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Cours II

Le document traite des concepts fondamentaux de la didactique, en se concentrant sur le triangle didactique, la transposition didactique et le contrat didactique. Le triangle didactique relie l'enseignant, l'apprenant et le savoir, tandis que la transposition didactique décrit le processus de transformation des savoirs savants en savoirs à enseigner. Enfin, le contrat didactique établit les attentes et les rôles des acteurs pédagogiques, influençant la dynamique de l'enseignement et de l'apprentissage.

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Cours II

Le document traite des concepts fondamentaux de la didactique, en se concentrant sur le triangle didactique, la transposition didactique et le contrat didactique. Le triangle didactique relie l'enseignant, l'apprenant et le savoir, tandis que la transposition didactique décrit le processus de transformation des savoirs savants en savoirs à enseigner. Enfin, le contrat didactique établit les attentes et les rôles des acteurs pédagogiques, influençant la dynamique de l'enseignement et de l'apprentissage.

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Cours II- les notions fondamentales de la didactique

Parmi les concepts fondamentaux de la didactique, notamment la didactique des langues et


dont il faut tenir compte pour toute situation d’enseignement/apprentissage et d’acquisition
de savoirs, les notions de transposition Didactique, triangle didactique et contrat
didactique.

1- Le triangle didactique

La réflexion didactique s’étend sur trois pôles auxquels pourrait être réduites toute situation
d’enseignement /apprentissage et qui constituent ce qu’on appelle le triangle didactique :
l’enseignant ou le maitre, l’apprenant ou l’élève et le savoir ainsi qu’aux relations que
ces trois éléments entretiennent entre eux. En effet elle « s'intéresse au jeu qui se mène
(...) entre un enseignant, des élèves, et un savoir (...). Trois places donc : c'est le système
didactique. » (Y. Chevallard, 1991, p. 14).

Dans les années 80 on parlait de triangle pédagogique, apparu avec le pédagogue Jean
Houssaye qui précise que chaque relation entre deux pôles exclue le troisième élément.
Ainsi entre enseignant et apprenant il y a « former », entre apprenant et savoir il y a
« apprendre » et entre enseignant et savoir il y a « enseigner ».

Donc l’élaboration didactique (la relation enseigner) est accomplie par le professeur qui
voudrait intégrer l’élève, exclu de la relation « former », dans le processus « apprendre ».
L’enseignant donc adopte le rôle de médiateur pour arbitrer les techniques d’apprentissage.

Quant au triangle didactique, apparu avec le mathématicien Yves Chevallard qui donne
plus de précisions sur les différents pôles ainsi que les domaines d’interaction entre ces
trois pôles du triangle didactique. De ce fait

Le pôle savoir fait référence à la transposition didactique, au contenu d’enseignement le


pôle apprenant élément clés faisant référence à l’apprentissage quant au pôle enseignant
ouvre une réflexion sur les démarches d’enseignement.
- Axe épistémologique enseignant / savoir : Constitue tout ce qui concerne
l’élaboration didactique, l’enseignement, la transmission et la transposition
didactique, sélectionner les savoirs savant susceptibles de répondre aux objectifs et
finalités du système éducatif.

- Axe psychologique Apprenant/savoir : Constitue tout ce qui concerne les théories


et stratégies d’apprentissage, d’appropriation et d’acquisition.

- Axe praxéologique enseignant / apprenant : Constitue l’intervention didactique en


explicitant les objectifs de la formation , c’est le contrat didactique

2- La transposition didactique :

Michel Verret a proposé la notion de transposition didactique dans le domaine de la


sociologie ensuite elle a été adoptée par plusieurs autres auteurs dont YVES
CHEVELLARD (1985) dans le domaine de la didactique des mathématiques. Il dit que :

« Tout projet social d’enseignement et d’apprentissage se constitue dialectalement avec


l’identification et la désignation de contenus de savoirs comme contenus à enseigner »
(1991 : 38).

La transposition didactique est un traitement obéissant à des contraintes précises. C’est le


passage d’un savoir savant (tel qu’il émane de la recherche) à un savoir à enseigné (qu’on
rencontre dans les pratiques de classe.

Le savoir savant ou le savoir scientifique subit de multiples transformations afin de se


constituer en tant qu’objets d’enseignement ensuite en tant que connaissances acquises par
les élèves c’est ce que nous appelons la transposition didactique. La transposition
didactique permet de rendre compte «du passage d’un contenu de savoir précis à une
version didactique de cet objet de savoir ».

Ces transformations passent par deux étapes :

1- Transposition externe : qui consiste en la transformation de savoir-savant en savoir à


enseigner :« Elle représente le processus de transformation, d’interprétation et de
réélaboration didactique du savoir scientifique constitué dans de différents domaines
de connaissance » (Emil PAUN :2006, p2)
2- Transposition interne : consiste en la transformation de savoir à enseigné en savoir
enseigné et savoir assimilé : « Elle représente l’ensemble des transformations
successives et négociées subies par le curriculum formel dans le cadre du processus
d’enseignement et d’apprentissage, tout au long du parcours professeur-élève. »
(Emil Paun : 2006, P29)

Savoir savant

Phase externe

Savoir à enseigner

Savoir enseigné

Phase interne

Savoir assimilé
« En bref, la problématique de l'apprentissage porte alors sur un savoir à saisir, à traiter
et à mémoriser. Cette distinction enseignement/apprentissage (traduction de l'expression
anglaise teaching vs learning) rend compte du fait qu'il n'y a pas équivalence entre
l'enseignement délivré par le professeur et le savoir acquis par l'apprenant. L'apprenant
assimile, reconstruit à son rythme personnel le savoir nouveau, établit des connexions avec
ce qu'il sait déjà, s'approprie personnellement ces connaissances nouvelles, les fait siennes
et ce savoir (re)construit par l'apprenant n'est pas une réplique exacte du savoir transmis
par l'enseignant, le décalage entre les deux pouvant être important. » ([Link]
[Link]/chapitre-2-quelques-concepts-cles-en-didactique)

Pour la didactique des langues, la linguistique et la littérature sont les deux premières
disciplines- mères qui ont été au service de la transposition didactique. Actuellement on
puise les savoirs savants à transmettre aux apprenants, en plus des deux premières
disciplines, de la sociolinguistique, psycholinguistique et bien d’autres. Ces savoirs font la
base de l’enseignement des langues en général. Savoir savant Savoir à enseigner Savoir
enseigné Savoir assimilé

3- Le contrat didactique

Les acteurs pédagogiques sont liés en classe par un contrat implicite qui légitime les
comportements, les statuts, les rôles et les attentes de chacun. C’est un contrat qui garantit,
si les clauses sont respectées et les échanges et les interactions se passent sans difficultés.
Il permet de négocier les procédures d’enseignement apprentissage afin d’ajuster la base
de l’évaluation finale.

Le contrat didactique a été introduit pour la première fois en didactique des mathématiques
par GUY BROUSSEAU : « Dans toutes les situations didactiques, le maitre tente de faire
savoir à l’élève ce qu’il veut qu’il fasse mais ne peut pas le dire d’une manière telle que
l’élève n’ait qu’à exécuter une suite d’ordre. » donc c’est le contrat qui détermine de façon
explicite mais surtout implicite les tâches et les rôles de l’enseignant et ceux de élève. «
On appelle contrat didactique l’ensemble des comportements de l’enseignant qui sont
attendus de l’élève, et l’ensemble des comportements de l’élève qui sont attendus de
l’enseignant. Ce contrat est l’ensemble des règles qui déterminent explicitement pour une
petite part mais surtout implicitement, ce que chaque partenaire de la relation didactique
va avoir à gérer et dont il sera, d’une manière ou d’autre, comptable devant l’autre. » (GUY
Brousseau 1986)

Les caractéristiques du contrat didactique :

- C’est un système d’’obligation réciproque délimitant et limitant le rôle de chaque


partenaire devant l’autre, les responsabilités de chacun ;

- Le contrat didactique dépend en premier lieu de la stratégie d’enseignement adoptée, et


devra être adapté aux choix pédagogiques, au style du travail demandé aux élèves, aux
objectifs d’enseignement, à l’épistémologie du professeur et aux conditions de l’évaluation
;

- Le contrat didactique surdétermine la situation didactique et il n’est jamais statique, il


peut évoluer au cours de l’activité d’enseignement. Son enjeu fondamental est l’acquisition
du savoir par l’élève ; il est renouvelé et renégocié à chaque nouvelle étape.

- Le contrat didactique se manifeste surtout lorsqu’il est transgressé par l’un des
partenaires de la relation didactique. Les difficultés de l’élève s’expliquent surtout par des
effets du contrat mal posés.

3-2 Les effets du contrat didactique

Le contrat didactique se manifeste beaucoup plus lorsqu’il est transgressé par l’un des
partenaires à savoir enseignant /apprenant. Donc un contrat transgressé nécessite une
renégociation. En effet quand il y a une transgression il y a une conséquence négative et
par la suite un échec du contrat didactique et il y a donc ce qu’on appelle effet du contrat.
1- Responsabilités non assumées ( effet Jourdain)

Du côté du professeur transformation des moyens d’enseignements à des objets


d’enseignement : un enseignant moins vigilant pourrait perdre de vue l’objectif principal
et faire d’un outil d’enseignement un objet d’enseignement.

2- Ignorance didactique

Un élève moins responsable ne fait pas preuve de sens pratique. L’enseignant peut s’assurer
d’un enseignement d’un savoir mais n peut pas s’assurer de son apprentissage surtout si
l’élève n’est pas sensible au contrat didactique. Nous avons donc rupture du contrat de la
part de l’élève qui exprime un refus d’apprendre. Il acceptera que les réponses viennent
du professeur mais s’il est face à l’information tout seul il est désemparé.

Quelques types d’effets du contrat (exemple de rupture) :

1- Effet Jourdain : Une réponse banale de l’élève est considérée comme une réponse
d’un savoir savant.
2- Effet Topaze : surmonter une difficulté que rencontre l’élève à sa place ou
simplifier dans le but de retrouver la bonne réponse facilement ;
3- Le glissement métacognitif : faire d’une technique nécessaire un objet
d’enseignement et perdre de vue l’objectif ou la connaissance en question.

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