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Comprendre la cellule : unité du vivant

La cellule est l'unité structurelle et fonctionnelle de base de tous les organismes vivants, capable de se reproduire de manière autonome. Il existe deux types de cellules : les procaryotes, qui n'ont pas de noyau, et les eucaryotes, qui possèdent un noyau et des organites spécialisés. La théorie cellulaire, formulée au XIXe siècle, établit que tous les êtres vivants sont constitués de cellules, qui dérivent d'autres cellules et contiennent l'information génétique nécessaire à leur fonctionnement.

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Comprendre la cellule : unité du vivant

La cellule est l'unité structurelle et fonctionnelle de base de tous les organismes vivants, capable de se reproduire de manière autonome. Il existe deux types de cellules : les procaryotes, qui n'ont pas de noyau, et les eucaryotes, qui possèdent un noyau et des organites spécialisés. La théorie cellulaire, formulée au XIXe siècle, établit que tous les êtres vivants sont constitués de cellules, qui dérivent d'autres cellules et contiennent l'information génétique nécessaire à leur fonctionnement.

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Cellule (biologie)

unité structurelle et fonctionnelle de base de tous les organismes vivants

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Page d’aide sur l’homonymie

Cet article concerne l'unité de base du vivant. Pour la subdivision d'aile d'insectes, voir Cellule
(entomologie). Pour les autres significations, voir Cellule.

La cellule — du latin cellula « chambre de moine »1 — est l'unité biologique structurelle et


fonctionnelle fondamentale de tous les êtres vivants connus. C'est la plus petite unité vivante
capable de se reproduire de façon autonome. La science qui étudie les cellules est appelée
biologie cellulaire.

Cellule

Détails

Système

Structure multicellulaire (d), group of cells (d), tissu biologique

Comprend

Composant cellulaire (en)

Identifiants
MeSH

D002477

FMA

686465

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

Dessin de « cellules » observées dans des coupes d'écorce d'arbre par Robert Hooke en 1665. Il
leur donne ce nom à partir du latin cellula (« chambre de moine », mais aussi « petite chambre,
chambrette1 »).

Dessin d'Edmund Beecher Wilson publié en 19002 dont la légende originale était : « Vue
générale de cellules situées à la pointe de croissance d'une racine d'oignon à partir d'une coupe
longitudinale agrandie 800 fois.

a. cellules qui ne se divisent pas, avec réseau de chromatine et nucléoles fortement colorés ;

b. noyaux se préparant à la division ;

c. Cellules en cours de division présentant des figures de mitose ;

e. Paire de cellules filles peu après la division. »

Paramecium aurelia, une paramécie.

Colonie de Bacillus subtilis, une bactérie, vue au microscope optique.

Une cellule est constituée d'une membrane plasmique contenant un cytoplasme, lequel est
formé d'une solution aqueuse (cytosol) dans laquelle se trouvent de nombreuses biomolécules
telles que des protéines et des acides nucléiques, organisées ou non dans le cadre d'organites.
De nombreux êtres vivants ne sont constitués que d'une seule cellule : ce sont les organismes
unicellulaires, comme les bactéries, les archées et la plupart des protistes. D'autres sont
constitués de plusieurs cellules : ce sont les organismes multicellulaires, comme les plantes et
les animaux. Ces derniers contiennent un nombre de cellules très variable d'une espèce à l'autre
; le corps humain en compte ainsi de l'ordre de cent mille milliards (1014), mais est colonisé par
un nombre de un3 à dix4 fois plus grand de bactéries, qui font partie de son microbiote et sont
bien plus petites que les cellules humaines. La plupart des cellules des plantes et des animaux
ne sont visibles qu'au microscope, avec un diamètre compris entre 10 et 100 µm.

L'existence des cellules a été découverte en 1665 par le naturaliste anglais Robert Hooke. La
théorie cellulaire a été formulée pour la première fois en 1839 par le botaniste allemand
Matthias Jakob Schleiden et l'histologiste allemand Theodor Schwann : elle expose que tous les
êtres vivants sont constitués d'une ou plusieurs cellules, que les cellules sont les unités
fondamentales de toutes les structures biologiques, qu'elles dérivent toujours d'autres cellules
préexistantes, et qu'elles contiennent l'information génétique nécessaire à leur fonctionnement
ainsi qu'à la transmission de l'hérédité aux générations de cellules suivantes. Les premières
cellules sont apparues sur Terre il y a au moins 3,7 milliards d'années5, et peut-être dès 4 Ga6.

Étymologie

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Le nom de « cellule » est dû à son découvreur Robert Hooke, qui leur a donné le nom latin cellula
en référence aux petites chambres occupées par les moines dans les monastères. Cellula est
dérivé de cella, qui désignait en latin une pièce, ou un cellier — qui vient de son dérivé cellarium
(« garde-manger »).

Cella est issu de l’indo-européen commun *k̂ el (« couvrir ») dont proviennent aussi,
indirectement, le français celer (« cacher ») ou l'anglais hell (« monde souterrain, enfer »)...

Principales structures cellulaires

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On considère généralement deux types fondamentaux de cellules selon qu'elles possèdent ou


non un noyau enveloppé d'une membrane nucléaire :

les procaryotes, dont l'ADN est libre dans le cytoplasme, comprenant les bactéries et les
archées, et qui, bien qu'ils puissent former des colonies très nombreuses, sont toujours des
organismes unicellulaires ;

les eucaryotes, qui ont une organisation interne complexe, de nombreux organites, et dont le
noyau est délimité par une membrane nucléaire. Les eucaryotes comprennent un grand nombre
de formes d'organismes unicellulaires et organismes multicellulaires.

Principales différences entre les cellules de procaryotes et cellules d'eucaryotes

Procaryotes Eucaryotes

ReprésentantsBactéries, archées Protistes, mycètes, plantes, animaux

Taille typique ~ 1 à 5 μm ~ 10 à 100 μm

Type de noyau Nucléoïde ; pas de véritable noyau Vrai noyau avec membrane nucléaire

ADN Généralement circulaire Molécules linéaires (chromosomes) avec histones

Transcription/Traduction génétique Biosynthèse des protéines intégralement dans le


cytoplasme Transcription et traduction séparées spatialement :

transcription de l'ADN en ARN dans le noyau

traduction de l'ARN messager en protéines dans le cytoplasme

Ribosomes Grande et petite sous-unités :

sous-unité 50S : ARNr 23S et ARNr 5S

sous-unité 30S : ARNr 16S

Grande et petite sous-unités :

sous-unité 60S : ARNr 28S, ARNr 5,8S et ARNr 5S

sous-unité 40S : ARNr 18S

Compartiments cellulaires Peu de structures intracellulaires Nombreuses structures :


système endomembranaire, cytosquelette

Motilité cellulaire Flagelle constitué de flagelline Flagelle et cils constitués de tubuline

Métabolisme anaérobie ou aérobie selon les cas Généralement aérobie

Mitochondries Aucune D'aucune à plusieurs milliers

Chloroplastes Aucun Dans les algues et les plantes chlorophylliennes

Organisation unicellulaire

ou multicellulaire Cellules généralement isolées (unicellulaires) Cellules isolées,


colonies, organismes complexes avec des cellules spécialisées (multicellulaires)
Division cellulaire Scissiparité (division simple) Mitose (multiplication conforme de la
cellule)

Méiose (formation de gamètes)

Matériel génétique Chromosome unique et plasmides Chromosomes multiples

Procaryotes

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Article détaillé : procaryote.

Les procaryotes sont la première forme de vie apparue sur Terre, définie comme étant
autosuffisante et pourvue de tous les processus biologiques vitaux, y compris les mécanismes
de signalisation cellulaire. Plus petites et plus simples que les cellules d'eucaryotes, les cellules
de procaryotes sont dépourvues de système endomembranaire et des organites qui le
constituent, à commencer par le noyau. Les bactéries et les archées sont les deux domaines du
vivant regroupant les procaryotes. L'ADN d'un procaryote forme un unique chromosome en
contact direct avec le cytoplasme. La région nucléaire du cytoplasme est appelée nucléoïde et
n'est pas nettement séparée du reste de la cellule. La plupart des procaryotes sont les plus
petits des êtres vivants connus, avec un diamètre compris entre 0,5 et 2 µm.

Structure d'un procaryote typique, montrant les éléments suivants :

capsule ;

paroi cellulaire ;

membrane plasmique ;

cytoplasme ;

ribosomes ;

plasmides ;

pili ;

nucléoïde ;
flagelle.

Une cellule de procaryote contient trois régions distinctes :

l'extérieur de la cellule porte des flagelles et des pili qui sortent de la surface cellulaire chez un
grand nombre de procaryotes. Ces structures permettent à ces cellules de se déplacer (motilité
cellulaire) et de communiquer entre elles ;

la surface de la cellule est délimitée par l'enveloppe cellulaire (en), formée généralement d'une
paroi cellulaire recouvrant une membrane plasmique, certaines bactéries étant recouvertes
d'une couche supplémentaire appelée capsule. L'enveloppe confère sa rigidité à la cellule et
sépare l'intérieur de la cellule de l'environnement de cette dernière en jouant le rôle d'un filtre
protecteur. La plupart des procaryotes sont dotés d'une paroi cellulaire, mais il existe des
exceptions telles que les genres Mycoplasma (une bactérie) et Thermoplasma (une archée). La
paroi cellulaire des bactéries est constituée de peptidoglycane et agit comme barrière
supplémentaire contre les agents extérieurs. Elle empêche également la cellule de se dilater et
d'éclater (cytolyse) sous l'effet de sa pression osmotique interne dans un environnement
hypotonique. Certains eucaryotes sont également pourvus d'une paroi cellulaire, par exemple
les cellules végétales et les cellules fongiques ;

l'intérieur de la cellule possède une région qui contient le génome (ADN) et contient également
des ribosomes et divers types d'inclusions. Les ribosomes sont responsables de l'aspect
granulaire du cytoplasme des procaryotes. Le matériel génétique est libre dans le cytoplasme.
Les procaryotes peuvent porter des éléments extrachromosomiques appelés plasmides, qui
sont généralement circulaires. Ces plasmides encodent des gènes supplémentaires, comme
des gènes de résistance aux antibiotiques. Des plasmides bactériens linéaires ont été identifiés
chez plusieurs espèces de spirochètes, notamment le genre Borrelia, et particulièrement
Borrelia burgdorferi, responsable de la maladie de Lyme. À la place du noyau des eucaryotes, les
procaryotes possèdent une région nucléaire diffuse appelée nucléoïde.

Eucaryotes

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Article détaillé : eucaryote.

Cellule animale :
Nucléole ;

Noyau ;

Ribosome ;

Vésicule ;

Réticulum endoplasmique rugueux (granuleux) (REG) ;

Appareil de Golgi ;

Cytosquelette ;

Réticulum endoplasmique lisse ;

Mitochondries ;

Péroxysome ;

Cytosol ;

Lysosome ;

Centrosome (constitué de deux centrioles) ;

Membrane plasmique ;

Structure schématique d'une cellule végétale. On y observe notamment les éléments suivants :

cytosquelette filamenteux ;

réticulum endoplasmique lisse ;

plasmodesme ;

chloroplaste ;

vacuole ;

mitochondrie ;

membrane plasmique ;
peroxysome ;

paroi cellulaire ;

petite vésicule membranaire ;

ribosome ;

membrane nucléaire ;

nucléole ;

noyau ;

réticulum endoplasmique granuleux ;

leucoplaste ;

cytoplasme ;

appareil de Golgi.

Les plantes, les animaux, les mycètes, les protozoaires et les algues sont des eucaryotes. Ces
cellules sont en moyenne 15 fois plus grandes qu'un procaryote typique, et peuvent être jusqu'à
mille fois plus volumineuses. La principale caractéristique qui distingue les eucaryotes des
procaryotes est leur compartimentation en organites spécialisés au sein desquels se déroulent
des processus métaboliques spécifiques. Parmi ces organites se trouve le noyau, qui héberge
l'ADN de la cellule. C'est la présence de ce noyau qui donne son nom à ce type de cellules,
eucaryote étant forgé à partir de racines grecques signifiant « à vrai noyau ». Par ailleurs :

la fonction biologique de la membrane plasmique des eucaryotes est semblable à celle des
procaryotes, mais avec une structure qui peut être un peu différente. Il existe des eucaryotes
avec et sans paroi cellulaire ; dans la cellule végétale, il s'agit d'une paroi pectocellulosique
constituée de polysaccharides, notamment de cellulose, d'hémicellulose et de pectine ;

le matériel génétique des eucaryotes est organisé en une ou plusieurs molécules d'ADN
linéaires associées à des histones pour former des chromosomes. Tout l'ADN chromosomique
d'un eucaryote est stocké dans le noyau, séparé du cytoplasme par la membrane nucléaire.
Certains organites des eucaryotes contiennent également de l'ADN, par exemple les
mitochondries ;

de nombreuses cellules d'eucaryotes sont pourvues de cils primaires, qui jouent un rôle
important dans la perception par la cellule d'informations chimiques, mécaniques et thermiques
sur son environnement. Les cils primaires doivent donc être vus comme des antennes
cellulaires sensibles qui coordonnent un grand nombre de voies métaboliques de signalisation
cellulaire, parfois en couplant la signalisation à la motilité ou à la division cellulaire, voire à la
différenciation cellulaire7 ;

certaines cellules d'eucaryotes peuvent se déplacer par motilité au moyen de cils vibratiles ou
de flagelles. Ces derniers forment des systèmes plus simples chez les eucaryotes que chez les
procaryotes.

Éléments constitutifs d'une cellule

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Schéma d'un fragment de membrane plasmique.

Toutes les cellules, qu'il s'agisse de procaryotes ou d'eucaryotes, possèdent une membrane
plasmique qui les enveloppe, régule les flux de matière entrants et sortants (transport
membranaire) et maintient un potentiel électrochimique de membrane. Contenu dans cette
membrane se trouve le cytoplasme, qui est une solution aqueuse riche en sels dissous
occupant l'essentiel du volume de la cellule. Toutes les cellules possèdent un matériel
génétique constitué d'ADN, ainsi que de l'ARN qui intervient essentiellement dans la biosynthèse
des protéines et des enzymes, ces dernières étant responsables du métabolisme de la cellule ;
les érythrocytes (globules rouges du sang) font exception, car leur cytoplasme est dépourvu de
presque tous les organites constituant normalement une cellule d'eucaryote, ce qui leur permet
d'accroître la quantité d'hémoglobine qu'ils peuvent contenir, et ne possèdent donc pas de
noyau, dans lequel se trouverait l'ADN. Il existe une très grande variété de biomolécules dans les
cellules.

Membrane

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Structure de quelques lipides membranaires.

En haut : membrane archéenne ; 1 chaîne latérale terpénoïde ; 2 liaison éther ; 3 L-glycérol ; 4


groupe phosphate. Au milieu : membrane archéenne et bactérienne ; 5 acide gras ; 6 liaison
ester ; 7 D-glycérol ; 8 groupe phosphate. En bas : 9 bicouche lipidique chez les eucaryotes, les
bactéries et la plupart des archées ; 10 monocouche lipidique chez certaines archées.

Article détaillé : membrane plasmique.

La membrane plasmique, ou membrane cellulaire, est une membrane biologique qui entoure et
délimite le cytoplasme d'une cellule. Chez les animaux, la membrane matérialise la surface de la
cellule, tandis que, chez les plantes et les procaryotes, elle est généralement recouverte d'une
paroi cellulaire. Ainsi, chez les plantes, les algues et les mycètes, la cellule est incluse dans une
paroi pectocellulosique, qui fournit un squelette à l'organisme8. Des dépôts de composés tels
que la subérine ou la lignine modulent les propriétés physico-chimiques de la paroi, la rendant
plus rigide ou plus imperméable, par exemple.

La membrane a pour fonction de séparer le milieu intracellulaire de l'environnement de la cellule


en le protégeant de ce dernier. Elle est constituée d'une bicouche lipidique chez les eucaryotes,
les bactéries et la plupart des archées, ou d'une monocouche d'étherlipides chez certaines
archées. Chez les eucaryotes, il s'agit essentiellement de phospholipides, qui ont la propriété
d'être amphiphiles, c'est-à-dire de posséder une tête polaire hydrophile et des queues
aliphatiques hydrophobes. Une très grande variété de protéines, dites protéines membranaires,
sont incluses dans la membrane plasmique, où elles jouent le rôle de canaux et de pompes
assurant le transport membranaire entrant et sortant de la cellule. On dit que la membrane
plasmique est semiperméable car sa perméabilité est très variable en fonction de l'espèce
chimique considérée : certaines peuvent la traverser librement, d'autres ne peuvent la traverser
que de façon limitée ou dans un seul sens, d'autres enfin ne peuvent pas la traverser du tout. La
surface cellulaire contient également des récepteurs membranaires qui assurent la
transduction de signal dans le cadre de mécanismes de signalisation cellulaire, ce qui permet à
la cellule de réagir par exemple à la présence d'hormones.

Cytosquelette

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Cellules endothéliales dont le noyau est teint en bleu au DAPI, les microtubules en vert par un
anticorps lié à l'isothiocyanate de fluorescéine, et les filaments d'actine en rouge par de la
phalloïdine liée à un dérivé isothiocyanate de la rhodamine.

Article détaillé : cytosquelette.

Le cytosquelette intervient pour définir et maintenir la forme de la cellule (tenségrité),


positionner les organites dans le cytoplasme, réaliser l'endocytose d'éléments extracellulaires,
assurer la cytokinèse lors de la division cellulaire, et déplacer certaines régions du cytoplasme
lors de la croissance et de la mobilité cellulaires (transport intracellulaire). Le cytosquelette des
eucaryotes est composé de microfilaments, de filaments intermédiaires et de microtubules. Un
grand nombre de protéines sont associées à ces structures, chacune d'entre elles contrôlant la
structure de la cellule en orientant, liant et alignant les filaments. Le cytosquelette des
procaryotes est moins connu mais intervient pour maintenir la forme et la polarité ainsi que
pour assurer la cytokinèse de ces cellules9. La protéine constitutive des microfilaments est une
petite protéine monomérique appelée actine, tandis que celle constitutive des microtubules est
une protéine dimérique appelée tubuline. Les filaments intermédiaires sont des
hétéropolymères dont les monomères varient en fonction du type de cellule et du tissu ; ce sont
notamment la vimentine, la desmine, les lamines A, B et C, les kératines et les protéines des
neurofilaments (NF-L et NF-M).

Matériel génétique

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Article détaillé : génome.

Chromosomes dans le noyau d'une cellule d'eucaryote.

Le matériel génétique des cellules peut se trouver sous la forme d'ADN ou d'ARN (cellule sans
noyau). C'est la séquence nucléotidique de l'ADN qui porte toute l'information génétique
(génotype) d'une cellule. Cet ADN est transcrit en ARN, un autre type d'acide nucléique, qui
assure diverses fonctions : transport de l'information génétique de l'ADN vers les ribosomes
sous forme d'ARN messager, et traduction de l'ARN messager en protéines sous forme à la fois
d'ARN de transfert et d'ARN ribosomique, ce dernier agissant comme un ribozyme.

Le matériel génétique des procaryotes est généralement constitué d'une molécule d'ADN
circulaire unique formant un chromosome dans une région diffuse du cytoplasme appelée
nucléoïde. Celui des eucaryotes est réparti sur plusieurs molécules d'ADN linéaires formant des
chromosomes contenus dans un noyau cellulaire différencié. Les cellules d'eucaryotes
contiennent également de l'ADN dans certains organites tels que les mitochondries et, chez les
plantes, les chloroplastes.

Une cellule humaine contient de ce fait de l'ADN dans son noyau et dans ses mitochondries. On
parle respectivement de génome nucléaire et de génome mitochondrial. Le génome nucléaire
humain est réparti sur 46 molécules d'ADN linéaires formant autant de chromosomes. Ceux-ci
sont organisés par paires, en l'occurrence 22 paires de chromosomes homologues et une paire
de chromosomes sexuels. Le génome mitochondrial humain est contenu sur un chromosome
circulaire et possède 38 gènes : 14 gènes encodent des sous-unités constituant cinq protéines
(NADH déshydrogénase, cytochrome b, cytochrome c oxydase, ATP synthase et humanine),
deux gènes encodent des ARN ribosomiques mitochondriaux (ARNr 12S et ARNr 16S), et 22
gènes encodent vingt ARN de transfert mitochondriaux.

Du matériel génétique exogène peut également être introduit dans une cellule par transfection.
Ceci peut être permanent si l'ADN exogène est inséré de façon stable dans le génome de la
cellule, ou transitoire dans le cas contraire. Certains virus insèrent également leur matériel
génétique dans le génome de leur cellule hôte : c'est la transduction.

Organites

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Article détaillé : organite.

Ribosome d'E. coli montrant la sous-unité 50S en rouge et la sous-unité 30S en bleu.

Les organites sont des compartiments cellulaires réalisant des fonctions biologiques
spécialisées, de façon analogue aux organes du corps humain. Les cellules d'eucaryotes et de
procaryotes possèdent des organites, mais ceux des procaryotes sont plus simples et ne sont
généralement pas matérialisés par une membrane.

Il existe différents types d'organites dans une cellule. Certains sont généralement uniques,
comme l'appareil de Golgi, tandis que d'autres sont présents en de très nombreux exemplaires
— des centaines, voire des milliers — comme les mitochondries, les chloroplastes, les
peroxysomes et les lysosomes. Le cytosol est le fluide gélatineux qui entoure les organites
dans le cytoplasme.

Organites présents chez tous les êtres vivants

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Ribosomes — Il s'agit de complexes moléculaires formés de protéines et d'ARN. Chaque


ribosome est constitué de deux sous-unités et fonctionne comme une chaîne d'assemblage
réalisant la biosynthèse des protéines à partir d'acides aminés. Les ribosomes peuvent se
trouver ou bien en suspension dans le cytoplasme ou bien liés à la membrane plasmique chez
les procaryotes ou au réticulum endoplasmique rugueux chez les eucaryotes10.

Organites des cellules d'eucaryotes


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Éléments du système endomembranaire :

Noyau ;

Pore nucléaire ;

Réticulum endoplasmique rugueux (RER) ;

Réticulum endoplasmique lisse (REL) ;

Ribosome sur le RER ;

Protéines transportées ;

Vésicule de transport ;

Appareil de Golgi ;

Face cis de l'appareil de Golgi ;

Face trans de l'appareil de Golgi ;

saccules de l'appareil de Golgi.

Représentation d'une mitochondrie animale :

ATP synthase ;

espace intermembranaire mitochondrial ;

matrice mitochondriale ;

crêtes (cristae) ;

ribosomes ;

membrane mitochondriale interne ;

membrane mitochondriale externe ;


ADN mitochondrial.

Noyau — C'est l'organite le plus visible des cellules d'eucaryotes et qui contient leur matériel
génétique. C'est dans le noyau que se trouvent les chromosomes et que se déroulent la
réplication de l'ADN ainsi que la transcription de l'ADN en ARN. Le noyau est de forme
grossièrement sphérique et est séparé du cytoplasme par une double membrane appelée
membrane nucléaire. Celle-ci a notamment pour fonction d'isoler et de protéger le matériel
génétique cellulaire des agents chimiques susceptibles de l'endommager ou d'interférer avec
ses fonctions biologiques. La biosynthèse des protéines commence dans le noyau par la
transcription de l'ADN en ARN messager, lequel quitte ensuite le noyau en direction du
cytoplasme, où des ribosomes assurent sa traduction en protéines. Les ribosomes sont
assemblés dans une région particulière du noyau appelée nucléole avant de gagner le
cytoplasme. Les procaryotes étant dépourvus de noyau, l'ADN et toutes ses fonctions
biologiques prennent place directement dans le cytoplasme.

Réticulum endoplasmique — Cet organite est une extension cytoplasmique de la membrane


nucléaire. Il assure la biosynthèse et le transport de molécules marquées pour des
transformations et des destinations spécifiques, contrairement aux molécules non marquées,
qui dérivent librement dans le cytoplasme. Le réticulum endoplasmique rugueux est recouvert
de ribosomes qui produisent des protéines essentiellement destinées à être sécrétées hors de
la cellule où à demeurer dans la membrane plasmique ; il produit également des lipides destinés
au système endomembranaire dans son ensemble, dont le réticulum endoplasmique fait partie.
Le réticulum endoplasmique lisse est dépourvu de ribosomes à sa surface et intervient
essentiellement dans la production de lipides, dans la détoxication de certains xénobiotiques
ainsi que dans diverses fonctions sécrétrices selon les types de cellules.

Appareil de Golgi — Cet organite est le lieu de transformation finale des protéines nouvellement
synthétisées — modifications post-traductionnelles — essentiellement par glycosylation et
phosphorylation.

Vacuoles — Elles concentrent les déchets cellulaires et, chez les plantes, stockent l'eau. Elles
sont souvent décrites comme des volumes remplis de liquide et délimités par une membrane.
Certaines cellules, notamment les amibes du genre Amoeba, possèdent des vacuoles
contractiles qui peuvent pomper l'eau hors de la cellule si celle-ci en contient trop. Les vacuoles
des cellules d'eucaryotes sont généralement plus grandes chez les plantes que chez les
animaux11.

Centrosome — Cet organite produit les microtubules de la cellule, qui sont un composant
essentiel du cytosquelette. Il organise le transport à travers le réticulum endoplasmique et
l'appareil de Golgi. Les centrosomes sont constitués chacun de deux centrioles, qui se séparent
lors de la division cellulaire et contribuent la formation du fuseau mitotique. Les cellules
animales possèdent un centrosome unique ; on en trouve également chez certaines algues et
certains mycètes.
Lysosomes et peroxysomes — Les lysosomes contiennent essentiellement des hydrolases
acides, qui sont des enzymes digestives. Ces organites ont donc pour fonction de dégrader les
éléments cellulaires endommagés ou inutilisés, ainsi que les particules alimentaires, les virus et
les bactéries phagocytés. Les peroxysomes contiennent des enzymes qui éliminent les
peroxydes nocifs pour la cellule. Une cellule ne pourrait contenir ce type d'enzymes
destructrices si elles n'étaient pas contenues dans des organites délimités par un système de
membranes.

Mitochondries et chloroplastes — Ce sont les organites assurant la production d'énergie


métabolique de la cellule. Les mitochondries sont des organites qui se reproduisent par
réplication et sont présents dans le cytoplasme de toutes les cellules d'eucaryotes sous des
formes, des tailles et en nombre très variables. C'est dans les mitochondries que se déroule la
respiration cellulaire, produisant de l'énergie métabolique sous forme d'ATP et du pouvoir
réducteur sous forme de NADH et de FADH2 à travers un ensemble de voies métaboliques — β-
oxydation, cycle de Krebs, chaîne respiratoire, phosphorylation oxydative — qui convertissent en
énergie les nutriments cellulaires tels que les acides gras et les oses. Les mitochondries se
multiplient par scissiparité (division simple) comme les procaryotes. Les chloroplastes ne se
trouvent que chez les plantes et les algues et assurent la production de glucides à partir du
rayonnement solaire par photosynthèse.

Structures extracellulaires

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De nombreuses cellules possèdent également des structures entièrement ou partiellement


situées à l'extérieur de la membrane plasmique. Ces structures ne sont donc pas protégées de
l'environnement de la cellule par une membrane semiperméable. L'assemblage de ces
structures implique que leurs constituants soient transportés hors de la cellule par des
processus spécifiques.

Paroi cellulaire

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Feuillet de cellulose.

Article détaillé : paroi cellulaire.

De nombreux types de cellules de procaryotes et d'eucaryotes possèdent une paroi cellulaire.


Celle-ci protège la cellule des actions chimiques et mécaniques de son environnement et ajoute
une couche protectrice supplémentaire par-dessus la membrane plasmique. Les différents
types de cellules tendent à produire des parois de nature chimique différente : la paroi
pectocellulosique des plantes est constituée essentiellement de cellulose, la paroi des mycètes
est constituée essentiellement de chitine, et la paroi bactérienne est constituée essentiellement
de peptidoglycane.

Structures spécifiques aux procaryotes

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Fimbriae d'E. coli.

Capsule — Il s'agit d'une capsule gélatineuse présente chez certaines bactéries par-dessus la
paroi bactérienne et la membrane plasmique. Elle peut être constituée de polysaccharides
comme chez les pneumocoques et les méningocoques, de polypeptides comme chez le bacille
du charbon, ou encore d'acide hyaluronique comme chez les streptocoques. Elles ne sont pas
colorées par les procédés standard et peuvent être marquées à l'encre de Chine ou au bleu de
méthyle.

Flagelle — C'est l'organite essentiel de la motilité cellulaire. Le flagelle bactérien prend


naissance dans le cytoplasme, traverse la membrane plasmique et les différentes parois qui
peuvent éventuellement la recouvrir, et s'étend largement dans le milieu extracellulaire. Les
flagelles sont de nature intégralement protéique. Ils sont de types différents chez les bactéries,
les archées et les eucaryotes.

Fimbriae — Il s'agit de l'appellation des pili en bactériologie. Elles se présentent comme des cils
à la surface de la bactérie. Les fimbriae sont constituées d'une protéine appelée piline et
interviennent dans les processus d'adhérence cellulaire. Il existe des types de pili spécifiques
impliqués dans la conjugaison des bactéries.

Processus cellulaires

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Métabolisme et cycle cellulaire

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Cellules HeLa marquées au colorant Hoechst : celle de gauche, en prométaphase, a ses


chromosomes condensés ; les deux autres sont en interphase, et leur ADN est réparti dans le
noyau.
Articles détaillés : métabolisme et cycle cellulaire.

Entre deux divisions successives du cycle cellulaire, les cellules se développent grâce à leur
métabolisme. Le métabolisme cellulaire est le processus par lequel chaque cellule exploite les
nutriments qu'elle absorbe afin de se maintenir en vie et de se reproduire. Le métabolisme se
divise en deux grandes parties : d'une part le catabolisme, par lequel les cellules dégradent les
molécules complexes en espèces chimiques plus simples afin de produire de l'énergie
métabolique sous forme par exemple d'ATP et du pouvoir réducteur sous forme par exemple de
NADH et de FADH2 ; d'autre part l'anabolisme qui utilise l'énergie et le pouvoir réducteur
produits par le catabolisme afin de synthétiser des biomolécules et de réaliser d'autres
fonctions biologiques.

Le cycle cellulaire est l'ensemble des processus biologiques conduisant à la division d'une
cellule mère en deux cellules filles. Chez les procaryotes, qui ne possèdent pas de noyau, la
réplication des cellules se fait par scissiparité, c'est-à-dire par division simple. Chez les
eucaryotes, en revanche, le cycle cellulaire est divisé en trois grandes phases : l'interphase, la
mitose et la cytokinèse. Au cours de l'interphase, les cellules grossissent en accumulant les
substances nécessaires à la préparation de la division cellulaire et à la réplication de l'ADN. Puis
le noyau se scinde en deux au cours de la mitose, et enfin le cytoplasme achève de se scinder à
son tour en deux, avec un noyau dans chacune des deux parties, au cours de la cytokinèse. Des
mécanismes appelés points de contrôle (en) assurent que la division se déroule de façon
conforme12.

Réplication

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Cellules de souris en télophase montrant le fuseau mitotique teint en orange avec des anticorps
anti-tubuline, le cytosquelette d'actine teint en vert avec de la phalloïdine, et la chromatine teinte
en cyan au DAPI13.

Article détaillé : division cellulaire.

La division cellulaire est le processus par lequel une cellule unique, dite cellule mère, donne
naissance à deux cellules, dites cellules filles. Ceci permet la croissance des organismes
multicellulaires et la multiplication des organismes unicellulaires. Les cellules de procaryotes se
divisent par scissiparité (division simple) tandis que les cellules d'eucaryotes se divisent d'abord
au niveau de leur noyau — phase de mitose — puis au niveau de l'ensemble du cytoplasme —
phase de cytokinèse. Une cellule diploïde peut également donner des cellules haploïdes,
généralement au nombre de quatre, à travers le processus de méiose ; les cellules haploïdes
interviennent comme gamètes chez les organismes multicellulaires en fusionnant avec d'autres
gamètes pour redonner des cellules diploïdes.

La réplication de l'ADN, qui est la base moléculaire de la réplication du génome d'une cellule,
intervient toujours lorsqu'une cellule se divise par mitose ou par scissiparité ; elle a lieu à la
phase S du cycle cellulaire. Au cours de la méiose, l'ADN n'est répliqué qu'une seule fois alors
que la cellule se divise deux fois : la réplication de l'ADN intervient lors de la première division de
la méiose, mais pas lors de la division subséquente. La réplication, comme tous les autres
processus cellulaires, requiert des protéines et des enzymes spécialisées pour être menée à
bien.

Dans le cas des organismes unicellulaires, il est généralement accepté que les cellules
prolifèrent spontanément, sans avoir besoin de stimulation. Dans le cas des organismes
multicellulaires, cette question fait l'objet d'un débat14. De nombreux auteurs défendent l'idée
que ces cellules requièrent une stimulation pour proliférer, d'autres au contraire considèrent que
la quiescence est le résultat de contraintes agissant sur les cellules quiescentes15,16. Pour la
modélisation du comportement des cellules, les deux points de vue sont couramment utilisés17.

Biosynthèse des protéines

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Article détaillé : biosynthèse des protéines.

Représentation schématique d'un cadre de lecture ouvert sur un segment d'ADN dans un
chromosome.

L'une des activités biochimiques principales des cellules est de produire de nouvelles protéines.
Ces dernières sont essentielles à la régulation et à la maintenance de l'activité cellulaire. La
synthèse des protéines se décompose en plusieurs étapes : transcription de l'ADN en ARN
messager, modifications post-transcriptionnelles de l'ARN messager, traduction de l'ARN
messager en protéines, modifications post-traductionnelles des protéines nouvellement
synthétisées, et enfin repliement des protéines dans leur conformation fonctionnelle, appelée
état natif.
Lors de la transcription, des ARN polymérases produisent un brin d'ARN complémentaire au brin
d'ADN codant. L'information génétique est portée par la séquence nucléotidique de l'ADN,
reproduite sur l'ARN messager lors de la transcription. Cette séquence est ensuite lue par des
ribosomes afin de polymériser les acides aminés dans l'ordre spécifié par la succession de
groupes de trois nucléotides sur l'ARN messager, chacun de ces triplets, appelés codons,
correspondant à un acide aminé donné ; c'est cette correspondance entre codons et acides
aminés qu'on appelle code génétique.

Locomotion ou motilité

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Article détaillé : motilité.

Les unicellulaires peuvent se déplacer afin de trouver de la nourriture ou d'échapper à leurs


prédateurs. Flagelles et cils sont les principaux moyens de motilité cellulaire.

Chez les organismes multicellulaires, les cellules peuvent se déplacer par exemple lors de la
cicatrisation des plaies, lors de la réponse immunitaire, ou encore lors de la formation de
métastases tumorales. Ainsi, les leucocytes (globules blancs) se déplacent jusqu'à la plaie afin
d'y tuer les micro-organismes susceptibles d'y provoquer des infections. La motilité cellulaire
fait intervenir de nombreux récepteurs, des mécanismes de réticulation, d'assemblage, de
liaison ou encore d'adhérence de protéines, ainsi que des protéines motrices, parmi d'autres
types de protéines18. Le processus se déroule en trois temps : saillie de la pointe avant de la
cellule, adhérence de l'avant de la cellule et « désadhérence » du reste de la surface cellulaire, et
contraction du cytosquelette pour tirer la cellule vers l'avant. Chacune de ces étapes est gérée
par des forces produites par des segments particuliers du cytosquelette18. Comme pour la
prolifération, la question de savoir si la motilité des cellules d'un multicellulaire est spontanée,
comme pour les unicellulaires, ou doit faire l'objet de stimulations fait l'objet d'un débat15.

Pluricellularité

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Article détaillé : organisme multicellulaire.

Un organisme multicellulaire est constitué de plusieurs cellules, par opposition à un organisme


unicellulaire.
Spécialisation cellulaire

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Au sein des organismes multicellulaires, les cellules se spécialisent en différents types


cellulaires (en) adaptés chacun à des fonctions physiologiques particulières. Chez les
mammifères par exemple, on trouve par exemple des cellules de la peau, des myocytes
(cellules musculaires), des neurones (cellules nerveuses), des cellules sanguines, des
fibroblastes (cellules des tissus conjonctifs), ou encore des cellules souches. Des cellules de
types différents d'un même organisme ont une fonction physiologique et une apparence
propres, mais partagent le même génome. Des cellules ayant le même génotype peuvent
présenter des phénotypes différents en raison d'une expression génétique différenciée : les
gènes qu'elles contiennent ne sont pas exprimés de la même façon les uns par rapport aux
autres, certains le sont davantage dans un type cellulaire que dans un autre.

Tous les types cellulaires d'un organisme donné dérivent d'une cellule unique dite totipotente,
c'est-à-dire capable de se différencier en n'importe quel type cellulaire lors du développement de
l'organisme. La différenciation cellulaire est influencée par divers facteurs environnementaux
(par exemple les interactions cellule-cellule (en)) et des différences intrinsèques (par exemple la
distribution non uniforme des molécules lors de la division).

Origine de la multicellularité

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Colonies d'algues vertes du genre Volvox, dans lesquelles les cellules montrent quelques signes
de spécialisation.

La multicellularité a émergé à partir d'organismes unicellulaires un grand nombre de fois au


cours de l'évolution et ne s'observe pas uniquement chez les eucaryotes : certains procaryotes
tels que des cyanobactéries, des myxobactéries, actinomycètes, Magnetoglobus multicellularis
ou encore des archées du genre Methanosarcina, présentent des organisations multicellulaires.
Cependant, ce sont bien chez les eucaryotes que des organismes multicellulaires sont apparus,
et ce parmi six groupes : les animaux, les mycètes, les algues brunes, les algues rouges, les
algues vertes et les plantes. La multicellularité peut être apparue à partir de colonies
d'organismes interdépendants, voire à partir d'organismes en symbiose.

Les plus anciennes traces de multicellularité ont été identifiées chez des organismes
apparentés aux cyanobactéries qui vivaient il y a entre 3 et 3,5 milliards d'années. Parmi d'autres
fossiles d'organismes multicellulaires, on compte également Grypania spiralis19,20, dont la
nature biologique exacte demeure cependant débattue, ainsi que les fossiles des schistes
paléoprotérozoïques du groupe fossile de Franceville21, au Gabon.

L'évolution d'organismes multicellulaires à partir d'ancêtres unicellulaires a été reproduite au


laboratoire à travers des expériences d'évolution expérimentale utilisant la prédation comme
vecteur de pression de sélection.

Origine des cellules

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Articles détaillés : origine de la vie et histoire évolutive du vivant.

L'origine des cellules est intimement liée à l'origine de la vie, aux origines de l'histoire évolutive
du vivant.

Origines des premières cellules

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Les stromatolithes sont des formations rocheuses d'accrétion résultant de l'action d'un biofilm
de micro-organismes, souvent des cyanobactéries22, qui favorisent la cémentation des
particules sédimentaires en eaux peu profondes, comme ici dans la baie Shark, en Australie-
Occidentale. Les plus anciens stromatolithes fossiles sont datés de plus d'un milliard d'années.

Article détaillé : abiogenèse.

Il existe plusieurs théories expliquant l'origine des petites molécules ayant conduit à l'apparition
de la vie sur Terre. Elles auraient pu être apportées depuis l'espace par des météorites
(météorite de Murchison), être formées dans les monts hydrothermaux sous les océans ou
sous l'effet de la foudre dans une atmosphère réductrice (expérience de Miller-Urey). On
dispose de peu de données expérimentales permettant de savoir ce qu'étaient les premières
substances capables de se reproduire à l'identique. On pense que l'ARN a été la première
molécule capable d'auto-réplication, car elle est capable à la fois de stocker l'information
génétique et de catalyser des réactions chimiques (ribozymes), ce qui a été formulé dans le
cadre de l'hypothèse du monde à ARN ; il existe cependant d'autres substances capables d'auto-
réplication qui auraient pu précéder l'ARN dans cette fonction, par exemple des argiles comme
la montmorillonite, qui sont capables de catalyser la polymérisation de l'ARN et la formation de
membranes lipidiques23,24, ou encore les acides nucléiques peptidiques25.

Les premières cellules sont apparues il y a au moins 3,5 milliards d'années26,27. On considère
actuellement que ces premières cellules étaient hétérotrophes. Les premières membranes
cellulaires étaient probablement plus simples et plus perméables que les membranes actuelles.
Les lipides forment spontanément des bicouches lipidiques dans l'eau, donnant des micelles et
des vésicules ; ils auraient pu précéder l'ARN mais les premières membranes cellulaires
auraient également pu être produites par des ribozymes ou même requérir des protéines
structurelles pour se former28.

Origine des eucaryotes

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Article détaillé : théorie endosymbiotique.

On pense que les cellules d'eucaryotes dériveraient d'une communauté symbiotiques de


procaryotes. Les organites comprenant de l'ADN tels que les mitochondries et les chloroplastes
proviendraient respectivement de protéobactéries aérobies et de cyanobactéries devenues
endosymbiotes d'un procaryote hôte.

Méthodes d'étude de la cellule in vitro

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Microscopie

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La microscopie optique ou photonique (résolution de +/- 0,25µm en lumière visible) permet


l'observation de la structure des cellules eucaryotes. En effet, les microscopes photoniques
peuvent grossir environ 1000 fois la taille du spécimen. Mais ce type de microscope n'est pas
assez puissant pour l'étude des organites de la cellule.

La microscopie électronique (résolution de quelques Angströms) révèle l'ultrastructure de celles


-ci et permet une observation plus poussée de la structure des cellules procaryotes comme
eucaryotes. Dans la pratique, les microscopes électroniques modernes peuvent atteindre une
résolution de 2 nm, ce qui représente une résolution 100 fois plus grande que celle des
microscopes photoniques. Les microscopes électroniques ont permis de découvrir un grand
nombre d'organites et une quantité d'autres structures subcellulaires invisibles au microscope
optique. Toutefois, des percées techniques majeures ont donné un second souffle au
microscope photonique : comme l'utilisation de marqueur fluorescent, de la microscopie
confocale et avec déconvolution, qui permettent de donner des images 3D de la cellule avec une
bonne netteté29.

Marquage de molécules

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Pour étudier l'organisation subcellulaire des cellules au microscope, les tissus peuvent, en
fonction de la méthode choisie, être vivants, ce qui permet une observation dynamique, ou fixés
et préparés en coupes histologiques, ce qui permet en général une observation plus précise,
mais figée et ponctuelle.

Localisation subcellulaire par l'utilisation de gènes rapporteurs tels que la GFP (green
fluorescing protein) et la luciférase, par immunocytochimie, ou grâce à des molécules
radioactives.

Différentes colorations, vitales ou non, permettent l'observation des structures au microscope


optique : rouge neutre pour les vacuoles, violet dahlia ou cristal pour le noyau...

Étude des constituants cellulaires

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Isolement de structures : par choc osmotique, ou grâce à des détergents puis par centrifugation.

Purification des protéines : par électrophorèse, centrifugation, chromatographie, dialyse, etc.

Numération des cellules

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Il est fréquent de devoir compter le nombre de cellules vivantes dans une boîte de culture et de
le comparer au nombre de cellules total, par exemple pour déterminer la toxicité d'un produit.
L'une de ces méthodes de numération est réalisée grâce au test MTT.

Nombre et taille des cellules

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Le nombre des cellules propres à un organisme humain adulte est compris entre 1012 et 1016 ;
une étude de 201330 l'estime à 3,72 × 1013. Selon une étude de 20144, les bactéries présentes
dans ce même organisme (le microbiote, principalement dans le tube digestif), sont dix fois
plus nombreuses (de l'ordre de 1015).

Les cellules les plus lourdes de tout le monde vivant sont les jaunes d'œuf d'autruche, de masse
1,2 à 1,9 kg, et les plus longues certains neurones de calmar géant ou de calmar colossal, dont
l'axone peut atteindre 12 m31.

La taille des cellules à paroi (plantes, bactéries, champignons, algues et certaines archées) varie
de moins d'un micromètre (certaines bactéries) à plus d'un centimètre (algues géantes). Une
étude de 201932,33 montre que cette taille est directement liée à la rigidité de la paroi, définie
comme le produit de son épaisseur par son module d'incompressibilité.

Histoire du concept

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1665 : Robert Hooke découvrit des cellules mortes dans du liège; ces cellules lui firent penser
aux cellules d'un monastère, d'où le nom. Puis il observa des cellules dans des plantes vivantes,
en utilisant les premiers microscopes. Hooke utilisa le mot cellule dans son ouvrage
Micrographia, mais le sens était alors différent de celui d'aujourd'hui.

1668 : Francesco Redi montra que, contrairement à la conception de l'époque, les vers
n'apparaissaient pas spontanément dans les cadavres mais provenaient d'œufs pondus par des
mouches.

1839 : Theodor Schwann et Matthias Jakob Schleiden découvrirent que les plantes et les
animaux sont tous faits de cellules, concluant que la cellule est l'unité commune de structure et
de développement, ce qui fonda la théorie cellulaire. Schwann donna son nom aux cellules de
Schwann.
1855 : Rudolf Virchow affirma que les cellules naissent du résultat de la division cellulaire
(omnis cellula ex cellula), ce qui repose en termes cellulaires la question de l'œuf et de la poule.
C'est précisément cette partie qui est attaquée par les tenants du créationnisme ou de son
dernier avatar, le dessein intelligent.

1859 : Louis Pasteur (1822-1895) réfuta la croyance selon laquelle des formes de vie peuvent
apparaître spontanément par génération spontanée.

1931 : Ernst Ruska construisit le premier microscope électronique en transmission à l'université


Humboldt de Berlin, dont la résolution en 1935 était deux fois supérieure à celles des
microscopes optiques, révélant des organites et des détails jusqu'alors invisibles.

1981 : Lynn Margulis publia Symbiosis in cell evolution, formulant la théorie endosymbiotique.

Théorie cellulaire

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Article détaillé : Théorie cellulaire.

La cellule est l'unité constitutive des organismes vivants. Elle en est aussi l'unité fonctionnelle.

L'organisme dépend de l'activité des cellules isolées ou groupées en tissus pour assurer les
différentes fonctions.

Les activités biochimiques des cellules sont coordonnées et déterminées par certaines
structures présentes à l'intérieur des cellules.

La multiplication des cellules permet le maintien des organismes et leur multiplication.

Cette théorie est formulée en 1838 par Schleiden et Schwann : la cellule est unité de vie (tout ce
qui est vivant est cellulaire). Cette théorie évoque également la présence d'organites à l'intérieur
de ces mêmes cellules.

La cellule c'est l'unité anatomique, morphologique et physiologique de tout être vivant.

Cette théorie est ensuite complétée par Rudolf Virchow : chaque cellule trouve son origine
auprès d'une autre cellule comme elle, on dit alors que les cellules sont les unités de
reproduction du vivant, cela met donc fin à la théorie de la génération spontanée.

Notes et références

modifier

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Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Cellule, sur Wikimedia Commons


cellule, sur le Wiktionnaire (thésaurus)

Une catégorie est consacrée à ce sujet : Cellule.

Articles connexes

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Biologie cellulaire

Cellule souche

Cellule végétale

Culture cellulaire

Cytota (taxon regroupant la vie cellulaire)

Dernier ancêtre commun universel

(DACU, LUCA en anglais)

Électrophysiologie

Histologie

Mécanique cellulaire

Organisme unicellulaire

Respiration cellulaire

Bibliographie

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Jean Claude Callen, Biologie cellulaire : Des molécules aux organismes.

Christian Sardet, Les cellules : Une histoire de la vie, Paris, Les Éditions Ulmer, 2023, 224 p.
(ISBN 9782379223563, lire en ligne [archive]) :

« Comprendre l'origine et le fonctionnement des cellules, c'est découvrir l'unité de la vie sur
Terre. Un voyage fascinant dans le temps et l'infiniment petit ! »

Christian Sardet, Plancton : Aux origines du vivant, Paris, Les Éditions Ulmer, 2013, 215 p. (ISBN
978-2-84138-634-5)
Liens externes

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Dernière modification il y a 2 mois par Padarquetty

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