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Prière et Espoir au Mausolée

Dans une cour immense, une mère et sa fille participent à un rituel de guérison, où elles invoquent un saint pour soulager leurs souffrances. La ferveur des deux femmes attire l'attention de la gardienne du mausolée, qui les rassure sur l'exaucement de leurs vœux. Le texte souligne l'importance de la piété, de la charité et de l'amour envers toutes les créatures, notamment les chats, dans la tradition spirituelle évoquée.

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Prière et Espoir au Mausolée

Dans une cour immense, une mère et sa fille participent à un rituel de guérison, où elles invoquent un saint pour soulager leurs souffrances. La ferveur des deux femmes attire l'attention de la gardienne du mausolée, qui les rassure sur l'exaucement de leurs vœux. Le texte souligne l'importance de la piété, de la charité et de l'amour envers toutes les créatures, notamment les chats, dans la tradition spirituelle évoquée.

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La boîte à merveilles pour 26-28

Nous nous trouvâmes bientôt dans une cour qui me parut immense. Au centre trônaient
quatre vaisseaux en terre cuite remplis d'eau. Ma mère trouva un gobelet et me fit boire.
Elle se versa un peu de liquide dans le creux de la main, me passa les doigts sur le
visage, les yeux, les jointures des mains et sur les chevilles. Tout en procédant à ce rituel,
elle marmonnait de vagues prières, des invocations, me recommandait de rester
tranquille, rappelait à Lalla Aïcha telle ou telle péripétie de notre promenade. Je subissais
tout cela avec ma patience coutumière. Je me tortillais le cou pour regarder une armée de
chats qui se livraient à une folle sarabande à l'intérieur de ce temple étrange. Au delà de
cette cour s'ouvrait la Zaouia. De chaque côté d'une pièce carrée où se dressait le
catafalque du Saint, deux portes conduisaient aux chambres des pèlerins. Des gens
venus de loin, pour se débarrasser de leurs maux, vivaient là avec leurs enfants,
attendant la guérison.
En arrivant devant le catafalque, Lalla Aïcha et mère se mirent à appeler à grands cris le
saint à leur secours. L'une ignorant les paroles de l'autre, chacune lui exposait ses petites
misères, frappait du plat de la main le bois du catafalque, gémissait, suppliait, vitupérait
contre ses ennemis. Les voix montaient, les mains frappaient le bois du catafalque avec
plus d'énergie et de passion. Un délire sacré, s’était emparé des deux femmes. Elles
énuméraient leurs maux, exposaient leurs faiblesses, demandaient protection,
réclamaient vengeance, avouaient impuretés, proclamaient la miséricorde de Dieu et la
puissance de Sidi Ali Boughaleb, en appelaient à sa pitié. Epuisées par leur ferveur, elles
s’arrêtèrent enfin. La gardienne du mausolée vint les complimenter sur leur piété et
joindre ses prières aux leurs.
- Vos vœux seront exaucés et vos désirs comblés, dit-elle pour conclure. Dieu est
généreux, il soulage les souffrances et panse toutes les blessures. Sa bonté s’étend à
toutes les créatures. N'est-ce pas un signe de Sa Bonté de nous avoir envoyé des
Prophètes pour détourner de la voie du mal et nous indiquer le chemin du Paradis ? C'est
un effet de sa générosité nous avoir révélé par l'intermédiaire de Notre- Seigneur
Mohammed (le salut et la paix soient sur lui) sa Parole très vénérée qui nous enseigne les
vertus capitales : la charité, l'amour des parents, le bienfait envers toutes les créatures.
Ceux qui ont pratiqué ces vertus dans toute leur intégrité deviennent les Amis de Dieu et
intercèdent en notre faveur. Sidi Ali Boughaleb figure parmi les plus dignes. Il aimait tous
les êtres et affectionnait en particulier les chats. Nous en avons actuellement plus de
cinquante. On nous les amène malades, galeux et efflanqués. Peu de temps suffit pour
qu'ils retrouvent la santé et la joie. Pour plaire au Saint, nous devons les nourrir et les
soigner.

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