0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
542 vues103 pages

Groupe Electrogène

Le document traite des groupes électrogènes, essentiels pour fournir de l'électricité de manière autonome, notamment dans les zones non desservies par le réseau électrique. Il aborde également l'importance de la détection des défauts et de la maintenance préventive pour assurer leur fonctionnement efficace et éviter des pannes coûteuses. Enfin, il souligne les exigences techniques pour le couplage des groupes électrogènes avec d'autres unités ou le réseau électrique.

Transféré par

bouraimazoulkif3
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
542 vues103 pages

Groupe Electrogène

Le document traite des groupes électrogènes, essentiels pour fournir de l'électricité de manière autonome, notamment dans les zones non desservies par le réseau électrique. Il aborde également l'importance de la détection des défauts et de la maintenance préventive pour assurer leur fonctionnement efficace et éviter des pannes coûteuses. Enfin, il souligne les exigences techniques pour le couplage des groupes électrogènes avec d'autres unités ou le réseau électrique.

Transféré par

bouraimazoulkif3
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE DU BENIN

*************

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEURE ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE
*************

UNIVERSITE AFRICAINE DE TECHNOLOGIE ET MANAGEMENT / GASA-


FORMATION
*************

FILIERE : Génie Electrique OPTION : Système industriel

PROJET D’ETUDE
**********

LES GROUPES ELECTROGENES

Membres du groupe : Superviseur :

BOURAIMA Zoulkif Dr NGUEMEGNE Lafitte

LOKOSSOU Jeanne Directeur Technique en génie


électrique
IBRAHIM Maohab
REMERCIEMENTS
Nous tenons en premier lieu à remercier le bon
Dieu pour le courage et la patience qu’il nous a
donné afin de mener à bien ce travail.
Nous remercions vivement notre professeur Mr
NGUEME Lafitte pour son aide, ses orientations,
sa présence ainsi que ces précieux conseils.

2
RESUME
Toutes interruption de l’énergie électrique dans un réseau électrique engendre des
perturbations et des désordres pour les utilisateurs. L’installation des
alimentations de secours est indispensable. Parmi ces sources de secours on peut
énumérer le groupe électrogène. Le groupe électrogène est un dispositif essentiel
dans le domaine de la production d'énergie, capable de fournir de l'électricité de
manière autonome. Il fonctionne grâce à un moteur thermique qui génère de
l'énergie mécanique, laquelle est ensuite convertie en énergie électrique par un
alternateur. Ce système est particulièrement important dans les zones non
desservies par le réseau électrique, ainsi que pour pallier les coupures de courant
dans des lieux critiques comme les hôpitaux ou les centres de données. Il est
généralement constitué d’un moteur thermique et d’un alternateur. Le couplage
des groupes électrogènes est une opération très délicate. Pour coupler un groupe
électrogène avec d’autres groupes ou avec le réseau il faut y avoir entre eux :
Égalité des tensions, Égalité des fréquences, Concordance des phases Dans la
plupart des cas pour réaliser le couplage il faut disposer d’un synchroscope, d’un
régulateur de tension et d’un coupleur.
La détection des défauts dans les groupes électrogènes est essentielle pour
maintenir leur fonctionnement efficace et prévenir les dysfonctionnements. Les
défauts les plus courants comprennent les pannes du système de carburant, les
dysfonctionnements du système de refroidissement, les fuites de carburant ou
d'huile et les problèmes électriques. La détection des défauts peut être effectuée
en utilisant des méthodes telles que l'analyse de l'huile, les inspections visuelles,
les tests de tension et les analyses thermographiques. Les programmes de
maintenance préventive peuvent également être utilisés pour détecter les défauts
potentiels avant qu'ils ne deviennent un problème. Il est important d'effectuer des
inspections régulières des groupes électrogènes pour détecter les défauts et
résoudre les problèmes avant qu'ils ne causent des pannes coûteuses. Les
professionnels de l'entretien doivent être formés pour détecter les défaillances
potentielles et effectuer des réparations en temps opportun pour éviter des temps
d'arrêt coûteux. En fin de compte, la détection des défauts dans les groupes
électrogènes est essentielle pour garantir leur fonctionnement efficace et fiable.

3
ABSTRACT
All interruptions of electrical energy in an electrical network cause disturbances
and disorder for users. The installation of backup power supplies is essential.
Among these backup sources, we can list the generator set. The generator set is a
crucial device in the field of energy production, capable of providing electricity
autonomously. It operates using a thermal engine that generates mechanical
energy, which is then converted into electrical energy by an alternator. This
system is particularly important in areas not served by the electrical grid, as well
as to mitigate power outages in critical locations such as hospitals or data
centers. It generally consists of a thermal engine and an [Link] coupling
of generator sets is a very delicate operation. To couple a generator set with
other units or with the grid, there must be: equality of voltages, equality of
frequencies, and phase concordance. In most cases, to achieve coupling, one
must have a synchroscope, a voltage regulator, and a coupling [Link]
detection in generator sets is essential to maintain their efficient operation and
prevent malfunctions. The most common faults include fuel system failures,
cooling system malfunctions, fuel or oil leaks, and electrical problems. Fault
detection can be performed using methods such as oil analysis, visual
inspections, voltage testing, and thermographic analysis. Preventive
maintenance programs can also be used to detect potential faults before they
become problematic. Regular inspections of generator sets are important to
identify faults and resolve issues before they lead to costly breakdowns.
Maintenance professionals must be trained to detect potential failures and carry
out timely repairs to avoid expensive downtime. Ultimately, fault detection in
generator sets is crucial for ensuring their efficient and reliable operation.

4
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS........................................................................................................................................... 2
RESUME ................................................................................................................................................... 3
ABSTRACT ........................................................................................................................................... 4
SOMMAIRE.............................................................................................................................................. 5
LISTES DES FIGURES : ..................................................................................................................... 9
Tables des tableaux : ........................................................................................................................... 11
1 Introduction ................................................................................................................................. 15
1.1 Définition d’un groupe électrogène : ................................................................................. 15
1.2 Les différents types de groupes électrogènes : .................................................................. 16
1.2.1 Groupe électrogène à essence : .................................................................................... 16
1.2.2 Groupe électrogène diesel ............................................................................................ 17
1.2.3 Groupe à Gaz ................................................................................................................. 18
1.3 Constitution d’un groupe électrogène : ............................................................................. 18
1.3.1 La partie mécanique : .................................................................................................... 18
[Link] Moteur thermique : ................................................................................................. 18
[Link].1 Moteur à combustion interne ............................................................................... 19
[Link].2 Moteurs à combustion externe :........................................................................... 20
[Link].3 Mécanisme de distribution : ................................................................................ 26
[Link].4 Mécanisme d’auto- inflammation :...................................................................... 27
[Link].5 Le système d'injection : ....................................................................................... 27
[Link].6 Principe de fonctionnement de moteur diesel :.................................................... 28
[Link].7 Le réservoir de carburant : ................................................................................... 30
[Link].8 Le pré filtre : ........................................................................................................ 31
[Link].9 Le filtre : .............................................................................................................. 31
[Link].10 La pompe d’injection :....................................................................................... 32
[Link] Système d’alimentation en combustible ................................................................ 32
[Link] Systèmes de lubrification ........................................................................................ 33
[Link].1 Lubrification continue ......................................................................................... 35
[Link].2 Lubrification ponctuelle ...................................................................................... 35
[Link] Types de refroidissement : ...................................................................................... 36
[Link].1 Le refroidissement par air :.................................................................................. 36
[Link].2 Le refroidissement par eau : ................................................................................ 36
[Link].3 Systèmes d’allumage de groupe électrogène ....................................................... 38
[Link].4 Systèmes de préchauffage ................................................................................... 40

5
1.3.2 La partie électrique :...................................................................................................... 41
[Link] Le stator.................................................................................................................... 41
[Link] Le rotor ..................................................................................................................... 42
[Link].1 Rotor à pôle saillant ............................................................................................. 43
[Link].2 Rotor à pole lisse ................................................................................................. 43
[Link] Alternateur ............................................................................................................... 44
[Link].1 Principe de fonctionnement de l’alternateur triphasé .......................................... 45
[Link].2 Excitation d’un alternateur : ................................................................................ 46
[Link] L’AVR : .................................................................................................................... 47
[Link].1 Définition :........................................................................................................... 47
[Link].2 Principe de fonctionnement d’un AVR : ............................................................. 48
[Link] La batterie ................................................................................................................ 49
[Link].1 Définition............................................................................................................. 49
[Link].2 La structure de la batterie .................................................................................... 49
1.3.3 La partie commande : .................................................................................................... 51
[Link] Chargeur de batterie ............................................................................................... 52
[Link] Cartes de gestion du groupe électrogène ............................................................... 52
[Link] L’afficheur de la carte de gestion ........................................................................... 53
[Link] Coffret de commande .............................................................................................. 54
[Link].1 Coffret de contrôle ............................................................................................... 54
[Link].2 Tableau inverseur de source automatique ........................................................... 55
[Link].3 Assises du groupe électrogène. ............................................................................ 55
Conclusion : ..................................................................................................................................... 55
Introduction ......................................................................................................................................... 57
2 SOURCE PRINCIPALE............................................................................................................. 57
2.1 Mode d’utilisation du groupe électrogène ......................................................................... 57
2.2 Couplage des groupes électrogènes avec le réseau ou avec d’autres groupes
électrogènes : .................................................................................................................................... 60
2.3 Différentes méthodes de couplage ...................................................................................... 61
2.3.1 Couplage manuel ........................................................................................................... 61
2.3.2 2. Couplage automatique .............................................................................................. 61
2.3.3 Couplage à l’arrêt .......................................................................................................... 61
2.4 Conséquences d’un mauvais couplage ............................................................................... 62
2.4.1 Le non-respect de l’égalité des fréquences ................................................................... 62
2.4.2 Le non-respect de l’égalité des tensions ....................................................................... 62
2.4.3 Le non-respect de la concordance des phases .............................................................. 63

6
2.5 Le délestage :........................................................................................................................ 63
2.5.1 Augmentation progressive de la charge........................................................................ 63
2.5.2 Perte d’un groupe électrogène ..................................................................................... 63
2.5.3 Défauts électriques........................................................................................................ 64
2.6 Protections du groupe électrogène ..................................................................................... 64
2.6.1 Protection des alternateurs........................................................................................... 64
2.6.2 Protections du moteur : ................................................................................................ 64
2.7 Les régimes du neutre : ....................................................................................................... 64
2.7.1 Régime du neutre en basse tension : ............................................................................ 65
[Link] Régime du neutre TT : ............................................................................................... 65
[Link] Régime du neutre IT : ................................................................................................ 65
[Link] Régime du neutre TN : .............................................................................................. 66
[Link].1 Régime TNC : ....................................................................................................... 66
[Link].2 Régime TNS :........................................................................................................ 66
2.8 Protection Incendie : ........................................................................................................... 67
2.8.1 Causes : .......................................................................................................................... 67
2.8.2 Propagation : ................................................................................................................. 67
2.8.3 Lutte préventive : .......................................................................................................... 67
INTRODUCTION ............................................................................................................................... 71
3 Importances du Dimensionnement ............................................................................................ 71
3.1 Etapes à respecter pour le choix d’un groupe adapté à son besoin : .............................. 71
3.1.1 Quels types d’appareils à alimenter ? [8] ...................................................................... 71
3.1.2 Trouvez la puissance nominale de chaque appareil...................................................... 71
3.1.3 Additionnez la puissance de démarrage de tous les appareils à alimenter
simultanément (+20%) .................................................................................................................. 72
3.2 L'échelle du bruit : .............................................................................................................. 73
3.3 Choisissez la qualité de votre courant : ............................................................................. 73
3.4 Choix du groupe électrogène dans la gamme : ................................................................. 73
3.5 Les autres critères et caractéristiques d’un groupe [6] .................................................... 74
INTRODUCTION ............................................................................................................................... 76
4 Définition :.................................................................................................................................... 76
4.1 Importance de la maintenance : ......................................................................................... 76
4.2 Objectif de la maintenance : ............................................................................................... 77
4.3 Les types de maintenances :................................................................................................ 77
4.3.1 La maintenance préventive : C'est la maintenance exécutée à des intervalles
prédéterminés ou selon des critères prescrits et destinée à réduire la probabilité de défaillance
ou la dégradation du fonctionnement d'un bien. [10] .................................................................. 78
7
[Link] Les avantages de la maintenance préventive : ...................................................... 78
[Link] Objectif visée par la maintenance préventive : ..................................................... 79
[Link] La maintenance préventive systématique : ........................................................... 79
[Link] La maintenance préventive conditionnelle : ......................................................... 79
[Link] La maintenance préventive prévisionnelle :.......................................................... 79
4.3.2 Maintenance corrective ................................................................................................ 83
[Link] Définition .................................................................................................................. 83
[Link] Avantages de la maintenance corrective : ............................................................. 83
[Link] Objectifs de la maintenance corrective :.................................................................... 84
4.3.3 Les types de maintenance correctives : ........................................................................ 84
[Link] Maintenance curative :............................................................................................ 84
[Link] Procédure de la maintenance curative : [9]........................................................... 84
[Link].1 Groupe électrogène :............................................................................................ 84
[Link].2 Moteur ................................................................................................................. 85
[Link].3 Batterie de démarrage : ........................................................................................ 89
4.3.4 Maintenance palliative : ................................................................................................ 90
4.4 DEFAILLANCE :................................................................................................................ 90
4.4.1 Définition de la défaillance ............................................................................................ 90
4.4.2 Causes de défaillance .................................................................................................... 90
4.4.3 Classification .................................................................................................................. 91
4.4.4 Effets / Conséquences de la défaillance ........................................................................ 91
[Link] Définition : ................................................................................................................ 91
[Link] Classification ............................................................................................................. 91
CONCLUSION .................................................................................................................................... 92
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .......................................................................................... 96

8
LISTES DES FIGURES :
Figure 1- illustration du processus de conversion d’énergie par un groupe électrogène ....................... 16
Figure 2 : Groupe électrogène à essence. .............................................................................................. 17
Figure 3- Groupe électrogène diesel...................................................................................................... 17
Figure 4: : Groupe à Gaz ....................................................................................................................... 18
Figure 5 - Moteur thermique ................................................................................................................. 19
Figure 6 - Moteur à vapeur .................................................................................................................... 21
Figure 7 - le bloc moteur [2].................................................................................................................. 21
Figure 8 - Chemise de cylindre ............................................................................................................. 22
Figure 9- Culasse ................................................................................................................................... 23
Figure 10 - le carter moteur [1]. ............................................................................................................ 23
Figure 11 - le piston [2]. ........................................................................................................................ 24
Figure 12 - la bielle ............................................................................................................................... 25
Figure 13 - le vilebrequin .................................................................................................................... 25
Figure 14 - les soupapes ........................................................................................................................ 26
Figure 15 - l’arbre a came ..................................................................................................................... 26
Figure 16 - le mécanisme de distribution dans un moteur diesel .......................................................... 27
Figure 17 - Réservoir de carburant ........................................................................................................ 30
Figure 18 - Pré filtre. ............................................................................................................................. 31
Figure 19--le filtre. ................................................................................................................................ 31
Figure 20-pompe d’injection. ................................................................................................................ 32
Figure 21- Système d’alimentation en combustible .............................................................................. 33
Figure 22-Circuit de lubrification.......................................................................................................... 34
Figure 23-Circuit de lubrification continu............................................................................................. 35
Figure 24-Lubrification ponctuel .......................................................................................................... 35
Figure 25-Système de refroidissement d'un groupe électrogène ........................................................... 37
Figure 26-circuit électrique de refroidissement ..................................................................................... 38
Figure 27-Lanceur groupe électrogène .................................................................................................. 39
Figure 28-Démarreur du moteur thermique .......................................................................................... 39
Figure 29-Schéma de démarrage automatique. ..................................................................................... 40
Figure 30-Une bougie de préchauffage ................................................................................................. 41
Figure 31-Le stator ................................................................................................................................ 42
Figure 32-Image d’un rotor ................................................................................................................... 42
Figure 33-rotor à pole saillant [4], [3] ................................................................................................... 43
Figure 34 - rotor à pole lisse [4], [3] ..................................................................................................... 43
Figure 35 - Un alternateur de groupe électrogène [3] ........................................................................... 44
Figure 36 - illustration du principe de transformation de l'energie mécanique en énergie électrique ... 45
Figure 37 - principe de fonctionnement d’un rotor et un stator............................................................. 45
Figure 38 - Excitation avec balais. ........................................................................................................ 46
Figure 39 - excitation sans balais .......................................................................................................... 47
Figure 40 - AVR .................................................................................................................................... 47
Figure 41 - Circuit de régulation de la tension de sortie dans le groupe électrogène ............................ 48
Figure 42 - Structure de la batterie ........................................................................................................ 49
Figure 43 - image des symboles affichés sur une batterie ..................................................................... 50
Figure 44 - La carte de gestion du groupe électrogène.......................................................................... 52
Figure 45 - L’afficheur de la carte de gestion ....................................................................................... 53
Figure 46 - Coffret de contrôle .............................................................................................................. 54
Figure 47 - Inverseur de source [4] ....................................................................................................... 55
Figure 48 - Site industriel sans raccordement au réseau. [1] ................................................................. 59
Figure 50 - : Schéma de réseau de secours d’un site industriel ............................................................. 60
Figure 51-Régime du neutre TT [1] ...................................................................................................... 65

9
Figure 53 - régime du neutre IT ............................................................................................................ 66
Figure 54 - Régime du neutre TNC ....................................................................................................... 66
Figure 55 - Régime du neutre TNS ....................................................................................................... 67
Figure 56 - Exemple de politiques de maintenance des groupes électrogènes. [6] ............................... 78

10
Tables des tableaux :
Tableau 1 - Planning de maintenances préventive du groupe électrogène............................... 80
Tableau 2-PLAN DE MAINTENANCE DU GROUPE ÉLECTROGÈNE ............................ 80
Tableau 3 - Action à effectuer sur chaque organe du groupes électrogène à chaque
intervention............................................................................................................................... 84
Tableau 4- - Action à effectuer sur le moteur à chaque intervention ....................................... 85
Tableau 5 - Action à effectuer lors de l'intervention sur la batterie ......................................... 89

11
INTRODUCTION GENERALE
Dans la société actuelle, toutes les activités, qu’elles soient professionnelles ou
privées, sont consommatrices d’énergie électrique. Toute interruption ou
perturbation dans la distribution de cette énergie entraîne des désordres qui
peuvent devenir insupportables par l’usager. L’importance de la continuité et de
la qualité de l’alimentation électrique est fonction de l’activité concernée.
Certaines applications exigent une permanence quasi complète de l’alimentation
car une absence met en péril la sécurité des personnes ou des biens. Par
conséquent, tout site de cette nature doit être équipé de moyens d’alimentation de
secours en énergie électrique.
D’autres consommateurs, pour lesquels la fiabilité de l’alimentation électrique ne
se mesure pas en termes de risques humains, ne peuvent admettre toutefois de
coupure car celle-ci peut avoir des conséquences extrêmement préjudiciables sur
le plan économique. Les activités mettant en jeu la vie humaine dans les centres
d’hôpitaux sont un exemple évident de ce type d’exigence puisqu’elles ne peuvent
admettre la moindre coupure de quelque durée que ce soit.
Dans des zones non couplées au réseau de distribution de l’énergie électrique les
groupes électrogènes, leur modularité et leur coût en font le moyen de production
d’électricité idéal. Les groupes électrogènes sont ainsi indispensables dans les
zones sous équipées, où la construction du réseau électrique n’est techniquement
pas possible ou économiquement pas supportable, et pour lesquelles l’énergie
électrique constitue un facteur de développement incontournable.[1]
L’interruption de l’alimentation est synonyme de pertes financières très
importantes, ce qui fait que ces coupures ne seront pas admises par l’utilisateur
notamment les activités qui utilisent les systèmes informatiques. Ce genre
d’activités ne tolèrent pas d’interruptions quelques soit leurs durées.
Dans les sites isolés qui ne sont pas couplés au réseau de distribution de l’énergie
électrique. Les groupes électrogènes représentent un des meilleurs moyens pour
produire cette énergie de la faite de leur modularité et leur coût. L’un des
avantages est que pour leur fonctionnement est possible en utilisant plusieurs
carburants. Les plus fréquents sont l'essence, le gasoil, le gaz naturel, le GPL, les
biocarburants et pour les plus puissants le fuel lourd.
Le groupe électrogène peut être actionné de différentes manières : manuellement,
et électriquement selon la puissance.

12
Le groupe électrogène délivre un courant alternatif ou continu selon le type de la
machine entrainée par le moteur thermique, à savoir une dynamo pour un courant
continu ou un alternateur pour un courant alternatif.
Ils sont aujourd’hui omniprésents dans de nombreux domaines d’activités, ils
servent autant pour des applications domestiques pour que de nombreux usages
professionnels dans les zones ou l’accès au réseau électrique est limité. Dans les
domaines de construction, ils sont largement utilisés pour alimenter les chantiers,
les hôpitaux et les centres de soins, les festivals et les concerts et les événements
en plein air sont également des exemples typiques d’utilisation de groupes
électrogènes pour fournir de l’électricité a de nombreux équipements tel que les
éclairages, les hauts parleurs, Etc. En résumé, les domaines d’utilisation des
groupes électrogènes sont variés et leur utilisation est souvent indispensable dans
de nombreuses situations [3].
Dans cette production, nous aborderons plusieurs aspects clés du groupe
électrogène. Dans un premier temps, nous présenterons des *généralités sur le
groupe électrogène, en détaillant son fonctionnement, ses composants principaux
et les différents types disponibles sur le marché. Ensuite, nous examinerons le
**mode d'utilisation du groupe électrogène*, en mettant en lumière ses
applications variées, qu'il s'agisse d'une utilisation comme source principale ou
comme secours.

Nous aborderons également la méthode de dimensionnement, essentielle pour


choisir un groupe électrogène adapté aux besoins spécifiques d'une installation,
en tenant compte de la puissance requise et des caractéristiques techniques. Enfin,
nous discuterons de la maintenance d'un groupe électrogène, point crucial pour
assurer sa fiabilité et sa longévité, en détaillant les pratiques recommandées pour
un entretien efficace.

Ainsi, ce thème mettra en évidence non seulement l'importance des groupes


électrogènes dans notre société moderne, mais aussi les considérations techniques
et pratiques nécessaires pour leur utilisation optimale.

13
Chapitre 1 : Généralités
sur les groupes
électrogènes

14
1 Introduction
Depuis la découverte des forces électromagnétiques jusqu’à l’invention des
systèmes de distribution de l’énergie électrique, les technologies ont évolué avec
comme point central l’élaboration de machines de plus en plus complexes
reposant sur l’utilisation du courant électrique. Maintenant que cette énergie est
devenue un des vecteurs de croissance économique et industrielle les plus
importants, il est primordial d'assurer sa production continue.
Les réseaux publics ne sont pas toujours capables de supporter les intensités
électriques nécessaires au fonctionnement de la multitude d’entreprises reposant
sur cette énergie pour la pérennité de leur activité. Pour pallier les éventuelles
insuffisances et défaillances occasionnelles des réseaux publics, les groupes
électrogènes constituant des sources d’énergie électrique mobiles, ont été
développés et perfectionnés. Aujourd’hui ils deviennent essentiels et répondent à
plusieurs enjeux selon leur utilisation.
1.1 Définition d’un groupe électrogène :
Un groupe électrogène est un dispositif autonome capable de produire de
l'électricité. La plupart des groupes électrogènes sont constitués d'un moteur
thermique qui entraîne un alternateur. La puissance d'un groupe électrogène
s'exprime en VA (Volt Ampère), KVA (kilo Volt Ampère), ou MVA (Méga Volt
Ampère). Leur taille et leur poids peuvent varier de quelques kilogrammes à
plusieurs dizaines de tonnes. Le groupe électrogène permet d’atteindre des
puissances et des durées de fonctionnement importantes. Le groupe électrogène
permet d’atteindre des puissances et des durées de fonctionnement importantes.
En plus de son application comme source de remplacement, le groupe électrogène
offre des possibilités d’utilisation dans différents domaines.

Un groupe électrogène sert à produire de l’énergie électrique à partir de l’énergie


chimique, cette énergie chimique (le carburant) est transformée en énergie
mécanique en utilisant un moteur thermique. L’énergie mécanique développée par
le moteur est transformée en énergie électrique via un alternateur.

15
Processus de conversion d’énergie par un groupe électrogène :

Figure 1- illustration du processus de conversion d’énergie par un groupe électrogène

Le groupe électrogène fonctionne avec toutes sortes de carburant.


Les plus utilisés sont : l’essence, le gasoil, le gaz naturel, les biocarburants et le fuel. Le
type de carburant à choisir dépend de plusieurs paramètres : l’environnement
d’utilisation du groupe, la puissance du groupe, le coût…etc.

1.2 Les différents types de groupes électrogènes :


Il existe deux types de groupes électrogènes dont le rôle est de produire de
l’énergie. Ils ont un même principe de fonctionnement mais n’utilisent pas la
même technologie.
Nous avons :
➢ Groupes électrogènes à essence.
➢ Groupes électrogènes diesel.
➢ Groupes à Gaz
1.2.1 Groupe électrogène à essence :
Ce sont les plus utilisés et les plus courants. Ils sont généralement destinés à un
usage domestique grâce à leur polyvalence. Le démarrage peut se faire à l’aide
d’un démarreur électrique ou par un lanceur manuel. Les groupes électrogènes à
essence ont une puissance électrique disponible qui va de 1,5 à 6 KW pour les
plus gros. Ils sont très adaptés aux ménages cas ils produisent moins de nuisances
sonores. Ces groupes délivrent une alimentation monophasée avec plusieurs
circuits disponibles sur ceux de grosse puissance. Ils ont une motorisation qui
varie entre 2 et 4 temps [2].

16
Figure 2 : Groupe électrogène à essence.

1.2.2 Groupe électrogène diesel


Les groupes électrogènes à diesel sont à la fois bruyants et puissants. Étant conçus
pour un usage intensif, ils ne sont pas très adaptés aux ménages. Ce type de groupe
électrogène dispose d’une motorisation de 4 temps. Les alimentations électriques
varient d’un modèle à l’autre. Celles-ci peuvent être mixtes, monophasées ou
triphasées.
Quant à la puissance de ce type de groupe, elle peut même dépasser les milliers
de KW. Tout dépend des besoins de chacun. Enfin, concernant le démarrage, il
est tout à fait possible de trouver des modèles dotés d’un démarreur automatique
sur le marché. [2]

Figure 3- Groupe électrogène diesel

17
1.2.3 Groupe à Gaz
Un groupe électrogène gaz est un appareil qui peut produire de
l’électricité pour vous permettre d’alimenter vos équipements. Ce type
d’appareil utilise des sources de gaz naturel telles que le propane
comme carburant.

Figure 4: : Groupe à Gaz

1.3 Constitution d’un groupe électrogène :


Tous les groupes électrogènes sont constitués de deux parties essentielles que sont
la partie mécanique et la partie électrique, partie commande. On note
également d’autres parties qui sont communes à plusieurs groupes électrogènes.
Ces parties sont, entre autres, le système de protection, les disjoncteurs, le châssis
et le réservoir à combustible [3]

1.3.1 La partie mécanique :


[Link] Moteur thermique :
Les moteurs thermiques ont pour rôle de transformer l’énergie thermique en
énergie mécanique. Ils sont appelés les moteurs à combustion et ils se
subdivisèrent en 2 types [2].

18
Figure 5 - Moteur thermique

[Link].1 Moteur à combustion interne


La chaleur est produite par une combustion dans une chambre à volume variable
et elle est utilisée pour augmenter la pression au sein d’un gaz qui remplit cette
chambre (ce gaz est d’ailleurs initialement composé du combustible et du
comburant). Cette augmentation de pression se traduit par une force exercée sur
un piston, force qui transforme le mouvement de translation du piston en
mouvement de rotation d’arbre (vilebrequin). Dans ce type, se moteur on trouve
deux modèles le moteur diesel et le moteur à essence. [4]

a) Le moteur diesel :
Il fonctionne grâce à la compression de l’air à l’intérieur du cylindre, ce qui
produit une chaleur importante, lorsque le carburant (gasoil) est injecté
dans l’air chaud comprimé, il s’enflamme spontanément, ce qui provoque
une explosion contrôlée qui pousse le piston et génère de l’énergie. Ce
moteur est plus efficace que le moteur à essence car il utilise moins de
carburant pour fournir la même puissance en outre, il est souvent plus
résistant et plus durable que les autres types de moteurs, ce qui le rend
populaire pour les camions, les bateaux, les trains et les générateurs
d’électricité.
b) Moteur à essence :
Le moteur à essence est un type de moteur à combustion interne qui utilise de
l’essence comme carburant principale. Il est composé de plusieurs parties,
notamment un cylindre, un piston, une bougie d’allumage et un système

19
d’admission et de combustion. L’essence et aspirée dans le cylindre, mélangée à
de l’air et allumée par une étincelle de la bougie ’allumage, produisant une
explosion qui déplace le piston vers le bas créant de l’énergie et de la puissance,
ce processus se répète plusieurs fois par seconde, les motos, les petits générateurs
d’électricités

c) La différence entre un moteur à essence et un moteur diesel :


Le combustible dans le moteur à essence fait une combustion à l’aide des
étincelles fournées par une bougie hors que dans le moteur diesel il y a ce qu’on
appelle une auto allumage dont on a besoin juste d’une bougie de pris chauffage
pour atteindre une température avec laquelle l’air comprimé va assurer une bonne
explosion avec le gasoil. Le moteur diesel et le plus lourd par rapport ou moteur
essence par ce que le moteur à essence fait une combustion et le moteur diesel fait
une explosion [4].

[Link].2 Moteurs à combustion externe :


La chaleur est produite dans une chambre de combustion (chaudière) séparée de
la chambre de détente. Cette chaleur est utilisée pour vaporiser l’eau. La vapeur
de l’eau obtenue par cette vaporisation est alors envoyée dans la chambre de
détente (cylindre) où elle actionne un piston. Un système bielle manivelle permet
alors de récupérer l’énergie mécanique ainsi produite en l’adaptant aux besoins.
L’eau qui est fournie à l’évaporateur est transformée en vapeur de l’eau par
rapport de la chaleur. Ce gaz (vapeur de l’eau sous pression) est distribué vers le
piston où il fournit du travail qui sera utilisé par le système bielle manivelle. Les
distributeurs permettent de mettre chaque face du piston alternativement à
l’admission ou à l’échappement [4].
[Link].2.1 Moteur à vapeur :
Il s’agit d’un moteur dit à combustion externe qui fonctionne grâce à la vapeur
de l’eau générée à partir d’une ou de plusieurs chaudières. Cette vapeur également
appelée énergie thermique, subit une conversion en énergie mécanique. Il
s’agissait d’une invention révolutionnaire qui permettait de faire mouvoir un
engrenage sans solliciter la force de motricité humaine [4].

20
Figure 6 - Moteur à vapeur

[Link].2.2 Les organes de moteur diesel :


[Link].2.3 Les organes fixes :
[Link].2.3.1 Le bloc moteur :
Le bloc est réalisé en fonte alliée. Le bâti cylindre offre une grande résistance aux
sollicitations dynamiques de fonctionnement (mécaniques et thermiques). Les
circuits de lubrification et de refroidissement sont intégrés au bloc.
Le bloc comporte des portes de visite qui autorisent l’accès aux embiellages, aux
paliers de vilebrequin et aux arbres à cames.

Figure 7 - le bloc moteur [2].

21
Le bloc-cylindres est soumis à des contraintes élevées dues aux efforts
mécaniques et thermiques. Ses différentes fonctions sont :
 Résister à la pression des gaz de la combustion qui tendent à le dilater et
pousser sur la culasse.
 Guider le piston, d'ou la nécessité de réduire le frottement et d'augmenter
la résistance à l'usure.
 Contenir le liquide de refroidissement tout en résistant à la corrosion.
[Link].2.3.2 Chemises des cylindres :
Les chemises sont en fonte spéciale centrifugée et du type amovible. Chaque
chemise est fixée à sa partie supérieure par sa collerette serrée entre la culasse et
le bloc.
La partie inférieure est guidée dans le bloc et l’étanchéité assurée par des joints
toriques. La surface extérieure est revêtue d’un traitement antioxydant. La
surface interne est pierrée. [2].

Figure 8 - Chemise de cylindre

[Link].2.3.3 Culasse :
La culasse est la partie qui ferme le haut des cylindres et les chambres de
combustion. Les organes de distribution, c'est à dire les soupapes et leur système
de commande y sont généralement logés, ainsi que les injecteurs.
Les culasses sont soumises à de fortes contraintes mécaniques et thermiques. Elles
sont soigneusement refroidies par de larges chambres d'eau (ou des ailettes si le
moteur est refroidi à air) qui entourent les chambres de combustion et les conduits
d'échappement. Des passages dans le plan de joint relient ces chambres avec celles
du bloc-cylindres. L'huile parvient sous pression à la distribution par des
canalisations qui traversent le joint [2].

22
Figure 9- Culasse

[Link].2.3.4 Le carter :
Le carter est en principe une enveloppe rigide destinée à protéger des pièces en
mouvement contre des agents extérieurs (eau, poussière) qui pourraient les
détériore et il est un support qui reçoit les ensembles du moteur (bloc cylindre,
vilebrequin et les accessoires moteur) [2].

Figure 10 - le carter moteur [1].

[Link].2.4 Les organes mobiles :


[Link].2.4.1 Le piston :
Le piston est l'organe mobile qui constitue l'une des parties de la chambre de
combustion fermée par le cylindre et la culasse. Le piston reçoit la pression des
gaz de combustion. Il est animé d'un mouvement alternatif et relatif dans le
cylindre et transmit au vilebrequin par l'intermédiaire de la bielle l'effort exercé

23
par la pression des gaz pendant le temps moteur [2]. Il supporte quatre sortes
d'efforts qui sont :
▪ La pression des gaz et la température d'explosion (combustion).
▪ La réaction proies des cylindres.
▪ Le piston permet de comprimés une masse de gaz et assure son évacuation

Figure 11 - le piston [2].

[Link].2.4.2 La bielle :
La bielle est un organe qui permet la liaison entre le piston et le vilebrequin et a
pour rôle de transmettre le mouvement alternatif du piston en mouvement
circulaire du vilebrequin.
La bielle est constituée de parties : Le pied de bielle est muni d'une bague
antifriction dans laquelle bouge un librement. La tête de bielle a pour plan
d'assemblage avec le chapeau oblique ou droit cranté [2].

24
Figure 12 - la bielle
[Link].2.4.3 Le vilebrequin :
Le vilebrequin est l'élément principal du système bielle-manivelle. Il permet la
transformation du mouvement alternatif du piston, en un mouvement rotatif.
Chaque manivelle est formée de deux bras appelés " bras de manivelle", ou
flasques, et du maneton, ou portée de bielle, qui tourne dans le coussinet de la tête
de bielle. Les portées, sur l'axe de rotation de l'arbre sont appelées portées, ou
tourillons de ligne d'arbre. Dans les moteurs en ligne, le vilebrequin comporte
autant de manivelles qu'il y a de cylindres. Dans les moteurs en V, en général, le
nombre des manivelles est la moitié du nombre de cylindres [2].

Figure 13 - le vilebrequin

25
[Link].2.4.4 Les soupapes :
Les soupapes contrôlent l'entrée et la sortie des gaz dans le cylindre. Elles sont
fermées par de forts ressorts et alternativement ouvertes au moment voulu,
directement ou indirectement, par des cames montées sur un ou des arbres
nommés arbres à cames [2].

Figure 14 - les soupapes

[Link].2.4.5 L'arbre à came :


La commande de soupapes et les injecteurs, s'effectue à l'aide de cames tournante
d'un mouvement uniforme, les cames nécessaires à la distribution dans un moteur
sont d'un arbre appelé " arbre à came" [2].

Figure 15 - l’arbre a came

[Link].3 Mécanisme de distribution :


Le système de distribution gère l'admission de l'air frais dans les cylindres puis la
vidange des gaz brûlés. Il est constitué d'éléments mobiles, les soupapes qui
laissent entrer et sortir les gaz du cylindre par les ports d'admission et
d'échappement. Au repos, elles sont maintenues fermées par des ressorts de
rappel, l'ouverture est contrôlée mécaniquement par le système composé de l'arbre
à cames, des poussoirs et des culbuteurs. L'actionnement des soupapes est aussi
réalisé par des systèmes électromécaniques en cours de développement qui
équiperont les moteurs sans arbre à cames dans les années à venir. L'arbre à cames

26
est couplé au vilebrequin via une courroie de distribution ou une cacade des
pignons de telle sorte que sa vitesse de rotation soit deux fois inférieure à celle du
vilebrequin. Ainsi, l'ouverture et la fermeture des soupapes sont parfaitement
synchronisées avec les mouvements du piston. [2]

Figure 16 - le mécanisme de distribution dans un moteur diesel

[Link].4 Mécanisme d’auto- inflammation :


Si le mélange de combustible et d’air se trouve exposé à une température
progressivement croissante, il s’enflamme spontanément lorsqu’une température
seuil est dépassée. C’est le mécanisme d’auto-inflammation. Cette température
seuil est dite température d’auto-inflammation, souvent notée TAI. [2]

[Link].5 Le système d'injection :


Le système d'injection est un organe essentiel car le moteur Diesel nécessite un
dosage rigoureux du combustible. L'introduction du carburant dans le cylindre est
réalisée par un ensemble comprenant une pompe qui alimente les injecteurs (un
par cylindre) placés sur la culasse. La pompe d'injection garantit l'alimentation de
chaque injecteur, ces derniers sont chargés de laisser entrer la quantité adéquate
de carburant aux instants désirés. On distingue deux catégories de moteurs diesel
selon que les injecteurs dé- bouchent directement dans le cylindre (injection
directe) ou bien dans une chambre annexe dite chambre de précombustion

27
(injection indirecte). Dans Notre cas étudié (Moteur diesel MTU V16), nous
intéresserons plus particulièrement aux moteurs diesel à injection directe. [2]
[Link].6 Principe de fonctionnement de moteur diesel :
Les moteurs diesel fonctionnent habituellement au gazoile, au fuel lourd ou aux
huiles végétales. Le fonctionnement d'un moteur à combustion interne se
décompose en étapes élémentaires plus connues sous le nom de temps moteur. Un
temps moteur correspond à un trajet du PMH vers le PMB, Le cycle diesel d’un
moteur à quatre temps comporte : [2]

[Link].6.1 1er temps Admission :


Descente du piston, ouverture de la soupape d'admission, remplissage du cylindre
par de l'air, fermeture de la soupape d'admission.

Admission

[Link].6.2 2éme temps Compression :


Montée du piston, les soupapes sont fermées, forte élévation de la pression
(environ 40 bars) et donc de la température (environ 600°c) pour permette l'auto
inflammation.

28
Compression
[Link].6.3 3 éme temps Combustion (temps moteur) :
Le combustible est injecté à haute pression (environ 300bars). Il s'enflamme
spontanément et continue à brûler tout le temps que dure l'injection (la combustion
dure ici plus longtemps que dans le cas du moteur à essence). Sous l'action de la
pression (environ 90 bars), le piston descend, c’est le temps moteur.

Combustion
[Link].6.4 4 éme temps Échappement :
La soupape d'échappement s’ouvre, chute de pression, le piston monte et chasse
les gaz brûlés contenus dans le cylindre et le cycle recommence, Lors de
l’admission, le moteur aspire de l’air et l’injection doit se faire à très haute
pression. Le combustible s’enflamme par auto-inflammation, la combustion dure
le temps que dure l'injection du combustible.

29
Échappement

[Link].7 Le réservoir de carburant :


Le réservoir de carburant est destiné à recevoir et à stocker le carburant d’un
groupe électrogène sous forme liquide, autre fois fabriquée en tôle, il est
aujourd’hui le plus souvent fabriqué en matière synthétique, pour des raisons de
poids et sécurité [3]

Figure 17 - Réservoir de carburant

30
[Link].8 Le pré filtre :
Le pré filtre est monté en série entre le réservoir et la pompe d’alimentation ; son
rôle est d’arrêter les impuretés et d’éliminer l’eau en suspension dans le gasoil,
par décantation. [3]

Figure 18 - Pré filtre.

[Link].9 Le filtre :
Le filtre gasoil est monté en série entre la pompe l’alimentation et la pompe
d’injection, son rôle est d’arrêter les plus petites impuretés (2à3 microns) afin de
protéger la pompe d’injection. Le filtre gasoil doit être changé à intervalles
réguliers avant que l’accumulation des particules filtrées nuise au fonctionnement
du moteur jusqu’à’ entrainer la panne totale s’il se bouche entièrement [3].

Figure 19--le filtre.

31
[Link].10 La pompe d’injection :
La pompe à injection est un organe essentiel du moteur, elle fait partie du circuit
d’injection qui équipe les moteurs diesel. C’est elle qui assure le transfert du
carburant, mais aussi son dosage précis vers les injecteurs. En amont, la pompe
d’alimentation prend le carburant présent dans le réservoir. Ensuite, la pompe à
injection produit une pression nécessaire afin de fournir les injecteurs en
carburant. Puis, les injecteurs diffusent le carburant sous forme de micro
gouttelettes afin d’assurer un bon mélange avec l’air. La quantité de carburant à
injecter est définie par les dosages de l’accélération. Et le choix du type de la
pompe d’injection dépend en grand partie du nombre de cylindre.

Figure 20-pompe d’injection.

[Link] Système d’alimentation en combustible


L’alimentation en combustible d’un groupe électrogène est assurée à partir d’un
réservoir journalier alimenté depuis un réservoir de stockage principal
dimensionné en fonction de l’application et de la puissance du groupe. Le
remplissage du réservoir journalier, de capacité limitée à 500 litres, si elle est
installée dans le même local que le groupe, elle est normalement assurée de façon
automatique par une pompe de transfert commandée par des niveaux de contacts
haut et bas. Le circuit de démarrage du groupe électrogène doit être fiable et
assurer un démarrage à coup sûr du moteur. Le système de démarrage d’un groupe
électrogène peut être soit électrique, soit pneumatique. Dans certains cas, il est
possible d’installer les deux systèmes de démarrage, pour des raisons de sécurité
[5]

32
Figure 21- Système d’alimentation en combustible

[Link] Systèmes de lubrification


Le circuit de lubrification permet d’abord d’assurer le graissage du moteur mais
également d’assurer le refroidissement des pièces en mouvement (pistons).
L’huile est refroidie dans un échangeur Huile/Eau. Pour permettre la prise en
charge rapide du groupe, certains constructeurs prévoient la mise en œuvre d’un
système de pré graissage pouvant être cyclique ou permanent. Ce dispositif de pré
graissage peut également être couplé avec un système de préchauffage de l’huile.
L’huile présente dans le carter est aspiré par la pompe à l’huile (entrainer par le
moteur via une courroie), le lubrifiant passe alors par un filtre afin de retenir toute
particule qui pourrait s’y trouver. Ensuite, des conduites/cavité dans le haut du
moteur/cylindre/culasse permettent à l’huile d’être dirigé vers les endroits qui
nécessitent d’être lubrifiés. Ces conduites sont internes à ces pièces et ne peuvent
donc pas être vu de l’extérieur. Les principales pièces qui doivent être lubrifiés
sont : le vilebrequin (ses enroulements), l’arbre à cames, les soupapes,
l’éventuelle turbo (roulement de l’axe), les bielles et les pistons [4.]

33
Figure 22-Circuit de lubrification
1. Carter inferieur d’huile.
2. Crépine d’aspiration.
3. Pompe à l’huile.
4. Clapet de décharge.
5. Filtre à l’huile.
6. Clapet de sécurité.
7. Manocontact de pression d’huile.
8. Rampe principale.
9. Gicleur graissage de chaine.
10. Conduite de graissage vilebrequin.
11. Graissage axe piston.
12. Montée d’huile à la culasse.
13. Rampe de culbuteurs.
14. Bouchon de vidange.
15. Bouchon de remplissage.
On distingue plusieurs modes de lubrification, on cite la lubrification continue et
la lubrification ponctuelle

34
[Link].1 Lubrification continue
Elle touche tous les mécanismes en mouvement, elle est constituée d’un système
de conduites qui amène, par l’intermédiaire d’une pompe, le lubrifiant vers les
divers organes à lubrifier. Le lubrifiant retourne au bac pour y être réfrigéré puis
remonte en traversant un filtre qui retient les impuretés [0].

Figure 23-Circuit de lubrification continu

1. culbuteurs
2. Arbre a cames
3. Vilebrequin
4. Filtre
5. Pompe
[Link].2 Lubrification ponctuelle
Cette méthode consiste à mettre le lubrifiant avant le mouvement ou durant le
mouvement. Cela peut se faire de manière manuelle, par exemple en déposant des
gouttes d'huile avec une burette, en plaçant de la graisse avec les doigts (si celle-
ci n'est pas toxique), ou bien en appliquant le lubrifiant avec un pinceau [0].

Figure 24-Lubrification ponctuel

35
[Link] Types de refroidissement :
[Link].1 Le refroidissement par air :
Les cylindres sont munis extérieurement d’ailettes rapportées, ou directement
venues de fonderie et orientées pour que le courant d’air rentre circule facilement
entre elles, généralement dans un moteur diesel le système est équipé d’un
ventilateur ou d’une turbine. [3]
Facteurs favorisant le refroidissement :
La surface des ailettes : plus grandes en haut du cylindre car la température y est
plus grande qu’en bas.
La conductibilité du matériau (fonte ou aluminium).
La vitesse de déplacement de l’air.
Avantage de ce système :
• Simplicité de construction.
• Pas d’entretien.
• Gain de poids.
[Link].2 Le refroidissement par eau :
La circulation de l’air est remplacée par la circulation d’un liquide de
refroidissement appelé fluide caloporteur entre les différents éléments du moteur
et un échangeur thermique traversé par l’air ce qui permettra le refroidissement
du liquide. Cet échangeur eau / air est appelé radiateur. La circulation de ce liquide
est accélérée à l’aide de la turbine d’une pompe à eau entrainée par une courroie
(courroie de distribution ou courroie d’accessoire).

36
Figure 25-Système de refroidissement d'un groupe électrogène

[Link].2.1 Principe du fonctionnement :


Lorsque le moteur est froid le thermostat est fermé, ce qui contraint l’eau à ne
circuler que dans le moteur. L’eau circulera dans les cylindres et les culasses,
ensuite elle retourne à la pompe à eau par une conduite de canalisation au bloc
moteur. Une fois la température de seuil est atteinte, le thermostat va s’ouvrir, il
ouvre la canalisation interne du retour à la pompe à eau. L’eau va être amenée à
circuler dans le radiateur et une petite quantité d’eau va transiter au vase
d’expansion qui permet de compenser la différence volumique de l’eau en
fonction de la température. Le liquide de refroidissement traverse les barres du
radiateur pour être refroidie par l’air ambiant. En cas d’insuffisance de l’air de
refroidissement, la température de l’eau va s’élever. Il faut donc faire appel à un
circuit électrique auxiliaire qui est représenté sur la figure 17. Lorsque la
température est trop élevée le thermo-contact se ferme et il alimente le relais qui
ferme son contact de puissance, ce qui fait mène au passage d’un grand courant
qui alimente le moto-ventilateur. Une fois l’eau est refroidie, le thermo-contact
s’ouvre et l’eau retourne à la pompe à eau par une conduite externe du moteur. [3]

37
Figure 26-circuit électrique de refroidissement

[Link].3 Systèmes d’allumage de groupe électrogène


Le système de démarrage d’un groupe électrogène peut être soit démarrage directe
(démarrage classique), démarrage électrique ou démarrage automatique, et dans
certain cas, il est possible de démarrer le groupe avec deux types de démarrage
pour des raisons de sécurité et de fiabilités.
[Link].3.1 Démarrage direct
Le démarrage direct ou démarrage par lanceur du moteur du groupe électrogène
est un système compact et léger qui ne nécessite aucune autre énergie que celle
du bras qui l’actionne. Sur un groupe électrogène autonome, le démarrage par
lanceur est la solution la plus évidente pour pouvoir l’utiliser sans aucune
contrainte. Ce type de démarrage dépend de l’énergie et la puissance du groupe
électrogène.
Le lanceur est donc composé de :
- La poignée qui sert à saisir fermement le cardon.
- Le cardon enroulé autour de la poulie qui entraine sa rotation.
- La poulie autour de laquelle est entouré le cardon.
- Les cliquets qui embrayent la poulie pour le lancement et la débrayent dès que
le moteur est en route [0].

38
Figure 27-Lanceur groupe électrogène

[Link].3.2 Démarrage électrique


Sur les groupes électrogènes de fortes puissances le démarrage manuel est
quasiment impossible à cause du nombre de cylindres qui est vraiment important.
C’est la raison pour laquelle on fait appel à un démarrage électrique. Le démarrage
électrique est assuré par le démarreur. Les démarreurs ont pratiquement tous le
même mode de fonctionnement, mais leurs constructions diffèrent un peu les unes
des autres, Généralement les démarreurs sont constitués d’un moteur électrique
(moteur à courant continu), solénoïde et un lanceur [0].

Figure 28-Démarreur du moteur thermique

[Link].3.3 Démarrage automatique


Le démarrage automatique d’un groupe électrogène est d’abord un démarrage
électrique, mais avec un dispositif supplémentaire qui est l’inverseur de source
automatique. Ce dernier permet de détecter un défaut sur le réseau. Il démarre

39
automatiquement le groupe, et assure la commutation sans intervention humaine.
Il détecte également le retour du réseau et arrête le groupe automatiquement. Le
démarrage automatique peut être adapté sur tout groupe électrogène à démarrage
électrique. Sur le groupe maison, c’est un confort supplémentaire bien
appréciable. Pour les hôpitaux, centres de traitement d’urgences et postes
stratégiques, c’est une nécessité [0].

Figure 29-Schéma de démarrage automatique.

[Link].4 Systèmes de préchauffage


Les bougies de préchauffage sont obligatoires pour démarrer un moteur diesel.
Elles permettent de chauffer la chambre de combustion au niveau de chaque
cylindre pour enflammer le gasoil. Le démarrage à froid est difficile car la
température d’auto inflammation du gasoil risque de ne pas être atteinte. Pour
atteindre la température d’auto inflammation dans un cylindre dans ces conditions
il faut une énergie minimale de 3 600 Joules délivrée par la bougie de
préchauffage [0].

40
Figure 30-Une bougie de préchauffage

1.3.2 La partie électrique :


[Link] Le stator
C’est un circuit magnétique constitué par un empilage de tôles en forme de
couronne, isolées les unes des autres pour limiter les courants de Foucault.
L’ensemble des couronnes avec leur isolation est fortement serré, il constitue le
circuit magnétique du stator. Dans sa partie intérieure, le circuit magnétique
comporte des encoches uniformément réparties dans lesquelles vient se loger
l’enroulement triphasé du stator. Le circuit magnétique du stator est en fer afin
d’augmenter le champ magnétique engendré par le rotor, il supporte le bobinage
du stator. Le bobinage d’un stator triphasé comprend trois bobines décalées l’une
par rapport à
L’autre de 120°.Les deux extrémités de l’enroulement aboutissent chacune à une
borne à la plaque de bornes de la machine. Elles constituent l’entrée et la sortie
de l’enroulement. Elles ne sont pas connectées ensemble : l’enroulement est
ouvert. C’est à l’utilisateur de réaliser le couplage. Parce que l’induit est fixe, on
peut isoler fortement ses conducteurs ; aussi, construit-on des alternateurs qui
produisent des f.é.m. atteignant jusqu’à 15 000 volts [4]

41
Figure 31-Le stator

[Link] Le rotor
Le rotor qui tourne à l’intérieur du stator immobile. Le rotor porte, dans les
encoches disposées à sa périphérie, un enroulement parcouru par un courant
continu. Le courant continu provient du système d’excitation, le rotor excité, en
tournant, produit un champ tournant avec lui. Ce champ tournant engendre des
forces électromotrices dans chacune des phases de l’enroulement du stator. Les
pôles sont alternativement nord et sud ; leur nombre total (2*p) est toujours pair.
Certains rotors n’ont que 4 pôles, il en est qui en possèdent plusieurs dizaines. Si
les différentes phases du stator sont fermées sur un circuit extérieur, elles sont par
courues par des courants alternatifs. L’ensemble de ces courants produit un champ
tournant dans le même sens et à la même vitesse que le rotor. Le champ du rotor
est proportionnel au courant d’excitation ; le champ du stator est proportionnel au
courant I dans les phases de l’enroulement du stator[4].

Figure 32-Image d’un rotor

42
Il existe deux types : le rotor à pole saillant et rotor à pole lisse.
[Link].1 Rotor à pôle saillant
L’alternateur avec rotor à pôle saillant est utilisé dans les applications à basse
vitesse. Des bobines d’excitation fabriquées de file ou de barre de cuivre, sont
fixées directement sur les pièces polaires. Ces bobines sont reliées en série de
façon à créer des polarités contraires entre deux pôles voisins. Ce type
d’alternateur dont la puissance varie de 1 MVA à 250 MVA équipe la plupart des
centrales hydrauliques, les groupe de secoure des administrations et des navires
[4].

Figure 33-rotor à pole saillant [4], [3]

[Link].2 Rotor à pole lisse


Les rotors à pôle lisse comme celui apparaissant dans la Figure I.12, sont conçus
pour les alternateurs tournant à hautes vitesses. Comme vous pouvez le constater
sur la Figure 1.32 suivante, leurs formes est cylindrique ; les bobines d’excitation
s’insèrent dans les entailles usinées à cette fin. Cette machine est appelée « Turbo
Alternateur » du fait de sa vitesse de rotation élevée. Leur puissance peut atteindre
1.5 GVA et ils équipent la plupart des centrales thermiques classiques et
nucléaires [3].

Figure 34 - rotor à pole lisse [4], [3]

43
[Link] Alternateur
On nomme alternateurs, les générateurs de courant alternatif. La plupart sont des
machines très puissantes en service dans les centrales thermiques ou hydrauliques.
Les FEM alternatives sont produits par induction, c’est-à-dire par déplacement
relatif d’un circuit induit par rapport à un circuit inducteur. Un courant continu
passe dans les bobines de l’inducteur et aimante les pôles. Les lignes d’induction
sortent par chaque pôle nord, traversent l’entrefer entre les pièces polaires et le
stator, puis bifurquent à gauche et à droite pour passer dans les deux pôles sud
voisins après avoir traversé une seconde fois l’entrefer. Actuellement, pour les
alternateurs de grande puissance, l’induit est fixe et l’inducteur mobile. Deux
formes sont adoptées : les alternateurs à pôles inducteurs saillants, dont la vitesse
est relativement lente, sont entraînés par des turbines hydrauliques, des moteurs à
gaz ou diesel ; les turbo-alternateurs à inducteurs lisses, sont accouplés à des
turbines à vapeur ou hydrauliques tournant à grande vitesse. Certains alternateurs
de petite puissance ont un inducteur fixe et un induit mobile, notamment ceux
utilisés en bout d’arbre comme excitatrice. Un alternateur est composé d’un
ensemble composé du stator et du rotor.[3]
Un alternateur est un générateur de tension et de courants électrique alternatifs.
Les alternateurs appartiennent à la classe des machines synchrones. Leur vitesse
de rotation est synchronisée avec la fréquence des courants alternatifs délivrés.
Les alternateurs utilisés au niveau des groupes électrogènes sont de deux types :
les alternateurs triphasés et monophasés.
La tension en sortie est obtenue grâce au mouvement de rotation appliqué à
l’entrée qui fait varier le champ magnétique créé par la bobine continue dans les
encoches du rotor.

Figure 35 - Un alternateur de groupe électrogène [3]

44
Dans les groupes électrogènes, on laisse les spires fixes et on fait tourner les pôles
excitateurs qui sont des électro-aimants excités par un courant continu. L’induit
est alors au niveau du stator et l’inducteur au niveau du rotor
Le principe de transformation de l’énergie mécanique en énergie électrique est
illustré comme sur la figure suivante :

Figure 36 - illustration du principe de transformation de l'energie mécanique en énergie électrique

[Link].1 Principe de fonctionnement de l’alternateur triphasé


Le principe d’induction magnétique est généralement expérimenté en déplaçant
un aimant permanent dans une bobine. Une tension se crée aux bornes de la
bobine. Un alternateur fonctionne selon ce principe ; un électro-aimant, alimenté
par un courant d’excitation, est en rotation à l’intérieur des trois bobines ; il
produit ainsi trois tensions triphasées alternatives décalées de 120°. L’énergie
produite par un alternateur est proportionnelle à la vitesse de rotation de l’électro-
aimant et à la puissance qui elle-même est proportionnelle au courant d’excitation.
[3]

Figure 37 - principe de fonctionnement d’un rotor et un stator

45
[Link].2 Excitation d’un alternateur :
L’excitation d’un alternateur consiste à alimenter son bobinage inducteur à partir
d’une source de tension continue. Ils existent plusieurs modes d’excitation d’un
alternateur parmi lesquels nous avons :

[Link].2.1 L’excitation avec balais :


L’excitatrice principale fournit le courant d’excitation de l’inducteur,
habituellement par l’intermédiaire du mécanisme balais-bagues. En régime
normal, la tension générée est comprise entre 125V et 600V. on peut la régler
manuellement ou automatiquement en faisant varier l’intensité du champ
inducteur, c’est-à-dire en agissant sur le courant d’excitation et provenant de
l’excitatrice pilote. La puissance nominale de l’excitatrice principale dépend
surtout de la capacité et de la vitesse de l’alternateur qu’elle alimente. [3]

Figure 38 - Excitation avec balais.

[Link].2.2 L’excitation sans balais :


Dans le mode d’excitation avec balais, on fait face au problème d’usure des balais
qui dégagent une poussière conductrice ; ceci nous oblige à effectuer
constamment des opérations de maintenance préventive au niveau du mécanisme
balais-bagues afin d’éviter des courts-circuits probables. Pour contourner ce
problème ; de nos jours on utilise des systèmes d’excitation sans balais dans
lesquels un alternateur-excitateur et un groupe de redresseurs fournissent le
courant continu à l’alternateur principale. [3]

46
Figure 39 - excitation sans balais

[Link] L’AVR :
[Link].1 Définition :
L’AVR (Automatic Voltage Regulator en anglais) est un régulateur électronique
de variation du régime de rotation du moteur.
Il s'agit d'un système à capteurs électroniques sur l'allumage ou sur la rotation de
l'arbre moteur qui modifie immédiatement les paramètres de carburant et
d'allumage pour stabiliser en permanence le régime de rotation du moteur autour
de sa vitesse de croisière (1 500 ou 3000 tours/mn).
Beaucoup plus fiable et rapide que le régulateur mécanique, le régulateur
électronique AVR équipe la majeure partie des groupes électrogènes récents. [3]

Figure 40 - AVR

47
[Link].2 Principe de fonctionnement d’un AVR :
En premier lieu, le régulateur surveille la tension de sortie et commande la tension
d’entrée de l’excitatrice de l’alternateur. En augmentant ou en diminuant la
tension de commande du générateur, la tension de sortie de générateur augmente
ou diminue en conséquence. Le régulateur calcule la quantité de tension qui doit
être envoyée à l’excitateur de nombreuse fois par seconde, en stabilisant ainsi la
tension de sortie à une valeur de consigne prédéterminée.
Le circuit représenté dans la figure 30 illustre les concepts de base utilisés dans la
stabilisation de la tension d’un groupe électrogène avec un alternateur auto-excité.
Lorsque le rotor est mis en rotation par le moteur, une tension alternative est
générée dans l’enroulement d’excitation. Ce courant alternatif est converti en
courant continu du pont redresseur, (RB) et d’un condensateur de filtrage (C). Le
circuit de détection compare une tension de sortie V avec une valeur de consigne
et active ou désactive le transistor (Q). Lorsque (Q) est activé, un courant circule
à travers l’enroulement du champ (rétorque). Lorsque (Q) est désactivé, le courant
du champ continu à circuler via la diode de roue libre (D). Le rotor comporte un
petit aimant permanant pour fournir un certain courant de base lorsque(Q) est
désactivé. En faisant varier convenablement le rapport cyclique du
fonctionnement du transistor (Q), la tension du sortie V sera régulée. [3]

Figure 41 - Circuit de régulation de la tension de sortie dans le groupe électrogène

48
[Link] La batterie
[Link].1 Définition
La batterie est un accumulateur d'électricité dont la fonction première est de
délivrer une intensité suffisante au démarreur pour lancer le moteur à combustion
interne. À l'arrêt, elle alimente également certains consommateurs permanents et
permet d'utiliser des accessoires comme le ventilateur de refroidissement. Elle est
rechargée par l'alternateur, qui fournit en outre l'électricité nécessaire à l'ensemble
du groupe. En conditions ponctuelles de forte consommation électrique, la batterie
épaule l'action de l'alternateur en délivrant un complément d'énergie pour le
fonctionnement de tous les accessoires sollicités

[Link].2 La structure de la batterie


Un accumulateur électrique (batterie) se définit comme appareil capable de
stocker de l’énergie électrique sous forme d’énergie chimique et de la restituer
lorsque cela nécessaire. L’élément de base d’une batterie au plomb est la cellule
(accumulateur), qui est un bac en polypropylène. La cellule contient une solution
d’acide sulfurique (H2SO4) et de l’eau distillée (H2O) dans les proportions
suivantes : 1/5, dans laquelle sont plongées les plaques positives et négatives
(électrodes) séparées par des diaphragmes poreux (séparateurs). Les plaques sont
constituées d’oxyde de plomb (PBO) rendu très poreux afin d’améliorer le
fonctionnement électrochimique de la batterie. Ces éléments, placés dans un
caisson métallique protégé à l’intérieur par un matériau isolant et résistant à
l’acide, constituent la batterie au plomb pour traction pouvant regrouper un
nombre variable d’accumulateurs (6, 12, 18, 20, 36, 40), nombre qui dépend des
caractéristiques du chariot qu’elle devra équiper. [4]

Figure 42 - Structure de la batterie

49
Avec :
1. Grille réticulaire de soutien du matériau actif des plaques.
2. Plaque négative – anode (-).
3. Plaque positive – cathode (+) – insérée dans une enveloppe de séparation afin
d’éviter les court-circuités latéraux et sur le fond.
4. Groupe de plaques positives avec l’enveloppe de séparation.
5. Fil pour relier les plaques en parallèle et les groupes de plaques en série entre
elles pour obtenir la tension désirée de la batterie.
6. Série de plaques négatives.
7. Groupe de plaques négatives et positives.
8. Canal central de dissipation du gaz.
9. Bouchon de fermeture avec joint torique, ainsi l’humidité et la vapeur de l’acide
ne vont pas vers le haut.
10. Passant du pôle étanche de l’électrolyte.
11. Cellule sans prismes (espace utilisé pour les sédiments).
12. Connexion intercellulaire réalisée avec le même matériau que le fil.
13. Poignée rabattable.

Figure 43 - image des symboles affichés sur une batterie

50
1.3.3 La partie commande :
La partie commande est la partie qui gère le démarrage et l’arrêt du groupe
électrogène. Elle est fonction du mode d’utilisation de ce dernier. Un groupe
électrogène peut être utilisé de plusieurs manière tel que :
Utilisation d’un groupe électrogène comme source principale d’énergie dans ce
cas le groupe électrogène constitue la seule et unique source d’alimentation de la
charge. Il peut être commandé manuellement selon les besoins et peut être amené
à fonctionner en permanence.
Utilisation du groupe électrogène comme source d’appoint : dans ce cas le groupe
électrogène permet de renforcer le réseau lorsque la charge devient très
importante, on parle alors du couplage de l’alternateur du groupe sur le réseau.
Pour se faire certaines doivent être remplies à savoir :
❖ La tension produite par le groupe doit être égale à celle du réseau.
❖ La fréquence du groupe doit être égale à celle du réseau.
❖ L’ordre de succession de phase doit être la même.
❖ Les deux systèmes doivent être en phase.
Remplir ces conditions revient à synchroniser le groupe électrogène au réseau ; la
synchronisation et le couplage du groupe électrogène est effectué par un dispositif
de commande constitué de :
 Régulateur de vitesse.
 Régulateur de tension d’excitation.
 Synchroscopes.
Utilisation du groupe électrogène comme alimentation secours dans ce cas, le
groupe électrogène n’est utilisé qu’’en cas d’absence de la tension ou de
déséquilibre du réseau. Le démarrage du groupe peut être manuel ou automatique.
[3]
Le démarrage manuel est effectué par un opérateur qui, après avoir constaté une
défaillance du réseau donne l’ordre de démarrage du groupe électrogène soit par
un commutateur soit par un bouton poussoir après avoir déconnecté la charge du
réseau. Lorsque la tension redevient normale, l’opérateur peut arrêter le groupe
électrogène. Le démarrage automatique d’un groupe électrogène est effectué par
un dispositif électronique ou électrique de commande appelé inverseur de source
normale/ secours. Ce dispositif de commande est muni d’un module électronique
qui détecte une défaillance sur le réseau qui peut être le manque ou la baisse de
tension ou encore un déséquilibre et ensuite donne immédiatement l’ordre de
51
démarrage du groupe qui provoque le basculement de l’utilisateur du réseau
normal au réseau secours.

[Link] Chargeur de batterie


C’est un redresseur du courant alternatif du groupe électrogène qui permet d’alimenter
la batterie avec du courant redressé à la bonne tension.

[Link] Cartes de gestion du groupe électrogène


Le coffret de commande et de surveillance est un dispositif électronique. Ce
dispositif est généralement équipé d’un voltmètre et un ampèremètre pour
mesurer les grandeurs électriques, un dispositif pour mesurer la température du
groupe et du liquide de refroidissement, un afficheur LCD et des LED pour
signaler les anomalies dans le groupe, des boutons marche/arrêt, un bouton d’arrêt
d’urgence et un sélectionneur pour sélectionner le mode ou le type de démarrage.
Le coffre de contrôle et de surveillance permet à l’utilisateur de contrôler les
groupes électrogènes et visualiser les anomalies relatives a son fonctionnement et
faire son entretien [0].

Figure 44 - La carte de gestion du groupe électrogène

1. Bouton d'arrêt d'urgence permettant d'arrêter le groupe électrogène en cas de


problème susceptible de mettre en danger la sécurité des personnes et des biens
2. Commutateur à clé de mise sous / hors tension du module
3. Fusible de protection de la carte électronique
52
4. Molette de défilement et de validation permettant le défilement des menus et
des écrans avec validation par simple pression sur la molette
5. Bouton STOP permettant sur une impulsion d'arrêter le groupe électrogène
6. Bouton START permettant sur une impulsion de démarrer le groupe
électrogène
7. LEDS de mise sous tension et de synthèse des alarmes et défauts
8. Emplacement des ports USB
9. Vis de fixation
10. Ecran LCD pour la visualisation des alarmes et défauts, états de
fonctionnement, grandeurs électriques et mécaniques
11. Bouton ESC : retour à la sélection précédente et fonction RESET de défaut
12. Bouton MENU permettant l’accès aux menus
13. Eclairage du bouton d’arrêt d’urgence.

[Link] L’afficheur de la carte de gestion


Les afficheurs LCD sont devenus indispensables dans les systèmes techniques qui
nécessitent l’affichage des paramètres de fonctionnement. Grâce à la commande
par un microcontrôleur ces afficheurs permettent de réaliser un affichage de
messages aisés. [0]

Figure 45 - L’afficheur de la carte de gestion

53
[Link] Coffret de commande
Il permet de démarrer et d'arrêter le groupe électrogène, en surveillant son
fonctionnement et son rendement et aussi en arrêtant automatiquement le groupe
électrogène en cas de survenue de situation critique. Afin d'éviter des dommages
importants au niveau du moteur ou de l'alternateur.

[Link].1 Coffret de contrôle


Il sert à surveiller en permanence le fonctionnement du groupe électrogène. Il détecte
S’il y a des anomalies dans le fonctionnement du groupe et il sert aussi à surveiller la
tension et le courant à la sortie de l’alternateur et à contrôler la fréquence du courant.

Figure 46 - Coffret de contrôle

54
[Link].2 Tableau inverseur de source automatique
C’est un dispositif électrique installé dans le groupe électrogène lorsqu’il est destiné à
fonctionner en secours. Sa fonction et de permuter l’alimentation de la charge au groupe
électrogène lorsque le réseau d’alimentation est interrompu. [1]

Figure 47 - Inverseur de source [4]

[Link].3 Assises du groupe électrogène.

Le groupe électrogène est normalement isolé par des blocs élastiques du châssis métallique
qui le supporte. Il n’est pas obligatoire de l’installer sur un massif isolé de la chape du bâtiment.
Cependant la chape sera de bonne résistance (charge au plancher d’environ 1500 kg/m2),
d’une gauche inférieure à 1 mm/m (défaut d’horizontalité) et d’une surface antidérapante.
Malgré tout pour des contraintes phoniques on pourra réaliser un massif isolé de la chape par
des planches de bois dur. Sa masse devra être au moins le double de la masse du groupe
électrogène.

Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons pu identifier les différentes parties d’un
groupe électrogène et leurs rôles. On peut donc dire que le groupe
électrogène est un produit de la future qui peut être amélioré dans les
domaines de l’efficacité de la fiabilité et la disponibilité.

55
CHAPITRE 2 :
PRINCIPE DE
FONCTIONNEMENT
D’UN GROUPE
ELECTROGENE

56
Introduction
Nous allons aborder dans ce chapitre le fonctionnement du groupe électrogène en
présence d’autres groupes et du réseau électrique.

2 SOURCE PRINCIPALE
Lorsque le groupe électrogène est utilisé comme source principale d’énergie électrique,
il est nécessaire de prendre en compte les points suivants :
- Pouvoir fonctionner en parallèle avec d’autres groupes
- Prévoir de longues périodes de maintenance.
- Assurer le démarrage autonome
Lorsque le groupe électrogène est utilisé comme source de secours ou de pointe, il faut
prendre en considération ce qui suit :
- Assurer le fonctionnement en parallèle avec le réseau
- Assurer la rapidité et la fiabilité de démarrage.
- Réaliser un système de délestage fiable pour éviter la surcharge et le décrochage.
- Fournir si nécessaires le courant magnétisant pour les transformateurs de distribution.
2.1 Mode d’utilisation du groupe électrogène
Selon le lieu dans lequel un groupe est déployé et les enjeux auxquels il répond, son
utilisation, son rendement et son importance varient grandement [1].

Les trois types d’utilisations d’un groupe


Le mode d’utilisation va dépendre du nombre d’heures de fonctionnement annuel :
• Mode « production » : le groupe assure 100% de l’alimentation électrique
lorsque l’accès au réseau est impossible (site isolé). Cela peut aussi correspondre
à la problématique actuelle ou les groupes sont envisagés comme moyen de
substitution au réseau pour réduire le montant de la facture d’électricité ;
• Utilisation de secours : ne fonctionne que lorsqu’il y a une coupure du réseau
donc peu souvent. ;
• Utilisation dit « de pointe » : Le groupe prend le relais ponctuellement mais
régulièrement. Exemple : groupe « EJP » (production uniquement au moment
des pointes de consommation sur le réseau) ou groupe qui prend le relais la nuit.
Cela pourrait être le cas pour substituer uniquement les heures pleines.

Production de pointe

57
Le groupe électrogène est utilisé pour couvrir les besoins en pointe du réseau électrique
public. En fonctionnement normal du réseau, le générateur se trouve en mode «stand-
by», et n’entre en activité que pour compenser les pointes de consommation électrique.
Cette technique est majoritairement utilisée dans les pays en voie de développement,
lorsque le réseau principal ne suffit plus à alimenter les infrastructures en
développement dans une région. Les tarifs EJP (effacement jours de pointe) sont des
tarifs spéciaux correspondant à 22 jours dans l’année où l’électricité fournie par le réseau
public est beaucoup plus onéreuse. Pour éviter ce surcoût, certaines entreprises
choisissent d’avoir recours à des groupes électrogènes pour subvenir à leurs besoins
quotidiens en énergie pendant cette durée. [1],[0]

Production d’énergie électrique


L’application du groupe électrogène en tant que « producteur d’énergie électrique »
permet d’alimenter un réseau privé. L’alimentation en énergie électrique provient de N
groupes comme la montre la figure ci-dessous. Le nombre de groupes à utiliser dépend
de la puissance du site à alimenter. Dans ce type d’installation un groupe électrogène
nécessite périodiquement des opérations de maintenance alors il faut que N-1 groupes
assurent le fonctionnement sans appel au délestage. Dans certains cas, les conditions de
fonctionnement à N-2 groupes doivent être examinées. La puissance des groupes
électrogènes doit être choisie de sorte à ce qu’ils fonctionnent au moins à 50% de leur
puissance nominale. En Principe, la durée de fonctionnement annuelle de ces groupes
électrogènes est assez élevée. [1]

58
Figure 48 - Site industriel sans raccordement au réseau. [1]

Production de secours
On entend par la notion « groupes électrogènes de secours» les groupes électrogènes
destinés à approvisionner un objet (établissement) en courant électrique en cas d’une
panne du réseau public. Ces installations se mettent automatiquement en route dès
qu’une interruption de l’alimentation du courant électrique apparaît. Dans l’état normal,
elles se trouvent dans un mode «stand-by». Ces installations ne sont pas destinées à
couvrir les pointes du courant électrique du réseau public et ne fonctionnent donc que
quelques heures par année. L’application de ces groupes électrogènes a lieu dans les
établissements où une interruption du courant électrique peut provoquer des nuisances
pour les êtres humains.
Parmi ces établissements il y a lieu de citer les hôpitaux, les maisons de soins, les
maisons de retraite…etc. Les installations de production d’énergie électrique de secours
trouvent également leur application dans les établissements où une coupure du courant
électrique peut entraîner des pertes économiques (banques). On donne sur la Figure 49 un
exemple typique d’un réseau secouru par un groupe électrogène. [1].

59
Figure 50 - : Schéma de réseau de secours d’un site industriel

2.2 Couplage des groupes électrogènes avec le réseau ou avec d’autres


groupes électrogènes :
La puissance appelée par une installation ou la variation importante de cette puissance
peut rendre nécessaire la mise en parallèle de plusieurs groupes électrogènes. Cette
possibilité permet de mettre en production un nombre de groupes adapté à la puissance
appelée en évitant ainsi de faire fonctionner un groupe à une puissance trop faible. En
effet, un groupe électrogène ne doit pas fonctionner à des puissances inférieures à 30%
de sa puissance nominale, car cela peut empêcher une bonne combustion qui entrainerait
une dégradation rapide de l’huile de lubrification.[1]
Pour coupler un groupe électrogène sur un réseau ou avec un autre groupe électrogène,
il faut respecter les conditions suivantes :
✓ Égalité des tensions ;
✓ Égalité des fréquences ;
✓ Concordance des phases.
L’ordre de fermeture de l'organe de puissance ne sera autorisé que si ces trois conditions
sont remplies. Cet organe de puissance devra avoir un temps de fermeture suffisamment
rapide pour que l’angle de déphasage entre les deux tensions à coupler ne soit pas trop
important à l’instant de la fermeture. Dans le même but, la fréquence de glissement
(différence entre les deux fréquences) doit être suffisamment faible pour autoriser le
couplage. Le temps de fermeture maximal de l’organe de coupure doit être inférieur à

60
100 ms. La figure II.3 résume les conditions de couplage du groupe électrogène au
réseau.[1]

2.3 Différentes méthodes de couplage

2.3.1 Couplage manuel


Pour réaliser le couplage d’un groupe électrogène sur un réseau ou un autre groupe, il
faut disposer de deux dispositifs de réglage.
Le dispositif de réglage de la vitesse du moteur Diesel
Il est constitué habituellement d’un potentiomètre d’ajustage agissant sur la consigne de
vitesse du régulateur. Ce dispositif permet d’ajuster la fréquence du groupe à coupler à
celle de la source qui est prise comme référence. Les conditions d’égalité des fréquences
et de concordance de phases sont contrôlées respectivement par un fréquencemètre
double et par un synchroscope [1].
Le dispositif de réglage de la tension de l’alternateur :
Il est constitué habituellement par un potentiomètre d’ajustage agissant sur la consigne
de tension du régulateur. Il faut noter qu’une différence de tension faible, de l’ordre de
5 %, est admissible. Cette différence se traduit, au moment du couplage par un échange
de puissance réactive sur le réseau de référence et le groupe. Le contrôle de l’égalité des
tensions est réalisé par un voltmètre différentiel [1].

2.3.2 2. Couplage automatique


Les centrales de secours demandent des temps de réalimentation rapide des installations
secourues. Il est donc indispensable de prévoir des systèmes de couplage automatique
qui nécessitent la mise en œuvre des composants suivants [1] :
- un synchronoscope qui amène les tensions au synchronisme par action sur la consigne
de vitesse du régulateur.
- un égaliseur de tension qui assure l’ajustement de la tension de l’alternateur à celle
de la source de référence.
- un coupleur qui effectue le contrôle de l’ensemble des conditions de couplage et qui
délivre l’ordre de fermeture de l’organe de coupure du groupe électrogène
automatiquement.

2.3.3 Couplage à l’arrêt


Le couplage à l’arrêt présente de nombreux avantages qui seront précisés après
présentation de cette technique.
61
Sur demande de démarrage de la centrale électrique :
- fermeture du disjoncteur de chacun des groupes électrogènes.
- démarrage simultané des moteurs, l’excitation des alternateurs étant hors service.
- à l’arrivée du dernier groupe à sa vitesse nominale, mise en service simultanée de
l’excitation de tous les groupes.
- la synchronisation des groupes est obtenue pendant la phase d’établissement de la
tension aux bornes des alternateurs.
- Une temporisation contrôle que chacun des groupes arrive à sa vitesse nominale dans
un temps imparti. Si un groupe n’atteint pas sa vitesse à l’écoulement de cette
temporisation, son disjoncteur est ouvert et la séquence se poursuit avec les autres
groupes. Le groupe défaillant sera démarré ultérieurement et couplé en utilisant une
procédure classique de synchronisation. Ce procédé de couplage présente les avantages
suivants [1] :
mise à disposition rapide de tous les moyens de production :
Ce temps correspond au temps de démarrage d’un groupe et permet donc de répondre,
avec la souplesse présentée par l’utilisation de plusieurs groupes, aux impératifs
réglementaires des reprises en secours de sites sensibles comme les hôpitaux.
capacité de magnétiser les transformateurs :
Dans le cas de l’alimentation d’un réseau HTA : en effet, la magnétisation se réalise de
façon progressive pendant la phase d’établissement de la tension.
suppression de la procédure de synchronisation et de couplage :
Qui est toujours une opération délicate pouvant durer plusieurs secondes.

2.4 Conséquences d’un mauvais couplage


2.4.1 Le non-respect de l’égalité des fréquences
Le non-respect de l'égalité des fréquences peut provoquer des retours de puissance ou
des couplages en opposition de phases qui peuvent détériorer l’alternateur et les artifices
d’excitation et créer des incidents sur les autres groupes. Il est conseillé, au moment du
couplage, de garder la fréquence de l’alternateur légèrement supérieure à celle du réseau
pour éviter les retours de puissance [1].

2.4.2 Le non-respect de l’égalité des tensions


Cela implique que la différence des tensions entre l’alternateur et le réseau n’est pas
nulle, ce qui va provoquer des courants de circulation dans les enroulements de
l’alternateur. Ces courants sont d’autant plus élevés que la différence est plus grande.

62
Ce phénomène est susceptible d’endommager l’alternateur et les artifices d’excitation
tels que : les diodes, le régulateur de tension, etc. [1]

2.4.3 Le non-respect de la concordance des phases


Le non-respect de cette condition conduit à un couplage en opposition de phases avec
des courants de circulations très forts qui peuvent endommager le disjoncteur,
l’alternateur et les artifices d’excitation. Le couplage en opposition de phase peut
provoquer des incidents sur les autres groupes. De façon générale, un mauvais couplage
peut détériorer un groupe, créant ainsi son immobilisation temporaire, ce qui peut
engendrer des pertes financières [1].
2.5 Le délestage :
Le délestage est souvent nécessaire afin de s’assurer que les éléments essentiels d’un
processus restent alimentés en énergie durant les pointes de consommation ou lors de
perturbations du réseau électrique.
Cette fonction est réalisée à l’aide d’un délesteur de charges
Le délestage est à considérer dans trois cas suivants :
➢ Augmentation progressive de la charge,
➢ Perte d’un groupe électrogène,
➢ Défauts électriques.
Pour une alimentation électrique fiable d’un équipement, le délestage dans chacun des
cas ci-dessus doit être étudié. En général, le système de délestage doit vérifier en
permanence l’équilibre entre la charge et la puissance disponible afin de délester les
charges non essentielles et maintenir ainsi la stabilité du système. On trouvera ci-après
la description des effets et des remèdes dans chacun des cas. [1].
2.5.1 Augmentation progressive de la charge
Il est possible qu’à certaines périodes, la charge excède la puissance nominale des
groupes électrogènes. Le fait que les groupes électrogènes de production soient prévus
pour une surcharge de 10% pendant une heure, lors d’une évolution progressive de la
charge, le système de délestage peut effectuer en temps réel tous les calculs et donner
les ordres de délestage aux charges non essentielles. L’opérateur peut reconnecter les
charges non essentielles après la période de pointe.
2.5.2 Perte d’un groupe électrogène
La perte d’un groupe peut brusquement entraîner une réduction considérable de la
puissance disponible par rapport aux besoins de la charge. Le délestage immédiat des
charges non essentielles est alors nécessaire afin d’assurer la stabilité du réseau de
distribution. Sans délestage, il y aura déclenchement par surcharge, baisse de tension,
ou baisse de fréquence, conduisant à la perte probable de la totalité de l’alimentation
électrique. Le système de délestage doit être programmé pour envoyer immédiatement

63
les ordres de déclenchement nécessaires. Le délestage peut se faire en moins de 200 ms,
ce qui est généralement suffisant pour empêcher de perdre la stabilité du système, et
pourrait éventuellement conduire à une panne totale du réseau de distribution interne
[1].
2.5.3 Défauts électriques
Les défauts électriques sont détectés par les relais de protection, provoquant le
déclenchement des disjoncteurs et isolant ainsi l’équipement défectueux. Durant le
temps d’élimination du défaut, la tension dans la zone du défaut peut tomber
pratiquement à zéro, ce qui peut entraîner le ralentissement de tous les moteurs de
l’installation. A l’élimination du défaut, les moteurs absorberont un courant
supplémentaire pour retrouver leur vitesse normale. Cela pourrait accentuer la chute de
tension dans certaines zones de l’installation jusqu’au déclenchement des disjoncteurs
alimentant les parties saines de l’installation. Pour empêcher une telle perte de stabilité,
il est nécessaire d’avoir un système de délestage agissant sur baisse de tension et/ou
baisse de fréquence [1].
2.6 Protections du groupe électrogène
2.6.1 Protection des alternateurs
Le fonctionnement en parallèle de groupes électrogènes entre eux ou avec le réseau
implique la mise en œuvre de dispositifs de protection destinés à sauvegarder l’intégrité
des matériels. L’objet des protections est de limiter l’amplitude et la durée des
contraintes électriques thermiques ou mécaniques engendrées par des perturbations de
façon à diminuer les conséquences et l’importance des avaries. Le choix de protections
doit être fait en fonction de critères liés à l’importance du réseau et de la centrale [1] :

• Protection de surcharge de l’alternateur ;


• Protection contre les courts-circuits ;
• Protection thermique du bobinage stator réalisée à partir de sondes insérées
dans le bobinage.
2.6.2 Protections du moteur :
Le groupe électrogène doit également avoir des protections relatives au moteur
thermique. Il s’agit essentiellement [1] :
du niveau et de la température de l’huile
du niveau et de la température d’eau
de la température d’échappement.

2.7 Les régimes du neutre :


Dans un réseau, le régime du neutre joue un rôle très important. Il protège les personnels
contre l’électrocution lors d’un défaut d’isolement ou de la mise accidentelle d’une
phase à la terre. L’étude du régime du neutre est différente d’une installation alimentée
64
par un ou plusieurs groupes électrogènes et suivant la grandeur de la tension (basse ou
haute) de l’alimentation [1].
2.7.1 Régime du neutre en basse tension :
Un groupe électrogène doit être soumis au même régime de neutre que l’installation
qu’il va secourir. Nous distinguons trois régimes du neutre en basse tension. [1]
[Link] Régime du neutre TT :
Dans ce régime (Figure II.6), le neutre de l’alternateur est mis directement à la terre et
les charges à alimenter sont aussi raccordées à la terre. L’installation de dispositifs
différentiels résiduels (DDR) est obligatoire dans ce régime

Figure 51-Régime du neutre TT [1]

[Link] Régime du neutre IT :


Dans ce régime Figure 52, le neutre de l’alternateur est isolé ou relié à la terre parune
impédance très élevée, les masses des récepteurs sont interconnectées et reliées à la terre.
Dans ce type d’installation la protection est assurée soit par des fusibles ou par des
disjoncteurs. Lors de l’apparition d’un premier défaut, les protections n’agissent pas
mais il faut chercher à éliminer le premier défaut, car lors de l’apparition d’un deuxième
défaut les protections se déclenchent et elles ouvrent le circuit de défaut. Le régime du
neutre IT nous offre donc un avantage qui est la continuité de service. [1]

65
Figure 53 - régime du neutre IT

[Link] Régime du neutre TN :


Il existe 2 régimes TN : TNC et TNS.
[Link].1 Régime TNC :
Le neutre (N) et le conducteur de protection (PE) sont confondus (PEN sur le schéma).
Ce régime est interdit pour des sections de câble inférieures à 10 mm². En effet, la
tension entre les extrémités du conducteur de protection doit rester aussi faible que
possible. [1]

Figure 54 - Régime du neutre TNC

[Link].2 Régime TNS :


Le neutre (N) et le conducteur de protection (PE) sont séparés. Il faut utiliser des
appareils tripolaires + neutre.

66
Figure 55 - Régime du neutre TNS

Il est à noter que dans les deux cas du régime TN, la protection doit être assurée
par coupure au premier défaut.
2.8 Protection Incendie :
Pour être efficace dans la prévention contre les incendies il faut prendre des
dispositions contre les causes, la propagation et mettre à disposition des moyens
de lutte.

2.8.1 Causes :
- Contacts des parties chaudes du groupe avec des matériaux
inflammables.
- Exutoire des conduits de fumées proche de matériaux inflammables.
- Traitement des échauffements des contacts électriques, éloignement des
conducteurs électriques des matériaux inflammables.
- Distances faibles entre matériaux ou liquides inflammables.
- etc.
2.8.2 Propagation :
- Câbles électriques.
- Conduites de carburant.
- Canalisation de collecte des fuites d’huile et de carburants
- Mauvais entretien des sols.
2.8.3 Lutte préventive :
- Câbles électriques de puissance dans des caniveaux isolés les uns des
autres.
- Réserves de carburants dissociées, un premier réservoir de
consommation journalière complété par un second réservoir de capacité
plus importante.
- Conduites de carburants de remplissage des réservoirs journaliers
sectionnés par des robinets, vidées en fin d’utilisation.
67
- Interdiction de communication par retour de flamme dans les
canalisations de collecte des fuites.
- Cloison anti-feu dans les caniveaux électriques.
- Sol propre sans trace d’huile ou de carburant. Lutte contre un incendie.
- Arrêt d’urgence de la centrale pour une mise hors tension générale à
proximité immédiate des portes d’entrées.
- Blocage automatique des vannes d’alimentation en carburant des
groupes.
- Bac à sable (ou terre fine) avec pelle près des portes d’accès au local.
- Extincteur « poudre » pour les feux d’hydrocarbures.
- Extincteur « CO2 » pour les feux d’origine électrique.
- Formation des employés à la lutte contre les incendies.

68
CONCLUSION
Les groupes électrogènes constitués d’un moteur et d’un alternateur sont souvent
installés dans les sites industriels et bâtiments commerciaux, soit en tant que
principal fournisseur de l’énergie électrique, ou bien pour assurer l’alimentation
des charges essentielles lors d’une défaillance du réseau de distribution publique.
Le groupe électrogène, dans ses applications secours ou production, présente des
avantages liés à un large éventail de puissance la rapidité de sa mise en œuvre sa
capacité à fonctionner pendant de longues périodes Ces avantages lui confèrent
une position principale loin devant toutes les autres sources de remplacement. Il
est donc permis d’affirmer que le groupe électrogène est toujours un produit
d’avenir, d’autant que les performances du moteur diesel s’améliorent
constamment dans les domaines du rendement de la fiabilité et de la pollution.
L’étude que nous avons réalisée nous a permis de comprendre le fonctionnement
d’un groupe électrogène. Cette étude réalisée sous Matlab nous a permis
également d’approfondir nos connaissances en simulation.

69
CHAPITRE 3 :
DIMENSIONNEMET
D’UN GROUPE
ELECTROGENE

70
INTRODUCTION
Le dimensionnement d’un groupe électrogène est une étape cruciale dans la
conception des systèmes de production d’énergie, visant à garantir une
alimentation électrique fiable et efficace. Ce processus consiste à adapter la
capacite du groupe électrogène aux besoins spécifiques de l’application qu’il
agisse d’une utilisation continue ou de secours. En effet un dimensionnement
approprie permet non seulement de répondre aux exigences de puissance mais
aussi d’optimiser la consommation de carburant et de réduire les émissions
polluantes

3 Importances du Dimensionnement
Le dimensionnement optimal d’un groupe électrogène repose sur plusieurs
facteurs clés, notamment la nature des charges à alimenter, la durée d'utilisation
et les fluctuations potentielles de la demande. Par exemple, pour des charges
constantes fonctionnant 24 heures sur 24, il est essentiel de sélectionner un
générateur capable de fournir une puissance continue sans surchauffe ni
inefficacité En revanche, pour des applications intermittentes, un
surdimensionnement peut être envisagé pour gérer les pics de demande et
garantir une marge de sécurité

3.1 Etapes à respecter pour le choix d’un groupe adapté à son besoin :

3.1.1 Quels types d’appareils à alimenter ? [8]

Tous les appareils ne consomment pas du courant de la même manière.


Comme les lampes à incandescence, les appareils de chauffage ou les plaques de
cuisson n'ont pas d'exigence particulière.
Les appareils entraînés par un moteur électrique comme les perforateurs, les
scies circulaires ou les compresseurs nécessitent une puissance de démarrage de
2 à 4 fois supérieure à leur puissance nominale. Certains moteurs électriques ont
besoin de 6 fois la puissance nominale au démarrage.
Monophasé (230 V) ou triphasé (400 V)
Avez-vous besoin du courant triphasé ? Certains outils exigent un courant
triphasé. Dans ce cas vous apprécierez la gamme Tristar.
3.1.2 Trouvez la puissance nominale de chaque appareil
Cette information est donnée par le constructeur de votre outil et se trouve sur la
plaque constructrice de votre équipement. Vous pouvez également la retrouver
dans le manuel d'utilisation de votre outil. [6]
71
Exemples :
Pour alimenter un aspirateur professionnel de 1400 W, vous aurez besoin
d'un groupe électrogène de 2800 W (1400 x 2) minimum.

Toutes fois le circuit d’échappement le plus court et le plus direct possible est
recommandé.

3.1.3 Additionnez la puissance de démarrage de tous les appareils à


alimenter simultanément (+20%)
Après avoir calculé la puissance nécessaire au démarrage de chaque outil,
additionnez-les pour obtenir la valeur totale de vos besoins en puissance. Pour la
longévité de votre groupe, augmentez de 20% cette valeur et ainsi vous aurez
une réserve de puissance.
A savoir : La puissance d’un groupe varie en fonction de l’altitude et de la
température ambiante Au-delà de 30°C, elle chute de 2% par tranche de 5°.
D’où l’indication, sur les documentations commerciales, d’une altitude de
référence.
[8]

72
3.2 L'échelle du bruit :

3.3 Choisissez la qualité de votre courant :


Les outils électriques les plus simples ne requièrent pas de qualité de courant
particulière. Par contre les équipements électriques à régulation électronique
exigent un maintien précis de la tension comme de la fréquence du courant
fourni. Nous vous proposons trois types de régulation couvrant tous vos besoins.
- Le condensateur : tous nos groupes électrogènes sont équipés d'une régulation
par condensateur,
- AVR (régulateur de tension électronique) : proposé en série ou en option selon
le modèle,
- INVERTER : garantit le meilleur de la technologie pour protéger tous types
d'outils, un courant parfait, un fonctionnement silencieux et une consommation
réduite.

Régulateur de tension électronique


Protège vos équipements électroniques de toutes les
fluctuations de tension
- Génératrice avec AVR tolérance ± 2%
- Génératrice sans AVR tolérance ± 5%
-Période le choix Diesel est le meilleur.
Insonorisé ou non ?
Si le lieu d'utilisation de votre groupe électrogène se trouve dans un endroit
où le bruit est contrôlé, la gamme des groupes électrogènes Inverters et
Insonorisés est là pour vous apporter un confort de travail maximum (voir
l'échelle du bruit).
3.4 Choix du groupe électrogène dans la gamme :

73
Motorisation

• Essence : moins cher à l’achat, moins bruyant, moins lourd, plus


compact. A réserver aux groupes monophasés, de petite puissance, à
utilisation brève et occasionnelle.
• Diesel : plus puissante, mieux adaptée aux utilisations intensives.
• Autres carburants (diffusion plus anecdotique) : GPL, huile
végétale brute
Remarque : Pour une utilisation agricole, les fournisseurs proposent des
modèles sans motorisation, animés par prise de force tracteur. On parle alors de
génératrice. [6]

3.5 Les autres critères et caractéristiques d’un groupe [6]


• Fixe ou déplaçable
• Capacité du réservoir et présence d’une jauge
• Sécurités et protections
• Automatismes de démarrage, de maintien de charge de batterie, de
maintien en température du moteur l’hiver
• Télésurveillance

Tous ces équipements ont un impact non négligeable sur le prix du groupe.
[6]

Conclusion
Le dimensionnement d'un groupe électrogène est un processus complexe qui
nécessite une compréhension approfondie des besoins énergétiques spécifiques,
ainsi qu'une attention particulière aux détails techniques. Un dimensionnement
approprié permet non seulement d'assurer une alimentation électrique fiable, mais
aussi d'optimiser l'efficacité énergétique et de réduire les coûts opérationnels à
long terme.

74
CHAPITRE 4 :
MAINTENANCE D’UN
GROUPE ELECTROGENE

75
INTRODUCTION

Pour être et demeurer compétitive, une entreprise doit produire toujours


mieux (qualité) et au coût le plus bas. Pour minimiser ce coût, on fabrique plus
vite et sans interruption des produits, sans défaut afin d'atteindre la production
maximale par unité de temps. L'automatisation et l'informatique ont permis
d'accroître considérablement cette rapidité de production. Cependant, les
limitations technologiques des moyens de production ne permettent pas
d'augmenter les cadences.

De plus, produire plus sous-entend produire sans ralentissements, ni arrêts. Pour


cela, le système de production ne doit subir qu'un nombre minimum de temps de
non production. Exceptés les arrêts inévitables dus à la production elle-même
(changement de production, montées en température, etc.), les machines ne
doivent jamais (ou presque) connaître de défaillances tout en fonctionnant à un
régime permettant le rendement maximal.

Cet objectif est un des buts de la fonction maintenance d'une entreprise. Il s'agit
de maintenir un bien dans un état lui permettant de répondre de façon optimale à
sa fonction. [10]

4 Définition :
La maintenance d'un groupe électrogène est essentielle pour garantir son bon
fonctionnement et prolonger sa durée de vie. Un groupe électrogène, qui fournit
une source d'énergie alternative lors de pannes électriques, nécessite une
attention régulière pour éviter les pannes et assurer une performance optimale.

4.1 Importance de la maintenance :


Un entretien adéquat permet non seulement de prévenir des défaillances, mais
aussi d'optimiser l'efficacité énergétique et la sécurité de l'équipement. Des
inspections régulières et des interventions préventives sont cruciales pour
maintenir le groupe électrogène en état de marche. Selon les recommandations, il

76
est conseillé de réaliser des vérifications au moins deux fois par an, même si
l'appareil n'est pas fréquemment utilisé
4.2 Objectif de la maintenance :
La fonction maintenance a pour but d’assurer la disponibilité optimale et la durée
de vie des biens, impliquant un minimum économique de temps d’arrêt, la qualité
des produits, l’optimisation de la durée de vie des appareils. Jugée pendant
longtemps comme une fonction secondaire entraînant une perte d’argent
inévitable, la fonction maintenance est en général, assimilée à la fonction
dépannage et réparation d’équipements soumis à usage et vieillissement. [4]
4.3 Les types de maintenances :
Dans la définition de la maintenance, nous trouvons deux mots-clés : maintenir et
rétablir. Le premier fait référence à une action préventive. Le deuxième fait
référence à l’aspect correctif (Figure suivante). On peut résumer les différentes
politiques de maintenance selon la Figure ci-dessous. Le choix d'une politique est
parfois imposé. Ainsi, l'optimisation de la maintenance par la fiabilité détermine
la maintenance préventive « optimale ». Dans le cas où il n'y a pas de maintenance
préventive, cela revient à attendre la défaillance, c'est à-dire une maintenance
corrective. [11]

77
Figure 56 - Exemple de politiques de maintenance des groupes électrogènes. [6]

4.3.1 La maintenance préventive : C'est la maintenance exécutée à des


intervalles prédéterminés ou selon des critères prescrits et destinée à réduire
la probabilité de défaillance ou la dégradation du fonctionnement d'un bien.
[10]
[Link] Les avantages de la maintenance préventive :
La mise ne place d'une pratique de maintenance préventive présente un certain
nombre d'avantages :
- Une amélioration de la productivité de l’entreprise.
- Un coût de réparation moins élevé.
- La limitation des pièces de rechange.
- Une meilleure crédibilité du service maintenance.
- Une plus grande motivation du personnel de maintenance.

78
[Link] Objectif visée par la maintenance préventive :
- Augmenter la durée de vie des matériels.
- Augmenter la fiabilité d’un équipement, donc diminuer la probabilité des
défaillances en service
- Réduction des couts de défaillance et amélioration de la disponibilité.
- Améliorer l’ordonnancement des travaux, donc les relations avec la
production. - Réduire et régulariser la charge de travail.
- Diminuer les temps d’arrêt en cas de révision ou de panne.
- Prévenir et aussi prévoir les interventions coûteuses de maintenance
corrective.
- Permettre de décider la maintenance corrective dans de bonnes conditions.
- Eviter les consommations anormales d’énergie, de lubrifiant, etc. et
faciliter la gestion des stocks (consommations prévues).
- Améliorer les conditions de travail du personnel de production.
- Diminuer le budget de maintenance.
- Supprimer les causes d’accidents graves par moins d’improvisations
dangereuses.
Il existe trois types de maintenance préventives
[Link] La maintenance préventive systématique :
C'est la maintenance préventive exécutée à des intervalles de temps préétablis ou
selon un nombre défini d'unités d'usage mais sans contrôle préalable de l'état du
bien.

[Link] La maintenance préventive conditionnelle :


C'est la maintenance préventive basée sur une surveillance du fonctionnement
du bien et/ou des paramètres significatifs de ce fonctionnement intégrant les
actions qui en découlent. La surveillance du fonctionnement et des paramètres
peut être exécutée selon un calendrier, ou à la demande, ou de façon continue.

[Link] La maintenance préventive prévisionnelle :


Maintenance conditionnelle exécutée en suivant les prévisions extrapolées de
l’analyse et de l’évaluation de paramètres significatifs de la dégradation du bien.

79
3-3 Planning de maintenance préventive du groupe électrogène [9]
Tableau 1 - Planning de maintenances préventive du groupe électrogène

Tableau 2-PLAN DE MAINTENANCE DU GROUPE ÉLECTROGÈNE

PLAN DE MAINTENANCE
DU GROUPE PÉRIODICITÉ
ÉLECTROGÈNE
100
hrs
Modul
e
Travail à effectuer
moteu
r

Contrôle des fuites


×
éventuelles de carburant
Remplacement du filtre ×
de carburant
Vidange de l'eau et
× × × × × × × × ××
sédiments du réservoir
Réglage du point ×
d'injection

80
Réglage de la pression ×
d'injection
Remplacement du ×
préfiltre carburant
Entretien de la pompe à
carburant
Nettoyage du préfiltre à × × × × ×
carburant

PLAN DE MAINTENANCE PÉRIODICITÉ


DU
GROUPE
ÉLECTROGÈNE

Travail à effectuer

Changement de l'huile × × × × ×
moteur
Changement du filtre à huile × × ×
Nettoyage du carter d'huile × × × × ×
Entretien pompe à huile × × × × ×
Contrôle des fuites
× × × × × ×
éventuelles d'huile
Contrôle du
× ×
manocontact
× pression d'huile
PLAN DE MAINTENANCE
DU GROUPE PÉRIODICITÉ
ÉLECTROGÈNE

81
module
: travail à effectuer
moteur

Entretien du démarreur
entretien de l'alternateur
vérification des serrages
× × ×
des connexions électriques
vérification du niveau de
× × × × × × × × × × × ×
l'électrolyte

PLAN DE MAINTENANCE
DU GROUPE PÉRIODICITÉ
ÉLECTROGÈNE

module
: travail à effectuer
moteur

nettoyage des
× × × × ×
lamelles du radiateur
contrôle du
thermostat
entretien pompe à
eau
vidange et rinçage du
circuit d'eau

82
contrôle tension
courroie du
ventilateur
remplacement de la
courroie du ×
ventilateur
contrôle du mano-
contact température
moteur

4.3.2 Maintenance corrective


[Link] Définition
C’est une maintenance exécutée après de détection de la défaillance et destinée à
remettre un bien dans un état dans lequel il peut accomplir une fonction requise.
[Link] Avantages de la maintenance corrective :
La maintenance corrective offre de nombreux avantages. Elle permet de : [10]
- Limiter les interruptions de services ou de l’activité,
- Renforcer la sécurité des employés,
- Prolonger la durée de vie globale d’une machine ou d’un équipement si elle
est couplée aune maintenance préventive efficace,

83
- Optimiser à court terme les couts (les techniciens interviennent seulement
quand c’est nécessaire)
[Link] Objectifs de la maintenance corrective :
L’objectif de la maintenance corrective est de rétablir le système en panne, pour
qu’ils fonctionnent à nouveau de manière efficace. Cette défaillance peut être :
Partielle et altérer le fonctionnement de la machine,
Ou total et complètement empêcher la machine de fonctionner
4.3.3 Les types de maintenance correctives :
[Link] Maintenance curative :
La maintenance curative est un type de maintenance qui intervient après qu'un
équipement ou un système a subi une panne ou une défaillance. Son objectif
principal est de rétablir le fonctionnement normal de l'équipement en réparant ou
en remplaçant les éléments défectueux
[Link] Procédure de la maintenance curative : [9]

[Link].1 Groupe électrogène :

Tableau 3 - Action à effectuer sur chaque organe du groupes électrogène à chaque


intervention

Organes Interventions à effectuer


Ce voyant s'allume en cas de baisse anormale de la
Voyant de pression pression d'huile. Il indique un incident de fonctionnement
d'huile. tel qu'un manque d'huile, une défaillance du système de
lubrification, ce défaut arrête le GE.
Voyant de Ce voyant s'allume en cas d'élévation anormale de la
température du température du moteur. Il indique un incident de
système de fonctionnement tel qu'une perturbation du circuit d'air de
refroidissement. refroidissement, une température ambiante excessive, une
charge excessive, d'où arrêt instantané du
GE
Ce voyant s'allume lorsque le carburant atteint le niveau
Voyant niveau du
bas du réservoir, il indique un manque de carburant mais
carburant.
ce défaut n'arrête pas le GE.

84
Ce voyant s'allume en cas d'incident de charge de(s)
batterie(s) pendant le fonctionnement du GE. Il met en
Voyant charge évidence un défaut du système de charge batterie. Ce
batterie. défaut n'arrête pas le GE. Allumé lors du démarrage du
GE, ce voyant d'éteint dès que l'alternateur a atteint sa
vitesse nominale.
Voyant de non Ce voyant s'allume après 3 à 6 tentatives de démarrage
démarrage. non réussies.
Voyant de et Ce voyant s'allume en cas de dépassement de la charge
surcharge nominale ou en cas de contrainte le disjoncteur déclenche
libérant ainsi le GE de sa charge. Lorsque le défaut
apparaît il convient de limiter la charge
Disjoncteur en débranchant quelques appareils ou de supprimer le
déclenché. court-circuit puis réenclencher le disjoncteur.

[Link].2 Moteur

Tableau 4- - Action à effectuer sur le moteur à chaque intervention

Symptôme Problème Solution


Démarrage incorrect. Revoir la procédure de démarrage.
Pas de carburant. S'assurer qu'il a du carburant
dans le réservoir et que le robinet
d'arrêt manuel est ouvert.
Le moteur
tourne mais ne Échappement obstrué. Vérifier l'échappement et
démarre pas. dégager l'obstruction.
Filtre à carburant colmaté ou
Remplacer le filtre ou vider l'eau.
plein d'eau.
La pompe d'injection ne Vérifier le débit de la pompe
reçoit ni carburant, ni air du d'alimentation ou purger le
circuit. circuit de carburant.
Pompe d'injection ou Réparer.
injecteurs défectueux.
Démarrage incorrect. Revoir la procédure de
démarrage.
Pas de carburant. Vérifier le réservoir.

85
Air dans les conduites de
Purge la conduite de carburant.
carburant.
Utiliser les dispositifs d'aide au
Temps froid.
démarrage par temps froid.
Voir si le démarreur ne tourne
Démarrage lent.
pas lentement.
Huile du carter moteur trop Utiliser une huile de viscosité
épais. correcte.
Le moteur
démarre Consulter le fournisseur et
Carburant de type incorrect.
difficilement changer de carburant.
ou pas du tout. Le dispositif d'arrêt de la Tourner le contact d'allumage sur
pompe d'injection ne se ARRET, puis sur MARCHE.
réinitialise pas.
Eau, saletés ou air dans le Vidanger, rincer, remplir et
circuit de carburant. purger le circuit
Filtre à carburant colmaté. Remplacer l'élément de filtre

Injecteurs encrassés ou Faire examiner soigneusement et


défectueux. réparer

86
Cognements du -Niveau d'huile moteur -Ajouter de l'huile dans le carter
moteur. insuffisant. moteur.
-Pompe d'injection décalée. - -Examiner et réparer.
Basse température de liquide -Enlever et vérifier le thermostat.
de -refroidissement. -Voir surchauffe du moteur.
-Surchauffe du moteur.
-Basse température de -Enlever et vérifier le thermostat.
liquide de refroidissement. -Remplacer l'élément de filtre.
Le moteur ne
tourne pas -Filtre à carburant -Vidanger, rincer, remplir et
régulièrement colmaté. -Eau, saletés ou purger le circuit.
ou cale air dans le circuit de
carburant. -Injecteurs -Faire examiner soigneusement et
fréquemment.
encrassés ou défectueux. réparer.

Température du Thermostat défectueux Enlever et vérifier le thermostat.


moteur au-
dessous de la Thermostat ou transmetteur Vérifier le thermomètre, le
normale défectueux capteur et les branchements.
Manque de -Moteur surchargé. -Réduire la charge.
puissance. -Obstruction de l'admission -Effectuer l'entretien du filtre à
d'air. air.
-Filtre à carburant colmaté. -Remplacer les éléments du filtre
-Carburant de type incorrect. à air.
-Moteur surchauffé. - -Utiliser le type de carburant
correct.
Température du moteur
-Voir surchauffe motrice.
au-dessus de la
-Enlever et vérifier le thermostat.
normale. -Jeu des
-Démonter et régler selon le
soupapes incorrect. -
constructeur.
Injecteurs encrassés ou
-Démonter et régler selon le
défectueux.
constructeur.

87
-Pompe d'injection décalée. - -Démonter et régler selon le
Fuite au joint du collecteur constructeur.
d'échappement. -Démonter et régler selon le
-Flexible de carburant constructeur.
obstrué -Le nettoyer ou le remplacer.

-Niveau du moteur -Ajouter de l'huile.


Basse pression insuffisant. -Huile de type -Vidanger le carter moteur et le
d'huile. incorrect. remplir d'huile de viscosité et de
qualité correctes.
-Huile du carter moteur trop Utiliser de l'huile de viscosité

Consommation fluide. correcte. -Vérifier les conduites,


Excessive -Fuite d'huile. les joints et le bouchon de
d'huile -Tube d'aération du carter vidange.
moteur obstrué.
-Le nettoyer.
Carburant de type incorrect. Utiliser le type de carburant
correct.
Température du moteur
Le moteur insuffisante. Réchauffer le moteur à la
émet de la température normale de
fumée blanche. fonctionnement.
Thermostat défectueux.
Enlever et vérifier le thermostat.
Injecteurs défectueux.
Démonter et régler selon le
constructeur.

88
Moteur décalé. Démonter et régler selon le
constructeur
Carburant de type incorrect. Utiliser le type de carburant
correct.
Filtre à air colmaté ou sale. Effectuer l'entretien du filtre à
air.
Le moteur émet Moteur surchargé Réduire la charge.
de la fumée
d'échappement Injecteurs encrassés. Démonter et régler selon le
noire ou grise. constructeur.
Démonter et régler selon le
Moteur décalé.
constructeur
Moteur surchargé Réduire la charge.
Remplir le radiateur jusqu'au
niveau correct, vérifier que les
Niveau de liquide de
connexions du radiateur et des
refroidissement.
flexibles sont serrées et qu'elles
ne fuient pas.
Le moteur Bouchon du radiateur
surchauffe. défectueux. Faire vérifier par un technicien.

[Link].3 Batterie de démarrage :

Tableau 5 - Action à effectuer lors de l'intervention sur la batterie

Défauts Cause Intervention


Niveau de l'électrolyte trop Refaire un appoint d'eau
bas. déminéralisée et recharger
Câbles défectueux. Nettoyer ou remplacer le câble
Batterie démarrage
et recharger la batterie.
déchargé.
Courroie du ventilateur Retendre ou changer de
détendue. courroie et recharger la
batterie.

89
Batterie défectueuse. Changer la batterie et
recharger.
Régulateur de charge Remplacer l'alternateur et
défectueux. recharger la batterie.
Alternateur de charge Remplacer l'alternateur et
défectueux. recharger la batterie.
Bac de batterie fendu. Vérifier si le bac est humide et
La batterie le remplacer selon le besoin.
consomme trop Batterie défectueuse. Tester la batterie.
d'eau. Taux de charge de la Tester le circuit de charge.
batterie trop élevé.
La batterie ne peut Connexions desserrées. Nettoyer et resserrer les
pas charger. connexions.
Batterie sulfatée ou Changer.
complètement usée.
Courroie étirée ou tendeur Régler la tension ou remplacer.
de courroie défectueux.

4.3.4 Maintenance palliative :


La maintenance palliative est un ensemble d'actions destinées à maintenir un
équipement ou un système en état de fonctionnement malgré une défaillance ou
une usure qui nécessiterait une réparation plus complète. Elle est souvent
considérée comme une solution temporaire, permettant de prolonger la durée de
vie d'un équipement jusqu'à ce qu'une intervention de maintenance curative
puisse être réalisée.

4.4 DEFAILLANCE :
4.4.1 Définition de la défaillance
La défaillance est la cessation de l'aptitude d'un bien à accomplir une fonction
requise. Cette cessation peut être complète (l’entité ne remplit plus sa fonction)
ou partielle (la fonction est assurée dans certaines limites, on parle alors de
mode dégradé). [7].
4.4.2 Causes de défaillance
Les origines de la défaillance sont en relation directe avec les facteurs suivants :
90
Milieux, machines, main-d'œuvre, matière, méthode, …etc.
4.4.3 Classification
Il existe trois types de causes amenant le mode de défaillance :
• Causes internes liées à l'entité étudiée.
• Causes externes liée à l’environnement, au milieu et à l’exploitation de
l'entité étudiée.
• Causes externes liées à la main d’œuvre.
4.4.4 Effets / Conséquences de la défaillance
[Link] Définition :
On entend par conséquences de défaillance, les effets, les résultats ou la suite
logique d’un fait, ou d’une action, observables ou constatables sur l'entité étudié
suite à une défaillance.
Exemple : Interruption de processus, marche dégradée, risques d'accidents,
etc…
Les conséquences d'une défaillance peuvent varier en fonction de l'équipement
ou du système concerné et de l'environnement dans lequel il est utilisé.
Les conséquences peuvent inclure des pertes financières, des risques pour la
sécurité, des perturbations de la production, etc. l'analyse des conséquences de
la défaillance est importante pour la planification de la maintenance préventive
et pour la gestion des risques.[8].
[Link] Classification
Les effets qui peuvent émaner lors de l'occurrence d'une défaillance, peut être
classés comme suit :
• Effets mineurs : légère dégradation des caractéristiques de l'entité étudié.
• Effets significatifs : dégradation notable des marges de sécurité et des
qualités de performance de l'entité.
• Effets critiques : dégradation dangereuse des marges de sécurité
• Effets catastrophiques : bris de machine et / ou mort d'hommes. [11]

91
CONCLUSION
La maintenance industrielle est un domaine crucial pour assurer la fiabilité et
la disponibilité des équipements de production dans une entreprise. La
défaillance des machines peut entraîner des pertes financières importantes, une
baisse de la productivité, une augmentation des coûts de maintenance, ainsi
qu'une insatisfaction des clients. Afin d'éviter ces problèmes, il est essentiel de
mettre en place des stratégies de maintenance efficaces qui permettent de
prévenir les défaillances ou de les détecter le plus tôt possible. La notion de
défaillance est donc au cœur de la maintenance industrielle. Il est important de
comprendre les différents modes et caractéristiques des défaillances, ainsi que
les causes et les effets associés. La quantification des défaillances et l'utilisation
de techniques d'analyse des défaillances permettent d'optimiser les actions de
maintenance et d'augmenter la disponibilité des machines. Le diagnostic de
machines est un processus clé dans la maintenance industrielle. Il permet de
détecter les défaillances, d'identifier les causes et de proposer des actions de
maintenance appropriées. La mise en place d'un plan de diagnostic efficace, la
collecte et l'analyse des données ainsi que l'élaboration d'un rapport de diagnostic
précis sont des étapes essentielles pour assurer la continuité de la production. En
conclusion, la maintenance industrielle est un domaine qui nécessite une
approche méthodique et rigoureuse. Les connaissances et les techniques liées à
la défaillance et au diagnostic de machines sont des éléments clés pour assurer la
fiabilité et la disponibilité des équipements de production, réduire les coûts de
maintenance et améliorer la satisfaction des clients.

92
CONCLUSION GENERALE
En résumé, les groupes électrogènes représentent une solution indispensable face aux
défis énergétiques contemporains. Leur capacité à fournir une source d'énergie fiable et
flexible, combinée à leur efficacité et leur rapidité d'installation, en fait un outil essentiel
pour assurer la continuité des opérations dans divers secteurs. Alors que les besoins
énergétiques mondiaux continuent d'augmenter, l'importance des groupes électrogènes
ne fera que croître, consolidant leur place comme une technologie d'avenir dans le
domaine énergétique.

93
Table des matières
REMERCIEMENTS........................................................................................................................................... 2
RESUME ................................................................................................................................................... 3
ABSTRACT ........................................................................................................................................... 4
SOMMAIRE.............................................................................................................................................. 5
LISTES DES FIGURES : ..................................................................................................................... 9
Tables des tableaux : ........................................................................................................................... 11
1 Introduction ................................................................................................................................. 15
1.1 Définition d’un groupe électrogène : ................................................................................. 15
1.2 Les différents types de groupes électrogènes : .................................................................. 16
1.2.1 Groupe électrogène à essence : .................................................................................... 16
1.2.2 Groupe électrogène diesel ............................................................................................ 17
1.2.3 Groupe à Gaz ................................................................................................................. 18
1.3 Constitution d’un groupe électrogène : ............................................................................. 18
1.3.1 La partie mécanique : .................................................................................................... 18
1.3.2 La partie électrique :...................................................................................................... 41
1.3.3 La partie commande : .................................................................................................... 51
Conclusion : ..................................................................................................................................... 55
Introduction ......................................................................................................................................... 57
2 SOURCE PRINCIPALE............................................................................................................. 57
2.1 Mode d’utilisation du groupe électrogène ......................................................................... 57
2.2 Couplage des groupes électrogènes avec le réseau ou avec d’autres groupes
électrogènes : .................................................................................................................................... 60
2.3 Différentes méthodes de couplage ...................................................................................... 61
2.3.1 Couplage manuel ........................................................................................................... 61
2.3.2 2. Couplage automatique .............................................................................................. 61
2.3.3 Couplage à l’arrêt .......................................................................................................... 61
2.4 Conséquences d’un mauvais couplage ............................................................................... 62
2.4.1 Le non-respect de l’égalité des fréquences................................................................... 62
2.4.2 Le non-respect de l’égalité des tensions ....................................................................... 62
2.4.3 Le non-respect de la concordance des phases .............................................................. 63
2.5 Le délestage :........................................................................................................................ 63
2.5.1 Augmentation progressive de la charge........................................................................ 63
2.5.2 Perte d’un groupe électrogène ..................................................................................... 63
2.5.3 Défauts électriques........................................................................................................ 64
2.6 Protections du groupe électrogène ..................................................................................... 64

94
2.6.1 Protection des alternateurs........................................................................................... 64
2.6.2 Protections du moteur : ................................................................................................ 64
2.7 Les régimes du neutre : ....................................................................................................... 64
2.7.1 Régime du neutre en basse tension : ............................................................................ 65
2.8 Protection Incendie : ........................................................................................................... 67
2.8.1 Causes : .......................................................................................................................... 67
2.8.2 Propagation : ................................................................................................................. 67
2.8.3 Lutte préventive : .......................................................................................................... 67
INTRODUCTION ............................................................................................................................... 71
3 Importances du Dimensionnement ............................................................................................ 71
3.1 Etapes à respecter pour le choix d’un groupe adapté à son besoin : .............................. 71
3.1.1 Quels types d’appareils à alimenter ? [8] ...................................................................... 71
3.1.2 Trouvez la puissance nominale de chaque appareil...................................................... 71
3.1.3 Additionnez la puissance de démarrage de tous les appareils à alimenter
simultanément (+20%) .................................................................................................................. 72
3.2 L'échelle du bruit : .............................................................................................................. 73
3.3 Choisissez la qualité de votre courant : ............................................................................. 73
3.4 Choix du groupe électrogène dans la gamme : ................................................................. 73
3.5 Les autres critères et caractéristiques d’un groupe [6] .................................................... 74
INTRODUCTION ............................................................................................................................... 76
4 Définition :.................................................................................................................................... 76
4.1 Importance de la maintenance : ......................................................................................... 76
4.2 Objectif de la maintenance : ............................................................................................... 77
4.3 Les types de maintenances :................................................................................................ 77
4.3.1 La maintenance préventive : C'est la maintenance exécutée à des intervalles
prédéterminés ou selon des critères prescrits et destinée à réduire la probabilité de défaillance
ou la dégradation du fonctionnement d'un bien. [10] .................................................................. 78
4.3.2 Maintenance corrective ................................................................................................ 83
4.3.3 Les types de maintenance correctives : ........................................................................ 84
4.3.4 Maintenance palliative : ................................................................................................ 90
4.4 DEFAILLANCE :................................................................................................................ 90
4.4.1 Définition de la défaillance ............................................................................................ 90
4.4.2 Causes de défaillance .................................................................................................... 90
4.4.3 Classification .................................................................................................................. 91
4.4.4 Effets / Conséquences de la défaillance ........................................................................ 91
CONCLUSION .................................................................................................................................... 92
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .......................................................................................... 96
95
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

[1] : <<lien de téléchargement >> nom et prénom. (Année). Heure Date et Année de
téléchargement). <<Titre ou theme du doc>>. Université, département de, option SI.
Mémoire de master N°, ville, pays
[0] : << [Link]
4ebe11367f6a/download >> Hakim KHOUF. (2015) (08/10/2024 à 07 :57). <<Etude et
conception d’une carte de gestion d’un groupe électrogène à base d’un
microcontrôleur>>. UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI,
DEPARTEMENTD’ELECTROTECHNIQUE, Machines électriques. Mémoire de Fin
d’Etudes de MASTER ACADEMIQUE, TIZI-OUZOU, République Algérienne
Démocratique et Populaire.
[1]:<<[Link]
[Link] >> Chafa Aliane et Aziz Zerioul. (2016) (08/10/2024 à 07 :22). << Étude d’un
groupe électrogène par simulation numérique >>. UNIVERSITE MOULOUD
MAMMERI, DEPARTEMENT D’ELECTROTECHNIQUE, Electrotechnique
industrielle. Mémoire de Fin d’Etudes de MASTERACADEMIQUE, TIZI-OUZOU,
République Algérienne Démocratique et Populaire.
[2]:<<[Link]
ja&uact=8&ved=2ahUKEwibzuf5l52KAxWsRfEDHbeZL2MQFnoECBwQAQ&url=
https%3A%2F%[Link]%2Fingeniorat%2Fwp-
content%2Fuploads%2F2022%2F05%2FMemoire-TAGUIDA-MIFM-2012-
[Link]&usg=AOvVaw1jd9ydEd2JhPX83U1JR407&opi=89978449>> LADJALI
Nazar. (2021/2022). 08/10/2024 à 07 :30). <<Etude AMDEC et mise en place d’un
planning de maintenance préventive _ Application sur un groupe électrogène 300KVA
Cas: l’entreprise nationale l’ENIEM>>. UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI,
Département de Génie Mécanique, Filière Electromécanique. MEMOIRE DE FIN
D’ETUDE En vue de l’obtention du diplôme académique Master, TIZI-OUZOU,
République Algérienne Démocratique et Populaire

[4] : << [Link]


582abaf7cb47/download >> M. Aouakli Said Melle Messaoudi Dyhia. (2023).
08/10/2024 à 07 :16). <<Détection des défauts et maintenance des groupes
électrogènes >>. Université Mouloud Mammeri, Département d’Electromécanique,
Maintenance Industriel. Mémoire de master, Tizi-Ouzou, République Algérienne
Démocratique et Populaire

96
[5] : <<lien de téléchargement>> nom et prénom. (Année). Heure Date et Année de
téléchargement). <<Titre ou theme du doc>>. Université, département de, option SI.
Mémoire de master N°, ville, pays
[6]:<<[Link]
Dec2022-CVL>> Sylvain DESEAU, conseiller agro-équipements – Chambre
d’Agriculture du Loiret. (Décembre 2022). 08/10/2024 à 14 :43). <<Critères de choix et
conseils de mise en œuvre d’un groupe électrogène>>. Mr Guiseppin (société 2 Gareni),
Mr Barnabé (Sté IMER France), et divers site Internet.
[7]:<<[Link]
[Link] >> [Link]. (30/01/04). 08/10/2024 à 16 :00). <<Guide
d’installation de groupes électrogènes.>>. Electriciens du monde 31 rue de LISIEUX 31
300 Toulouse France Téléphone : 33 (0)5 61 31 08 59
[8]:<<][Link]
[Link]>> [Link]. (201308/10/2024 à 16 :23).
<< Comment choisir son groupe électrogène? Les étapes à respecter pour bien
choisir un groupe électrogène adapté à votre besoin. >>.

[9]:<<[Link]
ANCE_D_UN_GROUPE_ELECTROGENE_CAS_DU_GROUPE_DE_L_HOPITAL
_SAINT_PADRE_PIO >> TCHUINTE TCHUINTE Rodrigue. (2019-2020).
08/10/2024 à 17 :20). <<MAINTENANCE D’UN GROUPE ELECTROGENE CAS
DU GROUPE DE L’HOPITAL SAINT PADRE PIO>>. UNIVERSITY OF
DSCHANG, Génie Energétique et Industriel. Licence Professionnelle, REPUBLIC OF
CAMEROON
[10]:<<][Link]
A7%D9%88%D9%8A+%2B%D8%AA%D9%88%D9%85%D9%8A+%D9%802&bt
nG=#d=gs_qabs&t=1734708867803&u=%23p%3DxtDT9ZBr8_QJ >> ZAOUI
Rostom TOUMI Khoudir. (2020). 08/10/2024 à 17 :20). <<Etude De La Fiabilité D’un
Groupe Electrogène Par La Méthode De Weibull >>. Université de Ghardaïa,
Département d’automatique et électromécaniquemaintenance industrielle. Mémoire
présenté en vue de l'obtention du diplôme de MASTER, République Algérienne
Démocratique et Populaire

[11] : <<] [Link]


Groupes-Elec >> MEDJOUEL Abderrahmane et YAMANI Mohamed Abdessamed.
(2023). 08/10/2024 à 17 :43). <<DIAGNOSTIC ET MAINTENANCE D'UN GROUPE
ELECTROGENE >>. Université Ibn Khaldoun de Tiaret, Département de Génie
Mécanique, Faculté des Sciences Appliquées. MÉMOIRE DE FIN D’ETUDES Pour
l’obtention du diplôme de Master, République Algérienne Démocratique et Populaire

97
20 questions à choix multiples (QCM) sur les groupes électrogènes :

## Généralités sur les groupes électrogènes

1- Quel est le principal rôle d'un groupe électrogène ?


- A) Produire de l'eau
- B) Convertir l'énergie mécanique en énergie électrique
- C) Filtrer l'air
- D) Réduire le bruit
- Réponse correcte : B

2- Quel type de moteur est le plus couramment utilisé dans les groupes électrogènes
?
- A) Moteur à vapeur
- B) Moteur à combustion interne

98
- C) Moteur électrique
- D) Moteur hydraulique
- Réponse correcte : B

3- Quel est le principal combustible utilisé dans les groupes électrogènes à


combustion interne ?
- A) Gaz naturel
- B) Pétrole
- C) Charbon
- D) Biomasse
- Réponse correcte : A

4- Quelle est la puissance typique d'un petit groupe électrogène portable ?


- A) Moins de 1 kW
- B) Entre 1 et 5 kW
- C) Entre 5 et 10 kW
- D) Plus de 10 kW
- Réponse correcte : B

## Fonctionnement d'un groupe électrogène

5- Quel est le principe de fonctionnement d'un groupe électrogène ?


- A) Utiliser des panneaux solaires pour produire de l'électricité
- B) Convertir l'énergie chimique du carburant en énergie électrique via un alternateur
- C) Stocker l'énergie dans des batteries pour une utilisation ultérieure
- D) Transformer l'énergie cinétique des vents en électricité
- Réponse correcte : B

6- Qu'est-ce qu'un alternateur dans un groupe électrogène ?

99
- A) Un dispositif qui refroidit le moteur
- B) Un composant qui convertit l'énergie mécanique en énergie électrique
- C) Un réservoir de carburant
- D) Un système de contrôle électronique
- Réponse correcte : B

7- Quel est le rôle du régulateur de tension dans un groupe électrogène ?


- A) Augmenter la température du moteur
- B) Maintenir une tension de sortie stable
- C) Réduire le bruit émis par le moteur
- D) Filtrer les impuretés du carburant
- Réponse correcte : B

8- Quelle est la fréquence standard de la plupart des groupes électrogènes en


Europe ?
- A) 30 Hz
- B) 50 Hz
- C) 60 Hz
- D) 75 Hz
- Réponse correcte : B

## Dimensionnement d'un groupe électrogène

9- Quel facteur est essentiel à considérer lors du dimensionnement d'un groupe


électrogène ?
- A) La couleur du moteur
- B) La puissance totale requise par les appareils connectés
- C) Le poids du groupe électrogène
- D) L'âge du moteur
- Réponse correcte : B
100
10- Comment calcule-t-on la puissance nécessaire pour un groupe électrogène
destiné à alimenter plusieurs appareils ?
- A) En additionnant la puissance nominale de chaque appareil et en ajoutant une
marge de sécurité
- B) En prenant uniquement la puissance du plus gros appareil
- C) En multipliant la puissance d'un seul appareil par le nombre total d'appareils
- D) En utilisant une formule complexe sans rapport avec les appareils
- Réponse correcte : A

11- Quelle est la différence entre la puissance nominale et la puissance maximale


d'un groupe électrogène ?
- A) La puissance nominale est toujours inférieure à la puissance maximale.
- B) La puissance maximale peut être utilisée en continu.
- C) La puissance nominale peut être utilisée pendant une courte période.
- D) Il n'y a pas de différence significative.
- Réponse correcte : A

12- Quel type de charge nécessite un dimensionnement particulier pour un groupe


électrogène ?
- A) Charge résistive
- B) Charge capacitive
- C) Charge inductive
- D) Toutes les charges
- Réponse correcte : D

## Maintenance d'un groupe électrogène

13- Quelle opération de maintenance doit être effectuée régulièrement sur un


groupe électrogène ?
- A) Changer le filtre à air
101
- B) Remplacer le réservoir de carburant
- C) Peindre l'extérieur
- D) Changer la couleur des câbles
- Réponse correcte : A

14- Pourquoi est-il important de vérifier le niveau d'huile dans un groupe


électrogène ?
- A) Pour améliorer l'esthétique du moteur
- B) Pour assurer un bon fonctionnement et éviter l'usure prématurée
- C) Pour réduire le poids total du groupe
- D) Pour augmenter la consommation de carburant
- Réponse correcte : B

15- Quelle est la durée de vie typique d'une batterie dans un groupe électrogène, si
elle est correctement entretenue ?
- A) Moins d'un an
- B) Entre 1 et 3 ans
- C) Entre 3 et 5 ans
- D) Plus de 5 ans
- Réponse correcte : C

16- Quel est l'impact d'une surcharge prolongée sur un groupe électrogène ?
- A) Améliore son efficacité énergétique
- B) Prolonge sa durée de vie
- C) Peut endommager le moteur et réduire sa durée de vie
- D) N'a aucun impact significatif
- Réponse correcte : C

17- Quel élément doit être vérifié avant chaque utilisation d'un groupe électrogène
?

102
- A) La couleur du carburant
- B) Le niveau d'huile et de carburant
- C) La taille des câbles électriques
- D) Le poids total du groupe électrogène
- Réponse correcte : B

18- Quelle procédure doit être suivie lors du stockage d'un groupe électrogène
pendant une longue période ?
- A) Laisser le réservoir plein sans traitement supplémentaire
- B) Vidanger complètement le réservoir et nettoyer le moteur
- C) Couvrir uniquement avec une bâche sans autre précaution
- D) Ne rien faire, il peut rester tel quel indéfiniment
- Réponse correcte : B

19- Quel type d'entretien préventif peut aider à prolonger la durée de vie d'un
groupe électrogène ?
- A) Ignorer les signes d'usure et attendre qu'il tombe en panne avant d'intervenir
- B) Effectuer des contrôles réguliers et remplacer les pièces usées au besoin
- C) Ne pas utiliser le groupe trop souvent
- D) Utiliser uniquement des pièces non originales pour les réparations
- Réponse correcte : B

20- Quelle est l'importance des tests réguliers sur un groupe électrogène ?
-A) Ils permettent uniquement de vérifier l'apparence extérieure
- B) Ils garantissent que le groupe fonctionnera efficacement en cas d'urgence
- C) Ils ne sont pas nécessaires si le groupe semble fonctionner correctement
- D) Ils augmentent inutilement les coûts d'entretien
- Réponse correcte : B

103

Vous aimerez peut-être aussi