièces
anatomiques
humaines
Sac en plastique (1, 2)
Sac en papier doublé
intérieurement de plastique (1, 2)
Caisse en carton avec sac
plastique intérieur (1)
Boîte et minicollecteur
Fût et jerricane en plastique
Emballage étanche
pour liquides
Emballage rigide compatible
avec la crémation
(1) Ne peuvent recevoir les déchets perforants que si ces derniers sont préalablement conditionnés dans des boîtes ou
minicollecteurs.
(2) Après leur fermeture définitive, ils doivent être déposés dans des caisses en carton avec sac plastique, des fûts ou
jerricanes en plastique, ou encore des grands emballages ou grands récipients pour vrac.
11
par une filière spécifique aux déchets dangereux garantissant l'inciné-
ration à 1200°C.

Le tri des DASRI (et donc le choix de l'emballage) se fait en fonction des
propriétés physiques du déchet : perforant, solide, mou, liquide
(tableau 2) [10, 11, 12]. Il est également important de savoir si les
déchets sont susceptibles de contenir des agents transmissibles non
conventionnels (ATNC). En effet, ces déchets suivent un circuit d’élimi-
nation spécifique différent de celui des autres DASRI.

Les emballages des DASRI sont à usage unique. Ces emballages doi-
vent pouvoir être fermés temporairement en cours d’utilisation et doi-
vent être fermés définitivement avant leur enlèvement [3, 10, 11]. Un
arrêté du 24/11/2003 modifié et différentes normes [13 à 15] précisent
les caractéristiques de chaque emballage (annexe 3). Il existe également
une marque NF (marque NF 302) concernant les emballages pour
déchets d'activités de soins perforants.

De façon générale, ces emballages doivent :


➢ être résistants et imperméables,
➢ avoir une couleur dominante jaune,
➢ avoir un repère horizontal indiquant la limite de remplissage,
➢ porter le symbole « danger biologique »,
M ATI È R E S I N F E CTI E U S E S
E N CA S D E D OM MAG E O U D E FU I TE
AV E RTI R I M M É D I ATE M E N T
L E S AUTO R I T É S
D E L A SA N T É P U B L I Q U E
➢ porter le nom du producteur.
6
Le choix de l’emballage est également guidé par la filière d’élimination
des déchets. En effet, si les DASRI et les pièces anatomiques sortent de
l’établissement, les emballages doivent répondre également aux exi-
gences de la réglementation sur le transport de marchandises dange-
reuses par route, dit arrêté ADR [16] (voir chap. 5). Si un emballage
Utilisation d’emballage
agréé ADR. n’est pas agréé ADR, il sera placé dans un suremballage
agréé (grand emballage, grand récipient pour vrac) (voir
définitions ci-contre).

Lors des manipulations générant des DASRI, l'opérateur


doit avoir à sa disposition les emballages adaptés à tous les
types de déchets qu'il produit. Il doit mettre immédiate-
ment les déchets dans les emballages disposés à portée de
12
main ; notamment, mettre immédiatement l'aiguille usagée dans un
récipient prévu pour les déchets piquants, coupants.

Le déplacement des emballages pour DASRI vers leur lieu d'entrepo-


sage doit se faire en respectant certaines mesures de prévention. Il
convient de s’assurer de la fermeture hermétique de
l’emballage, de son intégrité et de sa propreté (éven-
tuellement procéder à une décontamination externe).
Il est également conseillé de porter des gants
étanches jetables ou lavables, résistants aux manipu-
lations des emballages. Le port d’équipement de pro-
tection ne dispense pas du respect des mesures d’hy-
giène, consistant à ne pas manger, boire ou fumer sur
le lieu de travail et se laver les mains après manipula- Grand récipient pour vrac
tion des emballages. (GRV).

Définitions des emballages


selon l’arrêté ADR
Emballage : un récipient et tous les autres élé-
ments ou matériaux nécessaires pour permettre au
récipient de remplir sa fonction de rétention.
Grand emballage : un emballage qui consiste en
un emballage extérieur contenant des objets ou
des emballages intérieurs. Il est conçu pour une
manutention mécanique et présente une masse
nette > 400 kg ou une contenance > 450 L, mais un
volume ne dépassant pas 3 m3.
Grand récipient pour vrac (GRV) : un emballage
transportable rigide ou souple, dont la conte-
nance ne dépassent pas 3 m3 pour les matières
solides et liquides des groupes d’emballage II
(voir chap. 5), conçu pour une manutention méca-
nique, et pouvant résister aux sollicitations pro-
duites lors de la manutention et du transport.

13
ENTREPOSAGE
4 DES DÉCHETS

Les DASRI et assimilés doivent être entreposés dans des conditions par-
ticulières. Ainsi, à l'exception des pièces anatomiques, il est interdit de
congeler les déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés
en vue de leur entreposage. Il est également interdit de compacter les
poches ou bocaux contenant des liquides biologiques, les récipients et
débris de verre [8].

Lorsqu'un établissement comporte plusieurs unités pro-


ductrices de DASRI, il est possible de créer des entrepo-
sages intermédiaires, où les emballages pleins sont
déposés temporairement avant leur déplacement vers le
lieu d'entreposage centralisé, d'où les déchets seront
enlevés en vue de leur élimination. Dans un souci de tra-
çabilité, il est recommandé à chaque unité productrice
de DASRI de noter sur les emballages pleins, ses coor-
données et la date d'entreposage des déchets.
Évacuation d’un GRV
du lieu d’entreposage
intermédiaire.

■ Lieux d'entreposage

Afin de limiter au maximum le contact avec les DASRI, il est préférable


de situer les lieux d'entreposage en retrait des zones d'activité et à dis-
tance de prises d'air neuf de ventilation. De plus, pour une plus grande
fonctionnalité, ces lieux d'entreposage doivent être faciles d'accès,
notamment pour les véhicules de collecte.

14
Production de DASRI supérieure à 5 kg par mois
Entreposage intérieur

L’entreposage intérieur, à envisager en priorité, se fait


dans des locaux devant répondre à un certain nombre
de critères [8] :
➢ ils sont réservés à l’entreposage des déchets et peu-
vent servir, le cas échéant, à l’entreposage des DASRI ;
➢ une inscription mentionnant leur usage est apposée
Salle d’entreposage
de manière apparente sur la porte ; des déchets.
➢ leur surface est adaptée à la quantité de déchets entreposés ;
➢ ils ne reçoivent que des déchets préalablement emballés ;
➢ les emballages non autorisés pour le transport sur la voie publique
(arrêté ADR) doivent être placés dans de grands récipients pour vrac,
étanches et facilement lavables ;
➢ la distinction entre les emballages contenant des déchets d'activités
de soins à risques infectieux et assimilés et les emballages contenant
d’autres types de déchets doit être évidente ;
➢ ils offrent une sécurité optimale contre les risques de dégradation et
de vol ;
➢ ils sont identifiés comme à risques particuliers au sens du règlement
de sécurité contre les risques d’incendie ;
➢ ils sont correctement ventilés et éclairés et permettent une protection
des déchets contre les intempéries et la chaleur ;
➢ ils sont munis de dispositifs appropriés pour prévenir la pénétration
des animaux ;
➢ le sol et les parois de ces locaux sont lavables ;
➢ ils sont l’objet d’un nettoyage régulier et chaque fois que cela est
nécessaire ;
➢ ils possèdent une arrivée et une évacuation des eaux de lavage,
dotées de dispositifs antiretour permettant d’isoler le local des réseaux
d’eaux sanitaires et d’eaux usées. Cette disposition ne s’applique pas
aux locaux d’entreposage situés à l’intérieur des unités de soins des éta-
blissements de santé.

15
Entreposage extérieur

Lorsque la configuration d’un établissement ne permet pas la création


de locaux spécifiques, les emballages pleins de déchets d'activités de
soins à risques infectieux peuvent être entreposés sur une aire exté-
rieure située dans l’enceinte de l’établissement [8]. Cette aire, respec-
tant les dispositions ci-dessus, est équipée d’un toit et délimitée par un
grillage continu et une porte permettant une fermeture efficace.
Il est strictement interdit de regrouper et d’entreposer des déchets d'ac-
tivités de soins à risques infectieux et assimilés sur des aires extérieures
situées en dehors de l’enceinte d’un établissement de santé.

Production de DASRI inférieure ou égale à 5 kg par mois

Lorsque la production de DASRI et assimilés ne dépasse pas 5 kg/mois,


leur entreposage se fait dans des emballages spécifiques (chap. 3), à
l’écart des sources de chaleur [8].

■ Durée d'entreposage

Les déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés peuvent


être entreposés pendant une durée maximale déterminée en fonction
de la production du site (tableaux 3 et 4) [8]. Celui-ci est défini comme
un lieu, relevant d’une même personne juridique, non traversé par une
voie publique, où sont installées les activités génératrices des déchets.

Tableau 3.
Quantité de DASRI et assimilés (d) Durée maximale entre la production
Durée maximale
entre la production produite sur un même site des déchets et leur incinération ou
des déchets et prétraitement par désinfection
leur incinération
ou prétraitement d > 100 kg/semaine 72 h
par désinfection
5 kg/mois < d ≤ 100 kg/semaine 7 jours

Quantité de DASRI et assimilés (d) Durée maximale entre la production


produite sur un même site des déchets et leur enlèvement

d ≤ 5 kg/mois 3 mois

16
Conditions et durée d'entreposage
des pièces anatomiques [8]

■ Les pièces anatomiques préalablement condi-


tionnées sont entreposées à des températures
comprises entre 0 et 5 °C pendant 8 jours, ou
congelées et éliminées rapidement.
■ Lorsque l'enceinte frigorifique ou de congélation

est placée dans le local pour déchets, le groupe fri-


gorifique doit être disposé à l'extérieur du local.
■ Les enceintes sont exclusivement réservées à cet

usage.
■ Les enceintes sont identifiées comme telles.

■ L’accès aux enceintes est réservé aux personnes

assurant l’entreposage ou l’évacuation des pièces


anatomiques.
■ Les pièces anatomiques d’origine humaine ne

peuvent pas être entreposées dans une même


enceinte frigorifique ou de congélation que les
pièces anatomiques d’origine animale.
■ Les pièces anatomiques d’origine humaine peu-

vent être entreposées dans une chambre mortuai-


re à l’intérieure d’une case réfrigérée réservée à cet
usage.

Tableau 4.
Quantité de DASRI et assimilés (d) Durée maximale entre l’évacuation Durée maximale
regroupés dans un même lieu des déchets du lieu de production entre l’évacuation
et leur incinération ou prétraitement des déchets du lieu
par désinfection de production et
leur incinération
ou prétraitement
d > 100 kg/semaine 72 h par désinfection
d ≤ 100 kg/semaine 7 jours

17
TRANSPORT
5 DES DÉCHETS

Dès lors que les déchets à risque infectieux empruntent une voie
publique, leur conditionnement, étiquetage et transport sont soumis
aux dispositions de l’arrêté relatif au transport des marchandises dan-
gereuses par route (dit arrêté ADR) [16] (annexe 4). Cet arrêté regroupe
les matières infectieuses dans la classe 6.2 avec des numéros ONU dif-
férents selon l’espèce potentiellement infectée (l’homme ou l’animal)
et la pathogénicité du micro-organisme.

Ainsi, les déchets de classe 6.2 peuvent avoir théoriquement trois numé-
ros ONU :
➢ n° ONU 3291 :
■ les déchets d'activité de soins ayant une probabilité faible de contenir

des matières infectieuses ;


■ les déchets contenant des agents biologiques ne provoquant pas une

invalidité permanente ou une maladie mortelle/potentiellement mor-


telle pour l'homme ou l'animal. Si ces agents biologiques se trouvent
amplifiés dans des cultures*, celles-ci doivent être classées sous le code
ONU 2900 ou 2814 ;

➢ n° ONU 2900 :
■ les déchets contenant des agents biologiques provoquant une invali-
dité permanente ou une maladie mortelle/potentiellement mortelle
pour l'animal uniquement ;
■ les cultures* contenant des agents biologiques ne provoquant pas une

invalidité permanente ou une maladie mortelle/potentiellement mor-


telle pour l'animal uniquement ;

*L'ADR entend par culture, les cultures destinées à la production


volontaire d'agents pathogènes et non pas les cultures destinées à
des fins diagnostiques et cliniques.

18
➢ n° ONU 2814 :
■ les déchets contenant des agents biologiques provoquant une invali-

dité permanente ou une maladie mortelle/potentiellement mortelle


pour l'homme ;
■ les cultures* contenant des agents biologiques ne provoquant pas une

invalidité permanente ou une maladie mortelle/potentiellement mor-


telle pour l'homme.

Toutefois, la réglementation, relative aux mesures de prévention dans


les laboratoires et industries où sont manipulés des agents biologiques
pathogènes, précise qu'il faut inactiver (chimiquement ou par auto-
clave) les déchets issus les salles de niveau de confinement 3 et 4. Or,
l’autoclavage des déchets qui relèvent manifestement des groupes de
risque infectieux 3 et 4 permet de considérer que le risque infectieux est
suffisamment diminué (sans toutefois être supprimé) pour qu’ils puis-
sent être classés sous le n° ONU 3291, cité ci-dessus [17].

À ce numéro ONU correspondent des conditions d'emballages, d'éti-


quetage et des procédures de traçabilité. Les déchets de n° ONU 3291
sont ainsi transportés dans des emballages répondant aux dispositions
de l’arrêté du 24/11/2003 modifié [10, 11] et aux spécifications de l’ar-
rêté ADR sur les emballages du groupe II : étanches, rigides, aptes à
retenir les liquides (annexe 4).

Le producteur de déchet peut transporter ses DASRI et assimilés de code


ONU 3291 dans son véhicule personnel ou dans un véhicule de service,
dans la mesure où la masse transportée demeure inférieure ou égale à
15 kg, sans obligation particulière d'équipement du véhicule [16].

Lorsque les déchets infectieux de code ONU 3291 sont transportés par
route et lorsque la quantité de DASRI manipulée par opération de char-
gement est supérieure à 333 kg, un conseiller à la sécurité doit être dési-
gné par l'établissement producteur de déchets, étant donné que cet
établissement procède au minimum aux activités d'emballage de ces
déchets. Pour tout envoi par route de matières infectieuses de code
ONU 2900 et 2814, un conseiller à la sécurité doit être impérativement
désigné quelle que soit la quantité transportée [17].
19
PRÉTRAITEMENT
1 DES DÉCHETS

■ Les déchets solides

Les déchets d’activités de soins à risque infectieux et assimilés doivent


être soit incinérés en tant que DASRI, soit prétraités de telle manière
qu’ils puissent ensuite être collectés et traités par les communes et les
groupements de communes comme déchets ménagers.
Le prétraitement peut se faire dans l’établissement producteur de
DASRI ou par un prestataire extérieur. Cette opération consiste en une
désinfection (chimique ou thermique) associée à une modification de
l'apparence des DASRI.
Seuls les appareils de prétraitement validés par le Conseil supérieur
d’hygiène publique de France (CSHPF) doivent être utilisés [3, 18]. Les
Exemple d’appareil de circulaires 2000-292, 2002-472 et 2004-32 ainsi que l’avis du CSHPF du
prétraitement (Logmed).
4 juillet 2000 [19, 21 à 23] listent les appareils de désinfection validés
(annexe 5).
L’autoclavage des déchets d'activité de soins à risques infectieux et
assimilés ne remplace en aucun cas le prétraitement et encore moins
l’incinération.
Les déchets issus des appareils de prétraitement sont considérés comme
des déchets ménagers et sont incinérés comme tels dans les Usines d’in-
cinération d’ordures ménagères (UIOM). Ces déchets ne peuvent pas
être compostés [3].

■ Les déchets liquides

Le traitement des effluents liquides potentiellement infectieux varie en


fonction de l’activité. En effet, les effluents issus de laboratoires de
recherche peuvent présenter simultanément plusieurs risques : biolo-
giques, chimiques ou encore radioactifs. Le traitement de l’effluent se
fera en fonction de l’importance de chacun de ces risques.
20
Ainsi, des effluents à risques infectieux et radioactifs sont pris en charge
par l’Agence nationale des déchets radioactifs (si la période des radioélé-
ments est supérieure à 100 jours) ou sont entreposés de façon à permettre
une décroissance radioactive (si la période des radioéléments est infé-
rieure à 100 jours). Dans ce dernier cas, après contrôle de leur radioacti-
vité, les effluents sont évacués selon la filière des effluents infectieux [24].
Les effluents des automates d'analyses, pouvant présenter des risques
chimiques et biologiques, seront, selon les préconisations du fabricant,
désinfectés chimiquement, puis évacués au titre des déchets liquides à
risque chimique. La désinfection doit s’effectuer par une méthode fiable
et validée scientifiquement, adaptée aux agents pathogènes suscep-
tibles d’être présents dans l’effluent et respectant le temps de contact
nécessaire à une efficacité maximale.
D'autres techniques, actuellement à l'étude, consistent à gélifier les
effluents afin de les éliminer comme déchets infectieux solides.

Les DASRI susceptibles de contenir des ATNC


La désinfection des DASRI, susceptibles de conte-
nir des ATNC (Agents transmissibles non conven-
tionnels, ou prions) est interdite, même lorsque les
déchets désinfectés sont destinés à l’incinération.
Ces déchets doivent être éliminés par incinération
dans une filière d’élimination des déchets d'activi-
té de soins [20].
Les déchets liquides, susceptibles d’être contaminés
par des ATNC, peuvent être soit additionnés d’eau
de Javel (concentration finale 6° chlorométrique)
pendant une nuit, en présence ou non de soude
(concentration finale 1N), soit être stockés pendant
une nuit dans des bidons étanches remplis pour
moitié de soude 2 N (concentration finale 1N).
Les bidons sont ensuite éliminés au titre de
déchets présentant un risque chimique, ou dans le
cadre des stations de traitement des effluents en
place dans le laboratoire [25].

21
I N C I N É R AT I O N
7 DES DÉCHETS
En l’absence de prétraitement, les déchets sont incinérés en tant que
DASRI :
➢ sur le site de production (ces incinérateurs sont pro-
gressivement arrêtés) ;
➢ en Usine d’incinération d’ordures ménagères
(UIOM). L’admission des DASRI est conditionnée par
l’arrêté préfectoral d’autorisation de l’installation ;
➢ en installation centrale spécialisée, qui peut être une
usine d’incinération spécifique aux DASRI ou une usine
de traitement de déchets industriels.
Transport dans une usine
d’incinération des DASRI.
La température des gaz lors de l'incinération des DASRI doit être portée
à 850°et le taux d'imbrûlés ne doit pas dépasser 3 %.

Les récipients des DASRI font l’objet, à leur réception dans les centres
d’incinération, d’un contrôle visuel. Toute anomalie entraîne le refus
Introduction
automatique d’un GRV des déchets, voire du lot concerné [26, 27].
dans le four.
La manutention et le transport des récipients se font dans
des conteneurs rigides, clos et à fond étanche, de manière
à préserver l’intégrité de ces récipients jusqu’à leur intro-
duction dans le four et éviter l'exposition du personnel.
Celui-ci portera, en plus de sa tenue de travail, des gants
étanches jetables ou lavables, résistants aux manipulations
des conteneurs. Le personnel doit également respecter les
mesures d'hygiènes de base, consistant à ne pas manger,
boire ou fumer sur le lieu de travail et se laver les mains
après manipulation des conteneurs.

Dans les UIOM, les déchets infectieux ne transitent pas par la fosse
d'entreposage des déchets non dangereux. Les DASRI et assimilés sont
incinérés dans les 48 h au plus tard [27]. Les récipients sont introduits
22
directement dans le four, sans manipulation humaine, par l’intermé-
diaire de systèmes automatiques périodiquement désinfectés : une tré-
mie, un sas de chargement gravitaire ou encore un poussoir. Les DASRI
ne peuvent être enfournés que lors du fonctionnement normal de l’ins-
tallation, qui exclut notamment les phases de démarrage ou d’extinc-
tion du four.

Après déchargement de leur contenu dans le


four, les conteneurs sont lavés et désinfectés inté-
rieurement et extérieurement sur le site. Cette
opération doit se faire en limitant les risques
d'exposition aux agents biologiques. Il est ainsi
déconseillé de nettoyer ces conteneurs à l'aide
d'un jet haute pression qui disperserait dans l'air
les agents pathogènes potentiellement présents
sur les surfaces. Il est recommandé d’utiliser des
systèmes de nettoyage automatique et de porter
des équipements protégeant contre les risques
d'éclaboussures et de contact cutanéo-muqueux. Lavage automatique
des GRV.

Les conteneurs vides, propres et désinfectés, s’ils ne sont pas immédia-


tement repris, sont entreposés dans un local distinct prévu à cet usage
[27].

Les pièces anatomiques

Les pièces anatomiques d’origine humaine doi-


vent être incinérées dans un crématorium autorisé
dont le gestionnaire est titulaire d’une habilita-
tion. L’incinération est effectuée en dehors des
heures d’ouverture du crématorium au public.
Les pièces anatomiques d’origine animale desti-
nées à l’abandon sont acheminées vers les établis-
sements d’équarrissage autorisés [3].

23
TRAÇ ABILITÉ DE L A
8 F I L I È R E D ’ É L I M I N AT I O N

Tout mouvement de DASRI et assimilés, entre producteur et prestataire,


fait l’objet de rédaction de documents afin de suivre chaque étape de
leur élimination (tableau 5) [5]. Les bordereaux, les bons de prise en
charge et les états récapitulatifs sont conservés pendant trois ans et
tenus à la disposition des services compétents de l’état.

Tableau 5. Production Regroupement Personne Type de Personne


Contrôle des filières de déchets des déchets émettant les document recevant les
d’élimination des DASRI (d) provenant de documents documents
et assimilés et des pièces producteurs
anatomiques d’origine multiples
humaine
d > 5 kg Non Le producteur Un bordereau Le
par mois de déchets « Élimination des prestataire
déchets d'activités assurant
de soins à risques l’incinération
infectieux »[CERFA ou le
n° 11351*01] prétraitement
(annexe 7) des déchets
qui accompagne
les déchets jusqu’à
l’installation
destinataire

Le prestataire Le bordereau signé Le producteur


assurant mentionnant la de déchets
l’incinération date d’incinération
ou le ou de
prétraitement prétraitement,
des déchets envoyé dans un
délai d’un mois

24
Production Regroupement Personne Type de Personne Tableau 5 (suite).
de déchets des déchets émettant les document recevant les Contrôle des filières
(d) provenant de documents documents d’élimination des DASRI
producteurs et assimilés et des pièces
multiples anatomiques d’origine
humaine
d > 5 kg Oui Le producteur Un bon de prise en Le prestataire
par mois de déchets charge (annexe 6) assurant le
qui accompagne regroupement
les déchets jusqu’à
l’installation
destinataire

Le prestataire Un bordereau Le prestataire


assurant le « Élimination assurant
regroupement des déchets l’incinération
d'activités de ou le
soins à risques prétraitement
infectieux » des déchets
[CERFA n° 11352*01]
(annexe 7)
+ la liste de tous
les producteurs.
Les documents
accompagnent
les déchets jusqu’à
l’installation
destinataire

Le prestataire Le bordereau signé Le prestataire


assurant mentionnant la assurant le
l’incinération date d’incinération regroupement
ou le ou de
prétraitement prétraitement,
des déchets envoyé dans un
délai d’un mois

Le prestataire Une copie du Le producteur


assurant le bordereau signé de déchets
regroupement mentionnant la
date d’incinération
ou de prétraitement,
envoyée dans un
délai d’un mois

25
Production Regroupement Personne Type de Personne
de déchets des déchets émettant les document recevant les
(d) provenant de documents documents
producteurs
multiples
d ≤ 5 kg Oui ou non Le producteur Un bon de prise en Le prestataire
par mois de déchets charge (annexe 6) assurant le
qui accompagne regroupement
les déchets jusqu’à
l’installation
destinataire

Le prestataire Un bordereau Le prestataire


assurant le « Élimination assurant
regroupement(1) des déchets l’incinération
d'activités de ou le
soins à risques prétraitement
infectieux » des déchets
[CERFA n° 11352*01]
(annexe 7)
+ la liste de tous
les producteurs.
Les documents
accompagnent
les déchets jusqu’à
l’installation
d’incinération ou
de prétraitement

Le prestataire Le bordereau Le prestataire


assurant signé mentionnant assurant le
l’incinération ou la date d’incinération regroupement
le prétraitement ou de prétraitement
des déchets dans un délai
d’un mois

Le prestataire Un état récapitulatif Le producteur


assurant le annuel des de déchets
regroupement opérations
d’incinération ou
de prétraitement

(1) Les déchetteries regroupant les DASRI des professionnels de la santé en exercice libéral doivent
également émettre un bon de prise en charge, puis un bordereau «Élimination des déchets d'acti-
vités de soins à risques infectieux» (CERFA n° 11352*01) et un récapitulatif annuel des opérations
d'incinération.

26
Production Regroupement Personne Type de Personne Tableau 5 (suite).
de déchets des déchets émettant les document recevant les Contrôle des filières
(d) provenant de documents documents d’élimination des DASRI
producteurs et assimilés et des pièces
multiples anatomiques d’origine
humaine
Pièces – Le producteur Un bordereau Le prestataire
anatomiques de pièces « Élimination des assurant la
d’origine anatomiques pièces anatomiques crémation
humaine d’origine humaine » des pièces
[CERFA n° 11350*01] anatomiques
(annexe 7)
où chaque pièce est
identifiée de façon à
garantir l’anonymat

Le prestataire Le bordereau signé Le prestataire


assurant mentionnant la date assurant
la crémation d’incinération, la crémation
des pièces envoyé dans un des pièces
anatomiques délai d’un mois anatomiques

Les établissements de santé consignent


sur un registre, les informations sur l’identification
de la pièce anatomique, la date de production,
la date d’enlèvement et la date de crémation.

Les crématoriums consignent sur un registre, les


informations sur l’identification de l’établissement
producteur, de la pièce anatomique et la date de
crémation.

27
F O R M AT I O N
9 E T I N F O R M AT I O N

Étant donné les risques engendrés par les DASRI et les pièces anato-
miques, il est important de respecter les règles de la filière d'élimination
décrites précédemment. Cela nécessite d’informer et de former tout le
personnel susceptible d'entrer en contact avec ces déchets.

L’information passe par la rédaction de procédures décrivant clairement


la filière des déchets, ainsi que les responsabilités et les devoirs de cha-
cun (chercheur, technicien, agent de nettoyage…). Les procédures pré-
ciseront les mesures de prévention dans les conditions normales de tra-
vail, mais également dans les cas de dysfonctionnement.

A ces procédures, il convient d’associer une formation de tous les


membres du personnel sur les risques encourus par les personnes et
l’environnement, ainsi que les moyens mis en place pour les prévenir.
Cette formation fera ressortir la nécessité de respecter les procédures de
prévention et rappellera les bonnes pratiques de manipulation des
DASRI. Elle doit être envisagée pour le personnel nouvellement recruté,
les intérimaires et doit être régulièrement renouvelée pour tout le per-
sonnel.

Des vérifications périodiques de l’application des procédures permet-


tront d’assurer la qualité de la gestion des déchets. Ces contrôles porte-
ront sur la mise à disposition des procédures, les pratiques opératoires,
la gestion et la spécificité des emballages, le remplissage des embal-
lages, l'entreposage des déchets et les bordereaux de suivi d’élimina-
tion.

28
ANNEXES

29
Annexe 1
Informations devant obligatoirement figurer
dans la convention d’élimination des déchets d'activités
de soins à risques infectieux et assimilés [5]

1° Objet de la convention et parties contractantes


■ Objet de la convention.

■ Coordonnées administratives du producteur et du prestataire de ser-

vices.
■ Durée du service assuré par le prestataire.

2° Modalités de conditionnement, d'entreposage, de collecte et de


transport
■ Modalités de conditionnement. Description du système d'identifica-

tion des conditionnements de chaque producteur initial.


■ Fréquence de collecte.

■ Modalités de transport.

■ Engagement du prestataire de services à respecter des durées, pour la

collecte et le transport, fixées au préalable et permettant au producteur


de se conformer aux délais qui lui sont imposés pour l'élimination des
déchets qu'il produit.

3° Modalités du prétraitement ou de l'incinération


■ Dénomination et coordonnées de l’installation ou des installations de

prétraitement ou d'incinération habituelles.


■ Dénomination et coordonnées de l'installation de prétraitement ou

d'incinération prévue en cas d'arrêt momentané des installations habi-


tuelles.
■ Engagement du prestataire de services à prétraiter ou à incinérer les

déchets dans des installations conformes à la réglementation.

4° Modalités de refus de prise en charge des déchets

5° Assurances
■ Engagement du prestataire de services sur le respect de la législation

30
en vigueur concernant l'exercice de sa profession, notamment en Annexe
suite
1
matière de sécurité du travail.
■ Polices d'assurance garantissant la responsabilité civile au titre de la

convention.

6° Conditions financières
■ Coût établi précisant, d'une part, l'unité du calcul du prix facturé au

producteur et, d'autre part, ce qu'il englobe, notamment le condition-


nement, le transport, le prétraitement ou l'incinération.
■ Formules de révision des prix.

7° Clauses de résiliation de la convention

Annexe 2
Informations devant obligatoirement figurer
dans la convention d’élimination des pièces anatomiques
d’origine humaine [5]

1° Objet de la convention et parties contractantes


■ Objet de la convention.

■ Coordonnées administratives du producteur et du prestataire de ser-

vices.
■ Durée du service assuré par le prestataire.

2° Modalités de conditionnement, d'enlèvement, de transport et de


réception par le crématorium

3° Modalités de la crémation
■ Dénomination et coordonnées du (ou des) crématorium(s) habituel(s).

■ Dénomination et coordonnées du crématorium prévu en cas d'arrêt

momentané des installations habituelles.


■ Engagement du prestataire de services à pratiquer la crémation des

pièces anatomiques dans des installations conformes à la réglementa-


tion.
31
4° Assurances
■ Engagement du prestataire de services sur le respect de la législation

en vigueur concernant l'exercice de sa profession, notamment en


matière de sécurité du travail.
■ Polices d'assurance garantissant la responsabilité civile au titre de la

convention.

5° Conditions financières
■ Coût établi précisant, d'une part, l'unité de calcul du prix facturé au

producteur et, d'autre part, ce qu'il englobe, notamment le condition-


nement, le transport, le traitement.
■ Formules de révision des prix.

6° Clauses de résiliation de la convention

Annexe 3
Caractéristiques des emballages pour DASRI et assimilés

Boîtes et minicollecteurs pour les déchets piquants, coupants


(arrêté du 24/11/2003 modifié, norme NF X 30-500, décembre 1999)
[10, 11, 13]

■ Résistants aux perforations.


■ Capacité utile inférieure ou égale à 0,5 l pour les minicollecteurs et
inférieure ou égale à 10 l pour les boîtes.
■ Capacité utile de 80 ± 5 % de la capacité réelle.

■ Les boîtes d’une capacité utile supérieure à 2 l doivent comporter un

organe de préhension sûr et aisé.


■ Les minicollecteurs doivent être équipés d’un obturateur automa-

tique.
■ Les boîtes doivent être équipées d’un dispositif de fermeture provi-

soire et d’un dispositif de fermeture définitive.


■ L’orifice d’introduction des déchets doit être suffisant, dégagé de la

zone de préhension et au-dessus de la limite de remplissage.


32
■ La couleur dominante doit être le jaune.
■ Doivent satisfaire aux essais d'étanchéité à l'eau, de chute, de perfo-
Annexe
suite
3
ration et de levage,
■ Ces emballages doivent porter les indications suivantes :

- la capacité utile préconisée par le fabricant, exprimée en litres


- un repère horizontal indiquant la limite de remplissage,
- la capacité utile,
- l'étiquette « danger biologique », sauf pour les emballages
agréés ADR ayant déjà l'étiquette danger n° 6.2,
- la référence commerciale et les indications ou dessins d’as-
semblage et de fermeture,
- l'identification du producteur,
- les emballages autoclavables doivent porter la mention « auto-
clavable à 121°C »,
- les boîtes doivent porter des mentions supplémentaires :
•les indications ou dessins d'assemblage et de ferme-
ture,
• « Ne jamais forcer pour l’introduction des déchets »,
• « Obligation de support », le cas échéant.

Fûts et jerricanes en plastique pour les déchets piquants, coupants


(arrêté du 24/11/2003 modifié, norme NF X30-505) [10, 11, 14]

■ Résistants aux perforations.


■ Capacité utile supérieure à 10 l et capacité réelle inférieure à 60 l.
■ Comportant au moins une poignée de préhension sûre et aisée.

■ Équipés d’un dispositif de fermeture provisoire et d’un dispositif de

fermeture définitive.
■ La base de l'emballage doit être suffisamment large par rap-

port à la hauteur afin d'éviter tout reversement.


■ L'orifice d'introduction des déchets doit être de dimen-

sion suffisante.
■ La couleur dominante doit être le jaune.

■ Doivent satisfaire aux essais d'étanchéité à l'eau, de

chute, de perforation et de levage.


33
Annexesuite3 ■ Doivent porter les indications suivantes :
- la capacité utile préconisée par le fabricant, exprimée en litres,
- un repère horizontal indiquant la limite de remplissage,
- la mention « déchets d'activités de soins à risques infectieux »,
- la mention « masse brute maximale à ne pas
dépasser… kg »,
- l'étiquette « danger biologique », sauf pour les emballages
agréés ADR ayant déjà l'étiquette danger n° 6.2,
- les indications ou dessins d'assemblage et de fermeture,
- la mention « ne jamais forcer pour l'introduction des
déchets »,
- la mention « déchets à éliminer conformément à la réglemen-
tation en vigueur »,
- les emballages autoclavables doivent porter la mention « auto-
clavable à X°C »,
- l'identification du producteur.

Caisses pour les DASRI et assimilés solides


(arrêté du 24/11/2003 modifié) [10, 11]

■Caisses en carton avec sac en plastique aussi appelées


« emballages combinés ».
■ Volume maximum de 60 l.

■ Équipées d’un dispositif de fermeture provisoire et d’un

dispositif de fermeture définitive.


■ Les sacs doivent être fermés à l'aide d'un lien solidaire de l'emballage.

■ Possèdent un dispositif de préhension externe.

■ La couleur dominante doit être le jaune.

■ Doivent satisfaire au minimum aux essais :

- d'étanchéité à l'eau (20 % de la capacité) en position normale


pendant 72 h,
- de levage prévus dans la norme NF X 30-500,
- de gerbage selon les modalités de l'arrêté ADR.
■ Doivent porter les indications suivantes :

- le schéma d’assemblage, d'ouverture et de fermeture,


- un repère horizontal indiquant la limite de remplissage,
34
- la mention « déchets d'activités de soins à risques infectieux »,
- la mention « masse brute maximale à ne pas dépasser… kg »,
- l'étiquette « danger biologique », sauf pour les emballages
agréés ADR ayant déjà l'étiquette danger n° 6.2,
- un pictogramme précisant qu'il est interdit de collecter les
déchets perforants non préconditionnés,
- l’identification du producteur.

Sacs pour DASRI et assimilés solides et mous


(arrêté du 24/11/2003 modifié, norme NF X 30-501) [10, 11, 15]

■ Sacs en plastique et sacs en papier doublés intérieurement de


matière plastique.
■ Les assemblages du fond et des côtés doivent être collés, soudés,

etc., de façon à assurer l’étanchéité du sac.


■ Volume maximum de 110 l.

■ La limite de remplissage est indiquée sur le sac de façon à per-

mettre une fermeture correcte et une préhension par sa partie


supérieure.
■ Les matériaux constitutifs répondent aux exigences de l’incinération

en vue de limiter les rejets atmosphériques nocifs.


■ L’extérieur des sacs doit être uniformément jaune.

■ Doivent satisfaire aux essais de tenue aux déchets humide, de chute,

de déchirement et de résistance du lien.


■ Les emballages doivent porter les indications suivantes :

- un repère horizontal indiquant la limite de remplissage,


- le symbole « danger biologique »,
- un pictogramme précisant qu'il est interdit de collecter les
déchets perforants non préconditionnés,
- l’identification du producteur.

35
Annexesuite3 Récipients pour DASRI et assimilés liquides
(arrêté du 24/11/2003 modifié) [10, 11]
■ Emballages de recueil à usage unique.

■ Doivent répondre aux essais d'étanchéité à l'eau (80 % de la capacité)

en position retournée pendant 72 h.


■ Munis d’une fermeture définitive.

■ La couleur dominante doit être le jaune.

■ Doivent porter les indications suivantes :

- un repère horizontal indiquant la limite de remplissage,


- la mention « déchets d'activités de soins à risques infectieux »,
- l'étiquette « danger biologique », sauf pour les emballages
agréés ADR ayant déjà l'étiquette danger n° 6.2,
- l’identification du producteur.

Emballages pour les pièces anatomiques d'origine humaine


(arrêté du 24/11/2003 modifié) [10, 11]

■ Rigides.
■ Compatibles avec la crémation.

■ Homologués au titre de l'ADR.

■ Équipés d’un dispositif de fermeture provisoire et d’un dispositif de

fermeture définitive.
■ Doivent porter les indications suivantes :

- la mention « pièces anatomiques d'origine humaine destinées


à la crémation »,
- le nom du producteur.

36
Grands emballages et grands récipients pour vrac
recevant les DASRI et assimilés préconditionnés
(arrêté du 24/11/2003 modifié) [10, 11]

■ Réutilisables, pouvant être nettoyés et désinfectés.


■ Rigides.

■ Homologués au titre de l'ADR.

■ Équipés d’un dispositif de fermeture complète.

■ La couleur dominante doit être le jaune.

■ Portant les indications suivantes :

- la mention « déchets d'activités de soins à risques infectieux »


lisibles à plusieurs mètres, sur deux côtés opposés,
- un pictogramme précisant qu'il est interdit de collecter les
déchets perforants non préconditionnés,
- l’identification du producteur.

37
Annexe 4
Détermination des emballages et étiquetages pour le
transport des matières infectieuses par route, selon
l’arrêté ADR [16]

■ Les produits ne contenant pas d'agents pathogènes.


■ Les produits ayant une probabilité faible de contenir

des agents pathogènes ou dans lesquels la concentration


Pas
des agents pathogènes est identique à la concentration
matière
observée dans la nature.
infectieuse :
■ Les produits transportés à des fins d'emballage final, ou
non
de distribution à usage médical, ou particulier pour les soumis
soins de santé. à l'ADR
■ Le sang, les tissus et organes destinés à des transfu-

sions, des transplantations et des préparations de pro-


duits.

■ Les matières infectieuses dont on sait ou dont on a des


raisons de croire qu'elles contiennent des agents patho- Matière
gènes. infectieuse :
■ Les échantillons de diagnostic. classe 6.2
■ Les déchets d’hôpital (DASRI et assimilés).

38
I1 – Matières
infectieuses
pour l'homme
n°ONU
2814
+ déchets définis
p. 18
non Emballages
Autoclavage
spécifiques
I2 – Matières
infectieuses
pour l'animal n°ONU
uniquement 2900 oui
+ déchets définis
p. 18

I3 – Déchets
d'activité de soins
ayant une
n°ONU Emballages
probabilité faible
3291 de groupe II
de contenir des
matières infectieuses
(voir détails p. 18)

I4 – Echantillons
de diagnostic :
les matières (hors
cultures au sens de
l'ADR) contenant
des agents
biologiques ne
provoquant pas n°ONU Emballages
une invalidité 3373 spécifiques
permanente ou
une maladie
mortelle/
potentiellement
mortelle pour
l'homme ou
l'animal.

39
Annexesuite4

Emballages spécifiques :
 Un ou plusieurs récipients primaires étanches.
 Un emballage secondaire étanche,
matériau absorbant (sauf pour les matières solides).
 Un emballage extérieur solide de taille minimale
au moins de 10 cm.

Emballages de groupe II :
 Emballage étanche, rigide, apte à retenir les liquides,
matériau absorbant.
Les emballages destinés à recevoir les objets tranchants
ou pointus doivent résister aux perforations et retenir
les liquides.
 GRV étanche, rigide, apte à retenir les liquides,
matériau absorbant.
Les GRV destinés à recevoir les objets tranchants
ou pointus doivent résister aux perforations.
 Les grands emballages pour déchets d’hôpitaux placés
dans des emballages intérieurs : étanches, rigides, aptes
à retenir les liquides, matériau absorbant.
Les grands emballages pour les colis contenant de plus
grandes quantités de liquide doivent être rigides.
Les grands emballages destinés à recevoir les objets
tranchants ou pointus doivent résister aux perforations
et retenir les liquides.

Emballages spécifiques :
 Récipient primaire étanche, résistant aux chocs et aux
charges
 Un emballage secondaire solide, étanche, matériau
absorbant (sauf pour les matières solides).
 Un emballage extérieur avec matériau absorbant
(sauf pour les matières solides) et matières de rembourrage.

40
Étiquetage et marquage :
 Étiquette de danger 6.2. M ATI È R E S I N F E CTI E U S E S
E N CA S D E D OM MAG E O U D E FU I TE

 N° UN 2814 ou 2900.
AV E RTI R I M M É D I ATE M E N T
L E S AUTO R I T É S
D E L A SA N T É P U B L I Q U E

 Désignation officielle pour le 6


code 2814 : « Matière infectieuse pour
Agrément
l'homme » ; pour le code 2900 : « Matière
par organisme
infectieuse pour les animaux uniquement »
agréé
 Marquage :
type d'emballage/groupe d'emballage et
masse brute maximale/année de fabrication
u /Pays/code organisme d’agrément/code ou
n nom du fabricant.

Étiquetage et marquage :
Étiquette de danger 6.2. M ATI È R E S I N F E CTI E U S E S

 N° UN 3291.
E N CA S D E D OM MAG E O U D E FU I TE
AV E RTI R I M M É D I ATE M E N T
L E S AUTO R I T É S
D E L A SA N T É P U B L I Q U E

 Désignation officielle : « Déchet 6


Agrément d'hôpital, non spécifié, NSA* » ou
par organisme « Déchet (bio)médical, NSA » ou
agréé « Déchet médical réglementé, NSA »
 Marquage :
u type d'emballage/groupe d'emballage et
n masse brute maximale/année de fabrication/
Pays/code organisme d’agrément/code ou
nom du fabricant

Auto-agrément Chaque colis doit porter sous une forme claire et


ou agrément durable la mention :
par organisme
« Échantillons de diagnostic » ou « Échantillons
agréé
cliniques »
* NSA : non spécifié
par ailleurs

41
Annexe 5
Liste des appareils de prétraitement validés
par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France
(à la date d’édition)
Liste actualisée sur le site [Link]/DASRI
Box O3
Box O3 International (Hofgut Postfach 128, CH-3073 Gümlingen, Suisse) [20].
Cet appareil de petite dimension est destiné à être placé au sein du ser-
vice et garantit la traçabilité de toutes les manipulations. Il assure, dans
les plus brefs délais, la dénaturation physique des déchets par broyage
et la désinfection par ozone gazeuse, additionnée d'un mélange d'aci-
de acétique et de peroxyde d'hydrogène.
Dipsys 25
SGN (nouvelle adresse : route d’Avignon, 30200 Bagnols-sur-Ceze) [20].
La commercialisation de cet appareil de désinfection a été interrompue
par le fabricant.
Ecodas T300, 1000 et 2000
Ecodas (28, rue de Sébastopol, 59100 Roubaix, tél. : 03 20 70 98 65) [20].
Les DASRI sont introduits dans la chambre supérieure d’une machine,
munie d’un broyeur à haute résistance. Les déchets broyés sont ache-
minés vers la chambre inférieure où ils sont stérilisés par vapeur d’eau
à 138 °C, 3,8 bars, pendant 10 min. Le procédé, entièrement automa-
tique, se déroule selon un cycle moyen de 40 à 60 minutes, et aboutit à
un broyat stérile (abattement = 10-8), dont le volume a été réduit de 80
% par rapport au volume initial.
Ecostéryl 250
Établissements Perrin Frères, maintenant commercialisé par la Société
Vauché (17-19, bd Gambetta, 08200 Sedan, tél. : 03 24 29 03 50) [20].
Les déchets broyés sont véhiculés à travers une enceinte sous micro-
ondes, assurant le chauffage à 100 °C au cœur des déchets et leur
décontamination. Les déchets sont ensuite mis en containers et suivent
la filière des déchets ménagers.
Gabler GDA 130 S
MICLO International SARL (1, av. Pierre-Pflimlin, bât. A, ZI Actipolis 3,
68390 Sausheim, tél. : 03 89 31 68 50) [20].
La fabrication de cet appareil a été abandonnée au profit de la Logmed.
42
Ligne de décontamination Lagarde
Société Lagarde, maintenant commercialisée par la Société DHS (ZA 4, rue
Président-Lecuyer, BP 4, 59880 Saint-Saulve, tél. : 03 27 24 71 42) [20].
Les déchets sont automatiquement chargés dans un autoclave (160 °C
sous 5 bar pendant 45 minutes) puis passent dans un broyeur équipé
d’un système de nettoyage et de désinfection automatique. La capacité
de pré-traitement est de 200 à 250 kg/h.
Logmed
MICLO International SARL (1, av. Pierre-Pflimlin, bât. A, ZI Actipolis 3,
68390 Sausheim, tél. : 03 89 31 68 50) [23].
Les DASRI sont déversés par basculement dans un broyeur monorotor,
puis préchauffés par de l'huile caloporteuse circulant entre les parois.
Les déchets sont uniquement en contact de la vapeur. Au moment du
broyage, les liquides en superflu (urine, sang…) sont aspirés et pompés
dans un circuit de stérilisation (durée de l'intervention : 15 minutes à
115 °C). Les broyats, une fois préchauffés dans la vis inclinée, traversent
une vis horizontale également chauffée par l'enveloppe de l'huile calo-
porteuse. La température est maintenue dans cette vis à 110 °C à l'aide
d'injections de vapeur sur demande du modem et durant le temps
déterminé. Les broyats sont décontaminés et les liquides sont stérilisés
après 35 minutes.
Medical dual system
Société MDS, maintenant commercialisé par Distri Club Medical SA (1,
avenue de Sainte-Austreberthe, 62140 Hesdin, tél. : 03 21 86 64 33) [20].
Les DASRI perforants sont placés dans un récipient métallique jetable
d’environ 2 litres, contenant une cire minérale répartie sur la paroi inté-
rieure du container. En fondant sous l’effet de la chaleur, la cire englobe
les déchets en phase de décontamination. Le cycle de décontamination
est entièrement automatisé et sécurisé, pour un mode de fonctionne-
ment unique : durée-température-verrouillage de la porte.
Sterifant 90/4
Solutech, maintenant commercialisé par la Société JMG Environnement
(Parc d’entreprises « Le Carré d’As », 1, rue Louis-Lépine, 13500 Martigues,
tél. : 04 42 07 29 42) [20].
Ce système, utilisé en configuration mobile ou stationnaire, conjugue
collecte et banalisation des DASRI par traitement thermique, puis
broyage : une aiguille creuse de l’appareil perfore le bouchon à usage
unique d’un conteneur spécifique recyclable. Les DASRI sont alors
maintenus pendant 20 minutes à 105 °C, après une séquence de
43
4 chocs thermiques sous vapeur, suivis de mises sous vide, par injection
Annexesuite5 de vapeur d’eau et intervention de micro-ondes, sous une pression
supérieure à 1 260 mbar. Les déchets sont ensuite automatiquement
vidés dans un broyeur, essorés et rejoignent alors la filière des ordures
ménagères.
Steriflash
TEM (Hôtel d’entreprise, ZI la Pradelle, voie la Pradelle, 31190 Auterive,
tél. 05 34 28 02 34) [22].
Les déchets déposés dans la trémie de récupération sont broyés méca-
niquement et tombent ensuite dans la cuve de traitement. Une fois la
cuve pleine, un cycle de traitement peut alors être lancé. Il s’effectue
automatiquement sur le principe d’injection de vapeur humide satu-
rante fournie par un générateur de vapeur externe à la cuve de traite-
ment assurant une température de 135 °C à la pression de 2,3 bars pen-
dant 20 minutes de palier. En fin de cycle, la porte avant s’ouvre auto-
matiquement et les déchets solides essorés sont déversés par gravité
dans un récipient ; les liquides sont évacués via le réseau d’eaux usées.
Stérigerms
Société Prontex (tél. : 06 22 99 65 17), anciennement Occigerm’,
Occigerm’60 litres commercialisé par la société MIN [20, 21].
Le procédé Stérigerms (12 et 60 L) densifie les DASRI en galette inerte
assimilable aux déchets ménagers. La désinfection se fait par chauffage
à 160 °C pendant 30 minutes à 4,2 bars (cycle complet de 70 minutes).
Stéril’max 100
Société Lagarde, maintenant commercialisée par la Société DHS (ZA 4, rue
Président-Lecuyer, BP 4, 59880 Saint-Saulve, tél. : 03 27 24 71 42) [20].
Après chargement automatique, les déchets sont broyés puis subissent
une alternance d'injection de vapeur et de mise sous vide (températu-
re de l'ordre de 134°C), puis de nouveau broyés. La durée du cycle est
de 45 minutes pour une capacité de 80 à 106 kg/heure.
Sthemos
Société Esys-Montenay, maintenant commercialisé par CGEA - ONYX (Parc
des Fontaines, 169, av. G. Clémenceau, 92000 Nanterre) [20].
Cet appareil est encore en fonctionnement mais n’est plus commercia-
lisé. Il s’agit d’un système automatisé de broyage et de désinfection par
vapeur (150°C) et micro-ondes (2 450 MHz).
44
Virhoplan
Société Epsilon’s, maintenant nommée ECP Group (La Croix d’Anet, 44160
Geneston, tél. : 02 40 26 13 16) [20].
Les déchets d'activités de soins à risques infectieux et assimilés sont
introduits dans un déchiqueteur, puis dans un broyeur et acheminés
vers une chambre étanche en dépression, dans laquelle s’effectue la
désinfection par trempage dans un liquide bactéricide, fongicide et
virucide (Dialdanios-R à 2 %). Après évacuation du bain de désinfec-
tion, les déchets broyés sont compressés pour faire pénétrer le produit
désinfectant en profondeur. Après traitement, un contact d'au moins
48 heures est obligatoire pour une action complète du désinfectant. Ce
traitement des déchets permet une réduction du volume initial de
l’ordre de 70 %.

Annexe 6
Informations devant obligatoirement figurer sur le bon
de prise en charge par le prestataire assurant
le regroupement [5]

 Dénomination du producteur :
- ses coordonnées,
- code professionnel.
 Date de l'enlèvement (ou du dépôt) des déchets.
 Dénomination du collecteur :
- ses coordonnées,
- code professionnel.
 Dénomination du prestataire assurant le regroupement :
- ses coordonnées,
- code professionnel.
 Dénomination de l'installation d'incinération ou de prétraitement
par désinfection :
- ses coordonnées,
- code professionnel.
 Signatures du producteur et du prestataire ayant pris les déchets en
charge (sauf dans le cas d'un apport sur une installation de regroupe-
ment automatique avec émission automatique du bon).
45
Annexe 7 Bordereaux de suivi de l'élimination des déchets
d'activités de soins à risques infectieux et des pièces
anatomiques humaines
Cerfa Ministère chargé de la Santé
cerfa
n° 11351*01
Élimination des Code de la Santé publique
BORDEREAU art. R 44-2
de SUIVI
déchets d’activités de soins Arrêté du
à risques infectieux 3 septembre 1999

Le producteur de déchets conserve le feuillet n° 4 après remise des déchets.


Le collecteur / transporteur conserve le feuillet n° 3 après remise des déchets.
L’exploitant de l’installation destinataire renvoie le feuillet n° 1 au producteur et conserve le feuillet n° 2.

Producteur N° SIRET
Nom ou dénomination - Adresse Nombre de Volume de chaque
conditionnements remis conditionnement

en litres

Poids de déchets remis Date de remise au


Cachet en tonnes collecteur / transporteur

Téléphone Fax
Je déclare m’être conformé(e) à l’arrêté du 5 décembre 1996
modifié relatif au transport des matières dangereuses.
Identification des déchets Code de la nomenclature
au titre de l’A.D.R. des déchets

Nom et signature
Collecteur / Transporteur N° SIRET
Nom ou dénomination - Adresse
Nombre de condition- Volume de chaque
nements transportés conditionnement

en litres

Poids de déchets Date de remise à


transportés l’installation destinataire
en tonnes

J’atteste avoir pris connaissance des informations déclarées


Cachet
par le producteur
Téléphone Fax

Nom et signature
Installation destinataire N° SIRET
Nom ou dénomination - Adresse
Nombre de condition- Volume de chaque
nements pris en charge conditionnement

en litres

Poids de déchets pris Date de prise en charge


Cachet en charge
en tonnes
Téléphone Fax
Opération effectuée Date de l’opération
Incinération
Pré-traitement
Refus de prise en charge Date de refus de prise en
par désinfection
charge
J’atteste avoir pris connaissance des informations déclarées
par le producteur

Motif du refus de prise de charge


Nom et signature de l’exploitant

46
Ministère chargé de la Santé Cerfa
cerfa
n° 11352*01
Élimination des déchets Code de la Santé publique
BORDEREAU art. R 44-2
d’activités de soins à risques Arrêté du
de SUIVI
infectieux avec regroupement 3 septembre 1999

L’exploitant de l’installation de regroupement conserve le feuillet n° 4 après remise des déchets.


Le collecteur / transporteur conserve le feuillet n° 3 après remise des déchets.
L’exploitant de l’installation destinataire renvoie le feuillet n° 1 à l’installation de regroupement et conserve le feuillet n° 2.

Installation de regroupement N° SIRET


Nom ou dénomination - Adresse Nombre de Volume de chaque
conditionnements remis conditionnement

en litres

Poids de déchets remis Date de remise au


en tonnes collecteur / transporteur

Cachet
Je déclare m’être conformé(e) à l’arrêté du 5 décembre 1996
Téléphone Fax modifié relatif au transport des matières dangereuses.

Identification des déchets Code de la nomenclature


au titre de l’A.D.R. des déchets

Nom et signature de l’exploitant

Collecteur / Transporteur * N° SIRET

Nom ou dénomination - Adresse Nombre de condition- Volume de chaque


nements transportés conditionnement

en litres

Poids de déchets Date de remise à


transportés l’installation destinataire
en tonnes

J’atteste avoir pris connaissance des informations déclarées


par l’exploitant de l’installation de regroupement
Cachet

Téléphone Fax

Nom et signature

Installation destinataire N° SIRET


Nom ou dénomination - Adresse Nombre de condition- Volume de chaque
nements pris en charge conditionnement

en litres

Poids de déchets pris Date de prise en charge


Cachet en charge
en tonnes
Téléphone Fax
Opération effectuée Date de l’opération
Incinération
Prétraitement
Refus de prise en charge Date de refus de prise en par désinfection
charge
J’atteste avoir pris connaissance des informations déclarées
par l’exploitant de l’installation de regroupement

Motifs du refus de prise de charge

Nom et signature de l’exploitant

* Ne pas remplir si l’installation de regroupement assure la collecte et le transport des déchets.

47
Annexesuite7 Ministère chargé de la Santé
cerfa
Code de la Santé publique
BORDEREAU Élimination des pièces art. R 44-8
Cerfa de SUIVI anatomiques humaines Arrêté du
3 septembre 1999
n° 11350*01
Le responsable de l’établissement producteur conserve le feuillet n° 4 après remise des pièces anatomiques.
Le collecteur / transporteur conserve le feuillet n° 3 après remise des pièces anatomiques.
Le responsable du crématorium renvoie le feuillet n° 1 à l’établissement producteur et conserve le feuillet n° 2.

Établissement producteur N° SIRET


Nom ou dénomination - Adresse Codes d’identification des pièces anatomiques utilisés par
l’établissement

Cachet
Je déclare m’être conformé(e) à l’arrêté du 5 décembre 1996
Téléphone Fax modifié relatif au transport des matières dangereuses.

Nombre de pièces remises Date de remise


au transporteur au transporteur

Nom et signature du responsable

Collecteur / Transporteur N° SIRET


Nom ou dénomination - Adresse Nombre de pièces Date de remise
transportées au destinataire

J’atteste avoir pris connaissance des informations


déclarées par le producteur

Cachet

Téléphone Fax

Nom et signature

Crématorium destinataire N° d’immatriculation


Nom ou dénomination - Adresse Nombre de pièces prises Date de prise en charge
en charge des pièces

Date de la crémation
Cachet

Téléphone Fax
J’atteste avoir pris connaissance des informations
déclarées par le producteur

Refus de prise en charge Date de refus de prise en


charge

Motifs du refus de prise de charge

Nom et signature de l’exploitant

48
Textes de
référence
[1]  Décret n° 94-352 du 4 mai 1994, relatif à la protection des tra-
vailleurs contre les risques résultant de leur exposition à des
agents biologiques et modifiant le Code du travail (deuxième
partie : Décrets en Conseil d’État).

[2]  Arrêté du 18 juillet 1994 (modifié par les arrêtés du 17 avril 1997
et du 30 juin 1998) fixant la liste des agents biologiques patho-
gènes.

[3]  Décret n° 97-1048 du 6 novembre 1997, relatif à l’élimination


des déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés
et des pièces anatomiques et modifiant le Code de la santé
publique (deuxième partie : Décrets en Conseil d’État).

[4]  Décret n°2002-540 du 18 avril 2002, relatif à la classification des


déchets.

[5]  Arrêté du 7 septembre 1999, relatif au contrôle des filières d’éli-


mination des déchets d'activités de soins à risques infectieux et
assimilés et des pièces anatomiques.

[6]  Circulaire DGS-VS3/DPPR n° 2000-322 du 9 juin 2000, relative à


l'acceptation en déchetterie des déchets d'activités de soins à
risques infectieux (DASRI) produits par les ménages et par les
professionnels exerçant en libéral.

[7]  Journal Officiel « Assemblée Nationale » (série Q) n° 16 du


21 avril 2003, question n° 4410.

[8]  Arrêté du 7 septembre 1999 relatif aux modalités


d’entreposage des déchets d’activités de soins à
risques infectieux et assimilés et des
pièces anatomiques.

49
[9] 
Textes de Circulaire DHOS/E4/DGS/SD7B/DPPR n°2006-58
du 13 février 2006 relative à l'élimination des
référence
suite
déchets générés par les traitements anti-
cancéreux.

[10]  Arrêté du 24/11/2003 relatif aux embal-


lages des déchets d'activités de soins à
risques infectieux et assimilés et des pièces
anatomiques d'origine humaine.

[11]  Arrêté du 6 janvier 2006 modifiant l'arrêté du 24 novembre


2003 relatif aux emballages des déchets d'activités de soins à
risques infectieux et assimilés et des pièces anatomiques d'ori-
gine humaine.

[12]  Circulaire DHOS/E4/DGS/SD7B/DRT/CT2 n°2005-34 du 11 jan-


vier 2005 relative au conditionnement des déchets d’activités de
soins à risques infectieux et assimilés.

[13]  Norme NF X 30-500, décembre 1999. Emballages des déchets


d’activités de soins. Boîtes et minicollecteurs pour déchets per-
forants. Essais et spécifications.

[14]  Norme NF-X 30-505, décembre 2004. Emballage des déchets


d'activités de soins. Fûts et jerricanes en matière plastique pour
déchets d'activités de soins à risques infectieux.

[15]  Norme NF X 30-501, février 2001. Emballages des déchets


d’activités de soins. Sacs pour déchets mous à risques
infectieux. Essais et spécifications.

[16]  Arrêté consolidé du 25 février 2004 modifiant l'arrêté du 1er juin


2001 par les arrêtés des 8 févriers 2002, 5 décembre
2002, 7 juillet 2003 et 8 décembre 2003, relatif au
transport des marchandises dangereuses par route
(dit arrêté ADR).

50
[17]  Circulaire HOS/E 4 n° 2003-325 du 3 juillet 2003 relative à la
désignation de conseillers à la sécurité pour le transport de mar-
chandises dangereuses dans les établissements de santé.

[18]  Circulaire DGS n° 296 du 30 avril 1996, relative au conditionne-


ment des déchets d’activités de soins à risques infectieux et assi-
milés et à l’application du règlement pour le transport des
matières dangereuses par route.

[19]  Circulaire n° 911-2000 du 25 mai 2000, relative à l’élimination


des déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés
et à l’application de la réglementation des installations classées
pour la protection de l’environnement.

[20]  Circulaire DGS/VS 3/DPPR n° 2000-292 du 29 mai 2000, relative


à diverses mesures concernant les appareils de désinfection des
déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés.

[21]  Circulaire n° 2002-472 du 2 septembre 2002, relative au


changement de nom de la société commercialisant le procédé
« Occigerm’ », pour la désinfection des déchets d’activités de
soins à risques infectieux et assimilés.

[22]  Circulaire DGS/SD 7B/DPPR n° 2004-32 du 30 janvier 2004 rela-


tive à la mise en œuvre de l’appareil de prétraitement par désin-
fection des déchets d’activités de soins à risques infectieux
«Stériflash».

[23]  Avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France du


4 juillet 2000, relatif à l’appareil de désinfection de déchets
d’activités de soins à risques infectieux et assimilés : Logmed.

[24]  Circulaire DGS/SD 7 D/DHOS/E 4 n° 2001-323 du 9 juillet 2001,


relative à la gestion des effluents d’activités de soins contami-
nés par des radionucléides.

51
[25]  Cahier des charges pour les laboratoires candidats à la mise en
Textes de œuvre de tests rapides dans le cadre du dépistage de l’encé-
référence
suite
phalopathie spongiforme bovine. 20 décembre 2000. Ministère
de l’Agriculture.

[26]  Arrêté du 23 août 1989, relatif à l’incinération de déchets conta-


minés dans une usine d’incinération de résidus urbains. Abrogé
à compter du 28 décembre 2005 [21].

[27]  Arrêté du 20 septembre 2002 modifié, relatif aux installations


d’incinération et de co-incinération de déchets non dangereux
et aux installations incinérant des déchets d’activités de soins à
risques infectieux.

52
 Association française de normalisation (AFNOR)
11 Avenue Francis-de-Préssensé
Adresses
93571 Saint-Denis-la-Plaine Cedex
Tél. 01 41 62 80 00
utiles
 Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra)
1-7, rue Jean-Monnet - Parc de la Croix-Blanche
92298 Châtenay-Malabry cedex
Tél. 01 46 11 80 00
Fax 01 46 11 82 50

 Journal officiel
26, rue Desaix
75727 Paris cedex 15
[Link]

 Ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées,


Direction générale de la santé (DGS)
Bureau 7 B
8, avenue de Ségur
75350 Paris 07 SP
Tél. 01 40 56 60 00

 Ministère des Affaires sociale, du Travail et de la Solidarité,


Direction des relations du travail (DRT)
39-43, quai André-Citroën
75902 Paris Cedex 15
Tél. 01 44 38 38 38
Fax 01 44 38 27 11

 Ministère de l'Écologie et du Développement durable,


Direction de la prévention des pollutions et des risques
20, avenue de Ségur
75302 Paris 07 SP
Tél. 01 42 19 20 21

53
Pour commander les films (en prêt), les brochures et les affiches de l’INRS,
adressez-vous au service prévention de votre CRAM ou CGSS.

Services prévention des CRAM


ALSACE-MOSELLE BRETAGNE NORD-EST
(67 Bas-Rhin) (22 Côtes-d’Armor, 29 Finistère, (08 Ardennes, 10 Aube, 51 Marne,
14 rue Adolphe-Seyboth 35 Ille-et-Vilaine, 56 Morbihan) 52 Haute-Marne, 54 Meurthe-et-Moselle,
BP 392 236 rue de Châteaugiron 55 Meuse, 88 Vosges)
67010 Strasbourg cedex 35030 Rennes cedex 81 à 85 rue de Metz
tél. 03 88 14 33 00 tél. 02 99 26 74 63 54073 Nancy cedex
fax 03 88 23 54 13 fax 02 99 26 70 48 tél. 03 83 34 49 02
[Link] [Link] fax 03 83 34 48 70
[Link]@[Link]
(57 Moselle) CENTRE
3 place du Roi-George (18 Cher, 28 Eure-et-Loir, 36 Indre, NORD-PICARDIE
BP 31062 37 Indre-et-Loire, 41 Loir-et-Cher, 45 Loiret) (02 Aisne, 59 Nord, 60 Oise,
36 rue Xaintrailles 62 Pas-de-Calais, 80 Somme)
57036 Metz cedex 1
45033 Orléans cedex 1 11 allée Vauban
tél. 03 87 66 86 22
tél. 02 38 81 50 00 59662 Villeneuve-d’Ascq cedex
fax 03 87 55 98 65
[Link] fax 02 38 79 70 30 tél. 03 20 05 60 28
prev@[Link] fax 03 20 05 63 40
(68 Haut-Rhin) [Link]
11 avenue De-Lattre-de-Tassigny CENTRE-OUEST
BP 70488 (16 Charente, 17 Charente-Maritime, NORMANDIE
19 Corrèze, 23 Creuse, 79 Deux-Sèvres, (14 Calvados, 27 Eure, 50 Manche,
68018 Colmar cedex 86 Vienne, 87 Haute-Vienne) 61 Orne, 76 Seine-Maritime)
tél. 03 89 21 62 20 4 rue de la Reynie Avenue du Grand-Cours, 2022 X
fax 03 89 21 62 21 87048 Limoges cedex 76028 Rouen cedex
[Link]
tél. 05 55 45 39 04 tél. 02 35 03 58 21
AQUITAINE fax 05 55 79 00 64 fax 02 35 03 58 29
[Link]@[Link] [Link]@[Link]
(24 Dordogne, 33 Gironde, [Link]@[Link]
40 Landes, 47 Lot-et-Garonne,
64 Pyrénées-Atlantiques) ÎLE-DE-FRANCE
80 avenue de la Jallère (75 Paris, 77 Seine-et-Marne, PAYS DE LA LOIRE
78 Yvelines, 91 Essonne, (44 Loire-Atlantique, 49 Maine-et-Loire,
33053 Bordeaux cedex 92 Hauts-de-Seine, 93 Seine-Saint-Denis, 53 Mayenne, 72 Sarthe, 85 Vendée)
tél. 05 56 11 64 00 94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise) 2 place de Bretagne
fax 05 56 39 55 93 17-19 place de l’Argonne BP 93405, 44034 Nantes cedex 1
[Link]@[Link] 75019 Paris tél. 02 51 72 84 00
tél. 01 40 05 32 64 fax 02 51 82 31 62
AUVERGNE fax 01 40 05 38 84 prevention@[Link]
(03 Allier, 15 Cantal, 43 Haute-Loire, [Link]@[Link]
63 Puy-de-Dôme)
48-50 boulevard Lafayette RHÔNE-ALPES
63058 Clermont-Ferrand cedex 1
LANGUEDOC-ROUSSILLON (01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme,
(11 Aude, 30 Gard, 34 Hérault, 38 Isère, 42 Loire, 69 Rhône,
tél. 04 73 42 70 22 48 Lozère, 66 Pyrénées-Orientales) 73 Savoie, 74 Haute-Savoie)
fax 04 73 42 70 15 29 cours Gambetta 26 rue d’Aubigny
[Link]@[Link] 34068 Montpellier cedex 2 69436 Lyon cedex 3
tél. 04 67 12 95 55 tél. 04 72 91 96 96
BOURGOGNE et FRANCHE-COMTÉ fax 04 67 12 95 56 fax 04 72 91 97 09
(21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura, prevdoc@[Link]
58 Nièvre, 70 Haute-Saône, preventionrp@[Link]
71 Saône-et-Loire, 89 Yonne,
90 Territoire de Belfort) MIDI-PYRÉNÉES SUD-EST
ZAE Cap-Nord (09 Ariège, 12 Aveyron, 31 Haute-Garonne, (04 Alpes-de-Haute-Provence,
32 Gers, 46 Lot, 65 Hautes-Pyrénées, 05 Hautes-Alpes, 06 Alpes-Maritimes,
38 rue de Cracovie 81 Tarn, 82 Tarn-et-Garonne) 13 Bouches-du-Rhône, 2A Corse Sud,
21044 Dijon cedex 2 rue Georges-Vivent 2B Haute-Corse, 83 Var, 84 Vaucluse)
tél. 03 80 70 51 22 31065 Toulouse cedex 9 35 rue George
fax 03 80 70 51 73 tél. 05 62 14 29 30 13386 Marseille cedex 5
prevention@[Link]
fax 05 62 14 26 92 tél. 04 91 85 85 36
[Link]@[Link] fax 04 91 85 75 66
[Link]@[Link]

Services prévention des CGSS


GUADELOUPE GUYANE LA RÉUNION MARTINIQUE
Immeuble CGRR Espace Turenne Radamonthe 4 boulevard Doret Quartier Place-d’Armes
Rue Paul-Lacavé Route de Raban, BP 7015 97405 Saint-Denis cedex 97210 Le Lamentin cedex 2
97110 Pointe-à-Pitre 97307 Cayenne cedex tél. 02 62 90 47 00 tél. 05 96 66 51 31
tél. 05 90 21 46 00 tél. 05 94 29 83 04 fax 02 62 90 47 01 05 96 66 51 32
fax 05 90 21 46 13 fax 05 94 29 83 01 prevention@[Link] fax 05 96 51 81 54
[Link]@[Link] prevention@[Link]
De nombreux secteurs professionnels se trouvent
confrontés à la gestion de déchets à risque infectieux.
Cette brochure explicite les différents textes
réglementaires concernant l'élimination des DASRI
(déchets d'activité de soins à risques infectieux)
et assimilés ainsi que l'élimination des pièces anatomiques.
Sont décrits les secteurs d'activité touchés,
les différentes mesures concernant l'emballage
de ces déchets, l'entreposage, le transport,
le prétraitement, l'incinération et la traçabilité de la filière.
Le suivi de toutes ces mesures permettra de limiter
les risques biologiques encourus par les personnels
intervenant tout le long de la filière d'élimination
des déchets infectieux.

Institut national de recherche et de sécurité


pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles

30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14 Tél. 01 40 44 30 00
• •
Fax 01 40 44 30 99 Internet : [Link] e-mail : info@[Link]

Édition INRS ED 918


2e édition • août 2006 • 5 000 ex. • ISBN 2-7389-1384-9

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