SUJET : LES DEFIS DES INSTITUTIONS DE MICROFINANCE A
LUBUMBASHI
Revue de littérature
1. Aya Ayayi et Christine Noel (2008) dans son article intitulé : « défi et perspective de
la recherche en microfinance ». Dans cette étude les auteurs développent les enjeux
critiques et perspectives de développement dans ce domaine. Ils explorent une
question clé : « Quels sont les facteurs clés de succès de la pérennité financière des
IMF et de la réduction de la pauvreté ? »
La viabilité des institutions de microfinance dépend de leur capacité à équilibrer les objectifs
financiers et sociaux. Les auteurs adoptent une démarche analytique basé sur le recensement
des articles, publiés dans des revues académiques depuis 1996, une analyse empirique des
données financières et sociales collectées auprès des IMF.
Les IMF ne doivent pas choisir entre leur mission sociale et leur performance financière mais
elles doivent élargir et consolider leur performance financière comme un moyen au service de
leur mission sociale, les IMF sui équilibrent mission sociale et rentabilité affichent un taux de
remboursement à 90 pourcent, tandis que celles priorisant uniquement la rentabilité enregistrent une
baisse de leur base clientèle.
2. Alphonse lioto ngandi (2021) dans son mémoire : « Microfinance et lutte contre la
pauvreté en RDC : une analyse critique ».
La RDC fait face à une pauvreté persistante d’où l’auteur explore une question clé : quels sont
les impacts réels des institutions de microfinance sur le niveau de vie de ces bénéficiaires et
de leur ménage en RDC ?
Dans cette étude l’auteur pense que la microfinance ne serait pas susceptible de réduire la
pauvreté en RDC et son impact reste limité par une mauvaise gestion et un manque
d’éducation financière des bénéficiaires. L’analyse critique de cette étude est basée sur une
revue documentaire, une enquête sur terrain et une analyse statistique.
La microfinance a un effet positif sur l’amélioration des revenus et la création d’emplois dans
ce secteur informel, mais son efficacité est freinée par plusieurs facteurs.
3. Moise Amisi sambili et al. (2018) dans son article : « Les déterminant de l’efficience
des IMF dans les pays de la communauté économique des états de l’Afrique
centrale ».
Les auteurs dans cet article développent une question clé : quels sont les facteurs qui influence
cette efficience dans un contexte ou la microfinance vise à concilier performance financière et
mission sociale ?
L’étude postule que l’efficience des IMF est déterminée par une combinaison des facteurs
internes et externes. Les institutions de microfinance ne sauront être efficace dans la lutte
contre la pauvreté, si elles parviennent a équilibré sa double mission. Cette double exigence
place l’efficience au centre de la réflexion des institutions de microfinance.
Les auteurs ont analysé un échantillon de 40IMF réparties dans 9 pays de la CEEAC, suivie
d’une régression multiple pour évaluer l’impact de ces déterminants.
A la fin de cette étude, les auteurs ont conclu qu’il existe une relation positive significative
entre la taille des institutions de microfinance et leur efficience sociale. Si les IMF est de plus
grande taille, elles tendent à être plus efficientes.
4. Safia Zourdani et Benhalima (2017) dans leur article intitulé : « le rôle de la
microfinance dans la réduction de la pauvreté ». La question de la réduction de la
pauvreté demeure une problématique centrale dans les politiques de développement,
dans cette étude les auteurs ont exploré une question clé : quel rôle joue la
microfinance dans la réduction de la pauvreté ?
L’étude est menée sur le programme de microfinance de l’agence National de gestion du
microcrédit (ANGEM), Les auteurs supposes que les microcrédits octroyés par l’ANGEM
permettent aux bénéficiaires de crées où développer des activités économiques durables,
l’accès à ces financements est perçu comme un facteur favorisant l’autonomisation des
femmes et des groupes vulnérables.
Les auteurs ont adopté une approche mixte combinant des méthodes quantitatives et
qualitatives. A travers les dispositifs mis en place par l’ANGEM, a contribué de manière
significative à l’amélioration des conditions économiques des bénéficiaires.
5. Alpha Ouédraogo (2014) dans son article : « Microfinance en Afrique de l’ouest :
histoire, défis et limites ». L’auteur dans cet article traite l’évolution et des difficultés
rencontrées par les institutions de microfinance en Afrique de l’ouest et il soulève une
problématique suivante : les IMF remplissent-elles encore leur rôle initial d’inclusion
financière et de lutte contre la pauvreté ?
Malgré leur expansion, les IMF rencontrent des contraintes structurelles et contextuelles
qui limitent leur impact réel sur le développement économique des populations
vulnérables, Ces défis incluent la faible la rentabilité des IMF.
Dans cette étude l’auteur adopte une approche qualitative et quantitative issues de rapports
institutionnels et d’études de terrain.
Beaucoup des IMF ont beaucoup du mal à atteindre la rentabilité, ce qui les exposés à des
risques financiers important. L’auteur recommande également de mettre en place des
politiques publiques de soutien plus robustes pour garantir la pérennité et l’efficacité des
IMF.
6. Wulli Faustin (2019) dans son article : « la microfinance en zone rurale : quel bilan de
l’Afrique centrale ». Dans cette étude l’auteur soulève la question suivante : quelle
mesure la microfinance en Afrique centrale a-t-elle réussi à améliorer les conditions
socioéconomiques des populations locales ?
A travers la microfinance, notamment l’octroi de microcrédit et l’ouverture de comptes
bancaires, améliore les conditions de des populations rurale en Afrique centrale.
L’auteur a utilisé une régression multiple sur les données collectées dans la base global
Findex, couvrant la période allant de 2011 à 2017.
Les analyses révèlent que l’ouverture d’un compte bancaire améliore les conditions de vie des
villageois alors que l’octroi de microcrédit détériore l’indice de développement humain de ces
populations, l’étude souligne que, malgré les efforts déployés, la microfinance en Afrique
centrale n’a pas encore atteint son potentiel pour améliorer les conditions de vie des
populations rurales.
7. Mariam Sangare (2013) dans sa thèse : « la microfinance : quels lient entre les
modèles de financement des IMF et la qualité des services offerts aux clients ? »
Dans cette recherche l’auteur explore une problématique : dans quelle mesure ces sources de
financements permettent-elles aux IMF d’adapter un service aux besoins de la clientèle ?
Le mode de financement en particulier la collecte de dépôt, influence la qualité des services
offerts aux clients. Dans cette thèse l’auteur combine une analyse théorique avec des données
empiriques. Cette thèse souligne l’importance de considérer les modèles de financement et de
gouvernance des IMF pour améliorer la qualité des services offert aux clients.