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Codage de l'information et systèmes numériques

Le document traite des principes de codage de l'information, en expliquant les différents systèmes de numération tels que binaire, décimal, octal et hexadécimal. Il aborde également des codes spécifiques comme le BCD, le code Gray et le code ASCII, ainsi que les méthodes de conversion entre ces systèmes. Enfin, il souligne l'importance des codes dans le traitement de l'information et leur application dans divers domaines.

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Codage de l'information et systèmes numériques

Le document traite des principes de codage de l'information, en expliquant les différents systèmes de numération tels que binaire, décimal, octal et hexadécimal. Il aborde également des codes spécifiques comme le BCD, le code Gray et le code ASCII, ainsi que les méthodes de conversion entre ces systèmes. Enfin, il souligne l'importance des codes dans le traitement de l'information et leur application dans divers domaines.

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CHAPITRE II : CODAGE DE L’INFORMATION

I) Principe de codage

Soit I un ensemble d'informations. Soit un ensemble fini de


symboles appelé alphabet. Les ai sont appelés caractères de A. Un ensemble ordonné
de caractères est appelé mot. La base du codage est le cardinal de l'ensemble A.

Coder I consiste à faire correspondre à chaque élément de I un mot de A. Un codage


est redondant si un élément est associé à plusieurs codes.

Un codage peut être à longueur fixe :

 numéro de téléphone d'un particulier


 numéro de sécurité sociale
 code postal

Ou à longueur variable

 alphabet morse
 ADN

II) Les CODES


1) Base de codage
La base est le nombre qui sert à définir un système de numération.
La base du système décimal est dix alors que celle du système octal est huit.
Quelque soit la base numérique employée, elle suit la relation suivante :

ou : b i : chiffre de la base de rang i


et : a i : puissance de la base a d'exposant de rang i

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Exemple : base 10
1986 = (1 × 103 ) + (9 × 102 ) + (8 × 10 1 ) + (6 × 10 0 )

1) Le système binaire
Dans le système binaire, chaque chiffre peut avoir 2 valeurs différentes : 0, 1.
De ce fait, le système a pour base 2.
Tout nombre écrit dans ce système vérifie la relation suivante :
(10 110)2 = 1 × 24 + 0 × 23 + 1 × 22 + 1 × 2 1 + 0 × 20
(10 110)2 = 1 × 16 + 0 × 8 + 1 × 4 + 1 × 2 + 0 × 1
donc : (10110) 2 = (22)1 0 .
Tous les systèmes de numération de position obéissent aux règles que nous
venons de voir.

2) Le système décimal
Le système décimal est celui dans lequel nous avons le plus l'habitude d'écrire.
Chaque chiffre peut avoir 10 valeurs différentes :
0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, de ce fait, le système décimal a pour base 10.
Tout nombre écrit dans le système décimal vérifie la relation suivante :
745 = 7 × 100 + 4 × 10 + 5 × 1
745 = 7 × 10 × 10 + 4 × 10 + 5 × 1
745 = 7 × 10 2 + 4 × 101 + 5 × 100

Chaque chiffre du nombre est à multiplier par une puissance de 10 : c'est ce que
l'on nomme le poids du chiffre.

L'exposant de cette puissance est nul pour le chiffre situé le plus à droite et
s'accroît d'une unité pour chaque passage à un chiffre vers la gauche.
12 435 = 1 × 10 4 + 2 × 103 + 4 × 102 + 3 × 101 + 5 × 100 .
Cette façon d'écrire les nombres est appelée système de numération de position.
Dans notre système conventionnel, nous utilisons les puissances de 10
pour pondérer la valeur des chiffres selon leur position, cependant il est possible

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d'imaginer d'autres systèmes de nombres ayant comme base un nombre entier
différent.

3) Le système octal
Le système octal utilise un système de numération ayant comme base 8 (octal =>
latin octo = huit).
Il faut noter que dans ce système nous n'aurons plus 10 symboles mais 8
seulement :
0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
Ainsi, un nombre exprimé en base 8 pourra se présenter de la manière suivante :
(745)8
Lorsque l'on écrit un nombre, il faudra bien préciser la base dans laquelle on
l'exprime pour lever les éventuelles indéterminations (745 existe aussi en base
10).
Ainsi le nombre sera mis entre parenthèses (745 dans notre exemple) et indicé
d'un nombre représentant sa base (8 est mis en indice).

Cette base obéira aux même règles que la base 10, vue précédemment, ainsi on
peut décomposer (745) 8 de la façon suivante :
(745)8 = 7 × 82 + 4 × 81 + 5 × 80
(745)8 = 7 × 64 + 4 × 8 + 5 × 1
(745)8 = 448 + 32 + 5
Nous venons de voir que :
(745)8 = (485)1 0 .

4) Le système hexadécimal
Le système hexadécimal utilise les 16 symboles suivant :
0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C, D, E, F.
De ce fait, le système a pour base 16.
Un nombre exprimé en base 16 pourra se présenter de la manière suivante :
(5AF)1 6
La correspondance entre base 2, base 10 et base 16 est indiquée dans le tableau

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ci-après :

Le nombre (5AF) 1 6 peut se décomposer comme suit :


(5AF)1 6 = 5 × 162 + A × 161 + F × 160
En remplaçant A et F par leur équivalent en base 10, on obtient :
(5AF)1 6 = 5 × 162 + 10 × 161 + 15 × 160
(5AF)1 6 = 5 × 256 + 10 × 16 + 15 × 1
donc = (5AF) 1 6 = (1455)1 0

5) Codes décimaux codés binaires (BCD)


BCD (Décimal Codé en Binaire) signifie que les nombres décimaux 0 à 9 sont
représentés par un nombre binaire à plusieurs chiffres.

La façon la plus simple de représenter les 10 chiffres décimaux par 4 variables binaires
est de prendre les 10 premières combinaisons des 4 variables du système binaire
naturel.

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Si nous affectons les poids 1, 2, 4, 8 à ces 4 variables, nous obtenons le tableau de
correspondance suivant :

Le fait d'affecter des poids aux variables binaires nous conduit à appeler le code
obtenu "code pondéré".
Ainsi le nombre le nombre 7 est représenté par la combinaison 0111 (7 = 0 + 4 + 2 +
1).
Le code 8421 (appelé aussi code 1248) est le plus simple des codes pondérés à 4 bits.
Voici quelques exemples de nombres représenté par le code 8421 :

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Remarques : un code est dit « pondérés » quand il existe des nombres qui indiquent le
poids des chiffres binaires (voir Système de numération). En multipliant ces nombres
par les chiffres binaires correspondants, on obtient l'équivalence décimale.
Tous les autres codes dans lesquels on ne peut repérer le poids des chiffres binaires
sont appelés « non pondérés ». Ils sont élaborés sur une base à développement
mathématique complexe ou plus simplement sont caractérisés par des tables faites
spécialement.
Différents codes ont été imaginés, ayant diverses propriétés logiques et arithmétiques.
Le choix de l'un ou de l'autre type de code dépend exclusivement des applications
auxquelles il est destiné.

6) Code binaire réfléchi ou code Gray

Le code Gray est un code construit de telle façon qu'a partir du chiffre 0 chaque
nombre consécutif diffère du précédent immédiat d'un seul digit.
En l'exprimant autrement nous pouvons également dire que l'on change un seul bit à la
fois quand un nombre est augmenté d'une unité.
De plus, nous opèrons de telle manière que le digit de transformation soit d'un poids
faible. Si une erreur survient lors d'une transformation d'un nombre à un autre elle est
ainsi minimisée.

Construction du code Gray


Commençons par un exemple simple et établissons le code gray pour les 4 premiers
chiffres décimaux 0 à 3.
Deux bits suffisent et les combinaison en binaire BCD sont les suivantes :

Nous remarquons que pour aller du nombre 11 0 à 21 0 nous changeons les deux bits à la
fois pour passer de 012 à 102 .
En code Gray, pour passer d'une ligne à la suivante, on inverse un seul bit de telle
manière qu'il soit le bit le plus à droite possible conduisant à un nouveau nombre.
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Ce qui donne les combinaisons suivantes :

Construction par la méthode du code binaire réfléchi ou code REFLEX


Le nom code binaire réfléchi vient d'une autre méthode de construction. Elle est plus
pratique ou plus visuelle quand au choix du bit à inverser lors du passage d'un nombre
au suivant.
On établi un code de départ : zéro est codé 0 et un est codé 1 (1).
Puis, à chaque fois qu'on a besoin d'un bit supplémentaire (2),
on symétrise les nombres déjà obtenus (comme une réflexion dans un miroir)(3)
et on rajoute un 1 au début des nouveaux nombres (4) et un zéro sur les anciens.

Ci-dessous nous recommençons l'expérience pour les nombres 01 0 à 71 0 .

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Tableau récapitulatif

7) Le code ASCII

Avec l'avènement des machines de traitement de l'information (téléscripteur, telex,


ordinateur…) le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange)
est adopté comme standard dans les années 60.
Le code ASCII de base représentait les caractères sur 7 bits (c'est-à-dire 128 caractères
possibles, de 0 à 127). Le huitième bit est un bit de parité.

Exemple :
En écrivant GRAY en ASCII nous obtenons :

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Avec la parité paire le résultat est le suivant :

Parité
L'intérêt particulier des contrôles de parité est de vérifier qu'aucune erreur simple se
produit lors du transfert d'un mot d'une mémoire à une autre.

Table des codes de caractères ASCII

Exemple :
Y = 59 (hexadécimal)
Y = 101 1001
ACK = 06

Les codes 0 à 31 sont des caractères de contrôle car ils permettent de faire des actions

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telles que le retour à la ligne (CR), un Bip sonore (BEL)…
les majuscules sont représentées par Les codes 65 à 90 et les minuscules par les codes
97 à 122.
En modifiant le 6ème bit nous passons de majuscules à minuscules, c'est-à-dire en
ajoutant 32 au code ASCII en base décimale.

III) Conversion d'un nombre de base quelconque en nombre décimal

En exposant les principes des systèmes de numération de position, nous avons


déjà vu comment convertir les nombres de base 8, base 2 et base 16 en nombres
décimaux.

1) Conversion d'un nombre décimal en nombre binaire


Pour expliquer ce type de conversion, on peut revenir sur le système décimal.
Si nous divisons le nombre (543) 1 0 par 10, nous obtenons comme quotient 54 et 3
comme reste. Cela signifie que ce nombre équivaut à :
(54 × 10) + 3
Le reste 3 est le chiffre indiquant le nombre d'unités.
En redivisant ce quotient (54) par 10, nous obtenons 5 comme deuxième quotient
et 4 comme reste. Ce reste donne le deuxième chiffre du nombre, donc celui des
dizaines.
Enfin, si l'on divise ce deuxième quotient par 10, nous obtenons 0 et il restera 5
qui représentera le chiffre des centaines.

Résumer du principe de conversion


En divisant successivement un nombre par la base (10) et en ne conservant que
les restes, on a réussi à exprimer le nombre par des chiffres inférieurs de 10.
Mais attention, il faut lire les restes de bas en haut.

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2) Conversion binaire
Maintenant si nous divisons un nombre décimal par 2, le quotient indique le
nombre de fois que 2 est contenu dans ce nombre et le reste indique le chiffre des
unités dans l'expression du nombre binaire.
Soit N le nombre, Q1 le quotient et R1 le reste, nous avons :
N = (Q1 × 2) + (R1 × 1)
N = (Q1 × 2 1 ) + (R1 × 20 )
Exemple :

soit :
N = (22 × 2) + (0 × 1) = 44.

Pour obtenir l'expression binaire d'un nombre exprimé en décimal, il suffit


de diviser successivement ce nombre par 2 jusqu'à ce que le quotient obtenu soit
égal à 0.
Comme pour la conversion dans le système décimal les restes de ces divisions lus
de bas en haut représentent le nombre binaire.

(44)1 0 = (101100)2 .

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3) Relation entre les nombres binaires et les nombres octaux

Exprimons (47) 1 0 dans le système octal et le système binaire. Nous obtenons :

Nous pouvons remarquer qu'après 3 divisions en binaire nous avons le même


quotient qu'après une seule en octal. De plus le premier reste en octal obtenu peut
être mis en relation directe avec les trois premiers restes en binaire :
(111)2 = 1 × 22 + 1 × 21 + 1 × 20
(111)2 = 1 × 4 + 1 × 2 + 1 × 1
(111)2 = (7)8
et il en est de même pour le caractère octal suivant :
(101)2 = 1 × 22 + 0 × 21 + 1 × 20
(101)2 = 1 × 4 + 0 × 2 + 1 × 1
(101)2 = (5)8

Cette propriété d'équivalence entre chaque chiffre octal et chaque groupe de 3


chiffres binaires permet de passer facilement d'un système à base 8 à un système
à base 2 et vice versa.

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Exemple de conversion binaire octal et octal binaire

4) Relation entre les nombres binaires et les nombres hexadécimaux

La propriété d'équivalence que nous venons de voir entre le binaire et l'octal


existe entre l'hexadécimal et le binaire.
La seule différence est qu'il faut exprimer chaque caractère hexadécimal à l'aide
de 4 informations binaires.

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