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TD Systeme Dynamique

Le document présente une série d'exercices sur l'étude de la stabilité des systèmes dynamiques, y compris des systèmes linéaires et non linéaires. Il aborde des concepts tels que la fonction de Lyapunov, les bifurcations, et les modèles biologiques de croissance et d'interaction des populations. Chaque exercice demande une analyse mathématique approfondie et des démonstrations concernant l'existence et la stabilité des équilibres.

Transféré par

Hugues Ngassa
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TD Systeme Dynamique

Le document présente une série d'exercices sur l'étude de la stabilité des systèmes dynamiques, y compris des systèmes linéaires et non linéaires. Il aborde des concepts tels que la fonction de Lyapunov, les bifurcations, et les modèles biologiques de croissance et d'interaction des populations. Chaque exercice demande une analyse mathématique approfondie et des démonstrations concernant l'existence et la stabilité des équilibres.

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Université de Douala Faculté des Sciences

Département de Mathématiques et Informatique

Travaux Dirigés : Systèmes Dynamiques

Exercice 1 : Etudier la stabilité des systèmes linéaires suivants et donner l’allure des
solutions autour de (0, 0) :
 0  0
x0

x = x − y, x = x + 4y, = x − 2y,
0 , ,
y = 2x + 3y y0 = −9x + y y0 = −3x + 2y
 0  0  0
x = 3x + 2y, x = −x + 2y, x = −2x + y,
0 , ,
y = x+y y0 = −2x + 3y y0 = −x − 4y

Exercice 2 : Le modèle de Naka-Rushton décrivant la dynamique d’un neurone dans la


mémoire à court terme est donné par les équations d’état suivantes :
 ux2
 ẋ1 = −x1 + ,

 1+x 2

 ẋ2 = −x2 + ux1 .




1 + x2
1. Montrer que le système est positif
2. Analyser l’existence et la stabilité des équilibres dans l’orthant positif (première
méthode de Lyapunov).
3. Pour u constant, 0 < ũ < 1, montrer que toutes les trajectoires dans l’orthant
positif convergent vers l’origine à l’aide de la fonction de Lyapunov V = (1/2)(x21 +
x22 ).

Exercice 3 : Soit le système dynamique :



ẋ1 = −x1 + x2 ,
ẋ2 = −x31 (1 + u2 ).

Avec une fonction de Lyapunov de la forme

V = axα1 + bxβ2 ,

où a, b, α et β sont des constantes positives à déterminer, montrer que, pour toute entrée
constante u(t) = ũ, ce système possède un équilibre unique et globalement asymptotique-
ment stable.

Exercice 4 : Soit le systèmes dynamique :



ẋ1 = −φ(x1 ) + φ(x2 ),
ẋ2 = φ(x1 ) − 2φ(x2 ) + u.

La fonction φ : R → R possède les propriétés suivantes :


a φ(x) est une bijection

1
b φ(x) ∈ C ∞
c φ(x) est strictement monotone croissante (dφ/dx > 0, ∀x ∈ R).
d φ(x) passe par l’origine (φ(0) = 0).
1. Démontrer qu’il s’agit dÕun système à compartiments.
2. Pour une entrée constante strictement positive (ũ > 0), expliciter les conditions
sous lesquelles le système possède un équilibre unique dans l’orthant positif.
3. Démontrer que cet équilibre, s’il existe, est globalement asymptotiquement stable à
l’aide de la fonction de Lyapunov
Z x2 Z x2
V (x1 , x2 ) = (φ(s) − ũ)ds + (φ(s) − ũ)ds.
x1 x2

Exercice 5 : Dans un lac vit une espèce de poissons dont la croissance obéit à une loi
logistique. Les poissons sont capturés par des pêcheurs suivant un principe d’action des
masses. Les pêcheurs sont attirés vers le lac avec un taux directement proportionnel Ĺ la
quantité de poissons dans le lac. Par contre les pêcheurs sont découragés de pêcher avec
un taux directement proportionnel au nombre de pêcheurs déjà présents.
1. Etablir un modèle d’état du système.
2. Etudier l’existence et la stabilité des états d’équilibre.

Exercice 6 : Soit un réacteur continu parfaitement mélangé et à volume constant dans


lequel se déroule une réaction chimique irréversible mettant en oeuvre deux espèces A et
B :
A −→ B.
Le réacteur est alimenté uniquement avec l’espèce A, à débit volumique constant stric-
tement positif. La variable d’entrée est la concentration d’alimentation du réacteur. La
cinétique de réaction est une fonction des concentrations des deux espèces : r(xA , xB ).
1. Etablir le modèle d’état du système.
2. Montrer que, à entrée constante, l’équilibre est unique et stable si la cinétique obéit
à la loi d’action des masses avec inhibition hyperbolique par le produit. Est-ce un
noeud ou un foyer ?
3. Montrer que le systè me peut avoir des équilibres instables si la cinétique est une
fonction monotone croissante de ses arguments.

Exercice 7 : Considérons la réaction

X1 + X2 −→ 2X2

se produisant dans un réacteur à volume constant, alimenté en réactif X1 à la concentra-


tion xin
1 avec un taux de dilution u.
Le modèle d’état du système (en supposant une cinétique de réaction décrite par la loi
d’action des masses) est donné par

ẋ1 = −kx1 x2 + u(xin1 − x1 ),
ẋ2 = kx1 x2 − ux2 .

Montrer que le système ci-dessus exhibe le phenomème de la bifurcation transcritique.

2
Exercice 8 : On considère un “régulateur de Watt”. Ce dispositif peut servir à mesurer
une vitesse de rotation à partir d’un pointeur fixé sur l’axe vertical, ou, et c’est pour cela
qu’il a été inventé, à réguler cette vitesse si le pointeur est relié à une vanne d’alimentation
du moteur faisant tourner le dispositif. On peut vérifier que les équations décrivant le
mouvement du système

ẋ1 = x2 ,
ẋ2 = u2 cos x1 sin x1 − k sin x1 − Kx2 ,
où x1 = θ est la position angulaire des pendules symétriques et u est la vitesse de rotation.
Etudier les bifurcation dans ce système.

Exercice 9 : On considère un pendule simple de masse m sans frottement ; on repè re la


position du pendule par l’angle entre sa tige et la verticale.
1. Dessiner qualitativement le portrait de phases du pendule dans l’espace (θ, θ̇).
2. On suppose désormais que le pendule est soumis à une force de frottement fluide
linéaire. Dessiner qualitativement le portrait de phases du pendule.
3. On applique au pendule un couple constant C, en présence de la force de frottement
fluide. Etudier les points fixes du système et leur stabilité.
Mettre en v́idence une bifurcation neoud-col et dessiner le portrait de phase pour
les deux rǵimes possibles.

Exercice 10 : Quelles sont les conditions sur la structure du graphe d’un système linéaire
à deux compartiments pour que le système ait une ou deux valeur propres nulles ? Quel
est alors le comportement du système (détailler les différents cas possibles) ?

Exercice 11 : Le système (Edelstein-Kesbet, 2005) suivant modélise la croissance de


bactéries dans un chemostat
  
C
Ṅ = α1 N − N,


1+C



  (1)

 C
 Ċ = − N − C + α2 ,


1+C

Les variables N et C représentent respectivement la concentration en bactéries et en nu-


triments dans le milieu de culture (N ≥ 0 et C ≥ 0). Le paramètre α1 décrit le taux de
croissance de la population bactérienne et α2 lÕapport constant en nutriments (α1 ≥ 0 et
α − 2 ≥ 0).
Le système d’équations différentielles (11) étant non-linéaire, il nÕest pas possible de
trouver une solution analytique par simple intégration des équations. On peut cependant
appliquer les méthodes dÕanalyse des systèmes dynamiques non-linéaires vues au cours
afin de prédire le comportement de ce système.
1. Calculez (de manière analytique) les états stationnaires du système d’équations
(11). Commentez l’existence des états stationnaires en fonction des paramètres de
contrôle α1 et α2 .
2. Déterminez la stabilité de ces états stationnaires.

3
3. Calculez les nullclines et représentez-les sur un diagramme des phases. Déduisez-en
le sens de la trajectoire dans chacun des cadrans définis par ces nullclines.
4. Vérifiez les résultats en simulant par intégration numérique sur ordinateur la dy-
namique de ce système pour différentes valeurs de α1 et α2 . Prédire les différents
scénarios possibles en fonction de ces paramètres. Ceux-ci peuvent être résumé sur
des diagrammes de bifurcation (N et C en fonction de α1 pour α2 fixé ou repré-
sentation dans lÕespace des paramètres (α1 , α2 ). Pour chaque cas, donnez la série
temporelle, ainsi que la représentation de la trajectoire dans l’espace des phases.
Sur ce dernier diagramme, on peut aussi représenter les nullclines et vérifier les
calculs faits Ò‘a la mainÓ.
5. Interprétez les résultats du point de vue biologique (rappelez-vous que les paramètres
α1 et α2 sont des combinaisons de paramètres ”biologiques”).

Exercice 12 : On modélise la dynamique de deux populations en interaction avec le sys-


tème d’équations suivant :
 axy
 ẋ = rx − 1 + bx + cy ,

 axy
ẏ = −my + edisplaystyle 1+bx+cy ,

avec a, b, c, e, r, m > 0.
1. Donner les hypothèses biologiques sous-jacentes aux équations ci-dessus et discuter
de leur réalisme biologique. Identifier la fonction réponse Φ(x, y). De quel type
d’interaction s’agit-il ?
2. Déterminer les points d’équilibre du système. Préciser les conditions sur les para-
mètres pour assurer x∗ > 0 et y ∗ > 0.
3. Calculer la matrice jacobienne A(x∗ , y ∗ ) en (x∗ , y ∗ ) et montrer que det(A(x∗ , y ∗ ) >
0.
4. Calculer tr(A(x∗ , y ∗ )) ; Que pouvez-vous en déduire ?
5. On suppose b = ec. Soit

H(x, y) = eax − m ln x + ay − r ln y − bx − cy + ln(bx + cy)

Sans faire les calculs correspondants, expliquez comment vous montreriez que H(x, y)
est une intégrale première pour le système.
6. En admettant que H(x, y) est une intégrale première pour le système, expliquer
quelle serait la dŐmarche à suivre pour démontrer qu’il existe des centres autour
de (x∗ , y ∗ ) lorsque b = ec.
7. Enoncer dans le cas général les conditions d’application du théorème de PoincarŐ-
Andronov-Hopf. En admettant quÕelles soient réunies pour le système considéré,
de quelle type de bifurcation sÕagit-il ?
8. Déterminer les isoclines horizontales et verticales. Justifier de leur position relative.
9. On suppose que b < ec. Dresser le portrait de phase, en justifiant le sens des
vecteurs vitesse. Dessiner quelques trajectoires bien choisies.

4
10. Pour lÕune des trajectoires précédentes que vous choisirez, donner en la justifiant
l’allure des chroniques correspondantes.

Exercice 13 :
1. On étudie le système déterminé par
 0
x = x + y − 13 x3 ,
y 0 = x − 3y.

— Déterminer l’isocline de pente nulle et l’isocline de pente infini. Tracer-les dans


le plan de phase.
— Déterminer les points singuliers.
— Calculer la matrice jacobienne associée à ce système en un point quelconque.
— Donner l’équation linéarisée autour des points singuliers. Que peut-on dire sur
leur stabilité ?
— Tracer l’allure des solutions au voisinage des points singuliers dans le plan de
phase.
2. Mêmes questions avec le système :
 0
x = x − xy − x2 ,
y 0 = −4y + 2xy.

3. Mêmes questions avec le système

x0 = −xy,


y0 = x − y2.

On veut comparer au système discret



xn+1 = −xn yn ,
yn+1 = xn − yn2 .

— Déterminer les points fixes éventuelles.


— Que pouvez-vous dire quant à leur stabilité ?

Exercice 14 : On considère les équations différentielles :

x00 = x + x3 , x00 = −x + x3 , x00 = x − x3 et x00 = −x − x3 .

Traiter les questions suivantes pour chacune de ces équations.


1. Ecrire l’équation sous la forme d’un système différentiel de premier ordre.
2. Déterminer les points stationnaires et tracer l’allure des courbes solutions au voi-
sinage de ces points dans le plan (x, x0 ).
3. Trouver une fonction H(x0 , x) telle que H(x0 (t), x(t)) = const. si x(t) est une
solution.
4. Déterminer l’allure qualitatiive du portrait de phase.

5
Exercice 15 : On considère le système différentiel suivant :
 0
x = x(1 − y),
(2)
y 0 = y(x − 1).

Soient x0 > 0 et y0 > 0. On s’intéresse au problème de Cauchy (P) pour l’équation (2)
avec comme données initiales x(0) = x0 , y(0) = y0 .
1. Montrer qu’il existe une solution maximale unique à ce problème de Cauchy. On
note (I, (x, y)) la solution maximale de (P).
2. Montrer que pour tout t ∈ I, x(t) > 0 et y(t) > 0.
3. Pour t ∈ I, on pose ψ(t) = ln x(t) + ln y(t) − x(t) − y(t).
Montrer que pour tout t ∈ I, la fonction est constante (sa valeur dépend bien sđr
de la donnée initiale).
4. Soit C ∈ R. On définit KC par

KC = (u, v) ∈ R∗+ × R∗+ , ln u + ln v?u?v = C .




Montrer que KC est borné et en déduire que I = R.


5. On suppose que x0 = y0 = 1. Résoudre (P).
6. On divise le quart de plan R∗+ × R∗+ en quatre zones :

A = {(u, v), 0 < u < 1, 0 < v > 1}, B = {(u, v) u > 1, 0 < v < 1}

C = {(u, v), u > 1, v > 1} et D = {(u, v), 0 < u < 1, v > 1}.

Montrer que si (x0 , y0 ) = (1, 1), alors la solution passe successivement de A à B à


C et à D pour revenir dans A.
7. On définit f par
f : [1, +∞[ → R

u → lnu − u − 1
Montrer que f est bijective. En déduire que si (x0 , y0 ) 6= (1, 1), la solution du
problème de Cauchy (P) est périodique.
8. Linéariser le problème et tracer l’allure des solutions autour (1, 1).

Exercice 16 : On considère le problème


 0
x = −x3 − xy 2 − y,
y 0 = −y 3 − yx2 + x.

1. Etudier le problème linearisé en (0, 0).


2. Ecrire l’équation différentielle vérifiée par u(t) = x(t)2 + y(t)2 et la résoudre.
Conclusion ?

Exercice 17 : Etudier la stabilité des solutions stationnaires de


 0
x = x2 + y 2 − 25,
y 0 = xy − 12.

6
Exercice 18 : On considère le système :
 0 p
x = −y −p x x2 + y 2 ,
y 0 = x − y x2 + y 2 .

Montrer que l’origine est une solution asymptotiquement stable.

Exercice 19 : Pour λ ∈ R, on considère le système :


 0
x = y + λ(x3 + 2xy 2 ),
y 0 = −x + λy 3 .

1. Le système linéarisé autour de la solution nulle est-il stable ?


2. Montrer que si λ < 0 l’origine est une solution asymptotiquement stable.
3. Montrer que si λ > 0 l’origine est une solution instable.
4. Montrer que si λ = 0 l’origine est une solution stable mais non-asymptotiquement
stable (calculer la solution).

Exercice 20 : On considère le système dynamique en temps continu :


 x
x0 = rx 1 − − α,
K
où r et K sont des constantes strictement positives du modèle et α le paramètre de bi-
furcation. C’est un modèle de croissance logistique d’une espèce combiné à une récolte
systématique (paramètre α).
Montrer que ce système a une bifurcation pli pour une certaine valeur di paramètre α
à déterminer. Tracer le diagramme de bifurcation. En déduire q’une récolte excessive peut
être catastrophique (au sens mathématique).

Exercice 21 (Modèle de Climat) : On considère


d∆S


 = 2F − 2|q|∆S,
dt

= kα∆T − β∆S,

q

où k, α, β, ∆T sont des constantes positives et F le paramètre de bifurcation.


Montrer dans un premier temps que ce modèle est équivalent à celui de l’exercice
précédent quand q < 0. Et complèter le diagramme de bifurcation quand q > 0. Que
doit-on en déduire sur la crise climatique ?

Exercice 22 : On considère l’équation différentielle dans R2 suivante, issue de la modé-


lisation des solitons :  0
x = 2y,
(3)
y 0 = −3x2 − 12x.
1. Montrer que la fonction C : R2 → R, C(x, y) = x3 + 6x2 + y 2 , est constante le long
des solutions de (3).
2. Montrer que toute solution maximale de (3) issue d’un point de Ω la région située
à l’intérieur de la boucle formée par γ est définie sur tout R.

7
3. Que peut-on dire sur l’intervalle de définition d’une solution issue d’un point v de
γ (plusieurs possibilités selon la position de v) ?
4. Considérons maintenant l’équation différentielle :
 0
x = 2y + (C(x, y) − 32)y,
(4)
y 0 = −3x2 − 12x + (C(x, y) − 32)x.

Que peut-on dire sur la durée de vie des solutions issues d’un point de γ ? Et de celles
issues d’un point de Ω ? (Indication : remarquer que C(x, y) = 32 sur γ).
Dessiner le portrait de phase de l’équation (3), en identifiant les différents types d’orbites.

Exercice 23 : Considérons l’équation différentielle dans R2 définie par


 0
x1 = −x2 + x1 (1 − x21 − x22 ),
(5)
x02 = x1 + x2 (1 − x21 − x22 ).

1. Montrer que x(t) = (cos t, sin t) est une solution 2π-périodique de ce système.
2. Soit R(t, s) la résolvante de l’équation linéarisée de (5) autour de la solution x̄().
Montrer que x̄0 (0) est un vecteur propre de la matrice R(2π, 0) associé à la valeur
propre 1.
3. Ecrire l’équation linéarisée de (5) autour de x̄().
4. Montrer que detR(t, 0) est solution d’une équation différentielle ; en déduire detR(2π, 0).
5. Calculer les valeurs propres de la matrice R(2π, 0) et montrer qu’elle est diagona-
lisable dans R.
6. En déduire le comportement asymptotique des solutions de (5) dont les conditions
initiales x(0) sont proches du cercle unité.

Exercice 24 : On considère le modèle proie-prédateur suivant :


 0
x = ax − bxy,
(6)
y 0 = −cy + f xy,

Si l’on connaît les constantes a, b, c, f et les population à un instant t0 , ce système décrit


l’évolution future de chaque population : est-ce qu’elles vont augmenter, ou diminuer ?
A quelle vitesse ? Pourquoi la pêche influence-t-elle le nombre de prédateurs ? Le but de
l’exercice est de répondre à ces interrogations.
1. Montrer que l’équation (6) ne peut pas induire de populations x(t) ou y(t) négatives.
2. Montrer qu’il existe une fonction de la forme V (x, y) = F (x) + G(y) sur ]0, +1[2
qui est constante le long des solutions de (6). La forme des courbes de niveau de
V,
{(x, y) ∈]0, +∞[2 , V (x, y) = Const},
est donnée sur la figure suivante (avec c/f = 1 et a/b = 2).
3. En déduire que l’équation est complète sur ]0, +1[2 .
4. Soit (x0 , y0 ) un point de la région A. Montrer que la solution de (6) issue de (x0 , y0 )
entre dans la région B au bout d’un temps fini.

8
Figure 1 – Lignes de niveau de V (x, y).

5. Montrer que toute solution z(.) = ((x(.), y(.)) de l’équation différentielle (6) dans
]0, +1[2 possède un point double, c’est-à-dire qu’il existe t1 6= t2 tels que z(t1 ) =
z(t2 ).
6. En déduire que toute solution dans ]0, +∞[2 est périodique et dessiner le portrait
de phase.
7. Montrer le résultat général suivant. Soit f : Rn → Rn un champ de vecteur et x(.)
une solution de x0 = f (x) définie sur [0, +∞[ ayant une limite x∞ ∈ Ω en +∞.
Alors x∞ est un équilibre (i.e. f (x∞ ) = 0).
Comment utiliser ce résultat pour montrer directement, sans utiliser le raisonne-
ment des questions 4. et 5., que les solutions sont périodiques ?
8. Vérifier que c/f est la population moyenne de proies et que a/b est la popula-
tion moyenne de prédateurs (on calculera la moyenne sur une période). Expliquer
l’influence de la pêche sur les deux populations.

Exercice 25 : Reprenons le modèle prédateur/proie de Volterra donné par l’équation (6),


déjà étudié dans l’exercice 1.
1. Déterminer les équilibres de cette équation dans R2 et discuter leur stabilité, d’abord
en étudiant le linéarisé, puis en cherchant si nécessaire une fonction de Lyapunov.
Une des hypothèses du modèle de Volterra est que, en l’absence d’interactions, la popu-
lation des proies augmente indéfiniment alors que les prédateurs disparaissent totalement.
Ceci n’est pas très vraisemblable. Une hypothèse plus satisfaisante est que, en l’absence
d’interactions toujours, les populations obéissent à une loi logistique,
 0
x = (a − by − px)x,
(7)
y 0 = (−c + f x − qy)y,

où p, q > 0. On fera ici l’hypothèse que p est petit, et donc que c/f < a/p.
2. Déterminer les équilibres de cette équation dans R2+ et étudier leur stabilité.
3. Déterminer le bassin d’attraction du seul équilibre asymptotiquement stable (x̄, ȳ) ap-
partenant à R2+ .

9
Indication : par analogie avec le modèle de Volterra, on cherchera une fonction de Lya-
punov sous la forme :
x x    
 y y
V (x, y) = K1 x̄ − ln − 1 + K2 ȳ − ln −1 ,
x̄ x̄ ȳ ȳ

où K1 et K2 sont des constantes positives.

Exercice 26 : Considèrons le modèle de propagation d’épidémie suivant :


 0
 x = −bxy,
y 0 = bxy − gy, (8)
 0
z = gy,

où b et g sont des constantes positives.


1. Montrer que le modèle (8) ne peut pas induire de populations x, y ou z négatives.
Dans le modèle (8), la population totale est supposée constante : x(t)+y(t)+z(t) =
N . Comme de plus l’équation différentielle ne dépend pas de z, on se restreint
à l’étude de l’équation en (x, y), la dernière variable étant obtenue par z(t) =
N − x(t) − y(t).
2. Donner le sens de variation de la fonction x(t) et montrer que la courbe (x(t), y(t)
est contenue dans le graphe d’une fonction y = φ(x) que l’on calculera.
3. Montrer que l’orbite de la solution (x(.), y(.) est exactement le graphe de φ(x), pour
x > 0.
4. Tracer le portrait de phase de l’équation différentielle en x et y.
5. Supposons g/b < N et considérons une condition initiale x(t0 ) ∈]g/b, N [ et y(t0 ) <<
1. Décrire le comportement de x(t) et y(t). Qu’en conclure sur les stratégies de vac-
cinations ?

Exercice 27 : On appelle changement de coordonnées sur un ouvert Ω ⊂ Rn une appli-


cation :
ψ : Ω ⊂ Rn → Ω0 ⊂ Rn ,
x → y = ψ(x),
qui est bijective, C 1 et d’inverse C 1 (ψ est donc un C 1 -diffeomorphisme de Ω dans Ω0 ).
En particulier, ψ −1 est un changement de coordonnées sur Ω0 .
Considérons un champ de vecteurs f sur Rn tel que f (0) 6= 0. On peut donc trouver
une base de Rn de la forme f (0), v2 , . . . , vn et on définit
2
!
X
ϕ : y = (y1 , . . . , yn ) → φy1 y i vi ,
i=1

où φt est le flot de f .
1. Calculer la différentielle de ϕ en 0.
2. 2. Montrer que ψ = φ−1 est un changement de coordonnées sur un voisinage Ω de
0. On note y = ψ(x).

10
3. Soit x(t), t ∈ [0, T ], une trajectoire de f contenue dans Ω. Ecrire y(t) = ψ(x(t))
en fonction des coordonnées y0 = ψ(x(0)) de x(0).
4. Montrer que le changement de coordonnées ψ transforme l’équation x0 = f (x) sur
Ω en l’équation y 0 = e1 sur Ω0 = ψ(Ω) (e1 étant le premier vecteur de la base
canonique de Rn ).

Exercice 28 : On considère un modèle de dynamique de population de la forme :


 0
x1 = (1 − x2 − 2x1 )x1 ,
(9)
x02 = (x1 − 1)x2 , x ∈ R2 .

On note φt le flot de cette équation différentielle.


1. Montrer que le quadrant positif Q = {x ∈ R2 : x1 ≥ 0, x2 ≥ 0} est invariant
(on dit qu’un ensemble U est invariant si toute solution x(.) vérifiant x(0) ∈ U est
incluse dans U ).
2. Déterminer les équilibres de (9) dans R2 et étudier leur stabilité.
3. Déterminer les orbites stables non triviales de l’équilibre 0 et montrer qu’il n’y en
a qu’une contenue dans Q.
4. Montrer que, pour tout A > 1, la région QA = {x ∈ Q : x1 ≤ 1, x2 ≤ A} est
positivement invariante : si x ∈ QA , φt (x) ∈ QA pour tout t ≥ 0 tel que φt (x)
existe.
5. Montrer que, pour tout x ∈ Q, il existe un temps fini t1 ∈ [0, ∞[, tel que φt1 (x)
appartient à l’ensemble Q∞ = {x ∈ Q : x1 ≤ 1}.
6. En déduire que, si x ∈ Q, φt (x) est défini pour tout t ≥ 0.
7. Montrer que toutes les solutions de (9) dans l’intérieur de Q qui ont une limite
quand t → +∞ convergent vers le même point.
8. Montrer que toutes les solutions de (9) dans Q ont une limite quand t → +∞.
Dessiner le portrait de phase de l’équation dans Q.

Exercice 29 : Considèrons l’équation différentielle dans R2 définie par


 0
x1 = x1 (1 − x1 − 2x2 ),
(10)
x02 = x2 (1 − 2x1 − x2 ).

1. Déterminer les équilibres de cette équation et étudier leur stabilité. Indiquer com-
bien dÕorbites stables possède chaque équilibre.
2. Supposons que, pour tout x ∈ R2+ , φt (x) existe pour tout t ≥ 0 et a une limite
quand t → ∞. Dessiner l’allure du portrait de phase dans R2+ .
3. Justifier l’hypothèse de la question précédente.

Exercice 30 : Le but de cet exercice est de caractériser les bifurcations d’équilibre dans
les syst̀emes dynamiques discrets de type :

Xn+1 = Fµ (Xn ),

pour la famille de fonctions suivantes :

11
1. Fµ (x) = µx(1 − x).
2. Fµ (x) = x2 + µ.
3. Fµ (x) = y, − 21 x + µy − y 3 .


4. Ici on considère le système discret : uk+1 = αuk (1 − uk−1 ). Montrer que ce système
admet une bifurcation de Neimark-Sacker pour α = 2.

Exercice 31 : On considère le système dynamique xn+1 = Fα (xn ) avec F (x) = αxe−x .


On considère uniquement des suites telles que xn ≥ 0, ∀n ∈ N.
1. Trouver les points fixes du système dynamique et leur stabilité.
2. Montrer que le système admet une bifurcation “clapet” en α = e2 .
3. Montrer qu’un clapet (pour le système xn+1 = fα (xn )) correspond à une fourche
pour le système xn+1 = fα2 (xn )
Note : Les système de la forme : x → −(1 + α)x + x3 + O(x5 ) admettent une
bifurcation fourche en 0.
4. Conclure sur l’existence d’un cycle limite de période 2 pour certains α.

Exercice 32 : Dans un modèle d’économie de pure accumulation, on ne fait pas ap-


paraître explicitement le travail, toute production étant accumulée. Le modèle est alors
caractérisé par les fonctions de production des biens et par les coefficients de dépréciation
des capitaux. Considérons par exemple un modèle comportant deux biens capitaux, 1 et 2.
On note Yi la quantité de bien i produite et ki la quantité de bien i entrant comme capital
dans la production. Les fonctions de production sont de la forme

Y1 = λ1 k1α1 k2β1 ,


Y2 = λ2 k1α2 k2β2 ,

où les coefficients λi , αi i et βi appartiennent à [0, 1]. Le coefficient de dépréciation du


capital i est un réel ρi ∈ [0, 1]. L’équation du système est donc
 0
k1 = Y1 − ρ1 k1 ,
k20 = Y2 − ρ2 k2 .

Pour éviter des calculs fastidieux, on donne ci-dessous une équation différentielle dont
les solutions présentent les mêmes caractéristiques dynamiques que celles de ce système,
mais dont l’étude est plus simple. Considérons l’équation différentielle
 0
k1 = k2 k1 − k13 ,
(11)
k20 = k1 k2 − k23 .
qui résulte d’un modèle micro-économique simplifié, les variables k1 et k2 pouvant re-
présenter des stocks de capitaux. On étudie l’évolution des stocks de capitaux, que lÕon
suppose tous deux strictement positifs (à justifier).
1. Déterminer l’équilibre du système dans ]0, +∞[2 .
2. Etudier sa stabilité par linéarisation.
3. Etudier le portrait de phase dans ]0, +∞[2 : on montrera que toute solution de l’équation
différentielle a une limite puis que le bassin d’attraction de l’équilibre est tout ]0, +∞[2 .

12
Exercice 33 : L’exemple suivant de dynamique de deux populations en compétition illustre
ce que l’on appelle le principe d’exclusion compétitive. Voici son système différentiel et
plus bas son champ de vecteurs :
  
0 1 1
x (t) = 1 − x(t) − y(t) x(t),


2 3



  (12)

 1
 y 0 (t) = 1 − x(t) − y(t) y(t)


2

Figure 2 – Champs de vecteurs du système (12).

1. Calculer les coordonnd́es (x0 , y 0 ) du vecteurs de ce champ de vecteur situé au point


A(x = 1) et vérifier sa direction sur la figure. Même question pour celui du point
B(x = 1/2).
2. Calculer les équation de deux droites qui sont les isoclines verticales du système
(12) (en reśolvant l’équation x0 = 0).
3. Même question pour les deux isoclines horizontales.
4. Combien le système (12) a-t-il de points d’équilibres ? calculer leurs coordonnées.
5. Dans le plan (x, y), tracer les isoclines du système, repérer les points d’équilibre et
indiquer dans chaque région (et sur les isoclines) les flèches donnant l’allure des
champs de vecteurs. Puis en déduire l’allure approximative de quelques trajectoires
que l’on tracera sur le dessin.
6. Que pensez-vous de l’évolution, selon ce modèle, de deux populations ? Vont-elles
coexister ou l’une d’elles va-t-elle disparaitre ? Expliquer.
7. Tracer approximativement les deux graphes des composantes x(t) et y(t) de la so-
lution de (12) issue du point A (question 1).

Exercice 34 : On étudie à présent la compétition entre deux populations de scorpions


du désert, noirs et rouges respectivement, qui se nourrissent de la même ressource et que
l’on modélise par un système de type suivant :
 0
 x (t) = 0.1x(t)(3 − 0.06x(t) − 0.02y(t)),
(13)
 0
y (t) = 0.1y(t)(1 − 0.01x(t) − 0.02y(t)).

13
1. Préciser quel est le taux de croissance intrinsèque r et la capcité biotique K de la
population de scorpions noirs x(t) lorsque l’autre population y(t) est absente.
2. Préxciser quelle est, dans ce cas, le comportement de la population de scorpions
noirs (en esquissant l’allure du graphe de x(t) lorsque l’on a x(0) = 20. Même
question lorsque x(0) = 50.
3. On suppose à prśent que les deux populations cohabitent. Si la population initiale
des scorpions rouges est 25 et celle de scorpions noirs 60, décrire, à l’aide d’une
étude qualitative, l’évolution de chacune des deux populations selon ce modèle.

Exercice 35 : Le tracé suivant représente un autre champs de vecteurs associé à un autre


système de deux espèces en compétition. Que pensez-vous de la coexistence de ces deux
populations (discuter selon les conditions initiales).

Figure 3 – Tracé d’un champ de vecteurs.

Exercice 36 : L’analyse des circuits électrique RLC conduit à des équations différen-
tielles sur R2 du type : 
di
 L dt = v − h(i),



(14)

 dv
 C
 = −i,
dt
où h : R → R est une fonction de classe C 1 . Les variables v et i sont respectivement un
voltage et une intensité et les constantes positives L et C une résistance et une capacité.
1
L’énergie du système est E(i, v) = (Li2 + Cv 2 ).
2
1. Déterminer l’équilibre de l’équation (14) et discuter sa stabilité en fonction de h0 (0).
2. Supposons que h vérifie xh(x) > 0 pour x 6= 0. Montrer que l’équilibre est asymptoti-
quement stable et déterminer son basin d’attraction.

Exercice 37 : Le modèle de croissance cyclique de Goodwin correspond à l’évolution au


cours du temps du marché de l’emploi, et des parts de salaires dans le revenu national
d’une économie. On note respectivement xt , et yt le taux de demande d’emploi, et la part
des salaires dans le revenu national au temps t. Ces deux quantités peuvent être détermi-
nées en fonction de cinq paramètres économiques : Le stock de capital Kt , la production Yt ,

14
l’emploi courant Lt , l’offre de travail Nt , et enfin le taux de salaire réel wt . En supposant
que la demande de travail est déterminée par le plein emploi du capital, nous avons

xt = Lt /Nt yt = wt Lt /Yt

Nous conviendrons par la suite que les taux de variation de l’emploi et des salaires sont
de la forme suivante

N 0 /N = ν, L0 /L = −β + K 0 /K et w0 /w = πx − γ,

avec ν, β, γ > 0, et π > (β + γ). On supposera que le capital est proportionnel à la


production, et l’investissement K ? est ?egal au profits :
1
K= Y et K 0 = Y − wL avec h > (β + ν).
h
1. Vérifier que (xt , yt ) satisfait le couple d’équations différentielles suivantes :
 0
x = ax − bxy,
y 0 = −cy + dxy,

avec un jeu de paramètres (a, b, c, d) que l’on déterminera en fonction de (ν, β, π, h).
Déterminer les états stationnaires de ce système.
2. Décrire le système différentiel normalisé correspondant au changement de variables :
d b
τ = at, u = x, et v = y.
c a
Etablir dans le plan de phase (u, v), les coordonnées des états stationnaires.
3. Linéariser le système normalisé autour des états stationnaires. Déterminer les types
de singularité, et la nature de la stabilité autour de ces points.
4. Décrire le diagramme des phases correspondant au système normalisé (u, v).
5. Montrer que la fonction

H(u, v) = log(uα v) − (αu + v) avec α = c/a,

est une intégrale première du mouvement.


6. Vérifier que l’évolution de l’´’economie est cyclique. Autrement dit, vérifier que
les trajectoires solutions du système différentiel (normalisé) sont périodiques. On
analysera les points suivants :
— Les trajectoires ne peuvent sortir du demi-plan supérieur (R∗+ )2 .
— Les trajectoires n’explosent pas en temps fini.
— Les trajectoires initialisées dans le cadran C1 = (0, 1)2 , retournent en C1 en
temps fini, en passant successivement par les trois autres quadrants C2 = ((1, ∞)×
(0, 1)), C3 = (1, ∞)2 et C4 = ((0, 1) × (1, ∞)).
— Les trajectoires passant par un point (u(τ1 ), 1), avec u(τ1 ) ∈ (0, 1), retournent
en temps fini en ce point.
7. Calculer les moyennes temporelles de u(τ ), et de v(τ ), sur une période.

15
Exercice 38 : Un modèle de dynamique de population d’un parasite du sapin est basé
sur l’EDO suivante :
u2
 
0 u
u = ru 1 − − , (15)
q 1 + u2
où le premier terme est un terme de naissance (birth) et le second (predators) décrit
les pertes dues aux prédateurs (oiseaux ...). Les coefficients (adimensionés), q et r sont
supposés fixés et > 0.
1. Tracer sur une même figure le graphe des deux fonctions g : u → b(u,q,r) u
et h : u →
p(u)
u
. Vérifier graphiquement que, outre la racine évidente u = 0, l’ODE (15) a au
plus trois états d’équilibre vérifiant 0 < u1e ≤ u2e ≤ u3e < q, et que pour q fixé il
existe deux valeurs extrèmes r∗ (q) et r∗ (q) de r telles que ces trois états existent et
sont distincts si et seulement si 0 < r∗ (q) < r < r∗ (q).
2. On suppose dorénavant que q est fixé et on fait une discussion graphique. Soit
d’abord r = r0 ∈]r∗ (q), r∗ (q)[ fixé : il y a donc 3 points d’équilibre distincts (plus
u = 0). Donner l’allure du graphe de f (., q, r) pour u ∈ [0, q], et préciser la stabilité
de ces états d’équilibre.
3. Toujours pour q fixé, on suppose d’abord que r = r0 et que la donnée initiale u(0) =
u0 ≈ u3e . On fait ensuite croître lentement r, suffisamment lentement pour que la
solution u reste voisine du nouvel équilibre u3e associé à r. Discuter graphiquement
ce qui arrive quand r traverse la valeur r∗ (q), pour atteindre une valeur rmax >
r∗ (q).
4. Maintenant, à partir de r = rmax on fait décroître r lentement, toujours à partir
d’une valeur initiale proche de la valeur d’équilibre stable atteinte pour la valeur
précédente de r. Que se passe-t-il quand r traverse d’abord la valeur r∗ (q), puis la
valeur r∗ (q) jusqu’à une valeur minimale rmin < r∗ (q). Enfin, on procède de même
en faisant croître lentement r jusqu’à rmax .
5. Tracer une courbe donnant qualitativement en fonction de r la succession d’états
d’équilibre ue (r) atteints dans les étapes précédentes. Conclusion : combien de
courbes voyez-vous, et dans quel sens sont-elles décrites quand r évolue ainsi ?

Exercice 39 (Espace des phases du pendule simple) : On considère un pendule simple de


masse m sans frottement ; on repère la position du pendule par l’angle θ entre sa tige et
la verticale.
1. Dessiner qualitativement le portrait de phases du pendule dans l’espace (θ, θ0 ).
2. On suppose désormais que le pendule est soumis à une force de frottement fluide
linéaire. Dessiner qualitativement le portrait de phases du pendule.
3. On applique au pendule un couple constant C, en présence de la force de frottement
fluide. Étudier les points fixes du système et leur stabilité.
4. Mettre en évidence une bifurcation noeud-col et dessiner le portrait de phase pour
les deux régimes possibles.

Exercice 40 : Soit une transformation chimique d’équation-bilan A + B → C + D qui

16
se décompose en les quatre réactions élémentaires ci-dessous.

A→X
B+X →Y +C
2X + Y → 3X
X→D

On note r la concentration d’un réactif R et on suppose toutes les constantes de réac-


tion égales à 1.
On maintient les concentrations a et b fixées et l’on s’intéresse aux concentrations x
et y.
1. En supposant toutes les constantes de vitesse égales à 1, écrire le système dyna-
mique vérifié par x et y, en fonction des paramètres a et b.
2. Chercher les points fixes du système et étudier leur stabilité. Montrer que, dans
le domaine où des oscillations existent, le système passe d’un régime permanent
indépendant du temps à un régime permanent dépendant du temps pour une valeur
critique de b, qu’on notera bc .
Tracer l’allure des trajectoires dans l’espace des phases (a, b) pour chacun des ré-
gimes.

Exercice 41 (Limitation par quota de pêche) : Si la taille d’une ressource y évolue au


cours du temps selon le modèle
dy  y
= ry 1 − − H,
dt K
où H > 0 est une constante, comment choisir cette constante de telle sorte que l’exploi-
tation de la ressource soit aussi rentable que possible sans pour autant conduire à son
épuisement par extinction de la population.
 y
1. Nous savons que le maximum de la fonction f (y) = ry 1 − est atteint en K/2.
K
Expliquer pourquoi. C’est aussi le taux de croissance maximum que la population
peut atteindre. Combien vaut-il ?
K
2. Montrer que si H > r , l’équation possède un unique équilibre stable y ∗ = 0, c’est
4
à dire que quelque soit la taille y(0) de la population initiale, celle-ci tend vers 0,
ce qui correspond à son extinction.
K
3. Montrer, en vous aidant du graphe de f −H, qu’au contraire H < r , la dynamlque
4
présente deux équilibres y1∗ et y2∗ vérifiant 0 < y1∗ < y∗2 , le premier étant instable
et le second stable.
4. Vérifier que, à condition que la taille initiale de la ressource soit supérieure à y1∗ , la
population tend vers l’équilibre y2∗ , ce qui implique, sous cette condition, la ressource
est préservée puisqu’elle tend à se stabiliser à la valeur d’équilibre y1∗ .

Exercice 42 (Limitation par effort de pêche) : On a vu que dans le modèle précédent,


même si l’on s’efforce de ne pas surexploiter la ressource en imposant à H de ne jamais
K
dépasser la valeur r , la tentation est forte de choisir précisement pour H cette valeur
4
17
limite (ou de s’en rapprocher au mieux) car c’est elle qui maximise la production et qui
est donc le comportement le plus rentable parmi ceux qui n’épuisent pas la ressource. Mais
si l’on examine la dynamique dans ce cas limite, on s’aperçlit que le moindre changement
de paramètre risque alors de conduire à l’extinction. C’est ce constat qui a conduit le
biologiste M.B. Schaefer en 1954 à proposer de limiter l’exploitation de la ressource non
pas en imposant un quota de pêche H à ne pas dépasser mais plutôt en limitant l’effort de
pêche E, effort que l’on peut par exemple mesurer par le nombre d’heures passées à pêcher
par l’ensemble des bâteaux exploitant la ressource. Le taux de pêche est alors proportionnel
à la taille de la ressource : d’autant plus faible qu’elle est petite et d’autant plus importante
qu’elle est grande. Dans le modèle de Schaefer :
 
dy y(t)
= ry(t) 1 − − Ey(t),
dt K

l’effort de pêche E apparaît simplement comme un taux de mortalité (par pêche) constant.
 
y(t)
1. Tracer sur les graphes des fonctions f1 (y) = ry(t) 1 − et f2 (y) = Ey sur un
K
même graphique (on supposera 0 ≤ E ≤ r). Que représente l’abscisse et l’ordonnée
de leur point d’intersection (autre que 0, 0)) ? Pour quelle valeur de E son ordonnée
est-elle maximale ?
2. Montrer l’existence d’un unique équilibre stable y ∗ > 0 vers lequel la population
tend quelque soit sa valeur initiale y(0) (sauf si elle est nulle).
3. Vérifier qu’au délà d’un certain Ē égal à r/2, une augmentation de l’effort ne
s’accompagnera pas d’une augmentation de la production. On peut ainsi espérer de
cette façon éviter plus surement le risque d’épuisement de la ressource.
4. On suppose que la population est stabilisée à sa valeur d’équilibre stable. On appelle
rendement durable maximal (maximal sustainable yield) de cette populationle taux
de prélèvement par pêche (qui vaut ici Ey ∗ ) maximal c’est à dire celui que l’on
obtient en choississant l’effort de pêche E pour lequel Ey ∗ est maximal. Calculer ce
rendement durable maximal et montrer qu’il est égal au taux de croissance maximal
que la population peut atteindre lorsqu’elle n’est pas soumise à la pêche. Cela peut-il
se comprendre intuitivement ?

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