Memoire Final
Thèmes abordés
Memoire Final
Thèmes abordés
Mémoire
En vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences Economiques
Option : Economie Monétaire et Bancaire
Promotion 2018
Remerciement
Nous remercions le bon dieu de nous avoir donné la force, le courage et la patience
accepté d’être notre encadrant. Ses précieux conseils et sa patience nous ont permis
Nous remercions également les membres du jury qui nous ont fait honneur
Nous réservons ici une place particulière pour remercier vivement nos familles pour
leur affection et leur soutien continu, et à tous ceux qui, d’une manière ou d’une
Je tiens sincèrement à dédier ce modeste travail à mes chers parents pour leurs
sacrifices, leurs soutiens, ainsi la confiance totale qu’ils m’ont accordée, surtout
Ma grand-mère MALHA ;
Tous mes amis, ainsi que tous ceux qui me sont très chers.
Belkacem
Dédicaces
A toute ma famille
Amar
Sommaire
Sommaire
Sommaire
Bibliographie
Liste des tableaux
Liste des graphes et schémas
Annexes
Table des matières
Liste des abréviations
RE : Résultat d’Exploitation
CAD : Caisse Algérienne de Développement
TB : taux de bancarisation
Pierre angulaire de toute économie, les banques occupent une place centrale dans le
financement de l’économie. Elles ont la responsabilité collective de la gestion des moyens de
paiement et elles se présentent comme l’un des principaux garants de la solidité et de la
compétitivité de l’activité économique d’un pays.
Les banques sont des acteurs majeurs des économies contemporaines ; partenaires
habituels des entreprises et des particuliers, dont leur rôle principal est la gestion de la
liquidité entre offreurs et demandeurs de capitaux en se dotant des instruments de paiements
(chèque, virement, effet de commerce, carte bancaire, …), et l’offre de services aux clients.
A cet effet, des réformes sur le plan économique et monétaire ont été engagé
particulièrement en Algérie depuis 1990, pour promouvoir le secteur bancaire et la
bancarisation de masse, recommandé par la banque mondiale….
Sur le plan structurel, les banques publiques existantes sont consolidées, tandis que les
banques de statut privé notamment à capitaux étrangers s’implantent en Algérie. Mais avant
cette libéralisation, le système bancaire était totalement sous le monopole de l’Etat, avec le
nouveau cadre juridique une série de mesures est prise afin d’attirer les investisseurs privés
dans ce secteur.
2
Introduction générale
Problématique de l’étude
Dans notre cas nous allons essayer d’apporter les éléments de réponse à la question
centrale suivante : quel est le niveau de bancarisation au sein de la commune de
Ouadhias ?
Choix du sujet
Le choix de notre thème se justifie d’un côté, par le rôle qu’occupe le système
bancaire au sein d’une économie, et de l’autre côté, par l’importance tant accordée à la
question de la bancarisation de l’économie algérienne. Elle a toujours été considérée comme
l’une des vulnérabilités de notre économie.
L’objectif de notre travail se subdivise en deux : plan théorique qui porte sur quelques
notions de la banque, bancarisation et du système bancaire Algérien. Ces derniers, vont nous
permettre d’identifier le fonctionnement et l’évolution du système bancaire Algérien. Sur le
3
Introduction générale
Méthodologie de recherche
Afin d’atteindre notre objectif de recherche, nous avons adopté, une visée
compréhensive et descriptive basée sur des notions théoriques et fondées sur des recherches
bibliographiques qui sont la consultation des ouvrages, mémoires, thèses, documents, revues,
articles pour élucider un certain nombre de concepts en rapport avec le thème choisi.
Pour la collecte des données sur le terrain, nous avons élaboré un questionnaire qui a
été distribué auprès de la population de Ouadhias et des organismes comme la direction
de la planification et d’aménagement du territoire (DPAT), les agences bancaires de la
commune et les bureaux de poste dont l’objectif est de tenter d’analyser le niveau de
bancarisation.
Le questionnaire nous a permis d’effectuer une pré-enquête qui s’est déroulée au cours
de la période du 16 avril jusqu'au 16 juin. Elle avait comme objectif de répondre à la
deuxième hypothèse du travail et juger la capacité du questionnaire à apporter des éléments à
notre problématique.
4
Introduction générale
Structure de l’étude
Le plan de notre recherche comporte trois chapitres, chacun est subdivisé en trois
sections. Les deux premiers chapitres qui sont d’ordre théorique ; le premier chapitre est
consacré aux généralités sur la banque et quant au second chapitre, porte sur l’évaluation du
niveau de la bancarisation en Algérie. Le troisième chapitre fera l’objet d’une analyse
empirique dans l’objectif est d’évaluer la contribution de la population de Ouadhias afin
d’analyser le niveau de bancarisation par le biais d’une étude de cas.
5
Chapitre 1 :
Introduction
A partir du milieu des années 80, les systèmes bancaires ont été pris dans un nouveau
mouvement global de libéralisation financière, ces derniers ont pour effet d’accroitre la
pression concurrentielle qui s’exerçait sur les banques.
Dans la première section nous présenterons la notion de banque dans son ensemble,
ainsi que ses fonctions et ses typologies ;
Dans la seconde section nous exposerons le système de paiement utilisé par les
banques, que ce soit son évolution, les moyens de paiement classique et en dernier lieu les
moyens de paiement moderne : la monétique.
Enfin, nous conclurons ce chapitre par une troisième section qui portera sur la
performance du système bancaire.
1
: V.DESCHANEL Jean-pierre, Droit bancaire. L’institution bancaire, Dalloz, 1995, n° p.1
7
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
1.1.Définition
Aux termes des articles 66, 67, 68 et 69, de l’ordonnance n° 03-11 du 26 aout 2003,
complétant et modifiant la loi n° 90-10 du 14 avril 1990 relative à la monnaie et au crédit, les
banques sont des personnes morales qui effectuent à titre de profession habituelle des
opérations de banque, ces intermédiaires peuvent effectuer certaines opérations connexes à
leurs activités. Les opérations de banque sont3 :
2
: P. Garsnaul et S.pariani « la banque fonctionnement et stratégie » édition : économica, Paris, 1997.
3
: Chabha BOUZAR, « Systèmes financiers mutations financières et bancaires et crises », éd El-Amel, 2010,
page 93.
8
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
La banque est un établissement privé ou public qui facilite les paiements des
particuliers ou entreprises, qui avance et reçoit des fonds et crée des moyens de paiements4.
« Les banques sont des entreprises ou des établissements qui ont pour profession
habituelle de recevoir sous forme de dépôt, des fonds du public qu’elles emploient sur leur
propre compte en opération de crédit ou en opérations financières.
En mettant en relation direct les offreurs et les demandeurs de capitaux sur un marché
de capitaux (marché financier notamment), c'est le phénomène de désintermédiation »5.
La banque centrale est une institution qui gère la monnaie d’un pays. Elle émet des
billets de banque (d’où leurs noms d’institutions d’émissions), met en œuvre la politique
monétaire, conserve les réserves de change d’un pays et surveille le système financier6.
4
: GAUCHON P : vocabulaire d’actualité économique, éd.Ellipes, Paris 1994.
5
: GAUCHON P : vocabulaire d’actualité économique, éd.Ellipes, Paris 1994.
6
: MIKDASHI Z : les banques à l’ère de la mondialistion, éd. ECONOMICA, Paris 1998.
9
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Elles se définissent aussi par le terme “ banques de crédit “ puisque leur rôle est de
collecter l’épargne des déposants sous forme de dépôt à vue et de les redistribuer sous forme
de crédit à court terme. Ces banques jouent un rôle important dans le circuit des capitaux
(financement).
➢ Banques d’affaires
Les banques d’affaires sont des banques qui s’engagent sur le long terme par le biais
de participations dans des entreprises. Elles financent sur leurs fonds propres ou sur des
emprunts à long terme des projets économiques (création, développement des sociétés) leurs
rôles sont essentiels dans la mesure où leurs participations leur permettent d’avoir des sièges
aux conseils d’administration des plus grandes entreprises et donc intervenir dans la gestion
de celles-ci.
Sont celles dont l’activité principale consiste à ouvrir des crédits dont l’échéance est
égale ou inférieure à deux ans, elles ne peuvent pas recevoir des dépôts sauf autorisation pour
une échéance inferieure a cette durée.
7
: BOUYAKOUB F : l’entreprise et le financement bancaire, éd. CASBAH, Alger, 2003, PP.271,272.
10
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Selon François DESMICHT8, les fonctions de la banque, dans toutes leurs formes sont
relativement les mêmes et se présentent comme suit :
➢ L’offre de services.
Les activités des agents économiques gênèrent des capacités et des besoins de
capitaux, la rencontre de l’offre et de la demande de ces capitaux peut être réalisée selon deux
procédés :
Les ressources principales des banques sont les dépôts à vue, les dépôts à terme ainsi
que les fonds propres.
8
: DESMICHT François, « pratique de l’activité bancaire », 2eme édition DUNOD, Paris, 2007.
9
: GRASUAULT.P et PRIANI.S : La banque ; fonctionnement et stratégie ; édition Economique, Paris, 1997,
p.22.
11
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
➢ Les dépôts à vue : Ce sont des fonds qui sont confiés par la clientèle à la banque
avec cette possibilité de pouvoir les retirer, à tout moment, sans préavis. Ces fonds ne sont pas
rémunérés par la banque.
• Les dépôts à terme : Ce sont des fonds qui sont placés par la clientèle auprès des
banques en contrepartie d’une rémunération. Le taux de rémunération de ces fonds par la
banque varie généralement en fonction de la durée du placement.
➢ Les fonds propres : Les fonds propres sont la première ressource de la banque, ils
sont constitués par les apports des associés ainsi que les bénéfices conservés sous forme de
réserves ou de report à nouveau.
Parmi les principaux emplois de la banque, nous trouvons les financements à court
terme, à moyen terme, à long terme et les prises de participation.
➢ Les financements à court terme : Ils représentent des concours accordés aux
clients de la banque (entreprises et particuliers) en vue de solutionner un problème de
trésorerie.
➢ Les financements à moyen et long terme : On peut dire que ce sont des prêts
destinés notamment au financement des investissements des entreprises et des biens durables
des particuliers.
En général, nous pouvons dire qu’à la différence des autres activités réalisées par les
banques, à savoir, les prestations de services et la fonction d’intermédiaire sur les marchés, et
qui génèrent pour les banques des commissions, l’activité d’intermédiation produit une marge
financière qui est la différence entre les produits perçus sur les emplois et le coût des
ressources collectées.
12
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Il est à noter aussi ; que l’octroi de prêts par la banque représente l’origine essentielle
de la création monétaire.
➢ Les échéances
C’est à dire le financement des projets d’investissements des entreprises par l’épargne
collectée (généralement auprès des ménages) représente une transformation des ressources à
court terme en créances à plus long terme.
➢ La taille ou volume
C’est à dire que les banques peuvent assurer le financement de projets lourds,
mobilisant un capital plus important ou plus grand que l’épargne moyenne collectée auprès
des déposants.
➢ Le risque
C’est à dire que les dépôts des épargnants subissent au niveau des banques un
accroissement de risques, à partir de leur transformation en crédits, mais malgré cela,
l’investissement des ressources collectées dans des portefeuilles très diversifiés d’entreprises
et de projets conduit les banques à bénéficier des avantages de la diversification, et ainsi
minimiser le risque de défaillance.
Donc, les banques doivent acquérir une certaine expertise et une efficience importante
dans la gestion et le contrôle des crédits consentis et des risques que peuvent engendrer ces
crédits.
La fonction de liquidité est assurée par la banque, qui est dans l’obligation d’assurer
aux déposants les facilités de liquidité et de transfert de fonds.
Cela peut s’expliquer par la transformation des ressources collectées par la banque,
pour créer l’utilité ou le rendement approprié pour le client et pour la banque aussi, et à un
13
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
niveau de risque acceptable. A cet effet, la banque doit allouer des crédits en favorisant ceux
de moindre risque, afin qu’elle puisse honorer ses engagements vis-à-vis des déposants qui
désirent toujours la sécurité et aussi le libre accès à leurs fonds.
Nous pouvons ajouter aussi que les prêts bancaires sont par nature illiquides, et c’est à
la banque de transformer ces actifs illiquides en dépôts bancaire qui constituent une assurance
contre le risque d’illiquidité.
En général, les banques assurent à l’économie une liquidité à travers les crédits
consentis.
La banque offre un ensemble de services à ses clients qui donnent à facturation. Ces
services portent sur les moyens de paiements, le change et les relations avec l’étranger, la
gestion des titres et la location des coffres.
• Les services sur chèques : ils comportent à leurs tours trois services :
➢ Les oppositions sur chèques qui en raison de perte de ce dernier, le client demande
à la banque de faire opposition à ces formules lors de leur présentation via la compensation.
➢ L’émission de chèques de banque qui est émis à l’ordre d’un bénéficiaire désigné
par le client, ce chèque sera débité sur le compte du client.
14
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Il est fourni à la demande et il est également inclut dans chaque chéquier. Ce service
est gratuit.
La banque assure le change manuel pour les clients (vente ou achat de devise) et
réalise les transferts internationaux (par chèque ou par virement, en provenance ou à
destination de l’étranger).
C’est l’un des services les plus anciens, la banque loue à ses clients des coffres de
différentes tailles pour l’entrepôt de valeurs, bijoux, documents importants, … etc.
La fonction de conseil est une mission large et valorisée pour les banques, cela
s’explique par la complexité des opérations financières surtout dans la gestion des risques et
l’avis d’experts financiers de la banque pour les entreprises qui désirent créer des directions
financières pour les centres de profit. La fonction de conseil peut toucher aussi les domaines
de fiscalité, de gestion de patrimoine, gestion de la trésorerie, les opérations d’assurance, les
opérations d’ingénierie financière et autres.
En général, cette fonction est très importante surtout pour les entreprises qui peuvent
exploiter et bénéficier des expériences et de l’expertise des banques dans plusieurs domaines,
et qui lui seront utiles dans leur prise de décision.
15
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Les premières monnaies, constituées par des produits faisant l’objet de larges courants
d’échange, tiraient leur valeur de leur emploi sous forme de marchandises ; il en a été
notamment ainsi pour le bétail. La nécessité d’obtenir à la fois une grande valeur sous un
faible volume, une conservation aisée et une homogénéité facilitant la division de la
marchandise-étalon conduisit à recourir à des métaux précieux : l’or et l’argent constituèrent
pendant longtemps les monnaies les plus courantes.
L’or et l’argent ont constitué pratiquement à eux seuls la masse monétaire jusqu’au
début du XIX siècle. A cette époque, le développement de l’industrie entraina un
accroissement de la production, donc des marchandises proposées aux consommateurs. La
production d’or et d’argent s’adaptait mal au volume croissant des échanges et c’est dans ce
contexte que le billet de banque connut son véritable essor. La première forme de billet dont
on peut faire état est le billet représentatif de la monnaie métallique. C’est ce qu’on appelait le
16
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Pour faire face aux besoins des entrepreneurs, les banques prêtèrent alors des espèces
métalliques déposées chez elles en les remettant en circulation, ou plus simplement en créant
des billets au porteur représentatifs des dites espèces. Il leur suffisait de garder une encaisse
en or et argent suffisante pour faire face aux demandes éventuelles de remboursement : le
billet de banque était né.
Dès le XVIIe siècle, mais surtout au XVIIIe siècle, les banques émettent des billets
contre dépôt d’or et compte sur le fait que la totalité des porteurs de billets ne réclameront pas
au même moment leur reconversion en or. Elles prennent ainsi un risque d’illiquidité.
Après 1914, le billet n’est plus convertible sauf contre lingots d’or entre 1928 et 1936,
il va dès lors constituer la majeure partie de la masse monétaire. Le billet n’est plus
représentatif, comme à l’origine des espèces métalliques ; il s’est substitué à elles en devenant
lui-même une monnaie dite « fiduciaire ».
Le mot fiduciaire est dérivé du latin FIDUCIA qui veut dire confiance, car ce dernier
est nécessaire pour attribuer une valeur à un papier ou à des pièces métalliques.
La monnaie fiduciaire est utilisée pour effectuer les règlements de proximité de faible
montant que ce soit par des billets de banque ou par la monnaie divisionnaire.
• Par contre, la monnaie divisionnaire sert dans le cas de petites coupures circulant
fréquemment, le métal est moins sujet à l’usure que le papier, la valeur nominale des pièces
est sans rapport avec leur valeur marchande, c’est-à-dire le prix que l’on pourrait en retirer en
vendant au poids le métal dont elles sont constituées.
17
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
2.2.1. Le chèque
Selon Guy Caudamine et Jean Montier le chèque est un écrit par lequel le client d’une
banque ou d’un organisme assimilé lui donne l’ordre de prélever une somme sur son compte
et de la verser à une personne qu’il désigne, qui peut être soit lui-même soit un tiers. La
personne qui émet le chèque est le tireur, la banque sur laquelle le chèque a été émis est le tiré
et la personne en faveur de qui il a été établi est le bénéficiaire10.
10
: CAUDAMINE.G & MONTIER. J : Banque et marché financier, éd. ECONOMICA,Paris.
18
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Titulaire du compte
Le tireur Ou mandataire
Du bénéficiaire
(Chèque de
Au tiré De payer au profit paiement)
Ou de lui-même
(Chèque de retrait)
Banque teneur de
compte
2.2.2. Le virement
Le virement est une opération qui consiste à débiter le compte d’un client pour créditer
un autre compte (d’un tiers ou donneur d’ordre), sans transport ni manipulation d’espèces. La
banque qui reçoit d’un de ses clients un ordre de virement ne l’exécutera que si elle dispose
d’une provision suffisante. Dans le cas contraire, elle informera son client de l’impossibilité
dans laquelle elle se trouve de suivre ses instructions11.
Donc c’est un mode de paiement pourvu d’une grande souplesse. Il se définit comme
un simple paiement de banque à banque. Désormais à l’œuvre, le RIB12 est indispensable au
11
: CAUDAMINE.G & MONTIER. J : Banque et marché financier, éd. ECONOMICA, Paris.
12
: RIB : relevé d’identité bancaire est introduit en Algérie sur arrêté de la banque d’Algérie, en 2005. Il se
définit comme un document regroupant les informations nécessaires à l’identification du client. Le RIB est
présenté à chaque émission d’instrument.
19
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
bénéficiaire lors de l’émission d’un ordre de virement. Il offre une garantie certaine lorsqu’il
est crédité sur le compte du bénéficiaire13.
Cet instrument permet d’envisager une approche d’effet de masse par l’addition des
salariés du secteur privé et des fonctionnaires.
Pour les banques, c’est un moyen de préparer la bancarisation la plus large des salariés
lors d’une phase ultérieure de conquête, qui s’appuierait également sur de nouveaux
instruments électroniques de paiements, telle la carte bancaire.
L’avis de prélèvement est une technique qui permet à divers organismes de recouvrer
automatiquement des créances présentant un certain caractère de régularité auprès de
nombreux débiteurs. Le procédé implique, outre l’agrément de la banque, deux autorisations
du débiteur. Ce dernier autorise son créancier à émettre ce titre sur lui (demande de
prélèvement) et son banquier à débiter son compte (autorisation de prélèvement). Les
émetteurs d’avis de prélèvement doivent être agréés par une banque14.
Le titre interbancaire de paiement est émis à l’initiative du créancier qui l’expédie par
courrier à son client en même temps que sa facture. Il se différencie de l’avis de prélèvement
dans la mesure où le débiteur est appelé, comme dans le cas du chèque, à donner son accord
pour le paiement de chaque opération. Il doit pour cela signer la formule de TIP qui lui est
adressée par son créancier, et reçue en même temps que la facture16.
13
: HASSAM FODIL « le système bancaire Algérien », édition l’Economiste d’Algérie, Alger, 2012.
14
: CAUDAMINE.G & MONTIER.J : Banque et marché financier, éd. ECONOMICA, Paris.
15
: Il s’agit du projet de modernisation des infrastructures de traitement des paiements de masse, élaboré en juin
2004 par Atos Euronext/ Diamis, mandaté par le ministère des finances.
16
: Il s’agit du projet de modernisation des infrastructures de traitement des paiements de masse, élaboré en juin
2004 par Atos Euronext/ Diamis, mandaté par le ministère des finances.
20
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Ainsi, lorsque nous parlons de moyens des paiements, nous devons toujours garder à
l’esprit que c’est la configuration de l’économie, son mode de fonctionnement et sa structure
qui déterminent l’amplitude de la demande pour les services bancaires.
Si, comme nous le supposons, l’activité informelle dans les sphères de la production et
du commerce occupe des pans importants, les transactions peuvent aussi bien se passer des
prestations bancaires, échappant ainsi à tout contrôle.
2.3.1. La monétique
La différence principale, aujourd'hui, réside dans le fait que les transactions financières
sont directement touchées à la source par le processus d’« électrisation ». En effet, la mise en
place d'un nouveau système d'échange accompagné par l'introduction de nouveaux moyens de
paiements était devenue un fait incontournable et a donné naissance à la monétique.
Ainsi, cette monétique, que la pratique quotidienne assimile trop souvent aux seules
cartes bancaires, constitue-t-elle en fait un ensemble beaucoup plus vaste articulée autour
21
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Le crédit populaire d’Algérie fut la première à lancer une carte de retrait « CPA
CASH» offrant un service de base, le retrait auprès des agences de la banque dotées d’un
distributeur automatique de billet (DAB). L’innovation en la matière est intervenue dès
2001/2002 avec le lancement par la Banque Nationale d’Algérie d’une carte interbancaire de
retrait17.
Elle permet d’effectuer des retraits d’espèces, à hauteur d’un plafond hebdomadaire
autorisé, auprès de l’ensemble des agences BNA dotées d’un DAB et d’autres banques
affiliées au réseau monétique interbancaire (RMI) qui a été mis en place en 1996, sous la
gestion de la SATIM.
A ce sujet, il est à préciser que la réalisation des grands projets qui découlent des
attributs de la SATIM s'effectue en coordination avec les banques dans le cadre d'une
mutualisation de leurs investissements.
17
: HASSAM FODIL, « Le système bancaire Algérien », édition l’économiste d’Algérie, Alger, 2012, page 125.
22
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
- Le traitement des transactions réalisées au moyen des cartes bancaires sur le réseau
monétique interbancaire : Cela consiste en un traitement informatique permettant de
faire le tri des transactions et de les acheminer vers les banques en vue de la télé-
compensation.
- La personnalisation des cartes : la Satim assure par ailleurs, la personnalisation des
supports carte : embossage, encodage de cartes de retrait normalisées et édition du
code confidentiel. Cette prestation fait l'objet d'un contrat de service entre la banque et
la Satim qui définit les obligations des deux parties notamment les délais et procédures
de livraison.
- L'intégration de DAB : Toute banque possédant des DAB ou souhaitant en acquérir
peut intégrer le système monétique géré par la SATIM. Les préalables à cette
intégration sont la prise en compte des spécifications techniques, en particulier, le
protocole de communication DAB/Serveur SATIM ainsi que la disponibilité de la
ligne « X25 »18 ou « IP » pour la connexion du DAB candidat à l'intégration.
Les modalités de cette prestation sont régies par un contrat de service définissant les
obligations des deux parties.
- La connexion des DAB aux serveurs SATIM: elle permet la remontée au fil de l'eau des
transactions de retraits. Ces dernières concernent aussi bien les retraits locaux
(porteurs de et DAB du même établissement) ou déplacés (porteurs de et DAB de
deux établissements distincts). De plus, un fichier est remonté à la l'organisme de
compensation pour mise à jour des soldes monétiques.
- Le traitement des litiges interbancaires résultants de l'activité monétique.
- Gestion de la liste noire, c'est-à-dire des clients douteux.
18
: Lignes « X25 » : ligne de transmission de données par paquets.
23
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Les banques et les établissements financiers sont les principaux adhérents, avec
Algérie poste, le RMI assure les fonctions suivantes19 :
➢ L’interbancarité des opérations de retrait effectuées sur le RMI par les porteurs de
cartes ;
Physiquement, une carte se présente sous la forme d'un rectangle plastique rigide de
format normalisé par les normes ISO, normes auxquelles obéissent toutes les catégories de
cartes (cartes bancaires, cartes téléphoniques, cartes de commerçants, ...).
S'agissant des cartes bancaires, celles-ci adoptent les dimensions nominales définies
par la norme ISO 781020 : longueur 85.6 mm, largeur 53.98 mm, épaisseur 0.76mm.
Cette normalisation vise en premier lieu à assurer la compatibilité entre les différents
réseaux.
19
: HASSAM FODIL, « Le système bancaire Algérien » édition l’économiste d’Algérie, Alger, 2012, page 126.
20
: Mémoire de fin d’étude « Automatisation du système bancaire et sécurisation des transactions », par Naima
A, INSAG- Ingénieur commercial.2010.
24
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
❖ Une piste magnétique utilisable pour les paiements ainsi que pour les retraits à
l'échelle nationale comme à l'échelle internationale ;
❖ Un microprocesseur ou puce électronique pour les opérations de paiements ;
❖ La personnalisation de la carte bancaire est assurée par deux identifiants ;
❖ L'identification de l'émetteur de la carte et du réseau auquel il appartient ;
❖ L'identification du porteur (embossage, signature, enregistrements électroniques
sur piste magnétique et/ou sur puce électronique).
❖ Piste magnétique.
❖ Série de chiffres représentant un élément supplémentaire de sécurisation du
paiement à distance.
❖ Une zone destinée à recevoir un spécimen de signature du porteur de la carte.
❖ L'adresse de l'établissement émetteur.
Ce sont des cartes dont la fonctionnalité majeure est le retrait des espèces (billets de
banque) auprès des D.A.B-G.A.B, mais qui proposent aussi classiquement comme
25
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Les D.A.B habituellement installés sur les façades des agences bancaires peuvent
également être implantés dans des lieux publics (aéroports, gares ferroviaires, ...).
Ce sont des cartes qui offrent à leurs porteurs, en sus du service de retrait des espèces
via les DAB-GAB, la possibilité de régler les factures de leurs achats auprès des
commerçants.
B. Les cartes de crédit : émises par une banque ou un établissement financier, ces
cartes sont rattachées à un compte spécial assorti d'une ligne de crédit, le plus souvent
permanent et renouvelable (crédit revolving), en vertu d'un contrat préalablement conclu avec
le client. A la fin de chaque mois, le titulaire rembourse non pas les transactions elles-mêmes,
mais les mensualités de crédit prévues au contrat (montant et taux d'intérêt) ;
C.1. Le chèque de voyage : dans ce cas, le client mobilise une somme d'argent que
sa banque porte sur une carte (initialement, cette somme était portée sur un chèque d'où la
dénomination chèque de voyage). Cette carte sera ainsi utilisée par le porteur au moment
souhaité et à l'endroit voulu, au sein du réseau d'acceptation auquel est affiliée sa banque ;
C.2. Le PME : c'est une carte à puce rechargeable, destinée aux paiements de petite
valeur, assortie d'un plafond quant aux montants des transactions ainsi que ceux des
rechargements.
21
: Autorisation systématique : passage automatique du compte bancaire en position débitrice au cas où le
montant du paiement dépasserait la provision en compte (conditions prédéfinis dans le contrat).
26
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Le système bancaire propose deux types de cartes au public algérien, Classic et Gold.
Chaque type de carte cible un segment de clientèle 22:
❖ La carte GOLD : obéit aux mêmes principes d’attribution, mais offre des
fonctionnalités supplémentaires ainsi que des plafonds de retrait et paiement plus élevés.
La télé compensation est de nos jours une réalité. L’infrastructure semble avoir fait ses
preuves, aussi bien en termes fonctionnel qu’en matière de sécurisation des opérations.
La fluidité des circuits bancaires fait partie du quotidien. Mais il faut garder à l’esprit
que cette modernisation doit avoir une contrepartie : l’élargissement de la bancarisation à
l’ensemble de l’économie.
22
: HASSAM FODIL, « Le système bancaire Algérien », édition l’économiste d’Algérie, Alger, 2012.
27
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
La performance peut être étudiée dans plusieurs secteurs, à savoir le secteur financier,
économique, social, organisationnel, technique, managériale, stratégique, commercial et
global.
23
: BELHAMZI Amina. (2003), Système de mesure des performances des agences bancaires (cas de la
CNEP/Banque), Banque d’Algérie, Ecole supérieure de Banque, Mémoire en vue de l’obtention du diplôme
supérieur des Etudes Bancaires (D.S.E.B), P.18.
28
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
24
: www.mémoireonline-performance-bancaire-en-période-de-crise-ABDELKADERDARBALI-, consulté le
26/06/2018.
29
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
I/ La performance globale : peut être définie comme une recherche pour équilibrer le
poids des différentes performances et prendre en compte les intérêts de chaque partie
prenante.
Les critères de la performance bancaire sont constitués par des variables internes et
d’autres externes25 :
Dans le premier groupe, là où l’impact est positif sur la performance, « Short (1979) »
et « Passoirs et al (2007) » justifient leurs résultats en avançant plusieurs arguments, on y
trouve :
Dans le deuxième groupe, les auteurs montrent les effets négatifs de la taille et
renforcent l’idée selon laquelle plus une banque est grande, plus elle est difficile à gérer. En
outre, les auteurs rappellent que la taille peut résulter d’une stratégie de croissance agressive,
obtenue au détriment des marges et de la performance.
25
: http://www.memoireonline.com/07/09/2297/m_Determinants-de-la-Performance-Financiere-des-Firmes-
Bancaire1.html, consulté le 28/06/2018.
30
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Enfin, dans le troisième groupe, les auteurs tels que « Goddard et al. (2004) » et
« Micco et al (2007) » ne relèvent pas, statistiquement, l’impact de la taille sur la
performance des banques.
• La liquidité : elle est mesurée par le ratio des prêts sur les actifs ; plus le ratio et
élevé plus la banque dispose moins de liquidités ; la grande majorité des auteurs ont trouvé
une relation positive entre ce ratio et la performance et par conséquence une relation négative
entre la liquidité et la performance.
La liquidité est l’un des principaux facteurs financiers qui détermine la rentabilité
bancaire.
• La qualité des crédits : elle se mesure par deux ratios : le ratio des provisions de
pertes de créances sur le total des créances, le ratio des provisions des créances douteuses sur
26
: www.memoireonline.com, consulté le : 28/06/2018.
27
: Sébastien COUSIN. (2011), Quels sont les facteurs qui permettent d’expliquer les différences de
performance entre les banques de détail françaises pendant la crise, de 2007 à 2009, Mémoire Master2,
Université Paris Dauphine, P. 32
31
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
le total des créances, l’étude des auteurs démontre qu’une détérioration de la qualité du crédit
réduit le ROA et le ROE, ce qui augmente le niveau de la performance des banques.
Les auteurs qui se sont intéressés à l’étude de cette relation expliquent que leurs
résultats supportent le second argument selon lequel les coûts élevés générés par les dépôts
amènent ces derniers à peser négativement sur la performance des banques.
➢ La concentration du marché
32
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
positivement corréler avec les profits. Ceci est en accord avec l’hypothèse du pouvoir de
marché qui affirme qu’un grand pouvoir de marché mène à des profits monopolistiques.
➢ Le type d’appartenance
La plupart des études sur la performance des établissements bancaires infléchis sur la
différence de performance entre le secteur publique et privé, alors certaines études assurent
que les banques qui appartiennent à l’Etat sont moins performantes que les banques privées.
➢ L’inflation
Revell (1979) est l’un des créateurs à avoir étudié la relation entre l’inflation et la
performance des banques. Selon l’auteur, l’effet qu’aura l’inflation sur la rentabilité dépendra
de la vitesse à laquelle les revenus et les dépenses des banques augmenteront par rapport à
l’inflation. L’effet sur les profits dépendra donc du degré de précision de l’anticipation face à
l’inflation. Avec une anticipation juste, la banque pourra augmenter le taux sur ses prêts à
l’avance. De cette façon, ses revenus augmenteront plus rapidement que ses coûts
d’opérations, permettant ainsi à la banque d’acquérir des profits plus élevés.
Bourke (1989) et Molyneux & Thornton (1992) ont testé empiriquement l’hypothèse
de Revell (1979) et ils ont démontré qu’il y avait une relation positive entre l’inflation et la
rentabilité.
33
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
➢ La concurrence
La majorité des études ne sont pas d’accord sur le degré de l’effet de la concurrence.
Malgré cela, cette variable est considérée comme étant un déterminant influant la
performance des banques. « Rhoades (1980) » a examiné l'effet de l’intégration de nouvelles
firmes dans le marché sur la concurrence. Selon ses résultats, il a conclu qu’aucune relation
significative n’existait entre l'entrée de nouvelles firmes et la concurrence. Étant donné la
difficulté d’évaluer l'impact de la concurrence, la plupart des chercheurs dans le domaine
préfèrent intégrer cette variable dans le cadre de la réglementation du secteur bancaire.
Le bilan est un instrument d’analyse d’activité ; pour une il est composé d’un actif qui
forme les emplois de la banque, l’ensemble des ressources propres et les ressources
empruntés. Le bilan d’une banque de dépôt se présente comme suit :
34
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Actifs Passifs
Source : Pierre-Charles Pupion. (1999), Economie et gestion bancaires, DUNOD, Paris, P.48.
Source : Pierre-Charles Pupion. (1999), Economie et gestion bancaires, DUNOD, Paris, P.49.
35
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Les ratios sont les outils d’analyse financière les plus répondus, qui permettent de
porter un jugement, et permettent aussi au responsable de suivre et de mesurer l’évolution de
la performance économique et financière ainsi que des structures de l’entreprise.
D’ailleurs, « la méthode des ratios consiste à comparer les données comptables les
plus significatives afin de porter un jugement quant à la répartition des activités bancaires et
quant à la rentabilité de la banque. Toute valeur prise par un ratio doit être interprétée dans le
cadre d’une analyse comparative ou longitudinale29 ». Nous allons consacrer le dernier
élément pour présenter les différents ratios.
28
: Hubert de la Bruslerie, (2010), Analyse financière, Information financière, diagnostic et évaluation, Edition
DUNOD, Paris, P.165.
29
: Pierre-Charles Pupion. (1999), Economie et gestion bancaires, DUNOD, Paris, P.65
36
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
« Un ratio exprime le rapport entre deux valeurs ; ils sont utilisés pour effectuer des
comparaisons dans le temps et dans l’espace »30.
La méthode des ratios doit être utilisée avec prudence. Pour un grand nombre
d’acteurs économiques, les ratios ne sont qu’une première étape. Ils ne donnent au
gestionnaire qu’un fragment de l’information dont il a besoin pour décider et choisir.
La réussite d’une décision financière repose essentiellement sur l’aptitude qu’ont les
responsables à prévoir les événements. La prévision est la clé du succès de l’analyste
financier. Quant au plan financier, il peut prendre de nombreuses formes qui doivent tenir
compte des forces et des faiblesses de l’entreprise. Il est impératif de connaître ses forces afin
de les exploiter correctement, ainsi que ses faiblesses pour mieux y remédier.
Il n’est pas suffisant de calculer un ratio de manière ponctuelle, car on ne peut pas en
tirer de conclusion. Les ratios doivent être utilisés pour :
30
: Farouk BOUYACOUB, (2000), L’entreprise et le financement bancaire, Editions, CASBAH, Alger, P.173-
200.
37
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
- Le ratio de distribution des crédits (R2) : ce ratio exprime la part des ressources
allouées à la distribution des crédits. Il se présente comme suit :
- Le ratio de collecte de dépôts (R3) : ce ratio exprime la part des dépôts dans le
total des ressources de la banque. Il permet de dégager la nature de la banque :
38
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Ces ratios affirment les informations obtenus grâce au ratio de structure en mettant
l’accent sur :
- Le ratio de type de crédits distribués : il existe trois ratios (R8, R9, R10), qui
sont :
- Les ratios de type de dépôts collectés (R11, R12) : ces ratios indiquent la part
respective des dépôts non rémunérés et des dépôts rémunérés par la banque. Il explique la
répartition de l’activité de la banque en matière d’octroi de crédit. Ils se définissent comme
suit :
31
: Elie Cohen. (1991), Gestion financière de l’entreprise et développement financier, EDICEF 58 Cedex, Paris,
P.147.
39
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
- Le ratio de productivité générale (R14) : ce ratio donne une idée sur les
rigueurs de gestion :
L’objectif visé par la banque est que les frais généraux évaluent moins vite que les
PNB afin qu’elle puisse réaliser des économies de coût lorsqu’elle augmente son activité.
- Le ratio de productivité par agence (R15, R16) : ces ratios sont instructifs lors
des comparaisons entre les banques ; ils sont définis par :
40
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Les ratios d’exploitation font intervenir des données du compte d’exploitation général,
ils mettent donc en relation des flux des stocks et ils complètent tout à fait l’analyse des
soldes de gestion du compte de résultats.
41
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
- Le ratio de marge net (R22) : ce ratio permet de comparer les bénéfices nets par
rapport au Produit Net Bancaire ; il est défini, comme suit :
42
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la banque
Conclusion
La banque comme les moyens de paiements ont enregistré une évolution fulgurante
depuis la création de la banque jusqu’à nos jours.
43
Chapitre 2 : Evaluation du
niveau de la bancarisation en
Algérie
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Introduction
La mise en œuvre des activités économiques donne lieu à des recettes et des dépenses
suite aux échanges effectués entre les différents agents économiques. De ce fait, certains vont
réaliser des excédents qu'ils vont chercher à employer, d'autres des déficits qu'ils vont vouloir
combler, cette complémentarité des besoins explique l'existence du système financier, plus
particulièrement des banques dont le rôle principal est de drainer les ressources des agents à
capacité de financement pour les proposer aux agents a besoin de financement au moyen
d'instruments de paiements (chèque, virement, effets de commerce, carte bancaire, ...) et de
produits financiers (actions, obligations, ...).
45
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Le système bancaire Algérien est en mutation permanente par les autorités entamées
depuis plus deux décennies et ce point a pour objectif de présenter ces mutations.
La période se caractérise également par le fait que les banques et les établissements
financiers sont des instruments au service exclusif du développement économique et des
entreprises publiques en particulier. Cela se concrétise par le soutien des entreprises publiques
ayant une gestion déficitaire (loi de finances pour 1970) et par le financement de leurs
investissements (loi de finances pour 1971).
32
: Caisse Algérienne de Développement à laquelle succédera en 1972 la Banque Algérienne de développement
(BAD).
33
: Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance.
46
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Au début des années 1970, après être devenu exclusivement public, le secteur devient
en outre spécialisé. Il est organisé par branches d’activité (agriculture, industrie, artisanat,
hôtellerie, tourisme, BTP, énergie, le commerce extérieur) et spécialisé par entreprise. Cette
spécialisation fut introduite au terme de la loi de finances pour 1970 qui impose alors aux
sociétés nationales et aux établissements publics de concentrer leurs comptes bancaires et
leurs opérations auprès d’une seule et même banque.
La loi n° 86-12 du 19 août 1986 relative au régime des banques et du crédit est le
premier texte qui a pour objet d’encadrer l’activité bancaire et financière. Cette première
réglementation n’apporte que peu d’innovation. En effet, la loi reconduit le principe selon
lequel le système bancaire constitue un instrument de mise en œuvre de la politique arrêtée
par le gouvernement en matière de financement de l’économie nationale. Dans cette
perspective, il a pour mission de veiller à l’adéquation de l’affectation des ressources
financières et monétaires dans le cadre de la réalisation du plan national de crédit avec les
objectifs des plans nationaux de développement (article 10 de la loi susmentionnée).
En 1988, l’Etat procède à une vaste restructuration des grandes entreprises publiques,
banques comprises. Ces dernières sont transformées en sociétés par actions, soumises aux
règles du Code du commerce. Deux nouvelles banques publiques sont créées, la Banque de
l’Agriculture et du Développement Rural (BADR) et la Banque de Développement Local
(BDL), issues respectivement du démembrement de la BNA et du CPA. La libéralisation du
secteur en marche est concrétisée par la loi relative à la monnaie et au crédit, abrogeant la loi
sur le régime des banques de 1986 modifiée et complétée. La nouvelle loi traduit l’orientation
résolue du gouvernement pour l’économie de marché. Le législateur entend ouvrir largement
le secteur bancaire aux investisseurs privés, nationaux et étrangers.
34
: « Guide des banques et des établissements financiers en Algérie, édition KPMG Algérie SPA, 2012. KPMG
membre algérien du réseau KPMG constitué de cabinets indépendants adhérents de KPMG International
coopérative, une entité de droit suisse. Tous droits réservés. Imprimé en Algérie.
47
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
La loi réhabilite la banque centrale dans ses missions, réorganise les relations entre
cette dernière et le Trésor, redéfinit le rôle des banques et introduit des standards
internationaux dans la gestion de la monnaie et du crédit. La loi crée des organes nouveaux
autonomes et érige le principe de commercialité comme mode de gouvernance des banques.
La loi dispose également des missions et rôles de la banque centrale et de ses organes
(Conseil de la monnaie et du crédit, organe de supervision bancaire), ainsi que des règles de
gestion des banques primaires mais aussi des opérations de banque (octroi de crédit, moyens
de paiement et réception des fonds du public), des catégories juridiques des entités bancaires
ou encore des infractions spécifiques à l’activité bancaire.
48
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Concernant l’exercice de l’activité elle-même, cette dernière ne peut être exercée que
par deux catégories d’établissements : les banques et les établissements financiers. L’option
pour la banque universelle ou l’établissement financier spécialisé n’est plus dictée par les
autorités, mais résulte du libre choix du promoteur. Les banques agréées disposent de toute la
liberté pour choisir leur clientèle, leurs produits ou leur mode d’organisation. La loi pose le
principe d’égalité de traitement des banques et des établissements financiers, et leur accorde
des privilèges en matière de garantie et de recouvrement des créances qui leur permet de
bénéficier d’un régime dérogatoire au droit commun. Pour faire suite aux nouvelles règles de
gestion introduites par la nouvelle loi, il a été procédé à l’assainissement patrimonial par le
rachat des créances non performantes sur les entreprises publiques économiques restructurées,
dissoutes ou les entreprises publiques déstructurées, mais encore en activité. L’assainissement
s’effectue également par le rachat des autres créances des banques sur l’Etat (comme la perte
de change et les différentiels d’intérêt sur les emprunts extérieurs mobilisés pour le soutien de
la balance des paiements).
La loi de 200335a pour objet de consolider le système et abroge la loi sur la monnaie et
le crédit de 1990. Le nouveau texte en reprend cependant, dans une large mesure, ses
dispositions. La volonté du législateur est alors de porter plus loin la libéralisation établie par
la loi de 1990. La nouvelle banque centrale perd, quoiqu’un peu, de son autonomie vis-à-vis
du pouvoir politique ; les membres du Conseil de la monnaie et du crédit et du conseil
d’administration de la Banque d’Algérie sont tous nommés par le président de la République.
35
: L’ordonnance n° 03 -11 du 26 août 2003 relative à la monnaie et au crédit.
49
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Le capital minimum initial auquel devront souscrire ces institutions a été redéfinit par
le règlement 200836, est fixé à :
Le capital social minimum, tel que fixé, doit être libéré en totalité et en numéraire à la
constitution (article 88 de l’ordonnance n° 03-11).
• Les participations étrangères dans les banques ne peuvent être autorisées que dans
le cadre d’un partenariat dont l’actionnariat national résident représente 51% au moins du
capital. Par actionnariat national, il peut être entendu un ou plusieurs partenaires.
• L’Etat détiendra une action spécifique dans le capital des banques et des
établissements financiers à capitaux privés et en vertu de laquelle il est représenté, sans droit
de vote, au sein des organes sociaux.
• L’Etat dispose d’un droit de préemption sur toute cession d’actions ou de titres
assimilés d’une banque ou d’un établissement financier.
• Les cessions d’actions ou de titres assimilés réalisées à l’étranger par des sociétés
détenant des actions ou titres assimilés dans des sociétés de droit algérien qui ne se seraient
pas réalisées conformément aux dispositions de l’ordonnance n° 01-03 relative au
développement de l’investissement sont nulles et de nul effet.
36
: Règlement n° 08-01 du 23 décembre 2008.
37
: Ordonnance n° 10-04 du 26 août 2010 relative à la monnaie et au crédit.
50
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
• La Banque d’Algérie organise et gère une centrale des risques des entreprises, une
centrale des risques des ménages et une centrale des impayés.
51
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Dans cette section nous présenterons d’une manière générale la bancarisation, les
indicateurs de ses niveaux et sa hiérarchisation.
Comme nous l’avons cité, la bancarisation désigne la pénétration des services bancaire
auprès d’une population d’un pays ou d’une région, autrement dit elle constitue l’emprise plus
ou moins grande de l’institution bancaire sur une population donnée et se concrétise par « le
pourcentage de la population ayant accès au service bancaire ».
En outre ce processus est variable dans le temps et selon les pays, plus un pays est
développé, plus son niveau de bancarisation est élevé et inversement, ceci explique la
contribution des pays en voie de développement à l’extension du marché bancaire et des
services bancaires dont peuvent bénéficier les gens, ce qui engendre un accroissement du
niveau de bancarisation.
38
: Blanche sousi-roubi & Sébastien Dussart et Franck Marmoz, « Lexique de la banque et des marchés
financiers », Edition DUNOD, Paris 2009.
39
: A.J Gansinhounde : « les déterminants de la faible bancarisation dans l’UEMOA », Université polytechnique
de Bénin, Master banque finance.
52
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Par ailleurs, pour des raisons géographiques, par exemple, dans les zones les plus
reculées (rurales ou montagneuses), l’accès aux services bancaires pour les populations peut
être contraint par des coûts de transactions élevés (transports, frais d’agence) ainsi que par des
facteurs socioculturels, qui tendent à favoriser les réseaux informels. Ceci explique que des
régions d’un pays donné peuvent receler des niveaux de bancarisation différents.
Enfin, d’autres facteurs influencent les comportements des populations à l’égard des
institutions bancaires. Il s’agit notamment de l’environnement social (la population, les
groupes sociaux, les classes sociales, l’organisation familiale), mais aussi la juridiction
(décisions des pouvoirs publics, réglementation bancaire, politique monétaire), la culture
(éducation, alphabétisation, religion.) et les effets psychologiques qui sont les comportements.
La bancarisation est mesurée par un indice appelé taux de bancarisation. Cet indice
traduit le niveau de pénétration des services bancaires et financiers dans le pays ou la région
concernée.
TB = NC / PT
NC : nombres de comptes ;
PT : population totale.
40
: BOUZAR CHABHA, « systèmes financiers : mutations financières et bancaires et crises », Edition EL-
AMEL, 2010.
53
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Exemple :
En ce qui concerne la notion de compte en banque, en plus des comptes dans les
banques, on peut inclure dans certains pays les comptes CCP, ceux des caisses d’épargne et
les comptes au niveau du trésor. TB pourrait être plus affiné en procédant à son calcul pour
chaque type de compte (comptes chèques, de dépôts…).
Il faut entendre par l’ensemble des agences et des guichets et des bureaux de
présentation ou sont commercialisés les services bancaires ou assimilés.
Comme dans certains pays les institutions mutualistes sont classées comme banque
tandis que dans d’autre pays sont considérés comme Institutions de Microfinances, de plus vu
la nature des services financiers offerts aux populations par la poste, la taille de sa clientèle et
l’importance de son réseau, certains pays intègrent les agences postales dans ce calcul.
41
: Agossou Jacques Gansinhoundé, « Comparaison des niveaux de bancarisation dans le monde : situation de
l’UEMOA et de la CEMAC », Cotonou, juillet 2008
54
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
PT : population totale ;
Tandis que l’Algérie en fin 2016 compte près d’une agence bancaire pour 27.000
habitants et 13.000 habitants au Maroc et pour 10.000 habitants en Tunisie44.
Exemple :
DB = PA / NA
PA : population active ;
Enfin, pour faire accroitre cet indicateur, il faut nécessairement déployer le réseau de
proximité ou autres canaux de distribution, il semble évident qu’un plus grand nombre de
guichets incitent les populations à consommer davantage de service bancaire.
Les institutions bancaires jouent un rôle important dans la collecte des ressources
financières par l’épargne des agents économiques particulièrement les ménages bancarisés et
la distribution de ces ressources collectées sous formes de crédits à l’économie. Donc de cette
façon cet indicateur permet de mesurer le niveau de bancarisation d’une économie.
42
: BOUZAR CHABHA, « systèmes financiers : mutations financières et bancaires et crises », Edition EL-
AMEL, 2010.
43
Selon le ministère Algérien délégué en charge de la réforme financière : cité dans « enfin, la télé compensation
et le payement de masse » banques : AlgérieSite.com-l’Algérie en 2006- Réformes financières et bancaires
28.12.2006.
44
: Rapport de la banque d’Algérie, www.bankofAlgeria.dz.
45
: Agossou Jacques Gansinhoundé, « Comparaison des niveaux de bancarisation dans le monde : situation de
l’UEMOA et de la CEMAC », Cotonou, juillet 2008.
55
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Comme souligné ci-dessus, l’intermédiation financière n’est pas l’apanage des seules
banques dans les PED. La prépondérance du secteur informel et les difficultés d’accès aux
services des établissements de crédit rendent la demande de crédits bancaires moins
importante. Les institutions de microfinance participent au financement d’un nombre
important d’agents économiques. La part du microcrédit dans le financement de l’économie
des PED est croissante. La non prise en compte de cette information dans la détermination de
l’indicateur de bancarisation de l’économie contribue à en minimiser la valeur pour les pays
concernés.
Par exemple en 1997 les Etats-Unis estimaient 5.000 TPE pour un millions d’habitants
qui passe à 12.500 en 2002 tandis que l’Australie estimait 10.000 TPE pour un millions
d’habitants 1997 qui passe à 21.500 TPE en 2002, on rajoute aussi La Nouvelle Zélande qui
se révèle être le pays le plus doté qui compte près de 24.000 terminaux pour un million
d’habitants en 200247.
Cet indice indique la proportion de la population par rapport aux nombres d’effectifs
des agences bancaires.
46
: Agossou Jacques Gansinhoundé, « Comparaison des niveaux de bancarisation dans le monde : situation de
l’UEMOA et de la CEMAC », Cotonou, juillet 2008
47
: Agossou Jacques Gansinhoundé, « Comparaison des niveaux de bancarisation dans le monde : situation de
l’UEMOA et de la CEMAC », Cotonou, juillet 2008.
56
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Dans les pays développés les banques constituent généralement un marché en phase de
maturité. Ils présentent des situations de multi bancarisation et de sur bancarisation, en
revanche, ces pays sont aussi confrontés à un problème grave, celui de l’exclusion bancaire.
Le centre Walras décrit l’exclusion bancaire comme « le processus par lequel une
personne rencontre de telles difficultés d’accès et/ou d’usage dans ses pratiques bancaires
qu’elle ne peut pas ou plus mener une vie sociale normale dans la société qui est la sienne une
: JEAN PERRIEN : titulaire de la chaire en management des services financiers, l’Université du Québec
48
57
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
situation d’exclusion n’est donc définissable que par rapport aux conséquences sociales
découlant des difficultés d’accès et d’usage qui la composent »49par exemple en France la
législation impose l’utilisation de la monnaie scripturale dans les transactions, la privation de
ce service bancaire pour une personne confrontée à des difficultés sociales.
Il est indéniable que la bancarisation s’est fortement accrue dans les pays développés
les Etats unis, le Canada, le japon, la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne sont qualifiés
de bancarisés, chaque pays essaie en effet de trouver une solution au couple massification-
démocratisation des services bancaires : la France a décrété le droit au compte, les Etats-Unis
ont popularisé le crédit50. Ces remèdes ont aussi parfois leurs revers comme on peut l’observer
dans le cas des crédits hypothécaire aux USA, l’autre inconvénient majeur de ces pays réside
dans l’existence de l’exclusion bancaire, qui débouche généralement sur l’exclusion sociale.
Elle qualifie la situation d’un pays, qui enregistre une densité du réseau bancaire
insuffisante avec une proportion de population réduite ayant accès au compte et aux paiements
scripturaux. Cela caractérise particulièrement les pays en développement et pauvres.
49
: G. GLOUKOVIEZOFF : « l’exclusion bancaire des particuliers en France », Edition ECONOMICA, Paris,
2004, p188.
50
:CHABHA BOUZAR, « systèmes financiers : mutations financières et bancaires et crises », Edition EL-
AMEL, 2010.
51
: Idem.
58
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Elle renvoie à la volonté d’accroitre les relations entre les banques ou autres
établissements assimilés et les populations à faibles revenus (artisans, commerçants,
agriculteurs voire salariés). L’objectif étant d’obtenir des services financiers d’épargne, de
crédit et de moyens de paiement.
59
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Nous allons tenter dans cette section, d’examiner les principales contraintes qui
entravent le développement de la bancarisation tant au niveau régional (Tizi Ouzou) qu’au
niveau national.
Certaines communes et daïras sont isolées et la distance entre elles est tellement grande.
Cette situation a un double effet :
Le critère de proximité des réseaux d’agences est difficile à atteindre pour la population,
qui se trouve contrainte de se déplacer et dépenser des frais pour satisfaire ses besoins.
L’éloignement des zones et le manque de proximité avec des canaux de distribution des
services sont parmi les facteurs, qui expliquent l’absence de culture bancaire et financière au
sein de la population résidente et le recours massif aux pratiques informelles.
52
SAM.H, p 203.
60
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Les statistiques que nous avons présentées, traitées et analysées pour la wilaya de Tizi-
Ouzou reflètent et correspondent à l’état de la bancarisation du pays en général. En effet, en
dépit des mutations du système financier et bancaire algérien des années 1990 et les
profondes réformes de la modernisation du système de paiement, le niveau de la bancarisation
demeure modeste.
Les crises bancaires, le manque du professionnalisme dans les banques ainsi que la
pénalisation de l’acte de gestion constituent les principaux blocages de l’activité bancaire et la
généralisation de la bancarisation en Algérie.
Dans tous les pays au monde, les crises bancaires constituent l’un des blocages de
développement de la bancarisation de la population. L’Algérie a traversé une crise bancaire,
qui s’est traduite par la liquidation des banques privées nationales telles que Khalifa Bank,
l’Union Banque, de la BCIA et de la CA Bank.
La faillite de ces banques a conduit les autorités monétaires à instaurer, par le biais de
l’ordonnance de 2003, une mesure exigeant les banques et les établissements financiers
53
SAM.H, p 204.
61
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
d’augmenter leur capital social. Le non-respect de cette mesure a engendré les retraits
d’agréments, voire des liquidations d’autres banques et établissements financiers privés
nationaux, en l’occurrence, Rayan bank, Algérian international Bank (AIB), la Banque
Générale de la Méditerranée (BGM), Mouna et Arco bank.
Enfin, la fragilité du secteur bancaire privé s’est montrée irréductible et son image a
fait « tâche noire » auprès de la population algérienne. Cette situation a provoqué des retraits
des dépôts par la population déjà bancarisée et a entraîné une certaine méfiance de la
population non bancarisée vis-à-vis des banques et de ses instruments, car en plus des crises
bancaires, le citoyen est, souvent, informé des scandales financiers enregistrés au niveau des
banques publiques.
Par ailleurs, les services bancaires, actuellement, proposés par les banques à leurs
différents segments de clientèle ne sont pas vraiment à leurs attentes, et ce, pour diverses
raisons :
- Dans certaines agences où le système informatique n’est pas encore maîtrisé, les
délais extrêmement longs pour délivrer un carnet de chèque, pour calculer des intérêts et pour
obtenir un relevé d’identité bancaire ou effectuer une opération de change ;
54
SAM.H, p 205.
62
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Les acteurs économiques du secteur informel ne sont pas encore convaincus des
bénéfices de l'utilisation de services bancaires et des moyens de paiement au regard du risque
de traçabilité de leur activité (et donc de sa fiscalisation55). Cela renforce la nécessité de
mettre en place dans les banques une culture de meilleure qualité de service afin de pouvoir
attirer cette clientèle.
En Algérie, l’acte de gestion dans la banque, n’est pas toujours dépénalisé. En effet,
les dirigeants des banques publiques notamment, préfèrent adopter une démarche
exagérément prudente, plutôt que de prendre des risques susceptibles de se retourner contre-
eux. Cela ne stimule pas le financement des grands projets d’investissements.
De plus, les banques publiques sont soumises aux décisions politiques de l’Etat.
Autrement dit, le pouvoir politique continue à interférer dans la gestion courante des banques
publiques
55
Rapport du Ministère des Finances « Projet de modernisation des infrastructures de traitement des paiements
de masse » 2004
63
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Les résidents de ces milieux n’ont pas de compétence financière et fiscale et sont non
familiers des règlements, des formalités et des exigences administratives et dans de nombreux
cas, leurs revenus ne sont pas déclarés, ils gèrent leurs engagements en dehors des circuits
officiels.
L’Algérie est un pays musulman et dans la doctrine islamique l’argent en soi est
improductif et ne sert que d’instrument de mesure de la valeur de bien. Par conséquent,
l’usure ou le « riba » (rémunération sur les montants prêtés) est interdit par l’Islam. Car le
prix de l’argent épargné n’est pas justifié, sauf s’il est investi pour créer de la richesse.
56
KEZA.PJ « Les enjeux économiques de la bancarisation en Afrique subsaharienne », économie, 2006-2008.
64
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Le marché parallèle ou marché noir est apparu durant la période de la gestion planifiée
de l’économie dans les années 1970. D’où il est constaté la fuite de la monnaie fiduciaire des
circuits bancaires et l’augmentation de la thésaurisation alimentant les circuits parallèles.
Les Pouvoirs Publics ont tenté de mettre des mesures d’organisation et de procédures
pour lutter contre l’économie parallèle et freiner ce phénomène57. Ces mesures s’articulent
autour de :
En dépit de ces mesures, les pratiques informelles occupent une place importante dans
l’économie, même s’il est difficile de mesurer son ampleur en chiffres en raison de manque
de statistiques fiables, ce secteur représente environ 20 à 25% du PIB.
Enfin, il y a lieu de noter que la fuite des capitaux vers les circuits informels constitue,
à la fois, une conséquence de la fragilité du système bancaire (bureaucratie dans les
procédures, frais bancaires, fraudes et scandales…) et une cause de la sous bancarisation de
l’économie.
57
Voir la loi de finance 2006.
65
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
par l’Office National des Statistiques, le nombre de chômeurs est très important en Algérie. Il
est estimé 1 220 000 chômeurs, soit 11,3% de la population active en 2008.
La répartition spatiale du réseau bancaire en Algérie est déséquilibrée entre les régions
du Nord, des hauts plateaux et le Sud. En plus, à l’intérieur de ces régions, le réseau bancaire
se concentre dans les milieux urbains au détriment de milieux ruraux et isolés (exemple de la
wilaya de Tizi Ouzou).
En chiffres, sur 1073 agences de banques publiques, seulement 217 agences sont
implantées dans la région des hauts plateaux (qui constitue 9% de la superficie totale du pays)
et 107 agences bancaires implantées dans la région du Sud d’Algérie (qui constitue 87% de la
superficie totale du pays)58.
Cela indique qu’une superficie 96% du pays est moins bancarisée, en termes de
densité bancaire.
Pour terminer, il faut dire que l’Etat, pour développer l’offre des services bancaires au
sein des populations sous bancarisées, doit répartir équitablement les agences bancaires sur le
territoire de la région d’une part, et investir dans la nouvelle technologie en matière de
diversification des canaux de distribution des services bancaires tels que les DAB/GAB et
TPE, mais également dans le E-banking et le Mobile Banking.
58
Voir guide investir en Algérie, année 2009, p 09.
66
Chapitre 2 : Evaluation du niveau de la bancarisation en Algérie
Conclusion
67
Chapitre 3:
Analyse du niveau de
bancarisation dans la
commune de Ouadhias
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Introduction
Le présent chapitre est basé sur l’utilisation d’un questionnaire afin d’analyser le
niveau de bancarisation dans la commune, ce dernier est composé de trois section, dans la
première section nous allons donner un aperçu général sur la banque BADR, son histoire et sa
construction et nous allons présenter en suite la banque de notre lieu de stage BADR (582).
Enfin, dans la dernière section nous allons mettre le point sur la culture bancaire et
l’identification de la relation banque-client.
69
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
La BADR, comme toute autre banque publique Algérienne, est représentée par trois
niveaux hiérarchiques : la direction générale, les entités régionales et les agences locales. Son
organisation a évolué depuis sa création suite aux mutations de l’environnement qui exigent
plus de compétitivité et de performance. Son schéma organisationnel était souvent réadapté
aux nouvelles procédures de management et de gouvernance des banques.
La BADR est présidée par un président directeur général soutenu par des directions
centrales. Actuellement, l’organigramme général de la BADR fait ressortir 8 fonctions ou
groupe de fonctions :
70
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
• La fonction « international » ;
• La fonction « contrôle » ;
• La fonction « communication et publication » ;
• La fonction « exploitation » ;
• La fonction « management ».
Les trois groupes de fonctions sont placés sous la responsabilité des trois directeurs
généraux adjoints.
La direction générale, dirigée par le président directeur général, est la plus haute
autorité de la banque ; elle constitue la structure centrale d’orientation des affaires, de prise de
décisions, d’élaboration du plan stratégique de la banque ; ses pouvoirs sont déterminés par
les statuts de l’institution et du conseil d’administration.
71
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
La BADR a été créée pour répondre à une nécessité économique, née d’une volonté
politique afin de restructurer le système agricole, assurer l’indépendance économique du pays
et relever le niveau de vie des populations rurales.
72
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Parmi les agences du réseau de la BADR, on trouve l’agence de Ouadhias « 582 », qui
constitue une décentralisation géographique et un prolongement siège. Elle a été créée le
04/04/1988. Située à Ouadhias centre, à 35 km du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, elle
exploite une superficie de 186 m2. Le choix d’implantation est jugé stratégique au niveau de
la direction régionale de la wilaya.
Les fonctions de cette agence sont assurées par onze (11) éléments repartis selon
l`organigramme, et les comptes gérés dans cette agence représentent 6071 comptes répartis
comme suit :
❖ Financer les structures et les activités de toute nature liée en amant et en aval à la
production des secteurs de l`agriculture et de l’industrie.
73
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
ANSEJ, ANGEM et CNAC ainsi que les crédits d’investissement et exploitation pour les
PME.
1.3.2. L’effectif
L’agence est composée de (11 employés) et leur savoir-faire leur permet d`intervenir
de manière efficace dans tous les métiers de la banque.
Les clients de l`agence sont en majorité des particuliers et surtout les retraités. Mais, il
existe d’autres catégories de clients tels que commerçants et agriculteurs.
❖ Service clientèle
• Ouverture de comptes ;
• Versement et retrait en espèce ;
• Paiement de chèques ;
• Certification de chèques ;
• Compensation et prélèvement ;
• Achat et vente d`espèces ;
• Assurer la comptabilisation et la journalisation des écritures comptables et
d`arrêter son bilan.
❖ La caisse
Ce service est chargé de la manipulation des espèces et des fonds ; il reçoit les
versements des clients, exécute les payements, des mises à disposition des chèques à
destination et assure les retraitements, le placement de fonds et propose de nouveaux produits.
74
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
❖ Service portefeuille
Ce service ne manipule pas les espèces car les opérations se font par chèques ; on
distingue le virement de compte à compte, les entrés de chèques et les effets à escompter.
a) Cellule d`exploitation
Cette cellule est composée de plusieurs fonctions : fonction comptes, fonction crédits
et fonction d`affaires juridiques et recouvrement.
b) Cellule comptabilité
A- Les ressources
L`agence BADR de Ouadhias dispose d`un certain nombre important de ressources sur
lesquelles elle peut accorder des crédits et effectuer des opérations de financement. Parmi ces
ressources :
❖ Dépôts à vue
On y trouve :
❖ Dépôt à terme
C`est un compte de dépôt non matérialisé par des titres bancaires ; il est destiné
aux personnes physiques ou morales.
75
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
❖ Bon de caisse
C`est un dépôt à terme matérialisé par un titre par lequel le client sollicite la
banque pour souscrire une somme déterminée à une durée de son choix. A l`échéance, la
banque verse une majoration du capital. Le bon de caisse est destiné aux personnes
physiques et morales. Il peut être nominatif, au porteur ou anonyme, et les intérêts sont
discomptés au taux de référence de la période, conformément aux conditions générales de
banque.
B- Les emplois
Les emplois de l`agence sont constitués de différents crédits octroyés par l`agence. A
ce niveau, on y trouve :
• Crédit d`exploitation ;
• Crédit de compagne (industriel et commercial) ;
• Découvert mobilisable ;
• Avances sur facture ;
• Avances sur créances nées non constatées sur délégation de marché ;
• Avances sur créances nées à l`exploitation ;
• Avances sur marchandises ;
• Avance d`exploitation garantie.
• C.M.T Equipements ;
• C.M. T Van (pour l`acquisition de véhicules utilitaires).
76
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
❖ Leasing ;
Le service crédit est le service le plus important dans l`agence puisque l`étude et
l`analyse d`un dossier de crédit d`investissement sont parmi les opérations principales qui
génèrent des produits. Toute mauvaise gestion des crédits peut engendrer des pertes pour la
banque, c`est pour cela le service crédit doit être dirigé avec maitrise afin de minimiser les
risques. Les services de crédits est soumis à l`autorité directe d’étudier les dossiers de
financement et les soumettre au comité du crédit et de trésorerie. Les opérations effectuées au
sein de ce service sont :
77
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Directeur
- Comptes
Fonction ressources
Fonction d’exploitation
Télé compensation
78
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Nous aborderons dans cette section, la présentation de notre terrain d’enquête (la
commune de Ouadhias), les objectifs de la méthodologie de l’enquête, la description des
questionnaires d’enquête, les conditions de sa réalisation et les techniques statistiques
utilisées.
79
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
de 592 habitants par Km², cette population est répartie suivant certains paramètres à savoir : le
sexe, l’âge et le secteur d’activité. Ces derniers vont nous permettre d’identifier les
caractéristiques de la population de base sur laquelle nous trions notre échantillon d’enquête.
Sexe Nombre %
Masculine 10 320 53.08
Feminine 9 120 46.91
Total 19 440 100.0
80
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Masculin
Feminin
81
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Ventes
0-18 ans
19-29 ans
30-44 ans
45-59 ans
60 ans et plus
82
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
sexe Nombre %
Masculin 5470 69.85
Féminin 2360 30.14
Total 7830 100
Masculin
Feminin
83
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
84
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Le réseau des banques publiques est composé de deux banques (BADR, BNA). Tandis
que, le réseau des banques privées est absent.
Source : Données collectées auprès des agences bancaires localisées sur le territoire de la
commune de Ouadhias
85
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
La commune de Ouadhias est dotée d'un seul bureau de poste. Le réseau postal est
considéré comme un mécanisme de massification des services financiers au niveau de la
commune de Ouadhias, mais de façon limitée car la poste en Algérie ne propose que des
services à caractère financier et non de crédit.
L'agence postale fournit quotidiennement les services financiers tels que : les mandats,
les chèques payés, demandes d’avoir, pensions, services…etc.
Pour faciliter les opérations avec la clientèle, Algérie poste a induit la monétique dans
les bureaux postaux.
L’offre des services bancaires ne peut pas être mesurée qu’à partir de la densité du
réseau bancaire par rapport à la population résidente dans la commune.
86
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
En remarque que les 02 agences bancaires qui se trouvent dans la commune se situent
au niveau du centre-ville, cela signifie que le besoin des services bancaires n’est pas couvert
dans les autres villages de la commune, pour faire face à ses besoins financiers, la population
résidente dans les villages doivent se déplacer au centre-ville de la commune et ce qui génère
dans certains cas la situation suivante :
Les coûts de transaction (frais de transport, fatigue, longue file d’attente …).
Quant au réseau postal, la commune de Ouadhias dispose d'un seul bureau de poste, qui se
trouve au centre-ville de la commune.
Pour ce faire, nous avons opté pour la méthode du questionnaire. Le choix de cette
méthode est justifié par les avantages apportés par ce type d’enquête. Nous avons jugé que ce
dernier est le plus adéquat pour recueillir des informations plus fines de la part des enquêtes
(la population de Ouadhias).
87
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Pour la constitution de l’échantillon des ménages, nous avons utilisé la base des
statistiques fournies par l’DPSB (la direction de la programmation et le suivie budgétaire) qui
fixe la population de la commune de Ouadhias à 16435 habitants. L’enquête va porter sur 100
habitants, soit 0.60% de l’ensemble des ménages. La sélection de l’échantillon des ménages
est faite sur la base de trois (03) principaux critères que nous avons jugés comme plus
importants et faciles à répéter. Le sexe, l’âge et le secteur d’activité.
2.2.2. Le questionnaire
88
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Après avoir récupérer les questionnaires adressés aux ménages durant la période
d’enquête, nous sommes passés à l’étape suivante qui consiste à traiter et interpréter les
réponses obtenues. Et le traitement des résultats s’est fait à l’aide des tableaux et des graphes.
89
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Cette section a pour objectif de cerner de façon globale la culture bancaire par les
agents enquêtés et identifier leur relation avec la banque.
Les réponses issues du questionnaire adressé aux ménages dans l’enquête menée au
niveau de la commune de Ouadhias, nous ont permis d’appréhender la culture bancaire de
ceux-ci et leur relation avec la banque.
Sexe Fréquence %
Homme 60 60,0
Femme 40 40,0
Total 100 100,0
Age Fréquence %
19-35 ans 20 20
36-45 ans 30 30
46-60 ans 50 50
Total 100 100
90
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Le tableau n° 10 indique que la classe d’âge entre 46-60 détient la moitié avec 50%
des ménages, en suite vient la classe entre 36-45 avec un pourcentage de 30% et à la fin on
trouve la classe entre 19-35 avec 20%.
Profession Fréquence %
Administration 45 45
Commerce, transport et 27 27
services
Industrie 03 03
BTP 16 16
Agriculture 09 09
Total 100 100
La banque offre des services financiers multiples au profit des particuliers. Elle leur
présente non seulement la possibilité de placer leur excédent d’argent pour le protéger et
bénéficier d’une rémunération, mais aussi l’avantage de financer leurs projets. C’est auteur de
cette idée que nous voulons savoir l’intérêt que présente une banque pour les personnes
interrogées, les résultats sont décrits dans le tableau suivant :
91
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
92
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Le tableau n° 13 indique que 59% des particuliers trouvent dans la banque le premier
lieu de placement de leur excédent de financement, néanmoins 32% préfèrent le garder chez
eux.
Le tableau indique aussi que dans 09% des réponses des enquêtés ont un troisième lieu
de placement de leur argent autre que ces deux premiers. Lorsqu’on a interviewé les enquêtés
sur la nature de ces placements, on aperçoit que la majorité de ces derniers trouvent dans
l’investissement dans les biens immobiliers leur principale destination suivie par l’achat de
véhicules, et pour certaines femmes l’achat de l’or, puisque pour elle, ce dernier permet de
préserver la valeur de l’argent mieux que de le placer dans une banque.
Nous constatons que les particuliers sont en train de chercher les profits les plus élevés
et les plus faciles à gagner. La banque algérienne doit donc fournir des efforts soit en
augmentant les taux d’intérêt, ou en présentant des produits bancaires diversifiés qui
intéressent les besoins de la population, en vue d’accaparer les liquidités de ces derniers et
empêcher leur placement dans des voies informelles.
La bancarisation peut être mesurée de différentes manières. Dans ce qui suit, le niveau
de bancarisation de notre échantillon sera appréhendé par l’ouverture de comptes bancaires et
postaux, le tableau suivant résume ces informations :
93
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Il résulte du tableau n°15 que le niveau de bancarisation de notre échantillon est assez
élevé, soit 58% des agents enquêtés. Taux satisfaisant indique une amélioration de la culture
bancaire de population qui peut être liée ou réalisés dans la qualité des prestations fournies par
la banque. D’autre part, il peut avoir comme origine l’augmentation des salaires enregistrés en
Algérie ces dernières années et la simplification des procédures d’ouverture de compte
bancaire.
Ce taux de bancarisation élevé doit normalement susciter une plus grande utilisation
des moyens de paiements scripturaux puisque l’usage de ces derniers est adossé à la détention
de comptes bancaires (généralement compte à vue).
94
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Toutefois, il y a lieu de signaler que cette hausse est accentuée par l’obligation de
certains fonctionnaires d’ouvrir un compte bancaire puisque la population concernée par notre
étude se limite à celle active occupée et non pas active.
La qualité des services bancaires peut être un facteur explicatif du niveau d’usage des
instruments de paiement scripturaux par les enquêtés. Dans ce cadre, nous essayerons
d’identifier la satisfaction des clients vis-à-vis de la qualité d’accueil du personnel banquier,
de la qualité de la communication banque-client et enfin des délais d’encaissement des
instruments de paiement.
La qualité d’accueil est devenue l’un des paramètres déterminants de la qualité des
services bancaires dont font partie les services de paiement. L’accueil est le tout premier
élément sur lequel est basé le jugement d’un client à propos de la qualité des services
bancaires. Les résultats obtenus se présentent dans le tableau suivant :
Satisfaction Fréquence %
Oui 40 68.96
Non 18 31.04
Total 58 100.0
95
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Le tableau n°16 explique que notre enquête fait ressortir que les 58 particuliers
détenant un compte bancaire, 68.96% sont satisfaits par la qualité de l’accueil du personnel de
leur banque. Ceci traduit une amélioration de la conscience et de la formation du personnel
banquier algérien. Deux déterminants peuvent expliquer ce résultat :
Cependant, une part considérable des enquêtés soit 31.04% démontrent leur
insatisfaction vis-à-vis de l’accueil du personnel de leurs banques, c’est aussi une part non
négligeable. Cette insatisfaction se justifie principalement par le manque d’écoute et de
réactivité à leurs problèmes à hauteur de 65% des réponses, le manque de professionnalisme
du personnel à un taux de 30% et seulement 5% en raison d’un personnel qui n’est pas
présentable.
Ce qui revient à dire que les recommandations des clients enquêtés dans ce sens
portent plus sur la compétence professionnelle que sur l’image du personnel. L’amélioration
de la qualité d’accueil ne peut progresser davantage qu’après le développement de la fonction
marketing de la banque.
96
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Qualité Fréquence %
Très bonne 8 13.79
Bonne 30 51.72
Mauvaise 20 34.49
Total 58 100
Il y a lieu de signaler que les 58 particuliers détenant un compte bancaire n’ont pas
tous répondu à cette question, puisque, pour certains, leur relation avec la banque se limite à
la perception de leur revenu ou au placement de leur argent et n’ont pas à l’usage des moyens
97
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
de paiement bancaires, donc, ils ont aucun avis à propos des délais de recouvrement des
moyens de paiement.
Cependant, 20.7% des enquêtés stipulent que les délais de recouvrements sont toujours
longs. Cette situation peut avoir comme origine la non vulgarisation par les banques du
nouveau système de paiement, notamment, des nouveaux délais de recouvrement qui a fait
que ces clients tendent toujours à les considérer comme étant longs, relativement à la
perception portée sur les anciens délais de recouvrement du système de paiement classique.
3.2 L’utilisation des moyens de paiements scripturaux par les agents économiques
L’usage des moyens de paiement scripturaux est l’une des mesures performantes de la
bancarisation d’une économie.
3.2.1 Réalisation d’un paiement par voie bancaire par les ménages :
98
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
un paiement par voie bancaire depuis cette réforme. Les résultats obtenus se présentent dans
le tableau suivant :
Réponse Fréquence %
Oui 36 36
Non 64 64
Total 100 100
Réponse Fréquence %
Oui 21 21
Non 79 79
Total 100 100
Le tableau N°20 indique que seulement 21% des particuliers enquêtés déclarent avoir
déjà utilisé le chèque pour le paiement au cours de cette année, et pour une fréquence
d’utilisation très faible. En effet, sur ces 21 particuliers ayant utilisé le chèque comme moyen
de paiement au cours de cette année.
99
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
En justifiant leur choix, les 79% des personnes enquêtés n’ayant jamais procédé à un
paiement par chèque au cours de cette année se réfère à :
Ainsi, nous pouvons conclure qu’en Algérie la population utilise le chèque non pas
comme un moyen de paiement mais essentiellement comme formulaire de retrait d’espèces,
ce qui indique un « détournement » du moyen de paiement scriptural toujours au profit de la
monnaie fiduciaire.
Réponse Fréquence %
Oui 18 18
Non 82 82
Le tableau N° 21 indique que 18% des enquêtés déclarent avoir réalisé un paiement
par virement reflétant une utilisation moins importante que le chèque. Mais toujours pour une
faible fréquence d’utilisation puisque sur les 18 personnes ayant utilisé un paiement par
virement au cours de cette année.
100
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
3.3 La monétique
Les cartes bancaires représentent les nouveaux instruments des paiements et de retrait
introduit en Algérie et qui normalement doivent se substituer directement à l’usage du chèque
et de l’espèce. En vue de déduire le niveau de généralisation des cartes auprès des particuliers
enquêtés, nous avons intégré dans le contenu du questionnaire des questions relatives à la
détention des cartes et leur utilisation.
Les résultats liés à la détention de la carte par les enquêtés se présentent dans le
tableau suivant :
Réponse Fréquence %
Oui 40 40
Non 60 60
Total 100 100
Le tableau N°22 indique que 40% des particuliers enquêtés possèdent une carte
magnétique (de retrait ou de paiement) ce chiffre représente le taux de monétisation de notre
échantillon qui est relativement élevé, contre 60 personnes qui n’ont pas de carte.
101
Chapitre 3 : Analyse du niveau de bancarisation dans la commune de Ouadhias
Conclusion
Selon les informations collectées auprès des banques installées dans le territoire de la
commune, la bancarisation à connue une évolution remarquable ces dernières années au
niveau de nombre de comptes ouverts par les ménages.
Quant à l’usage des moyens de paiements et malgré leur développement, les agents
économique et surtout les ménages préfèrent de faire face à leur dépense en espèce « cach ».
102
Conclusion générale
Conclusion générale
Le secteur bancaire algérien a enregistré depuis la loi 90/10 une libéralisation sans
précédent, cela a permis une ouverture du marché caractérisé par le développement de la
concurrence au sein du secteur bancaire grâce notamment à l’installation d’établissements
privés.
104
Bibliographie
1. Ouvrages
4. Sites internet
✓ www.mémoireonline-performance-bancaire-en-période-de-crise-
ABDELKADERDARBALI-, consulté le 26/06/2018.
✓ http://www.memoireonline.com/07/09/2297/m_Determinants-de-la-Performance-
Financiere-des-Firmes-Bancaire1.html, consulté le 28/06/2018.
✓ www.memoireonline.com, consulté le : 28/06/2018.
Liste des tableaux
Tableau N°1 : Présentation du bilan de la banque .................................................................. 35
Tableau N°2 : Présentation de hors bilan de la banque .......................................................... 35
Tableau N°3 : La répartition de la population de la commune de Ouadhias par sexe selon les
estimations de DPSB à la fin de 2017 ...................................................................................... 80
Tableau N°4 : Estimation de la population de la commune de Ouadhias par classe d’âge à la
fin 2017 (à la base de RGPH 2008).......................................................................................... 82
Tableau N°5 : Répartition de la population active de Ouadhias par sexe ............................... 83
Tableau N°6 : Répartition de la population occupée de la commune de Ouadhias par secteur
d’activité ................................................................................................................................... 84
Tableau N°7 : Le réseau des banques publiques de la commune de Ouadhias (2008 ............ 85
Tableau N°8 : La densité démographique du réseau bancaire et postale dans la commune de
Ouadhias à la fin 2017 .............................................................................................................. 86
Tableau N°9 : Répartition de l’échantillon des ménages par sexe.......................................... 90
Tableau N°10 : Répartition de l’échantillon des ménages par âge ......................................... 90
Tableau N°11 : Répartition de l’échantillon des ménages par secteur d’activité ................... 91
Tableau N°12 : Répartition relative à la culture bancaire des ménages enquêtés .................. 92
Tableau N°13 : Choix de placement de l’argent par les enquêtés .......................................... 92
Tableau N°14 : Ouverture de comptes bancaires et postaux par les enquêtés ........................ 94
Tableau N°15 : La nature du compte ouvert par les enquêtés ................................................ 94
Tableau N°16 : La satisfaction des particuliers vis-à-vis de la qualité d’accueil du personnel
de la banque .............................................................................................................................. 95
Tableau N°17 : La qualité du système d’information de la banque ........................................ 97
Tableau N°18 : L’appréciation des délais de recouvrement par les particuliers ..................... 98
Remerciements
Dédicaces
Sommaire
Liste des abréviations
Introduction générale ....................................................................................................... 2
The bankarization refers to the number of people holding a bank account, otherwise it is the
power of banking institutions to channel the majority of monetary transactions of different
economic agents to mobilize their savings and thereby reduce to the maximum the flight of
capital out of the banking circuit. It is usually a function of the level of economic
development, the more a country is developed, the higher its level of banking is high and vice
versa.
Algeria has been reforming banking regulations for two decades, to open the investment field
to domestic and foreign private capital in the banking sector and to focus more on the stability
of the banking business.
As a result, the rate of banking has improved in recent years in Algeria and particularly in the
town of Ouadhias, it remains modest despite the expectations of the state.
The improvement of the level of banking can not be conceived today without the development
of banking services and the promotion of savings of agents with financing capacity of the
municipality of Ouadhias.
The analysis of bancarisation levels in Ouadhias involved using surveys with structured questionnaires and statistical evaluation of responses. This method allowed for an in-depth understanding of banking culture and practices among the residents, leading to more accurate assessments of the integration of scriptural payment systems .
The reforms have facilitated the entry of private and foreign capital by removing state ownership limits on businesses and restructuring them to allow majority private or foreign ownership, thus liberalizing the banking sector .
Increasing bancarisation in Algeria involves overcoming regional and national constraints such as the lack of access to banking services in underdeveloped areas, insufficient financial literacy, and resistance to move away from cash-based transactions. These challenges are directly linked to broader regional development issues, including infrastructure and education .
'Bancarisation' enhances fiscal control and combats money laundering by pushing the use of accounts and monetary tools among the population. A strongly bancarized economy allows better tracking of financial transactions, facilitating fiscal regulation and minimizing illicit money flows .
Banks serve as financial intermediaries, primarily by collecting resources and distributing credit, which are essential for the economic circuit. The bank's role is critical in resource mobilization and stimulating production, distribution, and consumption .
The evolution of payment systems has led to increased efforts to introduce new, reliable, and secure forms of payment. This has been done by authorities to enhance the performance security of financial transactions, making different payment methods more trustworthy .
The young demographic in the commune of Ouadhias, with 60.74% of the population between 19 and 59 years, represents an active workforce that is more likely to use banking services. However, the high population density and the significant percentage of people in commerce and services might indicate a readiness to engage in modern banking, contrasting with less engagement from sectors like agriculture .
The banking system reforms have potentially contributed to employment by enabling diversified financial services that support various economic sectors such as commerce, transport, and services. This is especially evident in Ouadhias, where these sectors employ a significant portion of the population, suggesting that improved banking services have facilitated economic activity and job creation .
The Algerian banking reform has introduced several measures: granting autonomy to the Central Bank of Algeria, establishing independent administrative authorities for regulation, separating the regulatory and supervisory authorities, and maintaining a monopoly by banks over banking operations. These reforms also included guidance on bank governance through international standards .
Local banks like the ones in Ouadhias facilitate economic activities by providing critical services such as receiving clientele, controlling credit, managing statistics, and securing guarantees. These functions support businesses and personal financial management, hence driving economic growth at the local level .