Polynôme
Polynôme
b) Démontrer que pour n > 7, le polynôme dérivé Pn0 admet au moins une racine a) Enoncer le théorème de Rolle.
dans C de module > 1. b) Si x0 est racine de P de multiplicité m > 1, quelle en est la multiplicité dans
c) Soit P ∈ C [X] non constant. Démontrer que les racines complexe du polynôme P0 ?
dérivé P 0 sont dans l’enveloppe convexe des racines du polynôme P . c) Prouver le résultat énoncé.
n
(X − zi )mi , considérer la fraction P 0 /P .
Q
Indice : si P (X) = c
i=1
d) En déduire que n = 7 est le plus grand entier pour lequel toutes les racines de
Pn sont de module 6 1. Exercice 59 [ 02163 ] [correction]
Soit P ∈ R [X] un polynôme scindé de degré supérieur à 2.
Montrer que P 0 est scindé.
Exercice 55 [ 01352 ] [correction]
Soient K un corps et a1 , a2 , . . . , an ∈ K deux à deux distincts.
a) Calculer
n Y Exercice 60 [ 02669 ] [correction]
X − aj
a) Si P ∈ R [X] est scindé sur R, montrer que P 0 est scindé sur R.
X
i=1 j6=i
ai − aj b) Si (a, b, c) ∈ R3 , montrer que X 10 + aX 9 + bX 8 + cX 7 + X + 1 n’est pas scindé
n sur R.
Q
b) On pose A(X) = (X − aj ). Calculer
j=1
n
X 1 Exercice 61 [ 00274 ] [correction]
A0 (ai ) Soit P ∈ R [X] simplement scindé sur R. Montrer que P ne peut avoir deux
i=1
coefficients consécutifs nuls.
X 2n − 2 cos(na)X n + 1
Exercice 86 [ 02180 ] [correction]
Déterminer les triplets (x, y, z) ∈ C3 tels que
Exercice 80 [ 02664 ] [correction]
a) Soit n ∈ N? . Montrer que x + y + z = 1
x(y + z) = 1
x + y + z = 2
a) 1/x + 1/y + 1/z = 1 b) y(z + x) = 1 c) x2 + y 2 + z 2 = 14
n−1
3
kπ xyz = −4 z(x + y) = 1 x + y 3 + z 3 = 20
Y
X 2n − 1 = (X 2 − 1) (X 2 − 2X cos + 1)
n
k=1
Pour tout i ∈ {0, 1, . . . , n} on pose d) Montrer que pour tout m ∈ N et pour tout n ∈ N? on a
Q
(X − aj ) pgcd(Pm+n , Pn ) = pgcd(Pn , Pm )
06j6n,j6=i
Li = Q En déduire que pgcd(Pm , Pn ) = pgcd(Pn , Pr ) où r est le reste de la division
(ai − aj )
06j6n,j6=i euclidienne de m par n.
e) Conclure
a) Observer que, pour tout j ∈ {0, 1, ..., n}, on a Li (aj ) = δi,j pgcd(Pn , Pm ) = Ppgcd(m,n)
(où δi,j est le symbole de Kronecker (1823-1891) qui est égal à 1 lorsque i = j et 0
sinon).
b) Montrer que Exercice 100 [ 02189 ] [correction]
n
X Polynômes de Laguerre (1834-1886) :
∀P ∈ K n [X] , P (X) = P (ai )Li (X) Pour n ∈ N, on définit Ln : R → R par
i=0
dn −x n
Ln (x) = ex (e x )
dxn
Exercice 98 [ 02187 ] [correction] Observer que Ln est une fonction polynomiale dont on déterminera le degré et le
Polynômes de Legendre (1752-1833) : coefficient dominant.
Pour tout entier naturel n on pose
n! (n)
Ln = (X 2 − 1)n Exercice 101 [ 02670 ] [correction]
(2n)! Soit n ∈ N. Montrer qu’il existe un unique polynôme P ∈ C [X] tel que
a) Montrer que Ln est un polynôme unitaire de degré n. P (cos θ) = cos nθ pour tout θ réel. On le note Tn .
b) Montrer que a) Lier Tn−1 , Tn et Tn+1 .
Z 1 b) Donner une équation différentielle vérifiée par Tn .
∀Q ∈ Rn−1 [X] , Ln (t)Q(t) dt = 0 (k) (k)
c) Calculer Tn (1) et Tn (−1).
−1
n
X
Exercice 13 : [énoncé] k
P (P (X)) − P (X) = ak [P (X)] − X k
a) X 3 − 2X 2 + 3X − 2 = (X − 1)(X 2 − X + 2). k=0
b) X 3 − 3X 2 + 3X − 2 = (X − 2)(X 2 − X + 1).
k
c) X 3 + 3X 2 − 2 = (X + 1)(X 2 + 2X − 2). avec P (X) − X divisant [P (X)] − X k car
k−1
X
ak − bk = (a − b) a` bk−1−`
Exercice 14 : [énoncé] `=0
p
ak X k ∈ K [X]
P
On écrit P = On en déduit que P (X) − X divise le polynôme P (P (X)) − P (X) et donc le
k=0
a) On a polynôme P (P (X)) − X.
n
X
k
P (P (X)) − P (X) = ak [P (X)] − X k
k=0 Exercice 16 : [énoncé]
k Posons D = pgcd(A, B). On a D2 = pgcd(A2 , B 2 ) associé à A2 donc
avec P (X) − X divisant [P (X)] − X k car deg D2 = deg A2 puis deg D = deg A.
k−1 Or D | A donc D et A sont associés. Puisque D | B, on obtient A | B.
X
ak − bk = (a − b) a` bk−1−`
`=0
Exercice 17 : [énoncé]
b) P (X) − X divise le polynôme P (P (X)) − P (X) et le polynôme P (X) − X. Il Unicité : Soit (U, V ) et (Û , V̂ ) deux couples solutions. On a A(U − Û ) = B(V̂ − V ).
divise donc leur somme P (P (X)) − X. A | B(V̂ − V ) et A ∧ B = 1 donc A | V̂ − V . Or deg(V̂ − V ) < deg A donc
c) Par récurrence sur n ∈ N? . V̂ − V = 0.
La propriété est immédiate pour n = 1 et vient d’être établie pour n = 2. Par suite V̂ = V et de même Û = U .
Supposons la propriété vraie au rang n > 1. Existence : Puisque A ∧ B = 1, il existe U, V ∈ K [X] tels que AU + BV = 1.
Réalisons la division euclidienne de U par B : U = BQ + Û avec deg Û < deg B.
p h ik
X Posons ensuite V̂ = V + AQ. On a AÛ + B V̂ = AU + BV = 1 avec deg Û < deg B.
P [n+1] (X) − P (X) = ak P [n] (X) − X k
Comme deg AÛ + B V̂ < max(deg AÛ , deg B V̂ ) on a deg AÛ = deg B V̂
k=0
d’où deg V̂ = deg A + deg Û − deg B < deg A.
k
P [n] (X) − X divise P [n] (X) − X k donc P [n] (X) − X divise P [n+1] (X) − P (X).
Par hypothèse de récurrence, P (X) − X divise alors P [n+1] (X) − P (X) et enfin on Exercice 18 : [énoncé]
en déduit que P (X) − X divise P [n+1] (X) − X. (i) ⇒ (ii) Posons D = pgcd(A, B) qui est non constant.
Récurrence établie. Puisque D | A et D | B on peut écrire A = DV et −B = DU avec deg V < deg A
et deg U < deg B.
Exercice 23 : [énoncé]
Exercice 20 : [énoncé] Cette division euclidienne s’écrit P = Q(X − a)(X − b) + R avec deg R < 2.
pgcd(A, C) | A et pgcd(A, C) | C donc pgcd(A, C) | BC puis On peut écrire R = αX + β. En évaluant en a et b, on obtient un système dont la
pgcd(A, C) | pgcd(A, BC). résolution donne
Inversement. Posons D = pgcd(A, BC). On a D | A et A ∧ B = 1 donc D ∧ B = 1. P (b) − P (a) bP (a) − aP (b)
De plus D | BC donc par le théorème de Gauss, D | C et finalement α= et β =
b−a b−a
D | pgcd(A, C).
Exercice 24 : [énoncé]
Exercice 21 : [énoncé] Cette division euclidienne s’écrit
Si a = b alors (X − a)2 divise (X 3 − a)2 si, et seulement si, a est racine au moins
double de (X 3 − a)2 . Ceci équivaut à a3 = a ce qui donne a ∈ {−1, 0, 1}. P = Q(X − a)2 + R avec deg R < 2
Les polynômes solutions correspondant sont alors X 2 , (X − 1)2 et (X + 1)2 , tous
réels. On peut écrire R = αX + β.
Si a 6= b alors (X − a)(X − b) divise (X 3 − a)(X 3 − b) si, et seulement si, a et et b En évaluant en a, puis en dérivant avant d’évaluer à nouveau en a, on obtient un
sont racines de (X 3 − a)(X 3 − b). ( 3 système dont la résolution donne
3 3 3 3
a =a
Si a 6= b alors a et b sont racines (X − a)(X − b) si, et seulement si, α = P 0 (a) et β = P (a) − aP 0 (a)
b3 = b
( 3
a =b
ou .
b3 = a Exercice 25 : [énoncé]
Dans le premier cas, sachant a 6= b, on parvient aux polynômes (X cos t + sin t)n = (X 2 + 1)Q + R avec deg R < 2 ce qui permet d’écrire
X(X − 1), ( X(X et (X − 1)(X + 1).
+ 1) ( R = aX + b avec a, b ∈ R.
a3 = b b = a3 Cette relation doit être aussi vraie dans C [X] et peut donc être évaluée en i :
Puisque ⇔ , dans le second cas, on parvient à (i cos t + sin t)n = R(i) = ai + b or (i cos t + sin t)n = ei(nπ/2−nt) donc
b3 = a a9 = a
a = sin n(π/2 − t) et b = cos n(π/2 − t).
(X − eiπ/4 )(X − e3iπ/4 ), X 2 + 1 et (X − e−iπ/4 )(X − e−3iπ/4 ).
Ainsi quand a 6= b et a3 6= b3 , on parvient à 6 polynômes dont 4 réels.
Or Exercice 44 : [énoncé]
p+1
!
X p+1 Soient λ, µ ∈ K et P, Q ∈ Kn [X]. Clairement ϕ(λP + µQ) = λϕ(P ) + µϕ(Q).
∆p+1 = (−1)p+1−k T k Soit P ∈ ker ϕ. On a ϕ(P ) = (0, . . . , 0) donc P (a0 ) = P (a1 ) = . . . = P (an ) = 0.
k=0
k
deg P 6 n et P admet au moins n + 1 racines distinctes donc P = 0.
car T et Id commutent. ker ϕ = {0} donc ϕ est injectif. De plus dim Kn [X] = dim Kn+1 donc ϕ est un
On en déduit isomorphisme.
p+1
!
X p+1
(−1)k P (X + k) = 0
k=0
k
Exercice 45 : [énoncé]
et en particulier pour tout n ∈ N,
ϕ est clairement linéaire et si P ∈ ker ϕ alors P a plus de racines (comptés avec
p+1
X p+1
! multiplicité) que son degré donc P = 0. Ainsi ϕ est injective et puisque
(−1)k P (n + k) = 0 dim R2n+1 [X] = dim R2n+2 , ϕ est un isomorphisme.
k=0
k
Exercice 46 : [énoncé]
Exercice 42 : [énoncé] a) Si P (a) = 0 alors P (a2 ) = −P (a)P (a + 1) = 0 donc a2 est racine de P .
a) P (p/q) = 0 donne n
b) Si a 6= 0 et a non racine de l’unité alors la suite des a2 est une suite de
complexe deux à deux distincts, or tous les termes de cette suite sont racines de P
an pn + an−1 pn−1 q + · · · + a1 pq n−1 + a0 q n = 0
or P 6= 0 donc ce polynôme ne peut avoir une infinité de racines. Absurde.
Puisque p | an pn + · · · + a1 pq n−1 , on a p | a0 q n or p ∧ q = 1 donc p | a0 . De même
q | an .
b) Si P admet un racine rationnelle r = pq alors p ∈ {−5, −1, 1, 5} et q ∈ {1, 2}. Exercice 47 : [énoncé]
5
− 2 est racine de P . Si a est racine de P alors a2 , a4 , . . . le sont aussi. Comme un polynôme non nul n’a
qu’un nombre fini de racines, on peut affirmer que les a, a2 , a4 , . . . sont redondants
√ √
5 qui implique a = 0 ou |a| = 1.
3 − ce
3+ 5
P = 2X 3 −X 2 −13X+5 = (2X+5)(X 2 −3X+1) = (2X+5) X − X− Si a est racine de P alors (a − 1)2 l’est aussi donc a − 1 = 0 ou |a − 1| = 1.
2 2
Si a 6= 0 et a 6= 1 on a nécessairement |a| = |a − 1| = 1. Via parties réelle et
c) Si P est composé dans Q [X] alors P possède une racine rationnelle, or ce n’est imaginaire, on obtient a = −j ou −j 2 .
pas le cas. Si P est solution, non nulle, alors son coefficient dominant vaut 1 et on peut
Donc P est irréductible dans Q [X]. écrire :
P = X α (X − 1)β (X 2 − X + 1)γ . En injectant une telle expression dans l’équation,
on observe que celle-ci est solution si, et seulement si, α = β et γ = 0.
Exercice 43 : [énoncé]
P (a) = P (b) = P (c) = 1 et a, b, c deux à deux distincts donc
Exercice 48 : [énoncé]
(X − a)(X − b)(X − c) | P − 1 Le polynôme nul est solution. Soit P une solution non nulle.
Si a est racine de P alors a2 l’est aussi puis a4 , a8 , . . ..
De plus deg P 6 3 donc il existe λ ∈ K tel que n
Or les racines de P sont en nombre fini donc les éléments a2 (n ∈ N) sont
P = λ(X − a)(X − b)(X − c) + 1 redondants. On en déduit que a = 0 ou a est une racine de l’unité.
De plus, si a est racine de P alors (a − 1) est aussi racine de P (X + 1) donc
1
Puisque P (0) = 0, on a λ = abc . (a − 1)2 est racine de P . On en déduit que a − 1 = 0 ou a − 1 est racine de l’unité.
on obtient
λ2 = λ, α = β et γ = δ = 0 Exercice 51 : [énoncé]
a) sin ((2n + 1)α) = Im ei(2n+1)α = Im (cos α +!i sin α)2n+1 donne en
On conclut
α
n 2n + 1
(−1)p cos2(n−p) α. sin2p+1 α.
P
P (X) = [X(X − 1)] développant sin ((2n + 1)α) =
p=0 2p + 1
b) On observe sin ((2n + 1)α) = sin2n+1 αP (cot2 α).
kπ
Posons βk = 2n+1 pour 1 6 k 6 n. Les xk = cot2 βk sont n racines distinctes de
Exercice 49 : [énoncé]
P , or deg P = n, ce sont donc exactement les racines de P .
Le polynôme nul est solution. Soit P une solution non nulle.
Si a est racine de P alors a2 l’est aussi puis a4 , a8 , . . ..
n
Or les racines de P sont en nombre fini donc les éléments a2 (n ∈ N) sont
redondants. On en déduit que a = 0 ou a est une racine de l’unité. Exercice 52 : [énoncé]
De plus, si a est racine de P alors (a + 1) est aussi racine de P (X − 1) donc a) On a
(a + 1)2 est racine de P . On en déduit que a + 1 = 0 ou a + 1 est racine de l’unité. cos 3x = 4 cos3 x − 3 cos x
Si a 6= 0, −1 alors |a| = |a + 1| = 1 d’où l’on tire a = j ou j 2 . donc
Au final, les racines possibles de P sont 0, −1, j et j 2 . 4a3 − 3a = cos(π/3) = 1/2
Le polynôme P s’écrit donc P (X) = λX α (X + 1)β (X − j)γ (X − j 2 )δ avec λ 6= 0,
α, β, γ, δ ∈ N. Ainsi a est racine du polynôme 8X 3 − 6X − 1.
En injectant cette expression dans l’équation P (X 2 ) = P (X)P (X − 1) on obtient b) Soit x une racine rationnelle de ce polynôme. On peut écrire x = p/q avec
λ2 = λ, α = β = 0 et γ = δ. p ∧ q = 1. On a alors
On conclut 8p3 − 6pq 2 − q 3 = 0
γ
P (X) = X 2 + X + 1
On en déduit p | 8p3 − 6pq 2 = q 3 . Or p et q sont premiers entre eux et donc par le
théorème de Gauss p = ±1. De plus q 2 | 6pq 2 + q 3 = 8p3 et, par un argument
analogue au précédent, q 2 | 8. Ainsi q = ±1 ou q = ±2.
Exercice 50 : [énoncé] Or 1, −1, 1/2 et −1/2 ne sont pas les valeurs de cos(π/9). On peut donc conclure
La propriété est immédiate si |ξ| 6 1. On suppose désormais |ξ| > 1 et on note que a est irrationnel.
m= max |ak |
06k6n−1
Exercice 53 : [énoncé]
L’égalité Soient P = A − B et n = max(deg A, deg B) ∈ N? de sorte que P ∈ Cn [X].
−ξ n = an−1 ξ n−1 + · · · + a1 ξ + a0 Les solutions des équations A(z) = 0 et A(z) = 1 sont racines de P .
Soit p est le nombre de racines distinctes de l’équation A(z) = 0. et donc |x1 | > 1.
n
Puisque la somme des multiplicité des racines de A vaut n, ces racines sont
(X − zi )mi on a
Q
c) Pour P (X) = c
susceptibles d’être racines de l’équation A0 (z) = 0 avec une somme de i=1
multiplicités égale à n − p (en convenant qu’une racine de multiplicité 0 n’est en m
fait pas racine. . . ) P0 X mi
=
Si q est le nombre de racines distinctes de l’équation A(z) = 1 alors de même P i=1
X − zi
celles-ci sont racines de l’équation A0 (z) = 0 et la somme de leurs multiplicités
vaut n − q. Soit z une racine de P 0 . Si z est l’un des zi la propriété voulue est vraie, sinon,
Or ces dernières se distinguent des précédentes et puisque deg A0 = n − 1, on peut l’égalité P 0 (z) = 0 donne
m
affirmer n − p + n − q 6 n − 1 ce qui donne p + q > n + 1. X mi
=0
Le polynôme P possède donc au moins n + 1 racines donc P = 0 puis A = B.
i=1
z − zi
En conjuguant cette relation et en multipliant chaque terme par sa quantité
conjuguée, on obtient
Exercice 54 : [énoncé] m
X mi
a) On définit le polynôme Pn 2 (z − zi ) = 0
P:=n->(X+1)ˆn-Xˆn-1; i=1 |z − zi |
On évalue pour des valeurs concrètes de n le module de ses racines et donc !
n n
map(abs, [solve(P(7)=0, X)]); X X mi
On factorise P7 dans R [X] λi z= λi zi avec λi = 2 >0
i=1 i=1 |z − zi |
factor(P(7));
et dans C [X] en précisant une extension avec laquelle Maple peut travailler Ainsi z est combinaison convexe des z1 , . . . , zn .
factor(P(7), [I, sqrt(3)]); d) Pour n = 7, les racines de Pn sont de modules inférieurs à 1.
Enfin, on évalue numériquement le module des racines de P9 Pour n > 7, Pn0 admet au moins une racine de module strictement supérieur à 1 et
map(evalf@abs, [solve(P(9)=0, X)]); donc Pn aussi.
b) Les racines Pn0 sont les solutions de l’équation
Exercice 58 : [énoncé]
a) Si f : [a, b] → R (avec a < b) est continue, dérivable sur ]a, b[ et si f (a) = f (b) Exercice 61 : [énoncé]
alors il existe c ∈ ]a, b[ tel que f 0 (c) = 0. Remarquons que puisque P est simplement scindé sur R, l’application du
théorème de Rolle entre deux racines consécutives de P donne une annulation de Si Imz > 0 alors
P 0 et permet de justifier que P 0 est simplement scindé sur R. Il est en de même de ∀k ∈ {1, . . . , n} , |z − zk | < |z − zk |
P 00 , P 000 , . . .
Or, si le polynôme P admet deux coefficients consécutifs nuls alors l’un de ses et donc
n n
polynômes dérivées admet 0 pour racine double. C’est impossible en vertu de la Y Y
λ (z − zk ) < λ̄ (z − zk )
remarque qui précède.
k=1 k=1
Ajoutons à cela que les bk sont deux à deux distincts et différents des précédents Exercice 68 : [énoncé]
ak car, par construction 1 + X + X 2 = (X − j)(X − j 2 ).
j et j 2 sont racines de X 3n + X 3p+1 + X 3q+2 donc
a0 < b1 < a1 < b2 < . . . < bm < am 1 + X + X 2 | X 3n + X 3p+1 + X 3q+2 .
On vient donc de déterminer m nouvelles racines au polynôme P 0 + αP et ce
dernier possède donc au moins
deg P − 1 Exercice 69 : [énoncé]
On peut factoriser
racines comptées avec multiplicité.
X 2 + X + 1 = (X − j)(X − j 2 )
Dans le cas α = 0, cela suffit pour conclure car deg P 0 = deg P − 1.
Dans le cas α 6= 0, il nous faut encore une racine. . . On en déduit
Si α > 0, la fonction f tend vers 0 en −∞ par argument de croissance comparée.
On peut alors appliquer un théorème de Rolle généralisé à la fonction f sur X 2 + X + 1 | X 2n + X n + 1 ⇔ j et j 2 sont racines de X 2n + X n + 1
l’intervalle ]−∞, a0 ] et cela fournit la racine manquante.
Puisque X 2n + X n + 1 est un polynôme réel j en est racine si, et seulement si, j 2
Si α < 0, on exploite comme au dessus la nullité de la limite de f en +∞ cette
l’est.
fois pour trouver une racine dans l’intervalle ]am , +∞[. (
2n n 2n n 3 si n = 0 [3]
(X + X + 1)(j) = j + j + 1 =
0 sinon
Exercice 65 : [énoncé]
Finalement
Les racines de X p − 1 sont simples et toutes racines de X pq − 1.
X 2 + X + 1 | X 2n + X n + 1 ⇔ n 6= 0 [3]
Les racines de X q − 1 sont simples et toutes racines de X pq − 1.
En dehors de 1, les racines de X p − 1 et X q − 1 sont distinctes.
Comme 1 racine double de (X − 1)(X pq − 1), on peut conclure
(X p − 1)(X q − 1) | (X − 1)(X pq − 1). Exercice 70 : [énoncé]
Soit P solution. X | (X + 4)P (X) donc X | P puis (X + 1) | P (X + 1) donc
(X + 1) | (X + 4)P (X) puis X + 1 | P etc. . .
Exercice 66 : [énoncé] Ainsi on obtient que P (X) = X(X + 1)(X + 2)(X + 3)Q(X) avec
a) Posons P = (X + 1)n − nX − 1. On a P (0) = 0 et P 0 = n(X + 1)n−1 − n donc Q(X + 1) = Q(X) donc Q constant.
P 0 (0) = 0. La réciproque est immédiate.
0 est au moins racine double de P donc X 2 | P .
b) Posons P = nX n+2 − (n + 2).X n+1 + (n + 2)X − n. On observe
P (1) = P 0 (1) = P 00 (1) = 0. Exercice 71 : [énoncé]
1 est au moins racine triple de P donc (X − 1)3 | P . a) Si a est une racine de P non nulle alors a2 , a4 , . . . sont racines de P . Or P 6= 0
donc P n’admet qu’un nombre fini de racines. La série précédente est donc
redondante et par suite a est une racine de l’unité et donc |a| = 1.
Exercice 67 : [énoncé] Si a = 0 est racine de P alors 1 = (0 + 1)2 aussi puis 4 = (1 + 1)2 l’est encore,. . . et
1 est au moins racine double de P − 1 donc 1 est au moins racine simple de finalement P admet une infinité de racines ce qui est exclu.
(P − 1)0 = P 0 . Finalement les racines de P sont toutes de module 1.
De même −1 est au moins racine simple de P 0 . Par suite X 2 − 1 | P 0 . b) Soit a ∈ C une racine de P . a + 1 est racine de P (X − 1) donc (a + 1)2 est
Puisque deg P 0 6 2, on peut écrire P 0 = λ(X 2 − 1) avec λ ∈ K. aussi racine de P . Il s’ensuit que |a| = |a + 1| = 1. En résolvant cette double
Par suite P = λ3 X 3 − λX + µ. P (1) = 1 et P (−1) = −1 permettent de déterminer équation on obtient a = j ou j 2 et donc P est de la forme
λ et µ.
On obtient : λ = − 23 et µ = 0. P (X) = λ(X − j)α (X − j 2 )β
Le nombre j est racine de multiplicité α de P donc j est racine de multiplicité au P 0 (1) = 4,P 00 (0) = 5 et P 00 (1) = 6 puis on considèrera P (X − 1) au terme des
moins α de calculs.
P (X 2 ) = (X 2 − j)α (X 2 − j 2 )β Un polynôme vérifiant P (0) = 1 et P (1) = 2 est de la forme
et par suite β > α. Un raisonnement symétrique permet de conclure β = α et le P (X) = X + 1 + X(X − 1)Q(X)
polynômeP est de la forme
λ(X 2 + X + 1)α Pour que le polynôme P vérifie P 0 (0) = 3,P 0 (1) = 4,P 00 (0) = 5 et P 00 (1) = 6
on veut que Q vérifie Q(0) = −2, Q(1) = 3, Q0 (0) = −9/2 et Q0 (1) = 0.
Un tel P est solution du problème posé si, et seulement si,
Le polynôme Q(X) = 5X − 2 + X(X − 1)R(X) vérifie les deux premières
λ2 (X 4 + X 2 + 1)α = λ((X − 1)2 + (X − 1) + 1)α (X 2 + X + 1)α conditions et vérifie les deux suivantes si R(0) = 19/2 et R(1) = −5.
Le polynôme R = − 29 19
2 X + 2 convient.
égalité qui est vérifiée si, et seulement si, λ = 1. Finalement
Finalement les solutions du problème posé sont les polynômes P = (X 2 + X + 1)α
29 19
avec α ∈ N. P (X) = X + 1 + X(X − 1) 5X − 2 + X(X − 1) − X +
2 2
Les seuls complexes vérifiant cette identité sont j et j 2 (ce sont les points Exercice 74 : [énoncé]
intersection du cercle unité et du cercle de centre −1 et de rayon 1 du plan a) Puisque les racines communes à P et P 0 permettent de dénombrer les
complexe). On en déduit multiplicités des racines de P , on a
P = (X 2 + X + 1)n
p = deg P − deg(pgcd(P, P 0 ))
car P est un polynôme réel et que donc ses racines complexes conjuguées sont
d’égales multiplicités. et des relations analogues pour q et r.
Inversement, on vérifie par le calcul qu’un tel polynôme est bien solution. De plus, on a
P 0 Q − Q0 P = Q0 R − R0 Q = R0 P − P 0 R
et ce polynôme est non nul car les polynômes P, Q, R sont non constants. En effet,
Exercice 73 : [énoncé] si P 0 Q − Q0 P = 0, alors une racine de P est nécessairement racine de Q ce qui est
Dans un premier temps cherchons P vérifiant P (0) = 1, P (1) = 2,P 0 (0) = 3, exclu.
n n ln(a2 − 2a cos t + 1) dt = 0
Y Y 2kπ 0
P = (X − 1) (X − ωk )(X − ωk ) = (X − 1) X 2 − 2 cos X +1
2n + 1 π 2n
k=1 k=1 Si |a| > 1 alors n ln 1−a
1−a2 → 2π ln |a| et donc
Z π
ln(a2 − 2a cos t + 1) dt = 2π ln |a|
Exercice 79 : [énoncé] 0
Les racines de X 2 − 2 cos(na)X + 1 sont eina et e−ina donc
d’où
x3 = −3x1
Exercice 86 : [énoncé]
2x21 − 6x21 − 3x21 = −7 a) Soit (x, y, z) un triplet solution
On a σ1 = x + y + z = 1, σ3 = xyz = −4 et
−6x31 = −λ
1 1 1
puis σ2 = xy + yz + zx = xyz( + + ) = −4
x y z
x3 = −3x1
x21 = 1 Par suite x, y, z sont les racines de :
λ = 6x31 X 3 − σ1 X 2 + σ2 X − σ3 = X 3 − X 2 − 4X + 4 = (X − 1)(X − 2)(X + 2)
Pour que X 3 − 7X + λ admette une racine double d’une autre il est nécessaire que Donc {x, y, z} = {1, −2, 2}.
λ = 6 ou − 6. Inversement de tels triplets sont solutions.
Pour λ = 6, X 3 − 7X + 6 admet 1, 2 et − 3 pour racines. b) Soit (x, y, z) un triplet solution de
Pour λ = −6, X 3 − 7X − 6 admet −1, −2 et 3 pour racines.
x(y + z) = 1 (1)
y(z + x) = 1 (2)
Exercice 84 : [énoncé]
z(x + y) = 1 (3)
Notons x1 , x2 , x3 les racines de X 3 − 8X 2 + 23X − 28. On peut supposer
x1 + x2 = x3 . (1) − (2) donne xz = yz, (3) donne z 6= 0 donc x = y.
Par suite x, y, z sont les racines de (1+z)n = cos(2na)+i sin(2na) = e2ina ⇔ 1+z = ei n avec k ∈ {0, 1, . . . , n − 1}
Cette équation possède donc n solutions distinctes qui sont
X 3 − σ1 X 2 + σ2 X − σ3 = X 3 − 2X 2 − 5X + 6 = (X − 1)(X + 2)(X − 3)
zk = ei(2a+
2kπ
n ) − 1 avec k ∈ {0, 1, . . . , n − 1}
Donc {x, y, z} = {1, −2, 3}.
Inversement de tels triplets sont solutions. On observe alors
n−1
Y
zk = (−1)n (1 − e2ina )
k=0
Exercice 87 : [énoncé] Or
En développant
n−1 n−1 n−1 n−1
kπ kπ (n−1)π Y kπ
(ei2(a+ ) − 1) = kπ
Y Y Y
1 1 1
2
1 1 1 2 2 2 zk = n ei(a+ n ) 2i sin(a + ) = 2n in eina+i 2 sin(a +
+ + = + 2+ 2+ + + n n
k=0 k=0 k=0 k=0
x y z x2 y z xy yz zx
donc
avec n−1 n−1
2 2 2 2(z + x + y) Y Y kπ
+ + = =0 zk = 2n i−1 (−1)n eina sin(a + )
xy yz zx 2xyz n
k=0 k=0
puis
n−1
Y kπ i 1 − e2ina 1
Exercice 88 : [énoncé] sin(a + )= n = n−1 sin na
a) On a n 2 eina 2
k=0
n
Y
n+1 2ikπ/(n+1)
(X − 1)Pn = X −1= (X − e )
k=0 Exercice 90 : [énoncé]
donc On écrit
n n
X
ak X k avec an 6= 0
Y
Pn = (X − e2ikπ/(n+1)
) P =
k=1 k=0
b) Pn (1) = n + 1 et Notons αk la somme des zéros de P (k) . Par les relations coefficients racines d’un
polynôme scindé
n n n
Y
Y Y kπ kπ
(n − 1)an−1 (n − 2)an−1
Pn (1) = (1 − e2ikπ/(n+1) ) = (−2i)n sin ei n+1 α0 = −
an−1
, α1 = − , α2 = − ,..
n+1 an nan nan
k=1 k=1 k=1
min(k,n)
Que r soit nul ou non, le système entraîne q = 0 et est donc équivalent au système X
( bk = a` Sk−`
p=0 `=0
donc
n Exercice 95 : [énoncé]
xP 0 (x) X 1
= a) 1, j, j 2 conviennent.
P (x) 1 − xxk
k=1 b) Introduisons le polynôme P (X) = (X − a)(X − b)(X − c). Les coefficients de ce
Par développement limité à un ordre N , on a quand x → +∞ polynôme s’expriment à partir de S1 = a + b + c, S2 = a2 + b2 + c2 et
S3 = a3 + b3 + c3 , le polynôme P est donc à coefficients réels. S’il n’admet pas
n N trois racines, il possède deux racines complexes conjuguées. Celles-ci sont alors de
xP 0 (x) X 1 X S`
1
= xk = +o même module ce qui est exclu.
P (x) 1− x x` xN
k=1 `=0
puis
N Exercice 96 : [énoncé]
X S` 1 a) f0 : x 7→ 1, f1 : x 7→ x, f2 : x 7→ 2x2 − 1 et f3 : x 7→ 4x3 − 3x
xP 0 (x) = P (x) + o
x ` xN −n b) fn+1 (x) + fn−1 (x) = cos((n + 1)θ) + cos((n − 1)θ) = 2 cos θ cos nθ = 2xfn (x) en
`=0
posant θ = arccos x.
Or
c) Existence : Par récurrence double sur n ∈ N.
xP 0 (x) = na0 xn + (n − 1)a1 xn−1 + · · · + an−1 Pour n = 0 et n = 1 : T0 = 1 et T1 = X conviennent.
et Supposons le résultat établi aux rangs n − 1 et n > 1.
N
X S` Soit Tn+1 le polynôme défini par Tn+1 = 2XTn − Tn−1 .
P (x) = b0 xn + b1 xn−1 + · · · + bN +2n xN −n On a Tn+1 (x) = 2xTn (x) − Tn−1 (x) = 2xfn (x) − fn−1 (x) = fn+1 (x).
x`
`=0 Le polynôme Tn+1 convient. Récurrence établie.
avec Unicité : Si Tn et Rn conviennent, alors ceux-ci prennent mêmes valeurs en un
b0 = a0 S0 , b1 = a0 S1 + a1 S0 ,. . . infinité de points, ils sont donc égaux.
d) Comme Tn+1 = 2XTn − Tn−1 , on montre par récurrence double sur n ∈ N que donc Z 1 Z 1
∀n ∈ N, deg Tn = n. n!
Ln (t)Q(t)dt = − (t2 − 1)(n−1) Q0 (t) dt
Il est alors aisé de montrer, par récurrence simple, que le coefficient dominant de (2n)! −1 −1
Tn est 2n−1 pour n ∈ N? . Notons que le coefficient dominant de T0 est 1. puis en reprenant le processus
e) Résolvons l’équation Tn (x) = 0 sur [−1, 1] : Z 1 1
cos(n arccos x) = 0 ⇔ n arccos x = π2 [π] ⇔ arccos x = 2n π
π Z
n Ln (t)Q(t)dt = (−1)n (t2 − 1)(0) Q(n) (t) dt = 0
Posons x0 , x1 , . . . , xn−1 définis par xk = cos (2k+1)π
2n . −1 −1
x0 , x1 , . . . , xn−1 forment n racines distinctes appartenant à ]−1, 1[ du polynôme
c) Soit a1 , a2 , . . . , ap les racines d’ordres impairs de Ln appartenant à ]−1, 1[.
Tn .
Soit Q = (X − a1 )(X − a2 ) . . . (X − ap ). La fonction t 7→ Ln (t)Q(t) est continue,
Or deg Tn = n donc il ne peut y avoir d’autres racines et celles-ci sont R1
nécessairement simples. de signe constant sur [−1, 1] sans être la fonction nulle donc −1 Ln (t)Q(t) dt 6= 0.
Compte tenu de b) on a nécessairement p > n puis p = n car le nombre de racines
ne peut excéder n.. De plus les racines a1 , a2 , . . . , an sont simples car la somme de
leurs multiplicités ne peut excéder n.
Exercice 97 : [énoncé]
a) a0 , . . . , ai−1 , ai+1 , . . . , an sont racines de Li donc ∀j 6= i, Li (aj ) = 0.
De plus Q Exercice 99 : [énoncé]
(ai − aj )
06j6n,j6=i a) Par récurrence sur n ∈ N
Li (ai ) = Q =1 Pour n = 0 : ok avec P2 = X.
(ai − aj )
06j6n,j6=i Supposons la propriété établie au rang n − 1 ∈ N.
Donc 1 + Pn+2 Pn = 1 + XPn+1 Pn − Pn2 = 1 + X(XPn − Pn−1 )Pn − Pn2
∀j ∈ {0, 1, ..., n} , Li (aj ) = δi,j
n
P Par l’hypothèse de récurrence
b) Posons Q = P (ai )Li (X), on a
i=0 1 + Pn+2 Pn = X 2 Pn2 − XPn−1 Pn − Pn−1 Pn+1
n n
X X donc
Q(aj ) = P (ai )Li (aj ) = P (ai )δi,j = P (aj )
i=0 i=0 1+Pn+2 Pn = X 2 Pn2 −XPn−1 Pn −Pn−1 (XPn −Pn−1 ) = X 2 Pn2 −2XPn−1 Pn +Pn−1
2 2
= Pn+1
P et Q sont deux polynômes de degré inférieur à n et prenant mêmes valeurs aux Récurrence établie.
n + 1 points a0 , a1 , ..., an ils sont donc égaux. b) La relation ci-dessus peut se relire : U Pn + V Pn+1 = 1. Donc Pn et Pn+1 sont
premiers entre eux.
c) Par récurrence sur m ∈ N, établissons la propriété :
Exercice 98 : [énoncé]
a) Ln est le polynôme dérivé d’ordre n d’un polynôme de degré 2n donc ∀n ∈ N? , Pm+n = Pn Pm+1 − Pn−1 Pm
deg Ln = n.
n! Pour m = 0 : ok
De plus sont coefficient dominant est le même que celui de (2n)! (X 2n )(n) à savoir
Supposons la propriété établie au rang m > 0. Pour tout n ∈ N?
1.
b) 1 et −1 sont racines d’ordre n de (X 2 − 1)n . Par intégration par parties : Pm+n+1 = Pn+1 Pm+1 −Pn Pm = (XPn −Pn−1 )Pm+1 −Pn Pm = (XPm+1 −Pm )Pn −Pn−1 Pm+
Z 1 Z 1 i1 Z 1
n! h donc
Ln (t)Q(t) dt = (t2 − 1)(n) Q(t) dt = (t2 − 1)(n−1) Q(t) − (t2 − 1)(n−1) Q0 (t) dt Pm+n+1 = Pm+2 Pn − Pn−1 Pm+1
(2n)! −1 −1 −1 −1
donc (0)
Comme Tn (1) = 1, on obtient
n
X
k (n!)2
Ln = (−1) 2
Xk
(k!) (n − k)!
(
(n!)2 2k k!
k=0 si k 6 n
Tn(k) (1) = (n−k)!(n+k)!(2k+1)!
n 0 sinon
est un polynôme de degré n et de coefficient dominant (−1) .
En évaluant (1) en −1 :
Exercice 101 : [énoncé]
On a (2k + 1)Tn(k+1) (1) = −(n2 − k 2 )Tn(k) (1)
n
! !
X n (0)
cos nθ = Re(einθ ) = Re ik cosn−k θ sink θ Comme Tn (−1) = (−1)n , on obtient
k=0
k
donc Tn(k) (−1) = (−1)n−k Tn(k) (1)
E(n/2)
!
X n
cos nθ = (−1)` cosn−2` θ(1 − cos2 θ)`
`=0
2`
Exercice 102 : [énoncé]
est un polynôme en cos θ. Cela assure l’existence de Tn , l’unicité provenant de ce Soit (P, Q) un couple solution.
que deux polynômes coïncidant en un nombre fini de points sont nécessairement Si le polynôme P est constant alors nécessairement Q = 0 et P = ±1. Vérification
égaux. immédiate.
a) Sinon, posons n = deg P ∈ N? . La relation P 2 + (1 − X 2 )Q2 = 1 impose que P et
cos(n + 1)θ + cos(n − 1)θ = 2 cos θ cos nθ Q sont premiers entre eux et en dérivant on obtient
P P 0 − XQ2 + (1 − X 2 )QQ0 = 0. Par suite Q | P P 0 puis Q | P 0 . Par des Pour n = 1, P1 (X) = X convient.
considérations de degré et de coefficient dominant on peut affirmer P 0 = ±nQ. Supposons la propriété vraie au rang n > 1.
Quitte à considérer −Q, supposons P 0 = nQ et la relation En dérivant la relation
P P 0 − XQ2 + (1 − X 2 )QQ0 = 0 donne (1 − X 2 )P 00 − XP 0 + n2 P = 0. Pn (sin x)
f (n) (x) =
Résolvons l’équation différentielle (1 − t2 )y 00 − ty 0 + n2 y = 0 sur [−1, 1]. (cos x)n+1
Par le changement de variable t = cos θ, on obtient pour solution générale on obtient
y(t) = λ cos(n arccos t) + µ sin(n arccos t). (n + 1) sin xPn (sin x) + cos2 xPn0 (sin x)
f (n+1) (x) =
La fonction t 7→ cos(n arccos t) est polynômiale (cf. polynôme de Tchebychev), (cos x)n+2
cela définit le polynôme Tn .
Posons alors
La fonction t 7→ sin(n arccos t) ne l’est pas car de dérivée √−n cos(n arccos t) non
1−t2 Pn+1 (X) = (n + 1)XPn (X) + (1 − X 2 )Pn0 (X)
polynômiale.
Par suite P = λTn et Q = ± n1 Tn0 . de sorte que
La relation P 2 + (1 − X 2 )Q2 = 1 évaluée en 1 impose λ2 = 1 et finalement Pn+1 (sin x)
f (n+1) (x) =
(P, Q) = (±Tn , ± n1 Tn0 ). (cos x)n+2
Vérification : pour le couple (P, Q) = (±Tn , ± n1 Tn0 ), le polynôme P 2 + (1 − X 2 )Q2 On peut écrire
est constant car de polynôme dérivé nul et puisqu’il prend la valeur 1 en 1, on n
X
peut affirmer P 2 + (1 − X 2 )Q2 = 1. Pn (X) = ak X k avec ak > 0, an 6= 0
k=0
et alors
n n
Exercice 103 : [énoncé] X X
2 3 Pn+1 (X) = (n + 1 − k)ak X k+1 + kak X k
a) P2 = X − 2, P3 = X − 3X.
k=0 k=1
Par récurrence double sur n ∈ N, on montre deg Pn = n et coeff(Pn ) = 1.
b) Par récurrence double sur n ∈ N : est un polynôme de degré n + 1 à coefficients positif ou nul.
Pour n = 0 et n = 1 : ok Récurrence établie.
Supposons la propriété établie aux rangs n et n + 1 (avec n > 0) Par la relation de récurrence obtenue ci-dessus