REPUBLIC OF CAMEROON
REPUBLIQUE DU CAMEROUN
Peace – Work - Fatherland
Paix – Travail – Patrie
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THE UNIVERSITY OF D‘EBOLOWA
UNIVERSITE D‘EBOLOWA
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HIGHER INSTITUTE OF TRANSPORT,
ECOLE SUPERIEURE DE TRANSPORT, DE
LOGISTICS AND COMMERCE
LOGISTIQUE ET DE COMMERCE
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Site web : www.estlc-ueb.cm
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TRAVAUX PRATIQUE DE PHYSIQUE II
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Avant-propos :
La physique est la science qui détermine les lois auxquelles obéissent les phénomènes de la nature ; elle
étudie aussi les propriétés de la matière. Elle a été développée grâce à la méthode expérimentale, qui
consiste à vérifier toutes les lois physiques par des expériences reproductibles.
L'enseignement universitaire est formé en général de trois parties essentielles, à savoir le Cours
Magistral (CM), les Travaux Dirigés (TD) et les Travaux Pratiques (TP).
Les travaux pratiques permettent d’illustrer par des expériences, certains phénomènes physiques vus
dans le cours.
L'étude expérimentale d’un phénomène physique nécessite un appareillage scientifique, qui permet de
réaliser des montages et de faire des mesures. Ces dernières nous permettent de vérifier la validité de
certaines théories et de déterminer certaines grandeurs physiques.
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CHAPITRE 0 : CALCULS D’INCERTITUDES ET ECRITURE SCIENTIFIQUE
Le savent D.Mendelev a écrit « La science commence là où commence la mesure » ;
cela signifie que nous n'avons pas de science sans mesure. La mesure est un processus de
connaissance qui grâce à l'expérience physique nous donne une information quantitative
(valeur) du rapport entre la grandeur mesurable et une grandeur de même nature prise comme
unité.
I. Méthodes de mesure
Pour mesurer une grandeur, on doit la comparer à une autre grandeur ayant la même unité. Les
méthodes principales de mesure sont :
- Méthode directe
On détermine la valeur de la grandeur mesurée directement de l'appareil de mesure.
Exemple : Le courant I est mesuré par un ampèremètre.
- Méthode indirecte
Les déviations de plusieurs appareils de mesure permettent de déterminer la valeur inconnue. En effet,
on mesure les grandeurs inconnues par l'application de certaines lois physiques.
Exemple : On détermine la valeur d'une résistance par la mesure de la tension et du courant qui le
traverse (application du loi d'Ohm).
II. Principales caractéristiques d'un instrument de mesure
Comme toute chose un instrument de mesure se doit d’avoir des critères qui assurent de son bon
fonctionnement. Parmi ceux-ci l’on :
- Fidélité :
C'est l'aptitude d'un instrument de mesure à donner des indications très voisines lors de l'application
répétée de la même mesurante dans les mêmes conditions de mesure.
- Répétabilité :
Écart observé lors de mesurages successifs d'une même grandeur dans des conditions identiques (même
opérateur, même lieu, mesures effectuées successivement dans une courte période de temps, même
méthode).
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- Reproductibilité :
Écart observé lors de mesurages successifs d'une même grandeur en faisant varier les conditions
(changement d'opérateur, de lieu, de temps, de méthode).
- Exactitude :
Aptitude d'un instrument de mesure à donner des indications proches de la valeur vraie d'une grandeur
mesurée. L'exactitude représente la qualité globale de l'instrument, dans des conditions données. L'erreur
d'exactitude comprend l'erreur de justesse et l'erreur de fidélité. L'exactitude correspond à l'incertitude de
mesure de l'instrument.
III. Caractère incertain d’une mesure
La mesure d’une grandeur physique, directe ou indirecte est toujours entachée d’une certaine
indétermination ou incertitude, due au fait que la mesure ne peut être parfaitement exempte d’erreurs.
Les causes d’incertitudes tiennent principalement aux éléments suivants : l’expérimentateur (erreur
humaine), l’instrument, la méthode et l’environnement de la mesure.
On classe en général les incertitudes en deux catégories, selon les types d’erreurs suspectées :
- Erreurs « systématiques »
- Erreurs « accidentelles ou aléatoires »
Ceci facilite à la fois l’estimation, la réduction ou l’élimination des causes éventuelles correspondantes.
Origine - Causes Traitements
Incertitude - Inexpérience, distraction - Répéter plusieurs fois la mesure,
accidentelles ou négligence de - Prendre comme valeur mesurée la
(aléatoire) l’expérimentateur, moyenne arithmétique des résultats,
- Phénomènes - Traitement statistique élémentaire ou
perturbateurs extérieurs élaboré si nécessaire.
(humidité, température,
pression, ect)
- Nature du phénomène
physique à étudier
Incertitudes - Erreurs de parallaxe, - Etude critique des méthodes
systématiques défaut de réglage du zéro expérimentales utilisées,
de l’instrument de mesure - Etalonnage périodiques des
- Vieillissement des instruments de mesure,
composants, dégradation - Reprise de la mesure avec un autre
des traits de graduation, appareil ou un autre procédé de
- Procédé de mesure mesure.
inadapté
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IV. INCERTITUDE
a. Définitions :
- L’erreur de mesure est l’écart entre la valeur mesurée et la valeur vraie (inconnue) ou une valeur
de référence.
- L'incertitude absolue, ∆𝒙, est une estimation de l'erreur que fait l'expérimentateur. L'incertitude
absolue est l'écart maximum possible entre la mesure x, et la valeur exacte. Elle s'exprime dans
les unités de la grandeur mesurée.
- L'incertitude relative ∆x/x représente l'importance de l'erreur par rapport à la grandeur mesurée.
L'incertitude relative n'a pas d'unités et s'exprime en général en %.
b. Traitement scientifique des incertitudes expérimentales
Lorsqu’on mesure une grandeur physique X, dans une situation expérimentales donnée, la valeur
quantitative obtenue (𝑥𝑚𝑒𝑠 ) ne peut être considérée que comme une valeur approchée de la valeur réelle
ou vraie (x) de cette grandeur, cette dernière ne pouvant foncièrement être connue. L’incertitude absolue
représente une estimation raisonnée de la limite supérieure de l’erreur absolue (𝑥 − 𝑥𝑚𝑒𝑠 ) pouvant
affecter la mesure effectuée. La grandeur G peut être encadrée.
𝒙𝒎𝒆𝒔 − ∆𝒙 ≤ 𝒙 ≤ 𝒙𝒎𝒆𝒔 + 𝒙𝒈
La connaissance de l’incertitude absolue ∆𝑥/𝑥 permet de mieux apprécier l’approximation ou la précision
de la mesure. Si pour la même mesure on a les valeurs d’incertitude absolue de 0,005 ou 0,5% et 0,08
ou 8% la mesure ayant donné l’incertitude absolue la plus faible est considérée comme la plus précise.
c. Estimation et calcul des incertitudes
Si on détermine la valeur d’une grandeur à partir de quantités mesurées, le calcul de l’incertitude
correspondante peut être conduit de plusieurs façons : méthode des extrêmes, méthode des dérivées
partielles, de la différentielle logarithmique, etc.
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Tableau : Règles simples de détermination des incertitudes (mesure indirecte)
𝑔 = 𝑓(𝑎, 𝑏) ∆𝑔 ∆𝑔⁄
𝑔
Somme, différence 𝑎±𝑏 ∆𝑎 + ∆𝑏 ∆𝑎 + ∆𝑏
𝑎±𝑏
Produit 𝑎∗𝑏 𝑎∆𝑏 + 𝑏∆𝑎 ∆𝑎 ∆𝑏
+
𝑎 𝑏
Quotient 𝑎 𝑎∆𝑏 + 𝑏∆𝑎 ∆𝑎 ∆𝑏
𝑏 +
𝑏2 𝑎 𝑏
Puissance 𝑎𝑛 𝑛𝑎𝑛−1 ∆𝑎 ∆𝑎
𝑛
𝑎
Exemple :
CAS 1 : On se propose de déterminer la résistance équivalente à deux résistances 𝑅1 𝑒𝑡 𝑅2 montées
en série.
𝑅1 = (100 ± 5)Ω 𝑒𝑡 𝑅2 = (330 ± 33)Ω 𝑅é𝑞𝑢𝑖 = 𝑅1 + 𝑅2
𝑅é𝑞𝑢𝑖/𝑚𝑎𝑥 = 105 + 363 = 468 Ω ; 𝑅é𝑞𝑢𝑖/𝑚𝑖𝑛 = 95 + 297 = 392 Ω
468 + 392
𝑂𝑛 𝑎 ∶ ̅̅̅̅̅̅̅
𝑅é𝑞𝑢𝑖 = = 430 Ω 𝑒𝑡 Δ𝑅 = Δ𝑅1 + Δ𝑅2 = 5 + 33 = 38Ω
2
𝑂𝑛 𝑎 𝑑𝑜𝑛𝑐 ∶ 𝑹é𝒒𝒖𝒊 = (𝟒𝟑𝟎 ± 𝟑𝟖)𝛀
𝑅1
CAS 2 : on calcule la tension 𝑉1 en utilisant la formule suivante : 𝑉1 = 𝑅 𝑉𝑆
1 +𝑅2
A partir des valeurs suivantes 𝑅1 = 470 ± 5% ; 𝑅2 = 680 ± 5% 𝑒𝑡 𝑉𝑆 = 15 ± 1%
470
𝑉1 = ∗ 15 = ⋯
470 + 680
𝜕𝑉 𝜕𝑉 𝜕𝑉
L’incertitude sur 𝑉1 est donnée par : ∆𝑉1 = |𝜕𝑅1 | ∆𝑅1 + |𝜕𝑅1 | ∆𝑅2 + |𝜕𝑉1 | ∆𝑉𝑆
1 2 𝑆
𝜕𝑉1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉1
| |=⋯ ;| |=⋯ ;| |=⋯
𝜕𝑅1 𝜕𝑅2 𝜕𝑉𝑆
∆𝑅1 = ⋯ ; ∆𝑅2 = ⋯ ; ∆𝑉𝑆 = ⋯
𝑉1 va donc s’écrire sous la forme : 𝑉1 = (… … ± . . . )𝑉
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V. ECRITURE SCIENTIFIQUE
a. Puissance d’un nombre
- Puissance d’exposant positif
Soient n un entier supérieur ou égal à 1 et a un nombre relatif. 𝑎𝑛 = 𝑎 ∗ 𝑎 ∗ 𝑎 ∗ 𝑎 n foix
Exemple :
25 = 2 ∗ 2 ∗ 2 ∗ 2 ∗ 2 = 32 ; (−3)3 = (−3) ∗ (−3) ∗ (−3) = −27
- Produit de deux puissances d’un même nombre
Soient n et p deux entiers supérieurs ou égaux à 1 et a un nombre relatif. 𝒂𝒏 ∗ 𝒂𝒑 = 𝒂𝒏+𝒑
Exemple :
82 ∗ 85 ∗ 8 = 82+5+1 = 88 ; 50 ∗ 54 = 50+4 = 54 (𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 50 = 1 )
(72 )3 = (72 ) ∗ (72 ) ∗ (72 ) = 72+2+2 = 72∗3 = 76 (𝑐𝑜𝑛𝑠𝑒𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 (𝑎𝑛 )𝑚 = 𝑎𝑛∗𝑚 )
- Quotient de deux puissances d’un même nombre
𝑎𝑛
Soient n et p deux entiers et a un nombre relatif non nul. = 𝑎𝑛−𝑝
𝑎𝑝
Exemple :
58 8−3 5
113 3−7 −4
1
= 5 = 5 ; = 11 = 11 =
53 117 114
b. Puissance de 10
Soit n un entier supérieur ou égal à 1. 10𝑛 = 10 ∗ 10 ∗ 10 ∗ … ∗ 10 = 10. .0 (un chiffre 1 suivi de n
chiffres 0).
1 1
10−𝑛 = 10𝑛 = 100…0 = 0,00 … 01 (n chiffre après la virgule)
Exemple :
105 = 100000 ; 10−4 = 0,0001 ; 100 = 1 ; 101 = 10 ; 10−1 = 0,1
c. Ecriture Scientifique
L’écriture (ou notation) scientifique d’un nombre relatif est l’écriture de ce nombre sous la forme 𝒂 ∗ 𝟏𝟎𝒏
où a est un nombre décimal ayant un seul chiffre non nul avant la virgule et n est un entier relatif.
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Exemple :
𝐴 = 8,56. 107 A est écrit en notation scientifique
𝐵 = 0,45. 10−2 B n’est pas écrit en notation scientifique car le chiffre avant la virgule est 0.
𝐶 = 9,1. 53 C n’est pas écrit en notation scientifique car le 2ième facteur n’est pas une
puissance de 10.
Exercices d’application :
Exercice 1 : Ecrire en notation scientifique les nombres suivants
732 ; 0,043 ; 345756 ; 0,000673 ; 0,0673. 104
Exercice 2 :
2𝑥 1
Soit la fonction 𝑔 = 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) calculer ∆𝑔 sachant que 𝑔(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = −3𝑥𝑦 + + 4𝑧 + 5𝑧 2
𝑡
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CHAPITRE I : REDACTION D’UN COMPTE RENDU DE TP
Un TP est le plus souvent constitué d’une ou plusieurs expériences qui s’inscrivent dans une démarche
de résolution de problème. Son compte rendu doit présenter les différentes étapes de la démarche
adoptée pour résoudre le problème scientifique clairement défini.
• La mise en page du rapport doit être aérée, propre et attrayante.(Faire attention à la lisibilité de l’écriture,
à la justesse des termes et expressions scientifiques utilisés, à l’orthographe)
• Les questions posées dans l’énoncé d’un TP sont là pour guider la rédaction, et donc leurs réponses
doivent apparaitre dans le compte rendu
Il doit comporter les parties suivantes :
1. Titre
2. Présentation
Dans l’introduction (ou présentation) du compte-rendu :
Présenter l’objectif, l’intérêt du TP, le (ou les) problème(s) à résoudre. Il s’agit de définir
clairement ce que l’on cherche à réaliser, à montrer ou à déterminer.
Indiquer
- les notions que l’on va aborder lors de ce TP, les mots importants s'y rapportant.
- les méthodes qui vont être utilisées, les expériences qui vont être réalisées afin de répondre à
l’objectif du TP
3. Protocole
Si le protocole est décrit dans une fiche, faire référence à celle-ci sans la recopier.
Exposer clairement et brièvement les manipulations réalisées.
Si le protocole expérimental n’est pas proposé dans l’énoncé de TP :
- décrire les étapes à effectuer en utilisant des verbes à l’infinitif
- faire un inventaire du matériel utilisé pour l'expérience, présenter les produits ou solutions (par
exemple en exploitant l'étiquette du flacon).
Ne pas oublier :
- d’indiquer les précautions de sécurité (hotte, port de lunettes, etc.).
- les schémas annotés (et de taille adaptés) des montages expérimentaux, des expériences
- d’indiquer les grandeurs mesurées
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4. Résultats
La présentation des résultats (les mesures et leurs unités, écrites en respectant le nombre de
chiffres significatifs) doit être claire et sans ambiguïté. Elle peut être sous la forme d’un tableau,
d’un graphique, d’un schéma ou d’un court texte.
Il faut trouver la forme qui semble la plus judicieuse
5. Interprétations
L'interprétation est une explication des résultats trouvés. Il faut mettre en relation les
connaissances et les résultats afin de bien les expliquer.
On voit que…or on sait que…on en déduit que…
6. Conclusion
La réponse au problème doit être clairement exposée et il faut indiquer si le but du TP est
réellement atteint
Si les résultats ne viennent pas confirmer les hypothèses, recherché si cette différence est due
à une erreur de manipulation, de conception du protocole, ou du principe de l’expérience.
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MANIPULATION I : VISCOSIMETRE A CHUTE DE BILLE
I. OBJECTIF
Déterminer la viscosité d’un fluide en mesurant la vitesse de chute d’une bille en acier de faible diamètre
à travers ce fluide.
II. MATERIEL :
Un viscosimètre à chute de bille est un dispositif très simple à mettre en place. Il s’agit d’un long tube
transparent de diamètre 𝐷 qui comporte deux traits repères 𝐴 et 𝐵. Le tube vertical est rempli du fluide
à étudier, dans lequel chute une bille sphérique de masse m et diamètre 𝑑 suffisamment petit par rapport
au diamètre de l’éprouvette 𝐷.
Fig 1 : Viscosimètre à chute libre
III. ETUDE THEORIQUE
On considère une bille de rayon r qu’on laisse tomber dans un fluide visqueux. La bille est soumise à son
poids 𝑷, à la poussée d'Archimède 𝐹𝐴 et à la force de freinage 𝐹𝑓 exercée par le fluide sur la bille. Cette
dernière est donnée par la relation de Stockes.
Si l'on considère un axe vertical Oz orienté vers le bas ces forces s'écrivent :
- Le poids de la bille :
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
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- La poussée d’Archimède
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
- La force de frottement visqueuse :
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
Lors que la bille, atteint sa vitesse de chute limite (vitesse maximale) : son mouvement est alors rectiligne
uniforme. Le principe de la dynamique donne :
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
A l’aide du principe de la dynamique établir l’expression de la viscosité dynamique du fluide :
…………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
IV. MODE OPERATOIRE
Dans ce TP on utilise une bille de masse volumique 𝜌 et de diamètre 𝑑 pour déterminer
expérimentalement la viscosité dynamique de la glycérine à deux températures : T=15°C et T= 20°C.
La masse volumique et la viscosité dynamique théorique de la glycérine sont données dans le tableau
suivant :
Température Masse volumique Viscosité dynamique théorique
T = 15° C 𝜌𝑔𝑙𝑦𝑐𝑒𝑟𝑖𝑛𝑒 = 1,29 𝑘𝑔/𝑚3 𝜇𝑡ℎ = 2,23 𝑃𝑎. 𝑠
T = 20° C 𝜌𝑔𝑙𝑦𝑐𝑒𝑟𝑖𝑛𝑒 = 1,29 𝑘𝑔/𝑚3 𝜇𝑡ℎ = 1,49 𝑃𝑎. 𝑠
Expérience
Pour déterminer la viscosité dynamique de la glycérine à une température donnée, on suit les étapes
suivantes :
• On lâche la bille, sans vitesse initiale dans de la glycérine contenue dans l’éprouvette cylindrique.
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• A l’aide d’un chronomètre, on mesure le temps de chute de la bille Δ𝑡 entre les deux repères 𝐴 et 𝐵
distants de (𝐿=80 𝑐𝑚), ce qui nous permet de calculer la vitesse de la bille et de déterminer la viscosité
dynamique en appliquant l’équation.
Le repère 𝐴 est placé de façon telle que la bille lorsqu’elle passe à son niveau a atteint sa vitesse de
chute limite (vitesse maximale) : son mouvement est alors rectiligne uniforme.
• Nous retirons la bille de la glycérine à l'aide d'un aimant et répétons l'expérience à nouveau.
V. TRAVAIL DEMANDE
1. Calculer le volume de la bille et compléter le tableau 1 :
2. Pour chaque température, compléter le tableau 2 et calculer la viscosité moyenne de la glycérine.
3. Comparer les valeurs trouvées avec celles de la littérature (valeurs théoriques).
4. Faire une conclusion.
Tableau 1 :
Distance L (m) Masse volumique de la Rayon de la bille Volume de la bille Masse volumique de la
bille (𝑘𝑔/𝑚3 ) (m) (𝑚3 ) bille (𝑘𝑔/𝑚3 )
Tableau 2 :
Expérience Temps ∆𝑡 (𝑠) 𝐿
La vitesse 𝑣 = ∆𝑡 (𝑚. 𝑠 −1 ) La viscosité dynamique 𝜇 (𝑃𝑎. 𝑠)
01
02
03
04
05
06
07
08
09
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MANIPULATION II : PRINCIPE DE LA POUSSEE D’ARCHIMEDE
I. OBJECTIF
Cette manipulation a pour objectif :
- Mesurer la valeur de la poussée d’Archimède ;
- Calculer la valeur de la poussée d’Archimède.
PARTIE I : MESURE DE LA VALEUR DE LA POUSSEE D’ARCHIMEDE
1. Matériel
Le matériel nécessaire est :
- Un solide cylindrique ;
- Un dynamomètre ;
- Deux béchers : eau et pétrole ou autre liquide ayant une masse volumique différente de celle
de l’eau ;
- Un chiffon.
2. Mode opératoire
- Mesurer la valeur du poids P du solide (S) à l’aide du dynamomètre et notez-la dans le tableau.
- Remplir le bécher « eau » aux deux tiers avec de l’eau de robinet.
- Immerger complètement le solide (S), accroché au dynamomètre, dans l’eau.
- Relever la valeur F1 indiquée par le dynamomètre et notez-la dans le tableau.
NB : Faites vérifier les valeurs P et F1 par l’enseignant
- Récupérer, essuyer et sécher le solide (S).
- Remplir le bécher « pétrole » aux deux tiers avec le pétrole fourni par le professeur (ou par tout
autre liquide de masse volumique différente à celle de l’eau).
- Immerger complètement le solide (S), accroché au dynamomètre, dans le bécher.
- Relever la valeur F2 indiquée par le dynamomètre et notez-la dans le tableau.
NB : Faites vérifier la valeur de F2 par l’enseignant
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- Récupérer, essuyer et sécher le solide (S).
- Immergé dans l’eau ou dans du pétrole, le solide (S) est soumis à trois forces : son poids 𝑃⃗ , la
⃗⃗ exercée par le liquide.
force 𝐹 exercée par le dynamomètre et la force Π
3. Travail demandé
Apres avoir rappelé la première loi de Newton, compléter le tableau ci-dessous.
Force exercée sur (S) Direction Sens Valeur en N
𝑃⃗
Dans l’eau
⃗⃗⃗
𝐹1
⃗⃗
Π
Autre liquide
⃗⃗⃗2
𝐹
⃗⃗
Π
PARTIE II : CALCUL DE LA VALEUR DE LA POUSSEE D’ARCHIMEDE
1. Matériel
- Un solide cylindrique de masse m ;
- Un dynamomètre ;
- Un bécher ;
- Une éprouvette graduée ; V1
- Un chiffon
2. Mode Opératoire
- Introduire environ 200 mL d’eau dans l’éprouvette graduée, On va appeler 𝑉1 la quantité d’eau
introduite dans l’éprouvette.
- Introduire le solide (S) dans l’éprouvette et vérifier qu’il soit complètement immergé. On va noter
𝑉2 le niveau d’eau dans l’éprouvette.
3. Travail demandé
1. Déterminer le volume du cylindre de deux façon différentes en 𝑚3 et comparé les résultats.
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2. Lorsque le solide est complètement immergé, il déplace un volume de liquide égal à 𝑉𝑆 .
Déterminer le poids du liquide déplacer et le comparer à celui de la masse introduite. (faire
ceci pour deux liquides de masse volumique différente).
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MANIPULATION III : DIFFERENCE DE PRESSION.
I. OBJECTIF
L’objectif de cette séance de travaux pratique est de :
- Déterminer la masse volumique d’un liquide ;
- Déterminer la pression en un point d’un liquide.
II. MATERIEL
- Un tube en U muni d’une graduation en millimètres sur support;
- Un dynamomètre ;
- 2 béchers;
- Du pétrole désaromatisé (ou tout autre liquide de masse volumique différente à celle de l’eau) ;
- Un chiffon.
III. ETUDE THEORIQUE
La différence de pression entre deux points d’un liquide au repos est donnée par la relation
𝑃𝐵 − 𝑃𝐴 = 𝜌 ∗ 𝑔 ∗ ℎ
Où 𝜌 est la masse volumique du liquide
𝑔 l’intensité de la pesanteur
ℎ la différence de niveau entre les deux points
IV. MODE OPERATOIRE
1. Verser l’eau de masse volumique 𝜌 = 1000 𝑘𝑔. 𝑚−3, de façon à ce que les surfaces de
séparation avec l’air se trouve face à la graduation 0 (figure 1).
A et B sont des points qui, dans chacune des branches, se situent sur la surface de l’eau.
Figure 1
17
2. Dans la branche du côté B, verser du pétrole de masse volumique 𝜌 (ou tout autre liquide de
masse volumique différente à celle de l’eau) à déterminer de façon à ce qu’il existe une différence
de niveau visible entre les surfaces de séparation avec l’air.
- A est le point de la surface de séparation air-eau ;
- B est le point de la surface de séparation pétrole-air;
- C est le point de la surface de séparation pétrole-eau ;
- D est le point de l’eau dans le même plan horizontal que le point C.
Figure 2
V. TRAAVAIL DEMANDE
a. Mesurer les valeurs de h1 et h2.
h1 = …………………………… ; h2 = ……………………………
b. Préciser quelles sont les pressions pA et pB en chacun des points A et B et indiquer la relation entre
les deux pressions ;
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
c. Justifier que les pressions pC au point C et pD au point D sont égales.
…………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
18
d. Exprimer, en fonction de la masse volumique du liquide et de h2, la pression la pression pC.
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
e. Exprimer, en fonction de la masse volumique de l’eau et de h1, la pression la pression pD.
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
f. Exprimer la masse volumique du liquide utilisé en fonction de la masse volumique de l’eau, h1 et
h2.
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
3) Calculer, en kg/m3, la valeur de la masse volumique du liquide utilisé
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
4) Comparer la masse volumique calculée à celle proposée dans la littérature
……………………………………………………………………………………………….
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MANIPULATION IV :
MESURE DE LA TEMPÉRATURE À L'AIDE D'UN MONTAGE ARDUINO ET REPRÉSENTATION
GRAPHIQUE DES DONNÉES
I. OBJECTIF
Cette séance de travaux pratiques a pour objectif :
- De mesurer une température à l’aide d’un montage ARDUINO,
- D'afficher un retour visuel de la température à l'aide de 4 DELs,
- De transmettre les données numérisées pour un traitement informatique.
II. MATERIEL
Le matériel nécessaire pour la réalisation de cette manipulation est :
- Une carte ARDUINO,
- Un capteur de température,
- Une plaquette,
- Des résistances,
- Des fils de connexions
- Des LEDs témoins
Fig : Présentation du câblage et des composants
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Fig : Schéma équivalent des branchements entre l’ARDUINO et la plaquette d’essai
III. MANIPULATION
Une fois le script téléversé dans la mémoire de l’Arduino, celui-ci peut fonctionner de façon autonome
(tant qu’il est alimenté). Lorsque la température est comprise entre 24°C et 26°C, on observe, en effet
que la première LED s'allume.
On pourra modifier les températures mesurées en jouant sur le capteur.
Les températures mesurées seront enregistrées et représentées à l’aide d’un traceur.
21