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Dualité et Codimension en Mathématiques

Le document est un cours sur le complément de dualité pour la classe MP*, abordant des concepts tels que la codimension, la dualité, l'orthogonalité, et les théorèmes associés. Il présente des définitions, des théorèmes, et des exercices pour illustrer les notions de l'espace vectoriel et de l'espace dual. Les sections incluent des démonstrations et des solutions d'exercices pour renforcer la compréhension des sujets traités.

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Dualité et Codimension en Mathématiques

Le document est un cours sur le complément de dualité pour la classe MP*, abordant des concepts tels que la codimension, la dualité, l'orthogonalité, et les théorèmes associés. Il présente des définitions, des théorèmes, et des exercices pour illustrer les notions de l'espace vectoriel et de l'espace dual. Les sections incluent des démonstrations et des solutions d'exercices pour renforcer la compréhension des sujets traités.

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cpge Alqalam

Cours
Complément de dualité

Classe MP*
Table des matières

I Codimension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
II Dualité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
III Dualité en dimension finie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
IV L’orthogonalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
V Démonstrations des théorèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
VI Solutions des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

Liste des résultats remarquables


0.1 Définition : Codimension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
0.1 Théorème et définition : Espace quotient <HP> . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
0.1 Exercice : Premier théorème d’isomorphisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
0.2 Définition : Espace dual . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
0.3 Définition : Hyperplan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
0.5 Théorème : Caractérisation d’un hyperplan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
0.7 Théorème et définition : Base duale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
0.9 Théorème : Base antéduale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
0.10 Théorème : Intersection de p hyperplans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
0.5 Définition : Transposée d’une application linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
0.13 Proposition : Transposition et stabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
𝐸 un K espace vectoriel.

I
Codimension

Définition 0.1 Codimension


On dit qu’un sous espace vectoriel de 𝐸 est de comdimension finie s’il admet un supplémentaire de dimension finie et dans ce
cas la dimension commune à ses supplémentaires s’appelle la codimension de 𝐹 et se note codimF.

Remarque 0.1

Si 𝐸 est de dimension finie, alors


codimF = dim E − dim F

Théorème et définition 0.1 Espace quotient <HP>


𝐹 un sous espace vectoriel, la relation définie sur 𝐸 par :
𝑎R𝑏 ⇐⇒ 𝑏 − 𝑎 ∈ 𝐹
est une relation d’équivalence, on note par 𝐸/𝐹 l’ensemble quotient. Les classes d’équivalence sont donc définies par : 𝑎 = 𝑎 +𝐹 .
Muni des opérations suivantes :
𝑎 + 𝑏 = 𝑎 + 𝑏, 𝜆𝑎 = 𝜆𝑎
𝐸/𝐹 est un K-ev appelé l’espace quotient de 𝐸 par 𝐹 .

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Cours Table des matières

𝑝: 𝐹 −→ 𝐸/𝐹 est surjective et s’appelle la projection canonique.


𝑥 ↦−→ 𝑥

Exercice 0.1 Premier théorème d’isomorphisme

Montrer que si 𝑓 ∈ 𝐿(𝐸, 𝐹 ), alors


𝑓 : 𝐸/Ker 𝑓 −→ Im 𝑓
𝑥 ↦−→ 𝑓 (𝑥)
est un isomorphisme.
solution 0.1, page 11

Exercice 0.2

Montrer que tout supplémentaire de 𝐹 est isomorphe à 𝐸/𝐹 .


solution 0.2, page 11

Théorème 0.2

𝑢 ∈ L(𝐸, 𝐸 0).
Si dim 𝐸 0 est finie, alors Ker 𝑢 est un sous espace vectoriel de codimension finie égale au rgu.
démonstration 0.2, page 8

Exemple 0.1

A une algèbre, si 𝑎 est un élément de A admettant un pomi alors 𝐼 ensemble des polynômes annulateurs de 𝑎 est un K-ev de
codimension finie égale au degré 𝑛 de Π𝑎 .

Exercice 0.3

Soit 𝐸 un espace vectoriel et 𝐹, 𝐺 deux sous-espaces vectoriels de 𝐸 tels que 𝐹 ⊂ 𝐺 . Montrer que 𝐹 est de codimension finie
dans 𝐸 ssi 𝐹 est de codimension finie dans 𝐺 et que 𝐺 est de codimension finie dans 𝐸 . Observer qu’alors

codim𝐺 𝐹 + codim𝐸 𝐺 = codim𝐸 𝐹

II
Dualité

𝐸 un K espace vectoriel.
Définition 0.2 Espace dual

On appelle forme linéaire sur 𝐸 toute application linéaire de 𝐸 dans K, l’espace L(𝐸, K) de toutes les formes linéaires sur 𝐸
s’appelle l’espace dual de 𝐸 et se note 𝐸 ∗ .

Propriétés 0.3
L’application :
𝜙 : 𝐸∗ × 𝐸 −→ K
(𝜑, 𝑥) ↦−→ 𝜑 (𝑥) = h𝑥, 𝜑i
est une forme bilinéaire.

Proposition 0.4
Toute forme linéaire non nulle sur 𝐸 est surjective.
démonstration 0.4, page 8

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Cours Table des matières

Définition 0.3 Hyperplan


Un hyperplan d’un K-ev 𝐸 est un sous espace vectoriel de 𝐸 de codimension égale à 1.

Théorème 0.5 Caractérisation d’un hyperplan


𝐻 un sous espace vectoriel de 𝐸, les psse :
1 𝐻 un hyperplan de 𝐸.
2 ∀𝑎 ∈ 𝐸\𝐻, 𝐸 = 𝐻 ⊕ K𝑎
3 ∃𝜑 une forme linéaire non nulle définie sur 𝐸 telle que

𝐻 = Ker 𝜑
démonstration 0.5, page 8

Proposition 0.6

𝐻 = Ker 𝜑 un hyperplan, si 𝜙 est une forme linéaire qui s’annulle sur 𝐻 , alors elle est proportionnelle à 𝜑, autrement dit :
Ker 𝜑 ⊂ Ker 𝜙 =⇒ il existe 𝛼 ∈ K tel que 𝜙 = 𝛼𝜑.
démonstration 0.6, page 8

Exercice 0.4

Soit 𝐸 un espace vectoriel de dimension finie.


1 Soit 𝐻 et 𝐻 0 deux hyperplans de 𝐸 . Montrer que ceux-ci possèdent un supplémentaire commun.
2 Soit 𝐹 et 𝐺 deux sev de 𝐸 tels que dim 𝐹 = dim 𝐺 . Montrer que 𝐹 et 𝐺 ont un supplémentaire commun.

III
Dualité en dimension finie

Soit 𝐸 un K-ev de dimension finie égale à 𝑛.

Théorème et définition 0.7 Base duale

𝛽 = (𝑒 1, .., 𝑒𝑛 ) etant une base de 𝐸, pour tout 𝑘 ∈ [[1; 𝑛]] on définit par 𝑒𝑘∗ la fonction 𝑘ième coordonnée dans la base 𝛽, c’est à
dire :
𝑒𝑘∗ : 𝐸 −→ K
𝑛
𝑥 = 𝑥𝑖 𝑒𝑖 ↦−→ 𝑥𝑘
P
𝑖=1
𝑛
De sorte que tout vecteur 𝑥 de 𝐸 se décompose de manière unique sous la forme 𝑥 = 𝑒𝑘∗ (𝑥)𝑒𝑘 , alors (𝑒𝑘∗ )06𝑘 6𝑛 est une base
P
𝑘=1
de 𝐸 ∗ appelée base duale de 𝛽, c’est l’unique système de formes linéaires vérifiant :

∀𝑖, 𝑗 : e𝑖∗ (𝑒 𝑗 ) = 𝛿𝑖,𝑗

Par conséquent 𝐸 ∗ est Kev de dimension finie égale à 𝑛 = dim 𝐸.


démonstration 0.7, page 8

Remarque 0.2

𝑝 𝑝
𝑥 ∈ 𝐸, 𝑥 = 𝑒𝑘∗ (𝑥)𝑒𝑘 = h𝑥, 𝑒𝑘∗ i𝑒𝑘 .
P P
1
𝑘=1 𝑘=1
𝑝
𝜑 ∈ 𝐸∗, 𝜑 = h𝑒𝑘 , 𝜑i𝑒𝑘∗
P
2
𝑘=1

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Cours Table des matières

Exemple 0.2

𝐸 = R2, 𝑒 1 = (1, 1), 𝑒 2 = (1, 2).


Ecrire relativement à la base canonique l’expression de (𝑒 1∗, 𝑒 2∗ ).
Pour cela, on écrit le vecteur 𝑋 = (𝑥, 𝑦) dans la base (𝑒 1, 𝑒 2 ), 𝑋 = (𝑥, 𝑦) = (2𝑥 − 𝑦) (1, 1) + (𝑦 − 𝑥) (1, 2) donc
(
𝑒 1∗ : (𝑥, 𝑦) → 2𝑥 − 𝑦
𝑒 2∗ : (𝑥, 𝑦) → 𝑦 − 𝑥

Exercice 0.5

𝛽0 𝛽 0∗
𝛽, 𝛽 0 deux bases de 𝐸, On pose 𝑃 = P𝛽 , montrer que P𝛽 ∗ =𝑡 𝑃 −1

Proposition 0.8

Si 𝑒 ∈ 𝐸\{0}, alors il existe 𝜑 ∈ 𝐸 ∗ tel que :


𝜑 (𝑒) = 1 (ou tout simplement 𝜑 (𝑒) ≠ 0) autrement dit :

∩ Ker 𝜑 = {0}
𝜑 ∈𝐸 ∗
démonstration 0.8, page 8

Théorème 0.9 Base antéduale

Toute base 𝛽0 de 𝐸 ∗ est le système de coordonnées associé à une unique base 𝛽 de 𝐸 (𝛽 ∗ = 𝛽 0). 𝛽 s’appelle la base antéduale de
𝛽 0.
démonstration 0.9, page 9

Exercice 0.6

Dans K3 on considère les formes linéaires :


𝑓1 (𝑥)
® = 𝑥 + 𝑦 − 𝑧, 𝑓2 (𝑥)
® = 𝑥 − 𝑦 + 𝑧, 𝑓3 (𝑥)
® = 𝑥 + 𝑦 + 𝑧.
1 Montrer que (𝑓1, 𝑓2, 𝑓3 ) est une base de (K3 ) ∗ .
2 Trouver la base antéduale.

Théorème 0.10 Intersection de p hyperplans

(𝜑 1, .., 𝜑𝑝 ) une famille libre de formes linéaires et 𝐻𝑖 = Ker 𝜑𝑖 , 𝑖 = 1..𝑝 les hyperplans associés, alors dim = 𝑛 − 𝑝, et
T𝑝
𝑖=1 𝐻𝑖
toute forme linéaire nulle sur 𝐹 = 𝑖=1 𝐻𝑖 est combinaison linéaire de (𝜑 1, .., 𝜑𝑝 ), autrement dit :
T𝑝

𝑝
∀𝜑 ∈ 𝐸 ∗, Ker 𝜑𝑖 ⊂ Ker 𝜑 =⇒ 𝜑 ∈ Vect(𝜑 1, . . . , 𝜑𝑝 )
\
𝑖=1
démonstration 0.10, page 9

Remarque 0.3

Si (𝜑 1, .., 𝜑𝑝 ) est liée, et soit 𝑟 = rang(𝜑 1, ..., 𝜑 p ), et quitte à réindexer on peut supposer que (𝜑 1, ..., 𝜑𝑟 ) est libre et ∀𝑘 >
𝑟 + 1, 𝜑𝑘 ∈ vect(𝜑 1, .., 𝜑 r ), alors 𝑘=1 ker(𝜑 k ) = rk=1 ker(𝜑 k ), on obtient donc la formule dans le cas général :
T𝑝 T

𝑝
dim( Ker(𝜑𝑖 )) = 𝑛 − rang(𝜑 1, .., 𝜑 p )
\
𝑖=1

Exercice 0.7

Soit 𝐸 un espace vectoriel de dimension finie. Soit (𝑓1, ..., 𝑓𝑛 ) une famille d’éléments de 𝐸 ∗ . Notons 𝜑 : 𝐸 → K𝑛 l’application
𝑥 → (𝑓1 (𝑥), ..., 𝑓𝑛 (𝑥)).
1 On suppose que la famille (𝑓1, ..., 𝑓𝑛 ) est une base de 𝐸 ∗ . Démontrer que 𝜑 est bijective. et en fonction de la base et de la
base duale donner l’expression de 𝜑 −1

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Cours Table des matières

2 Interpolation de Lagrange 𝐸 = K𝑛 [𝑋 ], 𝑥 0, ..., 𝑥𝑛 𝑛 + 1 scalaires distincts.


Soit pour tout 𝑖 ∈ |[0, 𝑛] |, 𝑓𝑖 : 𝑃 → 𝑃 (𝑥𝑖 )
Vérifier que (𝑓0, ..., 𝑓𝑛 ) est une base de 𝐸 ∗ , et donner sa base antéduale (𝐿0, ..., 𝐿𝑛 ).
En déduire que pour tout (𝑏 0, ..., 𝑏𝑛 ) ∈ K𝑛+1 il existe un unique polynôme 𝑃 ∈ K𝑛 [𝑋 ] tel que 𝑃 (𝑥𝑖 ) = 𝑏𝑖 , 𝑖 = 0, .., 𝑛, et
donner l’expression de 𝑃 en fonction des 𝑏𝑖 et des 𝐿𝑖 .
3 Démontrer que l’on a les équivalences suivantes :
• 𝜑 est injective si et seulement si la famille (𝑓1, ..., 𝑓𝑛 ) est génératrice de 𝐸 ∗ .
• 𝜑 est surjective si et seulement si la famille (𝑓1, ..., 𝑓𝑛 ) est libre.

IV
L’orthogonalité

Introduction
On dispose d’une application bilinéaire de 𝐸 ∗ × 𝐸 dans 𝐾 donnée par h𝑓 | 𝑥i = 𝑓 (𝑥) appelée la forme bilinéaire canonique. A
cette forme bilinéaire est associée une notion d’orthogonalité.

Définition 0.4

• 𝐴 ⊂ 𝐸.
𝐴⊥ = {𝑓 ∈ 𝐸 ∗ | ∀𝑥 ∈ 𝐴, 𝑓 (𝑥) = 0} est un sous espace vectoriel de 𝐸 ∗ , appelé l’orthogonal de 𝐴.
• 𝐵 ⊂ 𝐸∗.
𝐵◦ = {𝑥 ∈ 𝐸 | ∀𝑓 ∈ 𝐵, 𝑓 (𝑥) = 0} est un sous espace de 𝐸 appelé l’orthogonal de 𝐵.

Proposition 0.11
Les notations 𝐴, 𝐴1, 𝐴2 désignant des parties de E et 𝐵, 𝐵 1, 𝐵 2 désignant des parties de 𝐸 ∗ , on a
1 𝐴⊥ = Vect(𝐴) ⊥ et 𝐵 ◦ = Vect(𝐵) ◦
1 ⊃ 𝐴2 et 𝐵 1 ⊂ 𝐵 2 ⇒ 𝐵 1 ⊃ 𝐵 2
𝐴1 ⊂ 𝐴2 ⇒ 𝐴⊥
2 ⊥ ◦ ◦

3 𝐴 ⊂ (𝐴⊥ ) ◦ et 𝐵 ⊂ (𝐵 ◦ ) ⊥ .
4 Soit 𝐴 un sous-espace vectoriel de E, alors 𝐴⊥ = {0} ⇐⇒ 𝐴 = 𝐸 et 𝐴⊥ = 𝐸 ∗ ⇐⇒ 𝐴 = {0}.
5 Soit 𝐵 un sous-espace vectoriel de 𝐸 ∗ , alors 𝐵 ◦ = 𝐸 ⇐⇒ 𝐵 = {0}.
démonstration 0.11, page 9

Remarque 0.4

On prendra garde qu’on peut avoir 𝐵 ◦ = {0} avec 𝐵 ≠ 𝐸 ∗ (prendre par exemple 𝐸 = R[𝑋 ] et 𝐵 = Vect (𝜑𝑥 , 𝑥 ∈ 𝑍 ) où
𝜑𝑥 (𝑃) = 𝑃 (𝑥); on a 𝐵 ⊥ = {0}, alors que 𝜑 : 𝑃 → 𝑃 ( 12 ) ∉ 𝐵 ).

Remarque 0.5

Si 𝐸 est un espace vectoriel de dimension finie égale à 𝑛 et 𝛽 = (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑘 ) une base du sous espace vectoriel 𝐴 de 𝐸 qu’on
𝑛
complète en une base (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑛 ) de 𝐸, alors en utilisant le fait que toute forme linéaire sur 𝐸 s’écrit 𝜑 = h𝜑, 𝑒𝑖 i𝑒𝑖∗ , on obtient :
P
𝑖=1

𝐴⊥ = Vect(𝑒𝑘+1

, . . . , 𝑒𝑛∗ )
Par conséquent, en dimension finie nous avons
dim 𝐴 + dim 𝐴⊥ = dim 𝐸
De même si 𝐵 est un sous espace de 𝐸 de base (𝑓1, . . . , 𝑓𝑘 ), complétée en une base (𝑓1, . . . , 𝑓𝑛 ) de 𝐸 ∗ et si (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑛 ) sa base
antéduale, alors :
𝐵 ◦ = Vect(𝑒𝑘+1, . . . , 𝑒𝑛 ), et dim 𝐵 + dim 𝐵 ◦ = 𝑛

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Cours Table des matières

remarque 0.5 (suite)

On conclue aussi qu’en dimension finie, on a :

𝐴 = (𝐴⊥ ) ◦ et 𝐵 = (𝐵 ◦ ) ⊥

Définition 0.5 Transposée d’une application linéaire

𝐸 et 𝐹 deux K-espaces vectoriels, 𝑓 ∈ Ł(𝐸, 𝐹 ), l’application :


𝑡
𝑓 : 𝐹∗ −→ 𝐸 ∗
𝜑 ↦−→ 𝜑 ◦ 𝑓

est une application linéaire appelée la transposée de l’application linéaire 𝑓 .

Proposition 0.12

𝐸, 𝐹 de dimension finie de bases respectives 𝛽, C, si 𝑀 = 𝑀𝑎𝑡 𝛽, C 𝑓 , alors 𝑡 𝑀 = 𝑀𝑎𝑡 C∗,𝛽 ∗ (𝑡 𝑓 ).


démonstration 0.12, page 9

Proposition 0.13 Transposition et stabilité


𝐸 un K-ev de dimension finie.
Si 𝑓 ∈ 𝐿(𝐸), 𝐺 un sous espace vectoriel de 𝐸, alors

𝐺 stable par 𝑓 ⇐⇒ 𝐺 ⊥ est stable par 𝑡 𝑓


démonstration 0.13, page 10

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Cours Table des matières

V
Démonstrations des théorèmes

Démonstration du théorème 0.2


Si 𝐺 est un supplémentaire de Ker 𝑢, alors l’application 𝐺 −→ Im 𝑢 est un ismorphisme d’espace vectoriel et d’où le
𝑥 ↦−→ 𝑢 (𝑥)
résultat.

Démonstration de la proposition 0.4


𝜑 ∈ 𝐸 ∗ \{0}, 𝐼𝑚(𝜑) est un sous espace vectoriel non nul de K, sa dimension ne peut prendre que la valeur 1 qui est la même
dimension de K, donc Im(𝜑) = K et la surjectivité de 𝜑.

Démonstration du théorème 0.5


1) =⇒ 2) Soit 𝑎 ∈ 𝐸\𝐻 , pour cette raison il est clair que 𝐻 ∩ K𝑎 = {0}.
𝐻 est un hyperplan, donc il existe 𝑏 ∈ 𝐸 tel que : 𝐻 + K𝑏 = 𝐸, 𝑎 se décompose alors sous forme 𝑎 = 𝑎𝐻 + 𝜆𝑏 et du fait que 𝑎 ∉ 𝐻 ,
alors 𝜆 ≠ 0, et par suite 𝑏 = 𝜆1 𝑎 − 𝜆1 𝑎𝐻 .
Soit 𝑥 ∈ 𝐸 , suivant 𝐸 = 𝐻 + K𝑏, 𝑥 se décompose 𝑥 = 𝑥 𝐻 + 𝛼𝑏 = 𝑥 𝐻 − 𝛼 𝜆1 𝑎𝐻 + 𝛼 𝜆1 𝑎 ∈ 𝐻 + K𝑎, d’où le résultat.
2) =⇒ 3) Soit 𝑎 ∈ 𝐸/𝐻 , 𝐸 = 𝐻 ⊕ K𝑎, soit 𝑝 la projection sur K𝑎 parallélement à 𝐻 , cette projection va s’écrire ∀𝑥 ∈ 𝐸, 𝑝 (𝑥) =
𝜑 (𝑥)𝑎, avec 𝜑 forme linéaire non nul et on a 𝐻 = Ker 𝜑.
3) =⇒ 1) Soit 𝑎 ∈ 𝐸\𝐻 , montrons que K𝑎 est un supplémentaire de 𝐻 .
𝜑 (𝑥)
Du fait que 𝑎 ∉ 𝐻 , alors 𝐻 ∩ K𝑎 = {0}, pour 𝑥 ∈ 𝐸 on a 𝑥 − 𝜑 (𝑎) 𝑎 ∈ Ker 𝜑 , donc 𝑥 ∈ 𝐻 + K𝑎, et donc 𝐸 = 𝐻 + K𝑎.

Démonstration de la proposition 0.6


Suivant 𝐸 = 𝐻 ⊕ K𝑎, un vecteur 𝑥 se décompose :

𝜑 (𝑥) 𝜑 (𝑥) 𝜑 (𝑥)


𝑥 = (𝑥 − 𝑎) + 𝑎 = 𝑥𝐻 + 𝑎
𝜑 (𝑎) 𝜑 (𝑎) 𝜑 (𝑎)

on applique 𝜙
𝜑 (𝑥) 𝜙 (𝑎)
𝜙 (𝑥) = 𝜙 (𝑥ℎ ) + 𝜙 (𝑎) = 𝜑 (𝑥) = 𝛼𝜑 (𝑥)
𝜑 (𝑎) 𝜑 (𝑎)

Démonstration du théorème 0.7


𝑛
Pour sa liberté il suffit d’écrire 𝛼 𝑗 𝑒 ∗𝑗 = 0 et d’appliquer à 𝑒𝑖 , on obtient 𝛼𝑖 = 0.
P
𝑗=1
𝑝
C’est une famille génératrice car, pour 𝜑 ∈ 𝐸 ∗ et 𝑥 = 𝑥 𝑗 𝑒 𝑗 ∈ 𝐸,
P
𝑗=1
𝑝
on a 𝜑 (𝑥) = 𝑥 𝑗 𝜑 (𝑒 𝑗 ), ceci d’une part et d’autre part :
P
𝑗=1
𝑝 𝑝 𝑝
𝑥𝑖 𝑒𝑖 =⇒ 𝜑 𝑗 (𝑥) = 𝑥𝑖 𝑒 ∗𝑗 (𝑒𝑖 ) = 𝑥 𝑗 , ce qui fait finalement que 𝜑 = 𝜑 (𝑒 𝑗 )𝑒 ∗𝑗 .
P P P
𝑥=
𝑖=1 𝑖=1 𝑗=1

Démonstration de la proposition 0.8


il suffit de poser 𝑒 1 = 𝑒, compléter en une base 𝛽 = (𝑒 1, .., 𝑒𝑝 ), puis de considérer 𝜑 = 𝑒 1∗ qui est le premier vecteur de la base
duale, on a bien 𝜑 (𝑒) = 1.

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Cours Table des matières

Démonstration du théorème 0.9


On note 𝛽 0 = (𝑓1, . . . , 𝑓𝑛 ), soit
𝜙: 𝐸 −→ K𝑛
𝑥 ↦−→ (𝑓1 (𝑥), . . . , 𝑓𝑛 (𝑥))
𝜙 est linéaire, soit 𝑥 ∈ Ker 𝜙, donc ∀𝑖 ∈ [[1; 𝑛]], 𝑓𝑖 (𝑥) = 0, et comme 𝛽 0 est une base, alors ∀𝜑 ∈ 𝐸 ∗, 𝜑 (𝑥) = 0 et par la
proposition précédente 𝑥 = 0, et par égalité des dimensions, 𝜙 est un isomorphisme. Si 𝛽 = (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑛 ) est l’image réciproque
de la base canonique (𝐶 1, . . . , 𝐶𝑛 ) de K𝑛 , alors 𝛽 est une base de vérifiant 𝑓𝑖 (𝑒 𝑗 ) = 𝛿𝑖,𝑗 , qui est donc la base cherchée.

Démonstration du théorème 0.10


On complète (𝜑 1, .., 𝜑𝑝 ) en une base (𝜑 1, .., 𝜑𝑝 , . . . , 𝜑𝑛 ) de 𝐸 ∗ , soit (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑛 ) sa base antéduale, un vecteur 𝑥 de 𝐸 s’écrit
𝑛
𝑥 = 𝜑 (𝑥)𝑒𝑖 , donc
P
𝑖=1
𝑝 𝑛
Ker 𝜑𝑖 =⇒ 𝑥 =
\ ∑︁
𝑥∈ 𝑥 𝑖 𝑒𝑖
𝑖=1 𝑖=𝑝+1

Donc
𝑝
𝐻𝑖 = Vect(𝑒𝑝+1, . . . , 𝑒𝑛 )
\
𝑖=1

et dim
T𝑝
𝑖=1 𝐻𝑖 = 𝑛 − 𝑝.
𝑛 𝑝
Toute forme linéaire 𝜑 s’écrit 𝜑 = 𝜑 (𝑒𝑖 )𝜑𝑖 , donc 𝜑 s’annulle sur = Vect(𝑒𝑝+1, . . . , 𝑒𝑛 ) si et seulement si 𝜑 = 𝜑 (𝑒𝑖 )𝜑𝑖 ,
P T𝑝 P
𝑖=1 𝐻𝑖
𝑖=1 𝑖=1
c’est à dire que 𝜑 ∈ Vect(𝜑 1, . . . , 𝜑𝑝 ).

Démonstration de la proposition 0.11


Les propriétés (1),(2) et (3) sont évidentes ainsi que les parties "⇐" de (4) et (5).
Montrons donc que 𝐴 ≠ 𝐸 ⇒ 𝐴⊥ ≠ {0}.
On suppose 𝐴 ≠ 𝐸, soit (𝑒𝑖 ) 1 6 𝑖 6 𝑘 (donc 𝑘 < 𝑛) une base de 𝐴 que l’on complète en (𝑒𝑖 ) 16𝑖 6𝑛 base de 𝐸. Considérons par
exemple 𝜑 = 𝑒𝑛∗ . On a ≠≠ 0 et 𝜑 ∈ 𝐴⊥ .
Montrons maintenant que 𝐴⊥ = 𝐸 ∗ , donc 𝐴 ⊂ 𝜑 ∈𝐸 ∗ Ker 𝜑 = {0}, ainsi 𝐴 = {0}.
T
Montrons maintenant que 𝐵 ≠ {0} ⇒ 𝐵 ◦ ≠ 𝐸. Soit 𝑓 ∈ 𝐵\{0}. On a 𝑓 ≠ 0, donc ∃𝑥 ∈ 𝐸, 𝑓 (𝑥) ≠ 0. Dans ce cas 𝑥 ∉ 𝐵 ◦ , ce qui
achève la démonstration.

Démonstration de la proposition 0.12


On note 𝛽 = (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑝 ) et C = (𝑣 1, . . . , 𝑣𝑛 ) et 𝑀 = (𝑎𝑖,𝑗 )16𝑖 6𝑛,16 𝑗 6𝑝 .

𝑡
𝑓 (𝑣 ∗𝑗 ) = 𝑣 ∗𝑗 ◦ 𝑓
𝑝
(𝑣 ∗𝑗 ◦ 𝑓 ) (𝑒𝑖 )𝑒𝑖∗
∑︁
=
𝑖=1
𝑝
𝑣 ∗𝑗 (𝑓 (𝑒𝑖 ))𝑒𝑖∗
∑︁
=
𝑖=1
!
𝑝 𝑛
𝑣 ∗𝑗 𝑎𝑘,𝑖 𝑣𝑘 𝑒𝑖∗
∑︁ ∑︁
=
𝑖=1 𝑘=1
𝑝 ∑︁
𝑛
𝑎𝑘,𝑖 𝑣 ∗𝑗 (𝑣𝑘 )𝑒𝑖∗
∑︁
=
𝑖=1 𝑘=1
𝑝
𝑎 𝑗,𝑖 𝑒𝑖∗
∑︁
=
𝑖=1

D’où le résultat.

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Cours Table des matières

Démonstration de la proposition 0.13


On suppose 𝐺 stable par 𝑓 . Soit 𝜑 ∈ 𝐺 ⊥ , pour 𝑥 ∈ 𝐺, on a : h𝑡 𝑓 (𝜑), 𝑥i = h𝜑 ◦ 𝑓 , 𝑥i = 𝜑 (𝑓 (𝑥)) = 0 puisque 𝑓 (𝑥) ∈ 𝐺.
Inversement, on suppose que 𝐺 ⊥ est stable par 𝑡 𝑓 .
Soit (𝑒 1, . . . , 𝑒𝑘 ) une base de 𝐺, qu’on complète en une base de 𝐸, on a 𝐺 ⊥ = Vect(𝑒𝑘+1 ∗ , . . . , 𝑒 ∗ )), soit 𝑖 ∈ [[1; 𝑘]], on a :
𝑛
𝑛 𝑛
h 𝑓 (𝑒 ∗𝑗 ), (𝑒𝑖 )i. Or pour 𝑗 > 𝑘 + 1 et par stabilité de 𝐺 ⊥ par 𝑡 𝑓 , on aura h𝑡 𝑓 (𝑒 ∗𝑗 ), 𝑒𝑖 i = 0, donc
P ∗
𝑓 (𝑒𝑖 ) = h𝑒 𝑗 (𝑓 (𝑒𝑖 )), 𝑒 𝑗 i =
P 𝑡
𝑗=1 𝑗=1
𝑓 (𝑒𝑖 ) ∈ 𝐺. D’où la stabilité.

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Cours Table des matières

VI
Solutions des exercices

Solution de l’exercice 0.1


D’abord 𝑓 est bien définie : 𝑥 = 𝑦 =⇒ 𝑥 − 𝑦 ∈ Ker 𝑓 =⇒ 𝑓 (𝑥) = 𝑓 (𝑦).
𝑓 est bien un morphisme.
𝑥 ∈ Ker 𝑓 =⇒ 𝑓 (𝑥) =⇒ 𝑥 ∈ Ker 𝑓 =⇒ 𝑥 = 0. D´où l’injectivité de 𝑓 .
La surjectivité est claire.

Solution de l’exercice 0.2


𝑝 la projection sur 𝐺//𝐹 , on a Im 𝑝 = 𝐺 et Ker 𝑝 = 𝐹 , par le théorème d’isomorphisme 𝐸/𝐹 = 𝐸/Ker 𝑝 est isormorphe à
𝐺 = Im 𝑝. En fait un de ses isomorphismes est 𝐺 −→ 𝐸/𝐹
𝑥 ↦−→ 𝑥

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