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Modifications du Code des Impôts au Mali

Le Code Général des Impôts du Mali établit les règles fiscales concernant l'impôt sur les traitements et salaires, ainsi que sur les revenus fonciers. Il précise les revenus soumis à l'impôt, les personnes imposables, les bases d'imposition, et les taux applicables. Des modifications ont été apportées par plusieurs lois de finances pour les exercices 2019 à 2022.

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Modifications du Code des Impôts au Mali

Le Code Général des Impôts du Mali établit les règles fiscales concernant l'impôt sur les traitements et salaires, ainsi que sur les revenus fonciers. Il précise les revenus soumis à l'impôt, les personnes imposables, les bases d'imposition, et les taux applicables. Des modifications ont été apportées par plusieurs lois de finances pour les exercices 2019 à 2022.

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Code Général des

Impôts

Bleu : Modifications apportées par la Loi de Finances


n° 2018-072 pour l’exercice 2019.
Vert :
1°) Modifications apportées par la Loi de Finances n°
2019-070 du 24 décembre 2019 pour l’exercice 2020.
2°) Modifications apportées par l’Ordonnance 2020-
001/P-CNSP du 24 septembre 2020 à la Loi de
Finances n° 2019-070 du 24 décembre 2019 pour
l’exercice 2020.
3°) Modifications apportées par la Loi de Finances
n°2021-071 du 23 décembre 2021 pour l’exercice
2022.

Version 2005.

Code Général des ImpôtsPage 1


ASSEMBLEE NATIONALE REPUBLIQUE DU MALI
Un Peuple –Un But – Une Foi

Loi N° 05______/AN-RM du__


Portant Code Général des Impôts
-----------
L’ASSEMBLEE NATIONALE,
-----------

Vu la Constitution ;

A délibéré et adopté la loi dont la teneur suit :

Titre 1 : Impôts directs

Chapitre I : Les impôts sur le revenu


Section I : L’impôt sur les traitements et salaires

Sous-section I : Revenus soumis à l’impôt

Article 1

Il est institué au profit du budget de l’État un Impôt sur les Traitements et


Salaires applicable à toutes les sommes payées dans l’année aux salariés par les
employeurs publics et privés, directement ou par l’entremise d’un tiers, en
contrepartie ou à l’occasion du travail, notamment à titre de traitements,
indemnités, émoluments, commissions, participations, primes, gratifications,
gages, pourboires et autres rétributions, quelles qu’en soient la dénomination et
la forme.

Article 2

Sont également passibles de cet impôt :


1. Les pensions et rentes viagères ;
2. Les rémunérations, quelle que soit leur appellation, à l’exception de celles
visées à l’article 25 du présent Code, allouées aux dirigeants des sociétés
par actions et rétribuant leur fonction de direction.

Code Général des ImpôtsPage 2


Article 3

Peuvent être affranchies de l’impôt :


1. Les allocations familiales et les allocations d’assistance à la famille versées
par l’État et les organismes de prévoyance sociale ;
2. Les majorations de soldes, d’indemnités ou de pensions attribuées en
considération des charges de famille et à condition que tous les salariés de
l’entreprise, sans distinction, bénéficient d’une allocation d’un montant
identique pour une même situation familiale ;
3. Les indemnités spéciales destinées à couvrir les frais de mission ou de
déplacement, les indemnités de risque ou toute autre indemnité dont
l’exonération est prévue par un texte réglementaire ;
4. La retraite des combattants, les pensions servies aux victimes civiles et
militaires de la guerre ou à leurs ayants droit ;
5. Les rentes viagères et indemnités temporaires attribuées aux victimes
d’accidents de travail ;
6. Les indemnités de licenciement et de départ à la retraite, dans la limite des
montants fixés par le Code du travail.
Les conditions de déductibilité des primes et indemnités sont précisées par
Arrêté du Ministre chargé des Finances.

Code Général Page 3


Sous-section II : Personnes imposables et lieu d’imposition

Article 4

I. L’impôt est dû au Mali par toutes personnes bénéficiaires des revenus


visés aux articles 1er et 2, quels que soient leur statut et leur nationalité,
qui résident habituellement au Mali et y exercent une activité
rémunérée ou y perçoivent des revenus imposables.

II. Sont également imposables au Mali :


1 Les personnes domiciliées ou ayant une résidence habituelle au Mali alors
même que l’activité rémunérée s’exercerait hors dudit État ou que l’employeur
ou la partie versante serait domicilié ou établi hors de celui-ci.
Sont considérées comme ayant une résidence habituelle au Mali :
a) Les personnes qui y possèdent une habitation à leur disposition à titre de
propriétaires, usufruitiers ou locataires lorsque, dans ce dernier cas, la location
est conclue soit par convention unique, soit par conventions successives, pour
une période continue d’au moins une année.
b) Les personnes qui, sans disposer au Mali d’une habitation dans les
conditions définies à l’alinéa précédent, ont néanmoins au Mali le lieu de leur
séjour principal.
2 Les personnes domiciliées ou résidant hors du Mali, à la double condition
que l’activité rétribuée s’exerce dans cet État et que l’employeur ou la partie
versante y soit domicilié ou établi.
Toutefois, n’est pas imposable au Mali, le contribuable qui ayant son domicile
ou sa résidence habituelle dans un État ayant conclu avec le Mali une
convention en vue d’éliminer les doubles impositions, justifie y être imposé sur
l’ensemble de ses revenus.
3 Les personnes se trouvant en congé hors du Mali, et qui sont visées à
l’article 13 du présent Code.
4 Les fonctionnaires ou agents de l’État et des collectivités territoriales servant
dans les pays étrangers où ils sont exemptés d’impôt sur le revenu ou d’un
impôt similaire en vertu des dispositions des accords internationaux.

Code Général Page 4


Sous-section III : Détermination de la base d’imposition

Article 5

Pour la détermination des bases d’imposition, il est tenu compte du montant


total net des traitements, salaires, pécules, indemnités, émoluments, primes,
gratifications et de leurs suppléments ainsi que de tous autres avantages en
argent ou en nature accordés aux intéressés, sous réserve des dispositions de
l’article 3.

Article 6

En ce qui concerne les rémunérations allouées sous forme d’avantages en


nature à défaut de bases certaines résultant de quittances, factures, mémoires
ou de tout autre document permettant de déterminer la valeur intrinsèque et
réelle des avantages concédés, il pourra être retenu les évaluations résultant des
diverses conventions collectives, sans toutefois que l’administration soit liée
par ces évaluations.

Article 7

Le montant net du revenu imposable est déterminé en déduisant du montant


brut des sommes payées et de la valeur des avantages accordés pendant une
année :
a) les retenues faites par l’employeur en vue de la constitution de pensions ou
de retraites dans la limite de 4 % des salaires bruts.
Cependant dans certains cas particuliers, cette limite déductible sera conforme
au plafond fixé par les textes législatifs régissant ces domaines,
b) les allocations et indemnités spéciales destinées à couvrir les frais inhérents
à la fonction ou à l’emploi effectivement utilisées conformément à leur objet.

Toutefois, en ce qui concerne les allocations et indemnités, un Arrêté du


Ministre chargé des Finances en fixe le maximum déductible.

Article 8

Le montant de la somme déductible du revenu imposable à titre d’indemnité de


dépaysement des cadres salariés expatriés du secteur public ou privé est
déterminé par Arrêté du Ministre chargé des Finances.

Code Général Page 5


Sous-section IV : Calcul et mode de perception de l’impôt

Article 9

L’impôt sur les traitements et salaires est calculé par :


a) l’application au revenu imposable des taux d’imposition conformément
au barème décrit à l’article 10 du présent Code;
b) l’application à l’impôt brut ainsi obtenu des réductions pour charge de
famille visées à l’article 11 du présent Code.

Article 10

Les taux applicables au revenu imposable sont fixés comme suit pour chaque
tranche de revenu :

Tranches de revenu Taux

0 A 330 000 0%

330 001 A 578 400 5%

578 401 A 1 176 400 12 %

1 176 401 A 1 789 733 18 %

1 789 734 A 2 384 195 26 %

2 384 196 A 3 494 130 31 %

Au-delà de 3 494 130 37 %

Article 11

La réduction pour charge de famille applicable à l’impôt brut est déterminée


comme suit :

Célibataire, divorcé(e) ou veuf (veuve), sans enfant à charge : 0%


Marié(e), sans enfant à charge : 10 %
Par enfant à charge, jusqu’au dixième inclus : 2,5 %

L’enfant majeur infirme donne droit à une réduction d’impôt de 10 %.

Dans le cas d’imposition séparée de la femme mariée, chaque époux dispose de


la réduction de 10 %, majorée éventuellement de celle à laquelle ouvrent droit
les enfants effectivement à sa charge.

Code Général Page 6


Les époux qui le souhaitent, peuvent demander expressément la répartition
entre eux du taux de réduction globale attachée aux enfants à charge, à la
condition que ce taux demeure inchangé.

Article 12

Sont considérés comme étant à la charge du contribuable, à la condition de ne


pas avoir de revenus distincts de ceux qui servent de base d’imposition de ce
dernier :
- les enfants mineurs ;
- les enfants majeurs autres qu’infirmes ou âgés de moins de 25 ans
lorsqu’ils poursuivent leurs études ou qu’ils accomplissent la durée légale
de leur service militaire ;
- les enfants infirmes.
Sous les mêmes conditions, les enfants recueillis par lui à son propre foyer sous
le régime de l’adoption et dont il assure entièrement l’entretien.

Toutefois, le nombre d’enfants adoptifs susceptibles d’être considérés comme


étant à la charge du contribuable ne peut être supérieur à 4, il n’est cependant
pas limité pour les enfants ayant fait l’objet d’une adoption-filiation, ainsi que
pour les orphelins de père ou de mère, qui ont fait l’objet d’une adoption-
protection.
Pour l’application de l’impôt, la situation à retenir est celle existant au
1er janvier de l’année d’imposition.

Article 12 A. A compte du 1er janvier 2008, l’impôt calculé est réduit de deux points de
pourcentage au profit de l’employé sous réserve qu’il porte sur un revenu
afférent à une période postérieure au 31 décembre 2007.

Article 12 B. le montant annuel de l’impôt dû est obtenu en multipliant le montant des droits
liquidés en application des dispositions des articles 9 et 12 ci-dessus par le taux
réel amputé de la réduction de deux points de pourcentage.

Le taux est égal au rapport entre


- Le montant de l’impôt liquidé conformément aux dispositions des articles 9
et 12 ci avant [numérateur].

- Et le montant annuel du revenu imposable [dénominateur]

Code Général Page 7


Sous-section V : Dispositions spéciales applicables aux
contribuables en congé hors du Mali

Article 13

Pour l’application des dispositions de l’article 1 er du présent Code, le domicile


fiscal des fonctionnaires précédemment en service au Mali et jouissant d’un
congé administratif hors du Mali demeure la résidence qui leur était affectée en
raison de leurs fonctions avant leur départ en congé.

Il en est de même pour les salariés des entreprises privées exerçant leur activité
au Mali qui, pendant la durée de leur congé hors du Mali, continuent à être
rétribués par l’entreprise à laquelle ils appartenaient avant leur départ en congé.

Code Général Page 8


Section II : L’Impôt sur les Revenus Fonciers

Sous-section I : Revenus imposables et exemptions

Article 14

Sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers, lorsqu’ils ne sont pas
inclus dans les bénéfices d’une société passible de l’Impôt sur les Sociétés, les
revenus des immeubles bâtis, tels que maisons, fabriques, manufactures, usines
et en général, tous les immeubles construits en maçonnerie, fer ou bois, fixés
au sol à demeure, à l’exception de ceux qui sont expressément exonérés par les
dispositions du présent Code.

Article 15

Sont notamment considérés comme immeubles bâtis et imposés dans la


catégorie :

1. Les terrains non cultivés employés à usage commercial ou industriel, tels


que chantiers, lieux de dépôts de marchandises et autres emplacements de
même nature ;

2. L’outillage des établissements industriels attachés au sol à perpétuelle


demeure ou reposant sur des fondations spéciales faisant corps avec
l’immeuble, ainsi que toutes installations commerciales ou industrielles
assimilées à des constructions.

Article 16

Sont exonérés de l’impôt sur les revenus fonciers :

1. Les immeubles non loués occupés par le propriétaire et/ou les membres de
la famille de celui-ci à condition qu’ils soient légalement à sa charge ;

2. les immeubles occupés par les employés du propriétaire à la condition


qu’ils assurent au niveau desdits immeubles un service de gardiennage ou
de sécurité ;

3. Les immeubles inscrits à l’actif du bilan d’une société passible de l’Impôt


sur les Sociétés ;

4. Les voies ferrées publiques.

Code Général Page 9


Sous-section II : Détermination de la base d’imposition

Article 17

La base de calcul de l’impôt est constituée par le revenu brut disponible


afférent à la période d’imposition.

Article 18

Le revenu brut est constitué par le montant brut des loyers, des gains
accessoires à la propriété foncière perçus au cours de l’année quelle que soit la
période à laquelle ils se rapportent, augmenté des dépenses et charges
incombant normalement au propriétaire mais supportées par le locataire et
diminué des dépenses et charges incombant normalement au locataire mais
supportées par le propriétaire.

Les loyers et gains accessoires à la propriété se rapportant à une période sont,


sauf preuve contraire à apporter par le contribuable, réputés avoir été perçus au
cours de cette même période.

Article 19

La base de calcul visée à l’article 17 du présent Code ne fait l’objet d’aucune


réfaction à quelque titre que ce soit.

Lorsqu’un cadastre à but fiscal existe, cette base ne peut être inférieure à celle
résultant de l’application des règles cadastrales.

Article 20

Les plus-values réalisées lors de la cession d’immeubles ne sont pas


imposables à l’impôt proportionnel sur les revenus fonciers. Cependant, ces
plus-values sont imposables soit dans les conditions des articles 55 et 56 ci-
après lorsque les immeubles cédés figurent à l’actif du bilan d’une entreprise
soumise à l’impôt sur les sociétés, soit dans les conditions visées aux articles
121 à 129 inclus du présent Code dans les autres cas.

Article 21

Lorsqu’un propriétaire de terrain nu ou d’un immeuble portant une


construction sans grande valeur loue le fonds par bail de longue durée à charge
par le locataire de construire à ses frais un immeuble bâti de valeur ou de
consistance donnée devant revenir sans indemnité et libre de toutes charges au
bailleur à l’expiration du bail, le revenu imposable afférent à l’immeuble ainsi
construit est imposable au nom du propriétaire du sol.

Code Général Page 10


Le revenu imposable à ce titre est égal, pendant toute la durée du bail, à
l’annuité correspondant à la somme nécessaire pour amortir, pendant cette
durée, le prix des travaux et des charges imposés au preneur.

Sous-section III : Taux de l’impôt

Article 22

Les taux de l’impôt sur les revenus fonciers sont fixés ainsi qu’il suit :

 12% pour les immeubles en dur et semi dur ;


 8% pour les immeubles en banco.

La base taxable est arrondie aux mille francs inférieurs.

Code Général Page 11


Section III : L’Impôt sur les revenus de valeurs mobilières

Sous-section I : Revenus imposables

Article 23

Sont passibles de l’impôt dans la catégorie des revenus des valeurs mobilières :

1. Les intérêts, dividendes, arrérages, revenus et tous autres produits des


actions de toute nature et des parts de fondateurs des sociétés, compagnies et
entreprises quelconques financières, industrielles, commerciales ou civiles,
ayant leur siège social au Mali quelle que soit l’époque de leur création ;
2. Les intérêts, produits et bénéfices des parts d’intérêts dans les sociétés,
compagnies et entreprises ayant leur siège social au Mali, dont le capital n’est
pas divisé en actions ;
3. Le montant des remboursements et amortissements totaux ou partiels que les
sociétés désignées dans les numéros qui précèdent effectuent sur le montant de
leurs actions, parts d’intérêts, avant leur mise en liquidation ;
4. Le montant des indemnités de fonction, remboursements forfaitaires de frais
revenant aux membres des Conseils d’administration des sociétés visées au n o1
qui précède ;
5. Les intérêts, arrérages et tous autres produits des obligations et emprunts de
toute nature des communes, établissements publics ainsi que des sociétés,
compagnies et entreprises désignées aux nos1 et 2 qui précèdent ;
6. Les intérêts, arrérages et tous autres produits des créances et obligations des
communes, établissements publics ainsi que des sociétés, compagnies et
entreprises désignées aux nos1 et 2 qui précèdent ;
7. Les intérêts, arrérages et tous autres produits de créances hypothécaires,
privilégiées et chirographaires, à l’exclusion de toute opération commerciale ne
présentant pas le caractère juridique d’un prêt ;
8. Les intérêts des dépôts de sommes d’argent à vue ou à échéance fixe, quel
que soit le dépositaire et quelle que soit l’affectation du dépôt, les intérêts des
cautionnements de numéraire et des comptes courants.

Les dividendes, arrérages, bénéfices et produits visés aux n os 1 et 2 du présent


article s’entendent de toutes sommes ou valeurs attribuées à quelque époque
que ce soit aux associés et porteurs de parts, à un autre titre que celui de
remboursement de leur apport.

Article 24

Sous réserve de l’application des dispositions d’une Convention Fiscale de non


double imposition, sont également assujettis à l’impôt sur le revenu des valeurs
mobilières les revenus distribués aux actionnaires, aux porteurs de parts de
fondateurs ou de parts d’intérêts ou aux obligataires par les sociétés qui n’ont
pas leur siège social au Mali, qui y exercent une activité au Mali et qui sont

Code Général Page 12


constituées sous une forme qui les rendrait imposables si elles avaient leur
siège au Mali.

Les sociétés visées au présent article acquitteront l’impôt dans les conditions et
sous les sanctions prévues pour les sociétés ayant leur siège au Mali.

Article 25

Sont réputés distribués :

1. Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés
au capital ;

2. Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés,


actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices ;

3. Sauf preuve contraire à apporter par la partie versante ou débitrice les


sommes mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de
parts, directement ou par personne ou société interposée à titre d’avance, de
prêt ou d’acomptes ;

4. Les rémunérations et avantages occultes ;

5. La fraction des rémunérations non déductible pour la détermination du


résultat fiscal ;

6. Les dépenses et charges dont la déduction pour l’assiette de l’Impôt sur les
Sociétés est interdite en vertu des dispositions du présent Code.

Article 26

En cas de cession ou de cessation d’activité, les bénéfices et réserves


capitalisés ou non d’une personne passible de l’impôt sur les sociétés sont
réputés distribués aux associés en proportion de leurs droits.

Article 27

Le résultat fiscal des personnes (succursales, autres établissements fiscalement


stables) étrangères passibles de l’Impôt sur les Sociétés réalisé au Mali est
réputé distribué au titre de chaque exercice à des associés n’ayant pas leur
domicile fiscal ou leur siège social au Mali.

Le résultat fiscal visé à l’alinéa précédent s’entend du montant des bénéfices


soumis ou exonérés de l’Impôt sur les Sociétés le cas échéant.

Article 28

En vue de l’application des articles 25 à 27 du présent Code, l’incorporation


régulière et directe de bénéfice au capital s’analyse en une incorporation de
réserves non soumises à l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières.

Code Général Page 13


Sous-section II : Exemptions

Article 29

Les dispositions de l’article 23.3 du présent Code ne sont pas applicables aux
amortissements qui seraient faits par une réalisation d’actif et au moyen de
prélèvement sur les éléments autres que le compte de résultats, les réserves ou
provisions diverses du bilan.

Lorsque les actions ont été remboursées par un des moyens non expressément
exclus par le présent article et à la liquidation de la société, la répartition de
l’actif entre les porteurs d’actions de jouissance et jusqu’à concurrence du pair
des actions originaires est considérée comme un remboursement de capital non
imposable.

Article 30

Les dispositions de l’article 23 du présent Code ne s’appliquent pas aux


sociétés concessionnaires de l’État, des régions, des communes qui établissent
que l’amortissement par remboursement de tout ou partie de leur capital social
et parts d’intérêts est justifié par la caducité de tout ou partie de leur actif
social, notamment par dépérissement progressif ou par obligation de remise en
fin de concession à l’autorité concédante.

Article 31

Les revenus distribués par les organismes de placement collectif en valeurs


mobilières et les autres formes de placement collectif agréées par le Conseil
Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers sont exonérés de
l’impôt sur les revenus des valeurs mobilières.

Article 32

Les dispositions de l’article 23.8 du présent Code ne sont pas applicables aux
intérêts, arrérages et tous autres produits des comptes courants figurant dans les
recettes provenant de l’exercice d’une profession industrielle, commerciale ou
agricole ou d’une exploitation minière, sous la double condition que :

1. les contractants aient l’un et l’autre l’une des qualités d’industriel, de


commerçant ou d’exploitant agricole ou minier ;

2. les opérations inscrites à un compte courant se rattachent exclusivement à


l’industrie, au commerce ou à l’exploitation des deux parties.

Article 33(nouveau)

Code Général Page 14


L’impôt sur le revenu des valeurs mobilières n’est pas applicable :

1. aux revenus des obligations émises par l’État, les régions ou les communes,
lorsque la durée des obligations est supérieure à dix ans ;

2. aux revenus distribués par les Organismes de Placement Collectif de Valeurs


Mobilières (OPCVM).

Article 34

Les plus-values résultant de l’attribution gratuite d’actions, de parts


bénéficiaires, de parts sociales ou d’obligations à la suite des fusions de
sociétés anonymes ou à responsabilité limitée sont exonérées de l’impôt sur les
revenus des valeurs mobilières.

Toutefois, si dans les dix ans précédant la fusion, le capital de la société


absorbée ou des sociétés anciennes a fait l’objet d’une réduction non motivée
par des pertes sociales, les plus values ne peuvent bénéficier de l’exonération
prévue à l’alinéa précédent qu’à concurrence de la fraction qui excède le
montant de la réduction.

Si dans les dix ans suivant la fusion il est procédé à une réduction de capital non
motivée par des pertes sociales ou à un remboursement total ou partiel des
obligations attribuées gratuitement, les plus-values sont déchues, à concurrence
de la portion du capital remboursé aux actions, parts ou obligations attribuées
gratuitement, de l’exemption dont elles avaient bénéficié, et les droits exigibles
doivent être acquittés par la société absorbante ou nouvelle dans les vingt
premiers jours du trimestre qui suit celui au cours duquel a été fait le
remboursement, à peine des sanctions édictées par l’article 53 du Livre de
Procédures Fiscales.

Sous-section III : Détermination de la base d’imposition

Article 35

En matière d’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, l’élément qui fait
naître la dette d’impôt vis-à-vis du Trésor, même si en fait l’exigibilité de cet
impôt se trouve être reportée à une date ultérieure pour des raisons pratiques,
est la mise en distribution.

Le fait générateur de l’impôt se situe à la date à partir de laquelle le


bénéficiaire est juridiquement fondé à exiger de la collectivité distributrice le
règlement des sommes ou produits distribués.

Article 36

Le revenu est déterminé :

Code Général Page 15


1. Pour les actions, par le dividende fixé d’après les délibérations des
assemblées d’actionnaires ou des conseils d’administration, les comptes
rendus ou tous autres documents analogues ;

2. Pour les obligations ou emprunts, par l’intérêt ou le revenu distribué dans


l’année ;

3. Pour les parts d’intérêts, soit par les délibérations des assemblées générales
des associés ou des conseils d’administration, soit à défaut de délibération,
au moyen d’une déclaration à souscrire dans les trois mois de la clôture de
l’exercice, faisant connaître les bénéfices ou produits effectivement
distribués ;

4. Pour les lots, par le montant même du lot en francs ;

5. Pour les primes de remboursement, par la différence entre la somme


remboursée et le taux d’émission des emprunts ;

6. Pour les rémunérations de l’administration des sociétés, par les


délibérations des assemblées générales d’actionnaires ou des conseils
d’administration, les comptes rendus ou tous autres documents analogues.

Article 37

Lorsque les obligations, effets publics et tous autres titres d’emprunt, dont les
lots et primes de remboursement sont assujettis à l’impôt, auront été émis à un
taux unique, ce taux servira de base à la liquidation du droit sur les primes.

Si le taux d’émission a varié, il sera déterminé, pour chaque emprunt, par une
moyenne établie en divisant par le nombre de titres correspondant à cet
emprunt le montant de l’emprunt total, sous la seule déduction des arrérages
courus au moment de chaque vente.

À l’égard des emprunts dont l’émission faite à des taux variables n’est pas
terminée, la moyenne sera établie d’après la situation de l’emprunt au
31 décembre de l’année qui a précédé celle du tirage.

Lorsque le taux ne pourra pas être établi conformément aux alinéas ci-dessus,
ce taux sera représenté par un capital formé de vingt fois l’intérêt annuel
stipulé lors de l’émission au profit du porteur du titre.

À défaut de stipulation d’intérêt, il sera pourvu à la fixation du taux d’émission


par une déclaration estimative faite dans la forme prévue par la réglementation
sur l’enregistrement.

Article 38

L’impôt est liquidé sur le montant brut des intérêts, arrérages ou tous autres
produits des valeurs désignées à l’article 23. 7 et 8.

Article 39

Code Général Page 16


L’impôt dû par les sociétés visées à l’article 24, premier alinéa, est perçu sur
une quote-part des revenus taxables calculés selon le rapport A/B ; A désignant
le montant des bénéfices réputés réalisés au Mali en application de l’article 44
du présent Code, et B le bénéfice comptable total résultant du bilan général.

Article 40

En cas de réunion, de quelque manière qu’elle s’opère, de toutes les actions ou


parts d’une société entre les mains d’un seul associé, la taxe est acquittée par
cet associé dans la mesure de l’excédent du fonds social sur le capital social et
ce sous réserve que cette opération se traduise par la dissolution de la société.

Code Général Page 17


Sous-section IV : Taux de l’impôt proportionnel

Article 41

Sous réserve des cas d’exonérations prévus à l’article 31 (nouveau) ci-dessus,


les revenus des valeurs mobilières sont soumis à un impôt proportionnel dont le
taux est fixé conformément aux dispositions de l’article 42 (nouveau) du
présent code.

Article 42

Les taux de l’impôt sur les revenus des valeurs mobilières sont fixés ainsi qu’il
suit :

1. 10% pour les dividendes distribués. Ce taux est ramené à 7% pour les
dividendes distribués par les sociétés cotées sur une bourse des valeurs
agréée par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés
Financiers (CREPMF) ;

2. 6% pour les revenus des obligations. Ce taux est ramené à 3% lorsque les
obligations sont émises par l’Etat ou par les collectivités publiques et leurs
démembrements et sous réserve que la durée desdites obligations soit
comprise entre cinq et dix ans. Lorsque la durée des obligations émises par
l’Etat ou par les collectivités publiques et leurs démembrements est
supérieure à dix ans, le taux de 6% est ramené à 0%.

3. 13% pour les intérêts arrérages et autres produits des obligations


représentées par des titres négociables en représentation d'emprunts contractés
par des sociétés ayant leur siège au Mali ou qui exerçant une activité au Mali
sont constituées sous forme qui les rendraient imposables si elle avait leur siège
au Mali ;

4. 9% pour les intérêts, arrérages et autres produits des dépôts à vue ou à


échéance fixe et des comptes courants ;

5. 15% pour les lots payés aux créanciers et porteurs d'obligations;

6. 18% pour tous les autres revenus.

Code Général Page 18


Section IV : L’Impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux

Sous-section I : Activités imposables

Article 43

Sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux les


bénéfices des professions commerciales, industrielles, artisanales, libérales, des
titulaires de charges et offices et de toutes activités lucratives n’entrant pas
dans le cadre des Sections I, II, III, V et VI du présent chapitre et sous réserve
des dispositions de l’article 83 du présent Code.

Sont également imposables dans cette catégorie les rémunérations allouées


sous forme d’honoraires à toute personne exerçant une activité professionnelle,
même accessoirement en dehors d’une entreprise, bureau d’étude, ou cabinet
régulièrement immatriculés auprès de l’Administration fiscale.

Article 44 (nouveau) (LF. 2018 pour l’exercice 2019)

1) Sous réserve des dispositions des conventions internationales dûment ratifiées


par le Mali et relatives aux doubles impositions, l’impôt est dû à raison des
bénéfices réalisés au Mali par les personnes physiques ou morales y exerçant
une activité, quel que soit leur statut juridique et quelle que soit la validité des
opérations réalisées au regard de la législation autre que fiscale.

2) Les bénéfices passibles de l’impôt sont ceux réalisés dans les entreprises
exploitées au Mali ainsi que ceux dont l’imposition est attribuée au Mali par
une convention internationale relative aux non doubles impositions.

3) Sont réputées exploitées au Mali :

a) les entreprises dont le siège social ou le lieu de direction effective est situé
au Mali ;
b) les entreprises domiciliées à l’étranger disposant d’un établissement stable
au Mali, sous réserve des dispositions des conventions internationales
relatives aux non doubles impositions et les dispositions du présent code
instituant une obligation de retenue à la source d’un impôt sur les revenus.

4) Le bénéfice des entreprises ne remplissant pas les conditions visées au


paragraphe 3 est imposable au Mali dès lors qu’elles y réalisent des activités
formant un cycle commercial complet.

Article 44-bis. (LF. 2018 pour l’exercice 2019)

1) L’expression « établissement stable » désigne une installation fixe d’affaires


par l’intermédiaire de laquelle l’entreprise exerce tout ou partie de son activité.

2) Constituent notamment des établissements stables :

Code Général des ImpôtsPage 19


a) un siège de direction ou d’exploitation ;
b) une succursale ;
c) un magasin de vente ;
d) un entrepôt ;
e) un bureau ;
f) une usine ;
g) un atelier ;
h) une mine, carrière, un puits de pétrole ou de gaz, ou autre lieu d’extraction
de ressources naturelles ;
i) un chantier de construction, un projet de montage ou d’installation ou des
activités de supervision liées à ce projet, lorsque ce chantier, ce projet ou
ces activités ont une durée supérieure à trois (3) mois ;
j) la fourniture de services par une entreprise agissant par l’intermédiaire
d’employés ou autre personnel engagés par l’entreprise à cette fin, mais
seulement lorsque des activités de cette nature se poursuivent au Mali pour
une période ou des périodes totalisant plus de cent quatre-vingt-trois (183)
d’une période de douze (12) mois commençant ou s’achevant au cours de
l’année fiscale concernée.

3) On ne considère pas qu’il y a établissement stable si :

a) il est fait usage d’installation aux seules fins de stockage ou d’exposition de


marchandises appartenant à l’entreprise ;
b) des marchandises appartenant à l’entreprise sont entreposées aux seules fins
de stockage ou d’exposition ;
c) des marchandises appartenant à l’entreprise sont entreposées aux seules fins
de transformation par une autre entreprise ;
d) une installation fixe d’affaires est utilisée aux seules fins de publicité, de
fourniture d’informations, de recherches scientifiques, ou de veille à
l’exécution d’un contrat portant sur un brevet ou un savoir-faire, si ces
activités ont un caractère préparatoire ou auxiliaire ;
e) une installation fixe d’affaires est utilisée aux seules fins d’exercer, pour
l’entreprise, toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire ;
f) une installation fixe d’affaires est utilisée aux seules fins de l’exercice
cumulé d’activités mentionnées aux points a) à e) du présent paragraphe, à
condition que l’activité d’ensemble de l’installation fixe d’affaires résultant
de ce cumul garde un caractère préparatoire ou auxiliaire.

4) Une personne agissant au Mali pour le compte d’une entreprise non résidente
au Mali, autre qu’un agent jouissant d’un statut indépendant visé au paragraphe
7 ci-après, est considérée comme établissement stable :

a) si elle dispose au Mali de pouvoirs généraux qu’elle y exerce


habituellement lui permettant de négocier et/ou de conclure des contrats au
nom ou pour le compte de l’entreprise ;
b) si elle conserve habituellement au Mali un stock de marchandises sur lequel
elle prélève régulièrement des marchandises aux fins de livraison au nom
ou pour le compte de l’entreprise.

5) Une entreprise d’assurances ou de réassurances non résidente au Mali est


considérée comme ayant un établissement stable au Mali si elle y perçoit des

Code Général des ImpôtsPage 20


primes ou assure des risques qui y sont courus par l’intermédiaire d’un employé
ou par l’intermédiaire d’un représentant qui n’entre pas dans la catégorie de
personnes visées au paragraphe 7 ci-après.

6) On ne considère pas qu’une entreprise non résidente au Mali a un établissement


stable au Mali du seul fait de l’achat de marchandises pour le compte de
l’entreprise.

7) On ne considère pas qu’une entreprise non résidente au Mali a un établissement


stable au Mali du seul fait qu’elle y exerce son activité par l’entremise d’un
courtier, d’un commissionnaire ou de tout autre intermédiaire jouissant d’un
statut indépendant à condition que ces personnes agissent dans le cadre
ordinaire de leur activité.

Article 45 (nouveau) (LF. 2018 pour l’exercice 2019)

Les entreprises minières et pétrolières, qu’elles soient exploitées par des


concessionnaires, des amodiataires, sous amodiataires ou par des titulaires de
permis d’exploitation sont imposables à l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux suivant des modalités prévues dans les législations particulières
les concernant, lorsque celles-ci les traitent de façon exhaustive.

Article 46 (nouveau) LF.2019 pour l’exercice 2020

Sont également passibles dudit impôt :


1. Les sociétés coopératives de consommation lorsqu’elles possèdent des
établissements, boutiques ou magasins pour la vente ou la livraison des
denrées, produits ou marchandises, mais uniquement sur la fraction des
bénéfices à répartir entre leurs adhérents ;
2. Les sociétés coopératives ouvrières de production ;
3. Les sociétés coopératives et unions de coopératives d’artisans ;
4. Les personnes ou sociétés se livrant à des opérations d’intermédiaires pour
l’achat ou la vente des immeubles ou fonds de commerce ou qui
habituellement achètent en leur nom les mêmes biens en vue de les
revendre, et les sociétés de crédit foncier ;
5. Les personnes et sociétés qui procèdent au lotissement et à la vente de
terrains leur appartenant ;
6. Les personnes et sociétés qui donnent en location un établissement
commercial ou industriel muni du mobilier ou du matériel nécessaire à son
exploitation, que la location comprenne ou non tout ou partie des éléments
incorporels du fonds de commerce ou d’industrie ;
7. Les adjudicataires, concessionnaires et fermiers de droits communaux ;
8. Les établissements publics, les organismes de l’État et des collectivités
secondaires, à condition qu’ils jouissent de l’autonomie financière et se
livrent à une activité de caractère industriel ou commercial ou à des
opérations de caractère lucratif.

Code Général des ImpôtsPage 21


9° les personnes morales constituées sous forme d’association, d’organisation non
gouvernementale ou sous toute autre forme, lorsqu’elles réalisent des actes de
commerce, exécutent des prestations de services à travers notamment la maîtrise
d’ouvrage délégué ou réalisent des travaux immobiliers moyennant rétribution ou
rémunération.

Sous-section II : Exemptions

Article 47

Sont exemptés de l’impôt :

1. Les sociétés coopératives de consommation qui se bornent à grouper des


commandes de leurs adhérents et à distribuer dans leurs magasins de dépôt
les denrées, produits ou marchandises qui ont fait l’objet de ces
commandes ;

2. Les offices d’habitation économique ;

3. Les caisses de crédit agricole mutuel régies par les textes en vigueur en la
matière ;

4. Les sociétés de prévoyances, sociétés coopératives agricoles, associations


d’intérêt général agricole, sociétés d’assurances et de réassurances
mutuelles agricoles

5. Les sociétés de secours mutuels ;

6. Les établissements publics à but non lucratif de l’Etat ou des collectivités


décentralisées.

7. Les collectivités locales, les syndicats de communes ainsi que leurs régies
de services publics à but non lucratif

8. Les chambres de commerces, d’industrie, d’artisanat, d’agriculture et des


métiers lorsqu’elles ne se livrent pas à des activités de nature commerciale

9. Les associations et organismes sans but lucratif légalement constitués et


dont la gestion est désintéressée

10. Les sociétés d’investissement à capital fixe et variable pour la partie des
bénéfices provenant des produits nets de leurs portefeuille ou des plus
values qu’elles réalisent sur la vente des titres ou des parts sociales faisant
partie de ce portefeuille.

Sous-section III : Détermination du bénéfice imposable

Code Général des ImpôtsPage 22


Article 48

L’impôt est établi chaque année sur les bénéfices obtenus pendant l’année
précédente.

L’exercice comptable coïncide avec l’année civile.

Toutefois, la durée de l’exercice est exceptionnellement inférieure à douze


mois pour le premier exercice débutant au cours du premier semestre de
l’année civile.

Cette durée peut être supérieure à douze mois pour le premier exercice
commencé au cours du deuxième semestre de l’année.

Si l’exercice clos au cours de l’année précédente s’étend sur une période de


plus ou moins de douze mois, l’impôt est néanmoins établi d’après les résultats
dudit exercice.

Si aucun bilan n’est dressé au cours d’une année quelconque, l’impôt dû au


titre de l’année suivante est établi sur les bénéfices de la période écoulée depuis
la fin de la dernière période imposée ou dans le cas d’entreprise nouvelle,
depuis le commencement des opérations jusqu’au 31 décembre de l’année
suivante.

Lorsqu’il est établi des bilans successifs, au cours d’une même année, les
résultats en sont totalisés pour l’assiette de l’impôt dû au titre de l’année
suivante.

Article 49

Le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d’après les résultats


d’ensemble des opérations de toutes natures effectuées par les entreprises, y
compris notamment les cessions d’éléments quelconques de l’actif, soit en fin,
soit en cours d’exploitation.

Le bénéfice est établi sous déduction de toutes les charges remplissant les
conditions suivantes :

- Être exposées dans l’intérêt direct de l’entreprise ou se rattacher à la


gestion normale de l’entreprise,
- Correspondre à une charge effective et être appuyée de justifications
suffisantes
- Se traduire par une diminution de l’actif net de l’entreprise
- Être comprises dans l’exercice au cours duquel elles ont été engagées
- Concourir à la formation d’un produit non exonéré d’impôt sur le bénéfice.

Article 50

Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l’actif net à
la clôture et à l’ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base
à l’impôt diminuée des suppléments d’apports et augmentée des prélèvements
effectués au cours de cette période par l’exploitant ou par les associés.

Code Général des ImpôtsPage 23


L’actif net s’entend de l’excédent des valeurs d’actif sur le total formé au
passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiées.

Article 51 (nouveau) (LF. 2018 pour l’exercice 2019)

Sont considéré comme charges déductibles, notamment :

1) Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel, de main


d’œuvre, les indemnités de fonction allouées aux mandataires sociaux, le
loyer des biens meubles et immeubles dont l’entreprise est locataire, le loyer
verse par le crédit preneur pour la partie représentant les charges d’intérêt.

Concernant les dépenses de personnel et les rémunérations allouées aux


mandataires sociaux, elles doivent correspondre à un travail effectif et ne
pas être excessives au regard du travail effectué. Les Etats membres ont la
faculté de fixer un montant maximum pour la déduction de ces charges.

2)

- les redevances de cession ou de concession de licences d'exploitation, de


brevets d'invention, de marques de fabrique, procédés ou formules de
fabrication, autres droits analogues en cours de validité, les frais
d'assistance technique, les intérêts arrérages et autres produits des
obligations, créances, dépôts et cautionnements ou les rémunérations de
services, payés ou dus par un contribuable domicilié ou établi au Mali à des
personnes physiques ou morales domiciliées ou établies dans un État
étranger ou un territoire situé hors du Mali sont déductibles dans la limite
de 3,5% du chiffre d’affaires hors taxes.

- Toutefois, les sommes payées ou dues ne sont admises en déduction que si


le débiteur apporte la preuve que ces dépenses correspondent à des
opérations réelles et qu’elles ne représentent pas de caractère exagéré.

- Le plafond de 3,5% ne s’applique pas aux sommes versées aux entreprises


ne participant pas directement ou indirectement à la gestion ou au capital
d’une entreprise située au Mali.

3) Les impôts à la charge de l’entreprise mis en recouvrement au cours de


l’exercice, a l’exception de l’impôt sur les bénéfices commerciaux industriels
et ou l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur le minimum forfaitaire.

4) Les amortissements linéaires réellement comptabilisés, dans la limite de ceux


qui sont admis d’après les usages, y compris ceux qui sont réputés différés en
période déficitaire.

Sont réputés différés les amortissements comptabilisés en période déficitaire à


condition de figurer dans le tableau des amortissements prévu par l'article 60
du livre de procédures fiscales, sous une rubrique intitulées "montant des
amortissements pratiqués en l'absence de bénéfices et réputés, du point de vue
fiscal, différés en période déficitaire".

Code Général des ImpôtsPage 24


Toutefois, l'amortissement des véhicules immatriculés dans la catégorie des
voitures particulières est limité à la fraction du prix d'acquisition qui ne dépasse
pas le montant plafond fixé par les arrêtés du Ministre chargé des finances.

5) Les provisions constituées en vue de faire face à des pertes et charges


nettement précisées et que les événements en cours rendent probables.

6)

a) Les intérêts servis aux associés, à raison des sommes qu’ils mettent,
directement ou par personne interposée, à la disposition de la société en
sus de leur part de capital, quelle que soit la forme de la société, sous les
conditions suivantes :

- que le capital social de la société ait été entièrement libéré ;


- que les sommes apportées cumulées ne dépassent pas le capital social ;
- que le taux d’intérêt ne dépasse pas le taux d’escompte de la BCEAO
majoré de trois points ou pour les sociétés bénéficiaires de conventions
d’établissement régissant leur relation avec l’État le taux « Libor » + 2.

b) les intérêts des emprunts réalisés par les sociétés auprès des personnes
physiques ou morales non domiciliées ou non résidentes au Mali, autres
que les banques et établissements financiers, à condition que ces emprunts
soient justifiés et ce, dans la limite du taux d’intérêt légal.

Le terme « intérêts » désigne les revenus des créances de toute nature,


assorties ou non de garanties hypothécaires ou d’une clause de
participation aux bénéfices du débiteur, et notamment les revenus des
fonds publics et les revenus d’obligations ou d’emprunts, y compris les
primes attachés à ces obligations ou emprunts. Les pénalités pour
paiement tardif ne sont pas considérées comme des intérêts.

7) Les versements effectués au profit d’œuvre ou organisme d’intérêt général ou


à caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, ou familial
reconnus d’utilité publique.

8) Les abondements ou versement complémentaires effectue à l’émission et à


l’achat de part de fonds commun de placement d’entreprise, a la condition
que ledit fond soit établi dans un État membre de l’union.

9) Les primes d’assurances versées à des compagnies d’assurances établies dans


un Etat membre de l’UEMOA, en vue de couvrir des risques dont la
réalisation entraine une diminution de l’actif net de l’entreprise.

10) Le déficit provenant d’un exercice antérieur. Si le bénéfice n’est pas suffisant
pour que la déduction de ce déficit puisse être intégralement opérée,
l’excédent du déficit est reporté successivement sur les trois exercices qui
suivent l’exercice déficitaire.

11) Les frais de siège. Ceux-ci s’entendent des frais de secrétariat, rémunération
du personnel employé au siège et autres frais engagés par la société mère pour

Code Général des ImpôtsPage 25


les besoins de l’ensemble de ses filiales et/ou établissements stables. Ils sont
admis en déduction dans la limite fixée à l’alinéa 1 er de l’article 80 nouveau
du présent code.

12) Les dépenses d’études de prospections exposées en vue d’installation dans les
Etats membres de l’UEMOA, d’un établissement de vente, d’un bureau
d’étude ou d’un bureau de renseignements ainsi que les charges supportées
pour le fonctionnement dudit établissement ou bureau pendant les trois
premiers exercices.

Ne sont pas considérées comme charges déductibles les transactions,


amendes, confiscations pénalités de toute nature, notamment celles mises à la
charge du contrevenant a la réglementation régissant les prix le contrôle des
charges ainsi que de l’assiette, la liquidation et le recouvrement des impôts,
contribution, taxes et tout droit d’entrée de sortie, de circulation de
consommation.

Sont également admis comme charges déductibles les amortissements et


provisions pratiqués dans les conditions et suivant les modalités fixées au
présent code.

Article 51-A (nouveau) (LF. 2018 pour l’exercice 2019)

En matière d’amortissement

Le mode général à observer en matière d’amortissement est le mode linéaire


sous réserve des points 1] et 2] ci-après.

1) Amortissements accélérés

Peuvent faire objet d’amortissement accélérés, les matériels et outillages


neufs remplissant la double condition :

- Être utilisés exclusivement pour les opérations d’industrielles, de


fabrication, de manutention, d’hôtelleries, de téléphonie, de transport ou
d’exploitation agricole,
- D’avoir une durée de vie supérieure a cinq 5 ans.
Pour ces matériels et outillages, le montant de la première annuité
d’amortissement, calcule d’après leur durée d’utilisation normale pourra être
double, cette durée étant alors réduite d’une année.

2) Amortissements dégressifs

Les entreprises imposées d’après le régime du bénéfice réel ou tout autre


régime équivalent peuvent amortir, suivant le système dégressif, leurs matériels
et outillages neufs.

Le taux dégressif est obtenu par l’affectation au taux d’amortissement linéaire


d’un coefficient fixe en fonction de la durée de vie du bien, comme ci-après :

- 1,5 lorsque la durée d’utilisation du bien est de trois ou quatre ans ;


- 2,0 lorsque cette durée normale est de cinq ou six ans ;

Code Général des ImpôtsPage 26


- 2,5 lorsque la durée normale est supérieure à six ans.

Sont exclus du bénéfice de l’amortissement dégressif les immobilisations


autres que le matériels et outillages qui sont déjà usages au moment de leur
acquisition, et ceux dont la durée normale d’utilisation est inferieure a trois ans.

3) L’amortissement des biens loués en crédit bail


Toutefois, le locataire peut déduire les amortissements des biens loués dans le
cadre d’un contrat de crédit-bail ou de location-vente. La durée
d’amortissement de ces biens est réputée coïncider avec leur durée d’utilité.
Les amortissements des biens donnés en location ne sont pas déductibles chez
le crédit-bailleur et le bailleur, dans le cadre de la location-vente.

Article 51-B

En matière de provisions

Les provisions constituées de façon générale en vue de faire face à des pertes
et charges nettement précisées et que les évènements en cours rendent
probables, à condition qu’elles aient été effectivement constatées dans les
écritures de l’exercice et figurent au relevé des provisions prévues à l’article 60
du Livre de Procédures Fiscales.

Nonobstant les dispositions de l’alinéa précédent les banques et établissements


financiers installés dans les Etats membres de l’UEMOA, peuvent pour la
détermination de l’assiette de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux, déduire les provisions pour dépréciation de créances constituées
en application des normes de prudence édictées par la BCEAO. Toutefois, la
déduction de ces provisions ne peut être cumulable avec celle de toute autre
provision déterminée forfaitairement.

Les pertes susceptibles de provenir de l’irrecouvrabilite éventuelle des effets


réescomptes seront imputées sur le montant de la provision ainsi constituées.

Lorsqu’il sera mis fins aux opérations de réescompte visées ci –dessus, le


reliquat de la provision sera rapporté au bénéfice imposable de l’exercice au
cours duquel la provision sera devenue sans objet. Les pertes ou charges ci-
après ne peuvent donner lieu à constitution de provisions déductibles :
- Les provisions de propre assureur constituées par les entreprises,
- Les provisions que constitue une entreprise en vue de faire face au
versement d’allocation en raison du départ à la retraite ou pré- retraite des
membres de son personnel,
- L’indemnité pour congé payes

Les provisions admises en déduction du résultat imposable, qui, en tout ou


partie reçoivent un emploi non conforme a leur destination ou deviennent sans
objet au cours d’un exercice ultérieur sont rapportées au résultat dudit exercice.

Un décret pris en conseil de Ministre détermine les modalités d’application du


présent article.

Code Général des ImpôtsPage 27


Article 52

Les entreprises assujetties à l’impôt sur les bénéfices industriels et


commerciaux sont autorisées à déduire de leur bénéfice imposable dans la
limite d’un pour mille (10/00) de leur chiffre d’affaires les versements qu’elles
ont effectués au profit des collectivités publiques ou d’œuvres ou d’organismes
d’intérêt général de caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social,
familial ou culturel.

Article 53

Les provisions qui, en tout ou en partie, reçoivent un emploi non conforme à


leur destination ou deviennent sans objet au cours d’un exercice ultérieur, sont
rapportées aux résultats dudit exercice, sauf dispositions réglementaires
contraires. Lorsque le rapport n’a pas été effectué par l’entreprise elle-même,
l’Administration procède aux redressements nécessaires dès qu’elle constate
que les provisions sont devenues sans objet. Dans ce cas, ces provisions sont,
s’il y a lieu, rapportées aux recettes du plus ancien des exercices soumis à
vérification.

Article 54

Les transactions, amendes, confiscations, pénalités de toute nature mises à la


charge des contrevenants à la réglementation régissant les prix, la délivrance
des intentions d’importation et/ou d’exportation, la répartition des divers
produits, et l’assiette, la liquidation et le recouvrement des impôts,
contributions, taxes et tous droits d’entrée, de sortie, de circulation ou de
consommation ne sont pas admis en déduction des bénéfices soumis à l’impôt.

Article 55

Par dérogation aux dispositions de l'article 49 du présent Code, les plus-values


provenant de la cession, en cours d'exploitation, d'éléments de l'actif immobilisé
ne sont pas comprises dans le bénéfice imposable de l'exercice au cours duquel
elles ont été réalisées si, dans la déclaration des résultats dudit exercice, le
contribuable a pris l'engagement de réinvestir en immobilisations dans ses
entreprises situées dans un ou plusieurs États membre de l’union Monétaire Ouest
Africaine une somme égale au montant de ces plus-values ajoutées au prix de
revient des éléments cédés. Ce réinvestissement doit avoir lieu dans les trois ans
qui suivent la clôture de l'exercice au cours duquel les plus-values ont été
réalisées.

Si le réemploi est effectué dans le délai prévu ci-dessus, les plus-values


distraites du bénéfice imposable viennent en déduction du prix de revient des
nouvelles immobilisations, soit pour le calcul des amortissements, s'il s'agit
d'éléments d'actif amortissables, soit pour le calcul des plus-values réalisées
ultérieurement.

Sous réserve des dispositions de l’alinéa 1 du présent article, les plus values
provenant de la cession d’élément d’actif immobilise en fin d’exploitation ou
en cas de cession partielle d’entreprise et les indemnités reçues en contrepartie

Code Général des ImpôtsPage 28


de la cessation de l’exercice de la profession ou du transfert d’une clientèle
sont comptées dans les bénéfices commerciaux et les bénéfices des professions
non commerciales imposable, pour la moitie de leur montant

Toutefois, lorsque la cession, le transfert ou la cessation intervient plus de cinq


ans, après la création ou l’achat du fonds, de l’office ou de la clientèle, la plus
value n’est retenue dans les bénéfices imposables que pour le tiers de son
montant.

Article 56

Sont exonérés de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, en ce


qui concerne les sociétés ayant pour objet la construction d’immeubles en vue
de leur division, les plus-values résultant de l’attribution exclusive aux
associés, par voie de partage en nature à titre pur et simple, de la fraction des
immeubles construits par celles-ci et pour laquelle ils ont vocation.

Le bénéfice de cette opération est subordonné, toutefois, à la condition que le


procès-verbal de l’Assemblée générale approuvant le projet de partage soit
enregistré avant l’expiration d’un délai de cinq ans à compter de la date de
constitution de la société.

L’acte de partage lui-même devra être enregistré au plus tard un an après


l’enregistrement du procès-verbal de la délibération de l’Assemblée générale
approuvant le projet de partage.

Article 57

I. Le bénéfice imposable est obtenu en déduisant du bénéfice net total,


déterminé comme il est dit aux articles 50 et suivants du présent Code :

1. Le revenu brut des immeubles portés à l’actif du bilan qui ont supporté
l’impôt sur les revenus fonciers conformément aux articles 14 et
suivants du présent Code ;

2. Le revenu des valeurs et capitaux mobiliers figurant à l’actif de


l’entreprise et atteints par l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières
ou exonérés de cet impôt, à l’exception des produits de comptes
courants remplissant les conditions définies à l’article 32 du présent
Code.

Sont exclus de la déduction prévue ci-dessus les produits des prêts non
représentés par des titres négociables ainsi que les produits des dépôts et
comptes courants lorsqu’ils sont encaissés par ou pour le compte des
banquiers ou d’établissements de banques, des entreprises de placement ou
de gestion de valeurs mobilières, ainsi que les sociétés et compagnies
autorisées à faire des opérations de crédit foncier.

Code Général des ImpôtsPage 29


II. Cependant, les sociétés passibles de l’impôt sur les sociétés, imposées sur
leurs résultats incluant les revenus fonciers et les revenus des valeurs
mobilières, ne peuvent procéder à cette déduction.

Article 58

En ce qui concerne les sociétés à responsabilité limitée, les rémunérations


allouées à quelque titre que ce soit aux associés gérants majoritaires et portées
dans les frais et charges seront admises en déduction des bénéfices de la société
pour l’établissement de l’impôt à condition que ces rémunérations
correspondent à un travail effectif et soient soumises au nom de ces derniers à
l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux au taux prévu pour les
particuliers, après déduction des frais professionnels réellement supportés.

Pour l’application de la présente disposition, les gérants qui n’ont pas


personnellement la propriété de parts sociales sont considérés comme associés
si leur conjoint ou leurs enfants non émancipés ont la qualité d’associés.

Dans ce cas, comme dans celui où le gérant est associé, les parts appartenant en
toute propriété ou en usufruit au conjoint et aux enfants non émancipés du
gérant ou du conjoint du gérant sont considérées comme possédées par ce
dernier.

Les mêmes dispositions s’appliquent aux dirigeants des sociétés anonymes.

Article 59

Sont admis en déduction :

1. En ce qui concerne les sociétés coopératives de consommation, les bonis


provenant des opérations faites avec les associés et distribués à ces derniers
au prorata de la commande de chacun d’eux ;

2. En ce qui concerne les coopératives ouvrières de production et les


coopératives artisanales, la part des bénéfices nets distribués aux
travailleurs.

Article 60

En cas de déficit subi pendant un exercice, ce déficit est considéré comme une
charge de l’exercice suivant et déduit du bénéfice réalisé pendant ledit
exercice.

Si ce bénéfice n’est pas suffisant pour que la déduction puisse être


intégralement opérée, l’excédent du déficit est reporté successivement sur les
exercices suivants jusqu’au troisième exercice qui suit l’exercice déficitaire.

Article 61

Les stocks doivent être évalués au prix de revient ou au cours du jour de la


clôture de l’exercice si ce cours est inférieur au prix de revient.

Code Général des ImpôtsPage 30


Les travaux en cours sont évalués au prix de revient.

Article 62

En cas de hausse importante des prix de gros industriels, un décret pris en


Conseil des Ministres pourra autoriser les entreprises passibles de l’impôt sur
les bénéfices industriels et commerciaux à procéder à la réévaluation de
certains éléments de leur bilan.

Le décret prévu à l’alinéa précédent indiquera les coefficients de réévaluation.

Sont autorisés à procéder à la réévaluation de leur bilan, les contribuables


ci-dessous visés :

1. Les personnes physiques et les personnes morales qui exercent une activité
industrielle, commerciale, agricole ou artisanale, qui sont soumises à
l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ou à l’Impôt sur les
Sociétés suivant le régime réel, ont la faculté de procéder à la réévaluation
de leurs immobilisations corporelles amortissables, non entièrement
amorties, sous réserve qu’elles figurent au bilan d’ouverture de l’exercice
comptable qui sera retenu par le décret fixant modalités d’application de la
réévaluation.

Ce privilège s’applique également aux immobilisations de même nature


acquises ou créées entre le premier jour de l’ouverture de l’exercice et la
date de l’évènement qui motive la décision de réévaluer.

2. Sont exclues du bénéfice de la réévaluation :

 les sociétés de fait ;


 les entreprises en liquidation, quel que soit leur forme juridique.

3. La mise en œuvre de la réévaluation est subordonnée à la réalisation


simultanée des deux conditions ci-après :

 l’existence d’un décret pris en Conseil des Ministres autorisant la


réévaluation des bilans ; ce décret fixe les modalités particulières de
la réévaluation ainsi décidée ;

 la tenue d’une comptabilité complète conformément aux règles


prescrites en la matière au Mali.

Article 63

Les entreprises pourront réévaluer les éléments suivants :

1. Les immobilisations corporelles ;


2. Les créances et les dettes en monnaie étrangère ;
3. Les amortissements afférents aux immobilisations corporelles.

Toutefois, n’ouvrent pas droit à la réévaluation :

Code Général des ImpôtsPage 31


 les immobilisations dont l’entreprise n’est pas encore propriétaire à
la date de l’évènement qui motive la réévaluation ;
 les terrains et autres immobilisations incorporelles ;
 les véhicules conçus pour le transport des personnes à l’exception
de ceux directement et exclusivement affectés à l’exercice d’une
activité de transport.

Article 64

Les nouvelles annuités d’amortissement sont calculées à partir des valeurs


nettes réévaluées.

La réévaluation des immobilisations amortissables ne modifie pas les plans


d’amortissement en vigueur à la clôture de l’exercice comptable précédant
celui de la réévaluation.

Article 65

Les plus-values ou moins-values de cession des immobilisations sont


déterminées à partir des nouvelles valeurs réévaluées.

Article 66

L’augmentation des valeurs d’origine des immobilisations ne sera retenue pour


l’assiette de la contribution des patentes qu’à concurrence de la moitié de son
montant pour l’établissement des impositions émises au titre des deux années
suivant celle de la réévaluation.

Au-delà, la contribution visée à l’alinéa précédent est calculée sur le montant


intégral des nouvelles valeurs réévaluées.

Article 67

La réserve spéciale de réévaluation est passible d’une taxe spéciale dite de


« réévaluation » dont le taux est fixé à 10%. L’exigibilité de cette taxe est
indépendante de la situation de l’entreprise au regard de l’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux.

Article 68

1. La réserve spéciale de réévaluation ne peut être affectée ni directement, ni


indirectement à la compensation de pertes ou faire l’objet d’une
distribution.

2. En cas d’incorporation de la réserve spéciale de réévaluation au capital


social dans les deux années suivantes celle de la clôture de l’exercice
comptable de réévaluation, le droit prévu à l’article 324 du présent Code est
applicable.

Article 69

Code Général des ImpôtsPage 32


Les écarts de conversion des devises ainsi que des créances et dettes libellées
en monnaies étrangères par rapport aux montants initialement comptabilisés
sont déterminés à la clôture de chaque exercice en fonction du dernier cours de
change et pris en compte dans les charges ou dans les produits pour la
détermination du résultat imposable des exercices comptables.

Sous-section IV : Régime d’imposition

Article 70 (nouveau)

Il existe deux régimes d’imposition à l’impôt sur les bénéfices industriels et


commerciaux :

1. le régime de l’Impôt Synthétique applicable aux entreprises réalisant moins


de 50 millions de francs de chiffre d’affaires annuel hors taxe, y compris celles
disposant de plusieurs établissements ;

2. le régime du bénéfice réel applicable :


a) aux contribuables réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur ou égal à
50 millions de francs hors taxe ;

b) aux conseils fiscaux, aux comptables agréés et experts comptables agréés


ainsi qu’aux entreprises agréées au Code des Investissements ;

c) à toute personne relevant normalement de l’Impôt Synthétique mais ayant


exercé l’option pour le régime réel d’imposition.

Article 71 (nouveau)

L’Impôt Synthétique est, sous réserve des dispositions du dernier alinéa du


présent article, dû par les entreprises réalisant moins de 50 millions de
chiffre d’affaires annuel.

En sont exclues :

- Les entreprises réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur ou égal à 50


millions de francs ;
- Les personnes soumises au régime du bénéfice réel, expressément visées au
point 2 de l’article 70 (nouveau) ci-dessus.

En sont exonérées, pour la première année civile d’activité, les entreprises


se trouvant dans son champ d’application.

Article 72 (nouveau)

Les entreprises soumises à l’Impôt Synthétique, dont le chiffre d’affaires


vient à dépasser au cours d’une année, la limite visée à l’article 71 du

Code Général des ImpôtsPage 33


présent Code, deviennent de ce fait, imposables suivant le régime du
bénéfice réel.

Elles ne peuvent bénéficier à nouveau du régime de l’Impôt Synthétique


que si le montant du chiffre d’affaires qu’elles réalisent au cours des deux
années suivantes reste inférieur à 50 millions de Francs.

2) Modalités d’imposition

Article 73 (nouveau)

1. Le montant de l’Impôt Synthétique est établi selon le critère relatif


exclusivement au chiffre d'affaires déclaré par le contribuable.

Le paiement de l’Impôt Synthétique par les assujettis libère ceux-ci de tous


autres impôts, droits et taxes visées aux Titres I et II du présent Code.

Toutefois, les personnes disposant d’autres revenus que ceux au titre


desquels elles sont passibles de l’Impôt Synthétique sont soumises, pour
ces activités ou revenus, au régime de droit commun.

2. En cas d’option pour le régime du bénéfice réel ou de déclassement en


application de l’article 72 (nouveau) du présent Code, une fraction de
l’Impôt Synthétique acquitté au moyen d’une vignette devient un acompte
sur l’impôt annuel dû.

Le montant de cet acompte est déterminé par Arrêté du ministre chargé des
Finances portant répartition du produit de l’Impôt
Synthétique.

3) Tarifs de l’impôt synthétique

Article 74 (nouveau)

Le taux de l’Impôt synthétique est fixé à 3%.


Ce taux est appliqué sur le montant du chiffre d’affaires pour la détermination
du montant de l’impôt dû.

II. Régime du bénéfice réel


Article 75
Le régime réel d’imposition est applicable aux entreprises exclues du régime de
l’Impôt Synthétique et aux entreprises qui, bien que relevant normalement de ce
dernier régime, ont exercé l’option pour le régime réel d’imposition.
Le régime réel d’imposition comporte deux modes d’imposition, à savoir :

 le mode réel simplifié ;


 le mode réel normal.

Code Général des ImpôtsPage 34


A) Le mode du bénéfice réel simplifié :

1°) Personnes imposables :

Article 76 (nouveau)
Le mode du bénéfice réel simplifié s’applique :

a) dont l’activité principale est de vendre des marchandises, objets, fournitures


et denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fournir des prestations
de services, lorsque leur chiffre d’affaires annuel hors Taxe sur la Valeur
Ajoutée est supérieur ou égal à 50 millions de francs et inférieur ou égal à 250
millions de francs ;

b) relevant du régime de l’Impôt Synthétique en application de l’article


71 (nouveau) du présent Code et qui ont exercé l’option pour le régime réel
d’imposition.

Les chiffres d’affaires limites prévus au présent article sont ajustés au prorata
du temps d’exploitation dans l’année civile en ce qui concerne les
contribuables commençant ou cessant leurs activités en cours d’exercice fiscal.

Article 77

Les personnes dont le chiffre d’affaires s’abaisse au-dessous des limites


inférieures prévues à l’article précédent sont soumis au régime de l’impôt
synthétique, lorsque leur chiffre d’affaires est resté inférieur à ces limites
pendant trois exercices consécutifs et à la condition que l’activité exercée ne
soit pas, du fait de sa nature, exclue du régime de l’impôt synthétique.

2°) Option pour le Mode du Réel Simplifié

Article 78

Les personnes relevant de plein droit du régime de l’impôt synthétique


peuvent, avant le 1er novembre de chaque année, opter pour le mode du réel
simplifié. L’option prend alors effet à compter du 1 er janvier de l’année suivant
celle au cours de laquelle elle est exercée.

Elle est irrévocable pendant trois exercices consécutifs. A la fin de ce délai,


elle peut être dénoncée expressément par le contribuable auprès du Centre des
Impôts dont il relève, lorsque le chiffre d’affaires demeure inférieur au seuil
d’assujettissement du régime du bénéfice réel d’imposition.

La dénonciation doit alors intervenir dans le mois de janvier suivant la fin des
trois exercices consécutifs cités ci-dessus.

B) Le Mode du Bénéfice Réel Normal

Code Général des ImpôtsPage 35


Article 79

Les contribuables qui ne remplissent pas les conditions requises pour bénéficier
soit du régime de l’impôt synthétique soit du mode du bénéfice réel simplifié
sont soumis à l’impôt suivant le mode du bénéfice réel normal.

C) Dispositions communes aux deux modes du régime réel d’imposition

Article 80
Lorsqu’une entreprise est autorisée à exercer une activité au Mali sans y avoir
son siège social la quote-part des frais de siège social incombant aux
entreprises établies au Mali ne peut dépasser 20 % des frais généraux desdites
entreprises.
Les frais de siège s’entendent des frais de secrétariat, de la rémunération du
personnel employé au siège et des autres frais engages par la société mère pour
les besoins de l’ensemble de ses frais filiales et/ou établissements stables.

Article 81 (nouveau) (LF. 2018 pour l’exercice 2019)

1) Pour l'établissement de l'impôt sur les sociétés dû par les entreprises qui sont
sous la dépendance ou qui possèdent le contrôle d'entreprises situées au Mali ou
hors du Mali, les bénéfices indirectement transférés à ces dernières soient par
majoration ou diminution des prix d'achat ou de vente, soit par sous-
capitalisation, soit par tout autre moyen, sont incorporés aux résultats accusés
par les comptabilités.

Il est procédé de même pour les entreprises qui sont sous la dépendance d'une
entreprise ou d'un groupe possédant également le contrôle d'entreprises situées
au Mali ou hors du Mali.

Les mêmes règles s’appliquent en cas de transfert de bénéfices soit par


majoration ou diminution des prix d’achat ou de vente, soit par sous-
capitalisation, soit par tout autre moyen entre entreprises dépendantes situées
au Mali lorsque l’entreprises au profil de laquelle le transfert est effectué n’est
pas passible de l’impôt sur les bénéfices ou les revenus ou est assujettie à ces
impôts à un taux d’imposition inférieur de plus de 10 points de pourcentage au
taux d’imposition de droit commun au Mali.

2) Des liens de dépendance sont réputés exister entre deux entreprises lorsque :

 a) l'une détient directement ou par personne interposée la majorité du


capital social de l'autre ou y exerce en fait le pouvoir de décision ;
 b) elles sont placées l'une et l'autre, dans les conditions définies au point a,
sous le contrôle d'une même entreprise.

3) La condition de dépendance ou de contrôle n'est pas exigée lorsque le transfert


s'effectue avec des entreprises établies dans un État étranger ou dans un

Code Général des ImpôtsPage 36


territoire situé hors du Mali dont le régime fiscal est privilégié ou dans un pays
non coopératif.

Sont considérées comme bénéficiant d’un régime fiscal privilégié dans un État
ou un territoire considéré, les entreprises qui n’y sont pas imposables ou
assujetties à des impôts sur les bénéfices ou les revenus dont le taux
d’imposition est inférieur de plus de 10 points de pourcentage à celui de l'impôt
sur les bénéfices ou sur les revenus dont ces entreprises auraient été redevables
dans les conditions de droit commun au Mali, si elles y avaient été domiciliées
ou établies.

Sont considérés comme non coopératifs, les États et territoires qui ne se


conforment pas aux standards internationaux en matière de transparence et
d'échange d'informations dans le domaine fiscal, de manière à favoriser
l'assistance administrative nécessaire à l'application de la législation fiscale
malienne.

La liste des États non coopératifs est établie périodiquement par Décision du
Ministre chargé des Finances. Cette liste peut être élaborée à partir des
informations produites par les organisations sous régionales, régionales telles
que la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine
(UEMOA), la Commission de la Communauté économique des États de
l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’organisation de coopération et de
développement économique (OCDE), etc.

Si la liste prévue ci-dessus n’est pas établie pour une période donnée,
l’administration se réfère sur celle de l’une des organisations visées ci-dessus.

Article 82

Les bénéfices réalisés par des personnes physiques et les membres des sociétés
de personnes font l’objet d’une imposition établie au nom de chaque exploitant
ou associé pour l’ensemble des entreprises exploitées au Mali, au siège de la
direction des entreprises ou à défaut, au lieu du principal établissement.

Article 83

Dans les sociétés anonymes, les sociétés à responsabilité limitée ou en


commandite par actions, un Impôt sur les Sociétés (IS) est établi au nom de la
société.

Il en est de même pour les sociétés en commandite simple qui ont opté
expressément pour ce régime et sont alors assimilées à des sociétés de
capitaux. L’imposition est établie sous une cote unique au nom de la société.

Article 84

Code Général des ImpôtsPage 37


Dans les sociétés en nom collectif et les sociétés de caution mutuelle, chaque
associé est imposé pour sa part des bénéfices sociaux correspondant à ses droits
dans la société.

Dans les sociétés en commandite simple n’ayant pas exercé l’option prévue à
l’article 83 du présent Code, l’impôt est établi au nom de chacun des
commandités pour sa part respective de bénéfices, et pour le surplus au nom de
la société.

Article 85

 Le taux de l'impôt est fixé à 30%.


 La base taxable est arrondie au millier de francs inférieurs.

Article 86

Le montant de l’impôt dû par les contribuables imposés suivant le régime du


bénéfice réel ne peut être inférieur à 1% du montant du chiffre d’affaires hors
taxe arrondi au millier de francs inférieurs.

En ce qui concerne les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés, le chiffre
d’affaires s’entend du montant des produits d’exploitation et des produits
accessoires.

Ce minimum forfaitaire est dû même en cas de déficit et quelle que soit


l’importance de ce déficit.

Lorsque le chiffre d’affaires est supérieur ou égal au seuil d’assujettissement


du bénéfice réel d’imposition, le minimum forfaitaire visé au premier alinéa du
présent article ne peut être inférieur à la fraction de l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux contenu dans le montant maximum des cotisations.

Article 86-A

Pour les entreprises passibles de l'Impôt sur les sociétés dont l'objet est la
gestion des immeubles productifs de revenus locatifs inscrits à l'actif de leur
bilan, le minimum forfaitaire de perception de l'impôt sur les sociétés ne peut
être inférieur au montant de l'impôt sur les revenus fonciers dont elles auraient
été redevables si elles n'y avaient pas été exonérées.

D) Dispositions spécifiques aux sociétés mères et filiales

Article 87
Les produits bruts des participations d’une société mère dans le capital d’une
société filiale sont retranchés des produits imposables, déduction faite d’une
quote-part représentative des frais et charges. Cette quote-part est fixée
uniformément à 5% du produit total des participations. Elle ne peut être
inferieure, pour chaque période d’imposition à 5% du produit net des
participations.

Ces dispositions s’appliquent aux conditions cumulatives ci-après :

Code Général des ImpôtsPage 38


- La société mère et la société filiale sont constituées sous la forme de
sociétés par actions ou à responsabilité limitée;

- La société mère et sa ou ses filiales ont leur siège social dans l’un des Etats
membres de l’UEMOA et sont passible de l’impôt sur les sociétés.

- Les actions ou parts d’intérêts possédées par la première société


représentent au moins 10% du capital de la seconde société ;

- Les actions ou parts d’intérêts susvisées sont souscrites ou attribuées à


l’émission et sont inscrites au nom de la société ou que celle-ci s’engage à
les conserver pendant deux années consécutives au moins sous la forme
nominative. La lettre portant cet engagement doit être annexée à la
déclaration des résultats.

Lorsque les produits des participations ne sont pas éligibles au régime des
sociétés mères et filiales ci-dessus, la société participante n’est soumise à
l’impôt sur les sociétés sur lesdits produits que sur une part représentative d’au
moins 40% du produit des participations.

Les plus values provenant de la cession de titres de participation par les sociétés
de holding de droit national si le portefeuille desdites sociétés est composé d’au
moins 60% de participation dans les sociétés dont le siège est situé dans l’un
des Etats membre de l’UEMOA.

Les intérêts des emprunts obligatoires et tous autres titres d’emprunts émis par
les Etats membres et leur collectivités décentralisées.
Un décret pris en conseil des Ministres fixe les modalités d’application du
présent article.

Article 88

- Un crédit d’impôt correspondant à la retenue à la source opérée


conformément à l’article 427.4 du Livre de Procédures fiscales sur les
revenus de valeurs mobilières visés aux articles 23.1 et 29 du présent Code,
mis à la disposition des personnes morales et compris dans les bénéfices
imposables est imputé sur le montant de l’impôt sur les sociétés.

Il n’est pas restituable.

En outre, lorsqu’un exercice est déficitaire, les crédits d’impôts attachés aux
revenus de valeurs mobilières compris dans les résultats dudit exercice ne
peuvent être ni imputés, ni reportés, ni restitués.

E) Cession ou cessation d’entreprise - fusion de sociétés

Article 89

Code Général des ImpôtsPage 39


En cas de cession, qu’elle ait lieu à titre onéreux ou à titre gratuit, qu’il s’agisse
d’une vente forcée ou volontaire, le cessionnaire peut être rendu responsable,
solidairement avec le cédant du paiement des impôts afférents aux bénéfices
réalisés par ce dernier pendant l’année ou l’exercice de la cession jusqu’au jour
de celle-ci, ainsi qu’aux bénéfices de l’année ou de l’exercice précédent
lorsque, la cession étant intervenue pendant le délai normal de déclaration, ces
bénéfices n’ont pas été déclarés par le cédant avant la date de la cession.

Toutefois, le cessionnaire n’est responsable que jusqu’à concurrence du prix du


fonds de commerce, si la cession a été faite à titre onéreux, ou de la valeur
retenue pour la liquidation du droit de mutation entre vifs, si elle a eu lieu à
titre gratuit, et il ne peut être mis en cause que pendant un délai de trois mois
qui commence à courir du jour de la déclaration prévue à l’article 68 du Livre
de Procédures Fiscales, si elle est faite dans le délai imparti par ledit article, ou
du dernier jour de ce délai à défaut de déclaration.

Article 90

Les plus-values, autres que celles réalisées sur les marchandises, résultant de
l’attribution d’actions ou de parts sociales (part de capital) à la suite de fusions
de sociétés de capitaux sont exonérées de l’impôt sur les bénéfices industriels
et commerciaux.

Il en est de même des plus-values, autres que celles réalisées sur les
marchandises, résultant de l’attribution gratuite d’actions ou de parts sociales à
la suite de l’apport par une société de capitaux à une autre société de capitaux,
d’une partie de ses éléments d’actif, à condition que la société bénéficiaire de
l’apport ait son siège social au Mali.

Toutefois, l’application des dispositions des deux alinéas précédents est


subordonnée à l’obligation constatée dans l’acte de fusion de l’apport de
calculer, en ce qui concerne les éléments autres que les marchandises
comprises dans l’apport, les amortissements annuels à prélever sur les
bénéfices, ainsi que les plus-values ultérieures résultant de la réalisation de ces
éléments, d’après le prix de revient qu’ils comportaient pour les sociétés
fusionnées ou pour la société apporteuse, déduction faite des amortissements
déjà réalisés par elles.

Article 91

Sous réserve des dispositions du deuxième alinéa de l’article 71 du Livre de


Procédures Fiscales, les plus-values provenant de la cession d’éléments d’actif
immobilisés en fin d’exploitation ou en cas de cession partielle d’entreprise et
les indemnités reçues en contrepartie de la cessation de l’exercice de la
profession ou du transfert d’une clientèle sont imposées de la façon suivante :

1. Sur la totalité lorsque la cession, le transfert ou la cessation interviennent


moins de deux ans après la création ou l’acquisition.

Code Général des ImpôtsPage 40


2. La plus - value est comptée pour moitié lorsque la cession, le transfert ou la
cessation interviennent plus de deux ans et moins de cinq ans après la
création ou l’acquisition.

3. La plus - value n’est retenue que pour le tiers de son montant lorsque la
cession, le transfert ou la création interviennent plus de cinq ans après la
création ou l’acquisition de l’élément cédé.

Article 92

Les délais prévus à l’article précédent ne sont opposables ni au conjoint


survivant, ni aux héritiers en ligne directe, lorsque la cession, le transfert ou la
cessation de l’exercice de la profession sont la conséquence du décès de
l’exploitant.

Article 93

Les plus-values provenant de la cession d’un fonds de commerce intervenant


plus de cinq ans après la création ou l’achat du fonds par un contribuable
imposé suivant le régime de l’Impôt Synthétique, sont exonérées de l’impôt sur
les bénéfices industriels et commerciaux.

Toutefois, ces plus values sont à inclure dans le résultat fiscal lorsque le
contribuable a exercé l’option prévue à l’article 57 du Livre de Procédures
Fiscales ou lorsqu’il a été déclassé au cours de l’exercice de cession.

F) Dispositions particulières concernant les personnes n’ayant pas au Mali


d’installation permanente

Article 94

Sont, sous réserve de l'application de conventions fiscales de non double


imposition, assujettis à une retenue à la source les sommes ou revenus versés
en rémunération d'une activité économique exercée par les personnes n'ayant
pas au Mali d'installation professionnelle permanente. Ces sommes ou revenus
comprennent notamment :
a) Les rémunérations versées aux membres des professions libérales, aux
titulaires des charges et offices ;
b) les sommes ou revenus versés pour :

 l'usage ou la concession de l'usage d'un droit d'auteur sur une oeuvre


littéraire; artistique ou scientifique y compris les films
cinématographiques et de télévisions ;
 l'usage ou la concession de l'usage d'un brevet, d'une marque de
fabrique, d'un commerce, d'un dessin ou d'un modèle, d'un plan, d'une
formule ou d'un procédé secret ainsi que la location d'équipement
industriel, commercial ou scientifique ne constituant pas un bien
immobilier ;
 pour les informations ayant trait à une expérience acquise dans le
domaine industriel, commercial ou scientifique ;

Code Général des ImpôtsPage 41


 d'une façon générale toutes sommes payées en rémunération des
prestations de toute nature fournies ou utilisées au Mali telles que
prestation d'études, d'assistance technique, financière ou comptable,
de prospection.

c) les marchés ou contrats publics quel qu'en soit l'objet.

Article 95

Les dispositions qui précèdent s’appliquent, que le bénéficiaire des droits ou


produits soit une personne physique ou une société, quelque soit dans ce cas la
forme de la société.

Les mêmes dispositions s’appliquent également aux artistes de théâtre, de


musique et autres non domiciliés au Mali et qui organisent ou font organiser
occasionnellement des représentations ou des concerts.

Article 96

Pour les prestations de services, le montant des sommes imposables est


déterminé en appliquant aux encaissements bruts une déduction forfaitaire de
50% au titre des charges. Toutefois, en ce qui concerne les produits des
représentations et des concerts visés à l'article précédent, les encaissements
bruts sont au préalable diminués des droits et taxes frappant les entrées.

Pour les marchés, contrats de travaux et/ou de fournitures, le montant des


sommes imposables est déterminé en appliquant aux encaissements bruts une
déduction forfaitaire de 90% au titre des charges.

Article 97

Le taux de la retenue est fixé à 30%.

Le montant de l'impôt est retenu à la source par la personne qui verse un


revenu en rémunération d'une activité économique déployée au Mali dans les
conditions des articles 94 et 95 du présent code.

L’impôt est assis et liquidé conformément aux dispositions de l’article 96 du


présent code.

Article 98

La retenue à la source telle que définie par les dispositions qui précèdent est
indépendante de celle édictée à l’article 116 du Livre de Procédures Fiscales et
relative aux taxes sur le chiffre d’affaires.

G) Dispositions particulières concernant le précompte

Champ d’application

Article 98 A

Code Général des ImpôtsPage 42


Il est institué au profit du budget d'État, un précompte au titre de l'impôt assis
sur les bénéfices industriels et commerciaux et de l'impôt sur les sociétés.

Article 98 B

Sous réserve des dispositions de l'article 98 C ci-après, sont soumises au


Précompte les opérations :

- d'importation de marchandises à but commercial réalisées par les personnes


ne disposant pas d'un Numéro d'Identification Fiscal ou d'un Numéro
d'Identification National ou ne remplissant pas les conditions requises pour
le commerce avec l'extérieur ;

- d'achats de biens commerciaux sur le marché intérieur effectués par les


personnes ne disposant pas d'un Numéro d'Identification Fiscal ou d'un
Numéro d'Identification National ;

- de fournitures de biens et/ou de services dont le prix est payé par le Trésor
Public.

Personnes et affaires exclues du précompte

Article 98 C

Sont exclues du champ d'application du précompte les opérations :

- d'importation de marchandises à but commercial réalisées par les personnes


remplissant les conditions requises pour l'exercice du commerce avec
l’extérieur ;

- d'achats de marchandises à but commercial effectuées sur le marché intérieur


par les personnes titulaire d'un Numéro d'Identification Fiscal ou d'un Numéro
d'Identification National ;

- d'achats de marchandises effectuées sur le marché intérieur par les personnes


n'ayant pas la qualité de commerçant ;

- de ventes d'eau et d’électricité ;

- de prestation de service de télécommunication.

Fait générateur, Exigibilité, Assiette et Taux

Article 98 D

Le fait générateur et l'exigibilité du précompte sont simultanément constitués par:

- la mise à la consommation des marchandises, en ce qui concerne les


opérations d'importation de marchandises à but commercial ;

- la livraison, en ce qui concerne les opérations de vente de marchandises à


but commercial effectuées sur le marché intérieur ;

Code Général des ImpôtsPage 43


- le paiement, en ce qui concerne les fournitures de biens et de services faites
à l'Etat et aux services publics et parapublics et dont le règlement est fait par
le Trésor Public.

Article 98 E

La base d'imposition est constituée par :

- la valeur en douane des marchandises majorée des droits et taxes exigibles,


à l'exception de la Taxe sur la Valeur Ajoutée, en ce qui concerne les
opérations d'importation de marchandises ;

- le prix toutes taxes comprises, à l'exception de la Taxe sur la Valeur


Ajoutée, en ce qui concerne les achats commerciaux de biens et/ou de
services effectués sur le marché intérieur.

Article 98 F

Le taux du précompte est fixé à :

- 5% pour les marchandises importées ;

- 5% pour les achats de biens à but commercial effectuées sur le marché


intérieur par les personnes ne disposant pas d'un Numéro d'Identification
Fiscal ou d'un Numéro d'Identification National ;

- 1,5% pour les fournitures de biens et/ou de services dont le prix est payé
par le Trésor Public.

Rattachement du montant du précompte et suppression de l'Acompte sur Divers Impôts


et Taxes

Article 98 G

Le montant du précompte est perçu pour le compte de la Direction Générale


des Impôts.
Il constitue un minimum d’imposition dû au titre des bénéfices professionnels et
non professionnels.
Il ne peut faire l'objet de remboursement total ou partiel sauf en cas d'erreur
commise dans son calcul.

Article 98 H (L.F.2013) La loi n°97-13 du 7 mars 1997 est abrogée.

SECTION V : LES BENEFICES AGRICOLES

Sous-section I - ACTIVITES ET PERSONNES IMPOSABLES

Article 99
Sont imposés annuellement dans la catégorie des bénéfices agricoles tous les
revenus provenant d’exploitations agricoles situées au Mali :

Code Général des ImpôtsPage 44


qu’il s’agisse de produits de terrains propres à la culture, de produit de
l’élevage, de l’aviculture, de la pisciculture, ou de la production forestière ;
que l’exploitation soit la source principale de revenu du contribuable ou qu’elle
ne soit qu’un revenu secondaire ;
que l’exploitation soit la source principale de revenu du contribuable ou qu’elle
ne soit qu’un revenu secondaire ;
que l’exploitation soit individuelle, sous forme de société publique ou privée.

Article 100

L’impôt sur les bénéfices agricoles ne frappe que les bénéfices réalisés dans
l’exploitation ne relevant pas du cadre de l’agriculture traditionnelle.

Article 101
Les conditions d’application de l’article 100 seront fixées par arrêté conjoint du
Ministre chargé des finances, du Ministre chargé de l’Agriculture, du Ministre
chargé de l’Élevage, du Ministre chargé de la Pêche, du Ministre chargé de
l’Environnement et du Ministre chargé de l’Assainissement.

Article 102
Ne sont imposés que dans la catégorie des bénéfices agricoles, les
contribuables qui vendent dans un magasin contigu ou non à leur exploitation
des produits de leur exploitation agricole dans la proportion des trois quarts au
moins du montant total de leurs ventes.

Article 103

L’imposition est établie au nom du propriétaire, société, exploitant individuel,


les fermiers ou métayers étant uniquement imposés aux impôts forfaitaires.

Toutefois, l’exploitant forestier est toujours personnellement imposé sur les


revenus tirés de la production forestière, à quelque titre qu’il exploite.

Article 104
Sont exemptées de l’impôt sur les bénéfices agricoles :

Les exploitations pilotes investissant dans la recherche agronomique plus de


50% de leurs bénéfices ;

Les caisses de crédit agricole mutuel ;

Les sociétés de prévoyance et les sociétés coopératives agricoles.

Article 105

Les exploitations agricoles sont exonérées de l’impôt pendant un délai de cinq


ans :

à compter de la première récolte, s’il s’agit d’activité de culture ;

à compter de la première vente de produits, s’il s’agit d’exploitation forestière,


avicole, piscicole ou d’élevage.

Code Général des ImpôtsPage 45


Article 106

Pour bénéficier de cette exonération temporaire, l’exploitation doit formuler


une demande auprès du Directeur Régional des Impôts du lieu d’exploitation,
dans l’année où il commence à exploiter dans les conditions définies à l’article
101.

II doit ensuite indiquer, dans un délai de trois mois, la date de la première vente
qui sera le point de départ de l’exonération.

Sous- section II. REGIMES D’IMPOSITION


Article 107

Les bénéfices agricoles sont normalement déterminés suivant le régime


forfaitaire, quelle que soit l’importance du chiffre d’affaires.

Toutefois, les contribuables tenant une comptabilité régulière et complète


peuvent opter pour l’imposition d’après le bénéfice réel.

A) DETERMINATION DU BENEFICE FORFAITAIRE


Article 108

Le bénéfice forfaitaire est calculé d’après les éléments de base ci-après :

1. le nombre d’hectares cultivés, s’il s’agit d’activités de culture ;

2. le nombre d’arbres fruitiers en production ;

3. le nombre d’hectares ou de pieds mis en coupe, s’il s’agit d’exploitation


forestière ;

4. le nombre d’animaux reproducteurs ou en état d’être commercialisés, il


s’agit d’activités se rattachant à l’élevage, à l’aviculture ou à la
pisciculture.

Article 109

Les bénéfices unitaires moyens fixés à partir de ces chiffres sont définis chaque
année par une commission comprenant :

Le Gouverneur de région ou son représentant ;


Un représentant du Ministre chargé des Finances ;
Un représentant du Ministre charge de l’agriculture;
Un représentant du Ministre charge de l’élevage;
Un représentant du Ministre charge de la pèche;
Un représentant du Ministre charge de l’environnement;
Un représentant du Ministre charge de l’assainissement;
Le président de la chambre régionale d’agriculture ou son représentant
Le Directeur Régional des Impôts ;
Un représentant des cultivateurs ;

Code Général des ImpôtsPage 46


Un représentant des éleveurs ;
Un représentant des autres exploitants forestiers.
Un représentant des pécheurs et pisciculteurs

La commission régionale se réunit au niveau régional dans le courant du mois


de novembre, sous la présidence du Gouverneur de région.

Les propositions de la Commission sont soumises à l’approbation du Ministre


des Finances. Elles font l’objet d’un arrêté affiché dans les mairies et cercles et
publiées au "Journal Officiel".

Article 110
Le bénéfice forfaitaire de chaque exploitation est obtenu en multipliant le
bénéfice forfaitaire moyen déterminé par la Commission par le nombre
d’éléments cités à l’article 108 ci-dessus.

Toutefois il est abstraction de la superficie des parcelles dont, par suite


d’évènements extraordinaires, tels qu’inondation, feu de brousse, sécheresse
exceptionnelle, la récolte n’a pas atteint la moitié de la récolte des exploitations
de même type ou de la moyenne des trois années précédentes. Cette disposition
n’est pas applicable dans le cas où la perte ayant été générale dans une région,
il en a été tenu compte pour la fixation du bénéfice forfaitaire moyen.

Article 111
Lorsqu’il s’agit d’une exploitation autre que de culture où lorsque la perte
n’atteint pas la limite prévue à l’article 110 alinéa 2 l’exploitant peut demander,
en cas de calamités exceptionnelles, que le bénéfice forfaitaire de son
exploitation soit réduit du montant des pertes subies par son cheptel ou ses
récoltes, aux conditions suivantes :
 a) si la calamité présente un caractère durable, l’exploitant doit en aviser
immédiatement par écrit le chef du service des Impôts du lieu de situation de
l’exploitation ou du siège de la direction commune des exploitations ;
 b) à la fin de la période de calamité ou lorsque la calamité a un caractère
soudain et momentané l’exploitant doit fournir soit une attestation du Maire
ou du Préfet en ce qui concerne les sinistres sur les récoltes, soit un certificat
établi par le vétérinaire du Service de l’Élevage, s’il s’agit de pertes de bétail.
Ces pièces justificatives doivent parvenir au chef du service des Impôts du
lieu de situation de l’exploitation ou du siège de la direction commune des
exploitations dans un délai de 15 jours à partir de la date où la perte est
certaine.

Article 112

Il n’est pas tenu compte des plus-values de cession d’éléments d’actif ou de


cessation pour la détermination du bénéfice forfaitaire.

B) IMPOSITION D’APRES LE BENEFICE REEL


Article 113

Code Général des ImpôtsPage 47


Le contribuable qui veut être imposé d’après son bénéfice réel doit dénoncer
expressément son forfait dans un délai d’un mois à compter de l’affichage de
l’arrêté du Ministre chargé des Finances prévu à l’article 109.

La dénonciation adressée au chef du service des impôts du lieu de situation


l’exploitation ou du siège de la direction commune des exploitations est valable
pour l’année en cours et les deux suivantes.

Article 114
Les entreprises ayant opté pour le régime de l’imposition suivant le bénéfice
réel doivent tenir une comptabilité permettant de déterminer exactement le
bénéfice ou le déficit réalisé au cours de l’exercice.

Article 115
Le bénéfice réel de l’exploitation agricole est constitué par l’excédent des
recettes provenant de la culture, de l’élevage et des autres produits sur les
dépenses nécessites par l’exploitation durant l’exercice clos au cours de l’année
de l’imposition.

Pour cette détermination, il est tenu compte, d’une part, des récoltes sur pied et
des récoltes non encore vendues à la clôture de la période dont les résultats sont
retenus pour l’établissement de l’impôt ainsi que de la valeur au prix de revient
des animaux achetés au cours de cette période et destinés à la vente et ; d’autre
part, des amortissements correspondant à la durée normale des éléments de
l’actif immobilisé.
Lorsque le contribuable est propriétaire des bâtiments et des terrains affectés à
l’exploitation, les charges immobilières sont comprises dans les dépenses
déductibles.

Article 116

Le contribuable qui a dénoncé le forfait, peut, pour l’année au titre de laquelle


il a dénoncé son forfait, ne pas présenter de comptabilité régulière et compète.
Il doit indiquer le montant exact de ses recettes brutes et de ses dépenses, le
montant des dettes contractées, les quantités récoltées et vendues, les
principales natures de cultures.

Article 117

Les plus-values de cession d’éléments de l’actif immobilisé en cours d’exploitant


ou en fin d’exploitation sont :
 a) exonérées d’impôt si la cession ou la cessation ont lieu plus de dix ans
après mise en exploitation ;
 b) comptées pour moitié, s’il s’agit de cession ou de cessation avant dix ans
dans le cas de mise en exploitation par le vendeur sans considération de délai
dans le cas de cession ou de cessation après achat d’une exploitation
préexistante.

3- ETABLISSEMENT DE L’IMPOSITION : Taux.

Code Général des ImpôtsPage 48


Article 118

Les exploitants agricoles qui développent une innovation technologique


pourront bénéficier d’une réduction de 5% du montant de la contribution
forfaitaire a la charge de l’employeur normalement due au titre des salaires
verses aux employés de nationalité malienne.

Est considéré comme exploitant développant une innovation technologique,


tout exploitant remplissant au moins l’une des deux conditions ci-après.

- Investir dans la recherche ou la modernisation de l’exploitation une somme


au moins égale à 5% du chiffre d’affaire du dernier exercice clos,

- Présenter un programme d’investissement dont le cout est au moins égal a


1 500 000francs et qui vise à exploiter les résultats d’une recherche faite
par un organisme malien, un groupe de chercheur malien ou un chercheur
malien.

Article 119

Les entreprises agricoles dont les bénéfices sont déterminés forfaitairement


font l’objet d’un recensement par les agents du Services des Impôts dans le
dernier mois de la période d’imposition.

Article 120

Les bénéfices agricoles sont passibles d’un impôt proportionnel dont le taux est
fixé à 10% lorsque le contribuable relève du régime réel d’imposition.

Code Général des ImpôtsPage 49


Section VI : Taxe sur les plus-values de cession réalisées par
les particuliers

Sous-section I : Champ d'application

Article 121

Sous réserve des dispositions propres aux plus-values professionnelles, les


plus-values réalisées par les particuliers lors de la cession à titre onéreux de
biens ou de droits sont soumises à une taxe sur le gain appelée taxe sur les
plus-values de cession des particuliers.

Article 122 (nouveau)

Les dispositions de l'article précédent s'appliquent aux plus-values réalisées


sur :

 la cession de biens immobiliers (terrains, constructions, etc.) ;


 la cession de droits réels immobiliers (usufruit, nue-propriété, servitude,
etc.) ;
 les cessions de valeurs mobilières et droits sociaux des sociétés dont l'actif
est principalement constitué d'immeubles ou de droits réels portant sur ces
biens à l'exclusion des immeubles affectés par les sociétés à leur propre
exploitation industrielle, commerciale ou artisanale ;
 la cession de bijoux, d’objets d'art, d’objets de collection ou d'antiquité et
de valeurs mobilières.

Article 123

Sont exonérées de la taxe :


1) Toute plus-value réalisée lors de la cession d’une résidence principale.
Est considérée comme résidence principale :
 a) l’immeuble constituant la résidence habituelle du propriétaire depuis
l’acquisition ou l’achèvement, dans la limite d’une résidence par
contribuable ;
 b) l’immeuble constituant la résidence au Mali des maliens de
l’extérieur, à raison d’un immeuble.

2) Les plus-values résultant des cessions de parts ou actions d’OPCVM et de


toute autre forme de placement collectif agréée par le Conseil Régional de
l’Épargne Publique et des Marchés Financiers effectuées par leurs adhérents.

3) Les plus-values réalisées lors de la cession des meubles meublants et des


habillements personnels.

Code Général des ImpôtsPage 50


Sous-section II : Assiette et liquidation

Article 124

La base d'imposition de la taxe sur les plus-values de cession de biens est


déterminée ainsi qu'il suit :
 l'assiette de l'impôt est constituée par le montant net de la plus- value
pour les produits de cession d'immeubles ou de droits sociaux ;
 l'assiette est constituée par le montant net de la plus-value la plus-value,
pour la cession de biens immeubles, de droits réels immobiliers ou de
droits sociaux.

La plus-value imposable est constituée par la différence entre


 le prix de cession net ;
 et le prix d'acquisition par le cédant.

En cas d'acquisition à titre gratuit, la plus-value est égale au prix de cession


diminué de la valeur vénale du bien au jour de l'acquisition.

Article 125

La plus-value en cas d'expropriation pour cause d'utilité publique est égale à


l'indemnité d'expropriation diminuée du prix d'acquisition.

Article 126

Les plus-values immobilières réalisées moins de deux (2) ans après


l'acquisition du bien, sont intégralement assimilés à un gain et taxées comme
tel.

Article 127

Pour les plus-values immobilières réalisées plus de deux (2) ans après
l'acquisition du bien, le coût d'acquisition est revalorisé par les majorations
éventuelles et corrigé par un abattement pratiqué sur la plus-value de 5% par
an, à partir de la deuxième année d'acquisition du bien jusqu'à 50%.

Article 128

Pour les produits de cession des biens mobiliers, l'assiette est constituée par le
montant net de la plus-value, c'est-à-dire le prix de vente diminué des charges
supportées pour la conservation du bien et des frais encourus lors de la cession.

Code Général des ImpôtsPage 51


Article 1291 (nouveau)

Les taux de la taxe sont fixés ainsi qu’il suit :

 7% pour les plus-values de cession d’action et de parts sociales ;


 5% pour les plus-values de cession d’obligation ;
 15% pour les plus-values à court terme autres que celles afférentes à la cession
des valeurs mobilières ;
 5% pour les plus-values à long terme autres que celles afférentes à la cession des
valeurs mobilières.

Article 129 A

Il est institué une taxe sur les plus-values de cessions réalisées par les non-résidents.

Article 129 B

Sont passibles de la taxe sur les plus-values de cessions réalisées par les non-résidents toutes
les personnes physiques ou morales non résidentes qui cèdent directement ou indirectement
des titres de sociétés immatriculées au Mali.

Sont considérés comme des cessions, les mutations à titre onéreux ou gratuit, entrainant le
changement de propriété des titres de la société, quel qu’en soit le mode opératoire,
notamment la vente, l’échange, l’apport en société, la distribution des titres, les donations et
les successions.

Sont notamment considérés comme titre de sociétés, les actions et les parts sociales.

Article 129 C

Le taux de l’impôt est fixé à 15% applicable sur la valeur de la plus-value réalisée.

Ce taux est porté à 30% si le cédant est résident d’un pays non coopératif où à fiscalité
privilégiée au sens de l’article 81 du présent Code.

Article 129 D

Le produit de la taxe sur les plus-values de cessions réalisées par les non-résidents est affecté
au budget national.

1
Annexe à la Loi de Fin. Rect. 2017.

Code Général des ImpôtsPage 52


Chapitre II : La contribution des patentes et
licences
Section I : Personnes imposables – exemptions

Article 130

Toute personne malienne ou étrangère qui exerce au Mali un commerce, une


industrie, une profession non explicitement compris dans les exemptions
déterminées à l’article 131 du présent Code est assujettie à la contribution des
patentes.

Les patentes sont annuelles et personnelles et ne peuvent servir qu’à ceux à qui
elles sont délivrées.

Le fait habituel d’une profession comporte, seul, l’imposition aux droits de


patente.

Article 131

Ne sont pas imposables à la patente :

1. L’Etat, les collectivités secondaires et les organismes publics pour les


services publics d’intérêt général, mais ils seraient normalement
imposables pour toutes exploitations exercées dans les mêmes conditions
que les particuliers (chemins de fer notamment) ;

2. Les personnes morales bénéficiant de l’exonération de l’impôt sur les


bénéfices industriels et commerciaux en vertu de l’article 47 du présent
Code ;

3. Les assujettis à l’impôt synthétique, au titre des activités pour lesquelles ils
sont soumis à cet impôt ;

4. Les associés des sociétés en nom collectif, à responsabilité limitée, en


commandite ou anonymes ès qualité, l’associé unique de la société à
responsabilité limitée ;

5. Les exportateurs de bétail au titre de cette seule activité.

Sont exonérées de droits de patente professionnelle et des cotisations connexes


dus au titre de la première année civile d’activité les entreprises nouvellement
créées et non éligibles au Code des investissements, au Code Minier, code
pétrolier et aux dispositions régissant les programmes immobiliers approuvés
par l’État.

53
Article 132

1. Les personnes physiques âgées de moins de 40 ans et titulaires d’au moins


un diplôme professionnel délivré par un établissement professionnel agréé,
ainsi que les personnes morales et groupements constitués uniquement de
ces personnes physiques qui entreprennent une profession qui les rend
passibles de la contribution des patentes bénéficient, en ce qui concerne la
patente, d’une exonération de :

 100% pour leur première année civile d’activité ;


 50% pour leur deuxième année civile d’activité ;
 25% pour leur troisième année civile d’activité.

2. Les agents de la Fonction Publique partant volontairement à la retraite et


les salariés des secteurs public et privé, ayant fait l’objet d’un licenciement
pour motif économique qui entreprennent pour leur propre compte, sous
forme individuelle ou sous forme sociétaire, une profession qui les rend
passibles de la contribution des patentes, bénéficient des mêmes avantages.

Un arrêté conjoint des ministres chargé respectivement des finances, de


l’éducation nationale et de l’emploi et de la formation professionnelle
déterminera l’application du présent article.

Article 133

Les commerces, industries et autres professions non compris dans les


exemptions et non dénommés dans le tarif des patentes sont assujettis à la
patente d’après l’analogie des opérations, suivant décision du Chef de Centre
des Impôts.

En cas de contestation l’assimilation devra être prononcée par décision du


Directeur Général des Impôts, Directeur des impôts du district, Directeur
Régional des Impôts ou du Sous Directeur des Grandes Entreprises, selon le
cas.

54
Section II : Détermination de la base d’imposition

Article 134

La contribution des patentes se compose des éléments suivants :

1. Un droit fixe ;

2. Un droit proportionnel sur la valeur locative des locaux professionnels. Ces


droits sont réglés conformément aux tableaux A, B et C annexés au présent
chapitre.

Sous-section I : Droit fixe

Article 1352 (nouveau)

Le patentable qui, dans le même établissement, exerce plusieurs commerces,


industries ou professions, ne peut être soumis qu’à un seul droit fixe. Ce droit
est le plus élevé de ceux qu’il aurait à payer s’il était assujetti à autant de droits
fixes qu’il exerce de professions.

Lorsque les professions exercées dans le même établissement sont toutes


inscrites au tableau B, le patentable est assujetti aux taxes variables d’après
tous les éléments d’imposition afférents aux professions exercées, mais il ne
paiera que la plus élevée des taxes déterminées.

Lorsque le patentable exerce à la fois des professions des tableaux A et B, il


doit le plus élevé des droits fixes qui résulte de l’application du tarif du
tableau A ou des taxes déterminées du tableau B, d’une part, et d’autre part, la
totalité des taxes variables du tableau B.

Lorsque le patentable qui exerce des professions du tableau A, se livre à des


opérations d’importation et/ou d’exportation, il doit le plus élevé des droits
fixes qui résulte de l’application du tarif du tableau A ou du tableau C.

Lorsque le patentable qui exerce des professions du tableau B, se livre à des


opérations d’importation et/ou d’exportation, il doit le plus élevé des droits
fixes qui résulte de l’application du tarif du tableau C ou des taxes déterminées
du tableau B, d’une part, et d’autre part, la totalité des taxes variables du
tableau B.

2
Annexe à la Loi de Fin. Rect. 2017.

55
Article 136

Le patentable ayant plusieurs établissements distincts de même espèce ou


d’espèces différentes est passible d’un droit fixe en raison du commerce, de
l’industrie ou de la profession exercée dans chacun de ces établissements.

Sont considérés comme formant des établissements distincts ceux qui


présentent l’une des caractéristiques suivantes :

1. D’avoir un préposé spécial traitant avec le public, même s’il n’a pas la
procuration du chef ou de l’agent de la maison ;

2. De comporter un inventaire spécial de leurs marchandises ;

3. Être situés dans des locaux distincts, lors même que ceux-ci seraient
juxtaposés dans le même immeuble à d’autres établissements du même
patenté.

Mais les opérations effectuées par un patenté dans ses propres locaux ou dans
les locaux séparés pour le compte de tiers dont il n’est que le représentant,
contrôlées par le ou les commettants, soit qu’ils exigent des rapports, comptes
rendus, comptabilités spéciales, soit qu’ils fassent surveiller périodiquement
lesdites opérations par des agents ou inspecteurs, donnent toujours lieu à
l’imposition de droits de patentes distincts établis au nom du ou des
commettants.

Article 137

Dans les établissements passibles du tableau A dont la classification diffère


suivant le nombre de salariés, les individus au-dessus de 60 ans ne sont
comptés que pour moitié de leur nombre.

Ne sont pas comptés dans ces éléments, la femme travaillant avec son mari, un
simple manœuvre dont le concours est indispensable à l’exercice de la
profession.

56
Sous-section II : Droit proportionnel

Article 138

Le droit proportionnel est établi sur la valeur locative des bureaux, magasins,
boutiques, usines, ateliers, hangars, remises, chantiers, terrains de dépôts,
outillage fixe, et autres locaux et emplacements servant à l’exercice de la
profession y compris les installations de toute nature passible de l’impôt
foncier, à l’exception des locaux d’habitation.

Il est dû alors même que les locaux occupés sont concédés à titre gratuit.

Article 139

Le droit proportionnel pour les usines et établissements industriels est calculé


sur la valeur locative de ces établissements, pris dans leur ensemble et munis
de tous leurs moyens matériels de production.

Article 140

La valeur locative est déterminée :

1. Pour les bâtiments et installations loués, au moyen de baux authentiques ou


de locations verbales passés dans les conditions normales.
2. Pour les bâtiments non loués, par comparaison avec des locaux dont le
loyer aura été régulièrement constaté ou sera notoirement connu.
3. Pour les installations industrielles et en général dans tous les cas où aucun
des procédés susvisés ne peut être appliqué, par voie d’appréciation directe.
En cas d’appréciation directe, la valeur locative ne peut en aucun cas être
inférieure à 5% de la valeur d’acquisition de l’élément avant
amortissement.

57
Section III : Dispositions spéciales à certaines catégories de
professions

Article 141

Les importateurs et les exportateurs sont exonérés de droit fixe pour un


magasin de vente en gros.

Article 142

Lorsque les entrepreneurs de travaux publics sont étrangers au Mali, ils doivent
être considérés, alors même qu’ils ne posséderaient aucun établissement au
Mali, comme y exerçant la profession d’entrepreneurs du fait que des travaux y
sont effectués.

58
Section IV : Formules de patentes

Article 143

Le duplicata visé à l’article 288 du livre des procédures fiscales devra être
revêtu d’un timbre fiscal de 2.500 Francs.
En revanche, aucun droit n’est exigé sur la formule de patente

Section V : Taux de l’impôt

Article 144

Les droits fixes de patente et les taxes variables sont fixés par le tarif des
patentes annexé au présent chapitre.

Le droit proportionnel est fixé à 10% de la valeur locative déterminée


conformément à l’article 140 du présent Code.

En aucun cas, le droit proportionnel ne peut être inférieur au quart du droit fixe.

Sous-section VI Tarif des patentes

Article 144 A (nouveau)

Le tarif des patentes est fixé comme suit :

Première zone District de Bamako


Deuxième zone Chefs-lieux de Régions
Troisième zone Autres Localités

59
Tableau A – Classe exceptionnelle

1- Commerçant en gros, demi-gros ou Droit fixe Droit


au détail dont le chiffre d’affaires proportionnel
annuel hors taxe est : 1ère 2eme 3ème

Zone Zone Zone


- supérieur ou égal à 1 milliard de 1 000 000 800 000 600 000 10 %
francs
- supérieur ou égal à 600 millions et 800 000 640 000 480 000 10 %
inférieur à 1 milliard de francs
- supérieur ou égal à 300 millions et 600 000 480 000 360 000 10%
inférieur 600 millions de francs
2- Transporteur dont le chiffre
d’affaires annuel hors taxe est :

- supérieur ou égal à 1 milliard de 1 000 000 800 000 600 000 10 %


francs
- supérieur ou égal à 600 millions et 800 000 640 000 480 000 10 %
inférieur à 1 milliard de francs
- supérieur ou égal à 300 millions et 600 000 480 000 361 000 10%
inférieur à 600 millions de francs
3- Fabricant, producteur dans un Établissement Industriel dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est :

- supérieur ou égal à 1 milliard de francs 1 000 000 800 000 600 000 10 %
- supérieur ou égal à 600 millions et 800 000 640 000 480 000 10 %
inférieur à 1 milliard de francs
- supérieur ou égal à 300 millions et 600 000 480 000 360 000 10 %
inférieur à 600 millions de francs
4. Banque, Etablissement financier, 1 000 000 800 000 600 000 10 %
Société de Crédit et de Crédit-bail,
Compagnie d’Assurance
5. Hôtel, Relais de tourisme classé “4 1 000 000 800 000 600 000 10 %
Etoiles” ou à défaut répondant aux
caractéristiques des Etablissements 4 Etoiles
ou plus
6. Loto Casino Loterie et autres jeux de 1000 000 800 000 600 000 10 %
hasard

Code Général Page 60


7. Société de Pari mutuel sur les courses 1000 000 800 000 600 000 10 %
Hippiques
8. Entrepreneur de Bâtiments ou de
Travaux Publics dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est :
- supérieur ou égal à 1 milliard de 1000 000 800 000 600 000 10 %
francs

- supérieur ou égal à 600 millions et 800 000 640 000 480 000 10 %
inférieur à 1 milliard

600 000 480 000 360 000 10%


- supérieur ou égal à 300 millions et
inférieur à 600 millions de francs
9. Entrepreneur d’installation
électrique, téléphonique, hydraulique dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est :
- supérieur ou égal à 1 milliard de francs 1000 000 800 000 600 000 10 %

- supérieur ou égal à 600 millions et inférieur


à 1 milliard 800 000 640 000 480 000 10 %

- supérieur ou égal à 300 millions et inférieur


à 600 millions de francs
600 000 480 000 360 000 10 %
10. Entrepreneur de menuiserie, de
maçonnerie, autre que l’entrepreneur de
bâtiments, dont le chiffre d’affaires annuel 800 000 600 000 10 %
hors taxe est :
- supérieur ou égal à 1 milliard de francs 1 000 000

- supérieur ou égal à 600 millions et


inférieur à 1 milliard

640 000
- supérieur ou égal à 300 millions et 800 000 480 000 10 %
inférieur à 600 millions de francs

480 000 360 000 10 %


600 000

11. Imprimerie (Exploitant une) dont


le chiffre d’affaires annuel hors taxe est :
- supérieur ou égal à 1 milliard de francs 1 000 000 800 000 600 000 10%

Code Général Page 61


- supérieur ou égal à 600 millions et inférieur
à 1 milliard
800 000 640 000 480 000 10%
- supérieur ou égal à 300 millions et inférieur
à 600 millions de francs

600 000 480 000 360 000 10%

12. Société ou entreprise minière, 1 000 000 1000 000 1000 000 10%
pétrolière et sous-traitants
13. Autres Professions
Agent d’assurances, courtiers d’assurances
dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est 500 000 400 000 300 000 10%
supérieur ou égal à 300 millions de francs
Société formée pour l’achat, la gestion, la
vente d’immeubles, et autres spéculations
immobilières dont le chiffre d’affaires annuel 300 000
hors taxe est supérieur ou égal à 300 millions 500 000 400 000 10%
de francs
Transitaire, commissionnaire en douanes dont
le chiffre d’affaires annuel hors taxe est 500 000 400 000 300 000 10%
supérieur ou égal à 300 millions de francs
Société d’expertises comptables, juridiques,
fiscales ou autres 500 000 400 000 300 000 10%
Établissement d’enseignement privé dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est 500 000 400 000 300 000 10%
supérieur ou égal à 300 millions de francs
Pâtisserie, boulangerie avec moyens
mécaniques dont le chiffre d’affaires annuel 500 000 400 000 300 000 10%
hors taxe est supérieur ou égal à 300 millions
de francs
Exploitant de buffet ou restaurant à l’intérieur
d’une gare, d’un aérodrome ou sur un bateau 500 000 400 000 10%
dont le chiffre d’affaire annuel hors taxe est 300 000
supérieur ou égal à 300 millions de francs

Code Général Page 62


Tableau A – Première classe

Droit fixe Droit proportionnel


1re zone 2e zone 3e zone
350 000 F 315 000 F 252 000 F 10%

- Abattoir industriel (Exploitant d’un).


- Agent d’assurances, courtiers d’assurances dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 300 000 000 et supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Agent immobilier et courtier d’immeubles dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Agent de communication, radio libre dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Agence de nettoyage, de publicité, de voyage, de tourisme (Exploitant une) dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Avocat, huissier, notaire, commissaire-priseur dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est égal ou supérieur à 250 000 000 de Francs.
- Blanchisseur avec moyens mécaniques ou pressing dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Boîte de nuit, dancing (Exploitant d’un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors
taxe supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Boucher en gros ou chevillard abattant annuellement 2 000 bœufs ou plus.
- Bureau d’Etudes, de renseignements, d’ingénieur-conseil ou d’ingénierie
informatique (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Bureau de change (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Café, bar (Exploitant un) avec ou sans jeux ou appareils à musique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Cinématographe, théâtre ou autre spectacle dans une salle où des installations sont
aménagées (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est supérieur
ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Clinique médicale ou vétérinaire (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Commerçant en gros, demi-gros ou au détail dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 300 000 000 et supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Transporteur dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 300 000 000
et supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Entrepreneur d’installation électrique, téléphonique ou hydraulique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 300 000 000 et supérieur ou égal à
250 000 000 de Francs.

Code Général Page 63


- Entrepreneur de bâtiments ou de travaux publics réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 300 000 000 et supérieur ou égal à 250 000 000 de
Francs.
- Entrepreneur de menuiserie, de maçonnerie, autre que l’entrepreneur de bâtiments,
réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 300 000 000 et supérieur
ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de distribution de films réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Établissement d’enseignement privé dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 300 000 000 et supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Établissements d’odontostomatologie dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Établissements médicaux dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est supérieur ou
égal à 250 000 000 de Francs.
- Établissements paramédicaux dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Expert-comptable, comptable, conseil juridique ou fiscal dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est supérieur ou égal à 250 000 000 de francs.
- Exploitant de buffet ou restaurant à l’intérieur d’une gare, d’un aérodrome ou sur un
bateau réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à 300 000 000 et
supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Exploitant de carrière dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est supérieur ou
égal à 250 000 000 de Francs.
- Fabricant, producteur dans un établissement industriel dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est inférieur à 300 000 000 et supérieur ou égal à 250 000 000 de
Francs.
- Garage de mécanique générale (Exploitant d’un) dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Géomètre, Topographe, Architecte dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Hôtel, relais de tourisme (Exploitant d’un) classé “3 Etoiles” ou à défaut répondant
aux caractéristiques des établissements “3 Etoiles”.
- Imprimerie (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
300 000 000 et supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Laboratoire d’analyses de biologie médicale dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Loueur de matériels industriels ou roulants, de fonds de commerce et autres dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Pâtisserie, boulangerie réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à
300 000 000 et supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Pharmacien d’officine dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est supérieur ou
égal à 250 000 000 de Francs.

Code Général Page 64


- Restaurant, gargote (Exploitant un) servant des repas d’un prix moyen supérieur à 7
500 Francs.
- Société formée pour l’achat, la gestion, la vente d’immeubles, et autres spéculations
immobilières réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 300 000 000
et supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.
- Transitaire et commissionnaire en douanes dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 300 000 000 et supérieur ou égal à 250 000 000 de Francs.

Tableau A – Deuxième classe

Droit fixe Droit proportionnel


1re zone 2e zone 3e zone
185 000 F 166 500 F 133 200 F 10 %

- Agent d’assurances, courtiers d’assurances dont le chiffre d’affaires annuel hors


taxe est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Agent immobilier et courtier d’immeubles dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Agent de communication, radio libre dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Agence de nettoyage, de publicité, de voyage, de tourisme (Exploitant une) dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à
200 000 000 de Francs.
- Avocat, huissier, notaire, commissaire-priseur dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Blanchisseur avec moyens mécaniques ou pressing dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs
- Boîte de nuit, dancing (Exploitant de) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Boucher en gros ou chevillard abattant annuellement 1 000 bœufs ou plus et moins
de 2 000 bœufs.
- Bureau d’Etudes, de renseignements, d’ingénieur-conseil ou d’ingénierie
informatique (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur
à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Bureau de change (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Café, Bar (Exploitant d’un) avec ou sans jeux ou appareils à musique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à
200 000 000 de Francs.
- Cinématographe, théâtre ou autre spectacle dans une salle où des installations sont
aménagées (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.

Code Général Page 65


- Clinique médicale ou vétérinaire (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Commerçant en gros, demi-gros ou au détail dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Transporteur dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 250 000 000
et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs
- Entrepreneur d’installation électrique, téléphonique ou hydraulique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à
200 000 000 de Francs
- Entrepreneur de bâtiments ou de travaux publics réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de
Francs
- Entrepreneur de menuiserie, de maçonnerie, autre que l’entrepreneur de bâtiments,
réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 250 000 000 et supérieur
ou égal à 200 000 000 de Francs
- Entrepreneur de distribution de films réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Établissements d’odontostomatologie dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Établissements médicaux dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Établissements paramédicaux dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur
à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Établissement d’enseignement privé dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs
- Expert-comptable, comptable, conseil juridique ou fiscal dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal 200 000 000 de
francs.
- Exploitant d’une usine de décorticage, d’égrenage.
- Exploitant de buffet ou restaurant à l’intérieur d’une gare, d’un aérodrome ou sur un
bateau réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à 250 000 000 et
supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs
- Exploitant de carrière dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Fabricant, producteur dans un établissement industriel dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de
Francs
- Garage de mécanique générale (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Géomètre, Topographe, Architecte dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Hôtel, relais de tourisme (Exploitant un) classé “2 Etoiles” ou à défaut, répondant
aux caractéristiques des établissements “2 Etoiles”.

Code Général Page 66


- Imprimerie (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs
- Laboratoire d’analyses de biologie médicale dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Loueur de matériels industriels ou roulants, de fonds de commerce et autres dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à
200 000 000 de Francs.
- Pâtisserie, boulangerie avec moyens mécaniques réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de
Francs
- Pharmacien d’officine dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs.
- Restaurant ou gargote (Exploitant un) servant des repas d’un prix moyen inférieur
ou égal à 7 500 et supérieur à 5 000 Francs.
- Transitaire et commissionnaire en douanes dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 250 000 000 et supérieur ou égal à 200 000 000 de Francs
- Société formée pour l’achat, la gestion, la vente d’immeubles, et autres spéculations
immobilières réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur ou égal à
300 000 000 de Francs.

Tableau A – Troisième classe

Droit fixe Droit proportionnel


1re zone 2e zone 3e zone
125 000 F 112 500 F 90 200 F 10 %

- Agence de gardiennage, de police privée employant plus de 10 salariés.


- Agence de nettoyage, de publicité, de voyage, de tourisme (Exploitant une) dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à
100 000 000 de Francs.
- Agent d’assurances, courtiers d’assurances dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs
- Agent immobilier et coutier d’immeubles dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Agent de communication, radio libre dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Avocat, huissier, notaire, commissaire-priseur dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Blanchisseur avec moyens mécaniques ou pressing dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Boîte de nuit, dancing (Exploitant de) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.

Code Général Page 67


- Boucher en gros ou chevillard abattant annuellement 400 bœufs ou plus et moins de
1 000 bœufs.
- Bureau d’Etudes, de renseignements, d’ingénieur-conseil ou d’ingénierie
informatique (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur
à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Bureau de change (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Café, Bar (Exploitant d’un) avec ou sans jeux ou appareils à musique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à
100 000 000 de Francs.
- Cinématographe, théâtre ou autre spectacle dans une salle où des installations sont
aménagées (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Clinique médicale ou vétérinaire (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Commerçant en gros, demi-gros ou au détail dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Transporteur dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 200 000 000
et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Entrepreneur d’installation électrique, téléphonique ou hydraulique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à
100 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de bâtiments ou de travaux publics réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de
Francs.
- Entrepreneur de distribution de films réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de menuiserie, de maçonnerie, autre que l’entrepreneur de bâtiments,
réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 200 000 000 et supérieur
ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Établissement d’enseignement privé dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Expert-comptable, comptable, conseil juridique ou fiscal dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal 100 000 000 de
francs.
- Établissements d’odontostomatologie dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Établissements médicaux dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Établissements paramédicaux dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur
à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Exploitant de carrière dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.

Code Général Page 68


- Exploitant de buffet ou restaurant à l’intérieur d’une gare, d’un aérodrome ou sur un
bateau réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à 200 000 000 et
supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Fabricant, producteur dans un établissement industriel dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de
Francs.
- Garage de mécanique générale (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Géomètre, Topographe, Architecte dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Hôtel, relais de tourisme (Exploitant de) classé “1 Etoile”, ou à défaut, répondant
aux caractéristiques des établissements “1 Etoile”.
- Imprimerie (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Laboratoire d’analyses de biologie médicale dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Loueur de matériels industriels ou roulants, de fonds de commerce et autres dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à
100 000 000 de Francs.
- Pâtisserie, boulangerie avec moyens mécaniques réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de
Francs.
- Pharmacien d’officine dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.
- Restaurant ou gargote (Exploitant un) servant des repas d’un prix moyen inférieur
ou égal à 5 000 et supérieur à 2 500 Francs.
- Transitaire et commissionnaire en douanes dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 200 000 000 et supérieur ou égal à 100 000 000 de Francs.

Tableau A – Quatrième classe

Droit fixe Droit proportionnel


1re zone 2e zone 3e zone
65 000 F 58 500 F 44 500 F 10 %

- Agence de nettoyage, de publicité, de voyage, de tourisme (Exploitant une) dont le


chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à
50 000 000 de Francs.
- Agent d’assurances, courtiers d’assurances dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Agence de gardiennage, de police privée employant 10 salariés ou moins.

Code Général Page 69


- Agent immobilier et courtier d’immeubles dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Avocat, huissier, notaire et commissaire priseur dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Agent de communication, radio libre dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Boîte de nuit, dancing (Exploitant de) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Bureau de change réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à
100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Boucher en gros ou chevillard abattant annuellement moins de 400 bœufs.
- Blanchisseur avec moyens mécaniques ou pressing dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Bureau d’Etudes, de renseignements, d’ingénieur-conseil ou d’ingénierie
informatique (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur
à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Café, Bar (Exploitant d’un) avec ou sans jeux ou appareils à musique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à
50 000 000 de Francs.
- Cinématographe, théâtre ou autre spectacle dans une salle où des installations sont
aménagées (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Commerçant en gros, demi-gros ou au détail dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Transporteur dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 100 000 000
et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Entrepreneur d’installation électrique, téléphonique ou hydraulique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à
50 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de bâtiments ou de travaux publics réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de
Francs.
- Entrepreneur de menuiserie, de maçonnerie, autre que l’entrepreneur de bâtiments,
réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 100 000 000 et supérieur
ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de distribution de films réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Établissement d’enseignement privé dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Expert-comptable, comptable, conseil juridique ou fiscal dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est inférieur à 100 000 000 de francs et supérieur ou égal à
50 000 000 de francs CFA.

Code Général Page 70


- Exploitant de buffet ou restaurant à l’intérieur d’une gare, d’un aérodrome ou sur un
bateau réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à 100 000 000 et
supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Exploitant de carrière réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à
100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Fabricant, producteur dans un établissement industriel dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de
Francs.
- Garage de mécanique générale (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Géomètre, topographe et architecte réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Hôtel, relais de tourisme (Exploitant un) ne répondant à aucune caractéristique des
établissements classés suivant le nombre d’étoile.
- Imprimerie (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Laboratoire d’analyses de biologie médicale dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Clinique médicale ou vétérinaire dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Etablissement d’odontostomatologie dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Etablissement médical ou paramédical dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Loueur de matériels industriels ou roulants, de fonds de commerce et autres dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à
50 000 000 de Francs.
- Pâtisserie, boulangerie avec moyens mécaniques réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de
Francs.
- Pharmacien d’officine dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.
- Restaurant, gargote (Exploitant un) servant des repas d’un prix moyen inférieur ou
égal à 2 500 et supérieur à 2000 Francs.
- Transitaire et commissionnaire en douanes dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 100 000 000 et supérieur ou égal à 50 000 000 de Francs.

Tableau A – Cinquième classe

Droit fixe Droit proportionnel


1re zone 2e zone 3e zone
55 000 F 45 000 F 30 000 F 10 %

Code Général Page 71


- Agence de nettoyage, de publicité, de voyage, de tourisme (Exploitant une) dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à
40 000 000 de Francs.
- Agent d’assurances, courtiers d’assurances dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Agent immobilier et courtier d’immeubles dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Avocat, huissier, notaire et commissaire-priseur dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Agent de communication, radio libre dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Boîte de nuit, dancing (Exploitant de) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Bureau de change réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à
50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Blanchisseur avec moyens mécaniques ou pressing dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Bureau d’Etudes, de renseignements, d’ingénieur-conseil ou d’ingénierie
informatique (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur
à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Café, Bar (Exploitant d’un) avec ou sans jeux ou appareils à musique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à
40 000 000 de Francs.
- Cinématographe, théâtre ou autre spectacle dans une salle où des installations sont
aménagées (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Commerçant en gros, demi-gros ou au détail dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Transporteur dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 50 000 000 et
supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Entrepreneur d’installation électrique, téléphonique ou hydraulique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à
40 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de bâtiments ou de travaux publics réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de menuiserie, de maçonnerie, autre que l’entrepreneur de bâtiments,
réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 50 000 000 et supérieur ou
égal à 40 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de distribution de films réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.

Code Général Page 72


- Établissement d’enseignement privé dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Exploitant de buffet ou restaurant à l’intérieur d’une gare, d’un aérodrome ou sur un
bateau réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à 50 000 000 et
supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Exploitant de carrière réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à
50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Fabricant, producteur dans un établissement industriel dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur ou égal à 50 000 000 et supérieur à 40 000 000 de Francs.
- Garage de mécanique générale (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Géomètre, topographe et architecte réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Imprimerie (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Laboratoire d’analyses de biologie médicale dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Clinique médicale ou vétérinaire dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Etablissement d’odontostomatologie dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Etablissement médical ou paramédical dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Loueur de matériels industriels ou roulants, de fonds de commerce et autres dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à
40 000 000 de Francs.
- Pâtisserie, boulangerie avec moyens mécaniques réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur ou égal à 50 000 000 et supérieur à 40 000 000 de Francs.
- Pharmacien d’officine dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.
- Restaurant, gargote (Exploitant un) servant des repas d’un prix moyen inférieur ou
égal à 2000 et supérieur à 1500 francs.
- Transitaire et commissionnaire en douanes dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 50 000 000 et supérieur ou égal à 40 000 000 de Francs.

Tableau A – Sixième classe

Droit fixe Droit proportionnel


1re zone 2e zone 3e zone
45 000 F 33500 F 25000 F 10 %

Code Général Page 73


- Agence de nettoyage de publicité de voyage, de tourisme (Exploitant une) dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 40 000 000 de Francs et supérieur
ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Agent d’assurances, courtiers d’assurances dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Agent immobilier et courtier d’immeubles dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Avocat, huissier, notaire et commissaire-priseur dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Agent de communication, radio libre dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Boîte de nuit, dancing (Exploitant de) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Bureau de change réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à
40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Blanchisseur avec moyens mécaniques ou pressing dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Bureau d’Etudes, de renseignements, d’ingénieur-conseil ou d’ingénierie
informatique (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur
à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Café, Bar (Exploitant d’un) avec ou sans jeux ou appareils à musique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à
30 000 000 de Francs.
- Cinématographe, théâtre ou autre spectacle dans une salle où des installations sont
aménagées (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Commerçant en gros, demi-gros ou au détail dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Transporteur dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 40 000 000 et
supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Entrepreneur d’installation électrique, téléphonique ou hydraulique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à
30 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de bâtiments ou de travaux publics réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de menuiserie, de maçonnerie, autre que l’entrepreneur de bâtiments,
réalisant un chiffre d’affaires annuel hors inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal
à 30 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de distribution de films réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Établissement d’enseignement privé dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.

Code Général Page 74


- Exploitant de buffet ou restaurant à l’intérieur d’une gare, d’un aérodrome ou sur un
bateau réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à 40 000 000 et
supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Exploitant de carrière réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à
40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Fabricant, producteur dans un établissement industriel dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de
Francs.
- Garage de mécanique générale (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Géomètre, topographe et architecte réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Imprimerie (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Laboratoire d’analyses de biologie médicale dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Clinique médicale ou vétérinaire dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Etablissement d’odontostomatologie, établissement médical ou paramédical dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à
30 000 000 de Francs.
- Etablissement médical ou paramédical dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Loueur de matériels industriels ou roulants, de fonds de commerce et autres dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à
30 000 000 de Francs.
- Pâtisserie, boulangerie avec moyens mécaniques réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur ou égal à 40 000 000 et supérieur à 30 000 000 de Francs.
- Pharmacien d’officine dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.
- Restaurant, gargote (Exploitant un) servant des repas d’un prix moyen inférieur ou
égal à 1500 et supérieur à 1000 francs.
- Transitaire et commissionnaire en douanes dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 40 000 000 et supérieur ou égal à 30 000 000 de Francs.

Tableau A – Septième classe

Droit fixe Droit proportionnel


1re zone 2e zone 3e zone
35 000 F 22500 F 15 500 F 10 %

Code Général Page 75


- Agence de nettoyage, de publicité, de voyage, de tourisme (Exploitant une) dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à
20 000 000 de Francs.
- Agent d’assurances, courtiers d’assurances dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Agent immobilier et courtier d’immeubles dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Avocat, huissier, notaire et commissaire-priseur dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Agent de communication, radio libre dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Boîte de nuit, dancing (Exploitant de) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Bureau de change réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à
30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Blanchisseur avec moyens mécaniques ou pressing dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Bureau d’Etudes, de renseignements, d’ingénieur-conseil ou d’ingénierie
informatique (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur
à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Café, Bar (Exploitant d’un) avec ou sans jeux ou appareils à musique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à
20 000 000 de Francs.
- Cinématographe, théâtre ou autre spectacle dans une salle où des installations sont
aménagées (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Commerçant en gros, demi-gros ou au détail dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Transporteur dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 30 000 000 et
supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Entrepreneur d’installation électrique, téléphonique ou hydraulique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à
20 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de bâtiments ou de travaux publics réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de menuiserie, de maçonnerie, autre que l’entrepreneur de bâtiments,
réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 30 000 000 et supérieur ou
égal à 20 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de distribution de films réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Établissement d’enseignement privé dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.

Code Général Page 76


- Exploitant de buffet ou restaurant à l’intérieur d’une gare, d’un aérodrome ou sur un
bateau réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à 30 000 000 et
supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Exploitant de carrière réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à
30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Fabricant, producteur dans un établissement industriel dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de
Francs.
- Garage de mécanique générale (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Géomètre, topographe et architecte réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Imprimerie (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Laboratoire d’analyses de biologie médicale dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Clinique médicale ou vétérinaire dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Etablissement d’odontostomatologie dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Etablissement médical ou paramédical dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Loueur de matériels industriels ou roulants, de fonds de commerce et autres dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à
20 000 000 de Francs.
- Pâtisserie, boulangerie avec moyens mécaniques réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Pharmacien d’officine dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.
- Restaurant, gargote (Exploitant un) servant des repas d’un prix moyen inférieur ou
égal à 1000 et supérieur à 500 francs.
- Transitaire Commissionnaire en douanes dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 30 000 000 et supérieur ou égal à 20 000 000 de Francs.

Tableau A – Huitième classe

Droit fixe Droit proportionnel


1re zone 2e zone 3e zone
25 000 F 18 500 F 10500 F 10 %

Code Général Page 77


- Agence de nettoyage, de publicité, de voyage, de tourisme (Exploitant une) dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 20 000 000 de Francs et supérieur
ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Agent d’assurances, courtiers d’assurances dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Agent immobilier et courtier d’immeubles dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Avocat, huissier, notaire et commissaire-priseur dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Agent de communication, radio libre dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Boîte de nuit, dancing (Exploitant de) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Bureau de change réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à
20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Blanchisseur avec moyens mécaniques ou pressing dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Bureau d’Etudes, de renseignements, d’ingénieur-conseil ou d’ingénierie
informatique (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur
à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Café, Bar (Exploitant d’un) avec ou sans jeux ou appareils à musique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à
10 000 000 de Francs.
- Cinématographe, théâtre ou autre spectacle dans une salle où des installations sont
aménagées (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Commerçant en gros, demi-gros ou au détail dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Transporteur dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 20 000 000 et
supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Entrepreneur d’installation électrique, téléphonique ou hydraulique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à
10 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de bâtiments ou de travaux publics réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de menuiserie, de maçonnerie, autre que l’entrepreneur de bâtiments,
réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 20 000 000 et supérieur ou
égal à 10 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de distribution de films réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Établissement d’enseignement privé dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.

Code Général Page 78


- Exploitant de buffet ou restaurant à l’intérieur d’une gare, d’un aérodrome ou sur un
bateau réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à 20 000 000 et
supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Exploitant de carrière réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à
20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Fabricant, producteur dans un établissement industriel dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de
Francs.
- Garage de mécanique générale (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Géomètre, topographe et architecte réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Imprimerie (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Laboratoire d’analyses de biologie médicale dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Clinique médicale ou vétérinaire dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Etablissement d’odontostomatologie dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Etablissement médical ou paramédical dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Loueur de matériels industriels ou roulants, de fonds de commerce et autres dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à
10 000 000 de Francs.
- Pâtisserie, boulangerie avec moyens mécaniques réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Pharmacien d’officine dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.
- Restaurant, gargote (Exploitant un) servant des repas d’un prix moyen inférieur ou
égal à 500 francs.
- Transitaire et commissionnaire en douanes dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 20 000 000 et supérieur ou égal à 10 000 000 de Francs.

Tableau A – Neuvième classe

Droit fixe Droit proportionnel


1re zone 2e zone 3e zone
19500 F 12500 F 10000 F 10 %

Code Général Page 79


- Agence de nettoyage, de publicité, de voyage, de tourisme (Exploitant une) dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Agent d’assurances, courtiers d’assurances dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Agent immobilier et courtier d’immeubles dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Avocat, huissier, notaire et commissaire-priseur dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Agent de communication, radio libre dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Boîte de nuit, dancing (Exploitant de) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Bureau de change réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à
10 000 000 de Francs.
- Blanchisseur avec moyens mécaniques ou pressing dont le chiffre d’affaires annuel
hors taxe est inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Bureau d’Etudes, de renseignements, d’ingénieur-conseil ou d’ingénierie
informatique (Exploitant un) réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur
à 10 000 000 de Francs.
- Café, Bar (Exploitant d’un) avec ou sans jeux ou appareils à musique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Cinématographe, théâtre ou autre spectacle dans une salle où des installations sont
aménagées (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
10 000 000 de Francs.
- Commerçant en gros, demi-gros ou au détail dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Transporteur dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 10 000 000 de
Francs.
- Entrepreneur d’installation électrique, téléphonique ou hydraulique réalisant un
chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de bâtiments ou de travaux publics réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Entrepreneur de menuiserie, de maçonnerie, autre que l’entrepreneur de bâtiments,
réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 10 000 000 de Francs
- Entrepreneur de distribution de films réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Établissement d’enseignement privé dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Exploitant de buffet ou restaurant à l’intérieur d’une gare, d’un aérodrome ou sur un
bateau réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à 10 000 000 de
Francs.
- Exploitant de carrière réalisant un chiffre d’affaire annuel hors taxe inférieur à
10 000 000 de Francs.

Code Général Page 80


- Fabricant, producteur dans un établissement industriel dont le chiffre d’affaires
annuel hors taxe est inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Garage de mécanique générale (Exploitant un) dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Géomètre, topographe et architecte réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe
inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Imprimerie (Exploitant une) dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
10 000 000 de Francs.
- Laboratoire d’analyses de biologie médicale dont le chiffre d’affaires annuel hors
taxe est inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Clinique médicale ou vétérinaire dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Etablissement d’odontostomatologie, établissement médical ou paramédical dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Etablissement médical ou paramédical dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Loueur de matériels industriels ou roulants, de fonds de commerce et autres dont le
chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Pâtisserie, boulangerie avec moyens mécaniques réalisant un chiffre d’affaires
annuel hors taxe inférieur à 10 000 000 de Francs.
- Pharmacien d’officine dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à
10 000 000 de Francs.
- Transitaire et commissionnaire en douanes dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe
est inférieur à 10 000 000 de Francs.

Tableau B – Première partie

Droit proportionnel : 10 %
Professions imposées d’après le montant des marchés ou adjudications passés par les
contribuables :
- bac (adjudicataire, concessionnaire, fermier de) : 2 Francs par 100 Francs ou
fraction de 100 Francs du montant des marchés, adjudications, prix de ferme ;
- fournisseur de biens aux troupes de terre, de l’air, aux hospices civils et militaires,
aux prisons, aux services et établissements publics : 2 Francs par 100 Francs ou
fraction de 100 Francs du montant des marchés ;
- entrepreneur de transport de dépêches et colis postaux : 2 Francs par 100 Francs ou
fraction de 100 Francs du montant des marchés;
- travaux publics (entrepreneur de) : 2,5 Francs par 100 Francs ou fraction de 100
Francs du montant des marchés.
- fournisseur de services : 2,5 Francs par 100 Francs ou fraction de 100 Francs du
montant des marchés.

Code Général Page 81


Les droits sont calculés sur le montant des encaissements annuels. Les redevables sont tenus
de déclarer au cours du mois de janvier les sommes encaissées l’année précédente au titre des
marchés ou adjudications faisant l’objet du présent article.
Le défaut de déclaration dans le délai précité est sanctionné par l’application de la pénalité
prévue par l’article 84 du Livre de Procédures Fiscales. Ces droits de patente pourront
valablement être établis jusqu’à la fin de la troisième année qui suit celle du règlement
définitif du prix pour une adjudication ou un marché déterminé.
Les droits de patente sur marchés et adjudications correspondant aux encaissements d’une
année déterminée sont établis sous déduction des droits fixes et proportionnels résultant de
l’application du tarif du Tableau “A” déjà émis au titre de cette même année.
Toutefois, cette déduction n’aura pas à être effectuée lorsque les droits dus au titre de la
patente sur adjudications ou marchés et les droits émis au titre de l’activité professionnelle
exercée le seront au profit de budgets différents.
Lorsque les contribuables visés ci-dessus sont étrangers au Mali ils doivent être assujettis aux
droits de patente sur marchés et adjudications alors même qu’ils ne posséderaient aucun
établissement au Mali du fait que les travaux y auront été effectués et que les fournitures
auront été livrées pour les besoins des administrations ou organismes publics maliens.

Tableau B – Deuxième partie

Professions Taxe Taxe variable


déterminée
- Chemin de fer (exploitant ou 400 000 F 60 F par km de ligne à double voie
concessionnaire de) 30 F par km de ligne à voie simple
Distribution de carburant : - 3500 F par pompe munie
- station-service avec ventes d’un seul pistolet ;
d’accessoires-auto - 2000 F par pistolet pour les
28 000 F
- station-service simple pompes qui en ont deux (2)
21 000 F ou plus.
- Eau (entrepreneur de 400 000 F 1 pour mille du montant annuel des
fourniture ou de distribution abonnements ou concessions
d’)
- Énergie électrique 400 000 F 1 pour mille du montant annuel des
(concessionnaire ou exploitant ventes, abonnements ou concessions
d’usine pour la production et
la transformation d’)
- Transport aérien 400 000 F 500 F par tonne de charge marchandise
(Entrepreneur de) utile des appareils, seuls étant retenus
les appareils ayant leur port d’attache

Code Général Page 82


au Mali

Les patentés du tableau “B” 2ème partie dont les activités relèvent du domaine des transports
sont exemptés du droit proportionnel pour les éléments faisant l’objet d’une taxe variable
mais restent imposables pour les autres éléments d’exploitation.

Tableau C - Patente d’importation-exportation3

Droit proportionnel : 10 %
Droit fixe :

1ère Classe : Importateur, exportateur et importateur-exportateur dont le montant annuel


des importations, exportations ou importations-exportations est supérieur ou égal à 1 milliard
de francs : 2 400 000 Francs.

2ème Classe : Importateur, exportateur et importateur-exportateur dont le montant annuel


des importations, exportations ou importations-exportations est inférieur à 1 milliard de francs
et supérieur ou égal à 500 millions de Francs : 1 600 000 Francs.

3ème Classe : Importateur, exportateur et importateur-exportateur dont le montant annuel


des importations, exportations ou importations-exportations est inférieur à 500 millions de
Francs et supérieur ou égal à 250 millions de Francs : 1 200 000 Francs.

4ème Classe : Importateur, exportateur et importateur-exportateur dont le montant annuel des


importations, exportations ou importations-exportations est inférieur à 250 millions et
supérieur ou égal à 100 millions de Francs : 800 000 Francs.

5ème Classe : Importateur, exportateur et importateur-exportateur dont le montant annuel des


importations, exportations ou importations-exportations est inférieur à 100 millions de
Francs : 400 000 Francs.

Le montant du droit fixe est diminué :

- de moitié pour un patentable dont le montant des affaires est constitué pour la moitié
d’affaires à l’exportation ;

3
Annexe à la Loi de Fin. Rect. 2017.

Code Général Page 83


- des trois quart pour un patentable dont le montant des affaires est constitué pour la
totalité d’affaires à l’exportation.

Le montant des affaires à prendre en considération pour le calcul du droit fixe est la valeur
réglementaire en douane des importations et des exportations effectuées pendant l’année
précédant celle de l’imposition sous réserve de régularisation.

Section II : Contribution des licences

Sous-section I : personne s imposables -exemptions

A. Personnes imposables

Article 145

Toute personne ou toute société se livrant à la vente en gros ou en détail des


boissons alcooliques ou fermentées, soit à consommer sur place, soit à
emporter, est assujettie à un droit de licence, pour chaque établissement de
vente, sans réduction pour les succursales.

Est assimilée à la vente toute remise de boissons alcooliques faite à l’occasion


de transactions commerciales, que ce soit à titre d’échange, de troc ou même de
cadeau.

Toutefois, la licence n’est pas due par le commerçant qui se borne à vendre,
exclusivement pour emporter, de la bière, des limonades gazeuses, de l’alcool
de menthe pharmaceutique et tous autres produits médicamenteux.

Article 146

La licence ne comporte qu’un droit fixe. Elle comprend quatre classes suivant
la nature des opérations.

Article 147

La licence est indépendante de la patente l’imposition à l’une ou à l’autre ne


dispensant pas du paiement de la licence. Dans le cas où plusieurs des
professions comprises au tableau D sont exercées dans le même établissement,
le droit le plus élevé est seul exigible.

Article 148

Les contribuables relevant de l’Impôt Synthétique sont exempts du paiement


du droit de licence.

Code Général Page 84


Article 149

Toutes les dispositions concernant l’assiette et le recouvrement des patentes y


compris les sanctions et pénalités ainsi que celles relatives d’une part, aux
déclarations que sont tenus de faire les contribuables, d’autre part, à
l’affichage, l’apposition et la production des formules de patente sont
applicables en matière de licence.

B. Exemptions

Article 150

Sont exonérés les associations sportives, culturelles, récréatives et autres ne


vendant que des boissons non alcoolisées ainsi que les cercles ne poursuivant
aucun but lucratif.

Sous-section II : Classes et tarif des licences

A. Classe des licences

Article 150 A. les classes des licences sont fixées ainsi qu’il suit

Première Classe
 Exploitant de bar à l’intérieur d’une gare ou d’un aérodrome.
 Exploitant de café – concert.
 Exploitant de café avec jeux divers ou terrasse.
 Exploitant de café - restaurant.

Deuxième Classe
 Cabaretier.
 Exploitant de café sans jeux divers ou terrasse.
 Cantinier.
 Exploitant de wagon - bar - restaurant ou restaurant sur bateau.

Troisième Classe
 Restaurateur, cantinier, gargotier, exploitant de pension bourgeoise, ne livrant des
boissons alcoolisées ou fermentées qu’à l’occasion des repas servis par eux.
 Commerçant en gros ou en détail vendant des boissons alcoolisées ou fermentées à
emporter.

Code Général Page 85


 Marchand de boissons fermentées au petit détail à consommer sur place.

Quatrième Classe
 Commerçant vendant à consommer sur place et exclusivement les boissons prévues
au troisième alinéa de l’article 145 ci-dessus.
 Commerçant de boissons indigènes (dolo, hydromel, autre que le vin de palme).

B. Tarif des licences

Article 150 B. le tarif des licences est fixe par le tableau D ci -après

Tableau D – Licences

Bamako Autres chefs lieux Autres localités


de Région

Première classe 150.000 F 125.000 F 75.000 F

Deuxième classe 100.000 F 62.500 F 37.500 F

Troisième classe 50.000 F 37.500 F 18.000 F

Quatrième classe 25.000 F 12.500 F 9.000 F

Chapitre III. Les Impôts forfaitaires sur le revenu

Section I : La Taxe de Voirie

Article 151

La Taxe de voirie est due par les personnes physiques ou morales assujetties à
la patente et les familles vivant à l’intérieur d’une concession.

Le taux maximum de ladite taxe est selon le cas fixe à

 5% du montant des droits de patente professionnelle

Code Général Page 86


 3000 francs par an et famille à l’intérieur d’une concession dans le
district de Bamako.
 2000 francs par an et famille à l’intérieur d’une concession dans les
autres localités du pays.
Pour le cas des familles, l’émission et le recouvrement de la taxe de voirie
peuvent être assurés conjointement avec la taxe de développement régional et
local.

Un arrêté du Ministre charge des finances fixe les modalités d’application du


présent article.
Section II : La taxe de développement régional et local

Article 152

La Taxe de Développement Régional et Local est due pour l’année entière par
toutes personnes âgées de plus de quatorze ans, résidant au Mali au 1 er janvier
de l’année d’imposition ou y fixant leur résidence dans le courant de l’année
d’imposition.

Article 153

Sont exempts de la Taxe de Développement Régional et Local :


1) les hommes de troupe ;
2) les indigents ;

Sont réputés indigents, les habitants qui, se trouvant sans ressources, sont par
leurs infirmités dans l’impossibilité de se livrer à aucun travail.
La situation d’indigent doit faire l’objet d’une enquête sanctionnée par une
décision du Chef de Village ou du Chef de Fraction après avis du Conseil de
Village ou du Conseil de Fraction ou par décision du Maire sur proposition du
Chef de Quartier après avis du Conseil de Quartier.

3) les élèves des écoles et les étudiants à temps complet ;


4) les personnes âgées de plus de soixante ans au 1 er janvier de l’année
d’imposition ;
5) les invalides du travail dont le degré d’invalidité est égal ou supérieur à
50 % ;
6) les personnes en traitement régulier pour la maladie du sommeil, la
tuberculose et la lèpre, de la dracunculose et du sida ;
7) les agents diplomatiques et consulaires des nations étrangères sous réserve
que les pays qu’ils représentent accordent des avantages analogues aux
agents diplomatiques et consulaires maliens ;
8) les mères ayant ou ayant eu quatre enfants et plus.

Article 154

Les taux de la Taxe de Développement Régional et Local sont fixés comme


suit

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1 Région de Kayes 2 Région de Koulikoro
Bafoulabé 2150 F Kati Commune 1500 F
Diéma 1700 F Kati Cercle 1500 F
Keniéba 2165 F Dioila 1700 F
Kayes Commune 1515 F Kangaba 1400 F
Kayes Cercle 1400 F Koulikoro Commune 1700 F
Kita Commune 1950 F Koulikoro Cercle 1700 F
Kita Cercle 2065 F Banamba 1650 F
Nioro Commune 1400 F Nara 1750 F
Nioro Cercle 1400 F Kolokani 1650 F
Yélimané 2135 F
3 Région de Sikasso 4 Région de Ségou
Bougouni Commune 2000 F Barouéli 1700 F
Bougouni Cercle 2000 F Bla 1700 F
Yanfolila 2600 F Macina 1855 F
Kolondiéba 2350 F Niono 1825 F
Koutiala Commune 2500 F Ségou Commune 1700 F
Koutiala Cercle 2500 F Ségou Cercle 1700 F
Yorosso 2400 F San Commune 1700 F
Sikasso Commune 1750 F San Cercle 1700 F
Sikasso Cercle 1800 F Tominian 1700 F
Kadiolo 1860 F
5 Région de Mopti 6 Région de Tombouctou
Badiangara 1400 F Diré 875 F
Bankass 1400 F Goundam 875 F
Djenné 1400 F Gourma Rharouss 875 F
Douentza 1400 F Niafunké 875 F
Mopti Commune 1400 F Tombouctou Commune 875 F
5 Région de Mopti 6 Région de Tombouctou
Mopti Cercle 1400 F Tombouctou Cercle 875 F
Tenenkou 1400 F
Youwarou 1400 F
7. Région de Gao 8. District de Bamako 3000 F

Gao Commune 1050 F


Gao Cercle 1050 F
Ansongo 1000 F
Kidal 1000 F
Bourem 1000 F
Ménaka 1000 F

Les taux de la taxe peuvent, sur décision du Conseil de Cercle, du Conseil


Municipal ou du Conseil de District, être fixés à des montants supérieurs ou
inférieurs aux taux indiqués ci-dessus, à la condition que la différence par
rapport à ces derniers, n’excède pas 25 %, en plus ou en moins.

Code Général Page 88


Article 155

Les taux de la Taxe de Développement Régional et Local visés à l’article 154


du présent Code sont révisables sur proposition du Conseil de Cercle, du
Conseil municipal ou du Conseil de District.

Section III : La taxe sur le bétail

Article 156

La taxe sur le bétail frappe les possesseurs de chevaux, chameaux, ânes, bœufs,
moutons et chèvres.
Ne sont pas retenus pour le calcul de la taxe :

1. Les bœufs de trait et de labour.


2. Les animaux possédés par un contribuable passible de l’impôt
proportionnel sur les bénéfices agricoles ou en vertu de règlements
administratifs.

Article 157

La taxe est due pour l’année entière d’après le nombre d’animaux détenus au
1er janvier de l’année d’imposition.

Article 158

Le tarif de la taxe sur le bétail est fixé comme suit :


Chevaux 800 Francs

Chameaux 300 Francs

Bovins 250 Francs

Ânes 100 Francs

Moutons et chèvres 50 Francs

Code Général Page 89


Chapitre IV : Les impôts assimilés aux impôts
directs
Section I : La contribution forfaitaire à la charge des
employeurs

Article 159

Tous particuliers et sociétés passibles de l’impôt sur les Sociétés ou de l’impôt


sur les bénéfices industriels et commerciaux et de l’impôt sur les bénéfices
agricoles sont assujettis à cette contribution.

Article 160

La Contribution Forfaitaire dont le taux est fixé à 3,5% est calculée sur le
montant brut des rémunérations, traitements, salaires, indemnités, payés à
l’ensemble de leur personnel par les personnes et sociétés visées à l’article 159
du présent Code, y compris la valeur réelle des avantages en nature. La base
taxable est arrondie aux mille francs inférieurs.

Article 161

Les sommes ou avantages en nature visés à l’article 160 du présent Code qui
sont versés ou alloués à des salariés recrutés à compter du 1 er janvier 1989,
titulaires de l’un des diplômes mentionnés à l’article 132 du présent Code et
âgés de moins de 40 ans à la date de leur embauche, sont exonérés à partir de
cette dernière date de contribution forfaitaire pendant une durée de trois ans.

Article 162

Les sommes ou avantages en nature visés à l’article 160 du présent Code


versés ou alloués à des salariés recrutés par un nouvel employeur à compter du
1er janvier 1990 et qui ont fait précédemment l’objet d’un licenciement pour
motif économique, sont exonérés, à compter de la date d’embauche, de
contribution forfaitaire pendant une durée de 2 ans.

Article 163

L’allocation versée au stagiaire est déduite du montant de l’assiette de la


contribution forfaitaire due par l’employeur au titre des salaires payés à son
personnel.

L’employeur bénéficie d’une déduction pleine des allocations pour la


1ère période et d’une déduction dégressive pour les deux dernières périodes.

Code Général Page 90


Section II : La taxe sur les armes à feu

Article 164

Tout détenteur d’une arme à feu est astreint au paiement d’une taxe annuelle
calculée sur les bases ci-après :

Armes rayées d’un calibre supérieur à 7 mm 7.500 Francs


Revolvers et pistolets 5.000 Francs
Armes de traite 625 Francs
Carabine à canon rayé à un coup de calibre 6 mm et 5,5 mm 1.250 Francs
Carabine à canon lisse de calibre 9 mm, 12 mm et 14 mm 1.250 Francs
Autres armes rayées ou perfectionnées non rayées 5.000 Francs

Les armes hors d’usage ne cesseront d’être taxées qu’autant qu’elles auront été
remises au bureau de l’Administration du sous-préfet aux fins de radiation.

Article 165

Sont exemptés de la taxe :

1. Les revolvers d’ordonnance des officiers et sous-officiers en activité de


service ou appartenant à la réserve de l’armée.
2. Les armes à feu à l’usage des troupes, de la police ou toute autre force
publique.
3. Les armes à feu existant dans les magasins et entrepôts du commerce, tant
qu’elles n’ont pas été mises en usage.

Code Général Page 91


Section III : La taxe sur les véhicules automobiles

Sous-section I : Base d’imposition

Article 166 (nouveau)

Sous réserve des dispositions des conventions et accords signés et/ou ratifiés
par le Mali, sont imposables à la taxe sur les véhicules automobiles :

- Tous les véhicules à moteur, de tourisme ou utilitaires, immatriculés au


Mali;

- Tous les véhicules à moteur, de tourisme ou utilitaires non expressément


exonérés, dès lors qu'ils circulent au Mali, même sans y être immatriculés.

Un arrêté du Ministre chargé des Finances fixe les modalités d'application du


présent article.

Article 167

Sont exonérés de la taxe les véhicules de tourisme appartenant :


a-) aux bénéficiaires de pensions militaires d'invalidité et de victime de guerre ;
b-) aux bénéficiaires d'une pension d'invalidité pour accident de travail dont le
degré d'invalidité est égal ou supérieur à 50% ;
c-) aux aveugles et aux infirmes civils, ces derniers devant justifier d'une
invalidité de 90% par une attestation médicale portant "station débout pénible".

Article 168

L’exonération prévue à l’article 167-c est limitée à un seul véhicule par


propriétaire.

Article 169

Sont considérés comme vélomoteurs pour l’application de la présente taxe, les


cycles propulsés par un moteur d’une cylindrée inférieure à 125 cm 3 et comme
motocyclettes, les cycles d’une cylindrée égale ou supérieure à 125 cm3.

Code Général Page 92


Sous-section II : Taux de la taxe

Article 170

Les taux de la taxe sur les véhicules automobiles sont fixés comme suit :

1. Automobiles
de 2 CV à 6 CV 7.000 F
de 7 CV à 9 CV 13.000 F
de 10 CV à 14 CV 32.000 F
de 15 CV à 19 CV 50.000 F
à partir de 20 CV 75.000 F
2. Engins à moteur à deux ou trois roues
Au dessus de 125 cm3 de cylindrée 12.000 F
de 51 cm3 à 125 cm3 de cylindrée 6.000 F
de 50 cm3 et au-dessous 3.000 F
Duplicata
Engins à deux roues 500 F
Automobiles 1.000 F

Article 171

Le tarif ci-dessus est réduit de moitié pour les véhicules neufs achetés après le
1er octobre de l’année d’imposition, ou pour les véhicules usagés immatriculés
au Mali après cette date.

Code Général Page 93


Section IV : La taxe sur les bicyclettes

Article 172

Tout possesseur de bicyclette avec ou sans moteur amovible, en circulation


effective, est imposable à la taxe sur les bicyclettes au lieu de sa résidence
habituelle.

Article 173

Sont exemptées de la taxe :

- les bicyclettes possédées en conformité des règlements administratifs ;


- les bicyclettes possédées par les contribuables devenus infirmes.

Article 174

La taxe est due pour l’année entière, quelle que soit la date de la mise en
circulation de la bicyclette, et sans fractionnement au cas d’aliénation ou de
destruction en cours.

La répétition des droits ne pourra être poursuivie contre le nouveau possesseur


d’une bicyclette acquise en cours d’année et qui justifiera du paiement de la
taxe par la production de la plaque de contrôle visée à l’article 318 du Livre de
Procédures Fiscales.

Article 175

Le montant de la taxe annuelle est fixé à 1.500 Francs.

Code Général Page 94


Section V : La taxe sur les transports routiers

Article 176 (nouveau)

La Taxe sur les Transports Routiers est due par tous les transporteurs publics à
titre commerciale, par route, de personnes ou de biens dont les véhicules sont
soit immatriculés au Mali, soit exploités au Mali.

Article 177

La taxe acquittée par les transporteurs libère ceux-ci de la contribution des


patentes, de la cotisation de la Chambre de Commerce et d’Industrie et de la
taxe sur les véhicules automobiles dont ils sont normalement redevables au
titre de leur activité de transporteur.

Article 178 (nouveau)

Le paiement de cette taxe par les assujettis libère les transporteurs dont le
chiffre d’affaires annuel afférent à l’activité de transport ne dépasse pas le
chiffre d’affaire plafond de l’impôt synthétique de tous autres impôts, droits et
taxes professionnels visés dans les titres 1 et 2 du présent code.
Il s’agit notamment de :

 la Patente, des Cotisations connexes et de la Taxe sur les véhicules automobiles


afférentes aux véhicules affectés aux transports publics à titre commercial de personnes ou de
biens ;

 la Taxe sur la Valeur Ajoutée due sur les recettes provenant de l’activité des
transports publics à titre commercial ;

 l’Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux réalisés dans le cadre de


l’activité de transport public à titre commercial ;

 la Contribution Forfaitaire, la Taxe-Logement, la Taxe de Formation


Professionnelle et la Taxe Emploi-Jeunes dues sur les rémunérations allouées aux personnes
employées pour les besoins de l’activité de transport public à titre commercial ;

 les Retenues à effectuer au titre de l’Impôt sur les Traitements et Salaires des
personnes employées pour les besoins de l’activité de transport public à titre commercial.

Article 179

Lorsque les redevables visés à l’article 176 du présent Code ci-dessus exercent,
en dehors de leurs activités de transporteurs publics, d’autres activités, ou
possèdent des biens autres que les véhicules qu’ils utilisent pour le transport
public, ces activités et ces biens sont soumis à la législation fiscale de droit
commun.

Code Général Page 95


Article 180

La taxe acquittée par les transporteurs autres que ceux visés à l’article 178
représente pour les impôts et taxes suivants relatifs à l’activité de transport
public :

 Taxe sur la Valeur Ajoutée ;


 Contribution Forfaitaire à la charge des Employeurs ;
 Retenues de l’Impôt sur les Traitements et Salaires ;
 Impôt sur les Bénéfices Industriels et Commerciaux ;
 Patente.

Un acompte déductible du montant de ces impôts. Cet acompte est représentatif


d’une fraction de l’impôt annuel dû, fraction qui est déterminée suivant Arrêté
du Ministre chargé des Finances.

Article 181

1. La fraction de l’impôt annuel dû, déterminée suivant l’Arrêté du Ministre


chargé des Finances constitue un minimum de perception pour chaque
catégorie d’impôt, et ne peut en aucun cas venir en déduction des autres
impôts exigibles.
2. En aucun cas, la taxe acquittée ne peut être remboursée en totalité ou en
partie ou déduite des impôts dus au titre des années suivantes.

Article 182 (LF 2022)

Les tarifs de la Taxe sur les Transports Routiers sont fixés comme suit, par véhicule
automobile et par engin à deux ou trois roues :

Nature du véhicule Ayant10 ans Ayant plus de


d’âge ou 10 ans d’âge
moins
 Véhicules comportant 16 places ou moins. 128.000 88.000
 Véhicules comportant un nombre de places compris entre 17 et 35. 168.000 116.000
 Véhicules comportant un nombre de places compris entre 36 et 45. 253.000 174.800
 Véhicules comportant 46 places ou plus. 326.600 230.000
I) Véhicules affectés au Transport Public de Personnes

II) VÉHICULES AFFECTÉS AU TRANSPORT PUBLIC DE BIENS


Nature du véhicule Ayant dix Ayant plus
ans d’âge ou de dix ans
moins
d’âge
 Véhicules dont la charge utile est de dix tonnes ou moins, ou la capacité 188.600 133.400
de dix mille litres ou moins.

 Véhicules dont la charge utile ou la capacité est supérieure à dix tonnes 243.800 170.200

dix mille litres, mais égale ou inférieure à quinze tonnes ou quinze mille litres.
 Véhicules dont la charge utile ou la capacité est supérieure à quinze 317.400 220.800
tonnes ou quinze mille litres, mais égale ou inférieure à vingt- quatre
tonnes ou vingt quatre mille litres.

Code Général Page 96


 Véhicules dont la charge utile ou la capacité est supérieure à vingt- 414.000 289.800

tonnes ou vingt-quatre mille litres, et tracteurs pour semi-remorques.

III) La Taxe sur les Transports Routiers des engins à deux ou trois roues
affectés au transport public de personnes et/ou de marchandises est
fixée comme suit :

A. Engins à trois roues affectés au transport public de biens

Nature de l’engin Ayant 2 ans d’âge ou moins Ayant plus de 2 ans d’âge
Engins à trois roues 30 000 25 000
comportant 10 places ou
moins
Engins à trois roues 35 000 30 000
comportant plus de 10 places

B. Engins à trois roues affectés au transport public de personnes

Nature de l’engin Ayant 2 ans d’âge ou Ayant plus de 2 ans


moins d’âge
Engins à trois roues comportant 10 places 20 000 15 000
ou moins
Engins à trois roues comportant plus de 10 25 000 20 00
places

C. Engins à deux roues affectés au transport public de personnes

Nature de l’engin Ayant 2 ans d’âge ou moins Ayant plus de 2 ans d’âge
Engins à deux roues 18 000 15 000

1. L’âge du véhicule automobile ou de l’engin à deux ou trois roues se


détermine à partir du 1er janvier de l’année de mise en circulation. Il
s’apprécie au 1er janvier de l’année d’imposition.

2. En cas de transport mixte, le contribuable devra obligatoirement acquitter


la vignette au tarif des transports de marchandises.

Code Général Page 97


Section VI : La taxe de formation professionnelle

Article 183 (LF. 2018 pour l’exercice 2019) Abrogé

Article 184 (LF. 2018 pour l’exercice 2019) Abrogé

Article 185 (LF. 2018 pour l’exercice 2019) Abrogé

Section VII TAXE EMPLOIE JEUNE


Sous-section I Champs d’application

Article 185 A (LF. 2018 pour l’exercice 2019) Abrogé

Sous-section II Assiette, taux et liquidation

Article 185 B (LF. 2018 pour l’exercice 2019) Abrogé

Sous-section III Mode de comptabilisation du produit de la taxe emploie jeunes au niveau des
entreprises

Article 185 C (LF. 2018 pour l’exercice 2019) Abrogé

Sous-section IV Affectation du produit de la taxe emploi jeunes

Article 185 D (LF. 2018 pour l’exercice 2019) Abrogé

Section VIII : TAXE FONCIERE


Sous-section I : IMMEUBLES IMPOSABLES

Article 185 E

La taxe foncière est due sur les immeubles bâtis telles que maisons, fabriques, manufactures,
usines et, en général, tous les immeubles construits en maçonneries, fer et bois, l’outillage des
établissements industriels et fixés au sol à perpétuelle demeure ou reposant sur des fondations
spéciales faisant corps avec l’immeuble et toutes installations commerciales ou industrielles
assimilées à des constructions, à l’exception de ceux qui en sont expressément exonérés par le
présent Code.

Article 185 F

Sont également soumis à la taxe foncière :

1. les terrains nus affectés à un usage commercial ou industriel tels que


chantiers, lieux de dépôt de marchandises et autres emplacements de même
nature, soit que le propriétaire les occupe, soit qu’il les fasse occuper par
d’autres personnes à titre gratuit ou onéreux ;

Code Général Page 98


2. les terrains nus acquis depuis plus de trois ans.

Un arrêté du ministre chargé des finances fixe les modalités d’application du présent article.

Sous-section II : EXONERATIONS

Article 185 G : sont exonérés de la taxe foncière :

1. les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à l’Etat, aux Collectivités


Territoriales, aux établissements publics et aux syndicats inter collectivités, lorsqu’ils sont
affectés à un service public ou d’utilité générale et sont improductifs de revenus ;

2. les installations qui, dans les gares de chemins de fer, les ports fluviaux ou aériens et sur les
voies de navigations intérieure, font l’objet de concession d’outillage public accordée par
l’Etat à des chambres de commerce, d’industrie, des métiers, des mines ou d’agriculture, à des
conseils de chargeurs ou à des municipalités et autres personnes, et qui sont exploitées dans
les conditions fixées dans un cahier des charges ;

3. les ouvrages établis pour la distribution de l’eau potable ou de l’énergie électrique et


appartenant à l’Etat, au Collectivités Territoriales, aux établissements publics ;

4. les édifices servant à l’exercice public de cultes ;

5. les immeubles à usage scolaire non productifs de revenu ;

6. les immeubles affectés à des œuvres d’assistance médicale ou sociale, non productifs de
revenu ;

7. les immeubles servant aux exploitations agricoles pour loger les animaux ou serrer les
récoltes, non productifs de revenus ;

8. les terrains nus affectés à l’agriculture ;

9. les cases en paille non productifs de revenu ;

10. les immeubles non loués occupés par le propriétaire et/ou les membres de la famille de
celui-ci à conditions qu’ils soient légalement à sa charge ;

11. les terrains de sport non productifs de revenu ;

12. les immeubles appartenant aux entreprises conventionnées ou bénéficiant de la stabilité du


régime fiscal, sous réserve qu’ils fassent partie intégrante de la convention.

13. les terrains nus improductifs de revenu situés dans les communes rurales.

Sous-section III : BASE D’IMPOSITION

Article 185 H

Code Général Page 99


La taxe foncière est assise sur la valeur locative annuelle des immeubles concernés, au 1 er
janvier de l’année précédant celle de l’imposition.

La valeur locative des sols, des bâtiments de toute nature et des terrains formant une
dépendance indispensable et immédiate des constructions entre dans l’estimation du revenu
servant de base au calcul de la taxe foncière afférente à ces constructions.

Sous-section IV : VALEUR LOCATIVE

Article 185 I

La valeur locative est le prix que le propriétaire peut, dans les conditions
économiques normales, tiré de l’immeuble lorsqu’il le donne à bail ou, s’il l’occupe lui
même.

La valeur locative est déterminée au moyen de baux authentiques ou de locations verbales


passées dans les conditions économiques normales. En l’absence d’actes de l’espèce,
l’évaluation est faite par comparaison avec des locaux dont le loyer aura été régulièrement
constaté ou sera notoirement connu ou déterminé par la méthode cadastrale ou administrative.

Si aucun de ces procédés ne peut être appliqué, la valeur locative est déterminée par voie
d’appréciation directe. A cet effet, il est procédé à l’évaluation de la valeur vénale, à la
détermination du taux d’intérêt des placements immobiliers dans la localité considérée pour
chaque nature de propriété et à l’application du taux d’intérêt à la valeur vénale.

La valeur locative des terrains à usage industriel ou commercial est représentée par le loyer
payé pour l’occupation desdits terrains.

Un arrêté interministériel du ministre chargé des Finances et du ministre chargé de


L’Urbanisme fixe les modalités d’application du présent article.

Sous-section V : PERSONNES IMPOSABLES ET DEBITEURS DE LA TAXE

Article 185 J (nouveau) (LF. 2018 pour l’exercice 2019)

La taxe foncière est due pour l’année entière par le propriétaire ou le possesseur de
l’immeuble au 1er janvier de l’année précédant celle de l’imposition.

En cas d’usufruit, la taxe est due par l’usufruitier dont le nom doit figurer sur le rôle à la suite
de celui du propriétaire.

En cas de bail emphytéotique, la taxe est due par le preneur ou emphytéote.

En cas d’autorisation d’occuper le domaine public ou de concession dudit domaine, la taxe est
due par le bénéficiaire de l’autorisation ou le concessionnaire.

En cas d’occupation de terrains du domaine privé de l’Etat ou du domaine public, quelles que
soient la nature et la qualification du titre d’occupation, la taxe est due par l’occupant.

Code Général Page 100


En cas de crédit-bail, la taxe est due par le crédit-preneur.

Article 185 J

Lorsqu’un propriétaire de terrain nu ou d’un immeuble portant une


construction sans grande valeur loue le fonds par bail de longue durée à la charge par le
locataire de construire à ses frais un immeuble bâti de valeur ou de consistance donnée
devant revenir sans indemnité et libre de toute charges au bailleur à l’expiration du bail
la taxe foncière est due, à raison de l’immeuble construit, par le propriétaire du sol.

La valeur locative imposable au nom du propriétaire est considérée pendant toute la durée du
bail comme équivalente à l’annuité correspondant à la somme nécessaire pour amortir,
pendant la durée du bail, le prix des travaux exécutés et des charges imposées au preneur.

Sous-section VI : TAUX DE LA TAXE

Article 185 J

Le taux de la taxe foncière est fixé à 3%.

Sous-section VII : AFFECTATION DU PRODUIT DE LA TAXE

Article 185 M

La taxe foncière est perçue au profit du budget des Collectivités Territoriales.

Code Général Page 101


Titre 2 : Impôts indirects

Chapitre I : La taxe sur la valeur ajoutée

Article 186 :

La Taxe sur la Valeur Ajoutée est perçue suivant deux modes, à savoir :

- le mode du réel normal de taxation ;


- le mode du réel simplifié de taxation.
Les conditions d’éligibilité à l’un ou l’autre mode sont définies aux articles 75 à 79
inclus du présent Code.

Section I : Dispositions communes

Sous-section I : Opérations imposables et Notions d’assujettis

A) Opérations imposables
Article 187

Sont soumises à la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), les opérations relevant
d’une activité économique que constituent les livraisons de biens et les
prestations de services effectuées au Mali, à titre onéreux, par un assujetti.

Sont réputées activités économiques, les activités du secteur économique


industriel, commercial, artisanal, libéral, agricole ou forestier.

Article 188

Sont notamment considérées comme des activités économiques au sens de


l’article 187 ci-dessus :

1) les livraisons de biens ;

La livraison de bien consiste en un transfert de propriété, même si ce


transfert résulte d’une réquisition de l’autorité publique.

L’échange, l’apport en société à titre onéreux, la vente à tempérament, sont


assimilés à des livraisons de biens. Il en est de même des travaux
immobiliers.

2) les prestations de services ;

Code Général Page 102


Toutes les activités qui relèvent du louage d’industrie ou du contrat
d’entreprise par lequel une personne s’oblige à exécuter un travail
quelconque moyennant rémunération, sont des prestations de services.

Sont notamment considérées comme des prestations de services :

 les locations de biens meubles et immeubles ;


 les opérations portant sur des biens meubles incorporels ;
 les opérations de leasing et de crédit-bail ;
 le transport de personnes et de marchandises, le transit et la manutention ;
 la fourniture de téléphone ;
 les opérations réalisées dans le cadre d’une activité libérale, de travaux d’études,
de conseil, d’expertise et de recherche ;
 les ventes à consommer sur place ;
 les réparations avec ou sans pose de pièces et le travail à façon.

Article 189

Sont également soumises à la Taxe sur la Valeur Ajoutée :

1) les livraisons faites par un assujetti à lui-même de travaux immobiliers,


d’immeubles neufs bâtis, de biens ou produits extraits ou fabriqués par lui
et qu’il utilise soit pour ses besoins propres ou ceux de ses diverses
exploitations, soit pour la réalisation de prestations de services ;

2) les importations ;

3) les opérations de transformation de produits de l’agriculture, de l’élevage et


de la pêche et toutes autres opérations, même réalisées par les agriculteurs,
les éleveurs, les pêcheurs ou leurs coopératives, qui, en raison de leur
nature et de leur importance, sont assimilables à celles qui sont exercées
par des industriels ou des commerçants, que ces opérations constituent ou
non le prolongement de l’activité agricole, de l’élevage ou de la pêche.

Article 190

Pour qu’il y ait activité économique taxable, il faut une opération :

1) entre deux personnes distinctes ;


2) moyennant une contrepartie en espèces ou en nature, quels que soient les
buts recherchés ou les résultats obtenus.

Sont réputées personnes distinctes :

1) les personnes juridiques différentes, si toutes les parties à l’opération sont


établies au Mali ;
2) les personnes juridiques différentes ou les établissements, agences,
bureaux, succursales, si l’une des parties ayant ou non un statut juridique
distinct, est située hors du Mali.

Code Général Page 103


Dans tous les cas où il y a contrepartie, l’association en participation est
considérée comme une personne distincte de ses membres lorsqu’elle traite
avec l’un d’entre eux ou avec tous.

Code Général Page 104


B) Notions d’assujettis

Article 191

Sont assujetties à la Taxe sur la Valeur Ajoutée les personnes physiques ou


morales, y compris celles du secteur public économique, qui effectuent d’une
manière indépendante, à titre habituel ou occasionnel, des opérations soumises
à la Taxe sur la Valeur Ajoutée, quels que soient leur statut juridique, leur
situation au regard des autres impôts et la forme ou la nature de leur
intervention.

Article 1924

Sont assujettis de plein droit à la Taxe sur la Valeur Ajoutée, lorsqu’ils


réalisent un chiffre d’affaires hors taxe égal ou supérieur à 50 000 000 de
francs :

1) les personnes qui revendent en l’état des produits qu’elles ont importés ou
acquis sur le marché local ;
2) les personnes qui vendent des immeubles neufs bâtis ;
3) les producteurs ;
4) les entrepreneurs de travaux immobiliers ;
5) les fournisseurs d’eau, d’électricité, de gaz et de télécommunication
6) les prestataires de services.

Il en est de même des importateurs quel que soit leur chiffre d’affaires.

Article 193

I Par importation il faut entendre le franchissement du cordon douanier au Mali


pour la mise à la consommation, qu’il s’agisse de marchandises provenant de
l’extérieur ou placées jusqu’alors sous un régime douanier suspensif.

II Par vente, il faut entendre toute opération à titre onéreux ayant pour effet de
transférer à un tiers la propriété d’un bien.

En ce qui concerne les importations et les ventes, la classification des produits


soumis à la Taxe sur la Valeur Ajoutée, est déterminée par référence à la
dénomination et aux caractéristiques de ces mêmes produits dans le Tarif
Général des Douanes.

III. Par producteur, il faut entendre :

1) les personnes physiques ou morales qui, à titre principal ou


accessoire, fabriquent des produits ou leur font subir des façons

4
Annexe à la Loi de Finance 16-17

Code Général Page 105


comportant ou non l’emploi d’autres matières, soit pour la fabrication
des produits, soit pour leur présentation commerciale ;

2) les personnes physiques ou morales qui se substituent en fait au


fabricant pour effectuer, soit dans ses usines, soit même en dehors de
ses usines, toutes opérations se rapportant à la fabrication ou à la
présentation commerciale définitive des produits, que ceux-ci soient ou
non vendus sous la marque ou au nom de ceux qui font ces opérations ;

3) les personnes physiques ou morales qui font effectuer par des tiers les
opérations visées aux 1 et 2 ci-dessus ;

4) les personnes physiques ou morales qui entreprennent des travaux de


rénovation ou de transformation.
Par rénovation, il faut entendre le fait de remettre en état un bien en y
apportant des éléments nouveaux, neufs ou d’occasion, dont la valeur est
supérieure à celle de l’objet usagé, augmentée du coût de la main-
d’œuvre.

Par transformation, il faut entendre le fait de modifier les caractéristiques de


forme ou de composition initiales d’un objet ou d’un produit.

Ne sont cependant pas considérés comme producteurs, les revendeurs


qui, sans effectuer de fabrication, se livrent à de simples opérations
d’emballage ou de mise en bouteille ayant principalement pour but de
fractionner les produits et non de leur conférer une plus-value qui serait
due à un changement de présentation.

IV. Par travaux immobiliers, il faut entendre tous les travaux exécutés par les
différents corps de métiers participant à la construction, l’entretien et la
réparation de bâtiments et d’ouvrages immobiliers, les travaux publics, les
travaux de chaudronnerie du bâtiment et de construction métallique, les
travaux de démolition, les travaux accessoires préliminaires à des travaux
immobiliers.

Les opérations autres que celles ci-dessus énumérées, qui comportent une
contrepartie en espèces ou en nature constituent des prestations de services.

Article 194

Les personnes qui ont acquis des biens en franchise de la Taxe sur la Valeur
Ajoutée deviennent redevables de la taxe exigible lorsque l’une des conditions
auxquelles est subordonné l’octroi de cette franchise n’est pas ou n’est plus
remplie.

Les assujettis qui vendent en l’état des produits reçus en franchise ou ayant
donné lieu aux déductions prévues à l’article 207 du présent Code du fait de
leur destination initiale sont tenus de reverser l’impôt éludé si les produits
acquis n’ont pas, en fait, reçu la destination justifiant la franchise accordée ou

Code Général Page 106


les déductions opérées. À défaut, ils sont passibles de la taxe sur le prix de
vente de ces produits tous frais et taxes inclus.

La taxe est également due sur le prix de vente en cas de revente en l’état de
produits non exonérés n’ayant pas effectivement supporté la Taxe sur la
Valeur Ajoutée, pour quelque motif que ce soit, lors de leur importation, de
leur fabrication ou de leur première revente en l’état.

En outre, lorsqu’en cours d’année le chiffre d’affaires vient à dépasser le


plafond d’assujettissement à l’Impôt Synthétique, la Taxe sur la Valeur
Ajoutée est due à compter du jour où s’est produit ce dépassement. La taxe
afférente aux affaires taxables réalisées pendant le mois où a lieu le
dépassement doit être déclarée et versée, au plus tard, en même temps que celle
concernant les affaires du mois suivant.

Code Général Page 107


C) : Exonérations

Article 195 (LF 2022)

Sont exonérés de la Taxe sur la Valeur Ajoutée :

I) Ventes et opérations assimilées

1) Les exportations directes de produits ou de marchandises auxquelles


sont assimilées :

 les affaires de vente et de transformations d’aéronefs destinés aux compagnies de


navigation aérienne, dont les services à destination de l’étranger représentent au moins 80%
de l’ensemble des services qu’elles exploitent ;
 les ventes à ces mêmes compagnies de produits destinés à être incorporés dans
leurs aéronefs ;
 les ventes de marchandises ou objets destinés à l’avitaillement de ces aéronefs ;
 les ventes effectuées sous un régime suspensif de droits de douane ou avant
dédouanement sous réserve de l’exportation effective des biens vendus.

2) Les ventes de biens meubles d’occasion effectuées par les


particuliers, ainsi que les ventes de ces mêmes biens faites par les
personnes qui les ont utilisés pour les besoins de leur exploitation
lorsque ces biens n’ont pas ouvert droit à déduction de la taxe lors
de leur acquisition ;

3) Les opérations effectuées par les pêcheurs et armateurs en ce qui


concerne les produits de leur pêche non transformés ;

4) Les ventes réalisées par les agriculteurs de produits de leur culture


et de leur élevage non transformés ;

5) Les ventes de produits visés aux 3 et 4 ci-dessus effectuées par ces


mêmes personnes lorsqu’ils ont subi une préparation ou une
manipulation ne modifiant pas leur caractère et qui s’impose pour
les rendre propres à la consommation ou à l’utilisation en l’état ;

6) Les ventes et cessions effectuées par l’État, les collectivités


territoriales et leurs établissements publics n’ayant pas le caractère
industriel ou commercial ;

7) Les ventes réalisées par les groupements sans but lucratif


légalement constitués ainsi que celles réalisées par les ciné - clubs,
les centres culturels, et les musées nationaux dans le cadre de leur
activité normale ;

8) Les ventes par l’artiste créateur d’œuvres d’art originales.

Code Général Page 108


Sont réputées « œuvres d’art originales », les réalisations énumérées
ci-après :

a) tableaux, peintures, dessins, aquarelles, gouaches, pastels,


monotypes entièrement exécutés de la main de l’artiste ;

b) gravures, estampes et lithographies, tirées en un nombre ne


dépassant pas 50 exemplaires directement de planches
entièrement exécutées de la main de l’artiste, quelle que soit la
matière employée ;

c) production, en toutes matières, de l’art statuaire ou de la


sculpture et assemblage, dès lors que ces productions et
assemblages sont exécutés entièrement de la main de l’artiste ;

d) tapisserie tissée entièrement à la main, sur métier de haute ou de


basse lisse, ou exécutée à l’aiguille d’après maquettes ou cartons
d’artistes ;

e) exemplaires uniques de céramique entièrement exécutés de la


main de l’artiste et signés par lui ;

f) émaux sur cuivre, entièrement exécutés à la main.

Sont exclus du régime des œuvres d’art originales :

 les articles d’orfèvrerie, d’horlogerie, de bijouterie et de


joaillerie ;
 les objets manufacturés fabriqués par des artisans ou des
industriels dits «artisans ou industriels d’art».

9) Les ventes effectuées par les groupements et associations de


handicapés pour l’ensemble de leurs productions ;

10) Les ventes de céréales en grains ;

11) Les ventes de viandes et d’abats comestibles crus ;

12) Les ventes de produits pétroliers visés à l’article 250 du présent


Code.

II) Prestations de services

1. les recettes se rattachant à la fourniture d’éléments d’information, à


l’exception des recettes de publicité et des avis et communiqués
autres que ceux relatifs aux décès de personnes ;

2. les prestations relatives à la composition et à l’impression des écrits


périodiques ;

Code Général Page 109


3. les droits d’entrée dans les parcs zoologiques ;

4. les recettes se rattachant à l’activité d’enseignement dispensé dans


les établissements agréés ;

5. les prestations sanitaires et vétérinaires ;

6. les fournitures de repas et de boissons non alcoolisées dans les


établissements hospitaliers et les cantines scolaires et universitaires ;

7. les recettes se rattachant aux visites de monuments historiques et


musées nationaux ;

8. les prestations faites par les pompes funèbres et les transports de


corps ;

9. les honoraires de transmission de sang humain ;

10. les prestations de toute nature effectuées par les groupements ou


associations de handicapés ;

11. les prestations relatives aux aéronefs destinés aux compagnies de


navigation aérienne dont les services à destination de l’étranger
représentent au moins 80% de l’ensemble des services qu’elles
exploitent ;

12. les transports aériens de personnes ou de marchandises à destination


ou en provenance de l’étranger ;

13. les transports terrestres, fluviaux et ferroviaires de personnes ou de


marchandises pour la partie du trajet accomplie hors des limites du
territoire national ;

14. les prestations effectuées par l’État, les collectivités territoriales et


leurs Etablissements publics n’ayant pas le caractère industriel ou
commercial ;

15. les prestations effectuées dans le cadre de leur activité normale par
les groupements sans but lucratif légalement constitués ainsi que par
les ciné-clubs, les centres culturels et les musées nationaux ;

16. les locations d’immeubles nus à usage d’habitation.

17. les loyers du crédit-bail et la valeur résiduelle du bien en fin de


contrat lorsque l’option d’achat est levée par le crédit-preneur.

III) Activités et prestations soumises à une taxe spécifique

1. Les produits ainsi que les prestations effectuées dans le cadre des
jeux, soumis à une Taxe spécifique ;

Code Général Page 110


2. Les opérations des banques, établissements financiers et assurances
soumises à une taxe spécifique ;

3. Les opérations de crédit social ou agricole effectuées par les caisses


de crédit mutuel, les coopératives d’épargne et de crédit passibles
d’une taxe spécifique ;

4. Les affaires soumises à la Taxe sur les contrats d’assurance ou qui


en sont exonérées, effectuées par les sociétés ou compagnies
d’assurances et tous autres assureurs, quelle que soit la nature des
risques assurés ;

5. Les commissions versées aux courtiers d’assurance par les sociétés


ou compagnies d’assurances ;

6. Les opérations soumises au droit d’enregistrement ;

a) Les opérations ayant pour objet la transmission de propriété ou


d’usufruit de biens immeubles, de fonds de commerce ou de
clientèle, de droit au bail, à l’exclusion des ventes d’immeubles
neufs bâtis ;
b) Les ventes aux enchères publiques.

IV) Produits

07 01 10 00 00 Pomme de terre de semence


07 13 31 00 10 Haricots de semence
07 13 32 00 10 Haricots « petits rouges » de semence
07 13 33 00 10 Haricots communs de semence
10 05 10 00 00 Mais de semence
10 06 10 10 00 Riz non décortiqué de semence
12 02 20 10 00 Arachides décortiquées de semence
12 07 20 10 00 Graines de coton de semence
12 12 92 00 00 Cannes à sucre
19 05 90 00 10 Pain de consommation courante
27 11 12 00 00 Propane liquéfié
27 11 13 00 00 Butane liquéfié
Position 27 13 Coke de pétrole, bitume de pétrole et autres résidus des huiles de pétrole ou
de minéraux bitumineux
Position 27 15 Mélanges bitumeux à base d’asphalte ou de bitumes naturels, bitume de
pétrole, de goudron minéral ou de brai de goudron minéral (mastic
bitumineux,”Cut backs” par exemple).
[Link].00 Iode
[Link].00 Acides O – acétylsalicylique, ses sels et ses esters.
[Link].00 Méthionine
[Link].00 Coumarine, méthylcoumarines et éthyl-coumarines
29.36 Provitamines et vitamines, naturelles ou reproduites …
[Link].00 Vitamines A et leurs dérivés
[Link].00 Vitamines B1 et leurs dérivés
[Link].00 Vitamines B2 et leurs dérivés

Code Général Page 111


[Link].00 Acides D ou DL pantothénique (Vitamines B3 ou B5) et ses dérivés
[Link].00 Vitamines B6 et leurs dérivés
[Link].00 Vitamines B12 et leurs dérivés
[Link].00 Vitamines C et leurs dérivés
[Link].00 Vitamines E et leurs dérivés
[Link].00 Autres Vitamines et leurs dérivés
[Link].00 Autres, y compris les concentrats naturels
[Link].00 Hormones du lobe antérieur de l’hypophyse et similaires, et leurs dérivés
Hormones corticosurrénales et leurs dérivés :
[Link].00 Cortisone, hydrocortisone, prednisone (déhydrocortisone) et prednisolone
(déhydrohydrocortisone).
[Link].00 Dérivés halogènes des hormones cortico surrénales
[Link].00 Autres
Autres hormones et leurs dérivés ; autres stéroïdes utilisés principalement
comme hormones
[Link].00 Insuline et ses sels
[Link].00 Oestrogènes et progestogènes
[Link].00 Rutoside (rutine) et ses dérivés
[Link].00 Alcaloïdes de l’opium et leurs dérivés ; sels de ces produits
Alcaloïdes du quinquina et leurs dérivés ; sels de ces produits :
[Link].00 Caféine et ses sels
Ephédrines et leurs sels
[Link].00 Ephédrines et sels
[Link].00 Pseudoéphédrine (DCI) et ses sels
[Link].00 Théophylline et aminophylline (théophylline-éthylènediamine) et leurs
dérivés ; sels de ces produits
Alcaloïdes de l’ergot de seigle et leurs dérivés ; sels de ces produits :
[Link].00 Ergométrine (DCI) et ses sels
[Link].00 Ergométrine (DCI) et ses sels
[Link].00 Acide lysergique et ses sels
[Link].00 Nicotine et ses sels
[Link].0 Sucres chimiquement purs…
29.41 Antibiotiques
[Link].00 Pénicillines et leurs dérivés, à structure d’acide pénicillanique ; sels de ces
produits
[Link].00 Streptomicynes et leurs dérivés ; sels de ces produits
[Link].00 Tétracyclines et leurs dérivés ; sels de ces produits
[Link].00 Chloramphénicol et ses dérivés; sels de ces produits
[Link].00 Erhytromycine et ses dérivés; sels de ces produits
[Link].00 Autres
[Link].00 Autres composés organiques
30.01 Glandes et autres organes à usages opothérapiques, à l’état desséché,
même pulvérisé ; extraits, à usages opothérapiques, de glandes ou
d’autres organes ou de leurs sécrétions, héparine et ses sels ; autres
substances humaines ou animales préparées à des fins thérapeutiques ou
prophylactiques non dénommées ni comprises ailleurs.
[Link].00 Glandes et autres organes, à l’état desséché, même pulvérisés
[Link].00 Extraits de glandes ou d’autres organes ou de leurs sécrétions
[Link].00 Autres

Code Général Page 112


30.02 Sang humain ; sang animal préparé en vue d’usages thérapeutiques
prophylactiques ou de diagnostic ; antisérums, autres fractions du sang,
produits immunologiques modifiés, même obtenus par voie
biotechnologique ; vaccins, toxines, cultures de micro-organismes (à
l’exclusion des levures) et produits similaires.
[Link].00 Antisérums, autres fractions du sang, produits immunologiques modifiés,
même obtenus par voie biotechnologique.
[Link].00 Vaccins pour la médecine humaine
[Link].00 Vaccins pour la médecine vétérinaire
[Link].00 Ferments
[Link].00 Autres
30.03 Médicaments (à l’exclusion des produits des n°s 30.02, 30.05 ou 30.06)
constitués par des produits mélangés entre eux, préparés à des fins
thérapeutiques ou prophylactiques, mais ni présentés sous forme de
doses, ni conditionnés pour la vente au détail.
[Link].00 Contenant des pénicillines ou des streptomycines ou des dérivés de ces
produits, à structure d’acide pénicillanique, ou des streptomycides ou des
dérivés de ces produits.
[Link].00 Contenant d’autres antibiotiques
Contenant des hormones ou d’autres produits du n° 29.37, mais ne contenant
pas d’antibiotiques :
[Link].00 Contenant de l’insuline
[Link].00 Autres
[Link].00 Contenant des alcaloïdes ou leurs dérivés, mais ne contenant ni hormones, ni
autres produits du n° 29.37, ni antibiotiques.
[Link].00 Autres
30.04 Médicaments (à l’exclusion des produits des n°s 30.02, 30.05 ou 30.06)
constitués par des produits mélangés ou non mélangés, préparés à des
fins thérapeutiques ou prophylactiques, présentés sous forme de doses
ou
conditionnés pour la vente au détail
[Link].00 Contenant des pénicillines ou des dérivés de ces produits, à structure d’acide
pénicillanique, ou des streptomycines ou des dérivés de ces produits.
[Link].00 Contenant d’autres antibiotiques
[Link].00 Contenant des hormones ou d’autres produits du n° 29.37, mais ne contenant
pas d’antibiotiques :
[Link].00 Contenant de l’insuline
[Link].00 Contenant des hormones corticosurrénales
[Link].00 Autres
[Link].00 Contenant des alcaloïdes ou leurs dérivés, mais ne contenant ni hormones, ni
autres produits du n° 29.37, ni antibiotiques.
[Link].00 Autres médicaments contenant des vitamines ou d’autres produits du n°
29.36
[Link].00 Autres
30.05 Ouates, gazes, bandes et articles analogues (pansements, sparadraps,
sinapismes, par exemple), imprégnés ou recouverts de substances
pharmaceutiques ou conditionnés pour la vente au détail à des fins
médicales, chirurgicales, dentaires ou vétérinaires.
[Link].00 Pansements adhésifs et autres articles ayant une couche adhésive

Code Général Page 113


[Link].00 Autres
30.06 Préparations et articles pharmaceutiques visés à la Note 4 du présent
Chapitre.
[Link].00 Catguts stériles, ligatures stériles similaires pour sutures chirurgicales et
adhésifs stériles pour tissus organiques utilisés en chirurgie pour refermer les
plaies ; laminaires stériles ; hémostatiques résorbables stériles pour la
chirurgie ou l’art dentaire.
[Link].00 Réactifs destinés à la détermination des groupes ou des facteurs sanguins
[Link].00 Préparations opacifiantes pour examens radiographiques ; réactifs de
diagnostic conçus pour être employés sur le patient.
[Link].00 Ciments et autres produits d’obturation dentaire, ciments pour la réfection
osseuse
[Link].00 Trousses et boîtes de pharmacie garnies, pour soins de première urgence
[Link].00 Préparations chimiques contraceptives à base d’hormones ou de spermicides
Chapitre 31 Engrais
[Link].00 Films pour rayons X
[Link].00 Pellicules pour rayons X
38 08 10 90 10 Autres insecticides à usage agricole
38 08 20 00 00 Fongicides
38 08 30 00 00 Herbicides, inhibiteurs de germination et régulateurs de croissance pour
plantes
38 08 40 00 00 Désinfectants
38 08 90 00 00 Autres
[Link].00 Milieux de culture préparés pour le développement des micro-organismes
[Link].00 Réactifs de diagnostic ou de laboratoire sur support et …
Ex.[Link].00 Poche d’urine en matière plastique
[Link].00 Tétines et similaires
[Link].00 Biberons
Ex.[Link].00 Bassin de lit en matière plastique
40 14 10 00 00 Préservatifs
[Link].00 Poires à injections, poires compte-gouttes et similaires
[Link].00 Gants pour chirurgie
49 01 99 10 00 Livres, brochures et imprimés similaires scolaires ou scientifiques
49 07 00 00 00 Timbres-poste, timbres fiscaux et analogues, non oblitérés, papier timbré,
billets de banque, chèques, titres d’actions ou d’obligations et titres
similaires
52 01 00 90 00 Coton fibre
[Link].10 Moustiquaires imprégnées
Ex.[Link].00 Biberons
[Link].00 Verres de lunetterie médicale
[Link].00 En quartz ou en autre silice fondus
[Link].00 En autre verre d’un coefficient de dilatation linéaire n’excédant pas 5 x 10-6
par Kelvin entre 0° C et 300° C.
87.13 Fauteuils roulants et autres véhicules pour invalides…
[Link].00 Sans mécanisme de propulsion
[Link].00 Autres
[Link].00 De fauteuils roulants ou d’autres véhicules pour invalides
90.11 Microscopes optiques, y compris les microscopes pour la photo
micrographie, la cinéphotomicrographie ou la microprojection.

Code Général Page 114


[Link].00 Microscopes stéréoscopiques
[Link].00 Autres microscopes, pour la photo micrographie, la cinéphotomicrographie
ou la microprojection.
[Link].00 Autres microscopes
[Link].00 Parties et accessoires.
90.12 Microscopes autres qu’optiques et diffractographes.
[Link].00 Microscopes autres qu’optiques et diffractographes
[Link].00 Parties et accessoires.
90.18 Instruments et appareils pour la médecine, la chirurgie, l’art dentaire
ou l’art vétérinaire, y compris les appareils de scintigraphie et autres
appareils électromédicaux ainsi que les appareils pour tests visuels.
- Appareils d’electrodiagnostic (y compris les appareils d’exploration
fonctionnelle ou de surveillance de paramètres physiologiques) :
[Link].00 Electrocardiographes
[Link].00 Appareils de diagnostic par balayage ultrasonique (scanners)
[Link].00 Appareils de diagnostic par visualisation à résonance magnétique
[Link].00 Appareils de scintigraphie
[Link].00 Autres
[Link].00 Appareils à rayons ultraviolets ou infrarouges
Seringues, aiguilles, cathéters, canules et instruments similaires :
[Link].00 Seringues, avec ou sans aiguilles
[Link].00 Aiguilles tubulaires en métal et aiguilles à sutures
[Link].00 Autres
[Link].00 Tours dentaires, même combinés sur une base commune avec d’autres
équipements dentaires
[Link].00 Autres
[Link].00 Autres instruments et appareils d’ophtalmologie
[Link].00 Autres instruments et appareils.
90.21 Articles et appareils d’orthopédie, y compris les ceintures et bandages
médico-chirurgicaux et les béquilles ; attelles, gouttières et autres
articles et appareils pour fractures ; articles et appareils de prothèse ;
appareils pour faciliter l’audition aux sourds et autres appareils à tenir
à la main, à porter sur la personne ou à implanter dans l’organisme,
afin de compenser une déficience ou une infirmité.
Prothèses articulaires et autres appareils d’orthopédie ou pour fractures
dont :
[Link].00 Prothèses articulaires
[Link].00 Autres
[Link].00 Dents artificielles
[Link].00 Autres
[Link].00 Autres articles et appareils de prothèse
[Link].00 Appareils pour faciliter l’audition aux sourds, à l’exclusion des parties et
Accessoires
[Link].00 Stimulateurs cardiaques, à l’exclusion des parties et accessoires
[Link].00 Autres.
90.22 Appareils à rayons X et appareils utilisant les radiations alpha, bêta ou
gamma, même à usage médical, chirurgical, dentaire ou vétérinaire, y
compris les appareils de radiophotographie ou de radiothérapie, les
tubes à rayons X et autres dispositifs générateurs de rayons X, les

Code Général Page 115


générateurs de tension, les pupitres de commande, les écrans, les tables,
fauteuils et supports similaires d’examen ou de traitement.
Appareils à rayons X, même à usage médical, chirurgical, dentaire ou
vétérinaire, y compris les appareils de radiophotographie ou de radiothérapie
;
[Link].00 Appareils de tomographie pilotés par une machine automatique de traitement
d’information.
[Link].00 Autres, pour l’art dentaire
[Link].00 Autres, pour usages médicaux, chirurgicaux ou vétérinaires
[Link].00 A usage médical, chirurgical, dentaire ou vétérinaire
[Link].00 Tubes à rayons X
[Link].00 Autres, y compris les parties et accessoires.
[Link].00 Thermomètres et Pyromètres, à liquide, à lecture directe et autres
Presse locale (Journaux et Publications périodiques)
Tranches sociales de consommation
Eau : de 0 à 20 m3 et bornes fontaines publiques
Electricité : de 0 à 50 Kw/h pour les compteurs de 5 ampères.

D) Produits soumis au taux réduit

Sont soumis aux taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée les produits visés au tableau ci-
après :

Position 82 01 Bêches, pelles, pioches, pics, houes, binettes, fourches, crocs, râteaux et
racloirs, haches, serpes et outils similaires à taillants : sécateurs de tous
types, faux et faucilles, couteaux à points ou à pailles, cisailles à haies, coins
et autres outils agricoles, horticoles ou forestiers en main

84.24.81 10 00 Appareils à projeter des produits insecticides, fongicides, herbicides et


similaires

[Link].00 Appareils pour l’arrosage

84 32 10 00 00 Charrues

84 32 21 00 00 Herses à disques (pulvérisateurs)

84 32 29 00 00 Autres herses

84 32 30 00 00 Semoirs, plantoirs et repiqueurs

84 32 40 00 00 Epandeurs de fumier et distributeurs d’engrais

84 32 80 00 00 Autres machines, appareils et engins agricoles, horticoles ou sylvicoles :


rouleaux ou terrains de sport

84 71 11 00 00 Machines automatiques de traitement de l’information, analogiques, …

84 71 30 00 00 Machines automatiques de traitement de l’information numérique, portable,

Code Général Page 116



84 71 41 00 00 Autres machines automatiques comportant au moins 2 unités centrales

84 71 49 00 00 Autres machines automatiques se présentant sous de systèmes


84 71 50 00 00 Unité de traitement numérique autre que celle du 84 71 4 9
84 71 60 00 00 Unité d’entrée et de sortie
84 71 70 00 00 Unité de mémoire
84 71 80 00 00 Autres unités de machine automatique
84 71 90 00 00 Autres machines automatiques de traitement de l’information
Matériel de production de l’énergie solaire
EX 85 41 40 00 00 Cellule, Module photovoltaïque ou générateur
EX 90 32 89 00 00 Régulateurs de charge et de décharge à courant continu
EX 90 32 90 00 00
EX 85 36 20 00 00 Limiteurs de charge ou de recharge à courant continu
EX 85 04 40 00 00 Onduleurs (convertisseurs) DC/AC
EX 85 02 40 00 00 Convertisseurs à courant continu
EX 85 04 40 00 00
EX 85 07 80 00 00 Batteries solaires, batteries stationnaires, batteries étanches pour l’énergie
solaire, éolienne et la bioénergie
85 43 70 00 00 Chargeurs de batterie pour l’énergie solaire, éolienne et la bioénergie
EX 85 43 89 00 00 Chargeurs de piles sèches (R20, R12, R8, R6, etc.) pour l’énergie solaire,
éolienne et la bioénergie
EX 85 36 90 00 00 Luminaire, réglettes à courant continu 12-48 volts, scialytiques à courant
continu
EX 85 39 22 00 00 Tubes (ampoules à courant continu) 6, 8, 10, 11, 13, 15, 18,…., 48 Watts
EX 85 04 10 00 00 Ballasts pour courant continu 12-24-48 volts
EX 85 13 10 00 00 Lampes solaires portables
EX 85 13 10 00 00 Torches solaires
84 18 29 00 00 Réfrigérateurs et congélateurs fonctionnant à l’énergie solaire, éolienne et la
bioénergie
EX 84 15 10 00 00 Conditionneurs d’air fonctionnant sur l’énergie solaire, éolienne et la
EX 84 15 81 00 00 bioénergie
EX 84 15 82 00 00
EX 84 15 83 00 00
EX 94 05 40 00 00 Lampadaires solaires
EX 84 37 80 00 00 Moulins à générateurs solaire fonctionnant sur l’énergie solaire, éolienne et
EX 84 37 90 00 00 la bioénergie
EX 84 13 81 00 00 Pompes à générateur solaire fonctionnant sur l’énergie solaire, éolienne et la
bioénergie
EX 85 37 20 00 00 Armoires de commande pour équipement fonctionnant sur l’énergie solaire,
EX 85 37 10 00 00 éolienne et la bioénergie
EX 84 13 81 00 00 Equipements pour éolienne :
EX 84 13 91 30 00
EX 84 19 31 00 00 - Pompe éolienne pour l’exhaure de l’eau
EX 84 19 32 00 00 - Groupe électrogène à énergie éolienne (aérogénérateur)
EX 84 19 39 00 00 - Equipements de mesure de l’énergie éolienne
EX 84 19 90 00 00
EX 85 02 31 00 00
EX 85 02 39 00 00

Code Général Page 117


EX 73 06 40 90 00
EX 73 06 90 00 00
EX 85 23 29 00 90
EX 85 23 80 00 00
EX 85 44 19 00 00
EX 85 43 20 00 00
84 13 91 90 00 Autres pompes
84 25 19 00 00 Palan-autres

Pièces détachées pour les équipements fonctionnant sur l’énergie solaire,


éolienne et la bioénergie
EX 84 15 90 00 10 Equipements de climatisation pour les équipements fonctionnant sur
EX 84 15 90 00 90 l’énergie solaire, éolienne et la bioénergie
EX 84 18 19 00 00 Equipement de bioénergie :
EX 84 18 21 00 00
EX 84 18 22 00 00 - Pièces détachées
EX 84 18 30 00 00 - Echangeur de chaleur à biogaz
EX 84 18 40 00 00 - Chauffe eau à biogaz
EX 84 18 50 00 00 - Groupe électrogène et moteurs fonctionnant à huile végétale (soja,
EX 84 18 61 00 00 alcool, pourghère, tournesol, etc.)
EX 84 18 69 00 00
EX 84 18 99 00 00 - Kit pour la conversion des moteurs diesel et essence en moteur
EX 84 18 91 00 00 biocarburant
EX 84 19 11 00 00 - Réacteur et accessoires pour la production et le traitement du
EX 84 19 50 00 00 biocarburant
EX 84 19 90 00 00 - Moteurs à vapeur pour le biogaz (déchets agricoles et industriels)
EX 85 02 11 00 00
EX 85 02 12 00 00
EX 85 02 39 00 00
EX 85 03 00 00 00
EX 85 16 60 00 10 Equipements de cuisinières solaires
EX 85 16 90 00 00
EX 84 19 40 00 00 Equipements de distillateurs solaires
Equipements de séchoirs solaires
Equipements de chauffe eau solaire
EX 84 18 91 00 00 Equipement de réfrigérateurs et congélateurs
EX 84 18 99 00 00 Solaire thermiques
Echangeurs de chaleur
Armoire de contrôle thermique
Equipements de suivi du soleil
Moteurs solaires thermiques et accessoires
EX 84 19 90 00 00 Equipements de stérilisateurs solaires thermiques
EX 85 41 90 00 00 Equipements des capteurs solaires thermiques
Equipements des capteurs de rayonnement solaire (concentrateurs, paraboles
et cylindroparaboliques, réflecteurs, fluides colporteurs, sel pour le solaire
thermique)
EX 84 19 31 00 00 Equipements de séchoirs solaires
EX 84 19 32 00 00
EX 84 19 39 00 00
EX 84 19 90 00 00

Code Général Page 118


EX 84 21 21 00 00 Appareil solaire pour le filtrage de l’eau

E. Services soumis au taux réduit


- les prestations d’hébergement et de restauration fournies par les hôtels, les restaurants
et organismes assimilés agréés et les prestations réalisées par les organisateurs de circuits
artistiques agréés.

Sous-section II : Territorialité

Article 196

Sont soumis au Mali à la Taxe sur la Valeur Ajoutée, les travaux immobiliers,
les prestations de services et les livraisons de biens, effectués à titre onéreux
par un assujetti agissant en tant que tel, ainsi que les importations.

Une opération de livraison de bien est réputée réalisée au Mali, lorsque le bien
se trouve au Mali au moment de la livraison.

Lorsque le lieu de départ de l’expédition ou du transport d’un bien se trouve


dans un Etat autre que le Mali, le lieu de la livraison effectuée par l’importateur
est réputé se situer dans le pays d’importation du bien. Toutefois, lorsque celui-
ci fait l’objet d’une installation ou d’un montage au Mali par le fournisseur
étranger ou pour son compte, le lieu de livraison du bien est réputé se situer à
l’endroit où est fait le montage ou l’installation.

Une opération de travaux immobiliers est réputée réalisée au Mali, lorsqu’elle


est exécutée au Mali.

Une prestation de service est imposable au Mali, lorsqu’elle y est exécutée.


Cependant, lorsque la prestation, bien qu’exécutée dans un autre pays, est
utilisée ou exploitée au Mali, l’imposition est faite au Mali.

Une prestation de service exécutée au Mali mais utilisée dans un autre pays
n’est pas imposable au Mali à l’exception des cas suivants :

 le lieu d’imposition des prestations de services se rattachant à un bien


immeuble est l’endroit où le bien immeuble est situé.
 le lieu d’imposition des prestations de services directement liées à des
activités éducatives, scientifiques, culturelles, artistiques, sportives, de
divertissement ou similaires, est l’endroit où ces activités ou
manifestations sont matériellement exécutées.

Lorsqu’un assujetti établi au Mali ne peut apporter la preuve que le lieu


d’imposition des livraisons de biens ou des prestations de services qu’il a
effectuées est situé en dehors du Mali, le lieu d’imposition de ces livraisons ou
prestations est réputé être au Mali.

Code Général Page 119


Article 197

Lorsqu’un redevable de la Taxe sur la Valeur Ajoutée est établi ou domicilié


hors du Mali, il est tenu de faire accréditer auprès du service chargé du
recouvrement de ces taxes un représentant domicilié au Mali qui s’engage à
remplir les formalités incombant à ce redevable et à acquitter la taxe à sa place.

À défaut, cette taxe et le cas échéant, les pénalités qui s’y rapportent, est payée
par la personne cliente pour le compte de la personne n’ayant pas
d’établissement au Mali.

Sous-section III : Assiette

Article 198 (nouveau) (LF. 2018 pour l’exercice 2019)

La base d'imposition est constituée :

 pour les produits importés par la valeur CAF Franco frontière ;


 pour les ventes, par toutes les sommes, valeurs, biens ou services reçus ou à
recevoir par le fournisseur en contrepartie de la vente ;
 pour les prestations de services, par toutes les sommes, valeurs, biens ou services
reçus ou à recevoir par le prestataire en contrepartie de sa prestation ;
 pour les travaux immobiliers, par le montant des marchés, mémoires ou factures ;
 pour les livraisons à soi-même, par le prix de revient des biens faisant l'objet de
ces livraisons ;
 pour les opérations de fin de contrat de crédit-bail, l'assiette de la TVA est
constituée par le prix de cession en cas de vente à un tiers.

Article 199

Sont à inclure dans la base d’imposition :

 les impôts, taxes, droits et prélèvements de toute nature à l’exception de la Taxe


sur la Valeur Ajoutée ;
 les frais accessoires aux livraisons de biens, tels que commissions, intérêts, frais
d’emballage, de transport et d’assurance demandés aux clients, même s’ils sont facturés
distinctement.

Toutefois, si le transport constitue une opération distincte dont l’acheteur


assume la charge (vente « départ »), les frais correspondants peuvent être
exclus du montant de la vente imposable à condition que le vendeur en
refacture exactement le montant à l’acquéreur.

 les indemnités n’ayant pas le caractère de dommage intérêt ;


 les subventions qui représentent l’unique contrepartie d’une opération imposable
ou qui constituent le complément direct du prix d’une telle opération ou sont destinées à
compenser globalement l’insuffisance des recettes d’exploitation d’une entreprise.

Article 200

Code Général Page 120


Sont à exclure de la base d’imposition :
 les escomptes de caisse, remises, rabais, ristournes et autres réductions de prix
consentis directement aux clients dans les normes habituelles de l’activité concernée ;
 les sommes perçues lors des livraisons d’emballages consignés à la condition que
la Taxe sur la Valeur Ajoutée afférente à ces sommes ne soit pas facturée. Toutefois, elles
sont incorporées dans la base d’imposition, lorsque les emballages n’ont pas été rendus dans
les délais en usage dans la profession ;
 les indemnités ayant véritablement le caractère de dommage intérêt ;
 les primes et les subventions d’équipement affectées au financement d’un bien
d’investissement déterminé et les aides à caractère financier entre entreprises ;
 les sommes remboursées aux intermédiaires autres que les agents de voyages et
organisateurs de circuits touristiques, qui effectuent des dépenses sur l’ordre et pour le compte
de leurs commettants dans la mesure où ces intermédiaires rendent compte à leurs
commettants et justifient, auprès de l’Administration des Impôts, de la nature ou du montant
exact de ces débours ;
 les débours et toutes sommes versés à un prestataire en remboursement d’une
dépense effectuée pour le compte du client.

Article 201

Toutefois, les réductions ne peuvent venir en déduction de la base imposable


chez le vendeur si elles constituent la rémunération d’une prestation fournie par
le débiteur à son créancier, ou si elles ne bénéficient pas effectivement et pour
leur montant exact à l’acheteur.

Article 202

Lorsque l’impôt a été perçu à l’occasion de ventes ou de services qui sont par la
suite résiliés, annulés ou qui restent impayés, il est imputé sur l’impôt dû pour les
affaires faites ultérieurement. Il est restitué dans les conditions prévues à l’article
224 du présent Code, si la personne qui l’a acquitté a cessé d’y être assujettie.
L’imputation ou la restitution est subordonnée à la justification auprès de
l’Administration fiscale de la rectification préalable de la facture initiale.

Article 203

Les taxes sont liquidées au vu des déclarations souscrites par les redevables
lorsque ceux-ci sont imposables sur leur chiffre d’affaires réel.

Code Général Page 121


Sous-section IV : Fait générateur – exigibilité

Article 204

Le fait générateur se définit comme étant l’évènement qui donne naissance à la


créance de l’État ; tandis que l’exigibilité est la qualité acquise à un moment
donné par cette même créance de pouvoir être recouvrée sans délai par toutes
voies de droit.

A) Fait générateur
Article 205

Le fait générateur de la taxe est constitué :

a) pour les importations, par le franchissement du cordon douanier ; en ce qui


concerne les marchandises placées sous l’un des régimes suspensifs de
droits ainsi que sous le régime de dépôt de douane, le fait générateur
intervient au moment de la mise à la consommation de ces marchandises ;

b) pour les ventes, par la livraison ;

Par livraison il faut entendre la remise à l’acheteur du bien ayant fait l’objet du
contrat ;

c) pour les livraisons de biens donnant lieu à l’établissement de décomptes ou


paiements successifs, à l’exception de celles portant sur des biens faisant
l’objet d’une vente à tempérament ou d’une location-vente, par l’expiration
des périodes auxquelles se rapportent ces décomptes et encaissements ;

d) pour les biens que les redevables se livrent à eux-mêmes, par leur première
utilisation ou première mise en service ;

e) pour les travaux immobiliers, par l’exécution des travaux. Lorsque ces
travaux donnent lieu à l’établissement de décomptes ou à des
encaissements successifs, le fait générateur est réputé intervenir lors de
l’expiration des périodes auxquelles ces décomptes et encaissements se
rapportent ;

f) pour les prestations de services, par l’exécution du service.

Code Général Page 122


B) Exigibilité
Article 206

La Taxe sur la Valeur Ajoutée est exigible :


a) pour les importations, lors de la mise à la consommation ;

b) pour les ventes, les livraisons y compris les livraisons à soi-même, lors de
la réalisation du fait générateur ;
Toutefois pour les ventes d’eau et d’électricité faites à l’État et aux collectivités
décentralisées, l’exigibilité intervient lors du paiement du prix.
c) pour les prestations de services, au moment de l’encaissement du prix ou
des acomptes.
Toutefois, la taxe peut être acquittée d’après les débits sur autorisation du
Directeur Régional ou de celui des Impôts du District ou du Sous Directeur des
Grandes Entreprises ; dans ce cas, l’exigibilité est constituée par l’inscription
au débit du compte.

Cette autorisation ne dispense pas le contribuable de s’acquitter de la taxe au


moment de l’encaissement du prix ou des acomptes si celui-ci intervient avant
les débits.

Lorsqu’un redevable a été autorisé à acquitter la taxe sur les débits, il ne peut
plus être autorisé à l’acquitter sur les encaissements.

En cas d’escompte d’un effet de commerce, la taxe est exigible à la date de


l’échéance de l’effet.

d) pour les travaux immobiliers, lors de l’exécution des travaux ou s’il est
antérieur, lors de l’encaissement des acomptes ou du prix de la
rémunération.

Code Général Page 123


Sous-section V : Déductions

A) Principes
Article 207

La Taxe sur la Valeur Ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération
imposable est déductible de la Taxe sur la Valeur Ajoutée applicable à cette
opération.
A cet effet, les assujettis sont autorisés à déduire du montant de l'impôt exigible
sur leurs opérations, la Taxe sur la Valeur Ajoutée facturée lors de l'achat ou de
l'importation :

1.- des matières premières et assimilées entrant dans la composition des


produits taxables ou qui, n'entrant pas dans le produit fini, sont détruites ou
perdent leurs qualités spécifiques au cours d'une seule opération de fabrication
des mêmes produits ;

2. - de biens destinés à être revendus dans le cadre d'une opération taxable ;

3.- de services entrant dans le prix de revient d'opérations ouvrant droit à


déduction ;

4.- de biens meubles, immeubles et services acquis pour les besoins de


l'exploitation au titre des investissements et frais généraux.
Les assujettis sont autorisés à déduire la Taxe sur la Valeur Ajoutée afférente
aux livraisons à soi-même de biens visés aux 1- 2 - 4 ci-dessus.

Les assujettis sont également autorisés à déduire du montant de la Taxe sur la


Valeur Ajoutée dont ils sont redevables la Taxes sur les Activités Financières
grevant les couts des biens et services acquis exclusivement dans le cadre
d’investissement productifs.

En cas d'assujettissement à la Taxe sur la Valeur Ajoutée en application des


dispositions de l'article 194 dernier alinéa, les nouveaux assujettis sont
autorisés à déduire la Taxe sur la Valeur Ajoutée qui a grevé le coût des
marchandises existant en stock à la date à partir de laquelle ils réalisent des
opérations imposables à la Taxe sur la Valeur Ajoutée, et destinées à la
réalisation d'opérations taxables.

Les biens d'investissements ouvrant droit à déduction sont inscrits dans la


comptabilité de l'entreprise pour leur prix d'achat ou de revient diminué de la
déduction à laquelle ils donnent droit en matière de Taxe sur la Valeur Ajoutée.
Les amortissements relatifs à ces biens sont, pour l'assiette des impôts sur les
bénéfices, calculés sur la base de leur prix d'achat ou de revient diminué de la
déduction à laquelle ces biens donnent droit.

Article 208

Code Général Page 124


Ouvrent droit à déduction dans les mêmes conditions que si elles étaient
soumises à la Taxe sur la Valeur Ajoutée les opérations d’exportations et
assimilées visées à l’article 195.I.1 du présent Code.

Toutefois, l’exportation d’un produit non taxable à l’intérieur ne pourrait ouvrir


droit à déduction.

B) Exclusions du droit à déduction


Article 209

N’est pas déductible la Taxe sur la Valeur Ajoutée ayant grevé les biens ou
services utilisés par des tiers, des dirigeants ou le personnel de l’entreprise, tels
que le logement ou l’hébergement, les frais de réception, de restaurant, de
spectacles ou de toute dépense ayant un lien direct avec les déplacements ou la
résidence.
Toutefois, cette exclusion ne concerne pas les vêtements de travail ou de
protection, les locaux et le matériel affectés à la satisfaction collective des
besoins du personnel sur les lieux de travail ainsi que le logement gratuit sur
les lieux de travail du personnel salarié chargé spécialement de la surveillance
ou de la garde de ces lieux.

Article 210

N’ouvrent pas droit à déduction les véhicules ou engins, quelque soit leur
nature, conçus ou aménagés pour transporter des personnes ou à usages mixtes
qui constituent une immobilisation ou dans le cas contraire lorsqu’ils ne sont
pas destinés à être revendus à l’état neuf.

Il en est de même des éléments constitutifs, des pièces détachées et accessoires


de ces véhicules et engins.
Toutefois cette exclusion ne concerne pas :

 les véhicules routiers comportant, outre le siège du conducteur, plus de huit


places assises et utilisés par des entreprises pour le transport exclusif de leur personnel ;
 les véhicules ou engins acquis par les entreprises de transport public de
voyageurs et affectés de façon exclusive à la réalisation desdits transports ;

Les transports de personnes et les accessoires auxdits transports n’ouvrent


également pas droit à déduction ; toutefois, les transports qui sont réalisés soit
pour le compte d’une entreprise de transport public de voyageurs, soit en vertu
d’un contrat permanent de transport conclu par les entreprises pour amener leur
personnel sur les lieux de travail, ouvrent droit à déduction.

 les véhicules particuliers acquis par les entreprises de location de voitures.

Article 211

N’ouvrent pas droit à déduction, les immeubles autres que les bâtiments et
locaux à usage industriel, commercial, artisanal ou professionnel.

Code Général Page 125


Article 212

La TVA ayant grevé le prix d’acquisition des produits pétroliers, à l’exclusion


des produits noirs : distillat diesel oil et fuel, n’est pas déductible.

Article 213

N’est pas déductible la taxe ayant grevé :

1) les biens cédés et les services rendus gratuitement ou à un prix


sensiblement inférieur au prix de revient, à titre de commissions, salaires,
gratifications, rabais, bonifications, cadeaux, quelle que soit la qualité du
bénéficiaire sauf quand il s’agit d’objets publicitaires de très faible valeur ;

2) les biens et/ou les services pour lesquels la facture ou le document en


tenant lieu ne comporte pas le Numéro d’Identification Fiscale du fournisseur.

3) Les sommes payées en application des dispositions des articles 94 a 98


inclus du présent code et qui n’ont pas fait objet de la retenue de l’impôt soit au
titre de l’impôt sur les bénéfiques industriel et commerciaux, soit au titre de l
impôt sur les sociétés.

Article 214

Les objets de mobilier, autres que ceux ayant le caractère de matériel


commercial ou de matériel de bureau, n’ouvrent pas droit à déduction.

Article 215

La TVA ayant grevé le coût des services de toute natures afférents à des biens,
produits ou marchandises exclus du droit à déduction n’est pas admis en
déduction.

C) Limitations du droit à déduction


Article 216

Les assujettis qui ne réalisent pas exclusivement des opérations ouvrant droit à
déduction sont autorisés à déduire la Taxe sur la Valeur Ajoutée qui a grevé les
biens et services qu'ils acquièrent ou qu'ils se livrent à eux-mêmes dans les
limites ci-après :
a) lorsque ces biens et services concourent exclusivement à la réalisation
d'opérations ouvrant droit à déduction, la taxe qui les a grevés est déductible
intégralement;

b) lorsqu'ils concourent exclusivement à la réalisation d'opérations


n'ouvrant pas droit à
déduction, la taxe qui les a grevés n'est pas déductible ;

Code Général Page 126


c) Lorsque leur utilisation aboutit concurremment à la réalisation
d'opérations dont les unes ouvrent droit à déduction et les autres n'ouvrent pas
droit à déduction, seule une fraction de la taxe qui les a grevés est déductible.

Article 217 abrogé

Article 218

La fraction visée à l'article 216 ci-dessus est égale au montant de la taxe


multiplié par le rapport entre :

- le montant annuel des recettes afférentes à des opérations ouvrant droit à


déduction (numérateur) ;
- et le montant annuel des produits de toute nature à l'exclusion des cessions
d'éléments de l'actif immobilisé, des subventions d'équipement, des indemnités
d'assurance ne constituant pas la contrepartie d'une opération soumise à la Taxe
sur la Valeur Ajoutée, et des débours (dénominateur).
Ce rapport, exprimé en pourcentage, est dénommé prorata. Il est arrondi à
l'unité supérieure. Les recettes et produits s'entendent tous frais, droits et taxes
compris à l'exclusion de la Taxe sur la Valeur Ajoutée elle-même.
Le montant des livraisons à soi-même est exclu des deux termes du rapport.

Article 219

Le prorata prévu à l'article 218 ci-dessus est déterminé provisoirement en


fonction des recettes et produits réalisés l'année précédente ou pour les
nouveaux assujettis des recettes et produits prévisionnels de l'année en cours.
Le prorata définitif est arrêté au plus tard le 15 ème jour du mois de mai de
l'année suivante. Les déductions opérées sont régularisées en conséquence dans
le même délai.

Article 220

Lorsque le prorata définitif affèrent à chacune des quatre années suivant celle
de l’acquisition ou de la première utilisation d’un bien constituant une
immobilisation varie de plus de cinq points par rapport au prorata définitif
retenu pour effectuer la déduction précédente, il est procédé soit au
reversement, soit à la déduction complémentaire d’une fraction de la taxe ayant
grevé initialement l’immobilisation.
Cette fraction est égale au cinquième de la différence entre le produit de la taxe
ayant grevé le bien par le prorata définitif de l’année d’acquisition et le produit
de la même taxe par le prorata définitif de l’année considérée.

Article 221

Lorsqu’un bien immeuble constituant une immobilisation est cédé avant le


commencement de la quatrième année qui suit celle de son acquisition ou de sa
première utilisation, l’assujetti doit reverser une fraction de la taxe initialement
déduite corrigée éventuellement des rectifications prescrites aux articles 219 et
229 du présent Code.

Code Général Page 127


Cette fraction est égale au montant de la taxe effectivement déduite diminué
d’un cinquième par année civile ou partie d’année civile écoulée depuis la date
d’acquisition ou de première utilisation de l’immobilisation en cause.

Article 222

Les dispositions des articles 218, 219 et 221 du présent Code ci-dessus
s’appliquent aux redevables qui cessent leur activité ou qui perdent la qualité
d’assujetti à la Taxe sur la Valeur Ajoutée.

Article 223

Pour l’application des articles 218 à 221 du présent Code, l’année au cours de
laquelle ont eu lieu l’acquisition ou la cession des biens, le début ou la
cessation d’activité ou la perte de la qualité d’assujetti est comptée pour une
année entière.

D) Modalités d’exercice du droit à déduction


Article 224

La déduction de la taxe est opérée par imputation sur la taxe due par
l'entreprise au titre du mois pendant lequel le droit à déduction a pris naissance.
En cas d'omission, elle doit être opérée au plus tard le 15 mai de l'année
suivante.

Article 225 (nouveau) (LF. 2018 pour l’exercice 2019)

Le droit à déduction prend naissance lors de l’importation des biens, de leur


acquisition, de la livraison à soi- même ou de l’accomplissement des services
lorsque la taxe devient exigible chez le redevable.
Par dérogation au premier alinéa ci-dessus, la Taxe sur la Valeur Ajoutée due
sur les équipements objet de contrats de crédit-bail est payable par le crédit-
preneur.
Celui-ci bénéficie en conséquence du transfert du droit à déduction.

Article 226

Si le montant de la déduction autorisée est supérieur au montant de l’impôt


exigible au titre d’une déclaration donnée, l’excédent peut être imputé sur la
taxe exigible au titre de la ou des déclarations ultérieures.

Article 227-A (nouveau)

Les assujetties redevables de la Taxe sur la Valeur Ajoutée autres que les
entreprises de revente de bien en l’état sur le territoire national peuvent obtenir,
à leur demande, le remboursement des crédits de la TVA mensuellement.
En vue de la mise en œuvre des dispositions de l’alinéa 1 du présent article, les
assujettis sont tenus de déposer ou souscrire par voie électronique à travers
une adresse électronique institutionnelle et sécurisée une demande de
remboursement accompagnée de toutes les pièces justificatives au plus tard à
l'échéance déclarative du mois suivant le mois écoulé.

Code Général Page 128


L’administration dispose du droit de procéder à un contrôle ciblé des crédits de
la Taxe sur la Valeur Ajoutée avant tout remboursement.

Article 227-B

Les remboursements des crédits de TVA se font dans les délais visés à
l'article 227-A ci-avant et selon les modalités ci-après :

a. pour les entreprises à risque faible, le remboursement s'effectue


automatiquement sans que ne soit mise en œuvre une procédure de
contrôle de validation préalable ;

b. pour les entreprises à risque moyen, le remboursement s'effectue au


terme d'une procédure de contrôle de validation des crédits ;

c. pour les entreprises à risque élevé le remboursement ne peut intervenir


qu'au terme d'une procédure de vérification générale de comptabilité qui
doit intervenir dans un délai d'un mois après l’introduction de la demande
de remboursement.

Au sens des dispositions de l’alinéa I ci-dessus, sont considérées comme


entreprises à risque faible, celles remplissant à la date d'introduction de
leur demande, les critères cumulatifs ci-après:

- appartenir au portefeuille de la Direction des grandes entreprises ;

- ne pas avoir d'arriérés fiscaux y compris à l’issue d'une décision


contentieuse fiscale ;

- avoir bénéficié régulièrement de remboursements de crédits de TVA au


cours des trois (03) derniers exercices non remis en cause à l’occasion
d'un contrôle fiscal

Sont considérées comme entreprises à risque moyen, celles remplissant à


la date d'introduction de leur demander les critères cumulatifs ci-après :

- appartenir au portefeuille de la Direction des grandes entreprises ou des


Centres des impôts des moyennes entreprises ;

- ne pas avoir d'arriérés fiscaux ou disposer d'un sursis de paiement ;

- avoir régulièrement bénéficié de remboursements de crédits de TVA au


cours d'un exercice fiscal clos non remis en cause à l’occasion d'un
contrôle fiscal.

Sont considérées comme entreprises à risque élevé, celles n'appartenant à


aucune des catégories ci-dessus.

Article 227-C

Code Général Page 129


Les entreprises à risque faible ayant bénéficié d'un remboursement
automatique font l’objet d'un contrôle a posteriori de validation de leurs
crédits dans le délai légal de prescription.

Les entreprises à risque moyen ayant bénéficié de remboursement après


contrôle de validation font l'objet d'une vérification générale de
comptabilité suivant les règles définies par le Livre des procédures
Fiscales. Sans préjudice de la rétrogradation dans la catégorie inférieure
des contribuables visés pour une durée qui ne peut être inférieure à trois
exercices, Les redressements fiscaux en matière de TVA effectués à
l’occasion des contrôles à posteriori des contribuables à risque faible ayant
bénéficié de remboursements de crédits sans contrôles préalables donnent
lieu à l’application des pénalités de 50% majorées des intérêts de retard
sans plafonnement et sans possibilité de remise gracieuse.

Les redressements fiscaux en matière de TVA effectués à l'occasion d'une


vérification de comptabilité des contribuables à risque moyen ayant
bénéficié de remboursements de crédits après contrôle de validation,
donnent lieu à l'application des pénalités de 50% majorées des intérêts de
retard sans plafonnement et sans possibilité de remise gracieuse.

Article 227-D

Nonobstant les dispositions de l'alinéa I du présent article les sociétés de


crédit-bail peuvent bénéficier, dans le cadre d'une opération de crédit-bail,
du transfert de tout avantage concéder en matière de TVA au client avec
lequel le contrat de crédit est conclu. Un arrêté du Ministre chargé des
finances déterminera les modalités d'application de cette disposition.

Article 227-E

Les autres conditions et modalités pratiques de remboursement des crédits


de TVA seront fixées par voie règlementaire.

Article 227-F

Les entreprises industrielles et exportatrices sont autorisées à procéder au paiement différé de la


TVA afférente aux importations de biens, notamment les matériels, les équipements, les machines
industrielles et les pièces détachées.

Le bénéfice de la procédure de paiement différé de la TVA à l'importation est subordonné à la


satisfaction par chacune des entreprises visées à l'alinéa précédent des conditions cumulatives ci-
après:

- être à jour de ses obligations déclaratives et de paiement des impôts, droits et taxes ;
- être à jour de ses obligations douanières ;
- disposer d'un crédit d'enlèvement en relation avec un commissionnaire agréé par les
services des Douanes.

Code Général Page 130


Sont exclues du mécanisme du paiement différé de TVA à l'importation, les opérations n'ouvrant
pas droit à déduction. Le non-respect des dispositions du présent article entraîne la perte du
bénéfice du mécanisme de paiement différé de la TVA et l'assujettissement aux obligations de
droit commun, sans préjudice des sanctions prévues par le Code Général des Impôts.

Un arrêté du ministre chargé des Finances précise les modalités pratiques de mise
en œuvre de la procédure de paiement différé de la TVA à l'importation

Article 228

Lorsqu’un redevable perd la qualité d’assujetti, le crédit de taxe déductible


dont il dispose est imputé en priorité sur les sommes dont il est débiteur au titre
des autres impôts et taxes.
L’excédent de crédit de taxe déductible dont l’imputation n’a pu ainsi être
opérée peut faire l’objet de remboursement pour son montant total.

Les opérations d’imputation et de remboursement de crédit sont précédées du


contrôle ciblé visé à l’article précédent.

Sous-Section VI : Taux de la taxe sur la valeur ajoutée

Article 229

Les taux de la taxe sur la valeur ajoutée sont fixés ainsi qu’il suit :

 5% pour les produits visés au point D) de la Sous-section I du Chapitre


I du Titre II du Code Général des Impôts ci-dessus;

 18% pour les autres produits et les services non exonérés en application
des dispositions du point IV Produits (nouveau) de l’article 195 du
Code Général des Impôts ci-dessus.

Sous-Section VII : Régimes particuliers

A) Biens d’occasion
Article 230

Sont considérés comme biens d’occasion au sens du présent Code, les biens
ayant fait l’objet d’une utilisation et qui sont susceptibles de réemploi en l’état
ou après réparation.

Article 231

Code Général Page 131


La mise à la consommation de biens d’occasion importés donne lieu à
perception de la Taxe sur la Valeur Ajoutée dans les conditions prévues par la
législation douanière en vigueur.

Article 232

Les ventes de biens d’occasion réalisées par les négociants en biens d’occasion
sont soumises à la Taxe sur la Valeur Ajoutée dans les conditions de droit
commun ; toutefois, ces négociants doivent payer la Taxe sur la Valeur Ajoutée
sur la différence entre le prix de vente et le prix de revient lorsqu’il s’agit de
biens acquis auprès de non assujettis.

B) Agences de voyages
Article 233

Pour les opérations d’entremise effectuées par les agences de voyage et les
organisateurs de circuits touristiques, le chiffre d’affaires imposable est
constitué par la différence entre le prix total payé par le client et le prix facturé
à l’agence ou à l’organisateur par les entrepreneurs de transports, les hôteliers,
les restaurateurs, les entrepreneurs de spectacles et les autres assujettis qui
exécutent matériellement les services utilisés par le client.

Article 234

Les agences de voyages et les organisateurs de circuits touristiques ne peuvent


pas déduire la taxe sur la Valeur Ajoutée afférente au prix payé aux
entrepreneurs de transport, aux hôteliers, aux restaurateurs, aux entrepreneurs
de spectacles et autres assujettis qui exécutent matériellement les services
utilisés par le client.

C) Commissionnaires et transitaires
Article 235

En ce qui concerne les commissionnaires de transport, les transitaires et les


déclarants en douane même traitant à forfait, le chiffre d’affaires imposable est
constitué par la rémunération brute, c’est-à-dire la totalité des sommes
encaissées, déduction faite de la Taxe sur la Valeur Ajoutée et des seuls
débours afférents au transport lui-même et au dédouanement, pourvu qu’il soit
justifié desdits débours.

Les dispositions du présent article sont applicables aux transitaires, et aux


déclarants en douane même lorsque les opérations de dédouanement ont été
effectuées pour le compte ou par un de leurs confrères.

D) Spectacles
Article 236

Code Général Page 132


Pour les spectacles cinématographiques et autres, le chiffre d’affaires
imposable est constitué par le montant total de la recette provenant de la vente
des billets, déduction faite de la Taxe sur la Valeur Ajoutée et des droits de
timbre.

E) Entreprises conventionnées
Article 237

Les entreprises qui, par suite d’une convention d’établissement bénéficient


d’un régime spécial au regard de la taxation du chiffre d’affaires, continueront
à acquitter, à titre transitoire et jusqu’à l’expiration de la convention en cours,
les mêmes Taxes sur le Chiffre d’Affaires, au même taux et selon les mêmes
conditions que ceux prévus dans la convention.

Toutefois, ces entreprises sont autorisées à exercer une option pour


l’imposition à la Taxe sur la Valeur Ajoutée dans les conditions de droit
commun et à renoncer ainsi au régime particulier qui leur avait été consenti en
matière de taxation du chiffre d’affaires.
L’option est exercée sous la forme d’une lettre recommandée avec accusé de
réception adressée au Directeur Général des Impôts.

Elle prend effet le premier jour du mois qui suit la date de l’accusé de
réception. Cette option est irrévocable.

En l’absence d’exercice de l’option visée ci-dessus, les entreprises


conventionnées ne sont pas en droit de déduire la Taxe sur la Valeur Ajoutée
ayant grevé leurs achats et leurs frais généraux.

Sous-Section VIII : Compensation interdite

Article 238

Sous réserve des dispositions de l’article 227 du présent code, les contribuables
ne peuvent se prévaloir de leur qualité de créancier du Trésor Public pour
s’exonérer de leurs obligations fiscales ou pour en différer le règlement.

Section II : Dispositions particulières au mode du réel


simplifié de taxation

Article 239
Les contribuables assujettis à la Taxe sur la Valeur Ajoutée sont soumis aux
versements d’acomptes conformément aux dispositions prévues au Livre de
Procédures Fiscales.

Code Général Page 133


Code Général Page 134
Chapitre II : L’Impôt spécial sur certains
produits

Article 240 (nouveau) LF 2022

Les produits visés ci-dessous sont soumis à un impôt spécial dit « Impôt
Spécial sur Certains Produits » dont les taux sont fixés par décret dans la limite
des fourchettes ci-après :

NOMENCLATURE PRODUITS TAUX


08 02 90 10 00 Cola 10 à 30%
Boissons non alcoolisées à l’exception de l’eau :
- Boissons gazeuses, énergiques et énergisantes 10 à 20%
- Jus de fruits ou de légumes 5% à 20%
22 02 10 00 00 Eaux aromatisées ou additionnées de sucre ou d’autres 0 à 20%
édulcorants
Boissons alcoolisées 20 à 70%
Position 22 03 Bières de malt
Position 22 04 Vins de raisins frais ; moûts de raisins, autres
Position 22 05 Vermouths et autres vins de raisins frais préparés à
Position 22 06 l’aide de plantes ou de matières aromatiques
Position 22 07 et 2208 Cidre, poiré, hydromel et autres boissons fermentées
Alcool éthylique, Eaux de vie, liqueurs et autres
boissons spiritueuses

TABACS 15 à 45%
Position 24 02 Cigares (Y compris ceux à bouts coupés), cigarillos
et cigarettes
24 03 91 00 00 Tabacs « homogénéisés » ou « reconstitués »
24 03 99 00 00 Autres
ARMES ET MUNITIONS
ARMES 15 à 40%
93 01 00 00 00 Armes de guerre, autres que les revolvers, pistolets et
armes blanches
93 02 00 00 00 Revolvers et pistolets, autres que ceux des no 93 03 ou
93 04
93 03 Autres armes à feu et engins similaires utilisant la
déflagration de la poudre (fusils et carabines de chasse,
armes à feu ne pouvant être chargées que par le canon,
pistolets lance fusées et autres engins conçus
uniquement pour lancer des fusées de signalisation,
pistolets et revolvers pour le tir à blanc, pistolets
d’abattage à cheville, canon lance amarres, par
exemple)
93 03 10 00 00 Armes à feu ne pouvant être chargées que par le canon
93 03 00 00 00 Autres fusils et carabines de chasse de tir sportif

Code Général Page 135


comportant au moins un canon lisse
93 03 30 00 00 Autres fusils et carabines de chasse de tir sportif
93 03 90 00 00 Autres
93 04 00 00 00 Autres armes (fusils, carabines et pistolets à ressort, à
air comprimé ou à gaz, matraques, par exemple) à
l’exclusion de celles du n° 93 07
93 05 Parties et accessoires des articles des nos 93 01 à 93 04
93 05 10 00 00 - De revolvers ou pistolets
- De fusils ou carabines du no 93 03
93 05 21 00 00 - Canon lisses
93 05 29 00 00 - Autres
93 05 90 00 00 - Autres
Armes et munitions 15 à 40%
93 06 21 00 10 Cartouches entières (pour fusils ou carabines à canon
lisse)
93 06 21 00 90 Parties et accessoires y compris les bourres (de
cartouches pour fusils ou carabines à canon lisse)
93 06 29 00 00 Autres (plombs pour carabines à air comprimé)
93 06 30 00 10 Autres cartouches entières
93 06 30 00 90 Autres cartouches, parties et accessoires y compris les
bourres
Produits de parfumerie et cosmétiques 5% à 15%
Sachets en matières plastique : 5% à 10%
3923.21.00.00 -en polymères de l’éthylène
3923.29.00.00 -en autres matières plastiques
Café 5% à 12%
25.15 Marbres 5% à 15%
Lingots d’or 5% à 15%
Bouillons alimentaires 10% à 15%
Véhicules de tourisme 5% à 10%

Article 240 A (LF 2022): L’Impôt Spécial sur Certains Produits s’applique aux tabacs, aux
produits du tabac et aux produits assimilés, fabriqués ou importés, notamment les cigarettes,
les cigares et cigarillos, les tabacs à rouler, les tabacs à fumer, les tabacs à priser, les tabacs à
chiquer et les cigarettes électroniques.

L’Impôt Spécial sur Certains Produits est établi sans aucune distinction fondée sur des critères
de qualité, de présentation ou d’origine des produits.

Article 240 B (LF 2022) : Le fait générateur de l’Impôt Spécial sur Certains Produits est
constitué par :
- la mise à la consommation au sens douanier du terme, pour les importations ;
- la première cession à titre onéreux ou gratuit ou le prélèvement, pour les biens
produits localement.

Article 240 C (LF 2022) : L’Impôt Spécial sur Certains Produits est assis sur la valeur des
produits taxables. Il est perçu un seul droit sur les produits du tabac.

Code Général Page 136


Article 240 D (LF 2022) : La base de l’imposition de l’Impôt Spécial sur Certains Produits
est constituée comme suit :
- à l’importation, par la valeur en douane majorée des droits et taxes perçus à l’entrée, à
l’exclusion de la Taxe sur la Valeur Ajoutée ;
- pour les biens produits localement, par le prix de vente sortie-usine à l’exclusion de la
Taxe sur la Valeur Ajoutée.

Article 240 E (LFF 2022) : Le taux de l’Impôt Spécial sur Certains Produits est
déterminé comme suit :
- minimum : 50%.
- maximum : 150%.

Article 241

L’Impôt Spécial sur Certains Produits frappe les produits visés à l’article 240
du présent Code à l’importation ou lors de la livraison à la consommation.

Article 242

Le fait générateur de l’Impôt Spécial sur Certains Produits est constitué :

 pour les produits importés, par la mise à la consommation au Mali, au sens de la


réglementation douanière ;
 pour les produits fabriqués ou extraits au Mali, par la première livraison à la
consommation au Mali, que cette livraison s'effectue à titre onéreux ou à titre gratuit.

Les prélèvements opérés par les fabricants pour leurs propres besoins sont
assimilés à des livraisons à la consommation.

Article 243

La base de calcul de l’Impôt Spécial sur Certains Produits est constituée :

 à l’importation, par la valeur en douane majorée des droits et


taxes dus à l’entrée, à l’exception de la Taxe sur la Valeur
Ajoutée ;
 en régime intérieur c’est-à-dire le cas des produits fabriqués
localement, par le prix de vente sortie-usine, à l’exception de
la Taxe sur la Valeur Ajoutée.

Dans le cas de cessions à titre gratuit ou à un prix inférieur au prix de revient et


de prélèvements effectués par les fabricants pour leurs propres besoins, la base
de calcul est constituée par le prix de revient des biens faisant l’objet de ces
cessions ou de ces prélèvements.

Code Général Page 137


Chapitre III : La taxe sur les activités financières

Article 244

Sont soumises à la Taxe sur les Activités Financières les produits des
opérations qui se rattachent aux activités bancaires ou financières, et d’une
manière générale tout produit se rattachant au commerce des valeurs et de
l’argent.

Article 245

Sont assujettis à la Taxe sur les Activités Financières, les professionnels du


commerce des valeurs et de l’argent, notamment :

 les banques et les établissements financiers ;


 les personnes physiques ou morales réalisant de l’intermédiation financière ;
 les personnes physiques ou morales réalisant des opérations de transfert
d’argent ;
 les agents de change et autres personnes réalisant à titre principal les opérations
de nature bancaire ou financière ;
 les escompteurs ;
 les remisiers.

Article 246

Par dérogation aux dispositions de l’article 245 du présent Code les opérations
qui ne se rattachent pas spécifiquement au commerce des valeurs et de l’argent
et les opérations de crédit-bail ne sont pas passibles de la taxe sur les activités
financières.

Article 247

Le fait générateur de la taxe est constitué par l’encaissement du prix ou de la


rémunération.

La Taxe sur les Activités Financières est assise sur le montant des recettes
réalisées à l’occasion des opérations imposables, la taxe étant exclue de la base
d’imposition.

Article 248

Sont exonérés de la Taxe sur les Activités Financières :

 les sommes versées par le Trésor à la Banque Centrale chargée du privilège de


l’émission ainsi que les produits des opérations de cette banque, génératrice de l’émission des
billets ;

Code Général Page 138


 les agios afférents à la mobilisation par voie de réescompte ou de pension
d’effets publics ou privés figurant dans le portefeuille des banques, des établissements
financiers ou des organismes publics ou semi publics, habilités à réaliser des opérations
d’escompte ainsi que ceux afférents à la première négociation des effets destinés à mobiliser
les prêts consentis par les mêmes organismes ;

 les opérations relatives aux entreprises d’assurances soumises à un droit


d’enregistrement en vertu des dispositions particulières prévues à cet effet ;

 les intérêts et commissions relatifs aux opérations réalisées sur le marché


monétaire.

Article 249

Le taux de la taxe sur les activités financières est fixé à 17 %.

Ce taux est réduit à 15 % pour les intérêts, commissions et frais perçus à l’occasion de toutes
les opérations finançant les ventes à l’exportation.

Code Général Page 139


Chapitre IV : La taxe intérieure sur les produits
pétroliers

Article 250

Sont soumis à la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers les produits visés
ci-après :

27 10 00 29 00 Essences spéciales, autres


27 10 00 31 00 Essence d’aviation
27 10 00 32 00 Essence auto super
27 10 00 33 00 Essence auto ordinaire
27 10 00 39 00 Huiles légères, autres
27 10 00 41 00 Carburéacteur
27 10 00 42 00 Pétrole lampant
27 10 00 49 00 Huiles moyennes, autres
27 10 00 51 00 Gas oil
27 10 00 52 00 Fuel oil domestique
27 10 00 53 00 Fuel oil léger
27 10 00 54 00 Fuel oil lourd I
27 10 00 55 00 Fuel oil lourd II
27 11 13 29 00 Gaz butane liquéfié

Article 251

Le fait générateur de la taxe est constitué par la mise à la consommation au


sens de la réglementation douanière en ce qui concerne les importations.

En ce qui concerne la production nationale, le fait générateur est constitué par


la livraison.

Article 252

La base imposable est constituée par le volume à 15°C ou le poids.

Article 253

Les taux de la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers sont fixés par arrêté du
Ministre chargé des Finances.

Chapitre V. Contribution de solidarité sur les billets d’avion

Section 1. Champ d’application

Article 253 A

Code Général Page 141


La contribution de solidarité sur le billet d’avion est due sur les titres de transport
international par avion émis sur le territoire du Mali.

Article 253 B

Sont exonérés de la contribution de solidarité sur le billet :

- le personnel dont la présence à bord est directement lie au vol considère, notamment
les membres de l’équipage assurant le vol y compris les agents de sécurité ou de police
- les passagers en transit
- les enfants de moins de 2 ans
- les évacuations sanitaires d’urgence
- les cas de force majeure conformément au protocole de Montréal.

Section II. Tarifs

Article 253 C

Les tarifs de solidarité sur les billets d’avion sont fixes comme suite

- titre de transport aérien en classe économique en destination d’un pays membre de la


CEDEAO 500 f

- titre de transport aérien en classe économique en destination d’un pays situe hors de la zone
CEDEAO 2000 f

- titre de transport aérien en première classe ou en classe affaire à destination d’un pays
membre de la CEDEAO 4000f
- titre de transport aérien en première classe ou en classe affaire a destination d’un pays situe
hors de la zone CEDEAO 7000f

Section III. Fais générateur-exigibilité

Article 253 D

Le fais générateur et exigibilité de la contribution de solidarité sur les billets d’avion coïncide
avec la mise a disposition du titre de transport soit par les compagnies aériennes soit par les
agences de voyage soit par toute autre structure chargée de l’émission dudit titre.

Section IV. Redevable et modalité de paiement du recouvrement

Article 253 E

Sous réserve des dispositions de l’article 253 D ci-dessus le bénéficiaire du titre de transport
aérien est le redevable réel de la contribution de solidarité sur les billets d’avion.

Article 253 F

Code Général Page 142


Les compagnies de transport aérien sont les seuls redevables légaux de la contribution de
solidarité sur les billets d’avion même si elles ont recours aux services d’agences de voyage et
ou d’autres structures pour la vente de billets d’avion.

Chapitre VI : Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications Ouvert au Public

Article 253 AA

Il est institué, au profit du budget de l’Etat, une taxe dénommée « Taxe sur l’Accès au réseau
des Télécommunications Ouvert au Public », en abrégé TARTOP.

Article 253 AB

Sous réserve de l’application de conventions et accords internationaux signés et ratifiés par le


Mali, est soumise à la taxe visée à l’article précédent tout personne titulaire d’une licence
d’exploitation de réseau des télécommunications ouvert au public délivrée par ou pour le
compte de l’Etat du Mali.

Article 253 AC (nouveau)

L’assiette de la taxe est constituée par le montant hors taxe sur la valeur Ajoutée du chiffre
d’affaires réalisé par le titulaire d’une licence d’exploitation du réseau des
télécommunications ouvert au public.

Article 253 AD

Le fait générateur et l’exigibilité de la taxe interviennent simultanément à :

1) en ce qui concerne la téléphonie mobile :

- la livraison de carte téléphonique ;


- l’émission d’une facture avant toute livraison de carte téléphonique
- l’encaissement, sur la base de facture ou non, du prix ou d’acomptes sur le
prix, antérieurement à la livraison de carte téléphonique ou à l’émission de
facture ou document en tenant lieu,
- l’exécution de la prestation, s’agissant de roaming.

2) En ce qui concerne le téléphone fixe :

- L’exécution de la prestation
- L’émission d’une facture avant que les prestations ne soient effectuées ;

Code Général Page 143


- L’encaissement, sur la base de facture ou non, du prix de la prestation ou
d’acompte sur ce prix, antérieurement à la réalisation de ladite prestation ou
à l’émission de facture ou document en tenant lieu.

Article 253 AE (nouveau)

Le taux de la taxe est fixé à 5%.

Article 253 AF

Les titulaires de licences d’exploitation du réseau des télécommunications ouvert au public


fixes et / ou mobiles sont les redevables réels et légaux de la taxe.

Article 253 AG 5

Il est institué une taxe dénommée « Taxe due par les exportateurs d’or et autres produits
miniers non régis par le Code Minier ».

Article 253 AH

La Taxe est due par les exportateurs d’or et autres produits miniers non régis par le Code
Minier.

Article 253 AI

La base de calcul de la Taxe due par les exportateurs d’or et autres produits miniers non régis
par le Code Minier est constituée par la valeur du produit à l’exportation.

Article 253 AJ

Le taux de la Taxe due par les exportateurs d’or et autres produits miniers non régis par le
Code Minier est fixé à 2%.

Article 253 AK

Le produit de la Taxe due par les exportateurs d’or et autres produits miniers non régis par le
Code Minier est affecté au budget national.

5
Annexe de la Loi de Finances 16-17 (AG à AK).
(AG à AK) modifiée par la Loi de Fin. Rect. 2017.

Code Général Page 144


Titre 3 : Droits
d’enregistrement

Chapitre I : Généralités
Section I : Définitions

Article 254

Les droits d’enregistrement sont fixes, proportionnels, ou progressifs suivant la


nature des actes ou mutations qui y sont assujettis.

La perception des droits est réglée d’après la forme extérieure des actes ou la
substance de leurs dispositions, sans égard à leur validité, ni aux causes
quelconques de résolution ou d’annulation ultérieure, sauf les exceptions
prévues aux articles 359, 361 et 362 du Livre de Procédures Fiscales.

Article 255

Le droit fixe s’applique aux actes qui ne constatent ni transmissions de


propriété, d’usufruit ou de jouissance de biens meubles ou immeubles, ni
marchés, ni condamnations pécuniaires, ni apports en mariage, ni partages de
biens meubles et immeubles et, d’une façon générale, à tous autres actes, même
non assujettis à enregistrement mais présentés volontairement à cette formalité.

Article 256

Le droit proportionnel ou le droit progressif est établi pour les transmissions de


propriété, d’usufruit ou de jouissance de biens meubles ou immeubles, soit
entre vifs, soit par décès, les condamnations pécuniaires ou remboursement ou
restitution en nature, ainsi que pour les actes constatant un apport en mariage,
un partage de biens meubles ou immeubles, un marché.

Ces droits sont assis sur les valeurs.

Article 257

En ce qui concerne les mutations et conventions affectées d’une condition


suspensive, les tarifs applicables et les valeurs imposables sont déterminés en
se plaçant à la date de la réalisation de la condition.

Article 258

Code Général Page 145


Il n’est dû aucun droit d’enregistrement pour les extraits, copies ou expéditions
des actes qui doivent être enregistrés sur les minutes ou originaux.
Section II : Exemption – Actes enregistrés en débet
Article 259

Sont seuls exemptés de la formalité d’enregistrement ou enregistrés gratis les


actes qui font l’objet des chapitres I et II de l’annexe III du Code Général des
Impôts.

Les actes enregistrés en débet ou soumis à un visa spécial tenant lieu de


l’enregistrement en débet font l’objet du chapitre 3 et de l’annexe III du Code
Général des Impôts.

Article 260

Lorsque les actes exemptés de la formalité d’enregistrement sont présentés


volontairement à la formalité, ils sont soumis au droit fixe des actes innomés,
prévus à l’article 336.15 du présent Code.

Code Général Page 146


Section III : Liquidation des droits d’enregistrement

Article 261

Pour la perception des droits proportionnels et progressifs, la base de taxation


est arrondie aux cinq cents francs inférieurs.

Article 262

Le montant des droits dus est arrondi au multiple de cinq le plus voisin.

Article 263

Il ne peut être perçu moins de 1.250 Francs pour l’enregistrement des actes et
mutations passibles du droit proportionnel ou du droit progressif.

Article 264

Lorsqu’un acte renferme deux dispositions tarifées différemment, mais qui, en


raison de leur corrélation, ne sont pas de nature à donner ouverture à la
pluralité des droits, la disposition qui sert de base à la perception est celle qui
donne lieu au tarif le plus élevé.

Article 265

Lorsqu’il y a dans un acte plusieurs dispositions indépendantes ou ne dérivant


pas nécessairement les unes des autres, il est dû pour chacune d’elles, et selon
son espèce, un droit particulier.
La quotité des divers droits est déterminée par l’article du présent Code dans
lequel la disposition se trouve classée ou auquel elle se rapporte.

Article 266

Les dispositions indépendantes et non assujetties au droit proportionnel ou


progressif sont affranchies de la pluralité édictée par l’article précédent : dans
ce cas seul est perçu le droit fixe le plus élevé.
Lorsqu’un acte contient plusieurs dispositions indépendantes donnant
ouverture, les unes au droit proportionnel ou progressif, les autres à un droit
fixe, il n’est rien perçu sur ces dernières dispositions, sauf application du droit
fixe le plus élevé comme minimum de perception, si le montant des droits
proportionnels ou progressifs exigibles est inférieur.

Article 267

Nul ne pourra atténuer ou différer le paiement des droits d’enregistrement, sous


le prétexte de contestation sur la quotité, ni pour quelque autre motif que ce
soit, sauf à se pourvoir en restitution s’il y a lieu.

Code Général Page 147


Chapitre II : Des actes et mutations passibles
de la formalité
Section I : Mutations à titre onéreux

Sous-section I : Les immeubles

A) Généralités

Article 268

La mutation d’un immeuble en propriété ou usufruit est suffisamment établie


pour la demande du droit d’enregistrement et la poursuite du paiement contre le
nouveau possesseur, soit par l’inscription de son nom au rôle des impôts
fonciers et des paiements par lui faits d’après ce rôle, soit par des baux par lui
passés, ou enfin par des transactions ou autres actes constatant sa propriété ou
son usufruit.

Article 269

Pour les ventes, adjudications, cessions, rétrocessions, licitations et tous autres


actes civils ou judiciaires portant transmission de propriété ou d’usufruit
d’immeubles à titre onéreux, la base de taxation est déterminée par le prix
exprimé en y ajoutant toutes les charges en capital, ainsi que toutes les
indemnités stipulées au profit du cédant, à quelque titre et pour quelque cause
que ce soit, ou par une estimation d’experts, dans le cas prévu à l’article 632 du
Livre de Procédures Fiscales

Lorsque la mutation porte à la fois sur des immeubles par nature et sur des
immeubles par destination, ces derniers doivent faire l’objet d’une désignation
détaillée et d’un prix particulier.

Nonobstant les dispositions du premier alinéa du présent article, la base retenue


pour le calcul des droits afférents aux mutations de propriété portant sur les
immeubles acquis dans le cadre d’un contrat de crédit bail est le prix prévu en
cas de levée de l’option d’achat.

B) Tarifs

Article 270

Sous réserve de ce qui est dit aux articles 273 et suivants du présent Code, les
adjudications, ventes, reventes, cessions, les retraits exercés après l’expiration
des délais convenus par les contrats de vente sous faculté de réméré, et tous
autres actes civils et judiciaires translatifs de propriété ou d’usufruit de biens
immeubles domaniaux, sont assujettis à un droit de 15%.

Code Général Page 148


Ce droit est réduit à 7% pour :
- Les immeubles à usage d’habitation ne faisant pas l’objet d’un titre foncier;
- Les immeubles acquis dans le cadre d’un contrat de crédit bail et aux fins
d’exploitation;
- Les immeubles acquis par les entreprises aux fins d’exploitation et inscrits
à l’actif de leur bilan.

Article 271

Par dérogation aux dispositions de l’article précédent, sont enregistrées à un


taux de 7%, les acquisitions d’immeubles faites par les établissements
bancaires ou financiers au terme d’une procédure d’adjudication qu’ils ont eux
même engagée et qui est demeurée infructueuse ou par voie de dation en
paiement.

Article 272

Les adjudications à la folle enchère de biens de même nature sont assujetties au


droit de 20%, mais seulement sur ce qui excède le prix de la précédente
adjudication, si le droit a été acquitté.
Ce droit est réduit à 7% dans le cas prévu à l’article 270 in fine du présent
Code.

Article 273

Les actes translatifs de propriété, d’usufruit ou de jouissance de biens


immeubles situés dans des pays étrangers sont assujettis à un droit de 1%.
Ce droit est liquidé sur le prix exprimé, en y ajoutant toutes les charges en
capital.

Article 274

Les droits d’enregistrement et les frais de la transcription de l’inscription au


livre foncier sont, sauf convention contraire, à la charge des acquéreurs.

Article 275

Le droit de mutation à titre onéreux est réduit de moitié pour les acquisitions de
bâtiments destinés à être démolis et de leurs dépendances non bâties ne
dépassant pas 2.500 mètres carrés, à condition :

1. Que l’acte contienne la déclaration que le bâtiment acquis sera démoli et


remplacé par un immeuble destiné à l’habitation, étant entendu que le rez-
de-chaussée pourra être loué commercialement ;

2. Que cet immeuble soit construit et reconnu en état d’être habité dans toutes
ses parties avant l’expiration d’un délai de trois ans, à compter de la date
de l’acte.

Code Général Page 149


Toutefois, lorsque l’acquéreur justifiera que la construction n’a pu être
achevée dans les trois ans par le fait de l’Administration, à raison des
sujétions particulières d’un plan d’urbanisme, ce délai pourra être prorogé
d’une durée égale au laps de temps écoulé entre la date de l’acquisition et
celle de la délivrance de l’autorisation de construire.

3. Qu’il en soit justifié par la production au Receveur du Centre des Impôts ou


le Chef de la Division Recouvrement de la Sous Direction des Grandes
Entreprises selon le cas, dans le mois qui suit l’expiration du délai fixé au
paragraphe précédent, d’un certificat du Maire ou du Préfet de Cercle de la
situation de l’immeuble, accompagné, le cas échéant, d’un certificat
d’habitabilité délivré par le Service d’Hygiène.

À défaut de cette justification, l’acquéreur est tenu d’acquitter à première


réquisition la fraction non perçue du droit de mutation et, en outre, un droit
supplémentaire de 3%.

Article 276

Le droit de mutation à titre onéreux des biens immeubles est réduit de moitié
pour les acquisitions de terrains, à condition :

1. Que l’acquéreur soit un organisme public ou une société ayant pour objet la
construction d’habitations économiques.
2. Que l’acte contienne la déclaration que le terrain est destiné à la
construction de maisons collectives dont les trois quarts au moins de la
superficie totale seront affectés à l’habitation.
3. Que les maisons soient construites avant l’expiration d’un délai de trois
ans, à compter de la date de l’acte.

Il est fait application des dispositions de l’article précédent 2° et 3°.

Article 277

La réduction établie par l’article précédent s’applique aux acquisitions de


terrains à bâtir sur lesquels se trouvent des bâtiments destinés à être démolis
sous réserve :

1. Que l’acte d’achat contienne, en plus de la déclaration précitée,


l’engagement par l’acquéreur de démolir les constructions existantes dans
le délai de trois ans imparti pour l’édification du nouvel immeuble.
2. Qu’il soit justifié de l’exécution de cet engagement par une mention insérée
dans le certificat d’achèvement délivré par le Maire ou le Préfet de Cercle.

Article 278

Les réductions de droits prévues ci-dessus sont subordonnées à l’inscription


d’une hypothèque prise sur les titres fonciers acquis en garantie du complément
de droit qui deviendrait exigible dans le cas où les constructions nouvelles ne
seraient pas terminées dans les délais prévus.

Code Général Page 150


Cette hypothèque pourra être radiée sur réquisition du Chef du Service de
l’Enregistrement, après justification de la mise en valeur ou après paiement du
complément de droit exigible.

Article 279

Les personnes ou sociétés disposées à construire, en vue de la vente, des


maisons destinées exclusivement à l’habitation, étant entendu que le rez-de-
chaussée pourra être affecté à un usage industriel ou commercial, auront la
faculté de souscrire avant le commencement des travaux, au service de
l’Enregistrement du lieu de la construction à édifier, une déclaration dont il
sera délivré récépissé, indiquant :

1. La situation exacte et la surface du terrain sur lequel la maison sera


construite.
2. Le prix fixé pour la vente de ces terrains, la déclaration étant contresignée
par le propriétaire dans le cas où le constructeur n’en serait pas le
propriétaire lui-même.
3. Le prix forfaitaire auquel il s’engage à vendre la maison ou chacun des
appartements destinés à être vendus isolément. Chacun des appartements
est identifié d’une manière précise, avec l’indication de sa superficie
exacte.

Si le prix de la vente ou la valeur vénale de la maison ou de l’appartement ne


dépasse pas deux millions de francs, indépendamment du prix du terrain, et si
la vente est réalisée dans le délai de trois ans de la date du récépissé, le droit de
mutation à titre onéreux exigible sur la vente de la maison ou de l’appartement
sera réduit à 3%, la vente du terrain donnant lieu au droit ordinaire de
mutation.

Dans les ventes d’immeubles par appartement, le prix du terrain est déterminé
selon le rapport existant entre la surface de l’appartement et celle de tous les
appartements, non compris dans ce total la superficie des parties de l’immeuble
qui ne sont pas affectées à l’usage exclusif de l’un des copropriétaires.

C) Fractionnement des droits perçus en cas de vente d'immeubles

Article 280

Lorsque le prix de vente de maisons individuelles à bon marché, construites par


des offices ou établissements publics, des sociétés de construction ou par des
particuliers, est stipulé payable par annuités ou fractions, la perception du droit
de mutation peut, sur la demande des parties, être effectuée en plusieurs
fractions égales.
En aucun cas le nombre de ces fractions ne peut excéder celui des fractions
prévues au contrat et le paiement s’étendre sur une durée supérieure à trois ans.

Article 281

Code Général Page 151


Le paiement de la première fraction du droit a lieu au moment où le contrat est
enregistré ; les autres fractions sont exigibles d’année en année et sont
acquittées dans le trimestre qui suit l’échéance de chaque année, de manière
que la totalité du droit soit acquittée dans l’espace de trois ans et trois mois au
maximum à partir du jour de l’enregistrement du contrat.
Dans le cas où, par anticipation, l’acquéreur se libérerait entièrement du prix
avant le paiement intégral du droit, la portion restant due deviendrait exigible
dans les trois mois du règlement définitif.

Article 282

Les droits sont dus solidairement par l’acquéreur et le vendeur.


Tout retard dans le paiement de la seconde fraction et des fractions
subséquentes des droits rend immédiatement exigibles la totalité des sommes
restant dues au Trésor. Si la vente est résolue avant le paiement complet des
droits, les termes acquittés demeurent acquis au Trésor, les autres tombent en
non valeur.

Article 283

L’acte qui constate la résolution volontaire ou judiciaire du contrat ne donne


ouverture qu’au droit fixe des actes innomés.

Sous-section II : Les meubles

A) Base de taxation

Article 284

Pour les ventes et autres transmissions à titre onéreux de biens meubles, la


valeur servant d’assiette à l’impôt est déterminée par le prix exprimé majoré
des charges augmentatives.

B) Ventes publiques de meubles

Article 285

Le droit d’enregistrement sera perçu sur le montant des sommes que contiendra
cumulativement le procès-verbal des séances à enregistrer dans le délai prescrit
à l’article 139 du Livre de Procédures Fiscales.

Article 286

Les officiers publics ayant contrevenu aux dispositions du présent paragraphe


seront passibles des amendes suivantes :
1. De 5.000 Francs contre tout officier public qui aurait procédé à une vente
sans en avoir fait la déclaration, ou contre tout officier public ou ministériel
qui n’aurait pas annexé la déclaration au procès-verbal de la vente ;

Code Général Page 152


2. De 1.000 Francs pour chaque article adjugé et non porté au procès-verbal
de vente, outre le paiement du droit ;
3. De 1.000 Francs pour chaque diminution de prix des articles adjugés faite
dans le procès-verbal, indépendamment du paiement du droit et des peines
de faux.

Article 287

L’amende qu’aura encourue toute personne pour contravention à l’article 174


1er alinéa du Livre de Procédures Fiscales, en vendant ou en faisant vendre
publiquement et par enchères, sans le ministère d’un officier public, sera
déterminée en raison de l’importance de la contravention ; elle ne pourra
cependant être au-dessous de 5.000 Francs, pour chaque vente, outre le
paiement des droits qui se trouveront dus.

Article 288

Les agents du Service de l’Enregistrement sont autorisés à se rendre dans tous


les lieux où se feront des ventes publiques par enchères et à s’y faire présenter
les procès-verbaux de vente et les copies des déclarations préalables.

Ils dresseront des procès-verbaux des contraventions qu’ils auront reconnues et


constatées.

La preuve testimoniale sera admise sur les ventes faites en contravention aux
dispositions du présent paragraphe.

C) Tarifs

Article 289

Sous réserve de toutes autres dispositions particulières du présent Code, les


adjudications, ventes, reventes, cessions, rétrocessions, marchés, traités et tous
autres actes, soit civils, soit judiciaires, translatifs de propriété, à titre onéreux,
de meubles ou autres objets mobiliers quelconques, même les ventes de biens
de cette nature faites par l’Administration, sont assujettis à un droit de 10 %.
Les adjudications à la folle enchère de biens meubles sont assujetties au même
droit, mais seulement sur ce qui excède le prix de la présente adjudication, si le
droit a été acquitté.

Article 290

Sont assujettis à un droit de 5 % :

1. Les ventes d’animaux, récoltes, coupes de bois, engrais, instruments et


autres objets mobiliers dépendant d’une exploitation agricole ou forestière ;
2. Les ventes de meubles et marchandises autorisées par le juge commissaire
dans le cadre de la réalisation des biens d’un failli ;
3. Les ventes publiques d’objets donnés en gage ;

Code Général Page 153


4. Les ventes aux enchères de marchandises avariées.

Code Général Page 154


Sous-section III : Dispositions communes aux meubles et aux
immeubles

Article 291

Lorsqu’un acte translatif de propriété ou d’usufruit comprend des meubles et


des immeubles, le droit d’enregistrement est perçu sur la totalité du prix au
taux réglé pour les immeubles, à moins qu’il ne soit stipulé un prix particulier
pour les objets mobiliers et qu’ils ne soient désignés et estimés article par
article dans le contrat.

Article 292

La valeur de la nue-propriété ou de l’usufruit de biens meubles et immeubles


est déterminée ainsi qu’il suit :
1. Pour les transmissions à titre onéreux de biens autres que créances, rentes
ou pensions, par le prix exprimé, en y ajoutant toutes les charges en capital
sauf application des articles 629 et 639 du Livre de Procédures Fiscales;
2. Pour les créances à terme, les rentes perpétuelles ou non perpétuelles et les
pensions créées ou transmises à quelque titre que ce soit et pour
l’amortissement de ces rentes ou pensions par une quotité de la propriété
entière établie suivant les règles indiquées à l’article 299 d’après le capital
déterminé par les articles 344 et 366 du présent Code.

Article 293

Il n’est rien dû pour la réunion de l’usufruit à la nue-propriété lorsque cette


réunion a lieu par l’expiration du temps fixé pour la durée de l’usufruit.

Sous-section IV : Fonds de commerce

Article 294

La mutation de propriété des fonds de commerce ou de clientèle est


suffisamment établie, pour la demande ou la poursuite des droits
d’enregistrement et des amendes, par les actes ou écrits qui révèlent l’existence
de la mutation ou qui sont destinés à la rendre publique, ainsi que par
l’inscription au rôle des impôts directs au nom du nouveau possesseur et des
paiement faits en vertu de ces rôles, sauf preuve contraire.
L’affirmation de sincérité prévue à l’article 171 du Livre de Procédures
Fiscales est applicable aux ventes de fonds de commerce.

Code Général Page 155


Article 295

Les mutations de propriété à titre onéreux de fonds de commerce ou de


clientèle sont soumises à un droit de 20%.

Ce droit est perçu sur le prix de la vente de l’achalandage, de la cession du


droit au bail et des objets mobiliers ou autres servant à l’exploitation du fonds.

Ces objets doivent donner lieu à un inventaire détaillé et estimatif dans un état
distinct dont trois exemplaires doivent rester déposés au bureau de
l’Enregistrement où la formalité est requise.

Article 296

Les marchandises neuves garnissant le fonds ne sont assujetties qu’à un droit


de 5%, à condition qu’il soit stipulé en ce qui les concerne un prix par article
dans un état distinct, dont trois exemplaires doivent rester déposés au bureau
où la formalité est requise.

Code Général Page 156


Section II : Mutations à titre gratuit

Sous-section I : Dispositions communes

A) Valeur taxable

Article 297

Si, dans les deux années qui auront précédé ou suivi, soit l’acte de donation,
soit le point de départ des délais pour souscrire la déclaration de succession,
des biens faisant partie de la donation ou de l’actif successoral ont fait l’objet
d’une adjudication, soit par autorité de justice, soit volontaire, avec admission
des étrangers, les droits exigibles ne pourront être calculés sur une somme
inférieure au prix de l’adjudication, en y ajoutant toutes les charges en capital,
à moins qu’il ne soit justifié, en ce qui concerne les immeubles, qu’ils ont subi
dans l’intervalle des transformations susceptibles d’en modifier la valeur.

Article 298

En ce qui concerne les bijoux, pierreries, objets d’art ou de collection, la valeur


imposable ne peut être inférieure à 60 % de l’évaluation faite dans les contrats
ou conventions d’assurance contre le vol ou contre l’incendie en cours au jour
du décès ou de la donation et conclus moins de dix ans avant l’ouverture de la
succession ou de la donation, sauf preuve contraire.

S’il existe plusieurs polices susceptibles d’être retenues pour l’application du


forfait, celui-ci est calculé sur la moyenne des évaluations figurant dans ces
polices.

Article 299

Lorsque la transmission à titre gratuit porte sur la nue-propriété ou l’usufruit de


biens meubles et immeubles, la valeur taxable est déterminée ainsi qu’il suit :

1. Si l’usufruitier a moins de vingt ans révolus, l’usufruit est estimé aux sept
dixièmes et la nue-propriété aux trois dixièmes de la propriété entière, telle
que sa valeur réelle est estimée au jour de la transmission ;

2. Au dessus de cet âge, cette proposition est diminuée pour l’usufruit et


augmentée pour la nue - propriété d’un dixième pour chaque période de dix
ans, sans fraction ;

3. A partir de soixante - dix ans révolus de l’âge de l’usufruitier, la proportion


est fixée à un dixième pour l’usufruit et à neuf dixièmes pour la nue-
propriété.

Pour déterminer la valeur de la nue-propriété, il n’est tenu compte que des


usufruits ouverts au jour de la mutation de cette nue-propriété.

Code Général Page 157


Toutefois, dans le cas d’usufruits successifs, l’usufruit éventuel venant à
s’ouvrir, le nu-propriétaire aura droit à la restitution d’une somme égale à ce
qu’il aurait payé en moins, si le droit acquitté par lui avait été calculé d’après
l’âge de l’usufruitier éventuel.

Article 300

L’usufruit constitué pour une durée fixe est estimé aux deux dixièmes de la
valeur de la propriété entière pour chaque période de dix ans de la durée de
l’usufruit, sans fraction et sans égard à l’âge de l’usufruitier.

B) Tarifs généraux et abattements

Article 301

Les droits de mutation à titre gratuit son fixés, pour la part nette recueillie par
chaque ayant droit, suivant les tableaux ci-dessous :

1. Mutation en ligne directe et entre époux :

Indication du Tarif applicable à la fraction de part nette


nombre d’enfants du
donateur ou laissés
par le défunt
Jusqu’à De 250.000 à De 1.000.000 Au delà de Maximum
250.000 1.000.000 à 5.000.000 5.000.000
% % % % %
5 enfants ou plus 3 8 12 18 15
vivants ou représentés
2, 3, 4 enfants vivants 4 10 15 22 18
ou représentés
1 enfant ou pas 7 15 20 25 20
d’enfant vivant ou
représenté

1. Mutation en ligne collatérale :

Degré de parenté Tarif applicable à la fraction de part nette


Jusqu’à De 250.000 à De 1.000.000 Au delà de Maximum
250.000 1.000.000 à 5.000.000 5.000.000
% % % % %
Entre frères et sœurs 20 27 33 40 35
Entre oncles ou tantes 28 32 38 45 40
et neveux et nièces
Entre autres personnes 35 40 45 50 45

Article 302

Pour les successions dont la dévolution est réglée par la coutume du défunt, il
sera tenu compte du degré successoral des ayants droit suivant cette coutume.
Ces derniers paieront les droits au tarif prévu pour les héritiers du même degré

Code Général Page 158


défini suivant le Code Civil ; ils auront les mêmes obligations et bénéficieront
des mêmes avantages, notamment ceux prévus aux articles 304 et 305 du
présent Code.

Article 303

Est compté comme enfant représenté du donateur ou du défunt, et de l’héritier,


donataire ou légataire, l’enfant qui est décédé en laissant un ou plusieurs
héritiers.

Est également compté comme enfant vivant ou représenté l’enfant adopté, dont
l’adoption résulte d’une décision judiciaire.

Article 304

Il est effectué sur l’ensemble des parts recueillies par les ayants droit en ligne
directe et par le conjoint un abattement de 2,5 millions de Francs.
Ce chiffre est majoré de 1,5 millions de Francs par enfant vivant ou représenté
ou par ascendant à charge du défunt ou du donateur.
L’abattement visé au premier alinéa ci-dessus est effectué en premier lieu sur la
part revenant au conjoint survivant ; le surplus, s’il en existe, augmenté le cas
échéant des majorations prévues au deuxième alinéa, se divise entre les autres
ayants droit d’après les règles de la dévolution légale. Lorsque les donataires
ont bénéficié d’abattements supérieurs à ceux qui résulteraient des abattements
prévus au paragraphe premier du présent article, l’excédent est déduit, le cas
échéant, des abattements auxquels peuvent prétendre les autres enfants du
donateur à l’occasion de transmissions ultérieures.

Article 305

Lorsqu’un héritier, donataire ou légataire a trois enfants ou plus, vivants ou


représentés, au moment de l’ouverture de ses droits, il bénéficie d’une
réduction de 100 % qui ne peut toutefois excéder 50.000 Francs par enfant en
sus du deuxième.
Le maximum de 50.000 Francs est porté à 100.000 Francs en ce qui concerne
les donations et successions en ligne directe et entre époux.

Article 306

Les héritiers, donataires ou légataires acceptants sont tenus, pour les biens leur
advenant par l’effet d’une renonciation à une succession, à un legs ou une
donation, d’acquitter, au titre des droits de mutation, une somme qui,
nonobstant tous abattements, réductions, ou exemptions, ne peut être inférieure
à celle que le renonçant aurait payée s’il avait accepté.

Article 307

Pour le calcul des abattements édictés par les articles 304 et 305 du présent
Code, il est tenu compte des abattements effectués sur les donations antérieures
consenties par la même personne.

Code Général Page 159


Pour ce faire, les parties sont tenues de faire connaître dans tout acte constatant
une transmission à titre gratuit s’il existe ou non des donations antérieures
consenties par le donateur à un titre et sous une forme quelconque et, dans
l’affirmative, le montant de ces donations, les noms, qualités et résidence des
officiers ministériels qui ont reçu les actes de donation et la date de
l’enregistrement de ces actes.

La perception est effectuée en ajoutant à la valeur des biens compris dans la


donation ou la succession celle des biens qui ont fait l’objet de donations
antérieures, en considérant ceux de ces biens, dont la transmission n’a pas été
encore assujettie au droit de mutation à titre gratuit entre vifs, comme inclus
dans les tranches les plus élevées de l’actif imposable.

C) Tarifs réduits

Article 308

Les droits sont réduits de 25 % en cas de donation par contrat de mariage et de


donation - partage.

Article 309

Sont soumis à un droit de 2 % :

1. Les dons et legs aux sociétés reconnues d’utilité publique dont les
ressources sont affectées à des œuvres d’assistance ou d’enseignement ;

2. Les dons et legs faits à des organismes ayant pour objet la conservation et
la revalorisation du patrimoine culturel ;

3. Les dons et legs faits aux offices publics d’habitation à bon marché ;

4. Les dons et legs aux établissements d’utilité publique dont les ressources
sont exclusivement affectées à des œuvres scientifiques sans but lucratif ;

5. Les dons et legs aux missions et aux communautés religieuses autorisées et


installées au Mali.

Code Général Page 160


Sous-section II : Les successions

A) Base de taxation

Article 310

Lorsque les héritiers ou légataires universels sont grevés de legs particuliers et


sommes d’argent non existantes dans la succession et qu’ils ont acquitté le
droit sur l’intégralité des biens de cette même succession, le même droit n’est
pas dû pour ces legs ; en conséquence, les droits déjà payés par les légataires
particuliers doivent s’imputer sur ceux dus par les héritiers ou légataires
universels.

Article 311

Toutes les sommes, rentes ou émoluments quelconques dus par un assureur, à


raison ou à l’occasion du décès de l’assuré, c’est-à-dire de la personne sur la
tête de laquelle l’assurance a été contractée, donnent ouverture, sous réserve, le
cas échéant, des droits de communauté, aux droits de mutation par décès,
suivant le degré de parenté existant entre le bénéficiaire à titre gratuit et
l’assuré, alors même que ce dernier n’aurait pas personnellement et
directement contracté l’assurance et n’en aurait pas acquitté les primes.
Toutefois, l’impôt n’atteint pas la fraction des sommes versées par l’assureur
correspondant aux primes que le bénéficiaire a personnellement acquittées et
définitivement supportées, ou la fraction des mêmes sommes que le
bénéficiaire a acquises à titre onéreux de toute autre manière.

Article 312

Si la personne appelée à recueillir le bénéfice de l’assurance abandonne


gratuitement, après le décès de l’assuré, tout ou partie de ses droits à un tiers,
ce dernier est considéré dans cette mesure comme le bénéficiaire direct du
contrat et est tenu au paiement des droits de mutation par décès dans les
conditions indiquées à l’article précédent.

Article 313

Sont réputés faire partie, jusqu’à preuve du contraire, de la succession de


l’usufruitier, toute valeur mobilière, tout bien meuble ou immeuble appartenant
pour l’usufruit au défunt et, pour la nue-propriété, à ses héritiers présomptifs ou
à leurs descendants, même exclus par testament ou à ses donataires ou
légataires institués même par testament postérieur, ou à des personnes
interposées, à moins qu’il y ait eu donation régulière et que cette donation, si
elle n’est pas constatée dans un contrat de mariage, ait été consentie plus de
trois mois avant le décès.
Toute réclamation de ce chef sera prescrite dans un délai de trois ans, à
compter de l’ouverture de la succession.

Code Général Page 161


Toutefois, si la nue-propriété échoit à l’héritier, au donataire, au légataire ou à
la personne interposée, à la suite d’une vente ou d’une donation à lui consentie
par le défunt, les droits de mutation acquittés par le nu-propriétaire et dont il
est justifié sont imputés sur l’impôt de transmission par décès exigible à raison
de l’incorporation des biens dans la succession. Sont réputées personnes
interposées, les père et mère, les enfants et descendants, et l'époux de la
personne incapable.

Article 314

Sont présumés, jusqu’à preuve contraire, faire partie de la succession, les titres
et les valeurs dont le défunt a perçu les revenus ou à raison desquels il a
effectué des opérations quelconques moins d’un an avant son décès.

Article 315

Tous les titres, sommes ou valeurs, existant chez les dépositaires désignés au
paragraphe 1er de l’article 205 du Livre de Procédures Fiscales et faisant l’objet
de comptes indivis ou collectifs avec solidarité, sont considérés comme
appartenant conjointement aux déposants et dépendant de la succession de
chacun d’eux pour une part virile, sauf preuve contraire.

Article 316

Les sommes, titres ou objets trouvés dans un coffre-fort loué conjointement à


plusieurs personnes sont réputés, à défaut de preuve contraire et seulement
pour la perception des droits, être la propriété conjointe de ces personnes et
dépendre pour une part virile de la succession.

Cette disposition est applicable aux plis cachetés et cassettes fermées, remis en
dépôt aux banquiers, changeurs, escompteurs et à toute personne recevant
habituellement des plis de même nature.

Article 317

Sont assujettis aux droits de mutation par décès les fonds publics, actions,
obligations, parts d’intérêts, créances et généralement toutes les valeurs
mobilières étrangères, de quelque nature qu’elles soient, dépendant d’une
succession régie par la loi malienne ou de la succession d’un étranger domicilié
au Mali.

B) Déduction des dettes et charges

Article 318

Sont déductibles de l’actif successoral les dettes à la charge du défunt, dont


l’existence au jour de l’ouverture de la succession sera dûment justifiée par des
titres susceptibles de faire preuve en justice contre le défunt.

L’Administration peut exiger des justifications au sujet de toutes les dettes


déduites de l’actif de la succession. Si les justifications produites sont jugées

Code Général Page 162


insuffisantes, elle peut rectifier les déclarations conformément à la procédure
prévue à l’article 636 du Livre de Procédures Fiscales.

S’il s’agit d’une dette grevant une succession dévolue à une personne pour la
nue-propriété et à une autre pour l’usufruit, le droit de mutation sera perçu sur
l’actif de la succession diminué du montant de la dette dans les conditions de
l’article 292 du présent Code.

Article 319

Sur justifications fournies par les héritiers, les frais de dernière maladie du de
cujus seront déduits de l’actif de la succession dans la limite d’un maximum de
250.000 Francs.

Code Général Page 163


Article 320

Les impositions établies après le décès d’un contribuable et dues par les
héritiers du chef du défunt constituent une dette déductible de l’actif
successoral.

Article 321

Toute dette constatée par acte authentique et non échue au jour de l’ouverture
de la succession ne peut être écartée par l’Administration tant que celle-ci n’a
pas fait juger qu’elle est simulée.

Article 322

Ne sont pas déductibles :

1. Les dettes échues depuis plus de trois ans avant l’ouverture de la


succession, à moins qu’il ne soit produit une attestation du créancier en
certifiant l’existence à cette époque, dans la forme et suivant les règles
déterminées à l’article 312 du présent Code ;

2. Les dettes consenties par le défunt au profit de ses héritiers ou de personnes


interposées. Néanmoins, lorsque la dette aura été consentie par un acte
authentique ou par un acte sous-seing privé ayant date certaine avant
l’ouverture de la succession autrement que par le décès d’une des parties
contractantes, les héritiers, donataires et légataires et les personnes réputées
interposées auront le droit de prouver la sincérité de cette dette et son
existence au jour de l’ouverture de la succession. Sont réputées personnes
interposées, les père et mère, les enfants et descendants, et l'époux de la
personne incapable ;

3. Les dettes reconnues par testament ;

4. Les dettes hypothécaires garanties par une inscription périmée depuis plus
de trois mois, à moins qu’il ne s’agisse d’une dette non échue et que
l’existence n’en soit attestée par le créancier dans les formes prévues à
l’article 184 du Livre de Procédures Fiscales. Si l’inscription n’est pas
périmée, mais si le chiffre en a été réduit, l’excédent sera seul déduit ;

5. Les dettes en capital et intérêts pour lesquelles le délai de prescription est


accompli, à moins qu’il ne soit justifié que la prescription a été
interrompue;

6. Les dettes résultant de titres passés ou de jugements rendus à l’étranger, à


moins qu’ils n’aient été rendus exécutoires au Mali ;

7. Les dettes qui sont hypothéquées exclusivement sur les immeubles situés à
l’étranger ;

Code Général Page 164


8. Les dettes qui grèvent des successions d’étrangers, à moins qu’elles n’aient
été contractées au Mali et envers des Maliens ou envers des sociétés et des
compagnies étrangères ayant une succursale au Mali.

Sous-section III : Les donations

Article 323

Les droits de mutation à titre gratuit entre vifs sont réduits de 25 % en cas de
donation par contrat de mariage et de donation - partage.

Code Général Page 165


Section III : Droits applicables aux sociétés

Sous-section I : Dispositions diverses

Article 3246

Par dérogation aux dispositions de l’article 256 du présent Code, sont


enregistrés au droit fixe de 6.000 Francs :

 les actes de formation ou de prorogation des sociétés qui ne contiennent ni


obligation, ni transmission de biens, meubles ou immeubles, entre les associés ou autres
personnes ;

 les actes d’augmentation de capital ou encore de fusion des mêmes sociétés ;

 les actes portant cession d’actions, de parts de fondateurs ou de parts


bénéficiaires, ou cession de parts sociales ou de parts d’intérêt dans les sociétés dont le capital
n’est pas divisé en actions ;

 les actes portant cession d’obligations négociables des sociétés, organismes


personnalisés (collectivités territoriales, établissements publics).

La formalité de l’enregistrement prévue au présent article est obligatoire dès


lors qu’elle concerne une société immatriculée au Mali, quel que soit le
lieu de l’acte ou la résidence des parties à l’acte.

Article 325

Les cessions d’actions d’apport et de parts de fondateurs effectuées pendant la


période de non négociabilité sont considérées au point de vue fiscal, comme
ayant pour objet les biens en nature représentés par les titres cédés.

Pour la perception de l’impôt, chaque élément d’apport est évalué


distinctement avec indication des numéros des actions attribuées en
rémunération à chacun d’eux.

À défaut de ces évaluations et indications, les droits sont perçus au tarif


immobilier.

Les dispositions qui précèdent sont applicables aux cessions de parts d’intérêts
dans les sociétés dont le capital n’est pas divisé en actions, quand ces cessions
interviennent dans les trois ans de la réalisation définitive de l’apport fait à la
Société.

Article 326

6
Annexe de la Loi de Fin. Rect.

Code Général Page 166


Dans tous les cas où une cession d’actions ou de parts a donné lieu à la
perception du droit de mutation en vertu de l’article précédent, l’attribution
pure et simple à la dissolution de la société des biens représentés par les titres
cédés ne donne ouverture au droit de mutation que si elle est faite à un autre
que le cessionnaire.

Sous-section II : Taux des droits

Article 327

I. Lorsque les actes de fusion de sociétés anonymes, en commandite par


actions ou à responsabilité limitée ont lieu par voie d’absorption ou au moyen
de la création d’une société nouvelle, la prise en charge par la société
absorbante ou par la société nouvelle de tout ou partie du passif des sociétés
anciennes ne donne ouverture qu’au droit fixe édicté par l’article 324 du
présent Code.

En outre, la prise en charge par la société absorbante ou par la société nouvelle


de tout ou partie du passif des sociétés anciennes ne donne ouverture qu’au
droit fixe édicté par l’article 324 du présent code.

Le bénéfice des dispositions qui précèdent est subordonné à la condition que la


société absorbante ou nouvelle soit constituée dans les termes de la loi
malienne et ait son siège social au Mali.
II. Sont assimilés à une fusion de société pour l’application des deux
premiers alinéas du paragraphe 1 ci-dessus :

1. Les actes qui constatent l’apport par une société anonyme, en


commandite par actions ou à responsabilité limitée, à une autre société
constituée sous l’une de ces formes d’une partie de ses éléments d’actif à
condition que la société bénéficiaire de l’apport soit constituée dans les termes
de la loi malienne et ait son siège social au Mali;

2. L’opération par laquelle une société anonyme, en commandite par


actions ou à responsabilité limitée apporte l’intégralité de son actif à deux ou
plusieurs sociétés constituées à cette fin, sous l’une de ces formes, à condition
que :

a) les sociétés bénéficiaires des apports soient toutes constituées dans les
termes de la loi malienne et aient leur siège social au Mali.

b) les apports résultent de conventions prenant effet à la même date pour


les différentes sociétés qui en sont bénéficiaires et entraînent, dès leur
réalisation, la dissolution immédiate de la société apporteuse.

Article 328

Sont enregistrés au droit fixe de 6.000 Francs :

Code Général Page 167


1. Les actes de dissolution de sociétés qui ne portent aucune transmission de
biens meubles ou immeubles entre les associés ou autres personnes ;

2. Les actes par lesquels les sociétés de construction agréées font à leurs
membres par voie de partage en nature, à titre pur et simple, attribution
exclusive en propriété de la fraction des immeubles qu’elles ont construits à
condition que l’attribution intervienne dans les quatre ans de la constitution
de la société.

L’acte de partage lui-même devra être enregistré au plus tard un an après


l’enregistrement du procès-verbal de délibération de l’assemblée approuvant le
projet de partage.

Code Général Page 168


Section IV : Location d’immeubles et de fonds de commerce,
mutation de jouissance

Sous-section I : Base de taxation

Article 329

La jouissance à titre de ferme ou de location d’un immeuble sera suffisamment


établie, pour la demande et la poursuite du paiement des droits des baux non
enregistrés, par des actes qui la font connaître ou par des paiements de
contributions imposées aux fermiers ou locataires.

Article 330

Pour les baux, sous baux et prorogations de baux de biens meubles, fonds de
commerce et immeubles, la valeur servant de base à l’impôt est déterminée par
le prix annuel exprimé en y ajoutant les charges imposées au preneur.

Article 331

Pour les baux dont la durée est illimitée, la valeur servant d’assiette à l’impôt
est déterminée par un capital formé de vingt fois la rente ou le prix annuel et
les charges aussi annuelles, en y ajoutant également les autres charges en
capital.

Pour les baux à vie, sans distinction de ceux faits sur une ou plusieurs têtes, la
valeur est déterminée par un capital formé de dix fois le prix et les charges
annuels, en y ajoutant éventuellement les autres charges.

Sous-section II : Tarif des droits

Article 332

Sont assujettis au droit de 3 %, lorsque la durée est limitée, les baux, sous-baux
et prorogations conventionnelles ou légales de baux d’immeubles, de fonds de
commerce et autres biens meubles, ainsi que les baux de biens domaniaux.

Le droit est perçu sur le montant cumulé de toutes les années, sauf application
des articles 348 et 349 du Livre de Procédures Fiscales.

Par dérogation aux dispositions qui précèdent, les contrats de crédit-bail ou de


leasing sont enregistrés au droit fixe prévu à l'article 339 du présent Code.

Article 333

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Toute cession d’un droit à un bail ou du bénéfice d’une promesse de bail
portant sur tout ou partie d’un immeuble, quelle que soit la forme qui lui est
donné par les parties, qu’elle soit qualifiée cession de pas de porte, indemnité
de départ ou autrement, est soumise à un droit de 20 %.

Le droit est perçu sur le montant de la somme ou indemnité stipulée par le


cédant à son profit, ou sur la valeur vénale réelle du droit cédé déterminée par
une déclaration estimative des parties, si la convention ne contient pas une
stipulation expresse d’une somme ou indemnité au profit du cédant ou si la
somme ou indemnité stipulée est inférieure à la valeur vénale réelle du droit
cédé. Le droit ainsi perçu est indépendant de celui qui peut être dû pour la
jouissance des biens loués.

Les dispositions du présent article sont applicables à toute convention ayant


pour effet de résilier un bail portant sur tout ou partie d’un immeuble pour le
remplacer par un nouveau bail.

Article 334

Les baux de biens meubles faits pour un temps illimité sont assujettis à un droit
de 10 %.

Article 335

Les baux à vie de biens immeubles et ceux dont la durée est illimitée sont
assujettis à un droit de 20 %.

Code Général Page 170


Section V : Enregistrement des autres actes et mutations

Sous-section I : Actes soumis au droit fixe

Article 336

Sont enregistrés au droit fixe de 1.250 Francs :

1. Les procès-verbaux de conciliation dressés par les juges, desquels il ne


résulte aucune disposition donnant lieu au droit proportionnel ou au droit
progressif, ou dont le droit proportionnel ou le droit progressif serait
inférieur à 1.250 Francs ;

2. Les acceptations pures et simples, les renonciations pures et simples à


successions, legs ou communautés ;
3. Les actes et écrits qui ont pour objet la constitution d'association en
participation ayant uniquement en vue des études ou des recherches, à
l'exclusion de toute opération d'exploitation, à la condition que ces actes et
écrits ne portent aucune transmission entre les associés ;

4. Les actes sous seing privé rédigés pour constater la vente à crédit des
véhicules et tracteurs automobiles ;

5. Les actes et contrats exclusivement relatifs à la concession par l'auteur ou


ses représentants du droit de reproduire ou d'exécuter une œuvre littéraire
ou artistique ;

6. Les inventaires de meubles, objets mobiliers, titres et papiers. Il est dû un


droit pour chaque vacation. Toutefois, les inventaires dressés après faillite
ne sont assujettis chacun qu'à un seul droit fixe de 1.250 Francs, quel que
soit le nombre des vacations ;

7. Les clôtures d'inventaires ;

8. Les jugements de la Police ordinaire et des Juges de Paix, les ordonnances


de référé, lorsque ces jugements et ordonnances ne peuvent donner lieu au
droit proportionnel ou au droit progressif ou donnant ouverture à moins de
1.250 Francs de droit proportionnel ou de droit progressif ;

9. Les contrats de mariage ne contenant que la déclaration du régime adopté


par les futurs époux, sans constater de leur part aucun apport ou qui
constatent des apports donnant ouverture à un droit proportionnel moins
élevé ;
10. Les prisées de membres ;

Code Général Page 171


11. Les testaments et tous autres actes de libéralités qui ne contiennent que des
dispositions soumises à l’événement du décès et les dispositions de même
nature qui sont faites par le contrat de mariage entre futurs époux et par
d'autres personnes ;

12. Les actes de ventes ou de mutations à titre onéreux de propriété ou


d'usufruit d'aéronefs, ainsi que de navires ou de bateaux servant à la
navigation intérieure, à l'exclusion des yachts ou bateaux de plaisance ;

Sont enregistrés au droit fixe de 12.500 Francs :

1- les cessions, subrogations, rétrocessions et résiliations de baux de biens de toute


nature;

2- les certificats de propriété;

3- et généralement tous actes qui ne se trouveront tarifés par aucun autre article et qui ne
peuvent donner lieu au droit proportionnel ou droit progressif.

Article 337

Sont enregistrés au droit fixe de 2.500 Francs :


1. Le retour après vente avec faculté de réméré ;

2. Les réunions de l'usufruit à la propriété opérées par acte de cession, lorsque


la cession est faite pour un prix égal à celui sur lequel le droit a été perçu
lors de l'aliénation de la propriété ;

3. Les jugements en matière gracieuse ;

4. Les jugements rendus sur incidents au cours d'instance ;

5. Les arrêts sur appels d'ordonnance de toute nature, lorsqu'ils ne peuvent


donner lieu au droit proportionnel ou au droit progressif, ou lorsqu'ils
donnent ouverture à moins de 2.500 Francs de droit proportionnel ou de
droit progressif.

Article 338

Sont enregistrés au droit fixe de 3.000 Francs :


1. Les jugements correctionnels et les jugements de première instance en
premier ou en deuxième ressort, contenant des dispositions définitives qui
ne peuvent donner lieu au droit proportionnel ou au droit progressif, ou
donnant ouverture à moins de 3.000 Francs de droit proportionnel ou de
droit progressif ;

2. Les arrêts sur les jugements en matière gracieuse.

Code Général Page 172


Article 339

Sont enregistrés au droit fixe de 6.000 Francs :

1. Les jugements des tribunaux criminels et les arrêts des cours d'appel
contenant des dispositions définitives qui ne peuvent donner lieu au droit
proportionnel ou donnant ouverture à moins de 6.000 Francs de droit
proportionnel ou de droit progressif ;

2. Les contrats de crédit-bail.

Article 340

Le tarif prévu aux articles 338 et 339 du présent Code est porté respectivement
à 6.000 Francs et 12.000 Francs pour les jugements de première instance et les
arrêts des cours d'appel prononçant un divorce.

Article 341

Les jugements des tribunaux en matière d'impôts et taxes dus à l'État et aux
collectivités secondaires sont assujettis aux mêmes droits d'enregistrement que
ceux rendus entre particuliers.
Toutefois, si le Trésor est condamné, il est dispensé du paiement des droits, la
décision est enregistrée gratis.
Les droits d'enregistrement liquidés par les receveurs sont assimilés pour le
recouvrement, les poursuites, la procédure et la prescription au principal de la
condamnation.

Article 342

Les sentences arbitrales, les accords survenus en cours d'instance, en cours ou


en suite d’expertise ou d'arbitrage donnent ouverture aux droits prévus par les
articles qui précèdent pour les jugements et arrêts, selon le degré de la
juridiction saisie du litige ou normalement compétente pour connaître de
l'affaire, soit en premier, soit en dernier ressort.

Code Général Page 173


Sous-section II : Actes soumis au droit proportionnel

A) Abandonnements

Article 343

Les abandonnements pour faits d'assurance ou grosse aventure sont assujettis à


un droit de 3 %, calculé sur la valeur des objets abandonnés.

B) Actions, obligations, parts d'intérêts et créances

Article 344

Les transports, cessions et autres mutations de créances à terme sont assujettis


à un droit de 2 % calculé sur la valeur déterminée conformément à l’article 284
du présent Code.

C) Contrats de mariage

Article 345

Les contrats de mariage qui ne contiennent d'autres dispositions que des


déclarations, de la part des futurs époux, de ce qu'ils apportent eux-mêmes en
mariage et ne contiennent aucune stipulation avantageuse pour eux, sont
assujettis à un droit de 1 %.

La reconnaissance y énoncée, de la part du futur époux, d'avoir reçu la dot


apportée par la future ne donne pas lieu à un droit particulier.

Article 346

Si les futurs sont dotés par leurs ascendants ou s'il leur est fait des donations
par des collatéraux ou autres personnes non parentes par leur contrat de
mariage, les droits sont alors calculés comme en matière de mutations entre
vifs à titre gratuit, conformément à l'article 301 du présent Code.

Article 347

Tous actes ou écrits qui constatent la nature, la consistance ou la valeur des


biens appartenant à chacun des époux lors de la célébration du mariage sont
enregistrés au taux de 1 %.

Article 348

Le droit est liquidé sur le montant net des apports personnels des futurs époux.

Code Général Page 174


D) Échange d'immeubles

Article 349

Les échanges de biens immeubles sont assujettis à un droit de 8 %.

Article 350

Le droit est perçu sur la valeur d'une des parts, lorsque les parts échangées sont
estimées à la même valeur. S'il y a différence dans la valeur des parts, le droit
est payé à raison de 8 % sur la moindre portion et, sur la plus-value, au tarif
prévu pour les mutations immobilières à titre onéreux.

E) Jugements, droits de condamnation et droit de titre

Article 351

Les ordonnances de référé, les jugements, les sentences arbitrales et les arrêts
sont passibles d’un droit de 3 % du montant de la condamnation.

Lorsque le droit proportionnel a été acquitté sur un jugement rendu par défaut,
la perception sur le jugement contradictoire qui peut intervenir n'a lieu que sur
le complément des condamnations; il en est de même pour les jugements et
arrêts rendus sur appel.

Article 352

Le droit prévu à l'article précédent n'est pas exigible :

1. Sur les jugements, sentences arbitrales et arrêts, en tant qu'ils ordonnent le


paiement d'une pension à titre d'aliments ;

2. Sur les jugements et arrêts prononçant un divorce ;

3. Sur les ordonnances de référé rendues au cours de la procédure de


séparation de corps ou de divorce ainsi que sur les arrêts de cours d'appel
statuant sur les ordonnances prises par le Président du Tribunal Civil au
cours des mêmes procédures.

Article 353

Toutes les fois qu'une condamnation est rendue sur un acte enregistré, le
jugement ou la sentence arbitrale en fait mention et énonce le montant du droit
payé, la date du paiement et le nom du bureau où il a été acquitté.

Code Général Page 175


En cas d'omission et s'il s'agit d'un acte soumis à la formalité dans un délai
déterminé, le receveur exige le droit, si l'acte n'a pas été enregistré dans son
bureau, sauf restitution dans le délai prescrit s'il est ensuite justifié de
l'enregistrement de l'acte sur lequel le jugement a été prononcé.

Article 354

Dans le cas prévu par le troisième alinéa de l'article 336 du Livre de Procédures
Fiscales, les parties non condamnées aux dépens peuvent faire enregistrer les
décisions moyennant le paiement du droit fixe prévu pour l'enregistrement des
jugements non sujets au droit proportionnel. À cet effet, le greffier doit certifier
en marge de la minute que la formalité est requise par la partie non condamnée
aux dépens.

La décision ainsi enregistrée au droit fixe est réputée non enregistrée à l'égard
des parties condamnées aux dépens qui ne peuvent lever la décision sans
acquitter le complément des droits. Les obligations et sanctions qui incombent
aux greffiers en matière de délivrance de grosses ou d'expéditions sont
applicables.

F) Licitations

Article 355

Les parts et portions acquises par licitation de biens meubles indivises sont
assujetties au droit de vente des meubles.

Article 356

Les parts et portions indivises de biens immeubles acquises par licitation sont
assujetties au droit de mutation immobilière à titre onéreux.

G) Marchés

Article 357

Les actes constatant les adjudications au rabais et marchés de toutes natures


(travaux publics et immobiliers, prestations de services divers), qui ne
contiennent ni vente, ni promesse de livrer des marchandises, denrées ou autres
objets mobiliers, sont assujettis à un droit de 3 %.

Par dérogation aux dispositions de l'article 289 du présent Code, sont


également soumis à ce droit les marchés d'approvisionnement et de fournitures
dont le prix doit être payé par l'État, les Collectivités Secondaires et les
Établissements Publics à Caractère Administratif.

Article 358

Code Général Page 176


Le droit est liquidé sur le prix exprimé ou sur l'évaluation, hors taxe
déductible, de l'ensemble des travaux, prestations et/ou fournitures, imposés à
l'entrepreneur, au prestataire de services ou au fournisseur de biens.

Article 359

Le droit d'enregistrement est fractionné d'office :

1. S'il s'agit d'un marché à durée fixe, en autant de paiements qu'il y a de


périodes triennales dans la durée du marché.
2. S'il s'agit d'un marché à périodes, en autant de paiement qu'il y a de
périodes. Si la période dépasse trois ans, le fractionnement triennal peut
être requis pour chaque période.

Chaque paiement représente le droit afférent aux prestations stipulées pour la


période à laquelle il s'applique. Le droit afférent à la première période du
marché est seul acquitté lors de l'enregistrement de l'acte, celui afférent à
chacune des périodes suivantes est payé dans le mois du commencement de
nouvelle période à la diligence de l'une ou de l'autre des parties. Il est perçu
d'après le tarif en vigueur au commencement de la période.

H) Partages

Article 360

Les partages des biens meubles et immeubles entre copropriétaires, cohéritiers


et coassociés, à quelque titre que ce soit, pourvu qu'il en soit justifié, sont
assujettis à un droit de 1 %.
S'il y a différence dans la valeur des parts, la soulte est soumise au droit de
mutation à titre onéreux.

Article 361

Les retours des partages de biens meubles sont assujettis au droit de vente des
meubles.
Les retours de partages des biens immeubles sont assujettis au droit de
mutation immobilière à titre onéreux.

Article 362

Le droit est liquidé sur le montant de l'actif net partagé.

I) Rentes

Article 363

Code Général Page 177


Sous réserve des dispositions de l'article 364 du présent Code, les constitutions
de rentes, soit perpétuelles, soit viagères et de pensions à titre onéreux, les
cessions, transports et autres mutations qui en sont faites au même titre que les
remboursements ou rachats de rentes et redevances de toute nature, sont
assujettis à un droit de 1 %.

Article 364

Les contrats de rentes viagères passés par les sociétés, compagnies d'assurances
et tous autres assureurs sont soumis aux dispositions du chapitre III du présent
Code.

Article 365

Pour les créations de rentes, soit perpétuelles, soit viagères ou de pensions à titre
onéreux, la valeur imposable est déterminée par le capital constitué et aliéné.

Article 366

Pour les cessions ou transport desdites rentes ou pensions et pour


amortissement ou rachat, ladite valeur est déterminée par le capital constitué,
quel que soit le prix stipulé pour le transport ou l'amortissement.

Pour les rentes et pensions créées sans expression de capital, leurs transports et
amortissements, ladite valeur est déterminée à raison d'un capital formé de
vingt fois la rente perpétuelle et de dix fois la rente viagère ou la pension, quel
que soit le prix stipulé pour le transport ou l'amortissement.

Code Général Page 178


Chapitre III : Taxes sur les Contrats d'assurances
Section I : Assiette – Exemptions

Article 367

Toute convention d'assurance ou de rente viagère conclue avec un assureur


malien ou étranger établi au Mali est soumise à la taxe sur les contrats
d'assurances.

Cette taxe s'applique également aux conventions qui sont conclues avec un
assureur établi hors du Mali, mais qui portent sur un bien meuble ou immeuble
situé au Mali, ou sur une personne domiciliée au Mali.

Article 368

Du fait du paiement de cette taxe, tout écrit qui constate la formation, la


modification ou la résiliation amiable de ladite convention, ainsi que les
expéditions, extraits ou copies qui en sont délivrés sont, quel que soit le lieu où
ils ont été rédigés, dispensés du droit de timbre et enregistrés gratis, lorsque la
formalité est requise.

Article 369

La taxe est perçue sur le montant des sommes stipulées au profit de l'assureur
et de tous accessoires dont celui-ci bénéficie directement ou indirectement du
fait de l'assuré.

Article 370

La perception de la taxe couvre le droit de timbre de quittance exigible sur les


reçus délivrés exclusivement pour constater le versement des primes ou des
accessoires.

Article 371

Sont exemptés de la taxe :

1. Les réassurances ;
2. Les contrats d'assurances de toute nature passés par des sociétés de
prévoyance et les sociétés mutuelles de production rurale ;
3. Les assurances de crédit à l'exportation ;
4. Les assurances sur la vie et assimilées, les contrats de rente viagère.

Code Général Page 179


Section II : Tarif de la taxe

Article 372

Le tarif de la taxe est fixé à :

1. 4 % pour les contrats d’assurance contre les risques de toute nature de


navigation maritime, fluviale, aérienne ou terrestre ;
2. 20 % pour tous les autres contrats d’assurance.

Code Général Page 180


Titre 4 : Droits de timbre

Chapitre I : Généralités
Section I : Champ d’application

Article 373

Le droit de timbre est établi sur tous les papiers destinés aux actes civils et
judiciaires et aux écritures qui peuvent être produites en justice et y faire foi.

Il est également dû lorsque le support électronique se substitue au support


papier.

Les exemptions font l'objet du chapitre IV de l'annexe III du présent Code.

Section II : Débiteur divers

Article 374

Sans préjudice des dispositions particulières relatées dans le présent Code, sont
solidaires pour le paiement des droits de timbre et des amendes :

1. Tous les signataires, pour les actes synallagmatiques ;

2. Les prêteurs et les emprunteurs, pour les obligations ;

3. Les officiers publics et ministériels qui ont reçu ou rédigé des actes se
référant à des actes ou livres non timbrés.

Code Général Page 181


Chapitre II : Le timbre de dimension
Section I : Actes soumis au timbre de dimension

Article 375

Sont assujettis au droit de timbre de dimension, tous actes et écritures, extraits,


copies et expéditions, soit publics, soit privés, devant ou pouvant faire titre ou
être produits pour obligation, décharge, justification, demande ou défense, et en
particulier :

1. Les actes des notaires et les extraits, copies et expéditions qui en sont
délivrés ;

2. Les actes des huissiers, les copies et expéditions qu'ils en délivrent ;

3. Les actes et procès-verbaux des gendarmes et de tous les autres employés


ou agents ayant le droit de verbaliser et les copies qui en sont faites ;

4. Les actes et jugements de la justice de paix, des bureaux de paix et de


conciliation, de la police ordinaire, des tribunaux et des arbitres, et les
extraits, copies et expéditions qui en sont délivrés ;

5. Les actes particuliers des juges de paix et de leurs greffiers, ceux des autres
juges et ceux reçus au greffe ou par les greffiers ainsi que les extraits,
copies et expéditions qui en sont délivrés ;

6. Les actes des avocats défenseurs et mandataires agréés près des tribunaux
et les copies et expéditions qui en sont faites ou signifiées ;

7. Les actes des autorités administratives qui sont assujettis à l'enregistrement


et les extraits, copies et expéditions qui en sont délivrés ;

8. Les actes entre particuliers sous signature privée et les doubles des comptes
de recette ou gestion particulière.

Article 376

Sont assujettis au droit de timbre de dimension tous livres, registres et minutes


de lettres qui sont de nature à être produits en justice et dans le cas d'y faire foi,
ainsi que les extraits, copies et expéditions qui sont délivrés desdits livres et
registres, et notamment :

1. Les registres de l'autorité judiciaire où s'écrivent des actes soumis à


l'enregistrement sur les minutes et les répertoires des greffiers en matière
civile et commerciale ;

Code Général Page 182


2. Ceux des notaires, huissiers et autres officiers publics et ministériels et
leurs répertoires ;

3. Ceux des compagnies et sociétés d'actionnaires ;

4. Ceux des agents d'affaires, régisseurs, syndics de créanciers et


entrepreneurs de travaux et fournitures ;

5. Ceux des banquiers, négociants, armateurs, marchands, fabricants,


commissionnaires, agents de change, courtiers, autres que les livres de
commerce dont la tenue est rendue obligatoire par le statut des
commerçants.

Article 377

Sont également soumis au timbre de dimension :

1. Les expéditions destinées aux parties, des ordonnances de nomination des


notaires, avocats défenseurs, greffiers, huissiers, courtiers et
commissaires – priseurs ;

2. L'un des deux exemplaires de la déclaration que tout officier public doit
déposer au service de l'Enregistrement avant de procéder à une vente
publique et par enchères d'objets mobiliers, l'exemplaire soumis au timbre
étant celui destiné à être annexé au procès-verbal de la vente ;

3. Les demandes adressées par les contribuables au greffe de la Cour


Suprême, Section Administrative, en matière d'impôts et taxes ;

4. Les mandats afférents aux réclamations introduites ou soutenues pour


autrui en matière d'impôts et taxes ;

5. Les recours portés devant la Cour Suprême, contre les actes des autorités
administratives pour excès de pouvoir ou incompétence ;

6. Les procurations ;

7. Les recours contre les décisions portant refus de liquidation ou contre des
liquidations de pensions ;

8. Les demandes, requêtes et correspondances de toute nature rédigées au


Mali et adressées à l'Administration.

Code Général Page 183


Section II : Tarifs

Article 378

Le prix des papiers timbrés que fournit le service de l'enregistrement et le droit


de timbre des papiers que les contribuables sont autorisés à timbrer eux-mêmes
ou qu'ils font timbrer, sont fixés ainsi qu'il suit à raison de la dimension du
papier :

 Papier registre 15.000 Francs ;


 Papier normal 7.500 Francs ;
 Demi-reliure de papier normal 3.500 Francs.

Toutefois, les correspondances adressées à l'Administration en application de


l'article 377 alinéa 8 du présent Code sont assujetties quelle que soit la
dimension du papier employé à un droit de timbre de :

 500 Francs pour les demandes d'attribution de terrain ;


 200 Francs pour les autres correspondances.

Article 379

Si les papiers ou documents que les contribuables sont admis à timbrer par
apposition de timbres mobiles se trouvent être de dimensions différentes des
papiers timbrés fournis par le Service de l'Enregistrement, le timbre, quant au
droit établi en raison de la dimension, est payé au prix du format supérieur.

Code Général Page 184


Chapitre III : Timbre proportionnel
Section I : Champ d’application

Article 3807

Sous réserve des exceptions prévues aux articles 382 et 386 du présent Code,
sont assujettis au droit de timbre, en raison des sommes et valeurs :

1. Les billets à ordre ou au porteur, les lettres de change, mandats, retraits,


ordres de payer et tous autres effets négociables ou de commerce, même
des lettres de change tirées par seconde, troisième et duplicata, et ceux faits
au Mali et payables hors du Mali ;

2. Les billets et obligations non négociables et les mandats à terme ou de


place à place.

Article 381

Les effets venant d'un pays étranger et payables au Mali sont, avant qu'ils
puissent être négociés, acceptés ou acquittés, soumis au timbre ou au visa pour
timbre.

Il en est de même des effets tirés de l'étranger sur l'étranger et négociés,


endossés, acceptés ou acquittés au Mali.

Article 382

Les lettres de change tirées par seconde, troisième ou quatrième peuvent,


quoiqu’étant écrites sur papier non timbré, être présentées aux agents de
l'Enregistrement en cas de protêt, sans qu'il ait lieu au droit de timbre et à
l'amende, pourvu que la première, écrite sur papier au timbre proportionnel,
soit présentée conjointement à l'Inspecteur de l'Enregistrement.

Toutefois, si la première timbrée ou visée pour timbre n'est pas jointe à celle
mise en circulation et destinée à recevoir les endossements, le timbre ou visa
pour timbre doit toujours être apposé sur cette dernière, sous les peines
prescrites à l'article 407 du Livre de Procédures Fiscales.

Article 383

Celui qui reçoit du souscripteur un effet non timbré, conformément à


l'article 384 du présent Code, est tenu de le faire viser pour timbre dans les

7
Annexe de la Loi de Finances 2017.
Modifié par la Loi de Fin. Rect. 2017 avec la suppression des droits de timbre sur les
transferts de fonds à destination de l’étranger en point 3.

Code Général Page 185


quinze jours de sa date ou avant l'échéance, si cet effet a moins de quinze jours
de date, et, dans tous les cas, avant toute négociation.

Code Général Page 186


Section II : Tarif des droits

Article 3848 (nouveau)

Le tarif du droit proportionnel est fixé à 0,60 %;

Article 385

Le visa pour timbre prévu à l'article 383 du présent Code est soumis à un droit
porté au triple de celui qui eût été exigible s'il avait été régulièrement acquitté
et qui s'ajoute au montant de l'effet, nonobstant toute stipulation contraire.

Article 386

Ne sont passibles que d'un droit de timbre fixe de 100 Francs les effets de
commerce revêtus, dès leur création, d'une mention de domiciliation dans un
établissement de crédit ou un bureau de chèques postaux.
Les effets tirés hors du Mali qui sont susceptibles de donner lieu à la perception
du droit de timbre proportionnel, conformément à l'article 381 du présent Code,
bénéficient du même régime à la condition d'être, au moment où l'impôt
devient exigible au Mali, revêtus d'une mention de domiciliation répondant aux
prescriptions de l'alinéa qui précède.

8
Modifié par la Loi de Fin. Rect. 2017 avec la suppression du en point 3 relatif au taux des
droits de timbre sur les transferts de fonds à destination de l’étranger.

Code Général Page 187


Section III : Pénalités

Article 387

Sont considérés comme non timbrés :


1. Les effets visés ci avant et assujettis au droit de timbre, sur lesquels le
timbre mobile aurait été apposé sans l'accomplissement des conditions
prescrites par les articles 382 et 383 du Livre de Procédures Fiscales, ou sur
lesquels aurait été apposé un timbre mobile ayant déjà servi ;

2. Les actes, pièces et écrits autres que ceux mentionnés ci-dessus et sur
lesquels un timbre mobile aurait été indûment apposé.

Article 388

En cas de contravention aux dispositions du présent chapitre, le souscripteur,


l'accepteur, le bénéficiaire ou premier endosseur, de l'effet non timbré ou non
visé pour timbre sont passibles chacun de l'amende prévue à l'article 407 du
Livre de Procédures Fiscales.
En outre, dans le cas prévu à l'article 381 du présent Code, le premier des
endosseurs résidant au Mali et, à défaut d'endossement au Mali, le porteur est
passible de cette amende. Il en est de même pour les lettres de change, billets à
ordre ou autres effets souscrits au Mali et payables hors du Mali.

Article 389

Le porteur d'une lettre de change non timbrée et non visée pour timbre ne
pourra, jusqu'à l'acquittement des droits de timbre et des amendes encourues,
exercer aucun des recours qui lui sont accordés par la loi contre le tireur, les
endosseurs et les autres obligés.

Sera également suspendu jusqu'au paiement des droits de timbre et des


amendes encourues l'exercice des recours appartenant au porteur de tout autre
objet sujet au timbre et non timbré ou non visé pour timbre.

Toutes stipulations contraires sont nulles.

Article 390

Les contrevenants sont soumis solidairement au paiement du droit de timbre et


des amendes prononcées par l'article 388 du présent Code. Le porteur fait
l'avance de ce droit et de ces amendes, sauf son recours contre ceux qui en sont
passibles. Ce recours s'exerce devant la juridiction compétente pour connaître
de l'action en remboursement de l'effet.

Code Général Page 188


Article 391

Il est interdit à toutes personnes, à toutes sociétés, à tous établissements publics


d'encaisser ou de faire encaisser, pour leur compte ou pour le compte d'autrui,
même sans leur acquit, des effets de commerce ou toutes autres valeurs visés à
l'article 380 du présent Code non timbrés ou non visés pour timbre, sous peine
de l'amende prévue à l'article 407 du Livre de Procédures Fiscales.

Article 392

Toute mention ou convention de retour sans frais, soit sur le titre, soit en
dehors du titre, est nulle, si elle est relative à des effets non timbrés ou non
visés pour timbre.

Article 393

Pour les billets ou obligations non négociables visés par l'article 380-1 du
présent Code, pour les billets ou obligations non négociables visés à l'article
380-2 du présent Code, en cas de contravention, le souscripteur, le premier
cessionnaire, le bénéficiaire ou le porteur sont passibles chacun de l'amende
prévue à l'article 407 du Livre de Procédures Fiscales.

Code Général Page 189


Chapitre IV : Timbre des quittances
Section I : Champ d’application

Article 394

Le timbre de quittances est dû sur les reçus et titres de quelque nature qu'ils
soient, sous seing privé, qui emportent libération ou décharge de titres ou
valeurs, ou qui constatent des paiements ou des versements, et notamment les
billets de cinéma, les billets de voyageurs et bulletins de bagages délivrés par
les sociétés de transport par voie ferrée ou tout autre transporteur.

Article 395

Le droit est dû pour chaque acte, reçu, décharge, quittance ou billet.

Il n'est applicable qu'aux actes faits sous signatures privées et ne contenant pas
de dispositions autres que celles spécifiées à l'article précédent.

Article 396

Sont dispensées du droit de timbre de quittance les quittances de toute nature


données ou reçues par les comptables publics.

Code Général Page 190


Section II : Tarifs

Article 397

Le droit de timbre des titres de quelque nature qu'ils soient, signés ou non
signés, faits sous signatures privées, qui emportent libération ou qui constatent
des paiements ou des versements de sommes, à l'exception des billets de
cinéma, est fixé à :

 40 Francs quand les sommes sont inférieures à 1.000 Francs ;


 120 Francs quand les sommes sont comprises entre 1.000 Francs et 10.000
Francs ;
 240 Francs quand les sommes sont comprises entre 10.000 Francs et 50.000
Francs ;
 au-delà, 160 Francs en sus, par fraction de 50.000 Francs.

Article 398

Sont frappés d'un droit de timbre de quittance uniforme de 500 Francs les titres
comportant reçu pur et simple, libération ou décharge de titres, valeurs ou
objets, exception faite des reçus relatifs aux chèques remis à l'encaissement.

Article 399

Le droit de timbre de quittance exigible sur les billets de cinéma est ainsi fixé :

 2 Francs quand le prix du billet est égal ou inférieur à 50 Francs ;


 5 Francs quand le prix du billet est compris entre 50 et 100 Francs ;
 10 Francs quand le prix du billet est supérieur à 100 Francs.

Article 400

Afin d'assurer le contrôle du droit de timbre perçu sur les billets, le service de
l'Enregistrement dans le ressort duquel est située la salle de cinéma, et les
agents du service compétent en matière d’enregistrement régulièrement munis
d’un ordre de mission ont droit à l’entrée gratuite dans les salles de cinéma.

Code Général Page 191


Chapitre V : Timbre des contrats de transport
Section I : Dispositions communes aux divers contrats

Article 401

Le droit de timbre est applicable aux lettres de voitures, connaissements,


bulletins de bagage et à tous autres écrits ou pièces en tenant lieu, constatant
un transport de marchandises, que le transport ait lieu par route, chemin de fer,
voie fluviale, maritime ou aérienne.

Code Général Page 192


Section II : Dispositions particulières à chaque type de
contrat

Sous-section I : Transport par route

Article 402

Le droit de timbre est fixé uniformément à 100 Francs, y compris le droit de la


décharge donnée par le destinataire.

Sous-section II : Transport maritime

Article 403

Les connaissements venant de l'étranger sont soumis avant tout usage à un droit
de timbre de 1.200 Francs.

Sous-section III : Transport par air

Article 404

Les lettres de voiture ou récépissés constatant un transport de marchandises par


air sont soumis à un droit de timbre de 100 Francs.

Le titre de transport doit contenir l'indication que le transport a lieu par avion.

Sous-section IV : Transport par fleuve

Article 405

Les pièces d'expédition ou toutes autres pièces justificatives de transports de


marchandises par voie fluviale sont passibles d'un droit de timbre de 100
Francs, y compris le droit de la décharge donnée par le destinataire.

Code Général Page 193


Sous-section V : Transport des colis postaux

Article 406

Le droit de timbre des récépissés, bulletins d'expédition ou autres pièces en


tenant lieu délivrés pour les transports prévus par les conventions relatives à
l'organisation du service des colis postaux, est fixé, y compris le droit de la
décharge donnée par le destinataire, à 40 Francs pour chaque expédition de
colis, quel qu'en soit le poids.

Sous-section VI : Transport par chemin de fer

Article 407

Sont soumis à un droit de timbre de 20 Francs les bulletins de bagages


constatant les paiements supérieurs à 500 Francs délivrés aux voyageurs par les
sociétés de transport par voie ferrée.

Article 408

Est fixé à 40 Francs, y compris le droit de la décharge donnée par le


destinataire et pour chacun des transports dont le coût est supérieur à 500
Francs, effectués en grande ou petite vitesse, le droit de timbre des récépissés,
bulletins d'expédition ou autres pièces en tenant lieu, délivrés par les sociétés
de transport par voie ferrée aux expéditeurs.

Code Général Page 194


Chapitre VI : Timbre afférent à la délivrance de
certains documents
Section I : Timbre des passeports et laissez-passer

Article 409

Le prix du carnet de passeport ainsi que le timbre à y apposer sont fixés par
décret pris en Conseil des Ministres.

Article 410

Chaque visa de passeport malien donne lieu à perception d'un droit de 5.000
Francs.

Article 411

Chaque visa de passeport étranger donne lieu à la perception d'un droit de


7.500 Francs si le visa est valable pour aller et retour, et de 5.000 Francs s'il
n'est valable que pour la sortie.

Article 412

La validité du visa est d'un an, elle peut exceptionnellement être d'une durée
moindre. Cette validité n'implique nullement un droit quelconque de séjour ou
d'établissement pour une durée égale sur le territoire malien.

Article 413

Abrogé.

Article 414 (nouveau)

Sous réserve de l'application du principe de réciprocité, les différentes


catégories de visas faisant l'objet du présent article donnent lieu à la perception
d'un droit de timbre dont le tarif est fixé ainsi qu'il suit :

 32 800 Francs pour le visa d’entrée simple valable pour un mois ;


 45 920 Francs pour le visa d’entrées et sorties multiples valable pour
trois mois ;
 64 290 Francs pour le visa d’entrées et sorties multiples valable pour
six mois ;
 90 000 Francs pour le visa d’entrées et sorties multiples valable pour
douze mois ;
 5 000 Francs par mois, soit 60 000 Francs par an pour le visa de
prorogation de séjour.

Code Général Page 195


Section II : Délivrance des casiers judiciaires

Article 415

Le bulletin n°3 du casier judiciaire délivré à la personne qu'il concerne est


soumis à un droit de timbre de 375 Francs, perçu par les greffiers au moment
de la délivrance desdits bulletins.

Code Général Page 196


Section III : Timbre de certains actes de nature particulière

Article 416

Le droit de délivrance ou de prorogation de validité des certificats


internationaux pour automobiles et des permis internationaux de conduire est
fixé à 1.000 Francs.

Article 417

Le droit d'examen pour l'obtention du permis de conduire les véhicules


automobiles, les motocyclettes d'une cylindrée supérieure à 125 cm3 et, tous
autres véhicules à moteur est fixé à 2.000 Francs.

Article 418

La délivrance du permis de conduire les véhicules énumérés à l'article


précédent donne lieu au paiement d'un droit de 3.750 Francs qui, pour les
véhicules automobiles, couvre toutes les extensions de validité de conduite.
La même taxe est exigible pour les duplicata qui en sont délivrés.

Article 419

Les récépissés des déclarations de mise en circulation des véhicules


automobiles et de tous autres véhicules à moteur (cartes grises) donnent lieu au
paiement d'une taxe dont le taux est fixé comme suit :
 Motocyclettes de 125 cm3- et plus : 1.500 Francs par CV fiscal.
 Véhicules automobiles jusqu'à 2 tonnes 1.500 Francs par CV fiscal.
 Véhicules automobiles au-delà de 2 tonnes : 700 Francs par CV fiscal.
 Tracteurs agricoles : 3.000 Francs.
 Remorques d'une charge utile inférieure ou égale à 2 tonnes : 4.000 Francs.
 Remorques d'une charge utile supérieure à 2 tonnes : 5.000 Francs.
 Engins spéciaux de travaux publics et de manutention : 8.000 Francs.
 Véhicules immatriculés dans les séries WW : 6.000 Francs.

Article 420

La délivrance de duplicata ou le remplacement de la carte grise usagée donnent


lieu au paiement d'une taxe dont le taux est fixé à :

 2.000 Francs pour les motocyclettes de 125 cm3 et plus ;


 4.000 Francs pour tous les autres véhicules.

Article 421

Le droit de délivrance des permis de coupe est fixé à 1.000 Francs et celui des
permis de chasse est fixé à 3.000 Francs.

Code Général Page 197


Article 422

La durée de validité de la carte d'identité nationale est fixée à trois ans.

Le prix de l'imprimé utilisé est fixé à :

 1.000 Francs pour les cartes d'identité délivrées en République du Mali ;


 2.500 Francs pour les cartes d'identité délivrées par les Missions Diplomatiques
et Consulaires du Mali à l'étranger.

La carte d'identité nationale doit, en outre, être revêtue d'un timbre de 500
Francs, apposé et oblitéré avant remise au titulaire.

Article 423

La carte d'identité consulaire doit être revêtue d’un timbre mobile de 1.500
Francs apposé et oblitéré avant remise au titulaire.

Article 424

Les cartes d’identité d’étrangers doivent être revêtues de timbres mobiles, dont
les taux sont les suivants :

 Délivrance des carnets : 12.500 Francs ;


 Visa annuel des carnets : 5.000 Francs.

Ces taux sont respectivement abaissés à 2.500 Francs et 1.000 Francs pour les
étrangers membres de communautés religieuses.

Article 425 (nouveau)

Les intentions d’exportation portant sur l’or et le coton sont soumises à un droit
de timbre dont les taux sont fixés comme suit :

 Tranche jusqu'à 500.000 Francs : 600 Francs par 50.000 Francs ou fraction de
50.000 Francs ;
 Tranche excédant 500.000 Francs : 3.000 Francs par 500.000 Francs ou fraction
de 500.000 Francs.

Article 426

Sont assujettis aux droits de timbre prévus au paragraphe B de l’article 1 er de


l’Ordonnance no 62/CMLN du 31 Octobre 1975 les attestations d’importation
de véhicule automobiles pour particulier

Article 427

Les autorisations de photographier doivent être revêtues d'un timbre mobile de


2.500 Francs apposé et oblitéré par l'autorité administrative chargée de la
délivrance de ces autorisations.

Code Général Page 198


Titre 5 : Droits de la
conservation foncière

Chapitre I : Généralités

Article 428

Il est perçu lors de l'accomplissement des formalités prévues par le code


domanial, réorganisant le régime de la propriété foncière :

1. Au profit du Budget National :

a) des droits proportionnels représentant la quote-part de chaque requérant


dans les frais généraux du service et basés sur l'importance des
formalités requises ;
b) des droits fixes représentant le remboursement du prix des imprimés
fournis par l'Administration et calculés d'après le nombre de formules
employées.

2. Au profit des conservateurs de la Propriété Foncière :

a) des salaires proportionnels calculés d'après l'importance des actes et


faits mentionnés ou publiés ;
b) des salaires fixes calculés d'après le nombre de pièces établies et de
renseignements demandés.

Les salaires établis au profit des conservateurs représentent l'indemnité due


pour la responsabilité assumée du fait de l'exécution des formalités.

1. Au profit des Greffiers des Tribunaux de Première Instance.

Un droit fixe à l'occasion d'affichage en l'auditoire de l'extrait de réquisition et


rédaction du certificat (art. 94, 2è alinéa du décret du 22.07.32).

Article 429

Les droits proportionnels perçus au profit du budget et les salaires


proportionnels des Conservateurs sont liquidés comme suit :

 En matière d'immatriculation sur la valeur vénale attribuée aux immeubles dans


les réquisitions ;

Code Général Page 199


 En matière d'inscription (constitution, transmission ou extinction de droits réels)
sur les sommes énoncées aux actes lorsqu'il s'agit de droits constitués, transmis ou éteints,
moyennant une remise corrélative de numéraire ou dans le cas contraire sur estimation fournie
par les parties de la valeur vénale des droits constitués, transmis ou éteints.

Pour la perception, les sommes et valeurs taxables sont arrondies au millier de


francs inférieurs.

Article 430

Lorsque les sommes énoncées aux actes ou les valeurs estimatives données par
les parties paraissent inférieures à la valeur réelle des droits constitués,
transmis ou éteints, le Conservateur est admis, lorsque l'accord sur l'estimation
ne s'est pas fait à l'amiable, à provoquer l'expertise à l'effet de faire déterminer
la valeur exacte desdits droits. La procédure d'expertise est engagée et suivie
dans les conditions prévues en matière d'enregistrement. Il en est de même au
cas où l'évaluation du revenu attribué à un immeuble à immatriculer paraît
inférieure au revenu réel dont cet immeuble est susceptible.

Article 431

L'insuffisance dûment constatée dans les formes réglées par l'article ci avant
des sommes énoncées aux actes ou des valeurs estimatives en tenant lieu
entraîne l'exigibilité d'un supplément de droits et de salaires. Les pénalités qui
sont dues sur le supplément de droits proportionnels perçu au profit du budget
et des Conservateurs sont liquidées et perçues comme en matière de droits
d'enregistrement.

Code Général Page 200


Chapitre II : Droits perçus au profit du budget

Article 432

Les taux des droits proportionnels perçus au profit du Budget sont fixés comme
suit :

1. Pour l'immatriculation opérée aux livres fonciers (article 119) :


 sur la valeur vénale de l'immeuble immatriculé : 1 %.
1. Pour l'inscription au livre foncier d'un acte constitutif, translatif, extinctif de
droit réel (article 150) :
 sur le montant des sommes énoncées : 0,60 %.

Toutefois, ce taux est réduit à 0,30 % sur l'inscription des hypothèques forcées du
vendeur ou de la masse des créanciers ou encore d'une subrogation hypothécaire.

1. Pour le renouvellement d'une inscription reportée sur le titre foncier au


moment de l'immatriculation :

 sur le montant de l'inscription : 0,60 %.

Au cas où l'inscription porterait sur plusieurs titres fonciers dépendant de la


même conservation foncière ou de plusieurs bureaux, quel que soit le nombre
de ces titres, le droit au profit du Budget ne peut être perçu qu'une fois sur la
totalité de la somme à inscrire.

Article 433

Les tarifs des droits fixes perçus au profit du Budget et représentant le


remboursement d'imprimés sont fixés comme suit :

1. Pour chaque formule de copie du titre foncier : 15 000 Francs ;


2. Pour chaque formule de certificat d'inscription : 7 500 Francs ;
3. Pour chaque formule de sommation - notification : 2 500 Francs ;
4. Pour chaque formule de bordereau analytique : 5 000 Francs.

Article 434

Dans le cas de constitution de nouveaux titres par suite de la réunion ou de la


division des titres précédemment établis (art. 161 et 163), il n'est dû que la taxe
proportionnelle de 0,60 % liquidée sur la valeur des seules parcelles mutées et
non la taxe prévue à l'article 409 du présent Code, laquelle n'est exigible que
dans le cas de constitution de titres par suite d'immatriculation.

Par contre, les droits fixes sont perçus dans tous les cas, même s'il s'agit du
remplacement de titres terminés.

Code Général Page 201


Chapitre III : Émoluments des conservateurs et
des greffiers

Article 435

Il est dû à titre d'émoluments et salaires aux Conservateurs de la propriété


foncière :

A) Formalités accomplies au cours de la procédure d'immatriculation :

1. Pour sommation à fin de production d'acte (art. 92 du décret), par


minute et copie : 1000 Francs ;

2. Pour rédaction de l'extrait de réquisition à insérer au Journal Officiel


(art. 94, 1er alinéa) : 1000 Francs ;

3. Pour notification de placards à fin de purge des droits réels (art. 94, 4è
alinéa) par minute ou copie : 1000 Francs ;

4. Pour convocation au bornage (art. 100, 2ème alinéa, n°5), par minute
ou copie : 1000 Francs ;

5. Pour notification des oppositions au requérant (art. 107, 2è alinéa), par


minute ou copie : 1000 Francs ;

6. Pour insertion au registre des oppositions d'un acte à inscrire après


immatriculation (art. 154) : 2000 Francs.

B) Pour l'accomplissement des formalités d'immatriculation ou d'inscription :

7. Pour constatation des dépôts sur les registres à tenir : 1000 Francs ;

8. Pour établissement d'un titre foncier, rédaction du bordereau analytique


et ouverture d'un feuillet foncier sur la valeur vénale de l'immeuble
(art. 119) : 0,50 % ;

9. Pour établissement de chaque copie de titre foncier (art. 119 et 163) quel
que soit le nombre des bordereaux : 5000 Francs ;

10. Pour l'inscription au titre foncier d'un acte constitutif, translatif, ou


extinctif de droit réel (rédaction du bordereau analytique et mention au
feuillet foncier) (art. 119, 3è alinéa et art. 150) sur le montant des
sommes ou valeurs exprimées : 0,30 %.

S'il s'agit de l'hypothèque forcée accordée à la masse des créanciers (art. 32), de
l'hypothèque forcée du vendeur (art. 138), d'une hypothèque garantissant un
prêt consenti par une caisse de crédit agricole ou encore d'une subrogation dans

Code Général Page 202


le bénéfice d'une obligation hypothécaire nominative, il est dû seulement :
0,15%.

Les subrogations dans le bénéfice d'une hypothèque au porteur restent


soumises au tarif de 0,30 %.
Pour l'inscription d'un bail à loyer, il est dû sur le montant cumulé des annuités
stipulées, 0,30 % et pour la radiation, sur le montant cumulé des annuités à
courir : 0,30 %.

Si le bail est arrivé à expiration, il n'est dû pour la radiation que 5000 Francs.

Lorsqu'une inscription doit être faite sur plusieurs titres fonciers dépendant de
la même circonscription foncière, quel que soit le nombre de ces titres, le
salaire proportionnel n'est dû qu'une fois lors de l'inscription sur le premier
titre. Pour l'inscription sur les autres titres, il n'est dû qu'un salaire fixe par titre
de 100 Francs.

Si les titres dépendent de plusieurs circonscriptions foncières, chaque


conservateur a droit au salaire proportionnel pour l'inscription sur le premier
titre dépendant de son bureau.

11. Pour le renouvellement d'une inscription reportée sur le titre foncier au


moment de l'immatriculation (art. 127) sur le montant de l'inscription :
0,30 % ;

12. Pour l'inscription au titre foncier d'un acte modificatif d'un droit réel ou
de l'ordonnance autorisant une inscription provisoire ou une pré
notation, ou d'une opposition en cas d'inscription différée, rédaction du
bordereau analytique et mention sur le feuillet foncier ou sur le
bordereau précédent (art. 150, 151, 157, 160) : 5000 Francs ;

13. Pour inscription ou radiation d'un commandement tendant à saisie


(art. 59) ou d'une clause d'indisponibilité (art. 137) : 5000 Francs ;

14. Pour établissement de chaque certificat d'inscription (art. 119 et 150) :


2500 Francs ;

15. Pour notification d'inscription de droits réels aux détenteurs de copies de


titre foncier ou certificat d'inscription (art. 153) par minute ou copie :
2500 Francs ;

16. Pour l'établissement de chaque duplicata de titre foncier (art. 124) ou


pour mise en concordance de chaque copie du titre foncier (art. 140,
151, 156, 157 et 160) : 5000 Francs et en outre, pour la confection de
chaque duplicata de bordereau analytique : 1000 Francs par bordereau ;

17. Pour l'établissement d'un nouveau titre foncier par suite de division de
titres antérieurs (ouverture du nouveau feuillet foncier et, en cas de

Code Général Page 203


mutation seulement, rédaction du nouveau bordereau analytique) (art.
161 et 162), sur la valeur des parcelles mutées : 1%.

Ce droit se confondant avec l'émolument dû pour la mutation à inscrire et à


défaut de mutation concomitante : 5000 Francs.

18. Pour la fusion de deux ou plusieurs titres en un seul, soit par voie de
réunion à l'un des titres, soit au moyen de la création d'un titre distinct :
5000 Francs ;

19. Pour mention au registre des oppositions d'un acte à inscrire après
morcellement (art. 164) : 2500 Francs.

C) À l'occasion de la consultation des livres fonciers par le public :

20. Pour chaque certificat de concordance d'une copie ou d'un certificat


d'inscription avec le titre foncier (art. 166) : 5000 francs ;

21. Pour chaque état des droits réels appartenant à une personne déterminée
ou grevant un immeuble déterminé :

 Par article 5000 Francs ;


 Avec minimum 2500 Francs.

22. Pour chaque certificat négatif de même nature (art. 166) : 150 Francs ;

23. Pour l'acte du Conservateur constatant son refus d’immatriculer ou


d'inscrire : 500 Francs ;

24. Pour chaque copie d'acte ou de bordereau analytique : 2500 Francs par
rôle ;
25. Pour chaque duplicata de quittance : 1500 Francs.

Article 436

Les salaires établis au profit des Conservateurs sont répartis mensuellement


ainsi qu'il suit :

 50 % au Gestionnaire du Bureau ;
 30 % au Conservateur des Domaines ;
 20 % au Directeur National des Domaines et du Cadastre.

Article 437

Il est en outre dû aux greffiers pour l'affichage en l'auditoire de l'extrait de


réquisition et rédaction du certificat (art. 94, 2 è alinéa) un droit fixe de
2500 Francs.

Tous les autres émoluments exigibles en cas de litige entre requérants et


opposants sont réglés selon les formes du droit commun.

Code Général Page 204


Les salaires des conservateurs, de même que les émoluments des greffiers, les
parts d'amendes ou de pénalités revenant aux auteurs des pénalités et amendes,
aux indicateurs intervenants et aux responsables des services fiscaux perçus en
vertu des dispositions du présent Code, sont exonérés de tous impôts et taxes. Il
va de même pour les remises accordées aux distributeurs et vendeurs de
timbres fiscaux et vignettes automobiles.

Code Général Page 205


Chapitre IV : Dispositions communes

Article 438

Toutes les formalités autres que celles expressément désignées ci-dessus ne


donnent ouverture à aucun droit.

Article 439

Sont exemptées de tous droits et salaires les procédures engagées en vue


d'obtenir l'immatriculation des immeubles dépendant du domaine de l'Etat et
des communes, ainsi que les mutations et toutes les autres inscriptions, quelles
qu'elles soient, concernant ces immeubles.

Les collectivités précitées bénéficient de la même exemption de droits pour les


mutations et toutes les autres inscriptions relatives à des immeubles qu'elles
auraient acquis des particuliers.

Néanmoins, les adjudicataires ou les concessionnaires d'immeubles appartenant


à ces collectivités deviennent redevables des frais de l'immatriculation lorsque
cette formalité a été requise préalablement à l'attribution de ces immeubles.

Article 440

Le tarif qui précède est applicable à toutes les formalités accomplies en


conformité des dispositions du décret du 26 juillet 1932.

Article 441

Si une réquisition d'immatriculation demeure sans suite, quelle que soit la


cause de suspension de la procédure, il est prélevé sur la provision versée :

1. Dans tous les cas, le montant des émoluments et salaires acquis tant au
greffier qu'au conservateur, pour les formalités déjà accomplies par leurs
soins ;

2. Dans le cas où le bornage a déjà eu lieu, la moitié de la taxe proportionnelle


revenant au budget.

La différence s'il en existe est restituée au requérant qui en a fait l'avance.

Article 442

Le paiement des droits et salaires réclamés par le Conservateur ne peut jamais


être différé, pour quelque motif que ce soit, sauf aux parties versantes à se
pourvoir en restitution, si elles le jugent convenable.

Code Général Page 206


Article 443

La somme totale perçue à l'occasion des formalités requises au bureau de la


Conservation et des droits fonciers doit être indiquée en chiffres très apparents,
à savoir :

1. Pour la procédure d'immatriculation, au bas de la première page de la


couverture protégeant la copie du titre foncier remise au requérant ;

2. Pour les mentions ultérieures, au bas du duplicata du bordereau analytique


de l'acte mentionné devant rester annexé à la même copie.

Article 444

Les parties ont en outre, la faculté d'exiger dans tous les cas du Conservateur,
le détail établi par écrit des taxes, salaires et droits divers, composant la somme
globale inscrite comme il est dit à l'article précédent.

Article 445

Les instances engagées au sujet du règlement des droits et salaires applicables


aux diverses formalités requises aux bureaux de la Conservation et des droits
fonciers sont suivies dans les mêmes formes que celles prévues en matière
d'enregistrement.

Article 446

La présente loi abroge toutes dispositions antérieures contraires notamment


celles de l’Ordonnance N°6/CMLN du 27 février 1970 portant adoption du
Code Général des Impôts.

Fait et délibéré en séance publique

A Bamako, le

Le Secrétaire de séance Le Président de l’Assemblée Nationale

Ibrahim Boubacar KEITA

Code Général Page 207


Table des matières

Page

Tire 1 : Impôts directs 10

Chapitre I : Les impôts sur le revenu 10

Section I : L’impôt sur les traitements et salaires........................................................10

Sous-section I : Revenus soumis à l’impôt......................................................10


Sous-section II : Personnes imposables et lieu d’imposition...........................11
Sous-section III : Détermination de la base d’imposition................................12
Sous-section IV : Calcul et mode de perception de l’impôt............................13
Sous-section V : Dispositions spéciales applicables aux contribuables en congé
hors du Mali..........................................................................14

Section II : L’Impôt sur les Revenus fonciers.........................................................15


Sous-section I : Revenus imposables et exemptions…………………………15
Sous-section II : Détermination de la base d’imposition.................................16
Sous-section III : Établissement de l’imposition - taux...................................18

Section III : Les revenus de valeurs mobilières..........................................................19

Sous-section I : Revenus imposables...............................................................19


Sous-section II : Exemptions...........................................................................21
Sous-section III : Détermination de la base d’imposition................................23
Sous-section IV : Taux de l’impôt proportionnel............................................24

Section IV : L’Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux...........................26

Sous-section I : Activités imposables..............................................................26


Sous-section II : Exemptions...........................................................................27
Sous-section III : Détermination du bénéfice imposable.................................28
Sous-section IV : Régime d’imposition...........................................................37

A) Le régime de l’impôt synthétique...............................................37

1) Personnes imposables...........................................................37

2) Modalités d’imposition.........................................................38

3) Taux d'imposition.................................................................38

B) Régime du bénéfice réel..............................................................44

1) Règles générales....................................................................45
2) Régime des sociétés mères et filiales....................................46
3) Cession ou cessation d’entreprise - fusion de sociétés.........47
4) Dispositions concernant les personnes n’ayant pas au Mali
d’installation permanente......................................................48

Code Général Page 208


Page

Section V : Les bénéfices agricoles.............................................................................50

Sous-section I : Activités et personnes imposables.........................................50


Sous-section II : Régimes d’imposition...........................................................51

A) Le régime de l’impôt synthétique..................................................51

B) Imposition d’après le bénéfice réel................................................52

Section VI : Taxe sur les plus-values de cession réalisées par les particuliers...........53

Sous-section I : Champ d'application...............................................................53


Sous-section II : Assiette et liquidation...........................................................54

Chapitre II : Contribution des patentes et licences 55

Section I : Personnes imposables – exemptions..........................................................55

Section II : Détermination de la base d’imposition.....................................................57

Sous-section I : Droit fixe ................................................................57


Sous-section II : Droit proportionnel...............................................................59

Section III : Dispositions spéciales à certaines catégories de professions..................60

Section IV : Taux de l’impôt.......................................................................................62

Section V : Contribution des licences.........................................................................63

Section VI Tarif des patentes et licences...................................................................63

Sous-section I : Tarif des Patentes ................................................................64


Sous-section II : Tarif des Licences.................................................................76

Section VII : Taxe de voirie........................................................................................77

Chapitre III : Les impôts forfaitaires sur le revenu 78

Section I : La taxe de développement régional et local...............................................78

Section II : La taxe sur le bétail..................................................................................80

Chapitre IV : Les impôts assimilés aux impôts directs 81

Section I : La contribution forfaitaire à la charge des employeurs..............................81

Section II : La taxe sur les armes à feu.......................................................................82

Section III : La taxe sur les véhicules automobiles....................................................82

Code Général Page 209


Sous-section I : Base d’imposition..................................................................82
Sous-section II : Taux de la taxe......................................................................83

Section IV : La taxe sur les bicyclettes.......................................................................84

Section V : La taxe sur les transports routiers.............................................................85

Section VI : La taxe de formation professionnelle......................................................88

Code Général Page 210


Table des matières (suite)
Page

Titre 2 : Impôts indirects 82

Chapitre I : La taxe sur la valeur ajoutée 89

Section I : Champ d’application..................................................................................89

Sous-section I : Opérations imposables...........................................................89


Sous-section II : Notions d’assujettis...............................................................91
Sous-section III : Exonérations........................................................................93

A) Ventes et opérations assimilées.....................................................93

B) Prestations de services...................................................................95

C) Activités et prestations soumises à une taxe spécifique.................96

D) Produits..........................................................................................98

Section II : Territorialité.............................................................................................98

Section III : Assiette...................................................................................................99

Section IV : Fait générateur – exigibilité..................................................................101

Sous-section I : Fait générateur......................................................................101


Sous-section II : Exigibilité...........................................................................102

Section V : Déductions..............................................................................................103

Sous-section I : Principes...............................................................................103
Sous-section II : Exclusions du droit à déduction..........................................104
Sous-section III : Limitations du droit à déduction.......................................105
Sous-section IV : Modalités d’exercice du droit à déduction........................107

Section VI : Taux de la taxe sur la valeur ajoutée.....................................................110

Section VII : Régimes particuliers............................................................................111

Sous-section I : Biens d’occasion..................................................................111


Sous-section II : Agences de voyages............................................................111
Sous-section III : Commissionnaires et transitaires.....................................1112
Sous-section IV : Spectacles..........................................................................112
Sous-section V : Entreprises conventionnées................................................112

Section VIII : Compensation interdite......................................................................114

Chapitre II : L’Impôt spécial sur certains produits 115


Chapitre III : La taxe sur les activités financières 117
Chapitre IV : La taxe intérieure sur les produits pétroliers119

Code Général Page 211


Titre 3 : Droits d’enregistrement 120

Chapitre I : Généralités 120

Section I : Définitions...............................................................................................120

Section II : Actes enregistrés en déebet....................................................................121

Section IiI : Liquidation des droits d’enregistrement................................................122

Chapitre II : Des actes et mutations passibles de la formalité 124

Section I : Mutations à titre onéreux.........................................................................124

Sous-section I : Les immeubles.....................................................................124

A) Généralités...................................................................................124

B) Tarifs............................................................................................124

C) Fractionnement des droits perçus en cas de vente d'immeubles.....127

Sous-section II : Les meubles........................................................................138

A) Base de taxation...........................................................................138

B) Ventes publiques de meubles.......................................................138

C) Tarifs............................................................................................139

Sous-section III : Dispositions communes aux meubles et aux immeubles......130


Sous-section IV : Fonds de commerce...........................................................130

Section II : Mutations à titre gratuit..........................................................................132

Sous-section I : Dispositions communes.......................................................132

A) Valeur taxable..............................................................................132

B) Tarifs généraux et abattements....................................................133

C) Tarifs réduits................................................................................135

Sous-section II : Les successions...................................................................135

A) Base de taxation...........................................................................135

B) Déduction des dettes et charges...................................................137

Sous-section III : Les donations.....................................................................139

Code Général Page 212


Section III : Droits applicables aux sociétés.............................................................140

Sous-section I : Dispositions diverses............................................................140


Sous-section II : Taux des droits....................................................................141

Section IV : Location d’immeubles et de fonds de commerce,


mutation de jouissance..........................................................................143

Sous-section I : Base de taxation...................................................................143

Sous-section II : Tarif des droits....................................................................143

Section V : Enregistrement des autres actes et mutations.........................................145

Sous-section I : Actes soumis au droit fixe....................................................148


Sous-section II : Actes soumis au droit proportionnel...................................148

A) Abandonnements..........................................................................148

B) Actions, obligations, parts d'interets et creances.........................149

C) Contrats de mariage.....................................................................149

D) Échange d'immeubles..................................................................149

E) Jugements, droits de condamnation et droit de titre....................150

F) Licitations....................................................................................152

G) Marches........................................................................................151

H) Partages........................................................................................152

I) Rentes...........................................................................................152

Chapitre III : Contrats d'assurances 154

Section I : Assiette - Exemptions..............................................................................154

Section II : Tarif de la taxe........................................................................................155

Code Général Page 213


Titre 4 : Droits de timbre 157

Chapitre I : Généralités 157

Section I : Champ d’application................................................................................157

Section II : Débiteurs divers......................................................................................157

Chapitre II : Le timbre de dimension 158

Section I : Actes soumis au timbre de dimension.....................................................158

Section II : Tarifs......................................................................................................160

Chapitre III : Timbre proportionnel 161

Section I : Champ d’application................................................................................161

Section II : Tarif des droits.......................................................................................162

Section III : Pénalités................................................................................................163

Chapitre IV : Timbre des quittances 165

Section I : Champ d’application................................................................................165

Section II : Tarifs......................................................................................................166

Chapitre V : Timbre des contrats de transport 167

Section I : Dispositions communes aux divers contrats............................................167

Section II : Dispositions particulières à chaque type de contrat...............................168

Sous-section I : Transport par route...............................................................168


Sous-section II : Transport maritime.............................................................168
Sous-section III : Transport par air................................................................168
Sous-section IV : Transport par fleuve..........................................................168
Sous-section V : Transport des colis postaux................................................169
Sous-section VI : Transport par chemin de fer..............................................169

Chapitre VI : Timbre afférent à la délivrance de certains documents 170

Section I : Timbre des passeports et laissez-passer...................................................170

Section II : Délivrance des casiers judiciaires..........................................................171

Section III : Timbre de certains actes de nature particulière....................................172

Titre 5 : Droits de conservation foncière 175

Code Général Page 214


Chapitre I : Généralités 175
Chapitre II : Droits perçus au profit du budget 177
Chapitre III : Émoluments des conservateurs et des greffiers 178
Chapitre IV : Dispositions communes 181

Code Général Page 215

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