Chapitre 1 Les-Planchers CMM 2020
Chapitre 1 Les-Planchers CMM 2020
l′: Entre-axes
axes des poutrelles, en [cm]
[Link] poutrelles
Les poutrelles sont sollicitées par une charge uniformément repartie,
repartie dont la largeur est
axe de deux poutrelles consécutives. Le calcul des poutrelles se fait
déterminée par l’entre-axe
généralement en deux étapes : avant et après coulage de la dalle de compression.
Étape 1 : la poutrelle préfabriquée est considérée comme simplement
simplement appuyée à ses deux
extrémités, de section rectangulaire, soumise à la flexion simple sous les charges telles que le
poids propre, le poids du corps creux et celui de l’ouvrier (surcharge) estimé à 100 [kg/ml].
Étape 2:: la poutrelle est calculée comme
comme une poutre continue, de section en T, partiellement
encastrée à ses deux extrémités. Elle supporte son poids propre, le poids du corps creux et de
la dalle de compression ainsi que les charges et surcharges revenant au plancher.
III.1.3.Méthode de calcul
III.1.3.1. Domaines d’application
Selon que les quatre conditions suivantes soient vérifiées ou pas, on appliquera différentes
méthodes.
a) la méthode s’applique aux constructions courantes à faible surcharge, c’est-à-dire lorsque:
Q ≤ 2G ou Q ≤ 5[kN/m2].
G : étant la charge permanente.
Q : Surcharge nominale du plancher.
b) les moments d’inertie des sections transversales sont identiques le long de la poutre.
c) les portées successives sont dans un rapport compris entre 0,8 et 1,25.
d) la fissuration non préjudiciable.
Remarques
• Si a, b, c et d sont vérifiées, on appliquera la méthode forfaitaire (Annexe E1 du
BAEL).
• Si a n’est pas vérifiée (cas des planchers à charge d’exploitation relativement élevée),
on appliquera la méthode de Caquot (Annexe E2 du BAEL).
• Si a est vérifiée mais une ou plus des trois conditions b, c et d ne le sont pas, on
appliquera la méthode de Caquot minorée (Annexe E2 du BAEL).
Tableau I.1: Orientation vers une méthode de calcul
1. Les moments d’inertie sont les mêmes dans les différentes travées,
2. Les portées successives des travées sont dans un rapport compris entre 0,8 et 1,25
Figure I.6:
I. Schématisation des portées successives.
.
- Mw, Me, Mt : respectivement les valeurs absolues des moments sur appuis de gauche et
de droite ainsi que le moment max en travée de la travée considérée en tenant compte
de la continuité.
surcharges d’exploitation =
- Pour Q = 0 =0
- Pour Q = 2G =2 3
- l : la portée de poutrelle
Les valeurs de Mw, Me, Mt doivent vérifier les conditions suivantes :
1. ≥ {1,05 ; (1 + 0,3 ) }−
,
2. ≥ Travée intermédiaire (voir figure I.7a)
, ,
≥ Travée de rive (voir figure I.7a)
La valeur absolue de chaque moment sur appui intermédiaires (voir figure I.7a doit être égale à:
0.6 Mo : Poutre à deux travées.
0.5 Mo : Appuis voisins des appuis de rive d’une poutre à plus de deux travées
0.4 Mo : Autres appuis intermédiaires d’une poutre à plus de 3 travées.
Pour la vérification des sections, on retient la plus grande des valeurs absolues des moments
évalués à gauche et à droite de l’appui considéré.
Si les calculs font intervenir un moment d’encastrement sur un appui de rive, la résistance de
cet appui sous l’effet du moment pris en compte doit être justifiée.
Remarques:
Pour la vérification des sections la plus grande des valeurs absolues des moments
évalués à gauche et à droite de l’appui est considérée.
S’il existe sur un appui de rive un moment d’encastrement quelconque, la résistance de
cet appui sous l’effet du moment pris en compte doit être justifiée.
c. Effort tranchant
Pour déterminer la valeur de l’effort tranchant aux appuis, ce dernier est calculé
en faisant abstraction de la continuité, sauf pour les appuis voisins des appuis
de rive. En notant la valeur absolue de l’effort tranchant sur les appuis de la
travée isostatique de référence i, les valeurs absolues de l’effort tranchant aux
appuis sont déterminées de façon forfaitaire comme indiqué sur la Figure I.7b.
Figure I.7b: Valeur forfaitaire de l’effort tranchant dans des poutres continues à
deux travées et plus de deux travées.
- 1/5 de la plus grande portée des deux travées encadrant l’appui considéré s’il s’agit
d’un appui n’appartenant pas à une travée de rive ;
- 1/4 de la plus grande portée des deux travées encadrant l’appui considéré s’il s’agit
d’un appui intermédiaire voisin d’un appui de rive.
La moitié au moins des armatures inférieures nécessaires en travée est prolongée jusqu’aux
appuis et les armatures du second lit sont arrêtées à une distance des appuis au plus égale à
1/10 de la portée.
Dans le cas où la méthode forfaitaire ne peut être appliquée, on utilise soit la méthode des 03
moments (RDM) soit la méthode de Caquot (plancher à charge d’exploitation relativement
élevé). Cependant, il faut atténuer les moments sur appuis dûs aux seules charges
permanentes par application aux valeurs trouvées d’un coefficient compris entre 2/3 et 1. Les
valeurs des moments en travée sont majorées en conséquence.
III.1.3.3. Méthode de Caquot- Planchers à fortes surcharges -
a. Introduction
La méthode de Caquot s’applique principalement pour des planchers à surcharges
d’exploitation élevées:
Q > 2G ou Q > 5Kn/m2
Elle peut aussi éventuellement s’appliquer pour des planchers à faible surcharges lorsqu’une
des trois conditions 1, 2 ou 3 de la méthode forfaitaire n’est pas validée, moyennant
l’application de coefficient réducteur (on l’appelle méthode de Caquot minorée, qui sera
présentée dans la suite de ce cours).
b. Principe de la méthode
C’est une méthode de continuité simplifiée, basée sur la théorie générale des poutres
continues. Dans cette méthode on a simplifié la théorie générale puisque les charges éloignées
d’une travée produisent sur celle-ci un effet négligeable. , elle tient compte:
Figure I.10:
I. : Schématisation pour le calcul du moment sur l’appui 1
La formule des trois moments, pour une poutre à deux travées, s’écrit:
Caquot a remplacé le facteur 8 du dénominateur par 8,5 pour tenir compte de la variation de
le long de la poutre. Dans les poutres continues, le terme est en fait plus faible sur appui
(et non constant le long de la poutre) ceci a pour effet de réduire dans une certaine mesure les
Le moment sur appui
moments sur appuis et corrélativement d’accroitre le moment en travée. Le
est égal en valeur absolu à:
• Cas d’une charge concentrée Pw sur la travée de gauche et Pe sur la travée de droite.
Figure I.11a:
I. : Schématisation pour le calcul du moment sur l’appui 1
La charge concentrée sur la travée de gauche et sur la travée de droite donne un moment
d’appui égal en valeur absolue à:
La distance a, relative à une charge P est toujours mesurée à partir de l’appui étudié et est
toujours considérée comme positive.
• Si la poutre comporte des goussets normaux, les valeurs des moments d’appuis
s’obtiennent:
- Pour les charges réparties, par substitution du coefficient 8.5 par un coefficient
égal à 7.7
- Pour les charges concentrées, par substitution au coefficient le coefficient
donné en fonction de .
d. Cas de poutres à moments d’inertie variables d’une travée à l’autre et non solidaires
des poteaux
Les calculs sont menés de la même
même manière que précédemment avec les modifications
suivantes :
Posons : β= avec
- Pour des charges Pw et Pe, sur les travées de gauche et de droite respectivement, le
moment d’appui sera égal en valeur absolue à :
L’´evolution du moment en travée M(x), pour un cas de charge, est donné par la formule ci
ci-
dessous:
Moment fléchissant
Avec :
: Moment dans la travée isostatique de référence correspondant au cas de charge étudié.
x : La position du moment maximum en travée obtenue en recherchant l’abscisse où la dérivée
de M(x) s’annule.
[Link] tranchants
L’effort tranchant d’appui, pour un cas de chargement donné, est calculé classiquement (Les
méthodes de la RDM), soit:
Effort tranchant
Avec :
ht : hauteur totale du plancher
l : portée libre de la poutrelle
Mt : moment fléchissant max en travée
M0 : moment fléchissant max en travée de la poutrelle considérée isostatique
ρ : pourcentage des armatures
b0 : largeur de la poutrelle
fe : limite élastique des armatures tendues
A : section des armatures
d : hauteur utile
Remarque:
Dans le cas contraire le calcul de la flèche s’impose.
[Link]
Ils sont constitués de dalles minces et planes d’épaisseur constante dont les appuis peuvent
être des poutres ou des voiles. Les portés des dalles sont les distances entre nus intérieurs des
appuis, on désigne les portés lx et ly correspondant respectivement à la plus petite dimension et
us grande dimension de la dalle. En général, on considère dans l’étude des dalles des
la plus
bandes de largeur b égale à 1 m.
Figure I.12
I. : Vue d’un plancher à poutres orthogonales.
III.2.2. Dimensionnement
• Si = < 0,4:: on admet que la dalle travaille dans une seule direction qui est la petite
portée lx. La dalle est étudiée comme une poutre de largeur b = 1m et de hauteur h0.
• Si (0,4 ≤ = ≤ 1):: on admet qu’elle travaille dans les deux directions lx et ly.
- Les aciers longitudinaux, calculés dans le sens de la petite portée sont appelés
armatures principales.
- Les moments d’encastrements sur les petits côtés atteignent des valeurs du
même ordre de grandeur que sur les grands côtés.
b. Cas où , ≤ = ≤
Dans ce cas de figure, on détermine les moments suivant les deux directions lx et ly et
on calcule les armatures parallèles à ces deux directions en fonction des moments
trouvés. En pratique, deux méthodes peuvent être utilisées pour la détermination de Mx
et de My:
- celle résultant des dispositions indiquées à l’annexe E3 des règles B.A.E.L;
- celle résultant de l’utilisation des abaques de Pigeaud.
Nous commençons par déterminer les moments Mx suivant lx, et My suivant ly, en
supposant que la dalle repose librement sur son pourtour.
L’annexe E3 des règles B.A.E.L. indique que pour une dalle de dimensions lx et ly(avec
lx ≤ ly), reposant librement sur son pourtour et soumise à une charge uniformément
repartie q couvrant tout le panneau, les moments au centre de la dalle, pour une bande
de largeur unité, ont pour valeur:
- Dans le sens de la petite portée : = . .
- Dans le sens de la grande portée : = .
Les valeurs des coefficients μx et μy sont données, en fonction du rapport = et du
coefficient de Poisson ν (Voir tableau en annexe). Ce tableau tient compte du fait que
mais être inférieur à 0,25 (Voir art. A.8.2,42
le rapport My/Mx ne doit jamais A.8.2,42).
Le coefficient de Poisson ν est égal à:
ν = 0,20 pour un béton non fissuré.
ν = 0 pour un béton fissuré.
• Revêtement en béton:
U=U0+2e+h0
V= V0+2e+h0
U=U0+1,5e+h0
V=V0+1,5e+h0
Figure I.16:
I.1 Schématisation des rectangles fictifs
On recherche les efforts internes produits par les rectangles concentriques et on déduit
les effets de la charge non concentrique A par superposition.
Figure I.17:
I.1 Schématisation des rectangles concentriques
À noter que dans le second terme de l’équation ne figure que des rectangles
concentriques.
semi
III.2.3.3.. Dalle continue et semi-encastrées
Lorsque la dalle fait partie d’un hourdis continu ou lorsqu’elle est liée à des appuis
permettant de compter sur un encastrement partiel, on réduit les valeurs obtenues pour
les moments isostatiques en travées. Celles-ci
Celles ci peuvent être réduites de 15% à 25%
Projet en béton armé 21
CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M
Avec :
Mt : moment max considéré en travée
Mw (Me): valeur absolue considérée pour les moments de l’appui de gauche (de droite)
M0 : moment maximal calculé dans l’hypothèse où la dalle est simplement appuyée.
Sur les petits côtés, les moments d’encastrement sont pris sensiblement égaux à ceux
adoptés pour les grands côtés.
On adopte souvent
uvent les valeurs suivantes pour les planchers et les constructions
32
similaires (Voir Art. A.8.2, 32):
- Panneau de dalle continu au-delà
au de ses appuis:
Moments en travée : 0,75 Mx ou 0,75 My
Moments d’encastrement sur les grands côtés : 0,50 Mx
Remarque: Le moment sur appui commun à deux panneaux est le plus grand en
valeur absolue des moments déterminés pour chacun des deux panneaux.
III.2.4.
4. Détermination des armatures, règles et dispositions constructives
a- Calcul des armatures
Les armatures sont déterminées
terminées à partir des moments définis ci-
ci-dessus en tenant
compte des remarques suivantes:
• Le moment maximal s’exerce selon la petite portée par conséquent les armatures
correspondantes constituent le lit inférieur.
Figure I.18: Hauteurs utiles des armatures dans les deux directions.
tableau suivant:
Fissuration préjudiciable:
St ≤ min {25 ; 2ℎ } suivant les deux directions.
Le diamètre utilisé suivant le sens porteur (suivant lx) doit être ≥ 6 mm
Armatures en travées:
- Sens principal: La longueur du lit arrêtée en travée est de 0,8 .
- Sens secondaire : La longueur du lit arrêtée en travée est de − 0,2 .
- Armatures en appuis:
Les aciers de chapeaux ont pour longueur à partir du nu des appuis :
= Avec: = 0,05 + 0,3
= max
ls : longueur de scellement droit
Remarque : Dans le cas des panneaux de dalle soumis à des charges concentrées
toutes les armatures seront prolongées et ancrées au-delà
au des appuis.
d. Condition de non-fragilité
fragilité
Dans une dalle rectangulaire appuyée sur ses quatre côtés, les armatures normales à
toute
ute section transversale soumise à la flexion simple, et susceptible d’être tendues,
doivent présenter une section minimale correspondant aux taux d’armatures suivants:
( )
- Armatures parallèles lx: ≥ ; = et ≤
Le taux ou pourcentage d’acier est égal au rapport de la section des armatures dans une
direction donnée à la sectionn totale du béton.
f. Effort tranchant
Dans les dalles portant sur quatre côtés, l’effort tranchant par unité de longueur est
donné par les formules suivantes :
=
Au milieu de u
= =
Au milieu de lx
Au milieu de v
= = =
2 +
Aucune armature d’effort tranchant n’est requise si les conditions suivantes sont
remplies (A.5.2, 2):
- la contrainte tangentielle est au plus égale: = 0.07
- les dispositions constructives générales concernant les dalles sont respectées
- -la pièce est réalisée sans reprise de bétonnage sur toute son épaisseur
g. Poinçonnement
Une force est localisée lorsque les dimensions de son impact sont petites par rapport
aux portées de la dalle (A.5.2, 41). Sous l’action des forces localisées, il y a lieu de
vérifier la résistance des dalles au poinçonnement par effort tranchant.
Dans le cas d’une charge localisée, on admet qu’aucune armature d’effort tranchant
n’est requise, à condition que (A.5.2, 42):
.
On a: = ≅ ≤ ( . )
.
On pose: = 0.045 ℎ
0.045 ℎ
= ≅ = 0,05
(0.9ℎ )
= 0,05
=
,
2
≤
Dans ce type de dalle, les charges sont transmises intégralement aux poutrelles sous
forme de charges uniformément réparties. Ces poutrelles transmettent ensuite celles-ci
aux poutres principales sous forme de charges concentrées.
Les charges sont transmises aux poutrelles sous des formes trapézoïdales ou
triangulaires.
Remarque :
Pour le calcul des efforts internes max, ces types de chargement sont ramenés à des
répartitions simplifiées, constituées de charges uniformément réparties.
Efforts tranchants :
= = (en valeur absolue) Moment
Et le moment max : =
Moment max : = 3 −
Efforts internes en fonction de la charge par mètre carré de dalle
= Efforts tranchants : = = 2 − (en valeur
absolue) (1)
Moment : = 3 − (2)
= 0.5 − (4)
=( ) (5)
= 0.5 − (6)
Avec :
ht : hauteur de la poutre,