Biochimie Les Enzymes Ii
Biochimie Les Enzymes Ii
Biochimie
Les enzymes.
I. introduction, définition.
Dans les conditions du milieu de la matière vivante aucune réaction ne devrait avoir lieu avec une vitesse
appréciable, pourtant il en existe.
Les enzymes, permettent ces réactions. Une enzyme est une entité moléculaire pour la grande majorité
de nature protéique présentant une activité catalytique spécifique d'une réaction.
On désigne par:
-- la lettre E l'enzyme
-- la lettre S le substrat ( substance sur laquelle va agir l'enzyme)
-- la lettre P le produit obtenu par réaction de l'enzyme.
Les enzymes catalysent un petit nombre de réactions, voire une réaction et sortent intactes à la fin des
schémas réactionnels.
Les enzymes sont pour la plupart de nature protéique, cette partie protéique est appelée Apo-enzyme.
Cependant les enzymes pour exercer leur activité peuvent faire appel à des parties non protéiques, ce
sont
les CoEenzymes
les goupements prostétiques
les cations métalliques ou cofacteur métaliques comme le zinc qui permet l'action de l'anhydrase
carbonique.
Les cofacteurs organiques: coenzymes et groupement prostétiques diffèrent sur leur facilité de
dissociation avec l'apoenzyme:
-- le groupement prostétique est lié à l'apoenzyme par des liaisons fortes
-- le coenzyme des liaisons sont plus fragiles. Certains de ses coenzyme sont des intermédiaire de
réactions: UDP, GDP guanidine diphosphate d'autres sont utilisés comme substrat lors de réactions
secondaires.
Si les enzymes sont les principale molécules capable de catalyse, elles ne sont pas les seules. Ainsi le
RNA (qui ne sont pas des protéines) présentent également une activité catalytique de nature
ribonucléique. On les appelle : ribosines. Ces risbosines peuvent mener leur action catalytique soit sur
elles mêmes, soit sur d'autres molécules.
Un catalyseur accélère les réactions thermo-dynamiquement réalisable. Il est présent en faible quantité et
reste inchangé à la fin des réactions.
Les réactions biochimiques catalysées par les enzymes pourraient avoir lieu sans elles, cependant elles
seraient très lente : 10^6 à 10^12 plus lentes.
c. Les enzymes permettent d'abaisser la valeur de l'énergie d'activation à fournir. ( cf. polycopié)
A + B --- > CD
A et B pour pouvoir être transformée en C et D doivent recevoir de l'énergie, c'est énergie constitue le
complément d'activation. Le complément d'activation correspond la quantité d'énergie pour permettre le
passage d'un complexe inactivé à un complexe activé.
La variation d'énergie libre ne dépend que de l'état initial et de l'état final de la réaction.
Catalyseur et enzymes réalisent leur activité catalytique en abaissant énergie d'activation. Plus
l'énergie d'activation est faible et plus la réaction sera rapide c'est-à-dire plus enzymes ou plus le
catalyseur sera efficace.
Les enzymes permettent d'accélérer les vitesses de réactions réversibles tant dans le sens "aller"
que dans le sens "retour" sans modifier l'équilibre.
E + S -- > ES -- > E + P
L'enzyme s'associe au substrat pour former un complexe intermédiaire qui en se dissociant permettra
d'obtenir le produit de la réaction est une enzyme régénérée.
Activité des enzymes et régulée par des effecteurs qui modifient la structure protéique.
C'est le pouvoir que possède une enzyme de catalyser et une réaction est une seule.
Cela se manifeste
soit au niveau du type de réaction catalysées
soit au niveau du substrat sur lequel elles agissent.
Ainsi chaque réaction est catalysée par une classe d'enzymes spécifiques.
Exemple:
La peptidase est une enzymes qui catalyse indifféremment toutes les liaisons peptidiques qu'elle
rencontre.
On démontre qu'il existe également une stéréospécificité des enzymes pour le substrat. En effet,
les alpha glucosidase ne pourront hydrolyser que les liaisons alpha glucosidiques et non les lisions
beta glucosidiques
a. Définition
Région de l'enzyme qui est chargée de reconnaître le substrat et de le fixer puis de le faire subir la
réaction catalytique.
Le site actif est composé de différents acides aminés que l'on peut classer en deux groupes.
Le site de positionnement est le lieu qui attire le substrat et l'oriente pour qu'il puisse entrer en
contact avec l'enzyme pour être catalysé.
Le site catalytique correspond à la partie de l'enzyme qui agit sur le substrat et qui réalise la réaction
catalytique, c'est-à-dire sa transformation en produit.
On distingue également d'autres acides aminés dont le rôle n'est pas défini.
C'est la méthode la plus ancienne. Elle a permis de déterminer l'ensemble de la structure tertiaire de la
protéines et de préciser la position exacte les acides aminés du site actif et de la protéine.
Les premières analyse dès structure tertiaire des enzymes furent réalisée sur les ribonucléases et les
lisosines.
Cette méthode fait appel à des composés spécifiques de certaines fonctions des acides aminés. Il
présente la capacité de se fixer de manière irréversible à ces groupements spécifiques des acides
aminés. Cette fixation entraîne une inactivation de l'enzyme, par élimination, on définit donc les acides
aminés constitutifs du site actif.
Exemple: l'arsenico est spécifique de la cystéine/ l'acide iodo-acétique est spécifique de l'histidine.
c. Mutagénèse dirigée
Au niveau des gènes, on sait isolé les gènes qui code pour les enzymes. En modifiant ces gènes par
mutations ou délétion, puis en exprimant ces gènes, on obtient des enzymes modifier.
Ainsi on peut modifier ou déléter successivement différents acides aminés du site actif ce qui permet de
préciser le rôle de chacun d'entre eux :
soit dans la reconnaissance du substrat ( site de positionnement)
soit au cours de la phase catalytique ( site catalytique).
On constate suites assez méthode d'études que peu d'acides aminés entre dans la constitution du
site actif ( au plus une dizaine) ce qui représente une toute petite partie de la protéine enzyme totale.
b. Les acides aminés constitutifs du site actif sont éloignés sur la structure primaire de la protéine n'est
rapprochée sur les structures secondaire et tertiaire.
On a mis en évidence également que le site actif était une entité tridimensionnelle constituée de
groupement d'acides aminés qui proviennent de la séquence linéaire des acides aminés de la protéine.
Cependant, on constate que les acides aminés constitutifs du site actif sont très éloignés les uns
des autres dans la structure primaire mais que le repliement des structures secondaire et tertiaire
permet de les rapprocher.
Pendant longtemps on a décrit le site actif au moyen de la théorie de Fischer. Cette théorie supposant
qu'il existe d'emblée une complémentarité de structure entre le site actif est le substrat. C'est-à-
dire que le site actif est ajusté au substrat.
Cette théorie nous permettait de comprendre certaines propriétés des enzymes tels que la saturation de
l'enzyme par le substrat.
Le modèle de Kosland décrit un site actif flexible qui permet son adaptation au substrat. C'est-à-dire que
lorsque le substrat se présente au niveau de l'enzyme, il induit une modification de la conformation
site actif ce qui permet la complémentarité enzyme/substrat.
C'est ce modèle apparu dans les années 70 qui a remplacé la théorie de Fischer.
4. Quels sont les types de liaisons impliquées dans la création du complexe enzyme/substrat.
On distingue deux types de liaisons différentes pour la phase de reconnaissance et pour la phase
catalytique.
Les liaisons qui participent à la reconnaissance de l'enzyme avec le substrat sont relativement faibles et
non covalentes. Ce sont à exemple des liaisons hydrogène, les interactions hydrophobes, les
interactions dipôle-dipôle c'est-à-dire les forces de Van der Waals.
b. Les liaisons de la phase catalytique.
Les liaisons de la phase catalytique sont des liaisons plus forte c'est-à-dire des liaisons covalentes
ou de coordinences. ( 100 kcal par mol)
Ces différentes des actions peuvent avoir lieu simultanément sur la même enzyme, certaines peuvent est
prépondérante, d'autres inexistantes.
La vitesse de réaction entre deux molécules augmente lorsqu'elles sont à proximité l'une de l'autre.
L'action catalytique est encore davantage facilitée lorsque le substrat est présent au niveau du site actif.
b. Catalyse covalente.
Les chaînes latérales de certain acides aminés présentent un certain nombre de groupements
nucléophiles. Ces groupements nucléophiles joue un rôle important dans la catalyse car il permet une
attaque des parties electrophyles du substrat. Il réalise ainsi la formation de liaisons covalentes entre
l'enzyme est le substrat ce qui aboutit à la formation du complexe intermédiaire enzyme/substrat.
Le complexe intermédiaire permet à son tour une attaque par un second composé nucléophiles qui libère
alors le produit et régénère l'enzyme.
L'ensemble de la catalyse covalente permet une diminution de l'énergie d'activation c'est-à-dire une
augmentation de la vitesse de réaction.
c. Catalyse acide/base.
Au cours de ses réaction, il y a transfert des protéines vers l'état de transition. Sous leur forme protonnée
les chaînes latérales des acides aminés agissent comme catalyseurs acides ( acide glutamique, histidine
etc.).
À l'inverse sous forme non protonée, les chaînes latérales de ces acides aminés font office de catalyseurs
basiques.
d. contrainte conformationnelle.
Elle est imposée à l'édifice tertiaire de la protéine enzyme. Ces contraintes conformationnelles ont pour
but de rapprocher l'un de l'autre un certain nombre d'acides aminés essentiels à la catalyse malgré leur
éloignement au niveau de la structure primaire de la protéine . Elles ont également pour but de protéger le
site actif en lui créant artificiellement un environnement hydrphobe soit riche en acides aminés apolaires.
La chimiotrispsine est:
-- une protéase
-- de poids moléculaire : 25 000
-- qui présente une spécificité enzymatique : elle hydrolyse de façon spécifique les liaisons peptidiques
adjacentes à des résidus aromatiques comme le tryptophane...
Afin d'augmenter sa vitesse de réaction elle utilise différent stratagème catalytique :
-- la catalyse acide/base
-- la catalyse covalente
-- la contrainte conformationnelle
Les acides aminés qui constituent le site actif sont: la sérine, histidine, l'acide aspartique. Au niveau de la
structure primaire de la protéine ils sont très éloignés les uns des autres :
-- la sérine est en position 195
-- histidine est en position 57
-- l'acide aspartique est en position 102
cependant ils sont proches les uns des autres au niveau des structures secondaire et tertiaire de la
protéine.
On les appelle triade catalytique car sérine et histidines sont liées par une liaison hydrogène ainsi que
l'acide aspartique et l'histidine.
Condition que l'histidine et l'acide aspartique sont des catalyseurs acides car ils sont à l'origine d'un
mouvement de proton vers elles et exaltent le caractère nucléophile de la sérine. Ainsi les ions O- de la
sérine vont venir attaquer le carbone groupements carbonyl du substrat ( c'est-à-dire la liaison
peptidiques).
Il y a alors formation d'un intermédiaire covalent: l'acyl enzyme. Il y a scission de la liaison peptidiques,
puis libération groupements aminé.
Une molécule d'eau intervient et réalise le processus inverse en régénérant le site actif de l'enzyme. Le
substrat est alors libéré.
V. cinétique enzymatique
S -- >P
V = - d[S] / dt = d[P] / dt
Pour définir par un nombre la manière dont le substrat affecte la vitesse réactionnelle on détermine l'ordre
de la réaction.
a. L'ordre 0.
L'ordre 0 peut être observée au cours des phase stationnaire de la réaction, c'est-à-dire au cours des
phase où le site actif est sans cesse occupé par le substrat.
2. L'activité enzymatique
L'activité enzymatique est mesurée en pathologie. Elle correspond à la mesure de vitesse de réaction
dans des conditions précises et standardisées.
En effet à des pH extrêmes la vitesse de réaction est nulle. En effet, il y a modifications irréversibles la
structure de l'enzyme, c'est-à-dire dénaturation de la protéine cette qui modifie la liaison entre l'apo-
enzyme est le coenzyme.
-- > globalement de la température augmente la vitesse de réaction augmente jusqu'à une certaine
limite.
Courbe en trait plein: résultant de deux courbes, permet de définir une température optimale qui dépend
du pH de la force ludique du milieu et du temps de réaction. Ainsi cette courbe montre que pour chaque
enzyme les courbes d'activation et de dénaturation s'équilibrent.
Explication: lorsque l'on fournit de l'énergie sous forme thermique on augmente la concentration
en complexe activé ce qui facilite la réaction.
-- une première partie (T1), rectiligne qui met en évidence que la vitesse de réaction est proportionnelle à
la quantité en enzyme présente au début de la réaction.
-- une seconde partie (T2), la courbe tend alors vers une asymptote, il n' y a plus de relations de
proportionnalité. On observe un phénomène de saturation.
Dans un premier temps la vitesse de réaction augmente rapidement jusqu'au temps ayant cependant si
on continue à ajouter du substrat la courbe s'infléchit étend vers une asymptote : vitesse maximale.
-- > ce mode de fonctionnement correspond aux enzyme de type mihaéliennes.
Elle est mise en évidence par une étude quantitatif des variations de la vitesse de réaction enzymatique
en fonction de la concentration en substrat.
k1 k2
E + S === ES === E + P
k-1 k-2
étape rapide étape lente
réversible irréversible
a. Première étape
On appelle k1, la constante de vitesse de cet réaction dans le sens " aller" elle s'oppose à la constante k-
1 du sens" retour"
b. Deuxième étape
Dans les conditions de l'état stationnaire, l'enzyme est toujours saturée par son substrat. C'est-à-dire que
la concentration complexe intermédiaire enzyme/substrat est toujours la même alors que la concentration
en substrat et la concentration en produit peuvent varier.
Vitesse de formation du complexe = vitesse de dissociation du complexe
[ES] = constante
Vm . [S]
V = ---------------- 1
Km . [S]
k-1 + k cat
Km = ------------------- : constante de mickaélis Menten caractéristique de l'enzyme E pour un
substrat S.
k1
On a donc pour :
-- > [S] Km, c'est-à-dire une faible concentration en substrat, première partie de la courbe
Vm.[S]
V = ------------- : la vitesse dont proportionnelle à la concentration en substrat, début de la courbe
de vitesse de réaction des enzymes mickaéliennes
Km
-- > [S] Km, c'est-à-dire une forte concentration en substrat, seconde partie de la courbe:
asymptote
On défini également V = Vm/2, c'est-à-dire Km = [S] pour laquelle la vitesse de réaction atteint la
moitié de la vitesse maximale.
Conclusion:
-- Km: (concentration) spécifiques d'une enzyme pour un substrat donné, il reflète l'affinité de
l'enzyme pour le substrat. Ainsi le Km sera d'autant plus faible que l'affinité pour le substrat sera
grande.
Il permet de produire la cinétique des enzyme en prenant les inverses de la vitesse (1/ V) et de la
concentration substrat (1/ [S]).
A. les inhibiteurs.
En plus de leur substrat les enzymes sont capables de fixer des substances dont elles ne peuvent
catalyser la conversion.
Ces substances sont appelées inhibiteurs.
Elles ralentissent ou arrêt l'activité catalytique de l'enzyme.
Ils sont souvent d'origine non biologiques elle présente pas d'analogies structurales avec le
substrat.
Il se fixe de manière covalente sur la protéines enzymatiques de manière irréversible.
b. La Di-iso-propyl-fluoro-phosphate ( DIFP)
Par contre, elle n'a aucune action est donc n'inhibe pas les Zn protéases, comme :
-- les carboxylases
-- les protéases acides
-- la pepsine
De la même manière le lysosine, acides aminés catalytique n'est pas inhinbé par la DIFP car
possède comme acides aminés catalytiques: l'acide aspartique et l'acide glutamique.
Ce sont des substances que qui ne réagissent pas de manière covalente avec l'enzyme.
E + I === EI
[E].[I]
ki = -----------
[EI]
Leur structures sont analogues à celles des substrats, ce qui expliquent qu'ils agissent sur le site actif et
entre en compétition avec le substrat.
Ces inhibiteurs ne peuvent pas être transformés par l'enzyme en produit quelconque.
Conséquences:
Avec les inhibiteurs compétitifs le Km est augmenté mais la Vm reste inchangée ( pas
modifiée).
Le K'm > Km
l'inhibition peut être levée en présence d'un très large excès de substrat. En effet, la
concentration en inhibiteurs lorsqu'on a un excellent substrat est négligeable par rapport à
la concentration substrat.
Ce sont des composés biologiques de la structure est très différente de celle du substrat. Il agisse
pas sur le site actif, en effet, le substrat et inhibiteurs peuvent se lier simultanément à l'enzyme
sans qu'il y ait de compétition entre le substrat et l'inhibiteur.
Comme pour les autres inhibiteurs, ils ne pourront être transformés en produit quelconque.
Conséquences:
Exemple: les métaux lourds sont des inhibiteurs non compétitifs des groupements thiols de certaines
enzymes.
B. les activateurs
Définition: ce sont des substances qui favorisent l'activité catalytique de l'enzyme.
Ces enzymes ne peuvent agir qu'en présence de ces ions activateurs. En effet, il participent à la
stabilisation de la structure de tertiaire de la protéine enzymatique.
Ce sont des composés comme le glutathion et la cystéine qui protègent les groupements nécessaires à la
catalyse enzymatique.
Le glutathion et la cystéine protègent les groupements thiols présent au niveau du site actif.
3. Avivateurs anti-inhibition
Exemple: les ions Cn- lèvent l'inhibition exercée sur l'uréase par les sels de cuivre.
Schéma:
L'Amp cyclique de venir se fixer à la sous unités régulatrices et la détachée de la sous unités catalytique,
ce qui provoque la libération du site actif.
Ce sont des substances de faible poids moléculaire qui ont peu de ressemblance avec le substrat où le
coenzyme.
Il réalise une action spécifique, c'est-à-dire qu'un composés réalisent une seule action.
Il agisse sur des enzymes allostériques à cinétique non-mikaelienne.
Il agisse au niveau d'un site particulier de l'enzyme: le site régulateur ou site allostérique.
1. Définition
Enzymes dont l'activité catalytique peut être modifiée par la présence d'effecteurs allostériques.
Ces enzyme possède un site actif responsable de l'activité catalytique de l'enzyme. Il possède également
un ou plusieurs site régulateurs ou allostéiques qui peuvent être fixés sur des chaines polypeptidiques
différentes où vient de se placer les effecteurs. De la même manière que le site catalytique est spécifique
du substrat, le site régulateur est spécifique de l'effecteurs.
Ces enzymes sont de nature oligomériques, c'est-à-dire formé de l'assemblage d'un nombre variable
d'unités: les protomères réunies par des liaisons covalentes. Ces protomères sont associés de manière à
ce que la molécule possède un axe de symétrie.
On peut dénaturer spécifiquement le site allostérique de certaines enzymes. Ces enzymes vont devenir
insensible à l'action des effecteurs allostériques sans que la catalyse ne soit modifiée. C'est-à-dire qu'il n'y
a pas d'altération du site catalytique.
On sait qu'il existe des enzyme mutées qui concervent leur activité catalytique normale mais qui ne sont
plus sensibles aux effecteurs allostériques.
Lorsque l'on étudie la vitesse de fonctionnement de ces enzymes on observe une courbe sigmoïde. Cette
courbe est caractéristique des enzyme allostériques.
Vo 1
-------- = ------ [S]^n : équation de Hill
Vm k
n: coefficient de Hill, il exprime le caractère allostérique de l'enzyme, plus n est grand l'allure de la
sigmoïde est importante.
n augmente le degré de coopérativité du siote actifs de l'enzyme.
a. Première partie:
b. Seconde partie:
C'est la fixation d'une première molécules de substrat qui facilite la fixation de la seconde et ainsi de suite,
on parle de coopérativitée positive.
-- > cette courbe en S être obtenue lorsque l'on étudie le comportement de l'affinité de
l'hémoglobine ou l'oxygène.
4. Autorégulation de l'enzyme
Il existe une autorégulation de l'enzyme. En effet, lorsque l'on est en présence de beaucoup le substrat
elle s'active, à l'inverse s'il on est en présence de moins de substrat, l'enzyme s'inhibe et diminue son
activité catalytique.
Finalement tout se passe dans le fonctionnement allostérique comme si il est est deux conformations de
l'enzyme:
a. La conformation relâchée: R
Sous cette conformation l'enzyme présente grande affinité pour le substrat.
b. La conformation tendue: T
Sous cette conformation l'enzyme présente une faible affinité pour le substrat.
-- > la transition allosétrique correspond donc à une très légère modification de la structure quoi permettre
de la conformation de la protéine enzymatique qui modifie donc la cinétique enzymatique.
Ces deux modèles d'explication sont définis à partir d'une enzyme présentant deux sous unités
régulatrices et un site actif.
Dans ce modèle, la symétrie de la molécule est conservée à tout moment, c'est-à-dire que les
changements de conformation intéressent toutes les sous unités en même temps, elles sont donc
toutes dans le même état conformationnel.
Dans ce modèle, la symétrie de la molécule n'est pas toujours conservée, les sous unités peuvent
ne pas être toutes dans le même état conformationel.
La fixation d'une molécules de substrat fait passer la sous unités sur laquelle le substrat est fixé de la
forme T à la forme R sans modifiées la conformation des autres sous unités.
Le site actif des autres sous unités reste sous la forme T.
s'est enzyme présente une affinité pour le substrat plus forte que lorsque l'enzyme est globalement sous
la forme T-T.
-- > conclusion:
Quel que soit le modèle les enzymes allostériques présente des remaniements conformationels en
fonction de la concentration en substrat.
R == T : transition allostérique
6. La régulation enzymatique
Les enzymes allostériques permettent souvent une régulation métabolique de chaînes de réaction.
Le métabolique terminal d'une chaîne de réaction peut constituer un effecteur inhibiteur. En effet, il va
provoquer un changement de conformation de l'enzyme allostérique présente en début de chaînes
réactionnelle, cela empêchera la fixation du substrat de la première enzyme de la chaîne réactionnelle.
On appelle ce mécanisme rétro inhibition ou feed-back.
L'existence d'un tel mécanisme présente l'avantage de stoppée une cascade réactionnelle à sa source et
ainsi permettre l'économie d'énergie pour la cellule.
1. Définition
Les isoenzymes correspondent à des formes moléculaires multiples d'une même enzyme. C'est-à-
dire qu'elles catalysent les mêmes réactions, agissent avec les mêmes substrats et donnent le
même produit.
En effet, certaines isoenzymes sont cytoplasmiques d'autres ces mitochondriales. Leur localisation peut
être également variable en fonction des tissus, on trouve ainsi des isoformes hépatique ou cardiaque.
Enfin certaines iso forme peuvent être embryonnaires/foetale alors que d'autres ne sont présentes que
dans les tissus adultes.
2. Utilisation
Pour les distinguer, les séparées, on utilise l'électrophorèse car elle présente des pHi différents car elles
sont constituées de protéines différentes. Cette méthode de séparation au moyen de l'électrophorèse est
utilisé dans l'élaboration des diagnostics.
- MM: abondant dans le muscle squelettique et en moindre quantité dans le muscle cardiaque
- MB: essentiellement présente dans le myocarde et en faible proportion dans le muscle squelettique
- BB: abondantes dans le cerveau
-- > La CPK est utilisé pour le diagnostic des pathologies touchant le myocarde: infarctus du myocarde.
Le passage de l'isoenzyme dans le plasma signent une lésion cardiaque de manière plus
précoces que la CPK totale. En effet, dans un sérum normal, la fraction de CPK MB ne
représente que 2 à 3 % de la fraction totale de CPK. Suite à un infarctus la fraction de CPK MB
augmente et s'élève en moyenne de 20 %. ( remarque: aujourd'hui le dosage de la CPK MB n'est
plus utilisé, on préfère doser la troponine qui est beaucoup plus précoce)
La fraction CPK BB est également utilisé dans le suivi des interventions neuro-chirurgical.
Enfin la fraction CPK MM est très présente chez des patients atteints de myopathie.
La plupart des enzyme exercent leurs fonctions dans les cellules. Cependant elles peuvent être présente
dans le sérum du fait du renouvellement cellulaire qui libère les enzymes des constituants intracellulaires.
Les enzymes libérées pourront subir un catabolisme ou être éliminées par les voies biliaires. Donc la
présence dans le plasma de ces enzyme dépend de deux facteurs: le catabolisme et la libération
cellulaire.
En général, une enzyme est présente en quantité importante dans le sérum s'il y a présence de liaison
cellulaire.
-- > Le dosage de ces enzymes présente donc un intérêt majeur pour l'étude des pathologies et la
mise en place des diagnostics.
2. Exemple d'utilisation
En pratique, le sérum est mis en présence du substrat a dosé et des enzyme est les coenzyme
nécessaire à la réaction.
Aujourd'hui il existe une méthode de spectrophotométrie qui utilise des longueurs d'onde basses. Cette
technique permet de mesurer la modification quantitative de l'état du coenzyme.
L'absorption du NAD oxydé (NADH2) se fait à 340 nanomètres contrairement au NAD réduit (NAD).
Cette mesure permet donc d'accéder à l'activité enzymatique de la LDH.
Si on constate une augmentation de l'activité enzymatique, cela nous permet d'apprécier l'étendue et la
gravité des lésion car la quantité d'enzymes libérée permet une première approximation de la proportion
de masse cellulaire détruite.
Il existe un ordre dans la libération des enzyme, suivant l'intensité de la nécrose cellulaire.
En effet les premières enzymes libérées lors d'une nécrose sont les enzymes cellulaires. Si la nécrose
cellulaire est plus importante il y aura alors libération d'enzymes mitochondriales. Cela nous permet de
dater approximativement l'apparition de la lésion car les différentes enzymes libérées lors d'une nécrose
cellulaire on des demi vies différentes.
Dans un premier temps, on pourra doser l'activité de la CPK. Son activité augmente rapidement dans les
six heures qui suivent l'infarctus. Elle apparaît dès la troisième heures. Sa demi vie est courte, elle
disparaît rapidement dans les 48 heures qui suivent l'infarctus.
1) Dans un deuxième temps de pourra doser l'activité de la LDH. La LDH apparaît plus tard, cependant sa
demi vie est plus importante.
2) Enfin de pourra doser l'activité de la GOT dont l'activité apparaît après la demi vie de la CPK.
3) Grâce à ce procédé, il nous est possible de connaître le lieu de la lésion cellulaire et leur approximative
de son apparition.
- Une augmentation de la fraction CPK MB oriente le diagnostic vers une atteinte cardiaque, une
augmentation de la fraction CPK MM signe une atteinte musculaire.
- De la même manière, la lactico deshydrogénase possède 5 isoformes: LDH 1, LDH 2, LDH 3, LDH 4,
LDH 5.
En temps normal, on observe dans le sérum:
- 20 à 30% de LDH 1
- 32 à 33% de LDH 2
- 20 à 25% de LDH 3
- 7 à 10 % de LDH 4 et LDH 5
Les isoformes 1 et 2 signent une atteinte cardiaque contrairement aux isoformes 4 et 5 qui signe une
atteinte hépatique.
Cette diminution de l'activité enzymatique est le résultat d'un déficit en enzyme qui peut être acquise ou
héréditaire.
C'est le cas par exemple de la phényl alanine hydroxylase.
Cette technique permet de doser le substrat lorsqu'il est présent en très faible concentration. Auparavant
utilisaient des techniques de radio immunologies.
Pour doser les antigènes ou des anticorps, on peut les lier de façon covalente à des enzymes sans faire
perdre aux anticorps ou aux antigènes leur pouvoir immunologique est sans faire perdre enzymes de son
activité catalytique.
Application:
1. Un anticorps (1) spécifique de l'antigène sérique a dosé est fixée sur un support solide. L'antigène
contenu dans le sérum vient se fixer un anticorps par une réaction immunologique. Suite à cette fixation
on réalise un lavage du sérum en excès.
2. Un anticorps (2) portant l'enzyme vient réagir avec l'antigène fixée sur l'anticorps (1). Au réalise un
nouveau lavage pour éliminer l'excès d'anticorps (2) marqués. (étape immuno saturation)
3. On mesure l'activité enzymatique. L'activité enzymatique est mise en évidence par un changement de
couleur entre le substrat et le produit: changement de couleur en présence de chromogènes. Ainsi
l'intensité de coloration est importante plus la concentration en antigènes est grande.
-- > cette mesure nous permet donc de doser les analytes présent en très faible concentration.
Les enzyme de restriction constitue de véritables ciseaux moléculaires, capable de couper l'ADN en des
endroits spécifique, toujours les mêmes pour une enzyme de restriction donnée.
Leur utilisation aboutisse à la coupure du molécules en différents fragments facilement repérables.
L'enzyme de restriction utilisée est la MST II. C'est enzyme présente la particularité de couper le gène de
la globuline à trois niveaux: X, Y et Z ce qui a pour conséquence l'obtention de deux fragments de taille
différente:
- un fragment qui fait 1.15 Kb
- un fragment de 0.20 Kb
Intérêt de cette méthode pour le diagnostic prénatal: l'ADN peut provenir de n'importe quel cellule foetale,
j'ai donc possibilité d'un diagnostic très précoce. ( exemple: villosités choriales huit semaines)
On utilise le plus souvent des noms d'usage, peu informatif sur la nature du substrat où la nature de la
réaction catalysée. Cependant il a été mis en place une nomenclature internationale qui permet de
préciser la nature du substrat et la réaction catalysée, lactase deshydrogénase.
LDH
CH -CH0h-COOH <========> CH3-C0-COOH
NAD NADH,H
Classe I: transferts d'électron depuis un substrat donnaient jusqu'à un composé récepteurs: accepteur
terminal
Classe II: transfert d'un groupement depuis une molécule à une autre. Il existe différents types selon la
nature du groupement transporté.
Classe II: catalyse des réactions de coupure des liaisons faisant intervenir de l'eau, au niveau des
premières liaisons du substrat
Classe IV: catalyse des coupures de liaisons par élimination de groupements C-C;C-N;C-O;C-S
Classe VI: entraîne une condensation de deux molécules qui utilisent un nucléoside triphosphate comme
l'ATP comme source d'énergie
- le deuxième chiffre correspond à la sous classe: fonction du groupement chimique qui sert de donneur
- le troisième chiffre est fonction du groupement chimique qui sert d'accepteur, c'est la sous sous classe
-le dernier numéro unique le numéro d'ordre de l'enzyme dans la classe et la sous classe considérée.