Mémoire en Eau et Environnement
Mémoire en Eau et Environnement
Présenté par :
Promotion 2011
REMERCIEMENT
Merci à ma famille qui m’a soutenu tout au long de cette période et merci
à tous ceux que j’ai malencontreusement oubliés.
DEDICACES
laboratoire 126.
RESUME ............................................................................................................................ 1
DEDICACES......................................................................................................................2
REMERCIEMENTS........................................................................................................... 3
INTRODUCTION .............................................................................................................. 8
CHAPITRE 1 ......................................................................................................................10
SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE.................................................................................. 10
1.1. Granulation ..................................................................................................................10
1.1.1. Introduction générale...........................................................................................10
1.1.2. Définition .............................................................................................................. 10
1.1.3. Mécanisme de la granulation humide .................................................................. 11
1.1.4. Forces Inter-particulaires ..................................................................................... 13
1.1.5. Granulation humide...............................................................................................14
1.1.6. Conclusion.............................................................................................................18
1.3. Adsorption.....................................................................................................................27
1.3.1. Généralités.............................................................................................................27
1.3.2. Types d’adsorption................................................................................................27
1.3.3. Facteurs influençant l’adsorption..........................................................................28
1.3.4. Cinétique d’adsorption..........................................................................................29
1.3.5. Thermodynamique d’adsorption..........................................................................30
1.3.6. Isothermes d’adsorption........................................................................................31
CHAPITRE 2 ....................................................................................................................... 34
PARTIE EXPERIMENTALES...........................................................................................34
2.1. Introduction...................................................................................................................34
2.2. Matérielles et méthodes expérimentales........................................................................34
2.3. Produits et appareillages................................................................................................35
2.3.1. Produits .................................................................................................................35
2.3.2. Appareillages.........................................................................................................35
CHAPITRE 3 .......................................................................................................................44
RESULTATS ET DISCUSSIONS .....................................................................................44
3.1. Caractérisation des matériaux .......................................................................................44
3.1.1. Spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (IRTF)...................................44
3.1.2. Zétametrie pour le complexe montm-Al13-CTAB en poudre................................45
3.1.3. Potentiel zêta pour le complexe montm-Al13-CTAB en grains.............................46
COCLUSION GENERALE......................................................................................................55
ANNEXE
A. LISTES DES SYMBOLES ET ABREVIATION.
B. LES RESULTATS DES ISOTHERMES D’ADSORPTION DU VC ET BC.
REFERENCES
INTRODUCTION
Le secteur de l’eau demeure caractérisé par l’acuité de certains problèmes notamment la
dégradation qualitative et quantitative des ressources en eau, auxquels s’ajoutent ceux causés par
les conditions climatiques et la prolifération des foyers de pollution. L’eau devient ainsi un
vecteur de pollution [1].
Aussi, l’importance de plus en plus grande qu’on attache aujourd’hui à la protection des
milieux naturels et à l’amélioration de la qualité des eaux ne cesse de croître et les différentes
instances internationales chargées d’inspecter et de surveiller l’environnement sonnent l’alarme à
l’occasion de chaque catastrophe et proposent des réglementations de plus en plus strictes.
Les éléments polluants qui sont introduits de manière importante dans l’environnement
sont de nature organique (détergents, colorants concentrés en quantité importante dans les eaux
résiduaires des industries de textile) ou métallique (cuivre, zinc, cobalt et fer) présents à l’état de
traces, sont essentiels pour les organismes vivants. A noter que d’autres éléments tels que le
mercure, le plomb ou le chrome peuvent entraîner des effets néfastes vis-à-vis de la santé et
l’environnement [2].
De nos jours, une nouvelle famille de solides microporeux à porosité contrôlée semblable
aux zéolites et appelé communément argiles modifiés, est très largement étudiée par de
nombreux chercheurs. De nombreux travaux sur l’adsorption rapportent des informations sur les
différentes méthodes de synthèse et de caractérisation, ainsi, une grande variété d’argiles
modifiées par des espèces polymériques cationiques a été mise en œuvre et utilisée dans
plusieurs réactions chimiques.
Dans ce cadre, nous nous sommes proposés à mettre en forme, certains supports solides à
base d’une argile algérienne très abondante modifiée par pontage mixte organo-inorganique. Le
but étant de les utiliser en tant qu’adsorbants dans le traitement par adsorption statique de deux
colorants issus des industries textiles et de tanneries en Boufarik [3].
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Le plan s’articulera de la manière suivante :
Le premier chapitre consacré à une synthèse bibliographique comprenant :
Une première partie qui présente une synthèse des différents travaux publiés en
matière de la granulation humide.
Une deuxième partie où sont rassemblées des généralités sur l’argile, sa
modification ainsi qu’une synthèse bibliographique actualisée.
Une dernière partie relative à la théorie de l’adsorption
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CHAPITRE 1
SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
1.1.Granulation
L’une des difficultés souvent rencontrée est le contrôle du procédé du point de vue de la
quantité optimale du liant et qui dépend essentiellement de l'opérateur et des propriétés finales
des granules recherchées. Les difficultés se manifestent le plus souvent pour le contrôle d’un
procédé de granulation avec de nouveaux produits. C’est aussi le cas où on souhaite prendre en
compte un changement dans la formulation ou établir un changement d'échelle du procédé.
1.1.2. Définitions
D’une manière générale, les procédés de la granulation peuvent être divisé en quatre
familles : agglomération thermique (ou frittage), agglomération sélective, granulation en voie
sèche (ou compaction) et granulation en voie humide.
Parmi ces différentes familles de procédés, celles les plus employées dans la branche de
la mise en forme des produits pharmaceutiques sont les procédés de granulation par la voie sèche
et par la voie humide.
La granulation par la voie sèche est généralement appliquée aux matériaux sensibles à la
chaleur ou pouvant agir avec le solvant (eau par exemple). Dans ce procédé, le liant sous forme
de poudre est mélangé avec le lot de solide qu’on désire granuler. Après le mélange, la matière
sèche subit une compression pour former des compacts durs et denses dont la taille varie de
quelques millimètres à plusieurs centimètres.
En ce qui concerne la granulation par la voie humide (objectif de ce travail), elle comporte
plusieurs étapes élémentaires consécutives. Nous les présentons comme suit :
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1.1.3. Mécanisme de la granulation humide
Avant l'ajout de liquide au mélange sec, l’agglomération des poudres aura lieu seulement
en raison des forces attrayantes comme les forces de Van der Waals.
L’étape pendulaire est la première étape de saturation. Dans ce cas, les particules sont
maintenues ensemble par quelques ponts liquides présents seulement aux points de contact entre
les particules initiales.
L'étape funiculaire est une étape intermédiaire entre le capillaire et l’étape pendulaire. Dans ces
conditions, la quantité de liquide est suffisante et les ponts peuvent lier plus de particules dans
les vides entre les ponts liquides.
A l’étape capillaire ces vides sont saturés par le liquide. L'étape capillaire est censée donnée la
plus grande résistance de granulés. A la surface de l'aggloméré, le liquide est aspiré de nouveau
dans les pores sous l’action capillaire tandis qu’à l'intérieur de l’aggloméré les vides sont
complètement remplis de liquide.
L'étape de gouttelettes correspond à ce qui est généralement appelé dans la granulation comme
au-dessus-mouillage. La masse mouillée perd une partie de ses forces et se transforme en une
pâte lors de l'addition successive d’un liquide.
1. Mouillage et de nucléation,
2. Consolidation et de croissance
3. Attrition et des désistements
1.1.3.1.Le mouillage
La poudre est mouillée par une phase liquide qui peut être un solide fondu, une solution
ou une suspension contenant un liant.
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Le mécanisme de nucléation dépend fortement de taille de la goutte par rapport aux
premières particules de poudre comme le montrent Shaefer et Mathiesen [5] (Figure1.2) qui ont
travaillé sur la granulation par fusion. Ce procédé a été étendu plus tard par Scott et al [6] pour
couvrir la granulation humide:
- Si la goutte est relativement petite que la particule, la nucléation se fera par la distribution de
goutte sur la surface des particules qui seront ensuite conflué pour former des noyaux.
- Si la goutte est beaucoup plus grande que la particule, la nucléation initiale des particules aura
lieu par immersion dans la goutte produisant ainsi des noyaux avec des pores saturés.
Lors du mouillage initial de la poudre suivi par la formation des premières nucléis, la
consolidation et la croissance des grains auront lieu grâce à la formation des ponts liquides
mobiles entre eux. Ce mécanisme est considéré comme une étape déterminante du processus de
granulation qui contrôle les propriétés mécaniques des agglomérats lors de la croissance [3].
La rupture des agglomérés humides dans le granulateur et l'attrition des agglomérés secs
sont les deux phénomènes qui influent sur la distribution de grandeurs des produits finaux.
Vonk et al [7] ont approché la rupture lors de la croissance dès les premières étapes du
procédé de granulation. C’est ainsi qu’ils ont proposé un mécanisme destructif de l’étape de
nucléation avec des noyaux décomposés et densifiées. L’équilibre entre la croissance et la
rupture aura lieu lorsque les pièces réduites en fragments sont employées pour former de
nouveaux granules (Figure 1.3). Il convient de noter que dans ces expériences, tout le liquide a
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été introduit au début du procédé de granulation et non pas progressivement ce qui explique la
simultanéité de la nucléation, de la rupture et de la croissance.
Les forces qui maintiennent des granulés ensemble ont été étudiées initialement par
Rumpf [8,9] puis par d’autres auteurs ([10] ; [11]; [12]; [13]):
- Ponts solides crées par transfert de masse par des ponts d’agglomération en raison des haute
températures de la réaction chimique de fusion, durcissement des liants ou des ponts de cristal en
raison de la recristallisation;
- Ponts liquides:
- Ponts liquide de faible mobilité donné par des liants très visqueux qui créent les liens forts
étroitement en termes de force que les ponts solides;
- Ponts liquides mobile crées par pression de tension superficielle et capillaire
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1.1.4.2. Sans liens matériels:
- Forces moléculaires (forces de Van der Waals, liaisons chimiques ou forces libre de valence,
ponts d’hydrogène). Les forces électriques et magnétiques moléculaires sont des forces qui
fonctionnent à la gamme courte (<1 µm) et dépendent de la rugosité et de la taille des particules
initiales (<100 µm).
La Figure 1.4 proposée par Tomas [14] donne une représentation graphique de ces
forces tandis que la Figure 1.5 montre la force relative de ces types de liaisons en fonction de la
taille des particules [15,16].
Schubert [5] a montré que les forces de Van der Waals parmi les dominantes lorsque les
dimensions particulaires sont plus petites de l’ordre de 100 µm.
Figure 1.4 : Les liens entre les particules Figure 1.5 : Résistance à la traction en fonction de
comme vu par Tomas [8] mécanisme de liaison d'interparticle et de dimension
particulaire (Rumpf [9], Pietsch [10])
En général, la granulation peut être réalisée à faible taux de cisaillement, par exemple en
lit fluidisé, où le mouvement des particules est induit par le courant d’air avec un taux de
cisaillement élevé ou intermédiaire, Dans ces conditions, le mouvement des particules est assuré
mécaniquement par des agitateurs ou par le mouvement de la cuve. La granulation à taux de
cisaillement intermédiaire est souvent réalisée en tambour rotatif ou en assiettes tournantes
tandis que la granulation à haut taux de cisaillement s’effectue dans des mélangeurs granulateurs
équipés par des pales à mouvement rapide. La Figure 1.7 présente quelques types des
granulateurs utilisés dans la granulation par la voie humide.
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Figure 1.7 : Présentation schématiques de dispositifs d’agglomération : a. tambour rotatif ;
b et c. mélangeurs granulateurs ; d. équipement d’extrusion/ sophronisation
Chopper
(a) (b)
Figure 1.8 : Mélangeur granulateur à haut taux de cisaillement, à axe vertical (a)
et à axe horizontal (b)
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Le mélangeur granulateur à haut taux de cisaillement offre de nombreux avantages tels que :
- la dégradation mécanique des granulés et des particules fragiles sous l’effet de l’agitation,
- la difficulté de contrôler le processus de granulation telle que la quantité de liquide critique. Ce
phénomène peut conduire au sur-mouillage (prise en masse) et par conséquent à une granulation
non contrôlée.
D’après Bika et al [23] les facteurs affectant la solidité des granulés sont :
1. La viscosité du liant
Keningley et al [24] ont montré que pour une taille de particule donnée une viscosité
minimale du liant est nécessaire afin de favoriser la croissance. La valeur de cette viscosité
minimale semble augmenter avec l'augmentation de la dimension particulaire.
Eliasen et al [25] ont constaté que pour granuler 'un lactose de viscosité plus élevée, les
liants produisent des granulés plus consistants et présentent moins de fragmentation pendant le
processus de granulation.
D'une manière similaire Knight et al [26] ont proposé une viscosité critique de l’ordre de
1Pa.s au-delà de laquelle la viscosité du liant est dominante et au-dessous de laquelle les
forces de tension superficielle sont les plus dominantes
Iveson et al [27] ont prouvé que la consolidation de granulés est fonction des frottements
interparticulaires ainsi que de la dissipation visqueuse. Une augmentation de viscosité du liant
réduit donc la déformabilité des granulés et par conséquent le taux de consolidation.
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Van den Dries et al [28] ont montré qu’une augmentation de la viscosité du liant
augmente l'hétérogénéité de l’agglomération tout en produisant des granulés plus forts et moins
fragmentés.
Iveson et al [29] ont montré qu'une diminution de la tension superficielle du liant diminue
la limite d'élasticité dynamique de granulés.
Les forces de frottement dépendent aussi de l'angle de contact entre le liant liquide et les
particules de poudre. Knight et al [30] ont montré que pour des angles de contact au-dessus de
90°, les granulés présentent une résistance plus faible et une distribution granulométrique plus
large.
Selon Iveson et al [27] et Holm et al [31], lorsque la granulation est réalisée dans un
mélangeur à haut taux cisaillement, la taille des gouttes n’a aucun effet sur la taille des nucleis.
Ceci a été expliqué par la fait que la forte intensité de l’agitation conduit à l’écrasement de tous
les agglomérats formés pendant l’étape de nucléation ce qui limite l’effet de la taille des gouttes
sur les mécanismes d’agglomération.
Cependant, Schaefer et al [32] ont montré que dans ce type de procédé, l’effet de la taille
de la goutte devient notable lorsque la viscosité de la solution liante est importante.
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1.1.6. Conclusion
La granulation humide présente une grande complexité avec des facteurs interdépendants
et difficiles à hiérarchiser et une grande variabilité des matières premières.
Néanmoins, la prédominance d'un mécanisme sur les autres est difficile à prédire et la plupart
des études sont consacrés à l'investigation d'un seul mécanisme prédominant.
- La définition de la quantité optimale du liant est une étape clef de la granulation. Elle dépend
surtout de l'opérateur et des propriétés recherchées dans le produit final. Ce phénomène induit
des grandes variations lors de la généralisation des effets observés lors de la granulation humide.
Il est impératif d'avoir une définition et une optimisation robuste à mettre en place permettant
ainsi de réduire l'influence d'un paramètre qui peut apporter des changements importants dans les
propriétés finales du produit.
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1.2. Argiles
1.2.1. Généralités sur les argiles
1.2.1.1. Introduction
Les matériaux argileux (ou plus simplement "argiles") existent en abondance sur la
surface de la terre. Du fait de leur mode de formation, ce sont en général des matériaux
polyphasiques, composés à la fois de phases minérales et organiques [33]. Les phases minérales
pures, dites "minéraux argileux", représentent alors des proportions variables du matériau global.
Cependant, des conditions hydrothermales ont parfois favorisé la formation de matériaux
argileux formés de phases d'une plus grande pureté.
Grâce à leurs propriétés, les argiles sont utilisables pour différentes applications. Outre la
fabrication de matériaux de construction, elles sont utilisées, à titre d’exemple, pour l’élaboration
de matériaux polymères ou encore le raffinage d'huile alimentaire, la cosmétique ou la médecine.
Grâce à leurs propriétés micro et macroscopiques, les argiles, jouent aussi un rôle important dans
le stockage des déchets. A cet égard, les argiles ont des propriétés intéressantes pour constituer
une barrière imperméable autour de déchets. Au contact des eaux souterraines, la barrière
argileuse va se saturer progressivement. Ses propriétés, tant mécaniques qu’hydrauliques et
physico-chimiques vont évoluer au cours de cette phase de saturation. En particulier, le spectre
de porosité de l’argile va être profondément modifié [34]. Donc, par leur faible perméabilité, leur
capacité d'échange de cations permettant le rôle de "piège" face aux pollutions métalliques, les
argiles soient sous forme modifiées soient à l’état brut sont d’excellents matériaux utilisés dans
le de stockage de déchets [35, 36].
L’intérêt accordé ces dernières années à l’étude des argiles par de nombreux
laboratoires dans le monde se justifie par leur abondance dans la nature, l’importance des
surfaces qu’elles développent, la présence des charges électriques sur cette surface et surtout
l’échangeabilité des cations interfoliaires. Ces derniers, appelés aussi compensateurs, sont les
principaux éléments responsables de l’hydratation, du gonflement, de la plasticité et de la
thixotropie et ils confèrent à ces argiles des propriétés hydrophiles.
Les minéraux argileux font partie de la famille des phyllosilicates. Ils se présentent sous
forme de particules de petites dimensions. Leur structure est composée de deux unités:
-La couche tétraédrique;
-La couche octaédrique.
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Les différents groupes de minéraux argileux se différencient par l'arrangement de ces
deux couches.
Minéraux à 14 Å: (Chlorites)
Le feuillet est constitué de l'alternance de feuillets T:O:T et de couches octaédriques
interfoliaires.
Minéraux interstratifiés:
L’épaisseur du feuillet est variable. Ces minéraux résultent du mélange régulier ou
irrégulier d’argiles appartenant aux groupes ci-dessus.
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Figure 1.9 : Structure des minéraux argileux [38]
Dans se paragraphe, nous nous limiterons à présenter uniquement la structure des deux
argiles les plus utilisées dans le domaine de traitement des eaux à savoir : la montmorillonite et
la kaolinite [3]
1.2.2.1.Structure de la montmorillonite
Ces substitutions entrainent un déficit de charge au sein du feuillet qui est généralement
+ + 2+
contrebalancée par la présence de cations dits compensateurs ou interfoliaires (Li , Na , Ca ,
+ 2+
K , Mg ). L’existence de ces cations échangeables facilite l’insertion des fluides polaires telle
que l’eau entre les feuillets élémentaires de l’argile.
Page 21
Figure 1.10 : Structure de la montmorillonite [40]
Les kaolinites sont des minéraux argileux qui sont constitués par un empilement de
feuillets identiques de type 1 :1 et se caractérisant par une formule structurale idéale comme le
montre la figure 1.11. Les feuillets élémentaires d’épaisseurs (0 ,71 nm) sont constitués d’une
couche de tétraèdres de silice reposant sur une couche d’octaèdres d’aluminium liées entre elles
par des arrêtes communes.
Les deux tiers des atomes du plan commun entre les structures octaédriques et
tétraédriques sont des atomes d’oxygène, qui assurent la jonction entre les deux couches. Le tiers
restant est composé d’ion hydroxyles [41].
Il existe un type d’interaction des ions avec la surface des smectites, intervenant dans la
capacité d’échange cationique, sous une forme indépendante du pH. Il s’agit des ions compensant
la charge structurale permanente de l’argile. Cette adsorption indépendante du pH est
généralement attribuée à l’échange d’ions dans les interfeuillets et résulte d’interactions
électrostatiques entre les ions et la charge structurale permanente de l’argile. La capacité
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d’échange associée peut être calculée directement si la composition des feuillets est parfaitement
connue.
Les espaces qui se trouvent entre les feuillets peuvent être vides ou remplis :
- Ils sont vides lorsque les différents feuillets sont neutres et liés entre eux par des liaisons
hydrogène dans le cas des espèces 1:1, ou par des liaisons de Van der Waals dans le cas des
minéraux 2:1 [37].
- Ils sont occupés par des cations dès que les feuillets de l’édifice présentent un déficit de charge
à la suite de substitutions isomorphiques. Ces cations rétablissent l’électro-neutralité du système
et en même temps assurent la liaison entre les feuillets adjacents, qui est ici de nature ionique
2+
[37]. Ces cations peuvent être soit secs soit hydratés. Les cations les plus fréquents sont Ca ,
2+ + + +
Mg , K , Na , Li .
3+ 2+ 2+
Des substitutions suffisamment nombreuses des ions Al par ceux de Fe ou Mg se
produisent dans le feuillet octaédrique. L’'excès de charge négative résultant sur une cavité
hexagonale proche permet de former des complexes relativement stables avec des cations ou des
4+ 3+
molécules dipolaires. Si maintenant des substitutions isomorphiques des ions Si par Al ont
lieu au niveau de la couche tétraédrique, l'excès de charge négative est localisé beaucoup plus
près des oxygènes de la surface et permettent la formation de complexes très forts entre les
cations et les molécules d'eau.
Parmi tous les minerais d’argile, ce sont les montmorillonites qui ont les capacités
d’échanges cationiques les plus importantes (dans la gamme de 80-150 meq/100g).
La CEC peut être un facteur clé dans l'optimisation des processus de synthèse afin
d'obtenir des argiles pontées avec une population de piliers désirée [42].
Cela a été bien démontré par Mori et al [43, 44,45], qui ont modifié une montmorillonite
+ 2+ 2+
par traitement thermique en utilisant plusieurs échanges cationiques (Li , Co , Ni ).
Page 23
De leur côté, Urabe et al [46] ont également constaté que la taille des polycations
interfeuilllets obtenue après calcination sur les sites d'échange affecte grandement les structures
de l’argile pontée.
Deux montmorillonites naturelles ayant des CEC différentes (1,40 et 0,70 meq/ g) ont
été intercalées par des piliers d’aluminium par Yang et al [47], [48]. Les résultats obtenus ont
montré que les deux montmorillonites intercalées présentent les mêmes espacements
intercalaires. Cependant, les densités des piliers sont plus élevées avec pour l’argile ayant une
CEC plus élevée.
La modification des argiles réside dans l’intercalation entre leurs feuillets de gros
polycations métalliques simples ou mixtes dans le but d'obtenir des matériaux microporeux, à
structure rigide, avec un grand espacement interfoliaire.
De nombreux travaux sur les argiles modifiées rapportent des informations sur les
différentes méthodes de synthèse et de caractérisation texturales.
Dans le domaine de l’adsorption et malgré leurs instabilités thermiques, les complexes
organoargileux, hydrophobes et organophiles, ont été largement utilisés dans la dépollution des
eaux contaminées par certains micropolluants organiques tels que des phénols, des pesticides,
des colorants, …
On peut donc classer les argiles modifiées en trois grandes catégories : les complexes
organo-argileux, les inorgano-argileux et les organo-inorgano-argileux.
Les argiles modifiées par des composés organiques appelées organo-argileux ont été
décrites initialement par Barrer [49] qui ont intercalé des smectites par des ions alkylammonium.
Par al suite, d’autres auteurs ont préféré utilisé d’autres intercalaires organiques de type 1,4-
diazobicyclo(2,2,2) octane [50]. Leur utilisation comme catalyseurs a été restreinte à des
réactions effectuées à des températures inférieures à 300°C, au-delà de laquelle, les intercalaires
organiques sont décomposées, conduisant à l’effondrement de la structure microporeuse.
Pour s’affranchir de l’inconvénient que représente la faible stabilité thermique des
organo-argileux, l’idée fut de synthétiser des structures pseudo chlorites qui sont des argiles
modifiées par des composés inorganiques appelé inorgano-argileux. Ceci est le plus aisément
réalisé à partir d’hydroxydes de cations facilement hydroxylables tels que l’aluminium [51, 52]
et étendu ensuite au Zr [53], Ti [54], Fe [55], et Si [56]. Tous les supports argileux obtenus ont
été utilisé dans plusieurs domaines comme la séparation, la catalyse hétérogène et l’adsorption
des micropolluants inorganiques (métaux en particulière).
Par ailleurs, quelques autres laboratoires ont développé une troisième catégorie de
matrices adsorbantes appelées argiles composées organométalliques.
Cette nouvelle génération d’argiles modifiées appelées complexes organo-inorgano-
argileux COIA [57] représente une catégorie de matrices adsorbantes destinées essentiellement
aux traitements des eaux par adsorption.
Page 24
Les premiers travaux publiés sur l’application des complexes organo-inorgano-argileux
ou argiles pontées mixtes ont montré le caractère très hydrophobe de cette nouvelle génération
de matériaux adsorbants. C’est ainsi que Zielke et al. (1988) ; Michot et al. (1991, 1992, 1993) ;
Srinivasan et Fogler (1990 a, b), Montarges et al. (1998) ont consacré leurs premières recherches
essentiellement sur les tests d'adsorption de certains composés phénolés sur des smectites
pontées à l’aluminium et coadsorbées par des molécules tensioactives cationiques.
A travers les différents résultats obtenus, ils ont montré que la co-adsorption de toutes ces
argiles pontées avec des molécules à chaînes longues augmentent l'hydrophobie de ces matériaux
au même titre que les charbons actifs utilisés et que plus la chaîne hydrocarbonée est longue et
plus l’hydrophobie et l’organophilie sont élevées.
Dans un autre laboratoire, Shu et al. [58] ont utilisé trois matériaux adsorbants différents
dans l’adsorption de certains chlorophénols et nitrophénols et ont constaté que la
montmorillonite pontée au zirconium et co-adsorbée par un tensioactif non ionique (Tergitol
15S-5) adsorbe d’importantes quantités de ces micropolluants organiques en comparaison avec
une silicalite et une zéolite béta.
Pour leur part, Jiang et al. [59] ont montré qu’une montmorillonite (Aldrich) intercalée
par des polycations d’aluminium et modifiée par co-adsorption avec de l’hexadecyltriméthyl
ammonium HDTMA adsorbe beaucoup plus de phénol que les autres matrices organo- et
inorgano-montmorillonites préparées.
Wu et al. [60] ont étudié l’adsorption du phénol sur certains complexes COIA préparés
préalablement et ont confirmé le caractère hydrophobe de ces nouveaux supports argileux
solides.
Tan et al. [61] ont choisi d’utiliser les cations polymériques de chitosan pour modifier les
montmorillonites aluminiques et ont montré leurs efficacités dans la rétention des ions
métalliques en solutions aqueuses.
Dans le même contexte et dans le but de valoriser deux types de bentonites algériennes
très abondantes et commercialisées principalement dans le domaine des boues de forage, une
équipe de recherche du département de Chimie Industrielle de l’Université de Blida, qui
s’intéressait déjà depuis le début des années 1990 à la synthèse et à la caractérisation d’argiles
pontées a alors axé ses priorités vers la mise en œuvre de complexes organo-inorgano-
montmorillonites ou argiles pontées mixtes [62]. L’application de ces supports innovants a été
orientée principalement dans le traitement des eaux, aussi bien par adsorption discontinue que
par adsorption dynamique sur lit fixe.
C’est ainsi que les premiers résultats sur la synthèse et caractérisation des complexes
montm- Alx(OH)y et montm-Alx(OH)y-tensioactifs cationiques ont été présentés par Bouras,
Page 25
1992 ; Khalaf et al., 1977). Par la suite, plusieurs autres matrices selon la nature du pilier
métallique Al(III), Fe(III), Ti(IV) et du tensioactif (CTAB ou CTAC).
Les différentes études ont été consacrées à l’examen des affinités des différentes
matrices COIA, envers certains composés phénolés, de pesticides organophosphorés et des
colorants [62]. Tous les résultats obtenus ont montré de grandes affinités adsorbant-adsorbat.
Bouras, et al [63], ont étudié l’adsorption d’une série de composés organiques (phénols,
pesticides, colorants anioniques, tensioactives) sur certains types de montmorillonite (M-Al, M-
Fe, M-Ti) ayant des séries d’espacement basaux entre 20 à 27 A°. Les résultats obtenus ont été
discutés selon, la nature du complexe poly cationique intercalé, la position d’intercalation.
D’autre part, d’autres études ont été réalisées par Boubreka et al [64], sur les traitements
des eaux polluées par le colorant acide (Surpanol gaune, « S.4.GL ») par emploi d’une
montmorillonite algérienne modifiée différemment (montmorillonite homionique sodique
montmorillonite intercalée à l’aluminium, montmorillonite modifiée par des tensioactifs à chaine
longue.
De leur côté, Qian-Yan, Qian Li [65] ont montré qu’il était possible de former un
composite organo-bentonite en intercalant le dimethyl aniline epochlorure hexane et de l’utiliser
comme adsorbant vis-à-vis des colorants acide.
Très récemment en 2010, Cheknane et al. [3] ont préparé des grains résistants et
sphériques à base de complexe organo-inorgano argileux (COIAGs) à l’aide d’un mélangeur
granulateur à haute taux de cisaillement. Les résultats expérimentaux montrent que la granulation
de ces supports inorgano-organo argileux en granulés (COIAG) avec du silicone industriel est
fortement influencée par la concentration en liant, le rapport liquide / solide (H%) et la vitesse du
rotation du mélangeur
Dans notre travail, nous nous sommes proposé d’utiliser les grains COIAG dans
l’adsorption de deux polluants organiques en examinant les effets de la taille de ces dernières
sur l’adsorption.
Le principe de granulation d’argile pontée est basé sur la préparation des grains COIAG
uniformes et consistants en pulvérisant une solution liante dans un mélangeur granulateur
fonctionnant à des vitesses différentes.
Page 26
Les études menées récemment par Cheknane et al (2010) [3], ont préparé des grains COIAG
résistants et sphériques à l’aide d’un mélangeur granulateur à haut taux de cisaillement. Les
résultats expérimentaux obtenus ont montré que la granulation des inorgano-organo argiles
pontées (PIOCs) de silicone industriel est fortement influencée par la concentration en liant, le
rapport liquide / solide (H%) et la vitesse de rotation du mélangeur.
1.2.6. Conclusion
Dans cette deuxième partie, nous avons rapporté une étude bibliographique sur les
minéraux argileux ainsi que les différents traitements réalisés sur les argiles, en l’occurrence le
pontage par des cations métalliques ou organo-métalliques. Le but étant d’améliorer les
propriétés physicochimiques de ces matériaux, en particulier l’augmentation de la surface
spécifique, du volume poreux, de la capacité d’adsorption des polluants minéraux et organiques.
Par la suite, nous avons présenté la méthodologie de préparation ainsi que les conditions
de préparation des grains consistants et de tailles uniformes.
1.3. Adsorption
1.3.1. Généralités
L’adsorption est définie comme étant la propriété que possèdent certains matériaux à
fixer à leurs surfaces des molécules (ou ions) extraites de la phase liquide ou gazeuse, à l’opposé
de l’absorption qui est un phénomène de profondeur.
Selon les forces mises en jeu lors de l’adsorption et les natures de l’adsorbant et des
adsorbats, il existe :
Page 27
Les interactions entre deux dipôles permanents (force de Keesom)
Les interactions entre deux dipôles induits (force de Debye)
Les forces de dispersion (force de London) [66].
Ce type d’adsorption se traduit par la formation d’une liaison covalente entre la surface
de l’adsorbant et l’adsorbat. Ces interactions peuvent avoir lieu lorsque le matériau possède des
fonctions de surface. Généralement, l’énergie des forces est importante et supérieur à 10
kcal/mol et l’énergie de liaison est caractérisée par la grande chaleur d’adsorption qui varie de 15
à 50 kcal/mol [68], [69].
Le tableau suivant représente les principales différences entre les deux types d’adsorption.
La théorie de l’adsorption des liquides par les solides est beaucoup moins complète que
celle de l’adsorption du gaz ou des vapeurs par les solides [70]
La concentration
Nature de l’adsorbant
L’adsorption d’une substance donnée croit avec la diminution de la taille des particules
de l’adsorbant, ce qui permet aux composés de la solution, de pénétrer dans les capillaires de la
substance. Les pores étroits ont un grand promouvoir adsorbant [71],
On peut classer les adsorbants en :
Page 28
Adsorbants apolaire, ayant plus d’affinité pour les substances non polaires (exemple du
charbon, du graphite, talc, etc.).
Adsorbant polaire, qui adsorbe les électrolytes, dans ce cas l’adsorption est sélective.
Ainsi selon la charge de la surface de l’adsorbant, les cations ou les anions seront fixés.
Parmi ces adsorbants polaire, on cite les silicagel et les argiles diverses.
Influence de l’adsorbat
L’adsorption est aussi influencée par la structure chimique des corps dissous, ainsi :
A partir des études effectuées par certains auteurs (Matteson et Mark [72], Weber [73],
Bouabane [74]) sur des acides aliphatiques, des alkylbenzènes et des alcools, ont montré que
l’augmentation du nombre d’atomes de carbone de la chaine linéaire rend la molécule plus
hydrophobe et donc plus adsorbable. Par contre la présence de groupements fonctionnels
polaires, les molécules deviennent plus hydrophyles et alors moins facilement adsorbables.
Influence de la température
Les processus de l’adsorption qui ne se compliquent pas par des réactions chimiques
s’accompagnent toujours de dégagement de chaleur (exothermique), de sorte qu’on une
augmentation de la température, le phénomène de désorption devient dominant.
Par contre, pour une adsorption activée (chimisorption), l’équilibre d’adsorption n’est pas
atteint rapidement, et l’augmentation de la température favorise l’adsorption.
Page 29
Figure1.12 : Les quatre étapes de l’adsorption d’après Weber et Smith [76].
Pour décrire la cinétique d’adsorption, des modèles de diffusion ont été établis
Le premier modèle de transfert de matière externe proposé [77] repose sur l’application
de la loi de Fick en considérant les hypothèses simplificatrices suivantes :
la concentration du soluté à la surface de la particule est négligeable à t=0,
la concentration de la solution tend vers la concentration initiale C0, la diffusion
interparticulaire est négligeable.
Weber et Morris [78] ont établi un modèle pour décrire la diffusion interparticulaire et
qui nous permet de déterminer le coefficient de vitesse de diffusion Ki
/
q = Ki ∗ t1 2…………. (1)
Avec :
q : quantité de soluté adsorbé par unité de masse de l’adsorbant (mg/g),
t : temps (s),
-1 -1/2
Ki : coefficient de vitesse de diffusion interparticulaire (mg.g .s ).
Page 30
La mesure de la chaleur d’adsorption AH est le principal critère qui permet de
différencier la chimisorption de la physisorption.
∆ ° ∆ °
ln 𝐾𝑐 = − ………….(2)
Avec :
𝐾𝑐 = …………….(3)
Gilles et ses collaborateurs. Ont classé les isothermes en phase liquide/solide, en quatre
groupes principaux de courbes (Figure : 1.13).
Type : S
Il est obtenu lorsque les molécules du soluté ne s’accrochent au solide que par
l’intermédiaire d’un seul groupement. L’adsorption est appréciable, et devient progressivement
plus facile lorsque la quantité adsorbée croit.
Page 31
Ceci est du à un effet de synergie coopératif, ou les molécules adsorbées facilitent
l’adsorption des molécules suivantes à cause de l’attraction latérale. Ce qui donne une couche
adsorbée à laquelle les molécules sont adsorbées verticalement. Un tel arrangement est favorisé
lorsque le solvant rivalise avec le soluté pour l’occupation des sites d’adsorption.
Type : L
Elles sont les plus fréquentes, l’adsorption dans ce cas devient plus difficile lorsque le degré
de recouvrement augmente, ceci se rencontre dans le cas ou l’adsorption du solvant est faible et
lorsque les molécules ne sont pas orientées verticalement, mais plutôt à plat.
Type : H
Elles sont aussi appelées « courbes à haute affinité ». Elles sont caractéristiques d’une
chimisorption du soluté. On rencontre dans certains cas d’échange d’ions, dans l’adsorption de
macromolécule et lorsque le soluté d’aggloméré en micelles.
Type : C
Elles sont caractérisées par un partage constant du soluté entre le solide et la solution. Ce
type d’isotherme se rencontre, dans le cas d’adsorption sur les fibres textiles, et sur d’autres
substrats constitués « des régions cristallines séparées par des régions amorphes ».
Dans chaque groupe principal, on rencontre un palier, correspondant à la formation d’une
ouche monomoléculaire, une augmentation d’adsorption, au-delà de ce palier, peut indiquer une
réorientation des molécules déjà adsorbées, pour former un film plus compact ou bien la
formation de multicouches.
Pour décrire les performances d’un système adsorbat/adsorbant, des modèles théoriques
et empiriques ont été développés, décrivant la relation entre la masse adsorbat fixé à l’équilibre
et la concentration sous laquelle elle a lieu, à température constante. Il s’agit d’isotherme
d’adsorption. Parmi les différentes modèles on site les plus couramment rencontrer :
C’est un modèle simple et largement utilisé. Il est basé sur les hypothèses suivantes :
- L’espèce adsorbée est située sur un site bien défini de l’adsorbant (adsorption localisée)
- Chaque site n’est susceptible de fixer qu’une seule espèce adsorbée
- L’énergie d’adsorption de tous les sites est identique et indépendante de la présence des
espèces adsorbées sur les sites voisins (surface homogènes et pas d’interactions entre
espèces adsorbées)
Page 32
𝑞= …………….(4)
Par ailleurs, la linéarisation de la fonction de saturation par passage aux inverses donne :
= + + …………….(5)
L’équation obtenue est celle d’une droite permettant ainsi de déterminer les deux
paramètres d’équilibre de la relation à savoir : qm et K
Ou :
K : représente la constante relative au phénomène d’adsorption/désorption.
q : représente la quantité adsorbée.
qm : représente la quantité d’adsorbat nécessaire à la formation d’une monocouche.
C/C0 : représente la concentration réduite avec C la concentration du soluté dans la solution à
l’équilibre et C0 la concentration initiale du soluté.
Page 33
CHAPITRE 2
PARTIE EXPERIMENTALE
2.1. Introduction
1- Influence du pH
2- Influence de la concentration initiale
3- Influence de la température
4- Influence de la taille des graines
Nous rappelons que l’objectif fondamental de cette présente étude est l’utilisation
d’une nouvelle génération de supports adsorbants, sous forme de grains COIAG hydrophobes.
Ces derniers sont obtenus par granulation humide à haut taux de cisaillement d’une argile
pontée à l’aluminium avec un liant inerte.
Page 34
2.3. Produits et appareillage
2.3.1. Produits
2.3.2. Appareillage
Page 35
2.4. Préparation de l’adsorbant
La fraction siphonnée est lavée par l’eau distillée et séparée par centrifugation à
grande vitesse pendant 15 minutes afin d’éliminer tous les sels résiduels.
Les montmorillonites sodiques ainsi obtenues sont soumises à une série de dialyses
dans des récipients remplies à moitié par de l’eau distillée. Cette eau est changée toutes les 24
heurs jusqu’à ce que les tests au nitrate d’argent s’avèrent négatif. Par la suite, l’argile
abstenue symbolisée par montm-Na est séchée à 40 °C pendant 72 heures.
PCBA
Page 36
L’homogénéisation est réalisée à l’aide d’une forte agitation afin d’éviter la suralcalinité
locale qui conduit à la formation de l’hydroxyde d’aluminium solide noté Al13.
L’argile intercalée ainsi obtenue symbolisée par montm-Al13 est lavée plusieurs fois à
l’eau distillée puis séchée à 40 °C.
Page 37
2.4.3. Préparation des complexes organo-inorgano-argileux en poudre (COIAP)
Le complexe obtenu est filtré puis lavé plusieurs fois avec l’eau distillée jusqu’à la
disparition de l’excès de tensioactif qui apparait sous forme de mousse.
Les grains utilisés dans notre travail ont été déjà préparés à l’aide d’un mélangeur
granulateur à haut taux de cisaillement (High Shear Mixer) [82].
A la fin de la granulation, les grains obtenus sont recueillis avec soin et mis sur une
plaque et séchés dans une étuve à plateau à une température de 60 °C. Cette température a été
choisie pour permettre l’évaporation de l’agent mouillant (eau) tout en gardant les
caractéristiques de l’agent liant (silicone de grade industrielle) et de l’argile pontée
organophile.
Page 38
Figure 2.3 : Schéma du mélangeur-granulateur conçu [3].
[3
Cette analyse est effectuée pour la poudre (d ≤ 63 µm), et les grains (300-400
(300 ; 700-
800 µm) en utilisant un tamiseur vibrant équipé de plusieurs tamis (45
(45-1500
1500 µm).
Les spectres d’absorption ont été réalisés dans le domaine du moyen infrarouge,
correspondant à des nombres d’onde ((ν=1/λ)
ν=1/λ) compris entre 400 et 4000 cm-1, à l’aide d’un
spectromètre infrarouge à transformée de Fourrier de type ″Perkin-Elmer
Elmer Fourier
Transform 310″.
Page 39
Les mesures ont été effectuées en réflexion diffuse. L’échantillon est dilué dans du
KBr pour atténuer les pertes en énergie.
2.5.3. Zêtamétrie
A cause de leur fréquence dans les eaux résiduaires issues de certains industries
textiles algériennes en particulier l’industrie de textiles de Boufarik, et surtout à leurs toxicités
et leurs faible biodégradabilité, nous avons utilisé deux colorants basiques : le bleu et le violet
cibacète. Toutes nos études d’adsorption en régime statique sont effectuées en utilisant la
poudre COIAP et les grains COIAG.
Les principales caractéristiques de ces deux colorants sont regroupées dans le Tableau
2.1 suivant :
Violet cibacète
(2R) C14H10N2O2 Eau, alcool, benzène, 543 238.24
Acétone, pyridine
Page 40
2.1.1. Préparation des solutions polluantes
Les solutions des colorants organiques utilisés (bleu et violet cibacète) sont préparées
à des concentrations inférieures à leurs solubilités.
La méthode consiste à préparer d’abord deux solutions mères de 50 mg/l (BC et VC)
à partir desquelles nous avons préparé, par dilutions successives, deux séries de solutions
filles de concentrations variées
D’autre part, toutes les solutions filles ainsi préparées sont ajustées à deux pH à savoir
pH3 et pH7 puis analysées par spectrophotomètre UV-visible aux longueurs d’ondes
appropriées. Par la suite, nous avons établi les courbes d’étalonnages représentant la densité
optique ou absorbance en fonction de la concentration de la solution.
0,25 0,25
(A) (B)
0,2 y = 0,008x 0,2 y = 0,009x
R² = 0,998 R² = 0,998
Abs (nm)
Abs (nm)
0,15 0,15
0,1 0,1
0,05 0,05
0 0
0 10 C(mg/l) 20 30 0 10 C (mg/l) 20 30
0,3 0,3
(d) (D)
0,25 0,25
y = 0.0019x y = 0.0018x
0,2 R² = 0.999 0,2 R² = 0.998
Abs (nm)
Abs (nm
0,15 0,15
0,1 0,1
0,05 0,05
0 0
0 10 20 30 0 10 C (mg/l) 20 30
C (mg/l)
Page 41
2.6.2. Protocoles expérimentaux
2.6.2.1.Cinétiques d’adsorption
Les essais d’adsorption sont réalisés à température ambiante en utilisant des mélanges
de 50 ml des solutions d chaque colorant BC ou VC de même concentration (20 mg/l
préparée préalablement) et des masses d’adsorbant de 50 mg. Des prélèvements sont effectués
à différents temps allant de 5 min à 24 heures. Après filtration, les solutions sont analysées
directement par spectrophotomètre UV-Vis aux longueurs d’ondes appropriées.
q = (V0/m)*(C0-Ce)
Pour examiner l’effet de la taille des grains sur l’adsorption de BC et VC, des études
comparatives de cinétiques ont été effectuées sur la poudre COIAP et les grains COIAG de
tailles (300-400 µm ; 700-800 µm).
Page 42
C0 = 20, 50, 100, 150 mg/l du colorant
Dose = 1 g (adsorbant)/ l (soluté)
Temps de contact : allant de 5 min jusqu’à le temps de pseudo-équilibre de chaque
colorant
T = 16 ±1°C
pH6,5 pour le BC et pH6,2 pour le VC
C0 = 20 mg/L
Dose = 1 g (adsorbant)/ l (soluté)
Temps de contact : le temps de pseudo-équilibre de chaque colorant
pH du milieu
2.6.2.2.4. Influence du pH
Les flacons placés sur le secoueur sont agités pendant la durée correspondant au
temps de pseudo équilibre préalablement déterminé. Les différents prélèvements effectués
sont filtrés puis analysés à la longueur d’onde maximale appropriée pour chaque colorant. Les
concentrations résiduelles du BC et VC à l’équilibre sont obtenues à partir des courbes
d’étalonnage établies.
Page 43
CHAPITRE 3
RESULTATS ET DISCUSSION
400 3600 3200 2800 2400 2000 600 1200 800 400
-1
Nombre d'onde (cm )
Une raie d’absorption, située vers 3626 cm-1 caractérisant la montmorillonite, qui
correspond aux vibrations d’élongation des groupements OH attachés soit à l’ion Al+3
ou Mg+2.
Page 44
Une large bande intense localisée entre 2923 et 2851 cm-1 est attribuée aux vibrations
symétriques et asymétriques des liaisons –CH2 dans les molécules d’ammonium
quaternaires.
Une bande de déformation (bending) dans le plan observée à 1639 cm-1est liée aux
molécules H2O adsorbées entre les feuillets.
La bande intense centrée vers 1069 cm-1 correspond aux vibrations de valence de la
liaison Si-O.
Les mobilités électrophorétiques de l’argile ont été déterminées uniquement sur des
particules de granulométries comprises entre 5 et 63 μm. Pour les grains de tailles supérieures,
les particules décantent dans la cellule de mesure du zêtamètre et la détermination du potentiel
zêta devient impossible.
De façon générale d’après Figure 3.2 nous distinguons trois zones distinctes que nous
présentons de la manière suivante :
25 (C)
20
15
10
Potentiel zêta (mV)
5
pH
0
-5 2 3 4 5 6 7 8 9 10
-10
-15
-20
-25
Page 45
La seconde zone est située dans l’intervalle (5 < pH < 7)
25
20
15
Potentiel zêta (mV)
10
5 pH
0
-5 2 3 4 5 6 7 8 9 10
-1 0
-1 5
-2 0
-2 5
Figure 3.3 : Evolution du potentiel zêta des grains COIAG en fonction du pH.
Les différents tests de cinétique d’adsorption de chaque colorant sur les différentes
taille d’adsorbant que se soit en poudre COIAP < 63 µm ou les grains COIAG (300-400 ;
700-800 µm) ont été effectués. Les différents résultats obtenus sont représentées sur les
Figure 3.4 et 3.5.
Page 46
Figure 3.4 : Cinétique
Cinétiques d’adsorption du bleu cibacète sur les différentes fractions des
argiles pontées utilisées.
De façon générale, les courbes de l’étude cinétique que nous avons réal
réalisée se
subdivisent en deux zones :
La première zone, située entre 5 min et 3 heures montre que l’adsorption commence
très rapidement
De pont de vue cinétique, cette courbe montre aussi que l’équilibre d’adsorption est
atteint au bout de 3 heures pour la poudre, contrairement aux grains ou les équilibres
d’adsorption ne sont pas encore atteints.
Page 47
20
16
12
q (mg/g)
8
COIAP < 63 µm
4 300-400 µm
700-800 µm
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
t (min)
Figure 3.5 : Cinétique d’adsorption du violet cibacète sur les différentes fractions d’argiles
pontées utilisées.
L’étude des cinétiques d’adsorption du violet cibacète sur les différentes fractions
d’adsorbant, montrent qu’au bout de 60 minutes, l’équilibre est atteint chez la poudre
contrairement aux grains ou ils sont prolongés à un temps d’environ de 3 heur
heures.
D’après les courbes présentées dans les Figures 3.4 et 3.5 nous pouvons constater
que les deux colorants ne présentent pas les mêmes affinités vis vis-à-vis
vis des solides adsorbants
utilisés. Ceci peut expliquer par la différence au niveau des structures moléculaires,
solubilités et polarités. Les quantités
uantités adsorbées à l’équilibre du bleu sont supérieures à celles
du violet cibacète.
Page 48
3.2.2. Influence de la concentration initiale des colorants
Les Figures 3.7 et 3.3.8 ci-dessous présentent l’évolution de la quantité adsorbée des
deux colorants à différentes concentration
concentrations initiales en fonction du temps.
160
120
q (mg/g)
C0 = 20 mg/l
80
C0 = 50mg/l
C0 = 100 mg/l
C0 = 150mg/l
40
0
0 40 80 120 160 200
t(min)
160
120
q (mg/g)
80 C0 = 20 mg/l
C0 = 50mg/l
C0 = 100 mg/l
40 C0 = 150mg/l
0
0 40 80 120
t (min)
Page 49
L’examen de ces courbes montre que les quantités adsorbées dépendent étroitement de la
concentration initiale du colorant. Ainsi donc les quantités adsorbées de chaque colorant
augmentent lorsque les concentrations initiales augmentent.
Ceci est justifié par le fait que l’augmentation de la concentration initiale pourrait
induire une élévation de la force d’entrainement du gradient de concentration et donc
entrainer une augmentation de la diffusion des molécules d’adsorbat dans la surface des
supports adsorbants.
3.2.3. Effet du pH
Les courbes correspondantes sont représentées dans les Figures 3.9 ; 3.10 suivantes.
20
19,8
19,6
q (mg/g)
19,4
19,2
19
18,8
0 2 4 6 8 10
pH
20
19
18
q (mg/g)
17
16
15
0 2 4 6 8 10
pH
Page 50
Les courbes obtenues montrent de façon générale que l’adsorption des deux colorants
augmente proportionnellement de façon significative avec l’augmentation de pH. Nous
expliquons ceci de la manière suivante :
Aux pH > 6 (pH > pH PZC), la surface de l’adsorbant apparait chargée négativement et
la capacité d’adsorption augmente considérablement, Cette augmentation est due à des
attractions électrostatiques sensiblement élevées entre l’adsorbant et l’adsorbat.
Aux pH variant de 3 à 5 (pH < pHPZC), c’est la charge positive qui domine la surface
de l’adsorbant ce qui explique les faibles rétentions de l’adsorbat.
Les résultats obtenus des quantités adsorbées des deux colorants en fonction de
température sont présentées dans les Figure 3.11 et 3.12
19,95
19,8
q (mg/g)
19,65
19,5
19,35
0 10 20 30 40 50 60
T (°C)
19
q (mg/g)
18
17
0 10 20 30 40 50 60
T (°C)
Page 51
Pour les deux colorants, ces courbes montrent clairement que le changement de
température affecte légèrement l’efficacité de l’adsorption de ces dernières.
Les courbes montrent aussi que la rétention de l’adsorbat augmente avec la montée
de la température. Ceci montre que le processus d’adsorption des deux colorants sur montm-
Al-CTAB se fait avec des réactions spontanées et favorables qui montrent que les réactions
sont endothermiques.
Les résultats des isothermes d’adsorption réalisées à différents pH sur les supports
adsorbants en poudre (COIAP) et en grains (COIAG) sont donnés dans les tableaux présentés
dans la partie (Annexe B.2).
Les Figures 3.13 et 3.14 regroupent les différents tracés des isothermes d’équilibre
d’adsorption de BC et VC par les différentes fractions étudiées à différentes pH.
Page 52
(A)
300
250
COIAP < 63 µm
200 300-400 µm
q (mg/g)
700-800 µm
150
100
50
0
0 2 4 6 8 10
Ce (mg/L)
350
(B)
300
COIAP < 63 µm
250 300-400 µm
700-800 µm
q (mg/g)
200
150
100
50
0
0 2 4 6 8 10
Ce (mg/L)
(C)
350
700-800 µm
200
150
100
50
0
0 2 4 Ce (mg/L) 6 8 10
Page 53
200 (A)
160
COIAP < 63 µm
300
300-400 µm
120 700
700-800 µm
q (mg/g)
80
40
0
0 5 10 15 20
Ce (mg/L)
(B)
200
COIAP < 63 µm
160
300
300-400 µm
700
700-800 µm
q (mg/g)
120
80
40
0
0 5 10 15 20
Ce (mg/L)
200
(C)
120
80
40
0
0 5 10 15 20
Ce (mg/L)
Page 54
Ces représentations graphiques montrent que l’allure de ces isothermes d’adsorption
s’approche beaucoup plus du type S dans la classification de Giles et Coll pour les deux
colorants sur les différentes fractions de l’adsorbant à différents pH.
Page 55
Conclusion générale
Notre objectif dans cette présente étude était de pouvoir utiliser des grains cohérents
et uniformes COIMG à partir de complexes organo-inorgano-argileux sous forme de poudre
(COIAP) dans l’élimination de deux colorants organiques susceptibles d’être présents dans les
eaux. Les grains sont obtenus grâce à la granulation humide dans un mélangeur granulateur à
haut taux de cisaillement en utilisant un liant inerte (silicone). .
Globalement, l’étude des différents résultats d’adsorption a montré que les grains
utilisées présente des capacités d’adsorption inférieures que celles réalisées sur la poudre.
En perspective, nous espérons à l’avenir que ces études pourront être poursuivies en
étendant les investigations à d’autres polluants hydrosolubles susceptibles de polluer les eaux.
Ainsi donc, il est souhaitable d’effectuer les travaux suivants :
Préparation des grains par d’autres types de liant et d’autres types de granulation.
Régénération des grains après saturation.
Utilisation des grains dans l’adsorption des métaux.
Page 56
ANNEXE A
BC : Bleu Cibacète
VC : Violet Cibacète
pH=3
m (mg) 5 10 20 30 40 60 80 100
Ce (mg/l) 5,75 4,75 3,625 3 1,875 1,125 0,875 0,75
d < 63µm q (mg/g) 285 152,5 81,87 56,61 45,31 31,33 23,95 19,25
Ce (mg/l) 6,87 6,37 4,75 3,5 2,75 2,37 2,12 1,87
300<d<400µm q (mg/g) 262,5 136,25 76,25 54,94 43,12 29,25 22,34 18,12
Ce (mg/l) 10 9,25 6,87 6,25 5,75 5 4,62 4,12
700<d<800µm q (mg/g) 200 107,5 65,62 45,78 35,62 24,9 19,21 15,87
pH=5
m (mg) 5 10 20 30 40 60 80 100
Ce (mg/) 5,11 4,11 3 2,33 1,44 1 0,66 0,55
d < 63µm q (mg/g) 297,77 158,88 85 57,72 46,38 31,54 24,16 19,44
Ce (mg/l) 6 5,44 4,11 3 2,44 2 1,77 1,44
300<d<400µm q (mg/g) 280 145,55 79,44 56,61 43,88 29,88 22,77 18,55
Ce (mg/l) 8,66 8 6,66 5,33 4,66 4,22 3,77 3,33
700<d<800µm q (mg/g) 226,66 120 66,66 48,84 38,33 26,19 20,27 16,66
pH=7
m (mg) 5 10 20 30 40 60 80 100
Ce (mg/l) 4,44 3,77 2,77 2,22 1,33 0,55 0,55 0,33
d < 63µm q (mg/g) 311,11 162,22 86,11 59,2 46,66 32,27 24,30 19,66
Ce (mg/l) 5,88 5,33 3,88 3,11 2,22 1,88 1,66 1,22
300<d<400µm q (mg/g) 282,22 146,66 80,55 56,24 44,44 30,06 22,91 18,77
Ce (mg/l) 8 7,55 5,66 4,88 4,22 3,44 2,88 2,77
700<d<800µm q (mg/g) 240 124,44 71,66 50,32 39,44 27,48 21,38 17,22
A.2.2. Isothermes d’adsorption du VC
pH=3
m (mg) 5 10 20 30 40 60 80 100
Ce (mg/l) 12 11 10 9 8 7 6 5
d < 63µm q (mg/g) 160 90 50 36,66 30 21,66 17,5 15
Ce (mg/l) 14,5 13,5 11,5 11 10,5 9,5 9 8,5
300<d<400µm q (mg/g) 110 65 42,5 29,97 23,75 17,43 13,75 11,5
Ce (mg/l) 18 17,5 17 16 15 14 13 12,5
700<d<800µm q (mg/g) 40 25 15 13,32 12,5 9,96 8,75 7,5
pH=5
m (mg) 5 10 20 30 40 60 80 100
Ce (mg/l) 12 10,5 9 8,5 8 6,5 5,5 4,5
d < 63µm q (mg/g) 160 95 55 38,33 30 22,5 18,12 15,5
Ce (mg/l) 14 13,5 11 10 9 8,5 7,5 6,5
300<d<400µm q (mg/g) 120 65 45 33,3 27,5 19,09 15,625 13,5
Ce (mg/l) 17 16,5 16 15,5 14,5 13 11 10
700<d<800µm q (mg/g) 60 35 20 14,98 13,75 11,62 11,25 10
pH=7
m (mg) 5 10 20 30 40 60 80 100
Ce (mg/l) 11 10 9,5 8,5 7,5 5,5 4 3
d < 63µm q (mg/g) 180 100 52,5 38,33 31,25 24,16 20 17
Ce (mg/l) 13 11,5 10,5 9,5 8,5 7,5 7 6
300<d<400µm q (mg/g) 140 85 47,5 34,96 28,75 20,75 16,25 14
Ce (mg/l) 17 16,5 16 15 14 12 10 9
700<d<800µm q (mg/g) 60 35 20 16,65 15 13,28 12,5 11
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