PCSI 1 - Stanislas Devoir Surveillé N◦ 8 - 31/03/18 - durée 4H A.
MARTIN
MÉCANIQUE et THERMODYNAMIQUE
CALCULATRICES AUTORISÉES
I. Motocyclette
On étudie un système constitué d’une motocyclette et de son conducteur, dans un référentiel R
supposé galiléen, auquel on associe un repère Oxyz (axe Ox horizontal). L’accélération de la pesanteur
est notée ~g = −g~ey , avec g = 9, 81 m.s−2 . La masse totale du système est M = 300 kg, la position de son
centre de masse G est caractérisée par les distances d1 = 0, 7 m , d2 = 0, 4 m et h = 1 m (voir figure ci-
dessous). La roue avant, pneu inclus, de centre O1 , possède un rayon r1 = 0, 5 m et un moment d’inertie
J1 = 6 kg.m−2 relativement à un axe (O1 , ~ez ). La roue arrière, pneu inclus, de centre O2 , possède un
rayon r2 = 0, 52 m et un moment d’inertie J2 = 10 kg.m−2 relativement à un axe (O2 , ~ez ).
Lorsque la moto se déplace, les deux roues sont en contact avec la chaussée supposée horizontale.
Les points de contact des roues avant et arrière sont notés I1 et I2 . Les réactions du sol sur les roues
sont respectivement R ~ 1 = T1~ex + N1~ey et R
~ 2 = T2~ex + N2~ey . Les liaisons pivot des roues sont supposées
parfaites. La roue avant est non motrice, alors que la roue arrière est soumise à un un couple de moment
résultant Γ.~ez (Γ < 0). Le coefficient de frottement des roues sur le sol est f = 0, 8 ; il ne sera pas fait de
distinction entre le coefficient de frottement statique et le coefficient de frottement dynamique.
On note ~v = v~ex la vitesse de translation de l’ensemble à l’instant t (on se limitera au cas v > 0), et
ω1~ez et ω2~ez les vitesses de rotation instantanées des roues avant et arrière. On supposera toujours que
les roues roulent sans glisser sur le sol.
Enfin, pour les questions allant de 1. à 13., on négligera l’action de l’air ambiant sur la moto et
son conducteur (il peut s’agir, par exemple, d’une phase de démarrage pour laquelle la vitesse n’est pas
élevée).
I.1. Démarrage
1. En utilisant le théorème de la résultante cinétique, donner deux expressions (1) et (2) liant N1 ,
N2 , T1 , T2 , M , g, et v̇ (accélération instantanée).
2. Ecrire les relations de non glissement des roues sur le sol. En déduire les expressions de ω1 et ω2
en fonction de v, r1 , r2 .
1
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3. On note ~σ1 (O1 ) et ~σ2 (O2 ), les moments cinétiques en O1 et O2 des roues avant et arrière dans le
référentiel R. Montrer, en utilisant la définition du centre de masse, que leur expression s’écrit en
fonction de J1 , ω1 , et J2 , ω2 comme dans le cas où les points O1 et O2 sont fixes, et donner ces
expressions.
4. Montrer, en utilisant la définition du centre de masse G, que le moment cinétique total ~σ (G) de
l’ensemble moto + conducteur relativement au point G dans R se limite à la somme des deux
moments précédents.
5. En appliquant le théorème du moment cinétique dans R à la roue avant au point O1 (on admettra
qu’il s’écrit comme si O1 était fixe), établir une relation (3) entre T1 , J1 , r1 , et v̇.
6. En appliquant le théorème du moment cinétique dans R au système moto + conducteur en G (on
admettra qu’il s’écrit comme si G était fixe), donner une expression (4) liant N1 , N2 , T1 , T2 et h,
d1 , d2 , J1 , r1 , J2 , r2 , v̇.
7. À partir des relations obtenues, exprimer les forces de contact N1 , N2 , T1 , et T2 en fonction de v̇
et des paramètres du problème.
v̇
8. Pour une accélération telle que g = 0, 1, montrer que les roues ne décollent pas du sol.
9. De même, pour cette même accélération montrer qu’il n’y a pas glissement sur le sol.
10. Avec la méthode de votre choix, établir une relation (5) permettant de calculer le moment résultant
du couple Γ. Faire l’application numérique pour v̇g = 0, 1.
I.2. Roue arrière
Pour les questions 11. à 13.,
on suppose que le pilote par-
vient à soulever du sol la roue
avant de son véhicule et on
notera θ l’angle d’inclinaison
−−−→
de O1 O2 par rapport à l’hori-
zontale (voir figure ci-contre),
supposé constant pendant la
phase étudiée.
Pour les calculs, on pourra uti-
liser la base (~ex 0 , ~ey 0 ) qui est
liée à la moto et donc obtenue
par une rotation d’un angle θ
de la base (~ex , ~ey ).
11. En supposant négligeable la vitesse de rotation de la roue avant, exprimer le moment cinétique
~σ (O2 ) en O2 de l’ensemble moto + conducteur dans R.
12. Exprimer la somme des moments M(O ~ 2 ) en O2 appliqués à ce système global.
13. D’après les deux questions précédentes, donner une équation permettant le calcul de l’angle θ.
Donner la valeur numérique de cet angle, pour v̇g = 0, 2 en utilisant le graphe de la figure ci-
dessous, qui représente la fonction
h − r2
f (θ) = cos θ − sin θ .
d2
2
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I.3. Frottement fluide
On s’intéresse maintenant à une phase où la moto roule de nouveau sur ses deux roues, sur route
horizontale. La vitesse étant plus importante, il est maintenant nécessaire d’introduire une force de
frottement fluide F~ = −kv 2~ex .
14. À l’aide du théorème de l’énergie mécanique, établir l’équation différentielle vérifiée par v.
15. Montrer qu’il existe une valeur limite de la vitesse v` dont on donnera l’expression en fonction de
Γ et des autres paramètres.
16. Montrer que l’équation différentielle peut s’écrire sous la forme v̇ + a v 2 = a v`2 . On précisera
l’expression de la constante a en fonction de k, M , J1 , J2 , r1 et r2 .
17. En supposant que la vitesse est nulle à l’instant t = 0, établir la solution de l’équation différentielle
précédente. Pour cela on pourra introduire le changement de fonction suivant : u = v`v−v `
.
3
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II. Jean Perrin et la mesure de la constante d’Avogadro
Comme dans le modèle de l’atmosphère isotherme, le mouvement brownien (agitation thermique) conduit
à une répartition exponentielle des molécules, en fonction de l’altitude. Jean Perrin (prix Nobel de
physique en 1926 pour ses travaux sur le caractère discontinu de la matière et plus spécialement pour sa
découverte de l’équilibre de sédimentation) a vérifié cette répartition des molécules à l’échelle mésosco-
pique. Il en a déduit une mesure de la constante d’Avogadro.
On se place dans le référentiel terrestre considéré galiléen. On note →
−
g le champ de pesanteur uniforme
et (Oz) l’axe vertical ascendant.
Les deux parties du problème sont indépendantes.
II.1. Équilibre statistique d’un gaz parfait isotherme
1. Établir l’équation de l’équilibre d’un fluide dans le champ de pesanteur uniforme →
−
g . On notera p
la pression du fluide et ρ sa masse volumique. On raisonnera en considérant que le problème ne
dépend que de z.
2. Le fluide considéré dans cette partie est un gaz parfait à la température constante T0 . Exprimer
alors ρ en fonction de la pression p, de la masse molaire M du gaz, de la constante des gaz parfaits
R et de T0 . Réexprimer ρ en fonction de p, de la masse m d’une molécule de gaz, de la constante
le Boltzmann kB et de T0 .
3. Résoudre alors l’équation de l’équilibre du gaz : donner l’évolution de p avec z.
4. En déduire l’évolution de la densité volumique moléculaire n∗ du gaz avec z.
II.2. Expérience de Jean Perrin
Pour déterminer la constante d’Avogadro, Jean Perrin a travaillé avec une cuve de 100 µm de hau-
teur dans laquelle il a placé une suspension de petites sphères de gomme-gutte (résine de plante) de
rayon r = 0, 212 µm et de masse volumique ρ = 1, 1942 g.cm−3 dans de l’eau de masse volumique
ρ0 = 1, 003 g.cm−3 . L’ensemble est maintenu à la température T0 = 293 K.
Jean Perrin appliqua la loi statistique de distribution de Boltzmann aux sphères de gomme-gutte :
Ep
∗
n = n∗0 exp −
kB T0
avec n∗ la densité moléculaire des sphères et Ep l’énergie potentielle associée à l’ensemble des forces
conservatives auxquelles est soumise une sphère de gomme-gutte.
5. On considère une sphère de gomme-gutte à l’altitude z, intégralement plongée dans l’eau. Donner
les forces s’exerçant sur cette sphère.
Montrer que ce système est conservatif et exprimer l’énergie potentielle totale Ep pour cette sphère,
en fonction de ρ, ρ0 , r, g et z. On prendra l’origine de l’énergie potentielle totale à l’altitude z = 0.
Jean Perrin a comptabilisé les sphères de gomme-gutte à des quatre altitudes différentes dans la
cuve. Les concentrations n∗ /n∗0 mesurées pour ces différentes altitudes étaient les suivantes :
z (µm) 5 35 65 95
n∗ /n∗0 proportionnelle à 100 47 22,6 12
6. Proposer une méthode pour vérifier si ces valeurs sont cohérentes avec le modèle proposé par Jean
Perrin de répartition des sphères de gomme-gutte selon le facteur de Boltzmann. Conclure.
7. Déduire de ces mesures la valeur de la constante d’Avogadro obtenue par cette expérience, sachant
que R = 8, 314 J.K−1 .mol−1 . Commenter.
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III. Montée de sève
L’objet de ce problème est l’analyse de divers mécanismes physiques susceptibles d’expliquer la mon-
tée de la sève brute dans les arbres. La sève brute est le grand courant ascendant qui conduit l’eau et
les sels minéraux aux feuilles, bourgeons et fleurs. Dans un premier temps, on étudie différentes 1 causes
possibles de l’ascension de la sève : pression hydrostatique et capillarité. Cependant, une évaluation des
ordres de grandeur montre qu’aucun de ces mécanismes ne peut rendre compte d’une ascension très
élevée, comme dans le cas du pin Douglas où elle atteint 60 mètres. Le mécanisme principal est en fait
la transpiration dont la description et le lien avec la thermodynamique de l’eau liquide font l’objet de
la suite du problème. On ne s’étonnera pas, le cas échéant si cela est pertinent, de trouver une pression
négative, ce qui possible dans un liquide grâce aux interactions de Van der Waals attractives. On parle
alors de traction.
Toutes les sous-parties sont très largement indépendantes les unes des autres. Dans tout le problème,
on admettra que la sève brute est une solution si diluée que ses propriétés physiques (masse volumique,
tension superficielle, équation d’état...) sont celles de l’eau pure. Sauf cas contraire, la température T
sera prise à égale 20◦ C. La signification de certaines données ci-dessous est explicitée dans le texte.
Données numériques
Accélération de la pesanteur g = 9, 81 m.s−2
Constante des gaz parfaits R = 8, 3145 J.K−1 .mol−1
Pression atmosphérique normale 1,01325 bar = 0,101325 MPa ≈ 760 mmHg
Masse volumique de l’eau à 20◦ C ρ = 0, 99821 g.cm−3
Tension superficielle de l’eau à 20◦ C σ = 72, 75 × 10−3 N.m−1
Viscosité dynamique de l’eau à 20◦ C η = 1, 002 × 10−3 kg.m−1 .s−1
Rayon des canaux de xylène (bois) R ≈ 25 µm (conifères) à 200 µm (chêne)
Température de fusion de la glace sous
pression normale TF = 273, 15 K
Propriétés de l’eau au point critique
Masse volumique Pression Température
ρC = 0, 322 g.cm−3 pC = 22, 064 MPa TC = 373, 99◦ C
Masses molaires
Élément C Cl H O K Na S
Masse molaire en g 12 35,5 1,0 16 39,1 23 32,1
III.1. Poussée atmosphérique
1. En supposant que l’eau est incompressible, quelle est la pression p(h) au sommet d’une colonne
d’eau de hauteur h et dont la base est à la pression atmosphérique p0 ?
2. Quelle hauteur maximale hA peut atteindre l’eau soumise à une aspiration sous vide ? Application
numérique.
1. Voir le sujet original pour l’osmose, non traitable en SUP.
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III.2. La capillarité
A l’interface entre une phase liquide et une phase gazeuse, il existe des forces de tension superficielles
dont l’effet est de réduire, si possible, la surface de contact entre les deux phases. Pour un récipient
de taille raisonnablement grande (disons supérieure à 1 cm), l’effet est mineur et peut être négligé.
L’interface est alors plane et il y a continuité de la pression à l’interface. Par contre pour un récipient
de taille millimétrique ou inférieure, on ne peut plus négliger la courbure de l’interface, qui présente
alors un ménisque. Les forces de tension superficielle tendent alors à réduire la surface de contact, ce qui
conduit du côté concave à une surpression par rapport au côté convexe. Il n’y a alors plus
continuité de la pression à l’interface. Pour une interface sphérique de rayon r, cette discontinuité
vaut 2σ
r , où σ est la constante de tension superficielle.
Par conséquent, lorsque l’on plonge un tube de verre très propre, cylin-
drique et de faible rayon R, dans un liquide, on constate que le liquide
s’élève dans le tube d’une hauteur h. Le ménisque a la forme d’une ca-
lotte sphérique qui se raccorde aux parois avec un angle Ψ (voir figure
ci-contre).
3. En calculant la pression du liquide juste sous le ménisque de q
deux
σ
façons différentes, relier h à R, cos ψ et à la grandeur λC = ρg ,
dont on donnera la dimension et que l’on interprétera.
π
4. Que se passe-t-il si ψ > 2 ?
5. Calculer λC pour l’eau. De quelle hauteur hC la sève brute peut-
elle s’élever par capillarité dans les canaux de xylène qui la trans-
portent ?
III.3. La perte de charge
L’eau est un fluide visqueux et son écoulement dans un conduit s’accompagne nécessairement d’une
chute de pression, qu’on appelle aussi perte de charge. Pour un écoulement stationnaire dans un conduit
cylindrique vertical, de longueur h et de section circulaire de rayon R, la perte de charge ∆p qui se
produit en sus de la variation hydrostatique étudiée à la question 1., est reliée au débit volumique Q par
la loi de Poiseuille :
πR4 ∆p
Q= .
8η h
Des mesures donnent des vitesses moyennes d’ascension va de l’ordre de 0, 5 m.h−1 pour les conifères et
jusqu’à 50 m.h−1 pour des arbres à gros canaux comme le chêne.
6. En raisonnant sur un tube de rayon R entre deux instant t et t + dt, exprimer le débit volumique
Q en fonction de va et R.
7. En déduire la perte de charge théorique par unité de longueur pour ces deux types d’arbres. Que
constate-t-on ? Est-elle significative ?
8. Les mesures expérimentales de perte de charge sont dans un facteur d’environ 2 par rapport aux
prévisions théoriques. Donner une explication simple.
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III.4. La transpiration
En fait, l’essentiel de la sève s’évapore
dans l’atmosphère au niveau des feuilles.
Par ailleurs, on sait par traçage radioac-
tif qu’il y a continuité de la colonne d’eau
depuis les racines jusqu’aux feuilles.
Un analogue saisissant de ce mode de
transport de la sève est donné par l’ex-
périence de J. Böhm (1893). Un réci-
pient, en argile poreuse, est plongé dans
un bain d’eau bouillante. L’eau du réci-
pient est siphonnée, par l’intermédiaire
d’un tube capillaire, au travers d’une
bouteille contenant du mercure. Lorsque
l’on retire le bain bouillant, on constate
que l’eau reflue dans le tube en tirant
à elle une colonne de mercure qui peut
atteindre 1 m de hauteur (voir figure ci-
contre).
9. En supposant la loi de l’hydrostatique vérifiée, exprimer la pression dans le tube au niveau de
l’interface eau/mercure, lorsqu’elle est située à une hauteur h = 1 m. En quoi est-ce remarquable ?
L’expérience de Böhm montre ainsi que l’eau liquide peut être stable sous traction, grâce aux forces
de Van der Waals. Un raisonnement énergétique conduit à une pression limite de rupture de −145 bar.
Cet état n’étant pas réellement un état d’équilibre, on parle d’état métastable 2 .
10. L’argile poreuse est un entrelacs de pores de tailles et de formes variées dans lequels existent des
ménisques entre l’air et l’eau liquide. En se référant à la section 2, établir quelle doit-être la largeur
approximative de ces pores pour provoquer une telle dépression.
On considère un fluide de volume molaire v (volume par unité de mole), à la pression p et à la
température T , dont l’équation d’état est correctement décrite par l’équation de Van der Waals dans un
certain domaine de température et de pression :
a
p+ 2 (v − b) = RT
v
où a et b sont des constantes. On définit la compressibilité isotherme χT par la quantité
1 ∂v
χT = − .
v ∂p T
11. Calculer χT pour le fluide de Van der Waals. On pourra utiliser le fait que
−1
∂v ∂p
=
∂p T ∂v T
Quel doit-être le signe de χT pour que le fluide soit mécaniquement stable ? Pourquoi ?
2. c’est-à-dire un état suffisamment stable pour être observé, mais pas suffisamment pour constituer un état d’équilibre
pérenne.
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On appelle spinodale le lieu des points, dans le plan de coordonnées (v, p) (v en abscisses et p en
ordonnées), pour lesquels la compressibilité diverge, c’est-à-dire χ−1
T = 0.
12. Montrer que l’équation de la spinodale du fluide de Van der Waals en coordonnées (v, T ) est donnée
par :
(v − b)2 RT
3
= .
v 2a
13. En déduire l’équation de la spinodale p = f (v) en coordonnées (v, p).
14. Tracer l’allure de la spinodale dans le diagramme (v, p) en indiquant les zones où le fluide n’est pas
stable mécaniquement.
15. Calculer les coordonnées (vC , pC ) du sommet C de la spinodale, appelé point critique, puis la
température correspondante TC .
16. Tracer, dans le plan (v, p), l’allure des isothermes du fluide de Van der Waals. Justifier en raisonnant
sur le signe de la pente.
17. Expliquer pourquoi, pour une température T donnée inférieure à TC , le gaz de Van der Waals ne
peut être observé en l’état pour des valeurs de v intermédiaires. Indiquer sur le graphe de cette
isotherme de Van der Waals (reproduit sur votre copie) les parties correspondant au fluide stable
ou instable.
En pratique le système trouve alors sa stabilité grâce à une transition liquide-gaz qui donne lieu à
la coexistence entre du liquide et du gaz. Au-delà du point critique par contre, donc pour T > TC ,
il n’y a plus de distinction entre liquide et gaz, on parle de fluide super-critique.
* * * Fin de l’épreuve * * *