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Chapitre 1 Les-Planchers CMM 2020

Le document traite des planchers en béton armé, en détaillant les charges admissibles pour différents types de bâtiments et les méthodes de calcul pour les planchers en corps creux. Il présente des procédures de dimensionnement, de calcul des poutrelles et des méthodes spécifiques comme la méthode forfaitaire et la méthode de Caquot pour les planchers à fortes surcharges. Enfin, il aborde les conditions d'application de ces méthodes et les critères à respecter pour garantir la sécurité et la performance des structures.

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Chapitre 1 Les-Planchers CMM 2020

Le document traite des planchers en béton armé, en détaillant les charges admissibles pour différents types de bâtiments et les méthodes de calcul pour les planchers en corps creux. Il présente des procédures de dimensionnement, de calcul des poutrelles et des méthodes spécifiques comme la méthode forfaitaire et la méthode de Caquot pour les planchers à fortes surcharges. Enfin, il aborde les conditions d'application de ces méthodes et les critères à respecter pour garantir la sécurité et la performance des structures.

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CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.

Projet en béton armé 2


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Projet en béton armé 3


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Projet en béton armé 4


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Plancher de bâtiment à usage d’habitation : 150kg/m²


Pour un plancher de bureaux : 250kg/m²
Pour un plancher de magasin : 500kg/m²
Pour un lieu de Culte (mosquée) : 500kg/m²
III. Méthodes de calcul des planchers
III.1. Planchers en corps creux
Ce type de plancher en corps creux est une solution, très communément utilisée dans les
bâtiments d’habitation. Ceux-ci, sont considérés comme des éléments de remplissage dont les
parois sont en mortier de ciment ou en céramique. Les parois supérieures et latérales servent de
coffrage aux nervures et à la dalle en béton(dalle de compression) coulée sur toute la surface
des planchers.
III.1.1. Dimensionnement
Les distances normalisées entre axes des nervures (qui assurent la fonction de portance) sont de
56 ou 65 [cm] pour les corps creux en béton.
La hauteur des corps creux (utilisé comme coffrage perdu et isolant phonique) est de 12, 16, 20
ou 25 [cm] ; leur largeur de 20, 25 ou 33[cm].
La dalle supérieure a normalement une épaisseur de 4 [cm], éventuellement de 5 [cm]; elle est
armée d’un simple quadrillage d’armatures constitué en général par une nappe de treillis soudé,
ayant pour but de:
- Résister aux charges appliquées sur des surfaces réduites
- Réaliser un effet de répartiteur entre poutrelles voisines des charges localisées
notamment celles correspondantes aux cloisons.
- Limiter les risques de fissuration par retrait.

Figure I.5 : Exemple d’une coupe d’un plancher à corps creux.


On peut se dispenser de donner une justification de la rigidité du plancher lorsque:

Projet en béton armé 5


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

: Hauteur totale du plancher;


: Portée libre maximale de la poutre dans le sens des poutrelles.
Remarque:: Les poutrelles sont disposées dans la direction du bâtiment comportant des
travées courtes.
[Link]édure
.Procédure de calcul
[Link]
.La dalle de compression
La dalle de compression doit être armée d’un quadrillage de barres dont les dimensions des
mailless ne doivent pas dépasser :
• 20 [cm] pour les armatures perpendiculaires aux poutrelles
• 33 [cm] pour les armatures parallèles aux poutrelles
Armatures perpendiculaires aux poutrelles (en cm2 par mètre de nervure ou poutrelle):

Armatures parallèles aux poutrelles (par mètre linéaire) : ≥

l′: Entre-axes
axes des poutrelles, en [cm]

fe: Limite d’élasticité en [Mpa]

[Link] poutrelles
Les poutrelles sont sollicitées par une charge uniformément repartie,
repartie dont la largeur est
axe de deux poutrelles consécutives. Le calcul des poutrelles se fait
déterminée par l’entre-axe
généralement en deux étapes : avant et après coulage de la dalle de compression.
Étape 1 : la poutrelle préfabriquée est considérée comme simplement
simplement appuyée à ses deux
extrémités, de section rectangulaire, soumise à la flexion simple sous les charges telles que le
poids propre, le poids du corps creux et celui de l’ouvrier (surcharge) estimé à 100 [kg/ml].
Étape 2:: la poutrelle est calculée comme
comme une poutre continue, de section en T, partiellement
encastrée à ses deux extrémités. Elle supporte son poids propre, le poids du corps creux et de
la dalle de compression ainsi que les charges et surcharges revenant au plancher.

Projet en béton armé 6


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

III.1.3.Méthode de calcul
III.1.3.1. Domaines d’application
Selon que les quatre conditions suivantes soient vérifiées ou pas, on appliquera différentes
méthodes.
a) la méthode s’applique aux constructions courantes à faible surcharge, c’est-à-dire lorsque:
Q ≤ 2G ou Q ≤ 5[kN/m2].
G : étant la charge permanente.
Q : Surcharge nominale du plancher.
b) les moments d’inertie des sections transversales sont identiques le long de la poutre.
c) les portées successives sont dans un rapport compris entre 0,8 et 1,25.
d) la fissuration non préjudiciable.
Remarques
• Si a, b, c et d sont vérifiées, on appliquera la méthode forfaitaire (Annexe E1 du
BAEL).

• Si a n’est pas vérifiée (cas des planchers à charge d’exploitation relativement élevée),
on appliquera la méthode de Caquot (Annexe E2 du BAEL).
• Si a est vérifiée mais une ou plus des trois conditions b, c et d ne le sont pas, on
appliquera la méthode de Caquot minorée (Annexe E2 du BAEL).
Tableau I.1: Orientation vers une méthode de calcul

Projet en béton armé 7


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

III.1.3.2. Méthode Forfaitaire-Planchers


Forfaitaire Planchers à charge d’exploitation modérée-
a. Principe de la méthode
Cette méthode consiste à évaluer les valeurs maximales des moments en travée et des moments
sur appuis par des fractions, fixées forfaitairement, de la valeur maximale du moment
fléchissant M0 dans la travée indépendant
indépendante,
e, de même portée libre que la travée considérée et
soumise aux mêmes charges.
La méthode forfaitaire s’applique pour un plancher dit à surcharge d’exploitation modérée
(c’est à dire la surcharge Q ≤ min (2 G ; 5 [kN/m2]), où G représente la Charge permanente et Q
la surcharge Nominale du plancher).De plus, celle-ci
celle ci doit satisfaire les conditions suivantes :

1. Les moments d’inertie sont les mêmes dans les différentes travées,
2. Les portées successives des travées sont dans un rapport compris entre 0,8 et 1,25

Figure I.6:
I. Schématisation des portées successives.

3. La fissuration est considérée comme non préjudiciable.


b. Application de la méthode
Soit :
- M0 : valeur maximale du moment fléchissant dans la travée indépendante, de même
portée que la travée considérée, et soumise aux mêmes charges q

.
- Mw, Me, Mt : respectivement les valeurs absolues des moments sur appuis de gauche et
de droite ainsi que le moment max en travée de la travée considérée en tenant compte
de la continuité.

- α : le rapport des charges d’exploitation à la somme des charges permanentes et des

surcharges d’exploitation =

- Pour Q = 0 =0

- Pour Q = 2G =2 3
- l : la portée de poutrelle
Les valeurs de Mw, Me, Mt doivent vérifier les conditions suivantes :

Projet en béton armé 8


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

1. ≥ {1,05 ; (1 + 0,3 ) }−
,
2. ≥ Travée intermédiaire (voir figure I.7a)
, ,
≥ Travée de rive (voir figure I.7a)

La valeur absolue de chaque moment sur appui intermédiaires (voir figure I.7a doit être égale à:
0.6 Mo : Poutre à deux travées.

0.5 Mo : Appuis voisins des appuis de rive d’une poutre à plus de deux travées
0.4 Mo : Autres appuis intermédiaires d’une poutre à plus de 3 travées.
Pour la vérification des sections, on retient la plus grande des valeurs absolues des moments
évalués à gauche et à droite de l’appui considéré.
Si les calculs font intervenir un moment d’encastrement sur un appui de rive, la résistance de
cet appui sous l’effet du moment pris en compte doit être justifiée.

Figure I.7a : Moments en travées.

Remarques:
 Pour la vérification des sections la plus grande des valeurs absolues des moments
évalués à gauche et à droite de l’appui est considérée.
 S’il existe sur un appui de rive un moment d’encastrement quelconque, la résistance de
cet appui sous l’effet du moment pris en compte doit être justifiée.

Projet en béton armé 9


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

c. Effort tranchant
Pour déterminer la valeur de l’effort tranchant aux appuis, ce dernier est calculé
en faisant abstraction de la continuité, sauf pour les appuis voisins des appuis
de rive. En notant la valeur absolue de l’effort tranchant sur les appuis de la
travée isostatique de référence i, les valeurs absolues de l’effort tranchant aux
appuis sont déterminées de façon forfaitaire comme indiqué sur la Figure I.7b.

Figure I.7b: Valeur forfaitaire de l’effort tranchant dans des poutres continues à
deux travées et plus de deux travées.

d. Longueur des chapeaux et arrêts des barres inférieures de second lit


Arrêt des barres longitudinales (Forfaitairement)
Dans le cas général, on applique les règles données à l’article B.6.2,31 « courbes
enveloppes»(BAEL99).Les courbes enveloppes des moments permettent de déterminer: les
moments maximaux sur appuis et en travées, la longueur des chapeaux sur appuis et les arrêts
des barres. Ces courbes enveloppes sont déterminées en envisageant les différents cas de
charges pour les diverses combinaisons d’actions définies par le règlement.
On peut se dispenser du tracé des courbes enveloppes et l’arrêt des barres se fera
forfaitairement si les conditions suivantes sont réunies :

• Lorsque la charge d’exploitation est au plus égale à la charge permanente et lorsque


ces charges peuvent être considérées comme uniformément réparties
• Les moments sur appuis sont déterminés par la méthode forfaitaire indiquée ci-dessus.
On adopte alors les dispositions suivantes:
La longueur des chapeaux, à partir du nu des appuis, est au moins égal à:

Projet en béton armé 10


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

- 1/5 de la plus grande portée des deux travées encadrant l’appui considéré s’il s’agit
d’un appui n’appartenant pas à une travée de rive ;

- 1/4 de la plus grande portée des deux travées encadrant l’appui considéré s’il s’agit
d’un appui intermédiaire voisin d’un appui de rive.
La moitié au moins des armatures inférieures nécessaires en travée est prolongée jusqu’aux
appuis et les armatures du second lit sont arrêtées à une distance des appuis au plus égale à
1/10 de la portée.

Figure I.8: Arrêt forfaitaire des barres.


7
Remarque :

Dans le cas où la méthode forfaitaire ne peut être appliquée, on utilise soit la méthode des 03
moments (RDM) soit la méthode de Caquot (plancher à charge d’exploitation relativement
élevé). Cependant, il faut atténuer les moments sur appuis dûs aux seules charges
permanentes par application aux valeurs trouvées d’un coefficient compris entre 2/3 et 1. Les
valeurs des moments en travée sont majorées en conséquence.
III.1.3.3. Méthode de Caquot- Planchers à fortes surcharges -
a. Introduction
La méthode de Caquot s’applique principalement pour des planchers à surcharges
d’exploitation élevées:
Q > 2G ou Q > 5Kn/m2
Elle peut aussi éventuellement s’appliquer pour des planchers à faible surcharges lorsqu’une
des trois conditions 1, 2 ou 3 de la méthode forfaitaire n’est pas validée, moyennant
l’application de coefficient réducteur (on l’appelle méthode de Caquot minorée, qui sera
présentée dans la suite de ce cours).

Projet en béton armé 11


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

b. Principe de la méthode
C’est une méthode de continuité simplifiée, basée sur la théorie générale des poutres
continues. Dans cette méthode on a simplifié la théorie générale puisque les charges éloignées
d’une travée produisent sur celle-ci un effet négligeable. , elle tient compte:

• De la variation du moment d’inertie des sections transversales due à la


participation active de la table de compression.
• De l’amortissement de l’effet des chargements dans les poutres en BA, en
ne considérant que les travées adjacentes à l’appui considéré.

c. Cas de poutres à moments d’inertie égaux dans les différentes travées et


non solidaires des poteaux
Les moments aux nus des appuis sont calculés en ne prenant en considération que les charges
des travées adjacentes encadrant l’appui considéré. Les travées réelles sont remplacées par des
portées fictives l′w et l′e, avec:
l′ = l Pour une travée de rive (avec appui simple de rive) l′ = 0,8l Pour une travée
intermédiaire.

Figure I.9: Schématisation des travées fictives.

• Cas de charges uniformément réparties qw sur la travée de gauche et qe sur la travée de


droite

Projet en béton armé 12


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Figure I.10:
I. : Schématisation pour le calcul du moment sur l’appui 1

La formule des trois moments, pour une poutre à deux travées, s’écrit:

(en valeur absolue)


Si (appuis simples), nous obtenons en valeur absolue :

Caquot a remplacé le facteur 8 du dénominateur par 8,5 pour tenir compte de la variation de
le long de la poutre. Dans les poutres continues, le terme est en fait plus faible sur appui
(et non constant le long de la poutre) ceci a pour effet de réduire dans une certaine mesure les
Le moment sur appui
moments sur appuis et corrélativement d’accroitre le moment en travée. Le
est égal en valeur absolu à:

• Cas d’une charge concentrée Pw sur la travée de gauche et Pe sur la travée de droite.

Figure I.11a:
I. : Schématisation pour le calcul du moment sur l’appui 1

Dans ce cas, l’équation des trois moments s’écrit:

(en valeur absolue)

et si (appuis simples), on obtient :

Projet en béton armé 13


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Caquot a remplacé le coefficient 2 par 2,125 :

La charge concentrée sur la travée de gauche et sur la travée de droite donne un moment
d’appui égal en valeur absolue à:

La distance a, relative à une charge P est toujours mesurée à partir de l’appui étudié et est
toujours considérée comme positive.

Les valeurs de sont données par des tableaux en fonction de .

• Si la poutre comporte des goussets normaux, les valeurs des moments d’appuis
s’obtiennent:
- Pour les charges réparties, par substitution du coefficient 8.5 par un coefficient
égal à 7.7
- Pour les charges concentrées, par substitution au coefficient le coefficient
donné en fonction de .

d. Cas de poutres à moments d’inertie variables d’une travée à l’autre et non solidaires
des poteaux
Les calculs sont menés de la même
même manière que précédemment avec les modifications
suivantes :

Posons : β= avec

I : Moment d’inertie de la travée de gauche


I : Moment d’inertie de la travée de droite.
droite
Les formules précédentes deviennent:
- Pour une charge uniformément répartie ( et ) par unité de longueur donne un
moment d’appui égal en valeur absolue à :

Projet en béton armé 14


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

- Pour des charges Pw et Pe, sur les travées de gauche et de droite respectivement, le
moment d’appui sera égal en valeur absolue à :

Les valeurs de et sont les mêmes que précédemment.


[Link] en travée
Les moments en travées sont déterminés à partir des moments sur appuis en utilisant les
méthodes de la RDM.
- Dans les formules des moments en travée, on utilise la longueur des po
portées réelles l,
- Les moments Mi et Mi+1 sont pris avec leur signe,
- On doit tenir compte du chargement et déchargement des travées.

Figure I.11b: Définition


finition des trois cas de charge à prendre en compte. Chacun de ces trois cas correspond à
une valeur extrême des moments de la deuxième deuxi travée et des appuis 2 et 3.
A l’ELU C = 1,35g + 1,5q et D = 1,35g et à l’ELS C = g + q et D = g.

L’´evolution du moment en travée M(x), pour un cas de charge, est donné par la formule ci
ci-
dessous:

Moment fléchissant
Avec :
: Moment dans la travée isostatique de référence correspondant au cas de charge étudié.
x : La position du moment maximum en travée obtenue en recherchant l’abscisse où la dérivée
de M(x) s’annule.
[Link] tranchants
L’effort tranchant d’appui, pour un cas de chargement donné, est calculé classiquement (Les
méthodes de la RDM), soit:

Projet en béton armé 15


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Effort tranchant

I.3.3.3.. Calcul des déformations


Lorsqu’on prévoit dess étais intermédiaires, on peut se dispenser de la justification de la
flèche du plancher si les trois conditions suivantes sont satisfaites:

Avec :
ht : hauteur totale du plancher
l : portée libre de la poutrelle
Mt : moment fléchissant max en travée
M0 : moment fléchissant max en travée de la poutrelle considérée isostatique
ρ : pourcentage des armatures
b0 : largeur de la poutrelle
fe : limite élastique des armatures tendues
A : section des armatures
d : hauteur utile
Remarque:
Dans le cas contraire le calcul de la flèche s’impose.

III.2.. Plancher à poutres orthogonales

[Link]

Ils sont constitués de dalles minces et planes d’épaisseur constante dont les appuis peuvent
être des poutres ou des voiles. Les portés des dalles sont les distances entre nus intérieurs des
appuis, on désigne les portés lx et ly correspondant respectivement à la plus petite dimension et
us grande dimension de la dalle. En général, on considère dans l’étude des dalles des
la plus
bandes de largeur b égale à 1 m.

Projet en béton armé 16


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Figure I.12
I. : Vue d’un plancher à poutres orthogonales.

III.2.2. Dimensionnement

Les épaisseurs courantes sont données à titre indicatif.

- Panneau rectangulaire isolé portant dans les deux sens (0,4 ≤ = ≤ 1)

- Panneau rectangulaire continu portant dans les deux sens

- Panneau rectangulaire isolé portant dans un sens ( = < 0,4)

- Panneau rectangulairee continu portant dans un sens ( = < 0,4))

III.2.3. Principe de calcul


1. Dalle uniformément chargée reposant sur quatre côtés
III.2.3.1.
Les principes de calcul de résistance d’une dalle de plancher sont basés sur les valeurs du
rapport ( = ) , nous distinguons deux cas:

• Si = < 0,4:: on admet que la dalle travaille dans une seule direction qui est la petite
portée lx. La dalle est étudiée comme une poutre de largeur b = 1m et de hauteur h0.
• Si (0,4 ≤ = ≤ 1):: on admet qu’elle travaille dans les deux directions lx et ly.

a. Cas où : = < 0,4

Projet en béton armé 17


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Figure I.13: Panneau rectangulaire portant dans un sens

- Les moments fléchissant sont évalués en prenant en compte la flexion


uniquement suivant la petite dimension lx. Le calcul se fait comme pour une
poutre de section rectangulaire de largeur b=1 m et de hauteur h0 et de portée lx.

- Les aciers longitudinaux, calculés dans le sens de la petite portée sont appelés
armatures principales.

- Les aciers, placés perpendiculairement aux armatures principales, sont appelés


armatures de répartition. Leur section est prise forfaitairement, au moins égale
au 1/4 de la section des armatures principales.

- Les moments d’encastrements sur les petits côtés atteignent des valeurs du
même ordre de grandeur que sur les grands côtés.

b. Cas où , ≤ = ≤

Figure I.14: Panneau rectangulaire portant dans les deux sens

Dans ce cas de figure, on détermine les moments suivant les deux directions lx et ly et
on calcule les armatures parallèles à ces deux directions en fonction des moments
trouvés. En pratique, deux méthodes peuvent être utilisées pour la détermination de Mx
et de My:
- celle résultant des dispositions indiquées à l’annexe E3 des règles B.A.E.L;
- celle résultant de l’utilisation des abaques de Pigeaud.

Projet en béton armé 18


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Nous commençons par déterminer les moments Mx suivant lx, et My suivant ly, en
supposant que la dalle repose librement sur son pourtour.
L’annexe E3 des règles B.A.E.L. indique que pour une dalle de dimensions lx et ly(avec
lx ≤ ly), reposant librement sur son pourtour et soumise à une charge uniformément
repartie q couvrant tout le panneau, les moments au centre de la dalle, pour une bande
de largeur unité, ont pour valeur:
- Dans le sens de la petite portée : = . .
- Dans le sens de la grande portée : = .
Les valeurs des coefficients μx et μy sont données, en fonction du rapport = et du
coefficient de Poisson ν (Voir tableau en annexe). Ce tableau tient compte du fait que
mais être inférieur à 0,25 (Voir art. A.8.2,42
le rapport My/Mx ne doit jamais A.8.2,42).
Le coefficient de Poisson ν est égal à:
ν = 0,20 pour un béton non fissuré.
ν = 0 pour un béton fissuré.

III.2.3.2.. Panneau de dalle soumis à des charges localisées


a- Charge centrée au milieu du panneau
Les moments au centre de la dalle, pour une bande unité, ont pour valeur :
Dans le sens de la petite portée :
-Dans =( + )
Dans le sens de la grande portée :
-Dans =( + )

Dans ces formules:


M1et M2: Coefficients donnés par les abaques en fonction de et des rapports et
P : la charge totale.
: le coefficient de Poisson (défini précédemment).
Soient:

U0 et V0 : Dimensions du rectangle d’impact d’une charge concentrée P

U et V : Côtés du rectangle sur lequel la charge P s’applique, compte tenu de la


diffusion à 450 dans le revêtement et la dalle de béton. Ils sont déterminés au niveau du
feuillet moyen de la dalle.

Projet en béton armé 19


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Figure I.15: Diffusion de la charge au niveau du feuillet moyen.

• Revêtement en béton:

U=U0+2e+h0
V= V0+2e+h0

• Revêtement en matériau différent du béton (moins résistant) :

U=U0+1,5e+h0
V=V0+1,5e+h0

b- Charge localisée non concentrique


Lorsque le rectangle de répartition de la charge n’est pas concentrique à la plaque, on
utilise l’artifice de RESAL.
Soit une dalle de dimension lx et ly soumise à une charge non concentrique A, répartie
sur un rectangle U×V. On divise le rectangle global en rectangles fictifs donnant des
charges symétriques.

Projet en béton armé 20


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Figure I.16:
I.1 Schématisation des rectangles fictifs

On recherche les efforts internes produits par les rectangles concentriques et on déduit
les effets de la charge non concentrique A par superposition.

Rectangle concentrique I: I=4A+2B+2C+D Rectangle concentrique II: II=2B+D

Rectangle concentrique III: III=2C+D Rectangle concentrique IV: IV=D

Figure I.17:
I.1 Schématisation des rectangles concentriques

Les efforts internes


nternes produits par le rectangle non concentrique A seront calculés par :

À noter que dans le second terme de l’équation ne figure que des rectangles
concentriques.

semi
III.2.3.3.. Dalle continue et semi-encastrées
Lorsque la dalle fait partie d’un hourdis continu ou lorsqu’elle est liée à des appuis
permettant de compter sur un encastrement partiel, on réduit les valeurs obtenues pour
les moments isostatiques en travées. Celles-ci
Celles ci peuvent être réduites de 15% à 25%
Projet en béton armé 21
CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

selon les conditions d’encastrement et on calcule les moments sur appuis.


D’une manière générale on doit toujours vérifier
vérifier,, pour la portée principale lx (lx<ly):

Avec :
Mt : moment max considéré en travée
Mw (Me): valeur absolue considérée pour les moments de l’appui de gauche (de droite)
M0 : moment maximal calculé dans l’hypothèse où la dalle est simplement appuyée.

Sur les petits côtés, les moments d’encastrement sont pris sensiblement égaux à ceux
adoptés pour les grands côtés.

On adopte souvent
uvent les valeurs suivantes pour les planchers et les constructions
32
similaires (Voir Art. A.8.2, 32):
- Panneau de dalle continu au-delà
au de ses appuis:
Moments en travée : 0,75 Mx ou 0,75 My
Moments d’encastrement sur les grands côtés : 0,50 Mx

- Panneau de rive dont l’appui peut assurer un encastrement partiel:


Moments en travée : 0,85 Mx ou 0,75 My
Moments d’encastrement sur les grands côtés: 0,30 Mx (appui de rive)
0,50 Mx (autre appui)

Projet en béton armé 22


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Remarque: Le moment sur appui commun à deux panneaux est le plus grand en
valeur absolue des moments déterminés pour chacun des deux panneaux.

III.2.4.
4. Détermination des armatures, règles et dispositions constructives
a- Calcul des armatures
Les armatures sont déterminées
terminées à partir des moments définis ci-
ci-dessus en tenant
compte des remarques suivantes:

• Le moment maximal s’exerce selon la petite portée par conséquent les armatures
correspondantes constituent le lit inférieur.

• Pour chacune des directions il faut considérer,


considérer, en travée et aux appuis, la
hauteur utile qui lui est propre. On aura donc:

Figure I.18: Hauteurs utiles des armatures dans les deux directions.

b. Espacement des armatures


L’espacement des armatures d’une même nappe ne doit pas dépasser les valeurs ci-
dessous. h0 : Épaisseur totale de la dalle.
 Fissuration non préjudiciable:
L’écartement des armatures d’une même nappe ne doit pas dépasser les valeurs du

Projet en béton armé 23


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

tableau suivant:

Direction Charges réparties Charges concentrées


La plus sollicitée St = min {3ho ; 33cm} St = min {2ho ; 22cm}
La moins sollicitée St = min {4ho ; 45cm} St = min {3ho ; 33cm}

 Fissuration préjudiciable:
St ≤ min {25 ; 2ℎ } suivant les deux directions.
Le diamètre utilisé suivant le sens porteur (suivant lx) doit être ≥ 6 mm

 Fissuration très préjudiciable:


St ≤ min {20 ; 1,5ℎ } suivant les deux directions.
Le diamètre utilisé suivant le sens porteur (suivant lx) doit être ≥ 8 mm

c. Arrêt des armatures


Les armatures dans chaque sens peuvent être arrêtées par moitié:

Armatures en travées:
- Sens principal: La longueur du lit arrêtée en travée est de 0,8 .
- Sens secondaire : La longueur du lit arrêtée en travée est de − 0,2 .
- Armatures en appuis:
Les aciers de chapeaux ont pour longueur à partir du nu des appuis :
= Avec: = 0,05 + 0,3

= max
ls : longueur de scellement droit

Projet en béton armé 24


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Remarque : Dans le cas des panneaux de dalle soumis à des charges concentrées
toutes les armatures seront prolongées et ancrées au-delà
au des appuis.

d. Condition de non-fragilité
fragilité
Dans une dalle rectangulaire appuyée sur ses quatre côtés, les armatures normales à
toute
ute section transversale soumise à la flexion simple, et susceptible d’être tendues,
doivent présenter une section minimale correspondant aux taux d’armatures suivants:
( )
- Armatures parallèles lx: ≥ ; = et ≤

- Armatures parallèles ly: ≥


Avec :
- ( ):: respectivement les taux minimaux d’acier en travée dans le sens « x »
et dans le sens « y ».

Le taux ou pourcentage d’acier est égal au rapport de la section des armatures dans une
direction donnée à la sectionn totale du béton.

- : taux ou pourcentage d’acier minimal égal à :


1,2 ‰ : pour les ronds lisses (feE215 ou 235)
0,8 ‰ : barres ou fils à haute adhérence feE400 ou treillis soudés à fils lisses de
Ø>6mm
0,6 ‰: barres ou fils à haute adhérence feE500 ou treillis soudés à fil lisse de
Ø≤6mm.

e. Rapport minimal des sections d’armature en travée -


Dalle soumise à des charges concentrées: ≥

Dalle non soumise à des charges concentrées:


-Dalle ≥

Projet en béton armé 25


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

f. Effort tranchant
Dans les dalles portant sur quatre côtés, l’effort tranchant par unité de longueur est
donné par les formules suivantes :

Charge totale P Charge totale P uniformément répartie sur un rectangle de


uniformément répartie sur dimensions u x v, concentrique à la plaque : u=dimension du
la surface de la plaque rectangle parallèle à lx; v=dimension du rectangle parallèle à ly.
(P= qlxly)
Au milieu de ly u>v u<v

=
Au milieu de u
= =
Au milieu de lx
Au milieu de v
= = =
2 +

Aucune armature d’effort tranchant n’est requise si les conditions suivantes sont
remplies (A.5.2, 2):
- la contrainte tangentielle est au plus égale: = 0.07
- les dispositions constructives générales concernant les dalles sont respectées

- -la pièce est réalisée sans reprise de bétonnage sur toute son épaisseur

g. Poinçonnement
Une force est localisée lorsque les dimensions de son impact sont petites par rapport
aux portées de la dalle (A.5.2, 41). Sous l’action des forces localisées, il y a lieu de
vérifier la résistance des dalles au poinçonnement par effort tranchant.
Dans le cas d’une charge localisée, on admet qu’aucune armature d’effort tranchant
n’est requise, à condition que (A.5.2, 42):

Qu ≤ 0,045. Uc. ht . fcj /γb

- Qu: charge de calcul à l’ELU


- ht : épaisseur totale de la dalle
- Uc : périmètre du contour de l’aire sur laquelle agit la charge dans le plan du
feuillet moyen (périmètre du contour au niveau du feuillet moyen), indiqué sur
les figures précédentes
- fcj : résistance caractéristique du béton à la compression à j jours.

Projet en béton armé 26


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

.
On a: = ≅ ≤ ( . )
.

et la condition devient ≤ 0,05


Si la condition de non poinçonnement n’est pas satisfaite, il faut utiliser des armatures
dans un périmètre U défini à partir du périmètre Uc par homothétie.

On pose: = 0.045 ℎ

0.045 ℎ
= ≅ = 0,05
(0.9ℎ )

= 0,05

=
,

h. État limite de déformation


Dans le cas de dalles rectangulaires appuyées sur les 04 côtés, on peut admettre qu’il
n’est pas indispensable de procéder au calcul des flèches si les conditions suivantes
sont vérifiées:

>
20

2

Mtx : moment en travée dans le sens lx (Mtx≥ 0.75Mx)


Mx: moment isostatique en travée par unité de largeur dans le sens lx de la dalle.
Ax : section des armatures tendues par bande de largeur égale à un mètre.
d : hauteur utile
fe: limite d’élasticité en (MPa)
b : largeur d’une bande égale à mètre.
i. Diamètre maximal des armatures

Ø: Diamètre des armatures longitudinales.


Projet en béton armé 27
CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

III.2.5. Transmission des charges


III.2.5.1. Aux poutrelles
III.[Link]. Panneau de dalles dont l’élancement est tel que : = < 0,4

Figure. I.19: Schématisation de la largeur de charge

Dans ce type de dalle, les charges sont transmises intégralement aux poutrelles sous
forme de charges uniformément réparties. Ces poutrelles transmettent ensuite celles-ci
aux poutres principales sous forme de charges concentrées.

III.[Link]. Panneau de dalles dont l’élancement est tel que : 0,4 ≤ = ≤1

Figure. I.20: Schématisation de la répartition des charges sur les poutrelles.

Les charges sont transmises aux poutrelles sous des formes trapézoïdales ou
triangulaires.
Remarque :
Pour le calcul des efforts internes max, ces types de chargement sont ramenés à des
répartitions simplifiées, constituées de charges uniformément réparties.

 Cas de charge triangulaire (Calcul des efforts max) :


Considérons le triangle CGH.
P, représente l’intensité maximale de la charge triangulaire par mètre de longueur.

Projet en béton armé 28


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

Efforts tranchants :
= = (en valeur absolue) Moment

max à mi- travée :

Soit q, la charge par mètre carré de dalle =

( la charge q s’exerce sur chaque point du segment GG’ P = q(GG’) = qlx/2 ).

D’où les efforts tranchants : = =

Et le moment max : =

 Cas de charge trapézoïdale (Calcul des efforts max).


Considérons le trapèze DEFC

Efforts tranchants : = = − (en valeur absolue)

Moment max : = 3 −
Efforts internes en fonction de la charge par mètre carré de dalle
= Efforts tranchants : = = 2 − (en valeur
absolue) (1)
Moment : = 3 − (2)

Projet en béton armé 29


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

 Remarque: Les charges, considérées ci-avant (triangulaire et trapézoïdale),


représentent le chargement d’un côté de la poutre ou de la poutrelle
uniquement.
 Chargement simplifié admis
Cela consiste à trouver la largeur de dalle (lm pour le moment et lt pour l’effort
tranchant), correspondante à un diagramme rectangulaire, qui donnerait le même
moment et le même effort tranchant que le diagramme trapézoïdale (dans le cas d’une
répartition trapézoïdale) ou triangulaire (dans le cas d’une répartition triangulaire).
Ainsi, sous ce chargement rendu uniformément réparti, le calcul devient classique.
-Cas de charge trapézoïdale

Effort tranchant (diagramme rectangulaire):


TD = TC = (qlt) ly/2 (3)
Égalisons les expressions (1) et (3) 2 − =( ) ⁄2

= 0.5 − (4)

-Moment max (diagramme rectangulaire) :

=( ) (5)

Égalisons les expressions (2) et (5) 3 − =( )

= 0.5 − (6)

Projet en béton armé 30


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

-Cas de charge triangulaire


Déduction à partir de la charge trapézoïdale en posant EF = 0.
Nous avons : lx = ly ρx= 1

L’expression (4) devient : lt= 0.25 lx


et
L’expression (6) devient : lm = 0.333 lx

a)- Aux poutres principales

Figure. I.21 : Schématisation de la répartition des charges sur les poutres.

Remarque : les charges 3, 4, 6 et 7 représentent, en plus des poids propres des


poutrelles, les charges et surcharges des parties du plancher que celles-ci supportent.

Projet en béton armé 31


CHAPITRE I : LES PLANCHERS MASTER 1: C.M.M

III.2.6.. État limite de déformation des poutres


On pourra se dispenser du calcul des déformations si la poutre est associée à un
hourdis et si les relations suivantes sont toutes vérifiées.

Avec :
ht : hauteur de la poutre,

l : portée de la travée entre nus d’appuis,

Mt : Moment max en travée,


M0 : Moment isostatique,

A : section d’armatures tendues,


b0 : largeur de la nervure, d: hauteur utile,
fe : limite élastique de l’acier utilisé en
[MPa].

Projet en béton armé 32

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