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Polynôme

Le document présente une série d'exercices et de corrections sur les polynômes en une indéterminée, incluant des résolutions d'équations, des propriétés de dérivation, et des démonstrations sur la divisibilité des polynômes. Il aborde également des concepts tels que l'arithmétique des polynômes, les espaces vectoriels, et les applications linéaires. Chaque exercice est numéroté et comprend des instructions spécifiques pour les résoudre.

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Polynôme

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fr] édité le 9 juin 2014 Enoncés 1

Polynôme en une indéterminée Dérivation


Exercice 7 [ 02129 ] [correction]
L’anneau des polynômes Résoudre les équations suivantes :
a) P 02 = 4P d’inconnue P ∈ K [X]
Exercice 1 [ 02127 ] [correction] b) (X 2 + 1)P 00 − 6P = 0 d’inconnue P ∈ K [X].
Résoudre les équations suivantes :
a) Q2 = XP 2 d’inconnues P, Q ∈ K [X]
b) P ◦ P = P d’inconnue P ∈ K [X]. Exercice 8 [ 02130 ] [correction]
Montrer que pour tout entier naturel n, il existe un unique polynôme Pn ∈ R [X]
Exercice 2 [ 02674 ] [correction] tel que
Trouver les P ∈ R [X] tels que P (X 2 ) = (X 2 + 1)P (X). Pn − Pn0 = X n
Exprimer les coefficients de Pn à l’aide de nombres factoriels.
Exercice 3 [ 02377 ] [correction]
a) Pour n ∈ N, développer le polynôme
n
(1 + X)(1 + X 2 )(1 + X 4 ) . . . (1 + X 2 ) Exercice 9 [ 02131 ] [correction]
Déterminer dans K [X] tous les polynômes divisibles par leur polynôme dérivé.
b) En déduire que tout entier p > 0 s’écrit de façon unique comme somme de
puissance de 2 : 1, 2, 4, 8, . . .
Exercice 10 [ 02132 ] [correction]
Exercice 4 [ 00271 ] [correction] Soit P ∈ K [X]. Montrer
Soit P ∈ C [X] non constant et tel que P (0) = 1. Montrer que :
+∞
X 1 (n)
∀ε > 0, ∃z ∈ C, |z| < ε et |P (z)| < 1 P (X + 1) = P (X)
n=0
n!

Exercice 5 [ 03342 ] [correction]


Soit P = a0 + a1 X + · · · + an X n ∈ C [X]. On pose
Exercice 11 [ 03338 ] [correction]
M = sup |P (z)| Trouver tous les polynômes P ∈ R [X] tels que
|z|=1
Z k+1
Montrer
∀k ∈ Z, P (t) dt = k + 1
∀k ∈ {0, . . . , n} , |ak | 6 M k
(indice : employer des racines de l’unité)

Exercice 12 [ 03341 ] [correction]


Exercice 6 [ 02553 ] [correction] Soit P ∈ R [X]. On suppose que a ∈ R vérifie
Soit (Pn )n∈N? la suite de polynômes définie par
P1 = X − 2 et ∀n ∈ N? , Pn+1 = Pn2 − 2 P (a) > 0 et ∀k ∈ N? , P (k) (a) > 0
Calculer le coefficient de X 2 dans Pn . Montrer que le polynôme P ne possède pas de racines dans [a, +∞[.

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[[Link] édité le 9 juin 2014 Enoncés 2

Arithmétique des polynômes Exercice 19 [ 02138 ] [correction]


Soit A, B ∈ K [X] non nuls.
Exercice 13 [ 02133 ] [correction] Montrer : A et B sont premiers entre eux si, et seulement si, A + B et AB le sont.
Montrer les divisibilités suivantes et déterminer les quotients correspondant :
a) X − 1 | X 3 − 2X 2 + 3X − 2 b) X − 2 | X 3 − 3X 2 + 3X − 2 c)
X + 1 | X 3 + 3X 2 − 2. Exercice 20 [ 02139 ] [correction]
Soient A, B, C ∈ K [X] tels que A et B soient premiers entre eux.
Montrer
Exercice 14 [ 02134 ] [correction] pgcd(A, BC) = pgcd(A, C)
Soit P ∈ K [X].
a) Montrer que P (X) − X divise P (P (X)) − P (X).
b) En déduire que P (X) − X divise P (P (X)) − X. Exercice 21 [ 02580 ] [correction]
c) On note P [n] = P ◦ . . . ◦ P (composition à n > 1 facteurs). On cherche les polynômes
Etablir que P (X) − X divise P [n] (X) − X
P (X) = (X − a)(X − b) ∈ C [X]

Exercice 15 [ 03407 ] [correction] tels que P (X) divise P (X 3 ).


Soit P ∈ K [X]. Montrer que P (X) − X divise P (P (X)) − X. Montrer que, si a = b, P ∈ R [X] et que si a 6= b et a3 6= b3 , il existe 6 polynômes
dont 4 dans R [X].
Trouver les polynômes P si a 6= b et a3 = b3 et en déduire que 13 polynômes en
Exercice 16 [ 02135 ] [correction] tout conviennent, dont 7 dans R [X].
Soit A, B ∈ K [X] tels que A2 | B 2 . Montrer que A | B.
Division euclidienne
Exercice 17 [ 02136 ] [correction]
Soit A, B ∈ K [X] non constants et premiers entre eux. Exercice 22 [ 02140 ] [correction]
2
Montrer qu’il existe un unique couple (U, V ) ∈ K [X] tel que En réalisant une division euclidienne, former une condition nécessaire et suffisante
sur (λ, µ) ∈ K 2 pour que X 2 + 2 divise X 4 + X 3 + λX 2 + µX + 2.
(
deg U < deg B
AU + BV = 1 et
deg V < deg A
Exercice 23 [ 02141 ] [correction]
Soit (a, b) ∈ K 2 tel que a 6= b et P ∈ K [X]. Exprimer le reste de la division
euclidienne de P par (X − a)(X − b) en fonction de P (a) et P (b).
Exercice 18 [ 02137 ] [correction]
2
Soit (A, B) ∈ K [X] non nuls. Montrer que les assertions suivantes sont
équivalentes :
(i) A et B ne sont pas premiers entre eux. Exercice 24 [ 02142 ] [correction]
(ii) il existe (U, V ) ∈ ( K [X] − {0})2 tel que Soient a ∈ K et P ∈ K [X].
Exprimer le reste de la division euclidienne de P par (X − a)2 en fonction de
AU + BV = 0, deg U < deg B et deg V < deg A P (a) et P 0 (a).

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Exercice 25 [ 02143 ] [correction] Exercice 32 [ 02149 ] [correction]


Soient t ∈ R et n ∈ N? . Pour k ∈ N, on pose
Déterminer le reste de la division euclidienne dans R [X] de (X cos t + sin t)n par X(X − 1) . . . (X − k + 1)
Pk =
X 2 + 1. k!
a) Montrer que la famille (P0 , P1 , . . . , Pn ) est une base de Rn [X].
b) Montrer que
Exercice 26 [ 02144 ] [correction] ∀x ∈ Z, ∀k ∈ N, Pk (x) ∈ Z
Soit k, n ∈ N? et r le reste de la division euclidienne de k par n. c) Trouver tous les polynômes P tels que
Montrer que le reste de la division euclidienne de X k par X n − 1 est X r .
∀x ∈ Z, P (x) ∈ Z

Exercice 27 [ 03632 ] [correction]


Montrer que pour tout a, b ∈ N Exercice 33 [ 02150 ] [correction]
Soit E l’espace vectoriel des applications de R dans R.
a | b ⇔ Xa − 1 | Xb − 1 On considère F la partie de E constituée des applications de la forme :

x 7→ P (x) sin x + Q(x) cos x avec P, Q ∈ Rn [X]

Exercice 28 [ 02145 ] [correction] a) Montrer que F un sous-espace vectoriel de E.


Soient n, m ∈ N? . b) Montrer que F est de dimension finie et déterminer dim F .
a) De la division euclidienne de n par m, déduire celle de X n − 1 par X m − 1.
b) Etablir que
pgcd(X n − 1, X m − 1) = X pgcd(n,m) − 1 Exercice 34 [ 02151 ] [correction]
Soient n ∈ N et A ∈ Kn [X] un polynôme non nul.
Montrer que F = {P ∈ Kn [X] /A | P } est un sous-espace vectoriel de Kn [X] et
L’espace vectoriel des polynômes en déterminer la dimension et un supplémentaire.

Exercice 29 [ 02146 ] [correction]


Soient P1 = X 2 + 1, P2 = X 2 + X − 1 et P3 = X 2 + X. Exercice 35 [ 02665 ] [correction]
Montrer que la famille (P1 , P2 , P3 ) est une base de K2 [X]. Montrer, pour tout n ∈ N, qu’il existe un unique Pn ∈ Rn+1 [X] tel que Pn (0) = 0
et Pn (X + 1) − Pn (X) = X n .

Exercice 30 [ 02147 ] [correction] Endomorphisme opérant sur les polynômes


Pour k ∈ {0, . . . , n}, on pose Pk = (X + 1)k+1 − X k+1 .
Montrer que la famille (P0 , . . . , Pn ) est une base de Kn [X]. Exercice 36 [ 02152 ] [correction]
Soit n ∈ N? et ∆ : K n+1 [X] → K n [X] l’application définie par

Exercice 31 [ 02148 ] [correction] ∆(P ) = P (X + 1) − P (X)


Pour k ∈ {0, . . . , n}, on pose Pk = X k (1 − X)n−k .
a) Montrer que ∆ est bien définie et que ∆ est une application linéaire.
Montrer que la famille (P0 , . . . , Pn ) est une base de Kn [X].
b) Déterminer le noyau de ∆.
c) En déduire que cette application est surjective.

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[[Link] édité le 9 juin 2014 Enoncés 4

Exercice 37 [ 02153 ] [correction] Exercice 40 [ 02156 ] [correction]


Soit ∆ : C [X] → C [X] l’application définie par Soient A un polynôme non nul de R [X] et r : R [X] → R [X] l’application définie
par :
∆ (P ) = P (X + 1) − P (X)
∀P ∈ R [X] , r(P ) est le reste de la division euclidienne de P par A
a) Montrer que ∆ est un endomorphisme et que pour tout polynôme P non
constant deg (∆(P )) = deg P − 1. Montrer que r est un endomorphisme de R [X] tel que r2 = r ◦ r = r.
b) Déterminer ker ∆ et Im∆. Déterminer le noyau et l’image de cet endomorphisme.
c) Soit P ∈ C [X] et n ∈ N. Montrer
n
!
X n Exercice 41 [ 03046 ] [correction]
n n k
∆ (P ) = (−1) (−1) P (X + k) Soit P ∈ R [X]. Montrer que la suite (P (n))n∈N vérifie une relation de récurrence
k=0
k
linéaire à coefficients constants.
d) En déduire que si deg P < n alors
n
! Racines d’un polynôme
X n k
(−1) P (k) = 0
k=0
k Exercice 42 [ 02157 ] [correction]
a) Soit
P = an X n + an−1 X n−1 + ... + a1 X + a0
Exercice 38 [ 02154 ] [correction]
un polynôme à coefficients entiers tel que an 6= 0 et a0 6= 0.
Soit ϕ : Kn+1 [X] → Kn [X] définie par ϕ(P ) = (n + 1)P − XP 0 .
On suppose que P admet une racine rationnelle r = p/q exprimée sous forme
a) Justifier que ϕ est bien définie et que c’est une application linéaire.
irréductible.
b) Déterminer le noyau de ϕ.
Montrer que p | a0 et q | an .
c) En déduire que ϕ est surjective.
b) Factoriser
P = 2X 3 − X 2 − 13X + 5

Exercice 39 [ 02155 ] [correction] c) Le polynôme


a) Montrer que ϕ : Rn [X] → Rn [X] définie par ϕ(P ) = P (X) + P (X + 1) est P = X 3 + 3X − 1
bijective. est-il irréductible dans Q [X] ?
On en déduit qu’il existe un unique Pn ∈ Rn [X] tel que

Pn (X) + Pn (X + 1) = 2X n Exercice 43 [ 02158 ] [correction]


Soient a, b, c trois éléments, non nuls et distincts, du corps K.
Montrer que pour tout n ∈ N, il existe Pn ∈ Rn [X] unique tel que Démontrer que le polynôme
Pn (X) + Pn (X + 1) = 2X n X(X − b)(X − c) X(X − c)(X − a) X(X − a)(X − b)
P = + +
a(a − b)(a − c) b(b − c)(b − a) c(c − a)(c − b)
b) Justifier qu’on peut exprimer Pn (X + 1) en fonction de P0 , . . . , Pn .
c) En calculant de deux façons Pn (X + 2) + Pn (X + 1) déterminer une relation peut s’écrire sous la forme P = λ(X − a)(X − b)(X − c) + 1 où λ est une
donnant Pn en fonction de P0 , . . . , Pn−1 . constante que l’on déterminera.

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Exercice 44 [ 02161 ] [correction] Exercice 50 [ 02165 ] [correction]


Soient a0 , a1 , . . . , an des éléments deux à deux distincts de K. Soit
Montrer que l’application ϕ : Kn [X] → Kn+1 définie par P (X) = X n + an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0 ∈ C [X]

ϕ(P ) = (P (a0 ), P (a1 ), . . . , P (an )) Montrer que si ξ est racine de P alors

est un isomorphisme de K-espace vectoriel. |ξ| 6 1 + max |ak |


06k6n−1

Exercice 45 [ 02162 ] [correction] Exercice 51 [ 02371 ] [correction]


Soient a0 , . . . , an des réels distincts et ϕ : R2n+1 [X] → R2n+2 définie par a) Soit n ∈ N. Exprimer sin ((2n + 1)α) en fonction de sin α et cos α.
b) En déduire que les racines du polynôme :
ϕ(P ) = (P (a0 ), P 0 (a0 ), . . . , P (an ), P 0 (an ))
n
!
X 2n + 1
Montrer que ϕ est bijective. P (X) = (−1)p X n−p
p=0
2p + 1

Exercice 46 [ 02159 ] [correction] sont de la forme xk = cot2 βk . Déterminer les βk .


Soit P ∈ C [X] un polynôme non nul tel que

P (X 2 ) + P (X)P (X + 1) = 0 Exercice 52 [ 02663 ] [correction]


a) Montrer que a = cos(π/9) est racine d’un polynôme de degré trois à coefficients
a) Montrer que si a est racine de P alors a2 l’est aussi dans Z.
b) En déduire que a = 0 ou bien a est racine de l’unité. b) Justifier que le nombre a est irrationnel.

Exercice 47 [ 02164 ] [correction] Exercice 53 [ 02941 ] [correction]


Montrer que si P ∈ R [X] \ {0} vérifie Soient A, B ∈ C [X] non constants vérifiant
P (X 2 ) = P (X)P (X + 1) {z ∈ C/A(z) = 0} = {z ∈ C/B(z) = 0} et {z ∈ C/A(z) = 1} = {z ∈ C/B(z) = 1}
2
ses racines sont parmi 0, 1, −j, −j . En déduire tous les polynômes solutions. Montrer que A = B.

Exercice 48 [ 02375 ] [correction] Exercice 54 [ 03098 ] [correction]


Trouver les P ∈ C [X] vérifiant Pour n ∈ N, n > 3, on note Pn le polynôme :
P (X 2 ) = P (X)P (X + 1) Pn (X) = (X + 1)n − X n − 1

a) Avec le logiciel de calcul formel :


Exercice 49 [ 01329 ] [correction] Que dire, pour n = 3, 4, 5, 7 du module des racines complexes de Pn ?
Trouver les P ∈ C [X] vérifiant Quelle est la factorisation de P7 dans R [X] ? dans C [X] ?
Vérifier, à l’aide de valeurs approchées, que le polynôme P9 possède des racines de
P (X 2 ) = P (X)P (X − 1) module > 1.

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b) Démontrer que pour n > 7, le polynôme dérivé Pn0 admet au moins une racine a) Enoncer le théorème de Rolle.
dans C de module > 1. b) Si x0 est racine de P de multiplicité m > 1, quelle en est la multiplicité dans
c) Soit P ∈ C [X] non constant. Démontrer que les racines complexe du polynôme P0 ?
dérivé P 0 sont dans l’enveloppe convexe des racines du polynôme P . c) Prouver le résultat énoncé.
n
(X − zi )mi , considérer la fraction P 0 /P .
Q
Indice : si P (X) = c
i=1
d) En déduire que n = 7 est le plus grand entier pour lequel toutes les racines de
Pn sont de module 6 1. Exercice 59 [ 02163 ] [correction]
Soit P ∈ R [X] un polynôme scindé de degré supérieur à 2.
Montrer que P 0 est scindé.
Exercice 55 [ 01352 ] [correction]
Soient K un corps et a1 , a2 , . . . , an ∈ K deux à deux distincts.
a) Calculer
n Y Exercice 60 [ 02669 ] [correction]
X − aj
a) Si P ∈ R [X] est scindé sur R, montrer que P 0 est scindé sur R.
X

i=1 j6=i
ai − aj b) Si (a, b, c) ∈ R3 , montrer que X 10 + aX 9 + bX 8 + cX 7 + X + 1 n’est pas scindé
n sur R.
Q
b) On pose A(X) = (X − aj ). Calculer
j=1

n
X 1 Exercice 61 [ 00274 ] [correction]
A0 (ai ) Soit P ∈ R [X] simplement scindé sur R. Montrer que P ne peut avoir deux
i=1
coefficients consécutifs nuls.

Polynômes réels scindés


Exercice 56 [ 02160 ] [correction] Exercice 62 [ 03340 ] [correction]
Soit P un polynôme de degré n + 1 ∈ N? à coefficients réels possédant n + 1 Soit P ∈ R [X] scindé à racines simples.
racines réelles distinctes. Montrer qu’aucun coefficient nul de P ne peut être encadré par deux coefficients
a) Montrer que son polynôme dérivé P 0 possède exactement n racines réelles non nuls et de même signe.
distinctes.
b) En déduire que les racines du polynôme P 2 + 1 sont toutes simples dans C.
Exercice 63 [ 03683 ] [correction]
Soit P ∈ C [X] un polynôme non constant dont les racines complexes sont de
Exercice 57 [ 03339 ] [correction] parties imaginaires positives ou nulles. Montrer que le polynôme P + P̄ est scindé
Soit P ∈ R [X] scindé à racines simples dans R. Montrer que pour tout α ∈ R? les dans R [X].
racines de P 2 + α2 dans C sont toutes simples.

Exercice 58 [ 03581 ] [correction] Exercice 64 [ 03696 ] [correction]


Soit P ∈ R [X] scindé de degré > 2 ; on veut montrer que le polynôme P 0 est lui Soit P ∈ R [X] scindé sur R. Montrer que pour tout réel α, le polynôme P 0 + αP
aussi scindé. est lui aussi scindé sur R.

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Racines et arithmétique Exercice 72 [ 02672 ] [correction]


Déterminer les polynômes P de R [X] \ {0} vérifiant
Exercice 65 [ 02166 ] [correction]
P (X 2 ) = P (X − 1)P (X)
Soient p et q deux entiers supérieurs à 2 et premiers entre eux.
Montrer
(X p − 1)(X q − 1) | (X − 1)(X pq − 1)
Exercice 73 [ 03041 ] [correction]
Trouver les P ∈ C [X] tels que
Exercice 66 [ 02167 ] [correction]
Justifier les divisibilités suivantes : P (1) = 1, P (2) = 2, P 0 (1) = 3, P 0 (2) = 4,P 00 (1) = 5 et P 00 (2) = 6
a) ∀n ∈ N, X 2 | (X + 1)n − nX − 1
b) ∀n ∈ N? , (X − 1)3 | nX n+2 − (n + 2).X n+1 + (n + 2)X − n
Exercice 74 [ 03406 ] [correction]
[Equation de Fermat polynomiale]
Exercice 67 [ 02168 ] [correction] a) Soient P, Q, R ∈ C [X] premiers entre eux deux à deux, non constants, et tels
Montrer qu’il existe un unique polynôme P de degré inférieur à 3 tel que : que
P +Q+R=0
(X − 1)2 | P − 1 et (X + 1)2 | P + 1
Soient p, q, r le nombre de racines distinctes des polynômes P, Q, R
Déterminer celui-ci. respectivement.
Prouver que le degré de P est strictement inférieur à p + q + r.
Exercice 68 [ 02169 ] [correction] (indice : introduite P 0 Q − Q0 P )
Justifier b) Trouver tous les triplets de polynômes complexes (P, Q, R) tels que
∀(n, p, q) ∈ N3 , 1 + X + X 2 | X 3n + X 3p+1 + X 3q+2 P n + Qn = Rn

pour n > 3 donné.


Exercice 69 [ 02170 ] [correction]
c) Le résultat s’étend-il à n = 2 ?
Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur n ∈ N pour que
X 2 + X + 1 | X 2n + X n + 1
Factorisation de polynômes
Exercice 70 [ 02668 ] [correction] Exercice 75 [ 02171 ] [correction]
Déterminer les P de R [X] tels que Factoriser dans C [X] puis dans R [X] les polynômes suivants :
(X + 4)P (X) = XP (X + 1)
a) X 4 − 1 b) X 5 − 1 c) (X 2 − X + 1)2 + 1.

Exercice 71 [ 02673 ] [correction]


On cherche les polynômes P non nuls tels que Exercice 76 [ 02172 ] [correction]
Factoriser dans R [X] les polynômes suivants :
P (X 2 ) = P (X − 1)P (X)
a) X 4 + X 2 + 1 b) X 4 + X 2 − 6 c) X 8 + X 4 + 1.
a) Montrer que toute racine d’un tel P est de module 1.
b) Déterminer les polynômes P .

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Exercice 77 [ 02173 ] [correction] Exercice 84 [ 02178 ] [correction]


Factoriser le polynôme (X + i)n − (X − i)n pour n ∈ N? . Résoudre x3 − 8x2 + 23x − 28 = 0 sachant que la somme de deux des racines est
égale à la troisième.

Exercice 78 [ 02174 ] [correction]


Former la décomposition primaire dans R [X] de P = X 2n+1 − 1 (avec n ∈ N). Exercice 85 [ 02179 ] [correction] √ √ √
On considère l’équation : x3 − (2 + 2)x2 + 2( 2 + 1)x − 2 2 = 0 de racines
x1 , x2 et x3 .
Exercice 79 [ 02175 ] [correction] a) Former une équation dont x21 , x22 et x23 seraient racines.
Soient a ∈ ]0, π[ et n ∈ N? . Factoriser dans C [X] puis dans R [X] le polynôme b) En déduire les valeurs de x1 , x2 , x3 .

X 2n − 2 cos(na)X n + 1
Exercice 86 [ 02180 ] [correction]
Déterminer les triplets (x, y, z) ∈ C3 tels que
Exercice 80 [ 02664 ] [correction]   
a) Soit n ∈ N? . Montrer que x + y + z = 1
  x(y + z) = 1
 x + y + z = 2

a) 1/x + 1/y + 1/z = 1 b) y(z + x) = 1 c) x2 + y 2 + z 2 = 14
n−1
  
 3
kπ xyz = −4 z(x + y) = 1 x + y 3 + z 3 = 20
Y  
X 2n − 1 = (X 2 − 1) (X 2 − 2X cos + 1)
n
k=1

b) Soit un réel a 6= ±1 ; déduire de a) la valeur de Exercice 87 [ 02181 ] [correction]


Soient x, y, z ∈ C? tels que x + y + z = 0. Montrer
Z π
2
ln(a2 − 2a cos t + 1) dt

1 1 1 1 1 1
0 + 2+ 2 = + +
x2 y z x y z

Exercice 81 [ 00399 ] [correction]


Exercice 88 [correction]
[ 02182 ]
Soit P ∈ R [X]. Montrer qu’il y a équivalence entre n
Pour n ∈ N? on pose Pn = Xk.
P
(i) ∀x ∈ R, P (x) > 0 ;
2 k=0
(ii) ∃(A, B) ∈ R [X] , P = A2 + B 2 . a) Former la décomposition primaire de Pn dans C [X].
n

Q
b) En déduire la valeur de sin n+1 .
Relations entre racines et coefficients k=1

Exercice 82 [ 02176 ] [correction] Exercice 89 [ 02183 ] [correction]


Trouver les racines dans C du polynôme X 4 + 12X − 5 sachant qu’il possède deux Soit a ∈ R et n ∈ N? . Résoudre dans C l’équation
racines dont la somme est 2.
(1 + z)n = cos(2na) + i sin(2na)
En déduire la valeur de
Exercice 83 [ 02177 ] [correction] n−1
Y 


Donner une condition nécessaire et suffisante sur λ ∈ C pour que X 3 − 7X + λ sin a +
n
admette une racine qui soit le double d’une autre. Résoudre alors l’équation. k=0

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Exercice 90 [ 02184 ] [correction] Etablir 


Soit P ∈ C [X] non nul et n = deg P .  a0 S1 + a1 = 0
Montrer que les sommes des zéros de P, P 0 , . . . , P (n−1) sont en progression




 a0 S2 + a1 S1 + 2a2 = 0
arithmétique. 


 ...


+ ··· + a

a S + a S
0 p 1 p−1 p−1 S1 + pap = 0 (0 < p 6 n)
 ...
Exercice 91 [ 02373 ] [correction]


 a0 Sn + a1 Sn+1 + · · · + an S1 = 0


Soit P = X 3 + aX 2 + bX + c un polynôme complexe de racines α, β, γ. Calculer 




 ...

α β γ 
a0 Sn+k + a1 Sn+k−1 + · · · + an Sk = 0 (k > 0)
+ +
β+γ γ+α α+β

Exercice 95 [ 03812 ] [correction]


Exercice 92 [ 03333 ] [correction] a) Déterminer trois éléments a, b, c de C, non tous réels, tels que a + b + c,
x, y, z désignent trois complexes vérifiant a2 + b2 + c2 et a3 + b3 + c3 soient trois réels.
b) Montrer que, si a, b, c sont trois éléments de C de modules différents et si
x+y+z =0 a + b + c ∈ R, a2 + b2 + c2 ∈ R et a3 + b3 + c3 ∈ R, alors a,b et c sont trois réels.
Enoncé fourni par le concours CENTRALE-SUPELEC (CC)-BY-NC-SA
Etablir
x5 + y 5 + z 5 x2 + y 2 + z 2 x3 + y 3 + z 3
  
=
5 2 3 Familles de polynômes classiques
Exercice 96 [ 02185 ] [correction]
Exercice 93 [ 03336 ] [correction] Polynômes de Tchebychev (1821-1894) :
Résoudre dans C3 le système Soit n ∈ N. On pose fn : [−1, 1] → R l’application définie par
 2 2 2
x + y + z = 0
 fn (x) = cos(n arccos x)
x4 + y 4 + z 4 = 0

 5 a) Calculer f0 ,f1 , f2 et f3 .
x + y5 + z5 = 0 b) Exprimer fn+1 (x) + fn−1 (x) en fonction de fn (x).
c) Etablir qu’il existe un unique polynôme Tn de R [X] dont la fonction
polynomiale associée coïncide avec fn sur [−1, 1].
Exercice 94 [ 03345 ] [correction] d) Donner le degré de Tn ainsi que son coefficient dominant.
On considère le polynôme e) Observer que Tn possède exactement n racines distinctes, que l’on exprimera,
toutes dans ]−1, 1[.
P (X) = a0 X n + a1 X n−1 + · · · + an ∈ C [X]

de racines x1 , . . . , xn comptées avec multiplicité. Exercice 97 [ 02186 ] [correction]


Pour toutp ∈ N, on pose Polynômes d’interpolation de Lagrange (1736-1813) :
Sp = xp1 + · · · + xpn Soit (a0 , a1 , . . . , an ) une famille d’éléments de K deux à deux distincts.

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Pour tout i ∈ {0, 1, . . . , n} on pose d) Montrer que pour tout m ∈ N et pour tout n ∈ N? on a
Q
(X − aj ) pgcd(Pm+n , Pn ) = pgcd(Pn , Pm )
06j6n,j6=i
Li = Q En déduire que pgcd(Pm , Pn ) = pgcd(Pn , Pr ) où r est le reste de la division
(ai − aj )
06j6n,j6=i euclidienne de m par n.
e) Conclure
a) Observer que, pour tout j ∈ {0, 1, ..., n}, on a Li (aj ) = δi,j pgcd(Pn , Pm ) = Ppgcd(m,n)
(où δi,j est le symbole de Kronecker (1823-1891) qui est égal à 1 lorsque i = j et 0
sinon).
b) Montrer que Exercice 100 [ 02189 ] [correction]
n
X Polynômes de Laguerre (1834-1886) :
∀P ∈ K n [X] , P (X) = P (ai )Li (X) Pour n ∈ N, on définit Ln : R → R par
i=0
dn −x n
Ln (x) = ex (e x )
dxn
Exercice 98 [ 02187 ] [correction] Observer que Ln est une fonction polynomiale dont on déterminera le degré et le
Polynômes de Legendre (1752-1833) : coefficient dominant.
Pour tout entier naturel n on pose
n! (n)
Ln = (X 2 − 1)n Exercice 101 [ 02670 ] [correction]
(2n)! Soit n ∈ N. Montrer qu’il existe un unique polynôme P ∈ C [X] tel que
a) Montrer que Ln est un polynôme unitaire de degré n. P (cos θ) = cos nθ pour tout θ réel. On le note Tn .
b) Montrer que a) Lier Tn−1 , Tn et Tn+1 .
Z 1 b) Donner une équation différentielle vérifiée par Tn .
∀Q ∈ Rn−1 [X] , Ln (t)Q(t) dt = 0 (k) (k)
c) Calculer Tn (1) et Tn (−1).
−1

c) En déduire que Ln possède n racines simples toutes dans ]−1, 1[.


Exercice 102 [ 02671 ] [correction]
2
Quels sont les couples (P, Q) ∈ R [X] vérifiant P 2 + (1 − X 2 )Q2 = 1 ?
Exercice 99 [ 02188 ] [correction]
Polynômes de Fibonacci ( 1180 1250) :
Soit (Pn )n>0 la suite de K [X] définie par Exercice 103 [ 02128 ] [correction]
On définit une suite de polynôme (Pn ) par
P0 = 0, P1 = 1 et ∀n ∈ N, Pn+2 = XPn+1 − Pn
P0 = 2, P1 = X et ∀n ∈ N, Pn+2 = XPn+1 − Pn
a) Montrer
2 a) Calculer P2 et P3 .
∀n ∈ N, Pn+1 = 1 + Pn Pn+2
Déterminer degré et coefficient dominant de Pn .
b) En déduire b) Montrer que, pour tout n ∈ N et pour tout z ∈ C? on a
∀n ∈ N, Pn et Pn+1 sont premiers entre eux
Pn (z + 1/z) = z n + 1/z n
c) Etablir pour que pour tout m ∈ N et pour tout n ∈ N? on a
c) En déduire une expression simple de Pn (2 cos θ) pour θ ∈ R.
Pm+n = Pn Pm+1 − Pn−1 Pm d) Déterminer les racines de Pn .

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Exercice 104 [ 03269 ] [correction]


On pose
1
f (x) =
cos x
Démontrer l’existence d’un polynôme Pn de degré n et à coefficients positifs ou
nul vérifiant
Pn (sin x)
∀n > 1, f (n) (x) =
(cos x)n+1
Préciser P1 , P2 , P3 et calculer Pn (1).

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Corrections Exercice 4 : [énoncé]


Puisque le polynôme P est non constant, on peut écrire
Exercice 1 : [énoncé]
P (z) = 1 + aq z q + z q+1 Q(z)
a) Si (P, Q) est un couple solution de polynômes non nuls alors Q2 = XP 2 donne
2 deg Q = 1 + 2 deg P avec deg P, deg Q ∈ N ce qui est impossible. Il reste le cas où avec aq 6= 0 et Q ∈ C [X].
l’un des polynômes P ou Q est nul et l’autre, alors, l’est aussi. Inversement, le Posons θ un argument du complexe aq et considérons la suite (zn ) de terme
couple nul est effectivement solution. général
b) Si deg P > 2 alors deg P ◦ P = (deg P )2 > deg P et donc P n’est pas solution. 1
Si deg P 6 1 alors on peut écrire P = aX + b et alors zn = ei(π−θ)/q
n
On a zn → 0 et
(
a2 = a  
P ◦ P = P ⇔ a(aX + b) + b = aX + b ⇔ |aq | 1
ab = 0 P (zn ) = 1 − q + o
n nq
Après résolution on obtient donc |P (zn )| < 1 pour n assez grand..
(a = 1et b = 0) ou (a = 0 et b quelconque)
Finalement les solutions sont le polynôme X et les polynômes constants. Exercice 5 : [énoncé]
Soit ω = e2iπ/(n+1) une racine nème de l’unité. On a

Exercice 2 : [énoncé] P (1) + P (ω) + · · · + P (ω n ) = (n + 1)a0


Parmi les polynômes constants, seuls le polynôme nul est solution.
Si deg P > 1 alors, pour vérifier l’équation, il est nécessaire que deg P = 2. On car
n 
peut alors écrire P sous la forme aX 2 + bX + c. Parmi, les polynômes de cette X
k` n+1 si ` = 0 [n + 1]
ω =
forme, ceux solutions sont ceux obtenus pour b = 0 et c = −a. Conclusion, les 0 sinon
k=0
polynômes solutions sont les a(X 2 − 1) avec a ∈ R.
On en déduit (n + 1) |a0 | 6 (n + 1)M puis |a0 | 6 M .
De façon plus générale, on a
Exercice 3 : [énoncé]
a) Posons P (1) + ω −k P (ω) + · · · + ω −nk P (ω n ) = (n + 1)ak
n
P (X) = (1 + X)(1 + X 2 )(1 + X 4 ) . . . (1 + X 2 )
et on en déduit |ak | 6 M .
En exploitant successivement (a − b)(a + b) = a2 − b2 , on obtient
n+1
(1 − X)P (X) = 1 − X 2
Exercice 6 : [énoncé]
On en déduit Notons an , bn et cn les coefficients de 1, X et X 2 dans Pn .
n+1 Puisque P1 = X − 2, on a a1 = −2, b1 = 1 et c1 = 0.
1 − X2 n+1
P (X) = = 1 + X + X2 + · · · + X2 −1 Puisque Pn+1 = Pn2 − 2, on a an+1 = a2n − 2, bn+1 = 2an bn et cn+1 = b2n + 2an cn .
1−X On en déduit a2 = 2, b2 = −4 et c2 = 1 puis pour n > 3 : an = 2, bn = −4n−1 ,
b) Lorsqu’on développe directement le polynôme P , le coefficient de X k obtenu
4n−1 − 1
correspond au nombre de fois qu’il est possible d’écrire k comme la somme des cn = 4n−2 + 4n−1 + · · · + 42n−4 = 4n−2
puissances de 2 suivantes : 1, 2, 4, . . . , 2n . Ce nombre vaut 1 compte tenu de 3
l’exercice précédent.

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Exercice 7 : [énoncé] Exercice 10 : [énoncé]


a) Parmi les polynômes constants, seul le polynôme nul est solution. Par la formule de Taylor
Parmi les polynômes non constants, si P est solution alors 2(deg P − 1) = deg P
+∞
et donc deg P = 2. On peut alors écrire P = aX 2 + bX +(c avec a 6= 0. X P (n) (0) n
P (X) = X
a=1 n!
P 02 = 4P ⇔ 4a2 X 2 + 4abX + b2 = 4aX 2 + 4bX + 4c ⇔ n=0
c = b2 /4
donc
Les solutions de l’équation sont P = 0 et P = X 2 + bX + b2 /4 avec b ∈ K. +∞
X P (n) (0)
b) Parmi les polynôme de degré inférieur à 1, seul le polynôme nul est solution. P (1) =
Pour P polynôme tel que deg P > 2 alors la relation (X 2 + 1)P 00 − 6P = 0 n=0
n!
implique, en raisonnant sur l’annulation des coefficients dominants, et plus généralement
deg P (deg P − 1) = 6 donc deg P = 3. +∞
X P (n+k) (0)
En cherchant P sous la forme P = aX 3 + bX 2 + cX + d avec a ∈ K? , on obtient P (k) (1) =
que seuls les polynômes P = a(X 3 + X) avec a ∈ K? sont solutions. n=0
n!
Finalement les polynômes solutions sont les a(X 3 + X) avec a ∈ K. Par la formule de Taylor
+∞ +∞ X
+∞
X P (k) (1) X 1 P (n+k) (0) k
Exercice 8 : [énoncé] P (X + 1) = Xk = X
k! k! n!
Les polynômes solutions de Pn − Pn0 = X n sont nécessairement de degré n. k=0 k=0n=0
Cherchons ceux-ci de la forme :
puis en permutant les sommes (qui se limitent à un nombre fini de termes non
Pn = an X n + an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0 nuls)
+∞ X+∞ +∞
X 1 P (n+k) (0) k X 1 (n)
Pn − Pn0 = X n équivaut à P (X + 1) = X = P (X)
n=0
k! n! n=0
n!
k=0
an = 1, an−1 = nan , an−2 = (n − 1)an−1 , . . . , a0 = 1.a1
Par suite l’équation Pn − Pn0 = X n possède une et une seule solution qui est :
Exercice 11 : [énoncé]
n Soit P un polynôme et Q un polynôme primitif de P . P est solution du problème
X n!
P = X n + nX n−1 + n(n − 1)X n−2 + · · · + n! = Xk posé si, et seulement si,
k!
k=0
∀k ∈ Z, Q(k + 1) − Q(k) = k + 1
Exercice 9 : [énoncé] En raisonnant par coefficients inconnus, on observe que Q(X) = 12 X(X + 1) est
Parmi les polynômes constants, seul le polynôme nul est divisible par son solution.
polynôme dérivé. Si Q̃(X) est aussi solution alors
Soit P un polynôme non constant et n son degré.
Si P 0 | P alors on peut écrire nP = (X − a)P 0 avec a ∈ K car deg P 0 = deg P − 1. ∀k ∈ Z, (Q − Q̃)(k + 1) = (Q − Q̃)(k)
En dérivant nP 0 = (X − a)P 00 + P 0 donc (n − 1)P 0 = (X − a)P 00 .
Ainsi de suite jusqu’à P (n−1) = (X − a)P (n) . et on en déduit que le polynôme Q − Q̃ est constant.
Or, si on pose λ le coefficient dominant de P , on a P (n) = n!λ donc en remontant On en déduit que
1
les précédents calculs on obtient n!P = n!(X − a)n λ. Ainsi P = λ(X − a)n . P (X) = X +
Inversement, un tel polynôme est solution. 2
Finalement les solutions sont les P = λ(X − a)n avec λ ∈ K. est l’unique solution du problème posé.

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Exercice 12 : [énoncé] Exercice 15 : [énoncé]


Par la formule de Taylor, on a pour tout x > 0 Puisque
P (P (X)) − X = (P (P (X)) − P (X)) + (P (X) − X)
XP
deg
P (k) (a) k
P (a + x) = x > P (a) > 0 le problème revient à montrer que P (X) − X divise P (P (X)) − P (X).
k! p
ak X k ∈ K [X] et on a
k=0
P
On écrit P =
k=0

n
X  
Exercice 13 : [énoncé] k
P (P (X)) − P (X) = ak [P (X)] − X k
a) X 3 − 2X 2 + 3X − 2 = (X − 1)(X 2 − X + 2). k=0
b) X 3 − 3X 2 + 3X − 2 = (X − 2)(X 2 − X + 1).
k
c) X 3 + 3X 2 − 2 = (X + 1)(X 2 + 2X − 2). avec P (X) − X divisant [P (X)] − X k car
k−1
X
ak − bk = (a − b) a` bk−1−`
Exercice 14 : [énoncé] `=0
p
ak X k ∈ K [X]
P
On écrit P = On en déduit que P (X) − X divise le polynôme P (P (X)) − P (X) et donc le
k=0
a) On a polynôme P (P (X)) − X.
n
X  
k
P (P (X)) − P (X) = ak [P (X)] − X k
k=0 Exercice 16 : [énoncé]
k Posons D = pgcd(A, B). On a D2 = pgcd(A2 , B 2 ) associé à A2 donc
avec P (X) − X divisant [P (X)] − X k car deg D2 = deg A2 puis deg D = deg A.
k−1 Or D | A donc D et A sont associés. Puisque D | B, on obtient A | B.
X
ak − bk = (a − b) a` bk−1−`
`=0
Exercice 17 : [énoncé]
b) P (X) − X divise le polynôme P (P (X)) − P (X) et le polynôme P (X) − X. Il Unicité : Soit (U, V ) et (Û , V̂ ) deux couples solutions. On a A(U − Û ) = B(V̂ − V ).
divise donc leur somme P (P (X)) − X. A | B(V̂ − V ) et A ∧ B = 1 donc A | V̂ − V . Or deg(V̂ − V ) < deg A donc
c) Par récurrence sur n ∈ N? . V̂ − V = 0.
La propriété est immédiate pour n = 1 et vient d’être établie pour n = 2. Par suite V̂ = V et de même Û = U .
Supposons la propriété vraie au rang n > 1. Existence : Puisque A ∧ B = 1, il existe U, V ∈ K [X] tels que AU + BV = 1.
Réalisons la division euclidienne de U par B : U = BQ + Û avec deg Û < deg B.
p h ik 
X Posons ensuite V̂ = V + AQ. On a AÛ + B V̂ = AU + BV = 1 avec deg Û < deg B.
P [n+1] (X) − P (X) = ak P [n] (X) − X k
Comme deg AÛ + B V̂ < max(deg AÛ , deg B V̂ ) on a deg AÛ = deg B V̂
k=0
d’où deg V̂ = deg A + deg Û − deg B < deg A.
 k
P [n] (X) − X divise P [n] (X) − X k donc P [n] (X) − X divise P [n+1] (X) − P (X).
Par hypothèse de récurrence, P (X) − X divise alors P [n+1] (X) − P (X) et enfin on Exercice 18 : [énoncé]
en déduit que P (X) − X divise P [n+1] (X) − X. (i) ⇒ (ii) Posons D = pgcd(A, B) qui est non constant.
Récurrence établie. Puisque D | A et D | B on peut écrire A = DV et −B = DU avec deg V < deg A
et deg U < deg B.

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de sorte que AU + BV = DU V − DU V = 0. Enfin, si a 6= b et a3 = b3 alors (X − a)(X − b) divise (X 3 − a)(X 3 − b) si, et


(ii) ⇒ (i) Supposons (ii) seulement si, a3 = a ou a3 = b. Quitte à échanger a et b, on peut supposer a3 = a
Si par l’absurde A ∧ B = 1 alors, puisque A | −BV on a A | V . et on parvient alors aux polynômes (X − 1)(X − j), (X − 1)(X − j 2 ),
Or V 6= 0 donc deg A 6 deg V ce qui est exclu. Absurde. (X + 1)(X + j) et (X + 1)(X + j 2 ) selon que a = 1 ou a = −1 (le cas a = 0 étant
à exclure car entraînant b = a).
Au final on obtient 3 + 6 + 4 = 13 polynômes solutions dont 3 + 4 + 0 = 7 réels.
Exercice 19 : [énoncé]
Si A ∧ B = 1 alors il existe U, V ∈ K [X] tels que AU + BV = 1.
On a alors A(U − V ) + (A + B)V = 1 donc A ∧ (A + B) = 1. De même Exercice 22 : [énoncé]
B ∧ (A + B) = 1. X 4 + X 3 + λX 2 + µX + 2 = (X 2 + 2)(X 2 + X + (λ − 2)) + (µ − 2)X + 6 − 2λ.
Par suite AB ∧ (A + B) = 1. Le polynôme X 2 + 2 divise X 4 + X 3 + λX 2 + µX + 2 si, et seulement si,
Si AB ∧ (A + B) = 1 alors puisque pgcd(A, B) | AB et pgcd(A, B) | A + B on a λ = 3, µ = 2.
pgcd(A, B) = 1 puis A ∧ B = 1.

Exercice 23 : [énoncé]
Exercice 20 : [énoncé] Cette division euclidienne s’écrit P = Q(X − a)(X − b) + R avec deg R < 2.
pgcd(A, C) | A et pgcd(A, C) | C donc pgcd(A, C) | BC puis On peut écrire R = αX + β. En évaluant en a et b, on obtient un système dont la
pgcd(A, C) | pgcd(A, BC). résolution donne
Inversement. Posons D = pgcd(A, BC). On a D | A et A ∧ B = 1 donc D ∧ B = 1. P (b) − P (a) bP (a) − aP (b)
De plus D | BC donc par le théorème de Gauss, D | C et finalement α= et β =
b−a b−a
D | pgcd(A, C).

Exercice 24 : [énoncé]
Exercice 21 : [énoncé] Cette division euclidienne s’écrit
Si a = b alors (X − a)2 divise (X 3 − a)2 si, et seulement si, a est racine au moins
double de (X 3 − a)2 . Ceci équivaut à a3 = a ce qui donne a ∈ {−1, 0, 1}. P = Q(X − a)2 + R avec deg R < 2
Les polynômes solutions correspondant sont alors X 2 , (X − 1)2 et (X + 1)2 , tous
réels. On peut écrire R = αX + β.
Si a 6= b alors (X − a)(X − b) divise (X 3 − a)(X 3 − b) si, et seulement si, a et et b En évaluant en a, puis en dérivant avant d’évaluer à nouveau en a, on obtient un
sont racines de (X 3 − a)(X 3 − b). ( 3 système dont la résolution donne
3 3 3 3
a =a
Si a 6= b alors a et b sont racines (X − a)(X − b) si, et seulement si, α = P 0 (a) et β = P (a) − aP 0 (a)
b3 = b
( 3
a =b
ou .
b3 = a Exercice 25 : [énoncé]
Dans le premier cas, sachant a 6= b, on parvient aux polynômes (X cos t + sin t)n = (X 2 + 1)Q + R avec deg R < 2 ce qui permet d’écrire
X(X − 1), ( X(X et (X − 1)(X + 1).
+ 1) ( R = aX + b avec a, b ∈ R.
a3 = b b = a3 Cette relation doit être aussi vraie dans C [X] et peut donc être évaluée en i :
Puisque ⇔ , dans le second cas, on parvient à (i cos t + sin t)n = R(i) = ai + b or (i cos t + sin t)n = ei(nπ/2−nt) donc
b3 = a a9 = a
a = sin n(π/2 − t) et b = cos n(π/2 − t).
(X − eiπ/4 )(X − e3iπ/4 ), X 2 + 1 et (X − e−iπ/4 )(X − e−3iπ/4 ).
Ainsi quand a 6= b et a3 6= b3 , on parvient à 6 polynômes dont 4 réels.

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Exercice 26 : [énoncé] Exercice 29 : [énoncé]


On a k = nq + r avec 0 6 r < n. Supposons λ1 P1 + λ2 P2 + λ3 P3 = 0. Par égalité de coefficients de polynômes :
Or X k − X r = X r (X nq − 1) et X n − 1 | X nq − 1. On peut donc écrire 
 λ1 − λ2 = 0

X nq − 1 = (X n − 1)Q(X) λ2 + λ3 = 0

puis λ1 + λ2 + λ3 = 0

X k = (X n − 1)X r Q(X) + X r avec deg X r < deg(X n − 1)
Après résolution λ1 = λ2 = λ3 = 0.
ce qui permet de reconnaître le reste de division euclidienne cherchée. La famille (P1 , P2 , P3 ) est une famille libre formée de 3 = dim K2 [X] polynômes
de K2 [X], c’est donc une base de K2 [X].
Exercice 27 : [énoncé]
(⇒) Si a divise b, on peut écrire b = ac et alors
Exercice 30 : [énoncé]
X b − 1 = (X a )c − 1c = (X a − 1)(1 + X a + · · · + X a(c−1) ) On remarque que deg Pk = k donc Pk ∈ Kn [X].
Supposons λ0 P0 + · · · + λn Pn = 0.
donc X a − 1 divise X b − 1. Si λn 6= 0 alors deg(λ0 P0 + · · · + λn Pn ) = n car
(⇐) Si X a − 1 divise X b − 1, réalisons la division euclidienne de b par a deg(λ0 P0 + · · · + λn−1 Pn−1 ) 6 n − 1 et deg λn Pn = n
b = aq + r avec 0 6 r < a Ceci est exclu, donc λn = 0.
Sachant λn = 0, le même raisonnement donne λn−1 = 0 et ainsi de suite
On peut écrire λn−2 = . . . = λ0 = 0.
X b − 1 = X r (X aq − 1) + X r − 1 La famille (P0 , . . . , Pn ) est une famille libre de n + 1 = dim Kn [X] éléments de
et puisque X a − 1 divise X b − 1 et aussi X aq − 1, on peut affirmer que X a − 1 Kn [X], c’est donc une base de Kn [X].
divise X r − 1.
Or r < a donc nécessairement r = 0 et donc a divise b.
Exercice 31 : [énoncé]
Supposons λ0 P0 + · · · + λn Pn = 0.
Exercice 28 : [énoncé] En évaluant en 0, on obtient λ0 = 0 et alors λ1 X(1 − X)n−1 + · · · + λn X n = 0.
a) n = mq + r avec 0 6 r < m. En simplifiant par X (ce qui est possible car X 6= 0) on obtient
X n − 1 = X mq+r − 1 = X mq+r − X r + X r − 1 = X r (X mq − 1) + X r − 1 λ1 (1 − X)n−1 + · · · + λn X n−1 = 0 qui évaluée en 0 donne λ1 = 0. On reprend ce
or X mq − 1 = (X m − 1)(1 + X m + · · · + X m(q−1) ) donc X n − 1 = (X m − 1)Q + R processus jusqu’à obtention de λ2 = . . . = λn = 0.
avec Q = X r (1 + X m + · · · + X m(q−1) ) et R = X r − 1. La famille (P0 , . . . , Pn ) est une famille libre de n + 1 = dim Kn [X] éléments de
Puisque deg R < deg X m − 1, R est le reste de la division euclidienne de X n − 1 Kn [X] (car deg Pk = n), c’est donc une base de Kn [X].
par X m − 1.
b) Suivons l’algorithme d’Euclide calculant le pgcd de n et m.
a0 = n, a1 = m puis tant que ak 6= 0, on pose ak+1 le reste de la division Exercice 32 : [énoncé]
euclidienne de ak−1 par ak . a) C’est une famille de polynômes de degrés étagés.
Cet algorithme donne pgcd(m, n) = ap avec ap le dernier reste non nul. b) Quand k 6 m,
Par la question ci-dessus on observe que si on pose Ak = X ak − 1 alors
!
m
A0 = X n − 1, A1 = X m − 1 et pour tout k tel que ak 6= 0, Ak 6= 0 et Ak+1 est le Pk (m) =
k
reste de la division euclidienne de Ak−1 par Ak .
Par suite pgcd(X n − 1, X m − 1) = pgcd(A0 , A1 ) = pgcd(A1 , A2 ) = · · · = Quand 0 6 m 6 k − 1,
pgcd(Ap , Ap+1 ) = Ap = X pgcd(m,n) − 1 car Ap+1 = 0 puisque ap+1 = 0. Pk (m) = 0

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Quand m < 0, ! ce qui détermine un supplémentaire de F et donne dim F = n + 1 − p.


m+k−1
Pk (m) = (−1)k
k
Exercice 35 : [énoncé]
c) Soit P non nul solution. On peut écrire Considérons l’application ϕ : Rn+1 [X] → Rn [X] définie par
ϕ(P ) = P (X + 1) − P (X). L’application ϕ est bien définie, linéaire et de noyau
P = λ0 P0 + · · · + λn Pn
R0 [X]. Par le théorème du rang elle est donc surjective et les solutions de
avec n = deg P . l’équation ϕ(P ) = X n se déduisent les unes des autres par l’ajout d’un élément de
P (0) ∈ Z donne λ0 ∈ Z. R0 [X] c’est-à-dire d’une constante. Ainsi il existe une unique solution vérifiant
P (1) ∈ Z sachant λ0 P0 (1) ∈ Z donne λ1 ∈ Z etc... P (0) = 0.
Inversement ok
Finalement les polynômes solutions sont ceux se décomposant en coefficients
entiers sur les Pk . Exercice 36 : [énoncé]
a) P (X + 1) et P (X) sont de polynômes de mêmes degré et de coefficients
dominants égaux donc
Exercice 33 : [énoncé]
a) F ⊂ E et la fonction nulle appartient à F (en prenant P = Q = 0 ∈ Rn [X]) deg P (X + 1) − P (X) < deg P
Soient f, g ∈ F et λ, µ ∈ R. On peut écrire f (x) = P (x) sin x + Q(x) cos x et
g(x) = P̂ (x) sin x + Q̂(x) cos x avec P, Q, P̂ , Q̂ ∈ Rn [X]. à moins que P = 0. Par suite
On a alors λf + µg = (λP + µP̂ )(x) sin x + (λQ + µQ̂)(x) cos x avec
λP + µP̂ , λQ + µQ̂ ∈ Rn [X] donc λf + µg ∈ F et finalement F est un sous-espace ∀P ∈ Kn+1 [X] , ∆(P ) ∈ Kn [X]
vectoriel de E.
Soient λ, µ ∈ K et P, Q ∈ K n+1 [X].
b) Posons fk (x) = xk sin x et gk (x) = xk cos x avec k ∈ {0, . . . , n}.
Les fonctions f0 , . . . , fn , g0 , . . . , gn sont des fonctions de F formant clairement une ∆(λP +µQ) = (λP +µQ)(X+1)−(λP +µQ)(X) = λ(P (X+1)−P (X))+µ(Q(X+1)−Q(X))
famille génératrice.
Supposons λ0 f0 + · · · + λn fn + µ0 g0 + · · · + µn gn = 0 alors pour tout x ∈ R on a : donc
(λ0 + λ1 x + · · · + λn xn ) sin x + (µ0 + µ1 x + · · · + µn xn ) cos x = 0. ∆(λP + µQ) = λ∆(P ) + µ∆(Q)
Pour x = π/2 + 2kπ avec k ∈ Z, on obtient une infinité de racine au polynôme
λ0 + λ1 X + · · · + λn X n . b) On a
Ceci permet d’affirmer λ0 = λ1 = . . . = λn = 0. P ∈ ker ∆ ⇔ P (X + 1) − P (X) = 0
Pour x = 2kπ avec k ∈ Z, on peut affirmer µ0 = µ1 = . . . = µn = 0. En écrivant
On peut conclure que (f0 , . . . , fn , g0 , . . . , gn ) est libre et donc une base de F puis
dim F = 2(n + 1). P ∈ ker ∆ ⇔ P (X+1) = P (X) ⇔ a0 +a1 (X+1)+· · ·+an (X+1)n = a0 +a1 X+· · ·+an X n

En développant et en identifiant les coefficients, on obtient successivement,


Exercice 34 : [énoncé] an = 0, . . . , a1 = 0 et donc ker ∆ = K0 [X].
F ⊂ Kn [X], 0 ∈ F car A | 0. c) Par la formule du rang
Soient λ, µ ∈ K et P, Q ∈ F .
A | P et A | Q donc A | λP + µQ puis λP + µQ ∈ F . rg∆ = dim Kn+1 [X] − dim ker ∆ = n + 2 − 1 = n + 1 = dim Kn [X]
Ainsi F est un sous-espace vectoriel de Kn [X].
donc ∆ est surjectif.
Notons p = deg A. On a
F ⊕ Kp−1 [X] = Kn [X]

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Exercice 37 : [énoncé] Exercice 39 : [énoncé]


a) ∆ est clairement linéaire. a) ϕ est linaire. Si deg P = k ∈ N alors deg ϕ(P ) = k donc ker ϕ = {0}. Par suite
Soit P ∈ C [X] non nul et n = deg P . On peut écrire P = a0 + a1 X + · · · + an X n ϕ est bijective.
avec an 6= 0. b) (P0 , . . . , Pn ) est une famille de polynômes de degrés étagés, c’est donc une base
∆(P ) = a1 ∆(X) + · · · + an ∆(X n ) or deg ∆(X), . . . , deg ∆(X n−1 ) 6 n − 1 et de Rn [X].
n
deg ∆(X n ) = n − 1 donc deg ∆(P ) = n − 1. P
Puisque Pn (X + 1) ∈ Rn [X], on peut écrire Pn (X + 1) = λ k Pk .
b) Si P est constant alors ∆(P ) = 0 et sinon ∆(P ) 6= 0 donc ker ∆ = C0 [X]. k=0
Soit P ∈ Cn [X]. La restriction ∆ ˜ de ∆ au départ Cn+1 [X] et à l’arrivée dans n
n
2λk X k
P
c) Pn (X + 2) + Pn (X + 1) = 2(X + 1) et Pn (X + 2) + Pn (X + 1) =
Cn [X] est bien définie, de noyau de dimension 1 et en vertu du théorème du rang k=0
surjective. Il s’ensuit que ∆ est surjective. donc λk = Cnk .
c) Notons T ∈ L(C [X]) défini par T (P ) = P (X + 1). n−1
1
n−1
Pn = 2X n − Pn (X + 1) = 2X n − Cnk Pk − Pn puis Pn = X n − Cnk Pk .
P P
∆ = T − I donc ! k=0
2
k=0
n
n
X
n−k n
∆ = (−1) Tk
k=0
k
Exercice 40 : [énoncé]
avec T k (P ) = P (X + k) donc Soient λ, µ ∈ R et P1 , P2 ∈ R [X].
n
! On a P1 = AQ1 + r(P1 ), P2 = AQ2 + r(P2 ) avec deg r(P1 ), deg r(P2 ) < deg A.
n n
X
k n Donc λP1 + µP2 = A(λQ1 + µQ2 ) + λr(P1 ) + µr(P2 ) avec
∆ (P ) = (−1) (−1) P (X + k)
k=0
k deg(λr(P1 ) + µr(P2 )) < deg A.
Par suite r(λP1 + µP2 ) = λr(P1 ) + µr(P2 ). Finalement r est un endomorphisme
d) Si deg P < n alors ∆n (P ) = 0 donc de R [X].
! De plus pour tout P ∈ R [X], on a r(P ) = A × 0 + r(P ) avec deg r(P ) < deg A
n
X n donc r(r(P )) = r(P ). Ainsi r2 = r. r est un projecteur.
(−1)k P (k) = 0
k=0
k
∀P ∈ R [X] , r(P ) = 0 ⇔ A | P

donc ker r = A.R [X].


Exercice 38 : [énoncé] ∀P ∈ R [X] , r(P ) ∈ Rn−1 [X]
a) Si P ∈ Kn [X] alors ϕ(P ) ∈ Kn [X].
en posant n = deg A. Donc Imr ⊂ Rn−1 [X].
Si deg P = n + 1 alors (n + 1)P et XP 0 ont même degré (n + 1) et même coefficient
Inversement,
dominant donc deg(n + 1)P − XP 0 < n + 1 puis (n + 1)P − XP 0 ∈ Kn [X].
∀P ∈ Rn−1 [X] , r(P ) = P ∈ Imr
Finalement ∀P ∈ Kn+1 [X], ϕ(P ) ∈ Kn [X] et donc l’application ϕ est bien définie.
Pour λ, µ ∈ K et tout P, Q ∈ Kn+1 [X] : Donc Rn−1 [X] ⊂ Imr.
ϕ(λP + µQ) = (n + 1)(λP + µQ) − X(λP + µQ)0 = Finalement Imr = Rn−1 [X].
λ((n + 1)P − XP 0 ) + µ((n + 1)Q − XQ0 )
et donc ϕ(λP + µQ) = λϕ(P ) + µϕ(Q).
n+1
Exercice 41 : [énoncé]
ak X k ∈ Kn+1 [X]. ϕ(P ) = 0 ⇔ ∀k ∈ {0, 1, . . . , n + 1},
P
b) Soit P =
k=0 Posons T : P (X) 7→ P (X + 1) et ∆ = T − Id endomorphismes de R [X].
(n + 1)ak = kak . ∆(P ) = P (X + 1) − P (X).
Ainsi P ∈ ker ϕ ⇔ ∀k ∈ {0, 1 . . . , n} , ak = 0. Par suite ker ϕ = Vect(X n+1 ). On vérifie que si deg P 6 p alors deg ∆(P ) 6 p − 1.
c) Par le théorème du rang Soit P ∈ Rp [X].
rg(ϕ) = dim Kn+1 [X] − dim ker ϕ = n + 2 − 1 = dim Kn [X] donc ϕ est surjective. Par ce qui précède, on a ∆p+1 (P ) = 0.

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Or Exercice 44 : [énoncé]
p+1
!
X p+1 Soient λ, µ ∈ K et P, Q ∈ Kn [X]. Clairement ϕ(λP + µQ) = λϕ(P ) + µϕ(Q).
∆p+1 = (−1)p+1−k T k Soit P ∈ ker ϕ. On a ϕ(P ) = (0, . . . , 0) donc P (a0 ) = P (a1 ) = . . . = P (an ) = 0.
k=0
k
deg P 6 n et P admet au moins n + 1 racines distinctes donc P = 0.
car T et Id commutent. ker ϕ = {0} donc ϕ est injectif. De plus dim Kn [X] = dim Kn+1 donc ϕ est un
On en déduit isomorphisme.
p+1
!
X p+1
(−1)k P (X + k) = 0
k=0
k
Exercice 45 : [énoncé]
et en particulier pour tout n ∈ N,
ϕ est clairement linéaire et si P ∈ ker ϕ alors P a plus de racines (comptés avec
p+1
X p+1
! multiplicité) que son degré donc P = 0. Ainsi ϕ est injective et puisque
(−1)k P (n + k) = 0 dim R2n+1 [X] = dim R2n+2 , ϕ est un isomorphisme.
k=0
k

Exercice 46 : [énoncé]
Exercice 42 : [énoncé] a) Si P (a) = 0 alors P (a2 ) = −P (a)P (a + 1) = 0 donc a2 est racine de P .
a) P (p/q) = 0 donne n
b) Si a 6= 0 et a non racine de l’unité alors la suite des a2 est une suite de
complexe deux à deux distincts, or tous les termes de cette suite sont racines de P
an pn + an−1 pn−1 q + · · · + a1 pq n−1 + a0 q n = 0
or P 6= 0 donc ce polynôme ne peut avoir une infinité de racines. Absurde.
Puisque p | an pn + · · · + a1 pq n−1 , on a p | a0 q n or p ∧ q = 1 donc p | a0 . De même
q | an .
b) Si P admet un racine rationnelle r = pq alors p ∈ {−5, −1, 1, 5} et q ∈ {1, 2}. Exercice 47 : [énoncé]
5
− 2 est racine de P . Si a est racine de P alors a2 , a4 , . . . le sont aussi. Comme un polynôme non nul n’a
qu’un nombre fini de racines, on peut affirmer que les a, a2 , a4 , . . . sont redondants
√  √ 
5 qui implique a = 0 ou |a| = 1.
3 − ce

3+ 5
P = 2X 3 −X 2 −13X+5 = (2X+5)(X 2 −3X+1) = (2X+5) X − X− Si a est racine de P alors (a − 1)2 l’est aussi donc a − 1 = 0 ou |a − 1| = 1.
2 2
Si a 6= 0 et a 6= 1 on a nécessairement |a| = |a − 1| = 1. Via parties réelle et
c) Si P est composé dans Q [X] alors P possède une racine rationnelle, or ce n’est imaginaire, on obtient a = −j ou −j 2 .
pas le cas. Si P est solution, non nulle, alors son coefficient dominant vaut 1 et on peut
Donc P est irréductible dans Q [X]. écrire :
P = X α (X − 1)β (X 2 − X + 1)γ . En injectant une telle expression dans l’équation,
on observe que celle-ci est solution si, et seulement si, α = β et γ = 0.
Exercice 43 : [énoncé]
P (a) = P (b) = P (c) = 1 et a, b, c deux à deux distincts donc
Exercice 48 : [énoncé]
(X − a)(X − b)(X − c) | P − 1 Le polynôme nul est solution. Soit P une solution non nulle.
Si a est racine de P alors a2 l’est aussi puis a4 , a8 , . . ..
De plus deg P 6 3 donc il existe λ ∈ K tel que n
Or les racines de P sont en nombre fini donc les éléments a2 (n ∈ N) sont
P = λ(X − a)(X − b)(X − c) + 1 redondants. On en déduit que a = 0 ou a est une racine de l’unité.
De plus, si a est racine de P alors (a − 1) est aussi racine de P (X + 1) donc
1
Puisque P (0) = 0, on a λ = abc . (a − 1)2 est racine de P . On en déduit que a − 1 = 0 ou a − 1 est racine de l’unité.

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Si a 6= 0, 1 alors |a| = |a − 1| = 1 d’où l’on tire a = −j ou −j 2 . donne


n−1 n−1
Au final, les racines possibles de P sont 0, 1, −j et −j 2 . n
X k
X k
Le polynôme P s’écrit donc |ξ| 6 |ak | |ξ| 6 m |ξ|
k=0 k=0
α β γ 2 δ
P (X) = λX (X − 1) (X + j) (X + j ) donc n n
n |ξ| − 1 |ξ|
|ξ| 6 m 6m
avec λ 6= 0, α, β, γ, δ ∈ N. |ξ| − 1 |ξ| − 1
En injectant cette expression dans l’équation puis
2 |ξ| 6 1 + m
P (X ) = P (X)P (X + 1)

on obtient
λ2 = λ, α = β et γ = δ = 0 Exercice 51 : [énoncé]  
a) sin ((2n + 1)α) = Im ei(2n+1)α = Im (cos α +!i sin α)2n+1 donne en
On conclut
α
n 2n + 1
(−1)p cos2(n−p) α. sin2p+1 α.
P
P (X) = [X(X − 1)] développant sin ((2n + 1)α) =
p=0 2p + 1
b) On observe sin ((2n + 1)α) = sin2n+1 αP (cot2 α).

Posons βk = 2n+1 pour 1 6 k 6 n. Les xk = cot2 βk sont n racines distinctes de
Exercice 49 : [énoncé]
P , or deg P = n, ce sont donc exactement les racines de P .
Le polynôme nul est solution. Soit P une solution non nulle.
Si a est racine de P alors a2 l’est aussi puis a4 , a8 , . . ..
n
Or les racines de P sont en nombre fini donc les éléments a2 (n ∈ N) sont
redondants. On en déduit que a = 0 ou a est une racine de l’unité. Exercice 52 : [énoncé]
De plus, si a est racine de P alors (a + 1) est aussi racine de P (X − 1) donc a) On a
(a + 1)2 est racine de P . On en déduit que a + 1 = 0 ou a + 1 est racine de l’unité. cos 3x = 4 cos3 x − 3 cos x
Si a 6= 0, −1 alors |a| = |a + 1| = 1 d’où l’on tire a = j ou j 2 . donc
Au final, les racines possibles de P sont 0, −1, j et j 2 . 4a3 − 3a = cos(π/3) = 1/2
Le polynôme P s’écrit donc P (X) = λX α (X + 1)β (X − j)γ (X − j 2 )δ avec λ 6= 0,
α, β, γ, δ ∈ N. Ainsi a est racine du polynôme 8X 3 − 6X − 1.
En injectant cette expression dans l’équation P (X 2 ) = P (X)P (X − 1) on obtient b) Soit x une racine rationnelle de ce polynôme. On peut écrire x = p/q avec
λ2 = λ, α = β = 0 et γ = δ. p ∧ q = 1. On a alors
On conclut 8p3 − 6pq 2 − q 3 = 0

P (X) = X 2 + X + 1

On en déduit p | 8p3 − 6pq 2 = q 3 . Or p et q sont premiers entre eux et donc par le
théorème de Gauss p = ±1. De plus q 2 | 6pq 2 + q 3 = 8p3 et, par un argument
analogue au précédent, q 2 | 8. Ainsi q = ±1 ou q = ±2.
Exercice 50 : [énoncé] Or 1, −1, 1/2 et −1/2 ne sont pas les valeurs de cos(π/9). On peut donc conclure
La propriété est immédiate si |ξ| 6 1. On suppose désormais |ξ| > 1 et on note que a est irrationnel.

m= max |ak |
06k6n−1
Exercice 53 : [énoncé]
L’égalité Soient P = A − B et n = max(deg A, deg B) ∈ N? de sorte que P ∈ Cn [X].
−ξ n = an−1 ξ n−1 + · · · + a1 ξ + a0 Les solutions des équations A(z) = 0 et A(z) = 1 sont racines de P .

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Soit p est le nombre de racines distinctes de l’équation A(z) = 0. et donc |x1 | > 1.
n
Puisque la somme des multiplicité des racines de A vaut n, ces racines sont
(X − zi )mi on a
Q
c) Pour P (X) = c
susceptibles d’être racines de l’équation A0 (z) = 0 avec une somme de i=1
multiplicités égale à n − p (en convenant qu’une racine de multiplicité 0 n’est en m
fait pas racine. . . ) P0 X mi
=
Si q est le nombre de racines distinctes de l’équation A(z) = 1 alors de même P i=1
X − zi
celles-ci sont racines de l’équation A0 (z) = 0 et la somme de leurs multiplicités
vaut n − q. Soit z une racine de P 0 . Si z est l’un des zi la propriété voulue est vraie, sinon,
Or ces dernières se distinguent des précédentes et puisque deg A0 = n − 1, on peut l’égalité P 0 (z) = 0 donne
m
affirmer n − p + n − q 6 n − 1 ce qui donne p + q > n + 1. X mi
=0
Le polynôme P possède donc au moins n + 1 racines donc P = 0 puis A = B.
i=1
z − zi
En conjuguant cette relation et en multipliant chaque terme par sa quantité
conjuguée, on obtient
Exercice 54 : [énoncé] m
X mi
a) On définit le polynôme Pn 2 (z − zi ) = 0
P:=n->(X+1)ˆn-Xˆn-1; i=1 |z − zi |
On évalue pour des valeurs concrètes de n le module de ses racines et donc !
n n
map(abs, [solve(P(7)=0, X)]); X X mi
On factorise P7 dans R [X] λi z= λi zi avec λi = 2 >0
i=1 i=1 |z − zi |
factor(P(7));
et dans C [X] en précisant une extension avec laquelle Maple peut travailler Ainsi z est combinaison convexe des z1 , . . . , zn .
factor(P(7), [I, sqrt(3)]); d) Pour n = 7, les racines de Pn sont de modules inférieurs à 1.
Enfin, on évalue numériquement le module des racines de P9 Pour n > 7, Pn0 admet au moins une racine de module strictement supérieur à 1 et
map(evalf@abs, [solve(P(9)=0, X)]); donc Pn aussi.
b) Les racines Pn0 sont les solutions de l’équation

(x + 1)n−1 = xn−1 Exercice 55 : [énoncé]


a) Posons
n Y
Après résolution, celles-ci sont les X X − aj
P (X) =
  i=1
ai − aj
1 2ikπ j6=i
xk = avec ωk = exp , k = 1, . . . , n − 2
ωk − 1 (n − 1) On a deg P 6 n − 1 et
∀1 6 k 6 n, P (ak ) = 1
Le module de la racine xk est
Le polynôme P − 1 possède donc n racines et étant de degré strictement inférieur
1 à n, c’est le polynôme nul. On conclut P = 1.
|xk | =
b) On a
 

2 sin n−1 n Y
X
A0 (X) = (X − aj )
et la racine de plus grand module est obtenue pour k = 1. i=1 j6=i
On observe alors que pour n > 7,
donc Y
π π A0 (ai ) = (ai − aj )
2 sin < 2 sin = 1
n−1 6 i6=j

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La quantité b) Si x0 est racine de multiplicité m de P alors x0 est racine de multiplicité m − 1


n
X 1 de P 0 (en convenant qu’une racine de multiplicité 0 n’est en fait pas racine).
A0 (ai ) c) Notons x1 < . . . < xp les racines de P et m1 , . . . , mp leurs multiplicités
i=1
respectives. Puisque le polynôme P est supposé scindé, on a
apparaît alors comme le coefficient de X n−1 dans le polynôme P .
On conclut que pour n > 2 m1 + · · · + mp = deg P
n
X 1
0 (a )
=0 Les éléments x1 , . . . , xp sont racines de multiplicités m1 − 1, . . . , mp − 1 de P 0 .
i=1
A i En appliquant le théorème de Rolle à P entre xk et xk+1 , on détermine
yk ∈ ]xk , xk+1 [ racine de P 0 . Ces yk sont distincts entre eux et distincts des
x1 , . . . , xp . On a ainsi obtenu au moins
Exercice 56 : [énoncé]
a) Notons a0 < a1 < . . . < an les racines de P . (p − 1) + (m1 − 1) + · · · + (mp − 1) = deg P − 1
En appliquant le théorème de Rolle à la fonction x 7→ P (x) sur l’intervalle
racines de P 0 . Or deg P 0 = deg P − 1 donc P 0 est scindé.
[ai−1 , ai ], on justifie l’existence d’un réel bi ∈ ]ai−1 , ai [ tels que P 0 (bi ) = 0. Puisque

a0 < b1 < a1 < b2 < . . . < bn < an


Exercice 59 : [énoncé]
les réels b1 , . . . , bn sont deux à deux distincts ce qui fournit n racines réelles au Posons n = deg P > 2, a1 < a2 < . . . < ap les racines réelles distinctes de P et
polynôme P 0 . α1 , α2 , ..., αp leurs ordres respectifs. On a α1 + α2 + · · · + αp = n car P est
Puisque deg P 0 = deg P − 1 = n, il ne peut y en avoir d’autres. supposé scindé.
b) Une racine multiple de P 2 + 1 est aussi racine du polynôme dérivé En appliquant le théorème de Rolle à x 7→ P̃ (x) sur chaque [ai , ai+1 ] on justifie
l’existence de racines distinctes b1 , b2 , . . . , bp−1 disposée de sorte que
(P 2 + 1)0 = 2P P 0 a1 < b1 < a2 < b2 < . . . < bp−1 < ap .
Comme les a1 , a2 , . . . , ap sont des racines d’ordres α1 − 1, α2 − 1, . . . , αp − 1 de P 0
Or les racines complexes de P ne sont pas racines de P 2 + 1 et les racines de P 0 et que b1 , b2 , . . . , bp−1 sont des racines au moins simples de P 0 , on vient de
sont réelles et ne peuvent donc être racines de P 2 + 1. Par suite P 2 + 1 et déterminer (n − 1) = deg P 0 racines de P 0 comptées avec leur multiplicité.
(P 2 + 1)0 n’ont aucunes racines communes : les racines de P 2 + 1 sont simples. Finalement P 0 est scindé.

Exercice 57 : [énoncé] Exercice 60 : [énoncé]


Notons que par application du théorème de Rolle, les racines de P 0 sont réelles (et a) Par application du théorème de Rolle, il figure une racine de P 0 entre deux
simples) racines consécutives de P . De surcroît, si a est racine de multiplicité α ∈ N? de P ,
Les racines multiples de P 2 + α2 sont aussi racines de (P 2 + α2 )0 = 2P P 0 . a est aussi racine de multiplicité α − 1 de P 0 . Par suite, si P admet n = deg P
Or les racines de P 2 + α2 ne peuvent être réelles et les racines de P P 0 sont toutes racines comptées avec multiplicité, P 0 en admet n − 1 et est donc scindé.
réelles. b) 0 est racine multiple du polynôme dérivé à l’ordre 2. Si le polynôme était
Il n’y a donc pas de racines multiples au polynôme P 2 + α2 . scindé, l’étude qui précède permet d’observer que 0 est racine du polynôme. Ce
n’est pas le cas.

Exercice 58 : [énoncé]
a) Si f : [a, b] → R (avec a < b) est continue, dérivable sur ]a, b[ et si f (a) = f (b) Exercice 61 : [énoncé]
alors il existe c ∈ ]a, b[ tel que f 0 (c) = 0. Remarquons que puisque P est simplement scindé sur R, l’application du

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théorème de Rolle entre deux racines consécutives de P donne une annulation de Si Imz > 0 alors
P 0 et permet de justifier que P 0 est simplement scindé sur R. Il est en de même de ∀k ∈ {1, . . . , n} , |z − zk | < |z − zk |
P 00 , P 000 , . . .
Or, si le polynôme P admet deux coefficients consécutifs nuls alors l’un de ses et donc
n n
polynômes dérivées admet 0 pour racine double. C’est impossible en vertu de la Y Y
λ (z − zk ) < λ̄ (z − zk )
remarque qui précède.
k=1 k=1

Ainsi z ne peut être racine de P + P̄ et z̄ non plus par le même raisonnement ou


Exercice 62 : [énoncé] parce que P + P̄ est un polynôme réel.
Ecrivons On en déduit que les racines de P sont toutes réelles et donc P est scindé dans
+∞
X R [X].
P (X) = an X n
Ainsi le polynôme ReP est scindé dans R [X] et, par une argumentation analogue,
n=0
il en est de même de ImP .
et, quitte à considérer −P , supposons par l’absurde qu’il existe p > 1 tel que

ap = 0 avec ap−1 , ap+1 > 0


Exercice 64 : [énoncé]
Considérons alors Rappelons qu’un polynôme est scindé sur un corps si, et seulement si, la somme
(p + 1)! des multiplicités des racines de ce polynôme sur ce corps égale son degré.
Q(X) = P (p−1) (X) = (p − 1)!ap−1 + ap+1 X 2 + · · · Notons a0 < a1 < . . . < am les racines réelles de P et α0 , α1 , . . . , αm leurs
2
multiplicités respectives. Le polynôme P étant scindé, on peut écrire
Puisque le polynôme P est scindé à racines simples, par application du théorème
de Rolle, les racines P (k+1) sont séparées par les racines des P (k) . En particulier m
X
les racines de Q0 sont séparées par les racines de Q. deg P = αk
Or 0 est minimum local de Q avec Q(0) > 0. k=0
Si le polynôme Q admet des racines strictement positives et si a est la plus petite
de celles-ci alors Q0 admet une racine dans ]0, a[ par application du théorème des On convient de dire qu’une racine de multiplicité 0 n’est en fait pas racine d’un
valeurs intermédiaires et du théorème de Rolle. Or 0 est aussi racine de Q0 et donc polynôme. Avec ses termes, si ak est racine de multiplicité αk > 1 de P alors ak
les racines de Q0 ne sont pas séparées par les racines de Q. C’est absurde. est racine de multiplicité αk − 1 du polynôme P 0 et donc racine de multiplicité au
Il en est de même si la polynôme admet des racines strictement négatives. moins (et même exactement) αk − 1 du polynôme P 0 + αP . Ainsi les ak fournissent
m
X
(αk − 1) = deg P − (m + 1)
Exercice 63 : [énoncé] k=0
On peut écrire P sous forme factorisée
n
racines comptées avec multiplicité au polynôme P 0 + αP .
Considérons ensuite la fonction réelle f : x 7→ P (x)eαx .
Y
P (X) = λ (X − zk )
k=1
Cette fonction est indéfiniment dérivable et prend la valeur 0 en chaque ak .
En appliquant le théorème de Rolle à celle-ci sur chaque intervalle [ak−1 , ak ], on
avec n = deg P ∈ N? et zk ∈ C vérifiant Imzk > 0. produit des réels bk ∈ ]ak−1 , ak [ vérifiant f 0 (bk ) = 0. Or
Un complexe z est racine du polynôme P + P̄ si, et seulement si,
n n f 0 (x) = (P 0 (x) + αP (x)) eαx
Y Y
λ (z − zk ) = −λ̄ (z − zk )
k=1 k=1
et donc bk est racine du polynôme P 0 + αP .

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Ajoutons à cela que les bk sont deux à deux distincts et différents des précédents Exercice 68 : [énoncé]
ak car, par construction 1 + X + X 2 = (X − j)(X − j 2 ).
j et j 2 sont racines de X 3n + X 3p+1 + X 3q+2 donc
a0 < b1 < a1 < b2 < . . . < bm < am 1 + X + X 2 | X 3n + X 3p+1 + X 3q+2 .
On vient donc de déterminer m nouvelles racines au polynôme P 0 + αP et ce
dernier possède donc au moins
deg P − 1 Exercice 69 : [énoncé]
On peut factoriser
racines comptées avec multiplicité.
X 2 + X + 1 = (X − j)(X − j 2 )
Dans le cas α = 0, cela suffit pour conclure car deg P 0 = deg P − 1.
Dans le cas α 6= 0, il nous faut encore une racine. . . On en déduit
Si α > 0, la fonction f tend vers 0 en −∞ par argument de croissance comparée.
On peut alors appliquer un théorème de Rolle généralisé à la fonction f sur X 2 + X + 1 | X 2n + X n + 1 ⇔ j et j 2 sont racines de X 2n + X n + 1
l’intervalle ]−∞, a0 ] et cela fournit la racine manquante.
Puisque X 2n + X n + 1 est un polynôme réel j en est racine si, et seulement si, j 2
Si α < 0, on exploite comme au dessus la nullité de la limite de f en +∞ cette
l’est.
fois pour trouver une racine dans l’intervalle ]am , +∞[. (
2n n 2n n 3 si n = 0 [3]
(X + X + 1)(j) = j + j + 1 =
0 sinon
Exercice 65 : [énoncé]
Finalement
Les racines de X p − 1 sont simples et toutes racines de X pq − 1.
X 2 + X + 1 | X 2n + X n + 1 ⇔ n 6= 0 [3]
Les racines de X q − 1 sont simples et toutes racines de X pq − 1.
En dehors de 1, les racines de X p − 1 et X q − 1 sont distinctes.
Comme 1 racine double de (X − 1)(X pq − 1), on peut conclure
(X p − 1)(X q − 1) | (X − 1)(X pq − 1). Exercice 70 : [énoncé]
Soit P solution. X | (X + 4)P (X) donc X | P puis (X + 1) | P (X + 1) donc
(X + 1) | (X + 4)P (X) puis X + 1 | P etc. . .
Exercice 66 : [énoncé] Ainsi on obtient que P (X) = X(X + 1)(X + 2)(X + 3)Q(X) avec
a) Posons P = (X + 1)n − nX − 1. On a P (0) = 0 et P 0 = n(X + 1)n−1 − n donc Q(X + 1) = Q(X) donc Q constant.
P 0 (0) = 0. La réciproque est immédiate.
0 est au moins racine double de P donc X 2 | P .
b) Posons P = nX n+2 − (n + 2).X n+1 + (n + 2)X − n. On observe
P (1) = P 0 (1) = P 00 (1) = 0. Exercice 71 : [énoncé]
1 est au moins racine triple de P donc (X − 1)3 | P . a) Si a est une racine de P non nulle alors a2 , a4 , . . . sont racines de P . Or P 6= 0
donc P n’admet qu’un nombre fini de racines. La série précédente est donc
redondante et par suite a est une racine de l’unité et donc |a| = 1.
Exercice 67 : [énoncé] Si a = 0 est racine de P alors 1 = (0 + 1)2 aussi puis 4 = (1 + 1)2 l’est encore,. . . et
1 est au moins racine double de P − 1 donc 1 est au moins racine simple de finalement P admet une infinité de racines ce qui est exclu.
(P − 1)0 = P 0 . Finalement les racines de P sont toutes de module 1.
De même −1 est au moins racine simple de P 0 . Par suite X 2 − 1 | P 0 . b) Soit a ∈ C une racine de P . a + 1 est racine de P (X − 1) donc (a + 1)2 est
Puisque deg P 0 6 2, on peut écrire P 0 = λ(X 2 − 1) avec λ ∈ K. aussi racine de P . Il s’ensuit que |a| = |a + 1| = 1. En résolvant cette double
Par suite P = λ3 X 3 − λX + µ. P (1) = 1 et P (−1) = −1 permettent de déterminer équation on obtient a = j ou j 2 et donc P est de la forme
λ et µ.
On obtient : λ = − 23 et µ = 0. P (X) = λ(X − j)α (X − j 2 )β

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Le nombre j est racine de multiplicité α de P donc j est racine de multiplicité au P 0 (1) = 4,P 00 (0) = 5 et P 00 (1) = 6 puis on considèrera P (X − 1) au terme des
moins α de calculs.
P (X 2 ) = (X 2 − j)α (X 2 − j 2 )β Un polynôme vérifiant P (0) = 1 et P (1) = 2 est de la forme
et par suite β > α. Un raisonnement symétrique permet de conclure β = α et le P (X) = X + 1 + X(X − 1)Q(X)
polynômeP est de la forme
λ(X 2 + X + 1)α Pour que le polynôme P vérifie P 0 (0) = 3,P 0 (1) = 4,P 00 (0) = 5 et P 00 (1) = 6
on veut que Q vérifie Q(0) = −2, Q(1) = 3, Q0 (0) = −9/2 et Q0 (1) = 0.
Un tel P est solution du problème posé si, et seulement si,
Le polynôme Q(X) = 5X − 2 + X(X − 1)R(X) vérifie les deux premières
λ2 (X 4 + X 2 + 1)α = λ((X − 1)2 + (X − 1) + 1)α (X 2 + X + 1)α conditions et vérifie les deux suivantes si R(0) = 19/2 et R(1) = −5.
Le polynôme R = − 29 19
2 X + 2 convient.
égalité qui est vérifiée si, et seulement si, λ = 1. Finalement
Finalement les solutions du problème posé sont les polynômes P = (X 2 + X + 1)α  
29 19

avec α ∈ N. P (X) = X + 1 + X(X − 1) 5X − 2 + X(X − 1) − X +
2 2

est solution du problème transformé et


Exercice 72 : [énoncé]
29 5 655 3
Supposons P solution. P (X) = − X + 111X 4 − X + 464X 2 − 314X + 82
2 2
Le coefficient dominant λ de P vérifie λ = λ2 et donc est égal à 1.
Si a est racine de P alors a2 et (a + 1)2 le sont aussi. est solution du problème initial.
Si a 6= 0 est une racine de P alors a2 , a4 , . . . sont racines de P . Or P 6= 0 et donc Les autres solutions s’en déduisent en observant que la différence de deux
P n’admet qu’un nombre fini de racines. La suite précédente est donc redondante solutions possède 1 et 2 comme racine triple.
et par conséquent a est une racine de l’unité. En particulier |a| = 1. Finalement, la solution générale est
Si a = 0 est racine de P alors 1 = (0 + 1)2 aussi puis 4 = (1 + 1)2 l’est encore,. . . et
finalement P admet une infinité de racines ce qui est exclu. 29 5 655 3
− X + 111X 4 − X + 464X 2 − 314X + 82 + (X − 1)3 (X − 2)3 Q(X)
Finalement les racines de P sont toutes de module 1. 2 2
Or si a est racine de P , (a + 1)2 l’étant encore et donc avec Q ∈ C [X].
|a| = |a + 1| = 1

Les seuls complexes vérifiant cette identité sont j et j 2 (ce sont les points Exercice 74 : [énoncé]
intersection du cercle unité et du cercle de centre −1 et de rayon 1 du plan a) Puisque les racines communes à P et P 0 permettent de dénombrer les
complexe). On en déduit multiplicités des racines de P , on a
P = (X 2 + X + 1)n
p = deg P − deg(pgcd(P, P 0 ))
car P est un polynôme réel et que donc ses racines complexes conjuguées sont
d’égales multiplicités. et des relations analogues pour q et r.
Inversement, on vérifie par le calcul qu’un tel polynôme est bien solution. De plus, on a
P 0 Q − Q0 P = Q0 R − R0 Q = R0 P − P 0 R
et ce polynôme est non nul car les polynômes P, Q, R sont non constants. En effet,
Exercice 73 : [énoncé] si P 0 Q − Q0 P = 0, alors une racine de P est nécessairement racine de Q ce qui est
Dans un premier temps cherchons P vérifiant P (0) = 1, P (1) = 2,P 0 (0) = 3, exclu.

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Puisque les polynôme pgcd(P, P 0 ), pgcd(Q, Q0 ) et pgcd(R, R0 ) divisent chacun le on a


polynôme Q0 R − R0 Q et puisqu’ils sont deux à deux premiers entre eux (car P 2 + Q2 = R2
P, Q, R le sont), on a
ce qui produit un triplet solution d’une forme différente des précédents obtenus
pgcd(P, P 0 )pgcd(Q, Q0 )pgcd(R, R0 ) | Q0 R − R0 Q pour n > 3.

Par considérations des degrés


Exercice 75 : [énoncé]
deg P − p + deg Q − q + deg R − r 6 deg Q + deg R − 1 a) Dans C [X]
X 4 − 1 = (X − 1)(X + 1)(X − i)(X + i)
et donc
deg P 6 p + q + r − 1 et dans R [X]
X 4 − 1 = (X − 1)(X + 1)(X 2 + 1)
b) Soient n > 3 et P, Q, R vérifiant
b) Dans C [X]
P n + Qn = Rn
4
2ikπ
Y
Si a est racine commune aux polynômes P et Q alors a est racine de R. En X5 − 1 = (X − e 5 )
suivant ce raisonnement et en simplifiant les racines communes, on peut se k=0
ramener à une situation où les polynômes P, Q, R sont deux à deux premiers entre et dans R [X]
eux. Il en est alors de même de P n , Qn et Rn . L’étude qui précède donne alors
2π 4π
n deg P < p + q + r X 5 − 1 = (X − 1)(X 2 − 2 cos X + 1)(X 2 − 2 cos X + 1)
5 5
mais aussi, de façon analogue c) Dans C [X]
n deg Q < p + q + r et n deg R < p + q + r (X 2 −X+1)2 +1 = (X 2 −X+1+i)(X 2 −X+1−i) = (X−i)(X−1+i)(X+i)(X−1−i)
En sommant ces trois relations, on obtient et dans R [X]
(X 2 − X + 1)2 + 1 = (X 2 + 1)(X 2 − 2X + 2)
n(deg P + deg Q + deg R) < 3(p + q + r)

ce qui est absurde car n > 3, deg P > p etc.


On en déduit que les polynômes P, Q, R sont constants. Exercice 76 : [énoncé]
Les solutions de l’équation a) X 4 + X 2 + 1 = (X 2 + 1)2 − X 2 = (X 2 + X + 1)(X 2 − X + 1)
P n + Qn = Rn b) √ √
X 4 +X 2 −6 = (X 2 +1/2)2 −25/4 = (X 2 −2)(X 2 +3) = (X − 2)(X + 2)(X 2 +3)
apparaissent alors comme des triplets c) X 8 + X 4 + 1 = (X 4 + 1)2 − (X 2 )2 = (X 4 − X 2 +√1)(X 4 + X 2 + 1)√puis
X 8 + X 4 + 1 == (X 2 + X + 1)(X 2 − X + 1)(X 2 + 3X + 1)(X 2 − 3X + 1).
P = αT , Q = βT et R = γT

avec α, β, γ ∈ C et T ∈ C [X] vérifiant


Exercice 77 : [énoncé]
αn + β n = γ n Les racines de (X + i)n − (X − i)n sont les zk = cot kπ
n avec k ∈ {1, 2, . . . , n − 1}.
Par suite
c) Pour n−1
Y kπ
1 2 i (X − cot ) | (X + i)n − (X − i)n
P = (X + 1), Q = (X 2 − 1) et R = X n
2 2 k=1

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et il existe λ ∈ K tel que Exercice 80 : [énoncé]


a) Les deux polynômes de l’égalité sont unitaires, de degré 2n et ont pour racines
n−1
Y kπ les racines 2n-ième de l’unité car les racines du polynôme X 2 − 2X cos(kπ/n) + 1
(X + i)n − (X − i)n = λ (X − cot ) sont les e±ikπ/2n .
n
k=1
b) Par les sommes de Riemann,
Le coefficient dominant de (X + i)n − (X − i)n étant 2ni, on obtient Z π n−1
πX kπ
ln(a2 − 2a cos t + 1) dt = lim ln(a2 − 2a cos + 1)
n−1 0 n→+∞ n n
Y kπ k=1
(X + i)n − (X − i)n = 2ni (X − cot )
n
k=1 Or
n−1
πX kπ π a2n − 1
ln(a2 − 2a cos + 1) = ln 2
n n n a −1
k=1
Exercice 78 : [énoncé]
π 1−a2n
2ikπ
Les racines complexes de P sont les ωk = e 2n+1 avec k ∈ {0, . . . , 2n}. Si |a| < 1 alors n ln 1−a2 → 0 et donc
On observe ωk = ω2n−k pour k ∈ {1, . . . , n} donc Z π

n n   ln(a2 − 2a cos t + 1) dt = 0
Y Y 2kπ 0
P = (X − 1) (X − ωk )(X − ωk ) = (X − 1) X 2 − 2 cos X +1
2n + 1 π 2n
k=1 k=1 Si |a| > 1 alors n ln 1−a
1−a2 → 2π ln |a| et donc
Z π
ln(a2 − 2a cos t + 1) dt = 2π ln |a|
Exercice 79 : [énoncé] 0
Les racines de X 2 − 2 cos(na)X + 1 sont eina et e−ina donc

X 2n − 2 cos(na)X n + 1 = (X n − eina )(X n − e−ina ) Exercice 81 : [énoncé]


L’implication (ii)⇒(i) est immédiate.
Les racines de X n − eina sont les eia+2ikπ/n avec k ∈ {0, . . . , n − 1} et celles de Supposons (i).
X n − e−ia s’en déduisent par conjugaison. Puisque P est de signe constant, la décomposition en facteurs irréductibles de P
Ainsi s’écrit avec des facteurs de la forme
n−1 n−1
Y Y (X − λ)2 = (X − λ)2 + 02
X 2n − 2 cos(na)X n + 1 = (X − eia+2ikπ/n ) (X − e−ia−i2kπ/n )
k=0 k=0 et p 2
dans C [X] puis X 2 + 2pX + q = (X + p/2)2 + q 2 − 4p
Ainsi P est, à un facteur multiplicatif positif près, le produit de polynômes
n−1 n−1 

Y Y s’écrivant
2kπ comme la somme des carrés de deux polynômes réels.
X 2n −2 cos(na)X n +1 = (X − eia+2ikπ/n )(X − e−ia−2ikπ/n ) = (X 2 − 2 cos a + Or X+1)
n
k=0 k=0
(A2 + B 2 )(C 2 + D2 ) = (AC − BD)2 + (AD + BC)2
dans R [X]. donc P peut s’écrire comme la somme des carrés de deux polynômes réels

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Exercice 82 : [énoncé] Les


 relations entre coefficients et racines
 donnent :
Notons x1 , x2 , x3 , x4 les racines du polynôme considéré avec x1 + x2 = 2. 
 x 1 + x 2 + x 3 = 8 
 x 3 = 4
 x1 x2 + x2 x3 + x3 x1 = 23 d’où x1 x2 + 4(x2 + x1 ) = 23 .
σ1 = x1 + x2 + x3 + x4 = 0  
x1 x2 x3 = 28 4x1 x2 = 28

  

σ = x x + x x + x x + x x + x x + x x = 0
2 1 2 1 3 1 4 2 3 2 4 3 4 Pour déterminer x1 et√x2 il reste à résoudre
√ x2 − 4x + 7 = 0.
 3
 σ = x x x
1 2 3 + x x x
1 2 4 + x x x
1 3 4 + x x x
2 3 4 = −12 Finalement x1 = 2 + i 3, x2 = 2 − i 3 et x3 = 4.

σ4 = x1 x2 x3 x4 = −5

σ1 donne x3 + x4 = −2, σ2 donne x1 x2 + x3 x4 = 4 et σ3 donne x1 x2 − x3 x4 = 6. Exercice


 85 : [énoncé] √
On obtient x1 x2 = 5 et x3 x4 = −1.  σ 1 = x1 + x2 + x3 = 2 + 2


x1 et x2 sont les racines de X 2 − 2X + 5 i.e. 1 ± 2i.√

a) σ2 = x1 x2 + x2 x3 + x3 x1 = 2 2 + 2 ,
x3 et x4 sont les racines de X 2 + 2X − 1 i.e. −1 ± 2. 
 √
σ3 = x1 x2 x3 = 2 2

On en déduit x21 + x22 + x23 = σ12 − 2σ2 = 2, x21 x22 + x22 x23 + x23 x21 = σ22 − 2σ3 σ1 = 4
Exercice 83 : [énoncé] et x21 x22 x23 = 8.
Notons x1 , x2 , x3 les racines de X 3 − 7X + λ. On peut supposer x2 = 2x1 . Donc x21 , x22 et x23 sont racines de x3 − 2x2 + 4x − 8 = 0.
Les relations entre coefficients et racines donnent : b) 2 est racine de l’équation ci-dessus :
 x3 − 2x2 + 4x − 8 = (x − 2)(x2 + 4) = (x − 2)(x + 2i)(x − 2i). √
 x1 + x2 + x3 = 0
 Quitte à réindexer : x21 = 2, x22 = 2i et x23 = −2i d’où x1 = ± 2, x2 = ± (1 + i) et
x1 x2 + x2 x3 + x3 x1 = −7 x3 = ± (1 − i). √ √


x1 x2 x3 = −λ Puisque x1 + x2 + x3 = 2 + 2, on a x1 = 2, x2 = 1 + i et x3 = 1 − i.

d’où 
 x3 = −3x1
 Exercice 86 : [énoncé]
2x21 − 6x21 − 3x21 = −7 a) Soit (x, y, z) un triplet solution
 On a σ1 = x + y + z = 1, σ3 = xyz = −4 et
−6x31 = −λ

1 1 1
puis σ2 = xy + yz + zx = xyz( + + ) = −4
 x y z
 x3 = −3x1

x21 = 1 Par suite x, y, z sont les racines de :

λ = 6x31 X 3 − σ1 X 2 + σ2 X − σ3 = X 3 − X 2 − 4X + 4 = (X − 1)(X − 2)(X + 2)

Pour que X 3 − 7X + λ admette une racine double d’une autre il est nécessaire que Donc {x, y, z} = {1, −2, 2}.
λ = 6 ou − 6. Inversement de tels triplets sont solutions.
Pour λ = 6, X 3 − 7X + 6 admet 1, 2 et − 3 pour racines. b) Soit (x, y, z) un triplet solution de
Pour λ = −6, X 3 − 7X − 6 admet −1, −2 et 3 pour racines. 
 x(y + z) = 1 (1)

y(z + x) = 1 (2)
Exercice 84 : [énoncé]

z(x + y) = 1 (3)

Notons x1 , x2 , x3 les racines de X 3 − 8X 2 + 23X − 28. On peut supposer
x1 + x2 = x3 . (1) − (2) donne xz = yz, (3) donne z 6= 0 donc x = y.

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De même on obtient √ x = z. √ mais


n
Ainsi x = y = z = 1/ 2 ou −1/ 2. Y kπ
ei n+1 = exp(inπ/2) = in
Inversement de tels triplets sont solutions.
k=1
c) Soit (x, y, z) un triplet solution.
Posons S1 = x + y + z = 2, S2 = x2 + y 2 + z 2 = 14 et S3 = x3 + y 3 + z 3 . donc
n
Y kπ n+1
Déterminons σ1 = x + y + z, σ2 = xy + yz + zx et σ3 = xyz. sin =
On a σ1 = 2. n+1 2n
k=1
S12 − S2 = 2σ2 . Par suite σ2 = −5.
Posons t = x2 y + yx2 + y 2 z + zy 2 + z 2 x + xz 2 .
On a S1 S2 = S3 + t d’où t = S1 S2 − S3 = 8 Exercice 89 : [énoncé]
On a S13 = S3 + 3t + 6σ3 d’où σ3 = 61 (S13 − S3 − 3t) = −6. 2na+2kπ

Par suite x, y, z sont les racines de (1+z)n = cos(2na)+i sin(2na) = e2ina ⇔ 1+z = ei n avec k ∈ {0, 1, . . . , n − 1}
Cette équation possède donc n solutions distinctes qui sont
X 3 − σ1 X 2 + σ2 X − σ3 = X 3 − 2X 2 − 5X + 6 = (X − 1)(X + 2)(X − 3)
zk = ei(2a+
2kπ
n ) − 1 avec k ∈ {0, 1, . . . , n − 1}
Donc {x, y, z} = {1, −2, 3}.
Inversement de tels triplets sont solutions. On observe alors
n−1
Y
zk = (−1)n (1 − e2ina )
k=0
Exercice 87 : [énoncé] Or
En développant
n−1 n−1 n−1 n−1
kπ kπ (n−1)π Y kπ
(ei2(a+ ) − 1) = kπ
Y Y Y

1 1 1
2
1 1 1 2 2 2 zk = n ei(a+ n ) 2i sin(a + ) = 2n in eina+i 2 sin(a +
+ + = + 2+ 2+ + + n n
k=0 k=0 k=0 k=0
x y z x2 y z xy yz zx
donc
avec n−1 n−1
2 2 2 2(z + x + y) Y Y kπ
+ + = =0 zk = 2n i−1 (−1)n eina sin(a + )
xy yz zx 2xyz n
k=0 k=0
puis
n−1
Y kπ i 1 − e2ina 1
Exercice 88 : [énoncé] sin(a + )= n = n−1 sin na
a) On a n 2 eina 2
k=0
n
Y
n+1 2ikπ/(n+1)
(X − 1)Pn = X −1= (X − e )
k=0 Exercice 90 : [énoncé]
donc On écrit
n n
X
ak X k avec an 6= 0
Y
Pn = (X − e2ikπ/(n+1)
) P =
k=1 k=0

b) Pn (1) = n + 1 et Notons αk la somme des zéros de P (k) . Par les relations coefficients racines d’un
polynôme scindé
n n  n
Y
Y Y kπ kπ
(n − 1)an−1 (n − 2)an−1
Pn (1) = (1 − e2ikπ/(n+1) ) = (−2i)n sin ei n+1 α0 = −
an−1
, α1 = − , α2 = − ,..
n+1 an nan nan
k=1 k=1 k=1

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(n − k)an−1 an−1 Exercice 93 : [énoncé]


αk = − ,..., αn−1 = −
nan nan Soit (x, y, z) un triplet de complexes et
P (X) = (X − x)(X − y)(X − z) = X 3 − pX 2 + qX − r avec
Les α0 , α1 , . . . , αn−1 sont donc en progression arithmétique de raison an−1 /nan .

p = x + y + z

q = xy + yz + zx

Exercice 91 : [énoncé] r = xyz

Puisque α + β + γ = −a, on a
On a
α β γ

α β γ
 (x + y + z)2 = x2 + y 2 + z 2 + 2(xy + yz + zx)
+ + =− + +
β+γ γ+α α+β a+α a+β a+γ Posons t = x3 + y 3 + z 3 et s = xy 2 + yx2 + yz 2 + zy 2 + zx2 + xz 2
On a
et réduisant au même dénominateur (x + y + z)(x2 + y 2 + z 2 ) = t + s et pq = s + 3r

α β γ a3 − 2ab + 3c donc t = 3r − pq.


+ + = Puisque x, y, z sont racines de XP (X) = X 4 − pX 3 + qX 2 − rX, on a
β+γ γ+α α+β ab − c
x4 + y 4 + z 4 = pt − q × (x2 + y 2 + z 2 ) + rp
car αβ + βγ + γα = b et αβγ = −c.
Puisque x, y, z sont racine de X 2 P (X) = X 5 − pX 4 + qX 3 − rX 2 , on a
x5 + y 5 + z 5 = p(x4 + y 4 + z 4 ) − q(x3 + y 3 + z 3 ) + r(x2 + y 2 + z 2 )
Exercice 92 : [énoncé]
Posons p = xy + yz + zx et q = −xyz. On en déduit que (x, y, z) est solution du système posé si, et seulement si,
Les nombres x, y, z sont racines du polynômes
 2
 p = 2q

pt + rp = 0
X 3 + pX + q 
−qt = 0

On en déduit
c’est-à-dire, sachant t = 3r − pq,
x3 + y 3 + z 3 = −p(x + y + z) − 3q = −3q
p2 = 2q



De plus p(4r − pq) = 0
(x + y + z)2 = x2 + y 2 + z 2 + 2p 

q(3r − pq) = 0
donc Ce système équivaut encore à
x2 + y 2 + z 2 = −2p
 2
 p = 2q

Aussi x3 = −px − q donne x5 = −px3 − qx2 = p2 x + pq − qx2 et donc 2pr = q 2

3qr = pq 2

x5 + y 5 + z 5 = 3pq + 2pq = 5pq et aussi à  2
 p = 2q

et la relation proposée est dès lors immediate.
2pr = q 2

qr = 0

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min(k,n)
Que r soit nul ou non, le système entraîne q = 0 et est donc équivalent au système X
( bk = a` Sk−`
p=0 `=0

q=0 Par unicité des coefficients de xn , xn−1 , . . . , 1 de notre développement limité


généralisé, on obtient
Ainsi, un triplet (x, y, z) est solution du système proposé si, et seulement si, x, y k
et z sont les trois racines du polynôme Pr (X) = X 3 − r (pour r ∈ C quelconque). X
∀0 6 k 6 n, a` Sk−` = (n − k)ak
En introduisant a ∈ C tel que a3 = r, les racines de Pr (X) sont a, aj et aj 2 .
`=0
Finalement les solutions du système, sont les triplets (x, y, z) avec
Pour k = 0, on obtient S0 = n (ce qui était immédiat) et on en déduit
x = a, y = aj et z = aj 2
k−1
X
pour a ∈ C quelconque. ∀0 < k 6 n, a` Sk−` + kak = 0
`=0

Par unicité des coefficients de 1/x, 1/x2 , . . . de notre développement limité


Exercice 94 : [énoncé] généralisé, on obtient
n
On a X
n ∀k > n, a` Sk−` = 0
P 0 (X) X 1
= `=0
P (X) X − xk
k=1

donc
n Exercice 95 : [énoncé]
xP 0 (x) X 1
= a) 1, j, j 2 conviennent.
P (x) 1 − xxk
k=1 b) Introduisons le polynôme P (X) = (X − a)(X − b)(X − c). Les coefficients de ce
Par développement limité à un ordre N , on a quand x → +∞ polynôme s’expriment à partir de S1 = a + b + c, S2 = a2 + b2 + c2 et
S3 = a3 + b3 + c3 , le polynôme P est donc à coefficients réels. S’il n’admet pas
n N trois racines, il possède deux racines complexes conjuguées. Celles-ci sont alors de
xP 0 (x) X 1 X S`  
1
= xk = +o même module ce qui est exclu.
P (x) 1− x x` xN
k=1 `=0

puis
N   Exercice 96 : [énoncé]
X S` 1 a) f0 : x 7→ 1, f1 : x 7→ x, f2 : x 7→ 2x2 − 1 et f3 : x 7→ 4x3 − 3x
xP 0 (x) = P (x) + o
x ` xN −n b) fn+1 (x) + fn−1 (x) = cos((n + 1)θ) + cos((n − 1)θ) = 2 cos θ cos nθ = 2xfn (x) en
`=0
posant θ = arccos x.
Or
c) Existence : Par récurrence double sur n ∈ N.
xP 0 (x) = na0 xn + (n − 1)a1 xn−1 + · · · + an−1 Pour n = 0 et n = 1 : T0 = 1 et T1 = X conviennent.
et Supposons le résultat établi aux rangs n − 1 et n > 1.
N
X S` Soit Tn+1 le polynôme défini par Tn+1 = 2XTn − Tn−1 .
P (x) = b0 xn + b1 xn−1 + · · · + bN +2n xN −n On a Tn+1 (x) = 2xTn (x) − Tn−1 (x) = 2xfn (x) − fn−1 (x) = fn+1 (x).
x`
`=0 Le polynôme Tn+1 convient. Récurrence établie.
avec Unicité : Si Tn et Rn conviennent, alors ceux-ci prennent mêmes valeurs en un
b0 = a0 S0 , b1 = a0 S1 + a1 S0 ,. . . infinité de points, ils sont donc égaux.

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d) Comme Tn+1 = 2XTn − Tn−1 , on montre par récurrence double sur n ∈ N que donc Z 1 Z 1
∀n ∈ N, deg Tn = n. n!
Ln (t)Q(t)dt = − (t2 − 1)(n−1) Q0 (t) dt
Il est alors aisé de montrer, par récurrence simple, que le coefficient dominant de (2n)! −1 −1
Tn est 2n−1 pour n ∈ N? . Notons que le coefficient dominant de T0 est 1. puis en reprenant le processus
e) Résolvons l’équation Tn (x) = 0 sur [−1, 1] : Z 1 1
cos(n arccos x) = 0 ⇔ n arccos x = π2 [π] ⇔ arccos x = 2n π
π Z
n Ln (t)Q(t)dt = (−1)n (t2 − 1)(0) Q(n) (t) dt = 0
Posons x0 , x1 , . . . , xn−1 définis par xk = cos (2k+1)π
2n . −1 −1
x0 , x1 , . . . , xn−1 forment n racines distinctes appartenant à ]−1, 1[ du polynôme
c) Soit a1 , a2 , . . . , ap les racines d’ordres impairs de Ln appartenant à ]−1, 1[.
Tn .
Soit Q = (X − a1 )(X − a2 ) . . . (X − ap ). La fonction t 7→ Ln (t)Q(t) est continue,
Or deg Tn = n donc il ne peut y avoir d’autres racines et celles-ci sont R1
nécessairement simples. de signe constant sur [−1, 1] sans être la fonction nulle donc −1 Ln (t)Q(t) dt 6= 0.
Compte tenu de b) on a nécessairement p > n puis p = n car le nombre de racines
ne peut excéder n.. De plus les racines a1 , a2 , . . . , an sont simples car la somme de
leurs multiplicités ne peut excéder n.
Exercice 97 : [énoncé]
a) a0 , . . . , ai−1 , ai+1 , . . . , an sont racines de Li donc ∀j 6= i, Li (aj ) = 0.
De plus Q Exercice 99 : [énoncé]
(ai − aj )
06j6n,j6=i a) Par récurrence sur n ∈ N
Li (ai ) = Q =1 Pour n = 0 : ok avec P2 = X.
(ai − aj )
06j6n,j6=i Supposons la propriété établie au rang n − 1 ∈ N.
Donc 1 + Pn+2 Pn = 1 + XPn+1 Pn − Pn2 = 1 + X(XPn − Pn−1 )Pn − Pn2
∀j ∈ {0, 1, ..., n} , Li (aj ) = δi,j
n
P Par l’hypothèse de récurrence
b) Posons Q = P (ai )Li (X), on a
i=0 1 + Pn+2 Pn = X 2 Pn2 − XPn−1 Pn − Pn−1 Pn+1
n n
X X donc
Q(aj ) = P (ai )Li (aj ) = P (ai )δi,j = P (aj )
i=0 i=0 1+Pn+2 Pn = X 2 Pn2 −XPn−1 Pn −Pn−1 (XPn −Pn−1 ) = X 2 Pn2 −2XPn−1 Pn +Pn−1
2 2
= Pn+1
P et Q sont deux polynômes de degré inférieur à n et prenant mêmes valeurs aux Récurrence établie.
n + 1 points a0 , a1 , ..., an ils sont donc égaux. b) La relation ci-dessus peut se relire : U Pn + V Pn+1 = 1. Donc Pn et Pn+1 sont
premiers entre eux.
c) Par récurrence sur m ∈ N, établissons la propriété :
Exercice 98 : [énoncé]
a) Ln est le polynôme dérivé d’ordre n d’un polynôme de degré 2n donc ∀n ∈ N? , Pm+n = Pn Pm+1 − Pn−1 Pm
deg Ln = n.
n! Pour m = 0 : ok
De plus sont coefficient dominant est le même que celui de (2n)! (X 2n )(n) à savoir
Supposons la propriété établie au rang m > 0. Pour tout n ∈ N?
1.
b) 1 et −1 sont racines d’ordre n de (X 2 − 1)n . Par intégration par parties : Pm+n+1 = Pn+1 Pm+1 −Pn Pm = (XPn −Pn−1 )Pm+1 −Pn Pm = (XPm+1 −Pm )Pn −Pn−1 Pm+
Z 1 Z 1 i1 Z 1
n! h donc
Ln (t)Q(t) dt = (t2 − 1)(n) Q(t) dt = (t2 − 1)(n−1) Q(t) − (t2 − 1)(n−1) Q0 (t) dt Pm+n+1 = Pm+2 Pn − Pn−1 Pm+1
(2n)! −1 −1 −1 −1

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Récurrence établie. donne


d) Posons D = pgcd(Pn , Pn+m ) et E = pgcd(Pn , Pm ). Tn+1 − 2XTn + Tn−1 = 0
Comme Pn+m = Pn Pm+1 − Pn−1 Pm on a E | D.
b) On a
Comme Pn−1 Pm = Pn Pm+1 − Pm+n et Pn ∧ Pn−1 = 1 on a D | E. Finalement
D = E. Tn (cos θ) = cos nθ
En notant r le reste de la division euclidienne de m par n on a m = nq + r avec donc en dérivant
q ∈ N et − sin θTn0 (cos θ) = −n sin nθ
pgcd(Pn , Pm ) = pgcd(Pn , Pn−m ) = pgcd(Pn , Pn−2m ) = . . . = pgcd(Pn , Pr ) et
sin2 θTn00 (cos θ) − cos θTn0 (cos θ) = −n2 cos nθ
e) En suivant l’algorithme d’Euclide menant le calcul de pgcd(m, n)
simultanément avec celui menant le calcul de pgcd(Pm , Pn ), on observe que On en déduit par coïncidence de polynômes sur [−1, 1] que

pgcd(Pn , Pm ) = Ppgcd(m,n) (1 − X 2 )Tn00 − XTn0 + n2 Tn = 0

c) En dérivant cette relation à l’ordre k :


Exercice 100 : [énoncé]
(1 − X 2 )Tn(k+2) − 2kXTn(k+1) − k(k − 1)Tn(k) − XTn(k+1) − kTn(k) + n2 Tn(k) = 0 (1)
Par la formule de dérivation de Leibniz
n
! n En évaluant (1) en 1 :
dn −x n
 X n n (n−k) −x (k)
X n! n! k −x
e x = (x ) (e ) = (−1)k x e
dxn k k!(n − k)! k! (2k + 1)Tn(k+1) (1) = (n2 − k 2 )Tn(k) (1)
k=0 k=0

donc (0)
Comme Tn (1) = 1, on obtient
n
X
k (n!)2
Ln = (−1) 2
Xk
(k!) (n − k)!
(
(n!)2 2k k!
k=0 si k 6 n
Tn(k) (1) = (n−k)!(n+k)!(2k+1)!
n 0 sinon
est un polynôme de degré n et de coefficient dominant (−1) .

En évaluant (1) en −1 :
Exercice 101 : [énoncé]
On a (2k + 1)Tn(k+1) (1) = −(n2 − k 2 )Tn(k) (1)
n
! !
X n (0)
cos nθ = Re(einθ ) = Re ik cosn−k θ sink θ Comme Tn (−1) = (−1)n , on obtient
k=0
k
donc Tn(k) (−1) = (−1)n−k Tn(k) (1)
E(n/2)
!
X n
cos nθ = (−1)` cosn−2` θ(1 − cos2 θ)`
`=0
2`
Exercice 102 : [énoncé]
est un polynôme en cos θ. Cela assure l’existence de Tn , l’unicité provenant de ce Soit (P, Q) un couple solution.
que deux polynômes coïncidant en un nombre fini de points sont nécessairement Si le polynôme P est constant alors nécessairement Q = 0 et P = ±1. Vérification
égaux. immédiate.
a) Sinon, posons n = deg P ∈ N? . La relation P 2 + (1 − X 2 )Q2 = 1 impose que P et
cos(n + 1)θ + cos(n − 1)θ = 2 cos θ cos nθ Q sont premiers entre eux et en dérivant on obtient

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P P 0 − XQ2 + (1 − X 2 )QQ0 = 0. Par suite Q | P P 0 puis Q | P 0 . Par des Pour n = 1, P1 (X) = X convient.
considérations de degré et de coefficient dominant on peut affirmer P 0 = ±nQ. Supposons la propriété vraie au rang n > 1.
Quitte à considérer −Q, supposons P 0 = nQ et la relation En dérivant la relation
P P 0 − XQ2 + (1 − X 2 )QQ0 = 0 donne (1 − X 2 )P 00 − XP 0 + n2 P = 0. Pn (sin x)
f (n) (x) =
Résolvons l’équation différentielle (1 − t2 )y 00 − ty 0 + n2 y = 0 sur [−1, 1]. (cos x)n+1
Par le changement de variable t = cos θ, on obtient pour solution générale on obtient
y(t) = λ cos(n arccos t) + µ sin(n arccos t). (n + 1) sin xPn (sin x) + cos2 xPn0 (sin x)
f (n+1) (x) =
La fonction t 7→ cos(n arccos t) est polynômiale (cf. polynôme de Tchebychev), (cos x)n+2
cela définit le polynôme Tn .
Posons alors
La fonction t 7→ sin(n arccos t) ne l’est pas car de dérivée √−n cos(n arccos t) non
1−t2 Pn+1 (X) = (n + 1)XPn (X) + (1 − X 2 )Pn0 (X)
polynômiale.
Par suite P = λTn et Q = ± n1 Tn0 . de sorte que
La relation P 2 + (1 − X 2 )Q2 = 1 évaluée en 1 impose λ2 = 1 et finalement Pn+1 (sin x)
f (n+1) (x) =
(P, Q) = (±Tn , ± n1 Tn0 ). (cos x)n+2
Vérification : pour le couple (P, Q) = (±Tn , ± n1 Tn0 ), le polynôme P 2 + (1 − X 2 )Q2 On peut écrire
est constant car de polynôme dérivé nul et puisqu’il prend la valeur 1 en 1, on n
X
peut affirmer P 2 + (1 − X 2 )Q2 = 1. Pn (X) = ak X k avec ak > 0, an 6= 0
k=0

et alors
n n
Exercice 103 : [énoncé] X X
2 3 Pn+1 (X) = (n + 1 − k)ak X k+1 + kak X k
a) P2 = X − 2, P3 = X − 3X.
k=0 k=1
Par récurrence double sur n ∈ N, on montre deg Pn = n et coeff(Pn ) = 1.
b) Par récurrence double sur n ∈ N : est un polynôme de degré n + 1 à coefficients positif ou nul.
Pour n = 0 et n = 1 : ok Récurrence établie.
Supposons la propriété établie aux rangs n et n + 1 (avec n > 0) Par la relation de récurrence obtenue ci-dessus

P1 (X) = X, P2 (X) = 1 + X 2 et P3 (X) = 5X + X 3


    
1 1 1 1
Pn+2 (z) = (z+1/z)Pn+1 (z)−Pn (z) = z + z n+1 + n+1 − z n + n = z n+2 + n+2
HR z z z z
et
Récurrence établie. Pn+1 (1) = (n + 1)Pn (1)
c) Pn (2 cos θ) = Pn (eiθ + e−iθ ) = einθ + e−inθ = 2 cos nθ.
donc
d) Soit x ∈ [−2, 2]. Il existe θ ∈ [0, π] unique tel que x = 2 cos θ.
Pn (1) = n!
π + 2kπ
Pn (x) = 0 ⇔ cos nθ = 0 ⇔ ∃k ∈ {0, . . . , n − 1} , θ =
2n
Par suite les xk = 2 cos π+2kπ

2n avec k ∈ {0, . . . , n − 1} constituent n racines
distinctes de an 6= 0 et a0 6= 0. Puisque le polynôme Pn est de degré n, il n’y en a
pas d’autres.

Exercice 104 : [énoncé]


Montrons la propriété par récurrence sur n > 1.

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