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La Belle Époque et l'essor culturel

Le document traite de la Belle Époque, une période marquée par des inégalités sociales et une effervescence culturelle, ainsi que par des événements clés comme l'affaire Dreyfus et la loi de séparation des Églises et de l'État. Il souligne l'importance de l'alphabétisation et de l'essor de l'imprimé, qui ont favorisé la lecture et l'émergence de nouveaux auteurs. Enfin, il aborde les tensions entre l'enseignement laïque et confessionnel, ainsi que les répercussions de l'affaire Dreyfus sur la société française et la littérature.

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La Belle Époque et l'essor culturel

Le document traite de la Belle Époque, une période marquée par des inégalités sociales et une effervescence culturelle, ainsi que par des événements clés comme l'affaire Dreyfus et la loi de séparation des Églises et de l'État. Il souligne l'importance de l'alphabétisation et de l'essor de l'imprimé, qui ont favorisé la lecture et l'émergence de nouveaux auteurs. Enfin, il aborde les tensions entre l'enseignement laïque et confessionnel, ainsi que les répercussions de l'affaire Dreyfus sur la société française et la littérature.

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Histoire des idées, de l’art et de

ème
la littérature au 20 siècle

Semestre 4 avec Pr. Mouad ADHAM


Cours 2 :
La Belle Epoque
De l’affaire Dreyfus à la loi de 1905
. D’où vient la dénomination d’une vingtaine d’années avant le coup de tonnerre du
premier conflit mondial? Est-ce des premières difficultés de la troisième République après
Napoléon 3 ou de la Grande Guerre (deux extrêmes qui n’ont rien de beau)?
. Une époque liées à de fortes inégalités sociales, de retards économiques et de maintes
péripéties politiques.
. Une époque d’effervescence des idées et de production culturelle, une époque
« électrique » selon Paul Morand
. Une époque marquée par l’intervention dans la vie de la cité d’hommes de lettres ou
de science, d’artistes et d’écrivains (l’affaire Dreyfus), quelles conditions légitiment cette
intervention? Ce qui est lu, ce qui aide à lire, le statut de l’écrivain, la culture, …
La domination de l’imprimé :
. L’époque du triomphe du livre et du journal, progrès de l’alphabétisation → une pratique de la
lecture avec le grand nombre de lecteurs (des milliers de lecteurs potentiels, la victoire de
l’école de Jules Ferry, membre du gouvernement provisoire après 1870, promoteur de « l’école
publique laïque, gratuite et obligatoire », l’auteur des lois restaurant l’instruction obligatoire)
. Les lois Jules Ferry (la loi du 28 mars 1882) sont une série de lois sur l'école primaire votées en
1881-1882 sous la Troisième République, qui rendent l'école gratuite (1881), l'instruction
obligatoire et l'enseignement public laïque (1882),
La loi Goblet du 30 octobre 1886 parachève les lois Jules Ferry en confiant à un personnel
exclusivement laïque l'enseignement dans les écoles publiques, remplaçant les instituteurs
congrégationnistes. Une armée des lecteurs (avec nuance! En prenant en considération les
régions urbaine/rurale, les enfants des aristocrates, des bourgeois aisés, des commerçants et
des artisans de la ville qui ont commencé avant la fin du 19ème siècle, les milieux défavorisés
rejoignent les devanciers vers 1914)
. Le prix du papier a baissé et les techniques de production ont évolué, ce qui influence
directement et catégoriquement le marché de l’édition qui donne une abondance des
ouvrages scolaires, universitaires et érudits , et les maisons d’éditions littéraires.
. Les éditeurs du 19ème deviennent de vraies entreprises éditoriales (Hachette et Lévy changent
de nom : Hachette et Cie, Calmann Lévy) qui évoluent avec ceux qui évoluent (Plon, Fayard ou
Flammarion) et avec les nouveaux : Grasset (1907) qui s’attache au compte d’auteurs,
Gallimard (1911) s’intéressent aux nouveaux auteurs et eux étrangers
. La création des prix littéraires (le Goncourt en 1903, le Fémina en 1904) et chaque éditeurs
tentent d’envoyer ses auteurs
. Le livre se vend de mieux en mieux : le nombre des librairies a triplé de 1840 à 1910,
quinze mille points de vente dans les gares, dans les épiciers, vendeurs de journaux,
kiosques, rayons de grands magasins (Hachette). Le chemin de fer et la poste font
transporter le livre
. En plus des auteurs classiques (Hugo, La Fontaine, Zola, …) des auteurs provinciaux
participent à l’engouement de la lecture (le bourbonnais Emile Guillaumin, La vie d’un
simple (1904) regard sur la vie d'un métayer à la fin du 19ème siècle, un roman qui s’inspire
des techniques du roman du 19ème siècle mais de l’ethnologie, fêtes folkloriques
anthropologies qui donnent l’aspect provincial)
. La lecture est développée aussi par autres livres populaires, les guident touristiques
(Michelin France en 1913), les manuels de bricolage, de cuisine d’horticulture de savoir-
faire
. Le quotidien (Le Petit Marseillais, La Dépêche de Toulouse, Le Lyon républicain, le Petit
Parisien (1 million 55 mille en 1913), le Petit Journal en 1912 Le Matin (1912), La Croix,
L’Illustration, L’Humanité, L’Action Française, Le Figaro → 5 millions de journaux chaque
jour) la périodique (Les Veillés de chaumières, Le Petit Echo de la mode) la revue ( Le
Mercure de France –revue symboliste- la Revue Blanche, La Nouvelle revue Française
(1908) concurrencent le livre.
Les établissements scolaires et universitaires :
. Soit 5 millions d’enfants fréquentent l’école, presque la totalité des enfants français aven la
Grande Guerre, un combat contre l’ignorance, la culture orale (qui résiste), 150 milles
instituteurs (armée) pour apprendre par cœur des extraits de manuels, des livres comme
prix, bcp de bibliothèques, pour maitriser l’écrit par la copie, la dictée et la rédaction,
multiplier les exercices, posséder des connaissances élémentaires et basiques dans l’histoire,
géographie, sciences naturelles, pour l’obtention d’un certificat d’études (de 6ans à
12ans), l’école laïque accueille 4615000 élèves en 1911 contre 36 milles dans les
congréganistes même après leur fermeture en 1905 → un duel rude au début de siècle
entre l’anticléricalisme (instituteurs n’emmènent pas leurs élèves aux messes!) et
l’enseignement catholiques, un enseignement taxé d’antipatriotisme puisqu’il a œuvré
contre les langues régionales et les cultures régionales, un enseignement au service de la
foration d’un citoyens libres, égaux et indépendants
Dans un pays essentiellement rural, 80000 écoles publiques et privées, l’élève apprend
échappe au labeur de la terre grâce au travail intellectuel, l’élève apprend que chacun a
une place et un rôle dans la société et la hiérarchie sociale, l’école est un instrument pour
coupés les gens de leurs racines, le déracinement (Bourget)
Une tendance pareille au lycée (58800 garçons et 10 mille filles en 1901 et 1902) et à
l’université qui accueille peu (16500 en 1890 à 42 000 en 1914)
Quels cribles pour voir les réactions et les interactions de la société française?
(ou les résultats d’un tel développement intellectuel et culturel)
. La loi de séparation des Eglises et de l’Etat (9 décembre 1905)
+ la loi vient suspendre (abroger) une autre qui a duré un siècle : le concordat de 1801
(Napoléon juge nécessaire la religion chrétienne pour la stabilité du pays après les conséquences
de la Révolution et pour renouer les relations avec le Saint-Siège (Vatican) avec Pie 7 qui
garantie une pluralité religieuse.
+ les Empires (Napoléon 1 et 3) la Restauration ( Louis 18 et Charles 9, avant les trois glorieuses de
1830), la deuxième république et la troisième donnent les signes d’un système religieux incapable
de maintenir l’ordre et la stabilité du pays
+ avec le positivisme et le scientisme, la religion devient même l’obstacle d’une stabilité, d’où la
nécessité de la rendre neutre et de la séparer de l’ordre des dépenses publiques : la demande
des contribuables (citoyens rationnels) → une exigence qui passe par le parlement
+ l’expérience d’une séparation basée sur une loi date de 1794 avec la Convention Nationale et
par le décret sur la liberté des cultes (1795), qui précise, à son article 2, que « la République ne
salarie aucun culte », éliminée par le concordat et par la loi Falloux de 1850 qui donne la liberté
d'enseignement laissant une place ample à l'enseignement confessionnel, l’enseignement de
l’église tellement combattu par Victor Hugo. Toute la deuxième moitié du 19ème siècle est
marquée par recherche d’équilibre entre l’enseignement laïque et confessionnel, avec une
supériorité du camp laïc qui oblige les congrégations d’avoir des autorisations, une tendance qui
marque la 3ème République :
Raymond POINCARE (1913-1920), Armand FALLIERES (1906-1913), Emile LOUBET (1899-1906), Felix
FAURE (1895-1899), Jean CASIMIR-PERIER (1894-1895), Marie-François-Sadi CARNOT (1887-1894),
Jules GREVY (1879-1887), Patrice de MAC MAHON (1873-1879), Adolphe THIERS (1871-1873)
+ une nouvelle étape est franchie en mars 1904 : toutes les demandes d’autorisation des
congrégations masculines sont rejetées (sous le commandement de Emile Combes -Président du
Conseil des ministres français et ministre de l'intérieur de 1902 à 1905), les religieux qui résistent
dans leurs couvents sont expulsés (refuge en Belgique, Espagne, R.U, …)
+ Émile Combes interdit l’enseignement aux congrégations le 7 juillet 1904, et leur enlève ainsi
également la possibilité de prêcher, de commercer, étant entendu que les congrégations
enseignantes doivent disparaître sous un délai de dix ans. Combes prépare ainsi une laïcisation
complète de l’éducation.
+ en parallèle deux actions se préparent : d’une part, en juin 1903, une majorité de députés
décide qu’il y a lieu de débattre d’une éventuelle séparation et constitue une commission dont
Aristide Briand est élu rapporteur (elle est présidée par Ferdinand Buisson et son rapporteur est
Aristide Briand) ; d’autre part, le pape Léon XIII meurt en juillet 1903, et son successeur, Pie X, est
beaucoup plus intransigeant : les incidents diplomatiques entre la France et le Vatican se
multiplient.
+ le Vatican envoie des lettres de protestation antifrançaises aux chancelleries européennes.
Lorsque le gouvernement français en a écho, en mai 1904, il rompt immédiatement les relations
diplomatiques avec le Vatican.
+ la loi est votée : malgré des divergences assez fortes (l’esprit de compromis dont Briand a fait
preuve n’ayant pas suffi à faire taire les craintes et les protestations des catholiques, et ayant
même divisé une partie de la gauche radicale, crainte de schisme ), la loi fut votée le 3 juillet
1905 par 341 voix contre 233 à la Chambre, et le 6 décembre 1905 par 181 voix pour contre 102
au Sénat. Elle est promulguée le 9 décembre 1905 (publiée au Journal officiel le 11 décembre
1905) et entrée en vigueur le 1er janvier 1906.
(un document de la loi : les articles surtout l’article 4, sur les bien de l’église)
. L’affaire Dreyfus (le capitaine Alfred Dreyfus), la crise de la 3ème République
+ la découverte chez l’attaché militaire allemand à Paris d’un document –le fameux
bordereau- annonçant l’envoi d’informations secrètes à Berlin ; l’écriture du bordereau
ressemble à celle du capitaine juif d’origine allemande, et condamné pour espionnage
et déporté en Guyane (1894)
+ le commandant Picquart, nouveau chef des services des renseignements dévoile le
vrai coupable, un dénommé Esterhazy ; l’affaire prend d’autres dimensions et éclate
quand Zola publie dans le journal L’Aurore (Janvier 1898) une lettre ouverte (pamphlet)
au président de la République (Felix FAURE comme représentant du système), où il
affirme que le capitaine est condamné sans preuve
+ l’opinion se divise en deux opinions : « dreyfusards » qui réclament au nom des droits
d’hommes la révision du procès, tandis que les « antidreyfusards » mettent en avant les
intérêts supérieurs de l’armée et de l’Etat (un antisémitisme latent pour nourrir la haine
contre les juifs et les allemands)
+ Henry (le fabriquant du faux destiné à confondre) se suicide et le procès est appelé à
être révisé en 1899 ; le capitaine est toujours coupable et il sera gracié par le président,
et il ne sera reconnu innocent qu’en 1906
+ la plupart des écrivains ont pris part de l’affaire, soit pour ou contre ; les dreyfusards
(principaux) Emile Zola, Anatole France et Charles Péguy ; les antidreyfusards (regroupés
autour de l’Académie françaises) Maurice Barrès et Charles Maurras ;
+ une affaire qui a marqué plusieurs œuvres romanesques (la littérature en général) de
l’époque
« Monsieur le Président,
Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que vous m’avez fait un jour, d’avoir le souci de votre
juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu’ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des
taches ? Vous êtes sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez conquis les cœurs. Vous apparaissez rayonnant dans
l’apothéose de cette fête patriotique que l’alliance russe a été pour la France, et vous vous préparez à présider au solennel
triomphe de notre Exposition Universelle, qui couronnera notre grand siècle de travail, de vérité et de liberté. Mais quelle
tache de boue sur votre nom - j’allais dire sur votre règne - que cette abominable affaire Dreyfus ! [...] Mais cette lettre est
longue, monsieur le Président, et il est temps de conclure.
J’accuse le lieutenant colonel du Paty de Clam d’avoir été l’ouvrier diabolique de l’erreur judiciaire, en inconscient, je veux
le croire, et d’avoir ensuite défendu son œuvre néfaste, depuis trois ans, par les machinations les plus saugrenues et les plus
coupables.
J’accuse le général Mercier de s’être rendu complice, tout au moins par faiblesse d’esprit, d’une des plus grandes iniquités
du siècle.
J’accuse le général Billot d’avoir eu entre les mains les preuves certaines de l’innocence de Dreyfus et de les avoir
étouffées, de s’être rendu coupable de ce crime de lèse- humanité et de lèse-justice, dans un but politique et pour sauver
l’état-major compromis.
J’accuse le général de Boisdeffre et le général Gonse de s’être rendus complices du même crime, l’un sans doute par
passion cléricale, l’autre peut-être par cet esprit de corps qui fait des bureaux de la guerre l’arche sainte, inattaquable.
J’accuse le général de Pellieux et le commandant Ravary d’avoir fait une enquête scélérate, j’entends par là une enquête
de la plus monstrueuse partialité, dont nous avons, dans le rapport du second, un impérissable monument de naïve audace.
J’accuse les trois experts en écritures, les sieurs Belhomme, Varinard et Couard, d’avoir fait des rapports mensongers et
frauduleux, à moins qu’un examen médical ne les déclare atteints d’une maladie de la vue et du jugement.
J’accuse les bureaux de la guerre d’avoir mené dans la presse, particulièrement dans L’Éclair et dans L’Écho de Paris, une
campagne abominable, pour égarer l’opinion et couvrir leur faute. J’accuse enfin le premier conseil de guerre d’avoir violé
le droit, en condamnant un accusé sur une pièce restée secrète, et j’accuse le second conseil de guerre d’avoir couvert
cette illégalité, par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d’acquitter sciemment un coupable. En portant ces
accusations, je n’ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit
les délits de diffamation. Et c’est volontairement que je m’expose.
Quant aux gens que j’accuse, je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus, je n’ai contre eux ni rancune ni haine. Ils ne sont
pour moi que des entités, des esprits de malfaisance sociale. Et l’acte que j’accomplis ici n’est qu’un moyen révolutionnaire
pour hâter l’explosion de la vérité et de la justice. »
« J’accuse », Émile Zola, 1898
LOI DU 9 DÉCEMBRE 1905 CONCERNANT LA SÉPARATION DES ÉGLISES ET DE L’ÉTAT
(Journal officiel du 11 décembre 1905)
Titre premier : Principes
Article premier
La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules
restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.
Article 2
La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er
janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’État, des
départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes.
Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées
à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles,
hospices, asiles et prisons.
Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l’article 3.
Titre II : Attribution des biens, pensions
Article 3
Les établissements dont la suppression est ordonnée par l’article 2 continueront provisoirement de
fonctionner, conformément aux dispositions qui les régissent actuellement, jusqu’à l’attribution de leurs biens
aux associations prévues par le titre IV et au plus tard jusqu’à l’expiration du délai ci-après.
Dès la promulgation de la présente loi, il sera procédé par les agents de l’administration des domaines à
l’inventaire descriptif et estimatif :
1° des biens mobiliers et immobiliers desdits établissements ;
2° des biens de l’État, des départements et des communes dont les mêmes établissements ont la jouissance.
Ce double inventaire sera dressé contradictoirement avec les représentants légaux des établissements
ecclésiastiques ou eux dûment appelés par une notification faite en la forme administrative.
Les agents chargés de l’inventaire auront le droit de se faire communiquer tous titres et documents utiles à
leurs opérations.
Article 4
Dans le délai d’un an, à partir de la promulgation de la présente loi, les biens mobiliers et immobiliers
des menses, fabriques, conseils presbytéraux, consistoires et autres établissements publics du culte
seront, avec toutes les charges et obligations qui les grèvent et avec leur affectation spéciale,
transférés par les représentants légaux de ces établissements aux associations qui, en se conformant
aux règles d’organisation générale du culte dont elles se proposent d’assurer l’exercice, se seront
légalement formées, suivant les prescriptions de l’article 19, pour l’exercice de ce culte dans les
anciennes circonscriptions desdits établissements.
Article 5
Ceux des biens désignés à l’article précédent qui proviennent de l’État et qui ne sont pas grevés
d’une fondation pieuse créée postérieurement à la loi du 18 germinal an X feront retour à l’État.
Les attributions de biens ne pourront être faites par les établissements ecclésiastiques qu’un mois
après la promulgation du règlement d’administration publique prévu à l’article 43. Faute de quoi la
nullité pourra en être demandée devant le tribunal de grande instance par toute partie intéressée
ou par le ministère public.
En cas d’aliénation par l’association cultuelle de valeurs mobilières ou d’immeubles faisant partie du
patrimoine de l’établissement public dissous, le montant du produit de la vente devra être employé
en titres de rente nominatifs ou dans les conditions prévues au paragraphe 2 de l’article 22.
L’acquéreur des biens aliénés sera personnellement responsable de la régularité de cet emploi.
Les biens revendiqués par l’État, les départements ou les communes ne pourront être aliénés,
transformés ni modifiés jusqu’à ce qu’il ait été statué sur la revendication par les tribunaux
compétents.

[…]

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