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Décomposition en Éléments Simples

Ce document traite des méthodes de décomposition en éléments simples des fractions rationnelles dans les corps R(X) et C(X). Il présente les théorèmes de décomposition, les cas complexes et réels, ainsi que les méthodes générales pour obtenir les coefficients de décomposition. La décomposition est unique et repose sur l'analyse des pôles et des ordres associés aux fractions.

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Décomposition en Éléments Simples

Ce document traite des méthodes de décomposition en éléments simples des fractions rationnelles dans les corps R(X) et C(X). Il présente les théorèmes de décomposition, les cas complexes et réels, ainsi que les méthodes générales pour obtenir les coefficients de décomposition. La décomposition est unique et repose sur l'analyse des pôles et des ordres associés aux fractions.

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s t

ek
(X 2 + uk X + vk )fk
Y Y
B =λ (X − rk )
DÉCOMPOSITIONS DES FRACTIONS k=1 k=1
A a1,1 a1,2 a1,e1
Ce chapitre présente les méthodes de décomposition en éléments =E + + + ··· +
B X − r1 (X − r1 )2 (X − r1 )e1
simples d’une fraction de K(X) qui est R(X) ou C(X) ; La théorie + ··· ··· ··· ···
de la décomposition en éléments simples est abordée dans le chapitre as,1 as,2 as,es
sur le corps des fractions rationnelles du cours d’algèbre générale. + + + ··· +
X − rs (X − rs )2 (X − rs )es
Par ailleurs (a, b, λ) ∈ K3 , et e, f , k, m et n sont des entiers. b1,1 X + c1,1 b1,2 X + c1,2 b1,f1 X + c1,f1
+ 2 + + ··· +
X +u1 X +v1 (X +u1 X +v1 )2 2 (X 2 +u1 X +v1 )f1
Théorèmes de décomposition + ··· ··· ··· ···
bt,1 X + ct,1 bt,2 X + ct,2 bt,ft X + ct,ft
Cas complexe + 2 + + ··· +
X +ut X +vt (X 2 +ut X +vt )2 (X 2 +ut X +vt )ft
 Toute fraction rationnelle A/B de C(X) se décompose sous cette X ak,i X bk,i X + ck,i
=E + +
forme où la famille (rk )sk=1 correspond aux pôles d’ordre (ek )sk=1 de (X − rk ) i (X + uk X + vk )i
1≤k≤s 1≤k≤t
A/B : 1≤i≤ek 1≤i≤fk
s
Le polynôme E ∈ R[X] est le quotient euclidien de A par B ; les
(X − rk )ek
Y
B=λ coefficients ak,i , bk,i et ck,i sont des nombres réels.
k=1
Cette décomposition est unique.
A a1,1 a1,2 a1,e1
=E+ + + ··· +
B X − r1 (X − r1 ) 2 (X − r1 )e1
+ ··· ··· ··· ···
Méthode générale de calcul
as,1 as,2 as,es ∗ Ce chapitre décrit comment obtenir cette décomposition mais ad-
+ + + ··· +
X − rs (X − rs ) 2 (X − rs )es met l’existence et l’unicité de celle-ci.
X ak,i
=E+ avec E ∈ C[X] et tous les ak,i ∈ C
1≤k≤s
(X − rk )i Simplifications et partie entière
1≤i≤ek
∗ L’unique décomposition en éléments simples de 0 est 0.
Le polynôme E, appelé partie entière de la fraction rationnelle, est
le quotient euclidien de A par B. ∗ Dans un cas élémentaire comme celui-ci, une transformation de la
Cette décomposition est unique. fraction aboutit directement à la décomposition en éléments simples :
1 1
X 2 (X + 1) + 2 (X − 1) 1/2 1/2
Cas réel 2
= 2
= +
X −1 X −1 X −1 X +1
 Toute fraction rationnelle A/B de R(X) se décompose sous la ∗ La première étape d’une décomposition en éléments simples
forme suivante où la famille (rk )sk=1 représente les pôles réels d’ordre consiste à factoriser le dénominateur et à étudier si les racines
(ek )sk=1 de A/B, et la famille (uk , vk )tk=1 définit les pôles de seconde complexes du dénominateur ne sont pas aussi des racines du
espèce d’ordre (fk )tk=1 de A/B : numérateur, pour éventuellement simplifier la fraction rationnelle.
∗ La deuxième étape détermine le quotient E et le reste R de la

1 FMy le 18/1/2015 2 FMy le 18/1/2015


division euclidienne de la fraction pour poursuivre la décomposition ‹ + (X − r)B
‹′ ‹ A(r)
B′ = B B ′ (r) = B(r) a=
de R/B : B ′ (r)
A R 6X
=E+ deg R < deg B ◮> Décomposition en éléments simples de .
B B (X − 1)(X − 2)(X + 2)
∗ La suite du calcul consiste à décomposer R/B en éléments simples ; ⊲> Les degrés du numérateur et du dénominateur indiquent que la
la décomposition en éléments simples de A/B est obtenue en ajoutant partie entière de la fraction est nulle, et la fraction est irréductible.
E. La décomposition en éléments simples est de cette forme :
∗ Il est alors judicieux de présenter la forme générale de la décom- 6X a b c
= + +
position en éléments simples recherchée obtenue à partir de la facto- (X − 1)(X − 2)(X + 2) X −1 X −2 X +2
risation de B, avant de déterminer — d’une façon ou d’une autre — Des produits par X − 1, X − 2 et X + 4 déterminent a, b et c :
les coefficients inconnus. 6X  b c 
= a + (X − 1) +
La suite de cette partie décrit une méthode générale pour obtenir (X − 2)(X + 2) X −2 X +2
les coefficients de la décomposition en éléments simples de A/B et 6
X=1: = −2 = a + 0 × · · · = a
suppose deg A < deg B. (−1) × 3
6X  a c 
∗ La décomposition de cette fraction dans R aboutit par des trans- = b + (X − 2) +
formations élémentaires : (X − 1)(X + 2) X −1 X +2
X4 (X 4 + X 2 ) − (X 2 + 1) + 1 12
= X=2: = 3 = b + 0 × ··· = b
X2 + 1 X2 + 1 1×4
6X  a b 
(X − 1)(X 1 + 1) + 1
2 1 = c + (X + 2) +
= 2
= X2 − 1 + 2 (X − 1)(X − 2) X −1 X −2
X +1 X +1
−12
X = −2 : = −1 = c + 0 × · · · = c
Pôles simples (−3) × (−4)
La décomposition recherchée peut être vérifiée en X = 0 :
 Lorsque r ∈ K est un pôle simple de A/B, la forme générale de la
6X −2 3 −1
décomposition en éléments simples est donc la suivante : = + +
  (X − 1)(X − 2)(X + 2) X −1 X −2 X +2
A a X ak,i X bk,i X + ck,i
= + +  ⊲> La méthode de dérivation du dénominateur est aussi possible,
B X −r (X − r )i (X 2 + u X + v )i
k k k
k,i k,i dans ce cas développer le dénominateur simplifie le calcul des dérivées
par rapport à la forme factorisée :
⋆ Multiplier les deux membres de cette dernière égalité par (X − r),
puis prendre la valeur en X = r après une factorisation partielle de B(X) = (X − 1)(X − 2)(X + 2) = (X − 1)(X 2 − 4)
B = (X − r)B‹ détermine a car r n’est pas un pôle de la partie [ · · · ] : = X 3 − X 2 − 4X + 4
A A A(r) B ′ (X) = 3X 2 − 2X − 4
(X − r) = = a + (X − r) × [ · · · ] a=
B B‹ ‹
B(r) B ′ (1) = −3 B ′ (2) = 4 B ′ (−2) = 12

∗ Une autre méthode consiste à calculer B(r) à partir de B ′ (r) :

3 FMy le 18/1/2015 4 FMy le 18/1/2015


6X 6/(−3) 12/4 −12/12 valeurs des dérivées successives en r pour calculer ae−1 , etc. :
= + +
(X − 1)(X − 2)(X + 2) (X − 1) (X − 2) (X − 1) A A
(X − r)e = B = (X − r)e B “
−2 3 −1 B B“
= + +
(X − 1) (X − 2) (X − 1) = ae + ae−1 (X − r) + · · · + a1 (X − r)e−1 + (X − r)e × [ · · · ]
A ′
Pôles multiples = ae−1 + 2ae−2 (X − r) + · · · + (e − 1)a1 (X − r)e−2

B
 Dans le cas où r est un pôle d’ordre e de A/B, la forme générale +e(X − r)e−1 × [ · · · ]
 A ′′
de la décomposition en éléments simples est celle-ci :
= 2ae−2 + 6ae−3 (X − r) + · · · + (e − 1)(e − 2)a1 (X − r)e−3

 
A X e
ai ak,i bk,i X + ck,i B
+e(e − 1)(X − r)e−2 × [ · · · ]
X X
= i
+ i
+
2 i

B i=1
(X − r) k,i
(X − r k ) k,i
(X + u k X + vk ) A A(r)  A ′  A ′′
ae = (r) = ae−1 = (r) 2ae−2 = (r)

B “
B(r) B“ “
B
⋆ Un calcul de proche en proche détermine en premier ae en mul-
tipliant par (X − r)e l’égalité de décomposition en éléments simples ◮> Décomposition en éléments simples de la fraction
puis en l’évaluant pour X = r : 8X 2
A A .
(X − r)e = B = (X − r)e B “ (X + 2)3 (X − 2)2
B “
B ⊲> La forme générale de la décomposition de cette fraction irréduc-
= ae + ae−1 (X − r) + · · · + a1 (X − r)e−1 + (X − r)e × [ · · · ] tible de partie entière nulle est la suivante :
A(r) 8X 2
ae =

B(r) (X + 2)3 (X − 2)2
a1 a2 a3 b1 b2
⋆ Le pôle r de A/B − ae /(X − a)e est d’ordre e − 1 ; il suffit d’appli- = + 2
+ 3
+ +
X + 2 (X + 2) (X + 2) X − 2 (X − 2)2
quer la même méthode à l’ordre e − 1 à cette différence pour obtenir
ae−1 : Un produit par (X +2)3 détermine a3 , puis les différences successives
A ae aboutissent à a2 et à a1 .
− 8X 2 Ä ä
B (X − r)e = a3 + (X + 2) a2 + a1 (X + 2) + · · ·
(X − 2) 2
32
 
e−1
X ai X ak,i X bk,i X + ck,i X = −2 : = 2 = a3
= i
+ i
+
2 i
 16
(X − r) (X − r k ) (X + uk X + v k )
i=1 k,i k,i 8X 2 2 8X 2 − 2(X − 2)2
− =
⋆ Ainsi une simplification de cette différence permet une factorisa- (X + 2)3 (X − 2)2 (X + 2)3 (X + 2)3 (X − 2)2
2 2
8X − 2X + 8X − 8 2
6X + 8X − 8 (X + 2)(6X − 4)
tion par (X − r) au numérateur de cette nouvelle fraction, et cette
= 3 2
= 3 2
=
factorisation valide donc le calcul de ae . (X + 2) (X − 2) (X + 2) (X − 2) (X + 2)3 (X − 2)2
Une multiplication par (X − r)e−1 de cette dernière fraction permet 6X − 4 a2 a3 b1 b2
de déterminer ae−1 ; le processus se poursuit de la même manière = + + +
(X + 2)2 (X − 2)2 (X + 2)2 (X + 2)3 X − 2 (X − 2)2
pour obtenir ae−2 , etc., puis a2 et a1 . 6X − 4 Ä ä −16
2
= a 2 + (X + 2) a 1 + · · · X = −2 : = −1 = a2
∗ Une seconde possibilité reprend l’égalité d’ordre e et détermine les (X − 2) 16

5 FMy le 18/1/2015 6 FMy le 18/1/2015


6X − 4 1 6X − 4 + X 2 − 4X + 4 sont conjugués et regrouper ces deux termes détermine le pôle de
+ =
(X + 2)2 (X − 2)2 (X + 2)2 (X + 2)2 (X − 2)2 seconde espèce en (X − r)(X − r) = X 2 + uX + v où u2 − 4v < 0 :
X 2 + 2X X(X + 2) a a 2(re a X − re(a r))
= = + = a r + ar = 2 re(a r)
2
(X + 2) (X − 2) 2 (X + 2)2 (X − 2)2 X −r X − r X 2 + uX + v
X a1 b1 b2 ♦ L’identification des termes correspondants justifie que les coeffi-
2
= + + X = −2 : a1 = −1/8
(X + 2)(X − 2) X + 2 X − 2 (X − 2)2 cients a et α associés aux pôles r et r sont conjugués :
Un produit par (X−2)2 détermine b2 , et b1 est obtenu par dérivation : a α (a + α)X − (a r + αr) bX + c
+ = = 2
X −1/8 b1 b2 X −r X − r (X − r)(X − r) X + uX + v
= + +
(X + 2)(X − 2)2 X + 2 X − 2 (X − 2)2 a + α = b∈R a r + αr = c ∈ R im r = − im r 6= 0
X (X − 2)2 2 1 im(a + α) = im b = 0 = im a + im α im a = − im α
= b2 + b1 (X − 2) + X = 2 : b2 = =
X +2 2(X + 2) 4 2 im(a r + αr) = 0 = im a re r + re a im r + im α re r + re α im r
X +2−X 2 1 = (im a + im α) re r + (re α − re a) im r
= b1 + 2(X − 2) · · · X = 2 : b1 = =
(X + 2)2 16 8 = (re α − re a) im r = 0
La décomposition en éléments simples est donc celle-ci : re α = re a car im r 6= 0 α= a
8X 2 ∗ Lorsque X 2 + uX + v est un pôle simple de seconde espèce de
(X + 2)3 (X − 2)2 A/B, une autre méthode pour calculer b et c consiste à multiplier la
1/8 1/2 1/8 1 2 fraction par X 2 + uX + v dont les racines complexes conjuguées sont
= + 2
− − 2
+
X − 2 (X − 2) X + 2 (X + 2) (X + 2)3 r et r :
B = (X 2 + uX + v)B ‹ u2 − 4v < 0
∗ Cet exemple illustre la méthode par des différences et celle par
dérivation. A bX + c X ak,i X bk,i X + ck,i
= 2 + i
+ 2 + u X + v )i
Les coefficients aux deux pôles −2 et 2 sont calculés de façon indé- B X + uX + v k,i
(X − r k ) k,i
(X k k
pendantes les uns des autres. A A
La méthode par différence peut continuer de s’appliquer après le (X 2 + uX + v) = = bX + c + (X 2 + uX + v) × [ · · · ]
B ‹
B
calcul de a1 , pour obtenir les coefficients du second pôle. Dans ce cas
Les complexes r et r ne sont pas des pôles de la partie en [ · · · ], et
le dernier terme est, sauf erreur de calcul, le dernier pôle simple.
l’évaluation en r et r de cette expression aboutit à un système de
Pôles simples de seconde espèce deux équations complexes à deux inconnues b et c dont la solution
est, par le théorème de décomposition des fractions sur R(X), un
 Lorsque X 2 + uX + v est un pôle simple de seconde espèce A/B, la couple de réels :
forme générale de la décomposition en éléments simples est celle-ci : A(r) A( r)
  br + c = br + c =
A bX + c X ak,i X bk,i X + ck,i ‹
B(r) ‹ r)
B(
= 2 +
i
+ 2 i

B X + uX + v k,i
(X − r k ) k,i
(X + uk X + v k ) La différence de ces deux équations permet d’obtenir b.

⋆ Une première méthode commence par effectuer la décomposition ∗ Il est aussi possible de déterminer b et c en étudiant la partie réelle
en éléments simples sur C ; les coefficients associés aux pôles r et r et la partie imaginaire d’une de ces deux équations du fait que les
solutions b et c sont réelles :

7 FMy le 18/1/2015 8 FMy le 18/1/2015


A(r)  A(r)  A(r) X 3 + 2X 2 − 2X + 5 −X − 1
br + c = im r × b = im c= − br − 2

B(r) ‹
B(r) ‹
B(r) 2 2
3(X + 1)(X + X + 1) X +1
X3 + 3 X + 2X − 2X + 5 + 3(X + 1)(X 2 + X + 1)
3 2

Décomposition dans R(X) de la fraction . =


◮>
(X 2 + 1)(X 2 + X + 1) 3(X 2 + 1)(X 2 + X + 1)
⊲> La décomposition en éléments simples est de cette forme :
4X + 8X 2 + 4X + 8
3 (X 2 + 1)(4X + 8)
= =
3(X 2 + 1)(X 2 + X + 1) 3(X 2 + 1)(X 2 + X + 1)
X3 + 3 a bX + c βX + γ
= + + βX + γ
(X + 2)(X 2 + 1)(X 2 + X + 1) X + 2 X2 + 1 X2 + X + 1 = 2
X +X +1
Il est possible d’éviter les calculs d’un pôle simple de seconde espèce
X3 + 3 −1/3 −X − 1 4X/3 + 8/3
par la méthodes des différences successives. Cet exemple évite donc 2 2
= + 2 + 2
(X + 1)(X + X + 1) X +2 X +1 X +X +1
l’étude du pôle qui demande le plus de calculs, et commence par le
pôle en X + 2 puis celui en X 2 + 1 :
Pôles multiples de seconde espèce
(−2)3 + 3 −5 1
X = −2 : a = 2 2
= =− ⋆ Les pôles de seconde espèce d’ordre f ≥ 2 associés aux complexes
((−2) + 1)((−2) + (−2) + 1) 5×3 3
X +33 1/3 bX + c βX + γ conjugués r et r peuvent être calculés de proche en proche comme
2 2
+ = 2 + 2 les pôles multiples de première espèce ; multiplier l’égalité de la dé-
(X + 2)(X + 1)(X + X + 1) X + 2 X +1 X +X +1
3 4 3 2
composition en éléments simples par (X 2 + uX + v)f pour calculer
X + 3 + (X + X + 2X + X + 1)/3 bf et cf en résolvant le système suivant :
=
(X + 2)(X 2 + 1)(X 2 + X + 1) “
B = (X 2 + uX + v)f B u2 − 4v < 0
(X + 4X 3 + 2X 2 + X + 10)/3
4 (X + 2)(X 3 + 2X 2 − 2X + 5)
= = A X
f
bi X + ci ak,i bk,i X + ck,i
(X + 2)(X 2 + 1)(X 2 + X + 1) 3(X + 2)(X 2 + 1)(X 2 + X + 1)
X X
= i
+ i
+
La méthode au pôle X 2 + 1 considère les valeurs en X = i après un B i=1
2
(X + uX + v) k,i
(X − rk ) k,i
(X + uk X + vk )i
2

produit par X 2 + 1 ; la séparation des parties réelles et imaginaires A A


(X 2 + uX + v)f = = bf X + cf + (X 2 + uX + v) × [ · · · ]
énonce l’égalité (b, c) = (−1, −1) ∈ R2 : B B“
X 3 + 2X 2 − 2X + 5 bX + c βX + γ A(r) A( r)
= 2 + 2 = bf r + cf = bf r + cf
2 2
3(X + 1)(X + X + 1) X +1 X +X +1 “
B(r) “ r)
B(
− i − 2 − 2i + 5 −3i + 3
X = i : ib + c = = = −1 − i ∗ Comme pour les pôles simples, la différence de ces deux fractions
3(−1 + i + 1) 3i
est d’ordre f −1 au pôle X 2 +uX +v, obtenue après une factorisation
X 3 + 2X 2 − 2X + 5 bX + c βX + γ validant le terme précédemment obtenu :
= 2 +
3(X 2 + 1)(X 2 + X + 1) X + 1 X2 + X + 1 A bf X + cf

B (X + uX + v)f
2

fX
−1
bi X + ci X ak,i X bk,i X + ck,i
= + +
i=1
(X 2 + uX + v)i k,i
(X − r k )i
k,i
(X 2 + u X + v )i
k k

Itérer ce processus détermine les termes d’ordre f − 1, f − 2, etc.

9 FMy le 18/1/2015 10 FMy le 18/1/2015


Exemples de méthodes particulières La décomposition de cette fraction paire est donc la suivante :
A(X) 1 X X
Les exemples suivants ne justifient pas l’ignorance des méthodes pré- = 2 + 2
− 2
cédentes, mais décrivent des manipulations qui dans quelques cas B(X) X + 1 2(X + X + 1) 2(X − X + 1)
particuliers simplifient certaines décompositions en éléments simples. ∗ Un argument similaire s’applique à la décomposition en éléments
simples des fractions impaires.
Fractions paires et impaires
∗ Si une fraction rationnelle A/B est paire alors la décomposition Pôles multiples en zéro
en éléments simples de A(X)/B(X) et de A(−X)/B(−X) sont les ∗ Transformer le numérateur permet dans certains cas d’obtenir la
mêmes car ces deux fonctions sont égales, et l’identification de ces partie associée au pôle 0 de la décomposition en éléments simples.
deux décompositions en éléments simples évite une partie des calculs.
∗ L’exemple illustre cette remarque :
◮> L’exemple suivant illustre les simplifications possibles par parité : 1 (1 + X) − (X + X 2 ) + (X 2 + X 3 ) − X 3
A(X) 1 3
=
= X (1 + X) X 3 (1 + X)
B(X) (X + 1)(X + X + 1)(X 2 − X + 1)
2 2
1 1 1 1
= 3− 2+ −
⊲> La méthode de base reste la même : X X X 1+X
A(X) 1 1 (1 − X) + (X − X 2 ) + (X 2 − X 3 ) + X 3
= =
B(X) (X + 1)(X + X + 1)(X 2 − X + 1)
2 2 X 3 (1 − X) X 3 (1 − X)
1 1 1 1
aX + b cX + d γX + δ = 3+ 2+ +
= 2 + + X X X 1−X
X + 1 X2 + X + 1 X2 − X + 1
A(−X) 1 Exemples de changement de variables
=
B(−X) (X 2 + 1)(X 2 + X + 1)(X 2 + X + 1)
−aX + b −cX + d −γX + δ A(X) ∗ Un changement de variable permet d’obtenir une décomposition
= 2
+ 2 + 2 = en éléments simples à partir d’une autre.
X +1 X −X +1 X +X +1 B(X)
Le second exemple illustre comment exploiter l’invariance d’un dé-
a = −a = 0 c = −γ d=δ
nominateur de la forme X n − 1 par le changement de variable obtenu
Une multiplication par X 2 +1 puis l’évaluation pour X = + i aboutit par produit par une racine de l’unité.
aux valeurs de a et b qui sont nécessairement réelles :
1 ◮> Le changement de variables Y = 1 − X transforme la fraction
ai + b = =1 a=0 b=1 rationnelle 1/((X(1 − X)3 ) en une fraction de pôle multiple en 0.
i × (− i)
Une multiplication par 1 + X + X 2 de racine j = e2 i π/3 puis le calcul ⊲> Le changement de variable en Y appliqué à la décomposition
en X = j prouve ces égalités ; les relations j 3 = 1 et 1 + j + j 2 = 0 précédente fournit l’unique décomposition en X de cette fraction :
simplifient directement ces calculs, et l’étude des parties réelles et 1 1 1 1 1 1
3
= 3
= 3+ 2+ +
imaginaires détermine les constantes réelles recherchées : X(1 − X) (1 − Y )Y Y Y Y Y −1
1 1 1 j 1 1 1 1
= cj + d = = 2 = = 3
+ 2
+ +
(j 2 + 1)(j 2 − j + 1) − j × (−2j ) 2j 2 (1 − X) (1 − X) 1−X X
1
c = = −γ d=0=δ
2
11 FMy le 18/1/2015 12 FMy le 18/1/2015
X Autres méthodes
◮> Décomposition de la fraction rationnelle .
X3 − 1
⊲> Un argument similaire à celui concernant les fractions paires ou
∗ Réduire au même dénominateur la forme générale d’une décom-
impare s’applique pour cette fraction R(X) ; il fait intervenir les ra- position en éléments simples permet de calculer les coefficients dans
cines troisièmes de l’unité vu la structure du dénominateur : certains cas simples :
X a b c a + b= 1
(
R(X) = 3 = + + X2 − 1 a bX + c (a + b)X 2 + cX + a
X −1 X −1 X − j X − j2 = + = c= 0
X3 + X X X2 + 1 X3 + 1 a = −1
ja jb jc
j R(X) = + + 1 2X
X −1 X − j X − j2 =− + 2 a = −1 b=2 c=0
a b c X X +1
= R(j X) = + +
jX − 1 jX − j jX − j2 ∗ Le calcul en une valeur autre qu’un pôle de l’égalité de décom-
j 2a j 2b j 2c position en éléments simples fournit une relation linéaire entre les
= 2
+ + coefficients pouvant être utile pour la détermination d’un dernier
X−j X −1 X − j
2
j b j 2c j 2a coefficient.
= + + 3
X −1 X − j X − j2 ◮> Décomposition de la fraction .
X (1 − X 3 )
3
j a = j 2b j b = j 2c j c = j 2a
⊲> La décomposition de cette fraction exploite le changement de va-
L’unicité de la décomposition en éléments simples, permet l’identifi- riables intermédiaire Y = X 3 qui simplifie les fractions manipulées :
cation des coefficients a = j b = j 2 c et un produit par X − 1 montre 3 3 3 3 3 3
a = 1/3 : 3 3
= = − = 3− 3
X (1 − X ) Y (1 − Y ) Y Y −1 X X −1
X 1/3 j 2 /3 j /3 (
a + b= 0
R(X) = 3 = + + 3 a bX + c
X −1 X −1 X − j X − j2 = + a − b + c= 0
X3 − 1 X − 1 X2 + X + 1 a − c= 3
Développements limités à l’infini ® c= a − 3
(a + b)X 2 + (a − b + c)X + a − c
= 3a − 1 = 0
∗ Une égalité entre deux fonctions réelles associées à deux fractions X3 − 1 a= 1
rationnelles entraîne l’égalité de ces fractions.
1 X +2
L’unicité du développement limité en X = 1/h lorsque h tend vers = − 2
0 permet en conséquence d’obtenir des relations sur les coefficients X −1 X +X +1
3 3 1 X +2
des pôles d’ordre peu élevé d’une fraction à décomposer en éléments = 3− + 2
3 3
X (1 − X ) X X −1 X +X +1
simples :
1 h
= = h + rh2 + r 2 h3 + r 3 h4 + r 4 h5 + o (h5 ) Exemples récapitulatifs
x − r 1 − rh h→0
1
= h2 (1 − rh)−2 = h2 + 2rh3 + 3r 2 h4 + 4r 3 h5 + o (h5 ) Décompositions simples
(x − r)2 h→0
2X
◮> Décomposition de .
(X − 1)(X − 2)(X − 3)

13 FMy le 18/1/2015 14 FMy le 18/1/2015


⊲> Cette fraction est de partie entière nulle et ne comporte que des terme :
pôles simples ; les coefficients sont obtenus après multiplication par X2  1 4 
− − +
X − 1, X − 2 et X − 3 : (X − 1)2 (X − 2) (X − 1)2 X − 2
2X 1 4 3 X 2 + (X − 2) − 4(X 2 − 2X + 1) −3X 2 + 9X − 6
= − + = =
(X − 1)(X − 2)(X − 3) X −1 X −2 X −3 2
(X − 1) (X − 2) (X − 1)2 (X − 2)
X6 (X − 1)(−3X + 6) −3(X − 1)(X − 2) −3
◮> Décomposition de la fraction . = 2
= 2
=
X2 − 2 (X − 1) (X − 2) (X − 1) (X − 2) X −1
X 2 4 3 1
⊲> La partie entière est non nulle ; les calculs du quotient et du reste
= − −
de la division euclidienne peuvent aussi bien se faire en posant la (X − 1)2 (X − 2) X − 2 X − 1 (X − 1)2
division qu’en s’aidant d’un produit remarquable :
X 6 = X 6 − 8 + 8 = (X 2 − 2)(X 4 + 2X 2 + 4) + 8 ⋆ La différence de la fraction initiale avec tous les éléments simples
déjà calculés évite le dernier calcul.
X6 8
= X 4 + 2X 2 + 4 + 2
2
X −2 X −2 Décomposition réelle et décomposition complexe
La forme générale
√ de la décomposition√ est la suivante, des produits X5 − 1
par (X ∓ 2), puis leur valeur en ± 2 déterminent les coefficients ◮> Décomposition dans R et C de la fraction .
X4 − 1
a et b :
⊲> Cette fraction n’est pas irréductible, sa décomposition est donc
X6 a b
2
= X 4 + 2X 2 + 4 + √ + √ de la forme suivante :
X −4 X+ 2 X− 2 X5 − 1 (X − 1)(X 4 + X 3 + X 2 + X + 1)
Ä√ ä6 =
2 8 √ 8 √ X4 − 1 (X − 1)(X + 1)(X 2 + 1)
b= √ = √ = 2 2 a= √ = −2 2 4 3 2
2 2 2 2 −2 2 X +X +X +X +1 X4 + X3 + X2 + X + 1
√ √ = =
X6 4 2 2 2 2 2 (X + 1)(X 2 + 1) X3 + X2 − X − 1
= X + 2X + 4 + √ − √
2
X −4 X− 2 X+ 2 X(X 3 + X 2 + X + 1) + 1 1
= 3 2
=X+
Cette fraction est paire, et donc sa décomposition en éléments X +X −X −1 (X + 1)(X 2 + 1)
simples est paire. Une vérification est possible avec la valeur 1 par Le pôle simple en −1 de la partie fractionnaire est 1/2. La différence
exemple. des deux fractions aboutit directement au pôle de seconde espèce :
X2 1 1/2 1 − X 2 /2 − 1/2 (1 − X)(1 + X)
◮> Décomposition de . − = =
(X − 1)2 (X − 2) (X + 1)(X + 1) X + 1 (X + 1)(X 2 + 1)
2 2(X + 1)(X 2 + 1)
⊲> La fraction possède un pôle double ; les coefficients a2 et b de sa X +1
=−
décomposition sont obtenus après un produit par (X − 1)2 et X − 2 : 2(X 2 + 1)
X2 a1 a2 b X5 − 1 1/2 −X + 1
= + + 4
=X+ +
2
(X − 1) (X − 2) X − 1 (X − 1) 2 X −2 X −1 X + 1 2(X 2 + 1)
a1 1 4
= − + ⊲> La décomposition dans C s’obtient par l’identification des coeffi-
X − 1 (X − 1) 2 X −2 cients de la fraction associée au pôle de seconde espèce :
Une différence termine la décomposition pour obtenir le dernier

15 FMy le 18/1/2015 16 FMy le 18/1/2015


−X + 1 a b (a + b)X + (−a + b)i X3 + X2 a b c d
2
= + = = + + +
X +1 X+i X−i X2 + 1 4
X +4 X +1− i X +1+ i X −1− i X −1+ i
n
a + b = −1 n
a + b = −1 −1 + i −1 − i (−1 + i)3 + (−1 + i)2 (−1 + i)2 (1 + (−1 + i))
a= b= a= =
− ia + ib = 1 a−b= i 2 2 4(−1 + i)3 4(−1 + i)3
−X + 1 −1 + i −1 − i i i(−1 − i) 1− i
= + = = =
X2 + 1 X+i X−i 4(−1 + i) 4(−1 + i)(−1 − i) 8
5
X −1 1/2 −1 + i −1 − i 1+ i
=X+ + + b= a =
X4 − 1 X + 1 2(X + i) 2(X − i) 8
Ces coefficients, conjugués, peuvent aussi être obtenus à partir de la (1 + i)3 + (1 + i)2 (1 + i)2 (1 + (1 + i))
c= =
dérivée du dénominateur en ± i. 4(1 + i)3 4(1 + i)3
X3 + X2 2+ i (2 + i)(1 − i) 3− i
◮> Décomposition en éléments simples de dans R et dans = = =
X4 + 4 4(1 + i) 4(1 + i)(1 − i) 8
C. 3+ i
d= c =
⊲> Le chapitre précédent illustre comment factoriser le polynôme 8
sans racine X 4 + 4 dans R : X3 + X2 (1 − i)/8 (1 + i)/8 (1 + i)/8 (1 − i)/8
4
= + + +
X 4 + 4 = X 4 + 4X 2 + 4 − 4X 2 = ((X 2 + 2) − 2X)((X 2 + 2) + 2X) X +4 X +1− i X +1+ i X −1− i X −1+ i
= (X 2 + 2X + 2)(X 2 − 2X + 2) ⊲> Regrouper les pôles simples conjugués effectue la décomposition
2 2
Les racines complexes de X + 2X + 2 et de X − 2X + 2 sont −1 ± i réelle ; calculer par différence le second pôle valide les calculs précé-
et 1 ± i. La décomposition dans C ne comporte que des pôles simples dents :
dont les coefficients sont obtenus par dérivation du dénominateur : (1 − i)/8 (1 + i)/8 (1 − i)(X + 1 + i) + (1 + i)(X + 1 − i)
+ =
X +1− i X +1+ i 8(X + 1 − i)(X + 1 + i)
2X + 4 X +2
= 2
= 2
8(X + 2X + 2) 4(X + 2X + 2)
3
X +X 2 X +2

X4 + 4 4(X 2 + 2X + 2)
4X 3 + 4X 2 − (X + 2)(X 2 − 2X + 2)
=
4(X 4 + 4)
4X 3 + 4X 2 − X 3 − 2X + 4 3X 3 + 4X 2 + 2X − 4
= =
4(X 4 + 4) 4(X 4 + 4)
(X 2 + 2X + 2)(3X − 2) (X 2 + 2X + 2)(3X − 2)
= =
4(X 4 + 4) 4(X 2 + 2X + 2)(X 2 − 2X + 2)
3X − 2
= 2
4(X − 2X + 2)

17 FMy le 18/1/2015 18 FMy le 18/1/2015


X3 + X2 X +2 3X − 2 Le valeur du coefficient α provient de la dérivée en j du dénomina-
4
= 2
+ 2
X +4 4(X + 2X + 2) 4(X − 2X + 2) teur :
1 1 1 4 + 2j 2 4 + 2j 2
◮> Décomposition réelle et complexe de . α= 3 = = =
X4+ X2 + 1 4j + 2j 4 + 2j (4 + 2j )(4 + 2j 2 ) 16 + 8j + 8j 2 + 4
√ √
⊲> Le principe de base ne change pas, la factorisation du dénomina- 4 + 2j 2 2 + j2 1− j 3/2 − 3 i/2 3− 3i
= = = = =
teur rejoint celle des produits remarquables X 3 ± 1 : 12 6 6 6 12
X 4 + X 2 + 1 = X 4 + 2X 2 + 1 − X 2 1
= ((X 2 + 1)2 − X)((X 2 + 1)2 + X) X4 + X2 + 1
√ √ √ √
3− 3i 3+ 3i −3 + 3 i −3 − 3 i
= (X 2 − X + 1)(X 2 + X + 1) = + + +
12(X − j ) 12(X − j 2 ) 12(X + j ) 12(X + j 2 )
X 3 − 1 = (X − 1)(X − j )(X − j 2 ) = (X − 1)(X 2 + X + 1) √  − i π/6
3 e e i π/6 e5 i π/6 e−5 i π/6 
X 3 + 1 = (X + 1)(X + j )(X + j 2 ) = (X + 1)(X 2 − X + 1) = + + +
24 X − j X − j2 X + j X + j2
La forme générale de la décomposition dans R est celle-ci :
1 aX + b cX + d Un exemple de pôle d’ordre élevé
4 2
= 2 + 2
X +X +1 X +X +1 X −X +1 32
Un produit par X 2 + X + 1 puis X = j et X = j 2 aboutit à ces deux ◮> Décomposition de .
(X 2 − 1)4
égalités simplifiées par j 3 = 1 et 1 + j + j 2 = 0 :
⊲> Cet exemple illustre ces différentes méthodes de calcul des coeffi-
1 1 j2 1 j
= = − = + = b + aj cients de la décomposition en éléments simples d’une fraction ; il tire
2
j − j +1 −2j 2 2 2 profit de la parité de la fraction, du calcul direct de certains coeffi-
1 1 j 1 j2 cients, de la valeur en un point de cette fraction et du développement
= = − = + = b + aj 2
j4 − j2 + 1 −2j 2 2 2 2 limité pour h = 1/x de limite 0 quand x tend vers ±∞ :
Les valeurs de a et b recherchées sont réelles, l’étude de la partie 32 a1 a2 a3 a4
R(X) = = + + +
réelle et de la partie imaginaire d’une des deux équations aboutit à (X 2 − 1) 4 X − 1 (X − 1) 2
(X − 1) 3
(X − 1)4
a = b = 1/2 ; ces deux coefficients peuvent aussi être obtenus par b1 b2 b3 b4
identification en fonction de j pour éviter de résoudre le système de + + 2 + 3 +
X + 1 (X + 1) (X + 1) (X + 1)4
deux équations.
= R(−X)
La parité de la fraction rationnelle justifie que c = −a et d = b :
1 X +1 −X + 1 a1 = −b1 a2 = b2 a3 = −b3 a4 = b4
= + 32
X4 + X2 + 1 2(X 2 + X + 1) 2(X 2 − X + 1) a4 = = 2 = b4
(1 + 1)4
⊲> La décomposition dans C peut être faite en décomposant les deux Le coefficient a4 est obtenu à partir de (X − 1)4 R(X) pour X = 1.
pôles simples de seconde espèce précédents, ou de façon indépen- 32
x8 8 2 −4 8 8 4
dante ; des arguments de parité et de conjugués justifient β = α, R(x) =  4 = 32h (1 − h ) = 32h + o (h ) = o (h )
1 h→0 h→0
δ = γ , γ = −α et δ = −β : 1− x2
1 α β γ δ 1 1
4 2
= + 2
+ + = h ∓ h2 + h3 ∓ h4 + o (h4 ) = h4 + o (h4 )
X +X +1 X−j X−j X+j X + j2 x±1 h→0 (x ± 1)4 h→0

19 FMy le 18/1/2015 20 FMy le 18/1/2015


1 1 n
= h2 ∓ 2h3 + 3h4 + o (h4 ) = h3 ∓ 3h4 + o (h4 ) n! X ak
(x ± 1)2 h→0 (x ± 1)3 h→0
R(X) = Q
n =
(X − k) k=0
X −k
Le développement limité en h = 1/x de la fraction initiale a des k=0
coefficients nuls jusqu’à l’ordre 7 ; les coefficients de l’autre membre n!(X − am ) n!
(X − m)R(X) = Q =
sont obtenus à partir de ceux de (x ± 1)−k pour k ∈ {1 · · · 4}, et n Q
(X − k)
(X − k)
la dernière équation correspond au calcul de R(0) ; la parité de la k=0
0≤k≤n
k6=m
fraction rationnelle R se retrouve dans les coefficients de h2p+1 , et le n! 1
système obtenu se résout ainsi : am = =
(m − k) m(m − 1) · · · 2 · 1 · (−1)(−2) · · · (m − n)
Q
a1 + b1 = 0 coefficient de h 0≤k≤n
2 k6=m n−m Ç å
a1 − b1 + a2 + b2 = 0 coefficient de h (−1) n! n
= = (−1)n−m
a1 + b1 + 2a2 − 2b2 + a3 + b3 = 0 coefficient de h3 m! (n − m)! m
Ç å
a1 − b1 + 3a2 + 3b2 + 3a3 − 3b3 + a4 + b4 = 0 coefficient de h4 n
n (−1)n−k
−a1 + b1 + a2 + b2 − a3 + b3 + a4 + b4 = 32 correspond à R(0) n! X k
n =
a1 = −b1 a2 = b2 a3 = −b3 a4 = b4 par parité Q
(X − k) k=0
X −k
k=0
® ® a

−b1 = a1 = −5
a1 + a2 =0 2 = −a1 
n

b2 = a2 = 5 Décomposition dans C et dans R de la fraction .
a1 + 3a2 + 3a3 = −2 2a2 + 3a3 = −2 ◮>
−a1 + a2 − a3 = 14 2a2 − a3 = 14 
 −b 3 = a3 = −4 − 1) X 2 (X n
b4 = a4 = 2 ⊲> Les coefficients des pôles simples associés aux racines complexes
32 −5 5 −4 2 de l’unité ωm de cette fraction rationnelle peuvent être obtenus par
= + + +
(X 2− 1)4 X − 1 (X − 1) 2
(X − 1) 3
(X − 1)4 multiplication par X − ωm et exploitent le produit remarquable
5 5 4 2 X n − 1 = X n − ωm n
:
+ + 2 + 3 + n−1
X + 1 (X + 1) (X + 1) (X + 1)4 n b1 b2 X ak
R(X) =2 n
= + 2
+
X (X − 1) X X k=0
X − ωk
Cas des fractions paramétrées X 2 R(X) =
n
ωm = e2 i mπ/n b2 =
n
= −n
(X n − 1) −1
∗ La méthode de décomposition en éléments simples de tels fractions
n n + n(X n − 1) nX n nX n−2
paramétrées reprend les principes généraux de ce chapitre même si R(X) + 2 = = = b1 = 0
les coefficients ne sont pas numériquement déterminés. X X 2 (X n − 1) X 2 (X n − 1) Xn − 1
n(X − ωm ) n(X − ωm n
◮> Décomposition de la fraction suivante : (X − ωm )R(X) = 2 n = 2 n n
= n−1
X (X − 1) X (X − ωm ) n−k−1
n X2 X k ωm
P
n! X ak
n = k=0
n n 1
(X − k) k=0 X − k
Q
am = n−1
= 2 n−1 = ω = ω−m
k=0 2 k ω n−k−1 ωm nωm m
ωm ωm
P
m
⊲> Ce premier exemple applique les méthodes usuelles de produit k=0

par X − m avec 0 ≤ m ≤ n : n −n n−1


X ω−k
= +
X 2 (X n − 1) X 2 k=0 X − ωk

21 FMy le 18/1/2015 22 FMy le 18/1/2015


⊲> La méthode de dérivation du dénominateur aboutit aussi :
A(ωm ) n n
= ′ = n+1 = = ω−m
B (ωm ) (n + 2)ωm − 2ωm nω m
n 1
am = 2 n−1 = ω = ω−m A(X) = n B(X) = X 2 (X n − 1)
ωm nωm m

⊲> La décomposition sur R(X) de la fraction précédente est obtenue


en regroupant les racines conjuguées ωm et ωm = ω−m = ωn−m ; elle
dépend de la parité de n noté n = 2p ou n = 2p + 1 avec p ∈ N, car
selon les cas −1 est ou n’est pas un pôle de la fraction :
p−1
2p −2p 1 −1 X ω−k ωk
2 2p
= 2
+ + + +
X (X − 1) X X − 1 X − 1 k=1 X − ωk X − ω−k
Ä Ä ä Ä ää
−2p 1 −1 X 2 cos kπ
p−1
p X − cos
2kπ
p
= 2 + + + Ä ä
X X − 1 X − 1 k=1 X 2 − 2 cos kπ
p X +1
p
2p + 1 −2p − 1 1 X ω−k ωk
= + + +
X 2 (X 2p+1 − 1) X2 X − 1 k=1 X − ωk X − ω−k
Ä Ä ä Ä ää
p 2 cos 2kπ X − cos 4kπ
−2p − 1 1 2p+1
Ä ä 2p+1
X
= 2
+ + 2kπ
X X − 1 k=1 X − 2 cos 2p+1 X + 1
2

23 FMy le 18/1/2015

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