1
0.0 INTRODUCTION
Depuis la création et le fonctionnement des écoles en RDC, la paie des
enseignants à poser des problèmes. Aujourd’hui encore, la paie des enseignants
continuera à poser des problèmes dans un avenir proche ou lointain.
L’avènement (création) du service de contrôle et de la paie des enseignants
« SECOPE » fut une solution proposée afin de résoudre les problèmes posés par la
paie du personnel enseignant entre 1980 et 1985. Néanmoins, le service à ses
difficultés et avantages qui d’un côté peut permettre l’évolution de la paie normale
aux enseignants et peut aussi faire l’objet d’un handicap aux enseignants pour
toucher à leurs salaires.
Comme avantages, le service permet la maitrise des effectifs du personnel
enseignant, participe au paiement des enseignants par les différentes banques de la
province, et en fait, fourni un rapport chaque mois à la hiérarchie pour s’assurer de
la bonne évolution.
Parmi les inconvenants relevés dans le chef du service chargé du contrôle et
de la paie des enseignants, il faut citer le retard de paiement aux enseignants des
autres territoires qui ne sont pas du centre-ville de Lodja. A cet inconvénient
s’ajoute le faible niveau de formation des élèves qui se trouve bâclée car, les
enseignants sont démotivés.
Donc, le service doit instruire à la banque de payer les enseignants dès lors
que leurs comptes sont crédités et veiller à multiplier le nombre des sites de paie
pour assurer une paie normale.
2
01. PROBLEMATIQUE
La problématique à plusieurs connotations d’après les auteurs. D’après
Laboron cité par professeur TUKANDA,(2010.P.03), construire une problématique,
c’est avant tout mettre en marche un processus de questionnement en s’appuyant sur
les acquis de réflexions et des travaux menés dans un domaine déterminé.
La problématique est un ensemble de questions qu’une science ou une
philosophie se pose relativement à un domaine particulier.
Dans le cadre de notre recherche, Nous pouvons définir la problématique
comme étant un effort systématique scientifique pour pouvoir expliquer un
problème exprimé sous forme des questions. Partant de toutes ces définitions
fournies, nous résumons notre problématique à ces questions :
A quels problèmes la paie des enseignants se trouve confrontée dans la
province éducationnelle Sankuru 1 ?
Quel est l’impact du secope dans la paie des enseignants ?
Quel serait le rendement des enseignants payés sans secope ?
Telles sont les questions qui feront l’objet de notre travail.
02. HYPOTHESES DU TRAVAIL
L’hypothèse étant une réponse provisoire à une question de recherche, elle
mérite d’être clairement définie afin de jouer le rôle de fil conducteur et d’orienter
par le fait même la recherche.
Face à la problématique soulevée, nous estimons que :
La paie des enseignants de la province éducationnelle du Sankuru 1 se
trouverait confrontée à plusieurs problèmes ;
Le SECOPE aurait un rendement positif, lorsqu’il clarifie la situation
quantitative des enseignants du point de vue du nombre d’écoles, de leurs
structures, ainsi que du personnel administratif et de participer au paiement
des enseignants afin de permettre aux enseignants de toucher sans difficulté
leurs salaires sans connaitre un retard de paiement pour d’autre territoires qui
ne sont pas au centre-ville de Lodja . C’est-à-dire, des territoires comme :
lomela, et kole ; et fournir à la hiérarchie les rapports sur le déroulement de la
paie des enseignants.
3
Les enseignants auraient un rendement négatif si le secope n’existait pas, car
ce dernier est un organe de contrôle permanent de la situation salariale des
enseignants. Par-là, la formation des enfants serait aussi butée à des
difficultés énormes.
03. OBJECTIFS DU TRAVAIL
En fonction des questions ci-haut posées tout en voyant l’intérêt que porte ce
service (SECOPE), nous étions obligés de déterminer les objectifs de notre
recherche qui se présentent de la manière suivante :
Savoir comment était la caractéristique de la paie des enseignants avant la
création du SECOPE ;
Répertorier les antennes SECOPE de la province éducationnelle du
SANKURU ;
Evaluer le système de paie des enseignants par les différentes banques de la
province ;
Etablir une bonne collaboration entre les gestionnaires des écoles et le
SECOPE ;
Relever toutes les difficultés et faiblesses du service et
Proposer des pistes de solution en vue de résoudre les problèmes de paie
auxquels les enseignants sont confrontés.
0.4. CHOIX ET INTERET DU TRAVAIL.
Dans cette étude, nous avons été motivé par les idées de relever
toutes difficultés liées à la paie des enseignants par l’entremise du service de
contrôle et de paie des enseignants ; maitriser certaines exigences du service, luter
pour la mise en œuvre de la reforme organisationnelle qui stipule que : Le service
doit veiller sur le taux de conformité de la paie réelle des enseignants de la
juridiction, c’est-à-dire zéro fictif , zéro omis, et ce à l’aide d’une opération de mise
à jour qui consiste à balayer le fichier paie et à corriger les éléments sur le listing ;
cette opération se fait uniquement par le DIPROSEC en suivant le
chronogramme du calendrier du service.
Ce travail pourra aussi être utile pour connaitre l’histoire vraie de la
création de ce service qui permet les contrôles efficaces et la paie normale des
enseignants ; ainsi, connaitre les missions assignées à ce service qui sont bien
signifiées sur l’arrêté N°MINEPSP/CABMIN/011/0085/92 du 30 janvier 1992.
4
Telles sont les intérêts qui justifient notre choix.
0.5. DELIMITATION DU TRAVAIL.
Il convient de délimiter notre étude dans le temps, dans l’espace et dans
la typologie.
0.5.1. DELIMITATION DU TRAVAIL DANS LE TEMPS.
Notre travail a été mené pendant les années 2019 a 2021, portant sur :
SECOPE et paie des enseignants. Enjeux et perspectives. De 2019 à 2021.
0.5.2. DELIMITATION DU TRAVAIL DANS L’ESPACE.
Dans l’espace, Notre étude a été menée dans l’enseignement Primaire,
Secondaire et technique dans la province éducationnelle de l’EPST Sankuru 1, en
République Démocratique du Congo, précisément dans quelques territoires du
SANKURU, Notamment à LODJA, LOMELA et KOLE.
0.5.3. DELIMITATION DU TRAVAIL DANS LA TYPOLOGIE.
Dans la typologie, notre recherche est orientée dans le domaine de
l’enseignement en général plus précisément dans le service de contrôle de la paie
des enseignants (SECOPE), par ses disciplines de l’économie, de la comptabilité et
de la pédagogie.
0.6. DIVISION DU TRAVAIL.
Hormis l’introduction et la conclusion, notre travail est subdivisé en trois
(3) chapitres qui se présentent de la manière suivante :
Le premier chapitre pote sur la vue d’ensemble du SECOPE ;
Le deuxième sur l’impact du SECOPE sur la paie des enseignants
et ;
Le troisième est porter sur la méthodologie ;
Le quatrième Revient sur l’analyse et traitement des données.
Suivi de la bibliographie, Sigle et abréviation, chronologie et de la
table des matières.
5
CHAP. I. VUE D’ENSEMBLE DU SECOPE.
I.0. INTRODUCTION.
Dans ce chapitre, il sera question de procéder d’ abord à la
clarification des concepts clés de notre thème d’étude, viendra ensuite la revue de
littérature en rapport avec le sujet.
Cette démarche s’avère indispensable car elle permet d’une part, de
simplifier la compréhension du sujet et d’autre part d’aborder la série
d’informations précédentes inhérentes à la question en étude.
I.1 CLARIFICATION CONCEPTUELLE
Un concept est une idée tirée de l’expérience vécue ou de la
définition des caractères spécifiques.
Cependant, les concepts sont parfois abstraits et ne peuvent pas être
compris de la même manière par tous. C’est pour cette raison que nous allons
définir ceux sur lesquels notre réflexion s’est appuyée.
Il s’agit de : Paie, Enseignant, Banque, Bancarisation, système de
paie, apprenant etc.
I.1.1 PAIE (PAYE)
Le mot paye est un substantif féminin qui renvoie à l’action de payer
un employé, un ouvrier, etc.
Ainsi ne peut espérer recevoir la paie qu’un homme actif dans une quelconque
structure humaine. La paie c’est la clé, l’élément capital dans la vie humaine et elle
crée même la mort de milliers des âmes sur la planète terre.
De tout ce qui précède, un système de paie est un processus, un moyen
et une voie tracée pour faciliter aux bénéficiaires d’entrer en possession de leurs
salaires. Raison pour laquelle l’Etat congolais avait jugé bon de bancariser la paie
des agents et cadres de l’enseignement.
Mais la tendance des banques commerciales commence à devenir
indésirable. Au lieu de permettre à la population d’accéder au service de la banque,
celle-ci met la population dans une situation semblable à des enfants d’Israël dans
le désert. Tout simplement parce que les conditions sont défavorables.
6
I.1.2 ENSEIGNANT
Ce concept vient du verbe enseigner. Il est la personne dont le métier
est d’enseigner, transmettre les connaissances aux femmes et hommes qui en sont
dépourvue. L’enseignant est la partie de la jeunesse, élite intellectuelle de demain.
D’après le dictionnaire Robert, l’enseignant est défini comme « celui qui
est chargé de l’enseignement ».1
C’est la personne engagée dans l’enseignement pour transmettre les
savoirs scolaires aux élèves. Elle enseigne, pose des questions aux élèves pour les
aider à acquérir des savoirs scolaires.2
Donc pour nous c’est la jeunesse de notre pays RDC et c’est grâce à cet
être humain que le monde entier va de découvertes en découvertes ; de
développements en développements, d’excellences en excellences. Son rôle n’est
pas négligeable et ne peut pas passer inaperçu. C’est aussi un émetteur actif chargé
de transmettre les connaissances aux élevés.
I.1.4. PROVINCE EDUCATIONNELLE :
C’est une juridiction dirigée par des autorités provinciales de
l’éducation. Cette juridiction peut être un territoire ou un ensemble des territoires
qui doit être dirigé par :
LE PROVED : qui est le représentant du ministre,
L’IPP : qui représente l’inspecteur Général, et
LE DIPROSEC : qui représente le Directeur National.
La lettre ministériel N°01083/91 du 23/04/1991 portant
relation/collaboration entre : PROVED, IPP, et DIPROSEC dans son contenu,
stipule que les autorités provinciales doivent collaborer sur ces deux plans
notamment3 :
Sur le plan vertical, chaque service dispose de sa propre hiérarchie ;
Sur le plan horizontal, le chef de la division provinciale est le
représentant du ministre auprès de l’administration provinciale. Il est
le gérant de l’unité de commandement et doit être informé des
instructions importantes des services connexe.
1
Dictionnaire ROBERT, 1976, p50.
2
D. TUKANDA MANYA, Cours de Didactique générale, UNILOD, 2019.
3
LETTRE MINISTERIEL N° 01083/91 du 23/04/1991..
7
I.1.5. ENJEUX
Selon LA ROUSSE MAXIPOCHE4, c’est ce que l’on peut gagner ou perdre.
Dans le cadre de ce travail, il s’agit de montrer ce que le SECOPE peut
apporter de bon dans le salaire des enseignants, dans tout ce qu’ils éprouvent
comme difficultés.
I.1.6. PERSPECTIVES
C’est l’art de représenter sur une surface plane les objets trois dimensions tels
qu’on les voit.
Dans le cadre de notre recherche, c’est ce qu’on envisage dans l’avenir, les
possibilités d’avenir que le SECOPE peut espérer.
I.2 INSERTION THEORIQUE DU SUJET
Selon AKOULOUZE, la théorie est un ensemble d’énoncés comportant des
définitions et des relations supposées être vraies et relatives à un domaine
particulier. En d’autres termes, la théorie est une combinaison de propositions et de
concepts qui montre la relation dans les paramètres dont le but est d’expliquer un
phénomène. Elle permet d’intégrer le problème dans son contexte théorique et de
le rendre plus clair.
Elle aide le chercheur à vérifier son sujet face aux théories déjà développées
par d’autres afin de rendre l’étude de plus en plus compréhensible et originale
I.2.1 HISTORIQUE DU SECOPE.5
Le service de contrôle et de la paie des enseignants « SECOPE » est né de la
volonté du gouvernement de la république dans le cadre de la politique d’ajustement
structurel préconisé par les institutions de Breton Wood à partir des années 1980,
dans le volet maitrise des effectifs et des masses salariales.
A partir de 1982, il a été constaté que les efforts consentis dans ce domaine
dans les différents ministères (Département) de l’enseignement primaire, Secondaire
et professionnel n’avaient pas atteint entièrement l’objectif poursuivi.
Il a fallu attendre 1982 pour que le gouvernement soit dans l’urgent besoin
d’assainir le secteur de l’ éducation dans l’optique de la maitrise des effectifs de ce
ministère tant du point de vue de nombre d’écoles, de leurs structures, des options
organisées, des infrastructures que celui de la population scolaire et du personnel
4
Op cit
5
SYLVAIN LOMOLA, Le service de contrôle et de la paie du personnel enseignant au SANKURU « Hier et
aujourd’hui, 2015.
8
administratif et enseignant y œuvrant. C’est dans ce cadre que les travaux du centre
catholique NGANDA ont permis au gouvernement de saisir les effectifs dans la
ville de Kinshasa. Le 08 juin 1983, la commission de contrôle et de la paie des
enseignants est instituée par l’arrêté départemental N°DEPS/CCE/001/043/83, après
le contrôle parlementaire de 1982-1983 à travers tout le pays.6
Pour atteindre l’objectif lui assigné, le ministère de tutelle signera l’arrêté
N°DEPS/CCE/0121/85 du 24/09/1985 instituant un service spécialisé dénommé
« service de contrôle, de la paie et de maitrise des effectifs du personnel enseignant
et administratif des écoles, en sigle ‘’SECOPE’’7.
Depuis son avènement à nos jours, il y a lieu de distinguer quatre (4) grandes
périodes à savoir :
1. De 1985 à 1990
C’est une période d’intenses activités de recensement et de contrôle
physique des écoles et des agents de l’enseignement primaire, secondaire et
professionnel à travers tout le pays. Etant donné que le SECOPE a vu le jour
dans le sillage des relations Belgo-Zaïroise et plus précisément dans le cadre du
projet d’appui à l’administration de l’éducation, ce service fût directement
attaché au ministère de l’EPSP. C’est la période du SECOPE–PROJET en un
service autonome et roitelet de l’EPSP. C’est la rupture des relations Belgo-
Zaïroise en 1990 qui clôturera cette période
2. De 1991-2003
C’est la période de la transformation du SECOPE-PROJET en un service
administratif. Cela au terme de la lettre ministérielle du 23/04/1991 et de l’arrête du
30/01/1992 (cfr plus loin), cette période est considérée comme une période d’inertie
et de lenteur dans l’administration du SECOPE. Le recensement des écoles et des
agents s’est raréfié à cause des guerres répétées au pays.
3. De 2004-2011
Le service de contrôle et de la paie des enseignants retrouve son image
surtout avec l’avènement de l’arrêté ministériel
N°MINEPSP/CAB-MIN/0111/2004 portant restructuration des services de
6
L’arrête départemental N°DEPS/CCE/001/043/83.
7
L’arrêté N°DEPS/CCE/0121/85 du 24/09/1985
9
l’enseignement primaire, secondaire et professionnel (cas du K.O.R), en province et
de la confiance perpétuelle placée à ce service tant par les autorités du pays que par
la communauté internationale.8
4. De 2012 à ces jours
C’est la période de la consolidation et de la requalification du SECOPE due
à la bancarisation de la paie des enseignants et à la réforme du service sur
l’actualisation permanente du fichier de la paie, tel que contenu dans le vadémécum
de monsieur le secrétaire général de l’EPSP ainsi que le chronogramme du
cheminement des données de l’antenne SECOPE à la direction provinciale.
I.2.2 MISSIONS ESSENTIELLES DU SECOPE
Les missions assignées au SECOPE sont définies dans l’arrêté
N°MINEPSP/CABMIN/011/0085/92 du 30/01/1992 en ces termes 9 : le service de
contrôle et de la paie des enseignants a pour missions de (d’):
Assurer une gestion efficace du processus de mécanisation et de budgétisation du
personnel des établissements publics d’enseignement maternel, primaire,
secondaire et technique par :
- Le contrôle de conformité des dossiers (établissements scolaires et) avant la
mécanisation ;
- La maitrise des effectifs avant chaque paie en rapport avec la mobilité du
personnel par un contrôle physique permanant des agents dans leurs
établissements scolaires ;
- La régularisation des mutations, Transferts, remplacements ;
- La mécanisation de nouvelles écoles et de nouveaux enseignants.
Assurer la gestion d’une base des données fiables et sécuriser la paie et carrière des
enseignants et du personnel administratif des établissements publics
d’enseignement maternel, primaire, secondaire et technique en vue de :
- Préparer et engager la paie du personnel des établissements publics
d’enseignement maternel, primaire, secondaire et technique ;
- Produire les statistiques de la paie ;
- Fournir des éléments nécessaires à la gestion des ressources humaines pour le
ministère.
8
L’arrêté ministériel N°MINEPSP/CAB-MIN/0111/2004.
9
L’arrêté N°MINEPSP/CABMIN/011/0085/92 du 30/01/1992 .
10
Assurer le suivi de la paie des enseignants et du personnel administratif des
établissements publics d’enseignement maternel, primaire et technique. Cette
dernière mission étant partagée avec le ministère du budget (Direction de la paie)
et le ministère des finances (Direction du trésor et de l’ordonnancement).
Toutes ces missions peuvent se résumer à une seule : assurer la gestion de la
carrière des enseignants, maitriser les effectifs et les masses et préparer pour le
gouvernement de la république, une paie conforme à la réalité des établissements
scolaires.
De plus, depuis 2012, l’avènement de la bancarisation de la paie a conduit
à la reforme organisationnelle du SECOPE, la lettre
N°MINEPSP/SG/80/4782/2013, la vision de cette réforme était principalement sur
les activités de la direction provinciale et cela se résume à quatre(4) points à
savoir10 :
1. Recensement d’un nouvel établissement et d’un nouvel agent,
2. Suivi du contrôle pour un établissement ou un agent déjà mécanisé ;
3. Suivre la paie mécanisée ;
4. Formations.
I.2.3 ORGANIGRAMME DU SECOPE
Le SECOPE est un service technique de l’administration centrale de
l’enseignement primaire, secondaire et professionnel. Il fonctionne sous la
supervision du secrétaire général à l’enseignement primaire, secondaire et
technique ; son personnel évolue dans un cadre organique induit par la réforme qui
comprend11 :
- Une (1) direction nationale ;
- Quarante-huit (48) directions provinciales ;
- Des antennes (670) ou entités de proximités.
Au niveau national, le service de contrôle et de la paie des enseignants est
dirigé par un directeur national chef de service. Il est assisté par quatre directeurs à
savoir :
- Un directeur chargé de l’administration et finances ;
- Un directeur chargé de système d’information ;
- Un directeur chargé du contrôle interne ;
- Un directeur chargé de mécanisation et paie.
10
Lettre N°MINEPSP/SG/80/4782/2013 .
11
Archives de la direction provinciale du SECOPE Sankuru 1.
11
Au niveau provincial
Le service de contrôle et de la paie des enseignants est organisé d’après la
vision du ministre actuel de l’EPST par un arrêté ministériel
N°MINEPST/CABMIN/EMI/JMK/084/2021 du 29/11/202112, sanctionné par la
notification N°084/2021 du 29/11/2021 du secrétaire général de l’EPST portant
mise en place générale des directeurs provinciaux du SECOPE au sein du
ministère de l’enseignement primaire, secondaire et technique ; par son article 4
qui supprime les postes de directeur provincial adjoint (PROVEDA) et de directeur
provincial du secope adjoint (DIPROSECA), faute d’attribution spécifique13.
Ainsi, la direction provinciale du SECOPE est dirigée par un directeur
provincial du SECOPE. (DIPROSEC), suivi d’un assistant provincial chargé de
contrôle interne (PACI), des assistants provinciaux (PASP), d’un chef du
personnel, d’un secrétaire de la direction, d’une cellule de comptabilité, d’une
cellule d’informatique, d’une cellule de statistique, d’une cellule des archives,
d’une cellule de contentieux, d’une cellule de conformité, suivi de la cellule de la
suivi paie. Elle est schématisée de la manière suivante :
12
Arrêté ministériel N°MINEPST/CABMIN/EMI/JMK/084/2021. Du 29/11/2021
13
Notification N°084/2021 du 29/11/2021 du secrétaire général de l’EPST.
12
SCHEMA DE LA DIRECTION PROVINCIALE SECOPE.14
DIPROSEC
PACI PASP
COMPTABILITE PERSONNELS SECRETARIAT
CELLULE
INFORMATIQUE
CELLULE CELLULE DES CELLULE CELLULE SUIVIS
STATISTIQUES ARCHIVES CONTENTIEUX PAIE
CELLULE
CONFORMITE
14
Rapport de Diprosec Sankuru 1.
13
I.2.4 TABLEAU N° 1 REPERTOIRE DES ANTENNES SECOPE DE LA
PROVINCE EDUCATIONNELLE SANKURU 1.
N° ID.SECOPE DENOMINATION LIEU D’IMPLATATION. OBS
ANTENNE.
01 91 37686 KOLE 1 Kole centre
02 91 37697 KOLE 2 Bena-dibele
03 91 37698 KOLE 3 Kole / ichenga
04 91 42913 KOLE 4 Kole / inyenye
05 91 64611 KOLE 5 Ikolombe
06 91 65212 KOLE 6 Mbombaringa
07 91 65424 KOLE 7 Booke
08 91 65213 KOLE (madimbo) Ingengwa
09 91 37694 LODJA 1 Cité de Lodja
10 91 37695 LODJA 2 Kutshakoyi
11 91 37696 LODJA 3 Onema-ototo
12 91 64717 LODJA 4 Okolo
13 91 64609 LODJA 5 Ngembe
14 91 64610 LODJA 6 Dikombe
15 91 65208 LODJA 7 Lokavukavu
16 91 65214 LODJA 8 Onyumbe
17 91 65422 OLONGO/hiambe Hiambe
18 91 65209 ULUNGU/omedj Omendjadi
19 91 64685 WADIPOYI Mbaka
20 91 65216 WEMAMBOLO Cité de Lodja
21 91 37929 LOMELA 1 Lomela centre
22 91 37685 LOMELA 2 Loto
23 91 37946 LOMELA 3 Elingapango
24 91 62684 LOMELA 4 Sam lomami
25 91 62697 LOMELA 5 Inera mukumari
26 91 64877 LOMELA 6 Tshula-otenga
Source : Direction provinciale de SECOPE/SANKURU.
Commentaires :
La province éducationnelle du Sankuru 1 est composée de trois (03)
territoires , dont : le territoire de kole, lodja et kole ; l’ensemble de ces territoires est
composé chacun de ses antennes SECOPE de proximité en vue de faciliter le travail
en proximité par les établissements d’enseignement primaire, secondaire et
14
technique ; ainsi, le territoire de kole à sept (7) antennes secope, suivi du territoire
de Lodja qui à douze (12) antennes secope et le territoire de lomela à six(6) antennes
secope.15
I.2.5 SUCCESSION ET REALISATION DE DIFFERENTS DIPROSEC DE
LA PROVINCE EDUCATIONNELLE SANKURU 1.
1. Jean-Bosco NGONGA EWALA APPEL’ANKOKO (de 2004 à
2012, soit 8ans) :
- Mécanisation de plusieurs établissements scolaires ;
- Créateur de l’administration du SECOPE ;
- Contrôleur pointu. Tout dossier agent portait sa signature, et il est
sorti par une promotion malgré le caractère xénophobe du milieu.
2. Placide NONGO BEKANGA (de 2012 à
mars 2013, soit 1année) :
Mécanisation des écoles suivant la mission confiée à la Direction du SECOPE
par les assistants Principaux en 2012. Son administration et sa technicité n’ont pas
convaincu les personnels du SECOPE.
3. André BEKANDA BOLIKI (de Mars
2013 à Mars 2O17, soit 4ans) :
- Constructeur d’un bâtiment comprenant quatre (4) cellules,
- Restauration. Donc une administration écrite et non orale ;
- Promoteur de l’esprit du travail en équipe ;
- L’initiateur d’une vraie administration par défense des MAJ (mise en jour) ;
- Relanceur des activités de la mutuelle des agents du SECOPE ;
- Facilitateur des arrêtés des agents de la Direction et des antennes SECOPE ;
- L’initiateur de CODEMIS (commission de défense des mises à jour), il est
sorti par promotion et son admiration a vraiment convaincue tous les
personnels du SECOPE.
4. Félix TSHIBAMBE NSAPO (du 28 mars
2017 a 24 oct. 2017 soit 8 mois) :
15
Rapport annuel de la direction provinciale secope Sankuru 1.
15
- Diprosec légaliste (Respect des instructions et du chronogramme des activités
et thomas). Tout doit être vu et contrôlé. Il a lancé le premier rapport modèle de la
réforme du SECOPE en Mai 2017 après le séminaire de KINDU.16
5. Apollinaire PEMBE NGONGA.
(du 24 octobre 2017 au 10 oct 2019, soit 2ans) :
- Créateur et mécanisation des antennes SECOPE et autres bureaux
gestionnaires ;
- Prolongement du bâtiment BEKANDA et début du grand bâtiment avec
une salle de réunions ;
- Mécanisation des écoles sous moratoire ;
- Proposition de nomination des PASP et RINS ;
- Collaborateur avec les gestionnaires, les agents et les enseignants à tous les
niveaux ;
- Initiateur d’une deuxième province éducationnelle au Sankuru ;
- Facilitateur.
6. Joseph WANGI ESOLA WALOKHO
(du 10 octobre 2019 au 29 novembre 2021, soit, 3 ans) :
- Prolongement d’un bureau d’intendance ;
- L’initiateur d’une administration hors les instructions ;
- Il a partagé les agents et quelques Assistants pour la direction provinciale
Sankuru 2. Il a quitté la province sous une lettre de suspension par le
gouverneur.
7. Jean-Denis IKALA IKALA (du 29
novembre 2021 à nos jours…Nommé sous un arrêté
N° MINEPST/CABMIN/EMI/JMK/084/2021 du 29 novembre 2021.17
I.2.6 LE SECOPE A L’HEURE DE LA BANCARISATION : UNE FLAMME
DE LA REFORME INABOUTIE
A chaque époque, ses enjeux dit-on. En septembre 1985, l’arrêté
départemental N°DEPS/CEE/001/0121/85 du 24 septembre dote le ministère de
l’EPST d’un nouveau service de contrôle et de la paie des enseignants (SECOPE).
La mission qui lui est confiée, est étonnamment explicite.
16
Archives de la direction provinciale du SECOPE Sankuru 1.
17
Arrêté N° MINEPST/CABMIN/EMI/JMK/084/2021 du 29 novembre 2021.
16
Clarifier la situation quantitative et qualitative de l’enseignement primaire
secondaire et technique en ce qui concerne le nombre : des écoles de leurs
structures et options, des infrastructures, des enseignants, des inspecteurs,
des gestionnaires ainsi que des élèves et des agents administratifs et
ouvriers.
Participer au paiement des effectifs du ministère de l’enseignement
primaire secondaire et technique.
Mettre en place les structures administratives en province pour exploiter les
résultats et pour assurer le suivi de la paie.
Mettre les documents administratifs et les archives des divisions et des
sous- divisions en ordre suivant un système pour tout le pays.
Inventorier l’équipement des établissements scolaires et spécialement celui
des écoles d’enseignement technique.
Publier les travaux de contrôle et rédiger les répertoires des écoles
publiques par province.
Etablir progressivement un dossier complet par école et par enseignant.
Fournir l’information de base au service de l’informatique du ministère de
l’enseignement.
Comme on le voit. La tâche était titanesque. Le nouveau service, qui
remplace la commission de contrôle et de la paie des enseignants, appuyé, à fond,
par la coopération belge, va tirer son épingle du jeu. En 1992, un nouvel arrêté,
N°MINEPST/CABMIN/001/00085/92 du 30 janvier 1992, modifiant et complétant
celui cité ci-haut, réajuste la mission basique a trois volets ci-après ; assurer une
gestion efficace du processus de mécanisation et de budgétisation du personnel des
établissements publics de l’EPST par : le contrôle de conformité des dossiers avant
toute mécanisation. La maitrise des effectifs avant chaque paie en rapport avec la
mobilité du personnel par u contrôle physique systématique et permanant des
agents dans leurs établissements.
La régularisation des mutations, transfères, remplacements numériques,
mécanisation de nouvelles écoles et de nouveaux enseignants.
Quant au second volet, il est question d’assurer la gestion de la base des
données fiable et sécurisée de la paie et de la carrière des enseignants et des agents
administratifs des établissements. Dans le même volet, prépare et engager la paie
du personnel et produire les données statistiques de la paie.
Le troisième et tout dernier volet porte sur le suivi de la paie des
enseignants et des administratifs auprès des opérateurs de paie. De tout ce qui
précède, la mission globale se résume dans la préparation de la paie par la
17
production des listes conformes aux réalités des écoles et des bureaux
gestionnaires.
De 1985 à 2011, une instruction douillette a prévalu dans la paie des
enseignants. Celle-ci concernait, mine de rien, les agents matriculés et non
matriculés. Comment dire mieux. La circulaire N°DEPS/CCB/001/00255/88 du 11
février 1988 ayant très à la disposition pratique pour gestion des enseignants
précises;
1. « Tout agent ayant quitté l’établissement scolaire ou bureau gestionnaire, pour
quelque motif que ce soit (mutation, désertion, démission…) doit être signalé
endéans les 30 jours à la cellule régionale du SECOPE avec accusé de réception.»
2. « Le dossier du nouvel agent entrant devra accompagner la notification de
l’agent entrant. »
3. « Dans l’intervalle de temps entre l’affectation du nouvel agent et sa
mécanisation effective par le SECOPE, celui-ci bénéficiera du salaire de l’agent
sortant ». Comme si cette instruction ne suffisait pas, le ministère de l’EPST va
enfoncer le clou, par la circulaire N°DPS/CEE/001/00763/89 du 11 mai 1989,
ayant trait aux salaires impayés.
Il ressort de cette circulaire que « Les salaires des agents, qui quittent
l’Ecole soient conservés par le chef d’établissement qui, seul, est rendu
responsable de la justification des salaires de son personnel par le rapport succinct
qu’il consigne au bas de chaque état de paie ». et de poursuivre si le remplacement
numérique n’est pas opéré dans les 30 jours qui suivent l’abandon d’un poste, les
salaires impayés seraient consignés dans la caisse de l’établissement afin de
couvrir la charge salariale de l’agent entrant en attendant sa mécanisation ».
La note circulaire boucle la boucle par une menace à peine voilée « Il est
imposé aux gestionnaires des écoles et aux comptables d’Etat que l’enveloppe
salariale soit intégralement transmise au chef d’établissement telle qu’elle est
indiquée sur l’Etat de paie de chaque école, sous peine de suspension des
fonctions avec privation de salaire, à charge du gestionnaire impénitent ».
Indubitablement, les gestionnaires invétérés et les chefs d’établissement
indélicats ont eu la belle opportunité de ratiboiser les salaires des enseignants, non
seulement du fait de non remplacement des sortants, mais aussi et surtout de
l’obséquiosité des enseignants entrants vis-à-vis de leurs chefs.
En effet, les noms de ces entrants n’étant pas encore sur les listings, leur
paie ressemblait à une négociation ou ils affichaient généralement un profil bas. On
est allé même jusqu’à insinuer que « le recrutement de l’entrant se réalisait avec
une lenteur inqualifiable pour s’accaparer de son salaire, apparemment flottant. Les
18
textes en vigueur, singulièrement les circulaires dont nous venons d’en parler,
entretenaient cet état d’esprit.
Il est question de ne pas accélérer le remplacement numérique pour
légitimer les détournements des salaires des sortants soit par les gestionnaires soit
par les chefs d’établissements soit enfin par ces deux derniers, prétextant le non
remplacement de sortant. Pour rien au monde, les lamentations ne remontaient pas
des écoles, notamment dans l’arrière-pays, à cause de la toute-puissance des
gestionnaires incorrigibles, qui se réfugiaient derrière les instructions mortellement
controversées. Il faut être pire aveugle pour ne pas se rendre à l’évidence de
l’archaïsme de l’inadéquation et de l’inefficacité de ce mode de paie popularisé
depuis 1985.
I.2.6.1 LA BANCARISATION A L’EPST : un vrai séisme
Assurément, la bancarisation décrétée par le gouvernement en 2011 a été
ressenti comme un séisme à l’ESPT. La raison est évidemment simple à
appréhender. L’actualisation régulière du fichier de la paie des agents n’était plus,
au fil des années, une ardente obligation. Plusieurs enseignants entrants se
contentaient, bon an mal an, des salaires de leurs prédécesseurs dont les noms
figuraient encore sur les listes de paie, faute de l’obsolescence du système.
Le tour de force ministériel était engagé par le SECOPE pour la
conformité aux impératifs de la bancarisation.
Les mises à jour (MAJ) acrobatique, réalisées pour s’adapter à la nouvelle donne,
étaient sidérales et vertigineuses.
Les rapports globaux des direction provinciales du SECOPE, les années
2012 à 2014, faisaient état de 40% d’enseignants qui touchaient les salaires au non
de leurs prédécesseurs déserteurs mutés, malades de longue durée, décédés,
faussaires, permutés, mis en disponibilité, en détachement ou même promus dans
un autre établissement. En un mot comme en cent, la paie de conformité était
rassemblement une fiction à l’aube de la bancarisation au ministère de
l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique.
I.2.6.2. UNE FLAMME DE REFORME
Nous venons de le dire avec force détails. Face aux impératifs
classiques de la bancarisation notamment l’identification de l’agent et l’ouverture
de compte bancaire, le SECOPE s’est engagé, de façon hystérique, à une réforme
de rupture quasiment surréaliste avec le mode ancien. Un éclair de lucidité était
ostensible pour sauver les meubles.
19
La Direction nationale du SECOPE renonce à la réception des
dossiers physiques des agents nouvellement recrutés pour remplacer les irréguliers.
Les diplômes, les commissions d’affection les fiches d’identification
des entrants sont désormais du domaine des provinces.
La Direction centrale se borne, dorénavant, à la seule information, sur
une ligne indiquant, peu ou prou, l’identité du nouvel agent appelé à capter le
salaire laissé par le sortant.
La course à l’échalote, imposée par la mécanique de la bancarisation
est-elle que les identités des agents entrants transmises, en un tour de main, dans
l’administration nationale sont truffées des erreurs. Celles-ci sont néfastes pour ces
agents lors de leur identification à la banque.
Une faiblesse observée dans le cadre de la réforme. Aucune structure,
encore moins aucune disposition, n’a été prévue pour la vérification des données
massivement envoyées des provinces à Kinshasa. Sommée à préparer une paie
conforme à la réalité des établissements, la Centrale du SECOPE, engluée dans la
seule obsession de captage de salaire, a mis les pieds dans la plat de la
bancarisation en ce qui concerne les dates de naissance et de recrutement erronées.
Il en est de même des années de diplôme sans oublier les diverses mauvaises
graphies des noms. Cela s’explique par les caractères aboulique d’une
administration de plus à plus éloignée de l’attractivité des années 1985 à 1990.
Constatons ensemble que payer les agents non matricule par les
salaires des agents matriculés sortant ankylose le service et donne lieu aux
diverses mesquineries : lenteur dans le recrutement des enseignants nouvelles
unités, lourdeur pour le remplacement de sortant et pour le traitement de dossier de
l’entrant, maintien de déserteur sur le listing, détournement des salaires des
irréguliers, fichier de paie antinomique aux réalités des établissements.
I.2.6.3 INCOMPLETUDE DE LA REFORME SECOPE
Le SECOPE a-t-il failli à sa mission ? Globalement non. Le fichier de la
paie des agents, considéré comme le baromètre de la paie, oscille, depuis la
réforme engagée, entre 3 à 2% de la paie de non-conformité face au taux décrié de
40 à 45% des années 1992 à 2012.
La réforme engagée au SECOPE était idoine ? Pour toutes ces
questions la réponse se résume par un constat : l’incomplétude.
Pour parfaire sa réforme, le SECOPE devait se doter de la structure de
vérification systématique et cohérente des données envoyées par les provinces. Ces
données devaient passer au crible au niveau national et après que les entrants aient
20
été payés au forceps. Leurs identités devaient faire l’objet d’un contrôle vétilleux
pour dépoussiérer les faiblesses que recèle le fichier colossal de l’administration de
la paie en RDC.
L’absence de cette disposition précautionneuse a conféré à la réforme une
image bancale dont les manquements font la joie des « secopephobes » et le
déchirement des « secopephiles ». Consécutivement aux deux premières
interrogations, la troisième est savoir si ce service technique de l’EPST a droit à
une palme de réussite. globalement oui ; car, les données statistiques parlent
d’elles-mêmes 40 à 45 % de la paie de non-conformité par rapport aux réalités des
établissements avant la bancarisation, contre 3% à 2% de la non-conformité après
la réforme, constituent une haute voltige.
La fierté ministérielle est foisonnante. Toutefois, cette performance sera
évanescente si une restructuration n’est pas opérée en faveur de son
autonomisation. Plus le SEOPE. Est appelé à mamelle bien des structures à
l’EPST, plus il est appelé à se flotter avec toute la misère de ce ministère et plus il
est tiré vers le bas. Aussi loin que les uns et les autres jettent leur regard dans la
passé, et tenant compte de la proximité originellement inoxydable avec la
hiérarchie ministérielle d’un côté et d’un autre côté un attachement rampant avec
les structures partenariales controversées, son avenir est impondérable.
Et pourtant, du cabinet du ministre à la simple Conseilleriez Résidente, en
passant par le secrétariat-Général, l’Inspection Générale, les Coordinations
Nationales et Provinciales, les Directions Provinciales et Sous-Provinciales de
l’EPST, les Inspections Provinciales aux Pools d’Inspection, de la Direction
Nationale de SERNIE et ses structures jusqu’aux directions des écoles, l’évaluation
globale du SECOPE parait toujours, paradoxalement, mitigée. Cette structure
ministérielle a toujours été considérée vers les années 1985 à 1990 comme le
merveilleux outil trouvé dans les décombres de l’administration de la paie. Il est
courant d’apprendre dans les milieux des enseignants éligibles à la retraite que la
« faiblesse de fonction publique durant les années 1978 à 1983 à crée le SECOPE »
C’est autant dire que les critiques acerbes et les accusations nourries
depuis la fin de la coopération belge, en mai 1990, menacent son avenir. Cette
poule aux œufs d’or mérite tellement mieux qu’interférences inexorables et la
confusion entretenue dans sa mission ne cessent de le minorer. Sans remonter
jusqu’au déluge, le regretté vieux syndicaliste, Mwassa Tshitu a eu le courage et
l’opportunité de marteler, lors de la mémorable conférence nationale Souveraine
des années 1990-1991 que « si le SECOPE n’existait pas, il fallait le créer. Car, il a
sauvé la paie des enseignants de l’EPST dans un environnement de laisser aller et
21
de laisser faire totaux » il ne s’agit pas, à l’heure de la gratuité de l’enseignement
Primaire de louanger ou de vitupérer un service dont la mission cardinale set de
préparer la paie.
Mais d’apprécier, à juste titre qualité de sa maison, dans le contexte
difficile de la gratuité. Cette mission, assumée lors de la paie exécutée par les
comptables d’Etat, avait aussi été écornée à l’époque.
Chaque fois que le SECOPE sera jugé au travers les prismes des
opérations de paie et de certains syndicalistes imperméables à la noblesse, ce
service ne peut bénéficier que de l’appui du ministère en charge de ce secteur pour
l’accomplissement de sa mission. Aux yeux de nombreux témoins dans
l’administration de la paie, le SECOPE ne bénéficie pas de l’environnement
favorable de la production de travail depuis la nuit de temps, comparativement à la
Direction de la paie au ministère du budget et à l’ordonnancement au ministère des
finances. L’environnement est tel que les critiques implacables viennent
étonnement du fonctionnement du SECOPE.
Même monsieur tout le monde peut se livrer désastreusement à un
chapelet des critiques piètres et s’en féliciter misérablement dans son cercle
d’amis. Un des anciens ministres n’avait-il pas lâché devant un caucus des
gouverneurs que le SECOPE est à l’EPST ce que la curie romaine est à l’Eglise
catholiques.
Il y a plus des critiques approximatives que des considérations
authentiques.
« Critiquer le SECOPE est devenu une espèce du sport national, même la
sentinelle d’une école passe pour un donneur de leçon » dit-on dans les milieux
cloisonnées des assistants principaux (SASS), des assistants provinciaux (PASP) et
des directeurs provinciaux du SECOPE (DIPROSEC).
22
CONCLUSION PARTIELLE
Par rapport à ce premier chapitre, nous avons émis une conclusion
temporelle et avons présenté valablement comment est vu le SECOPE dans son
ensemble ; défini quelques concepts clés dans notre projet de recherche, savoir la
vraie histoire du service, ses missions, son organisation depuis le niveau national au
niveau provincial, répertorier toutes les antennes SECOPE de la province
éducationnelle du Sankuru 1. Et présenter un profil de succession de différents
DIPROSEC dans cette division provinciale.
Le chapitre suivant va nous parler essentiellement de l’impact du SECOPE
sur la paie des enseignants et traitera plusieurs points importants.
23
CHAP II. IMPACT DU SECOPE SUR LA PAIE DES
ENSEIGNANTS
II.0. INTRODUCTION
Dans ce deuxième chapitre de notre projet de recherche, il sera question de
donner l’historique de la paie des enseignants, fixer les formes des paies que les
enseignants ont connu depuis l’avènement du SECOPE, parler du suivi de la paie
mécanisée et donner les perspectives d’avenir de la paie normale des enseignants
congolais.
La deuxième partie de ce chapitre sera consacrée à la population d’étude et
échantillonnage suivi de la description des méthodes et techniques de collecte des
données pouvant nous permettre d’analyser et de traiter les résultats.
II.1 HISTORIQUE DU SYSTEME DE PAIE EN RD CONGO18
Historiquement, notre pays République Démocratique du Congo n’avait
pas la même manière d’administrer comme aujourd’hui, surtout à ceux qui
concerne la paie des agents et fonctionnaires.
L’Etat congolais avait un système classique par lequel il procédait pour
servir son personnel. Ce système consistait à recourir à des experts comptables
pour la réalisation ou l’exécution de la paie des agents et fonctionnaires qui se
trouvaient dans les différents secteurs de l’Etat congolais à l’aide des listings.
Le système classique des experts comptables dont il est question est réputé
comme un système traditionnel ou ancestral, suite à l’innovation apportée par le
gouvernement congolais. Avant la bancarisation, le personnel de l’Etat,
spécifiquement ceux du ministère de l’EPSP (ancienne appellation), les salaires
devaient être retirés de la banque et partagés dans des bureaux des coordinations de
chaque territoire. Par conséquent, les directeurs ou l’envoyé de chaque école ou
institution devaient alors passer dans les bureaux de coordination pour retirer les
salaires de chaque enseignant de son établissement scolaire.
Généralement, c’est un processus qui prenait beaucoup de temps et assorti
des pénalités énormes pour atteindre les fonctionnaires dans les postes de leur
travail entrainant même de répétitions de détournements et des choses illégales,
voire de mauvaise foi pour les agents payeurs du comptable public.
Vu les différents événements, le souci de la modernisation de notre pays, le
gouvernement congolais a voulu procéder à une nouvelle réforme de
18
SYLVAIN LOMOLA, Rapport final du SECOPE SANKURU, 2004
24
l’administration, dont le point d’entrée est la bancarisation des agents et
fonctionnaires.
De manière détaillée, l’histoire du système de paie en République
Démocratique du Congo, celui de la bancarisation, se présente aussi de la manière
suivante :
A l’arrivée des colonisateurs, l’enseignement fut organisé par les églises
catholique et protestante qui, d’ailleurs on fait route avec eux, en même temps que
les colons (commerçants).
L’ouverture des écoles était sanctionnée par les conventions entre l’Etat
Belge et le Saint Siège (ROME).
A cette époque, la paie fut un domaine exclusif des églises. Les fonds
provenaient soit des églises sœurs d’Europe et d’Amérique, soit par des produits
d’auto financement (travaux manuel des élèves et cantines).
Après la deuxième guerre mondiale, la Belgique s’est trouvée dans
l’obligation de subsidier certaines écoles suite aux difficultés connues par la force
publique lors de cette guerre (armée analphabète). Les conditions de viabilité sont
ainsi définies. Les écoles remplissant les conditions (qualification des enseignants
et effectifs élèves) sont subsidiées et payées par l’Etat via les associations
enseignantes. Les autres écoles non subsidiées, sont à charge des églises.
Après 1960, l’enseignement congolais est totalement subsidié, et la paie
des enseignants s’effectue par les associations enseignantes dans le livret de
travail.
Mais à partir de 1970, la paie des enseignants se faisait par de bulletin
individuel de paie édité par le bureau central de traitement, BCT en sigle, de la
fonction publique sur base des données prépayées par la Division informatique de
l’EPST.
En 1980, la Division informatique de l’EPSP est devenue autonome. La
paie s’effectuait alors sur listing école émis par cette division.
A partir de 1982, de nombreux abus sont constatés et de carences de
données sont observées tels que :
- Absence de données statistiques fiables ;
- Effectifs mal connus ;
- Enveloppe de paie non maitrisée ;
25
- Envoi désordonné des fonds salariés ;
- Paie non transparente ;
- Rappels intensifs
- Blocage des salaires sans raisons ;
- Salaires impayés ;
- Réclamations non enregistrées et non corrigées ;
- Détournements des salaires
Pour pallier à ces insuffisances, le commissaire d’Etat (Ministre) de
l’Enseignement Primaire, Secondaire et professionnel a institué la commission de
paie des enseignants chargée de procéder à la paie de toutes les écoles de la ville de
Kinshasa suivant l’esprit de l’arrêté Départemental N° 0043/83 du 08/06/1983.
Après la signature de l’Arrêté Départemental N° DPS/CCE/001/0073/84 du
12/11/1984 répertoriant les écoles publiques de Kinshasa, la paie est effectuée par
les comptables d’Etat aux chefs d’établissement à base des listings et enveloppes
établis manuellement par la commission.
A la création du SECOPE, le 24/09/1985, ce service sera chargé de
poursuivre la mission de contrôle et de la paie des enseignants et les cellules
Régionales sont installées en 1986.
Lors d’une réunion d’évaluation des activités du SECOPE tenue à GOMA
en 1988 à l’intention de tous les chefs des cellules Régionales du SECOPE, le
Département (ministère) de l’enseignement Primaire, Secondaire et professionnel a
décidé l’ouverture des comptes salaires placé sous la gestion des chefs des cellules
Régionales du SECOPE. L’enveloppe salariale de toutes les associations y était
logée.
Le chef de cellule Régionale (ou son représentant) émettait des chèques aux
gestionnaires des Associations. Et ceux-ci, après retrait de la banque, remettaient
aux chefs d’Etablissement qui, en dernier ressort, payaient les enseignants sur base
des listings imprimés par le SECOPE.
Plus tard, ayant constaté l’absence des intervenants des Ministères des
Finances et Budget dans le circuit de la paie des enseignants, le Ministère des
Finances a décidé de les incorporer dans le circuit financier officiel de la paie de
ces agents. Ainsi sont nés deux systèmes de paie à Kinshasa et en Province.
Pour KINSHASA, le comptable Public décaisse les fonds pour les remettre
directement aux chefs d’Etablissement qui paient les enseignants sur base des
26
listings édités par le SECOPE. Cette modalité de paie a été décidée par l’autorité
politique suite aux abus commis par les gestionnaires.
En Province, le comptable Public retire les fonds à la banque et les repartis
entre les mains des gestionnaires désignés et mandatés par les Représentants
Légaux.
Les gestionnaires à leur tour, cèdent les salaires aux chefs d’établissements
qui paient le personnel enseignant sur base des listings imprimés par le SECOPE
central. Plus tard, les comptables publics travailleront de concert avec la
commission provinciale de la paie et les gestionnaires qui ont régné en maitre,
chacun à son gré, dans les opérations noires.
Le protocole d’accord signé entre l’église et le gouvernement charge la
CARITAS Congo, une ASBL d’obédience catholique en charge des actes de
charités, de convoyer les fonds destinés à la paie de toutes les écoles catholiques du
pays dans les paroisses, retenues comme bureaux de parlement. Le but de chef de
cet accord est de réduire le retard de paiement et de payer le salaire sans fonction.
Cette paie débute en octobre 2011.
Malgré les différents changements des intervenants au circuit de la paie
depuis la création du SECOPE, les principes de la paie sont restés statiques dans la
forme et dans le fond. Du point de vue de la forme, le salaire continuait à passer
par plusieurs personnes avant d’atteindre le bénéficiaire tandis que sur le plan fond,
l’Etat payait le poste c’est-à-dire le salaire du sortant pouvait être bénéficié par
l’entrant.
a) JUSTIFICATION DE L’OPTION DU SYSTEME DE PAIE
A ce niveau, comme nous l’avons mentionné dans les lignes précédentes,
l’option du système de paie du personnel enseignant se justifie par le fait que les
bénéficiaires n’avaient et n’arrivaient pas à toucher l’entièreté de leurs salaires à
cause de beaucoup d’intervenants, sans cœur, dans le circuit de la paie. Trop
d’abus constatés. L’enseignant fut considéré comme un robot.19
A ce sujet, le gouvernement congolais s’est retrouvé dans une position de
faible emprise sur la maitrise de l’effectif de ses fonctionnaires ; car il fait des
nombreuses années que les autres structures autres que l’Etat s’occupaient de la
paie des agents et fonctionnaires de l’Etat comme le SECOPE pour les enseignants
des écoles publiques et la CARITAS pour les enseignants des écoles
19
SYLVAIN LOMOLA, Le service de contrôle et de la paie du personnel enseignant au SANKURU « Hier et
aujourd’hui, 2015.
27
conventionnées catholiques, ainsi que les autres structures de l’Etat. Alors que
l’Etat congolais gestionnaire et rémunérateur du personnel enseignant veut que son
employé reçoive son salaire au moment opportun conformément aux instructions
en la matière.
II.2. FORME DES PAIES
II.2.1. PAIE COMPTABLE.
Apres l’indépendance de notre pays en 1960, l’enseignement était
subsidié, les associations enseignantes ont organisé l’ enseignement et payaient les
personnels entre partie ; l’ Etat leur octroyait des subsidies et la paie des
enseignants s’effectuait par livre de travail. Mais, à partir de 1970, la paie des
enseignants se faisait par le bulletin individuel de paie édité par le bureau central de
traitement BCT de la fonction publique par la base des données présentées de la
division informatique20.
En 1980, la division informatique est devenue autonome et la paie
s’effectuait alors sur listing émis par cette division.
En 1983, des nombreux abus sont commis des carences des données
sont observées telle que :
- L’absence des données statistiques fiables ;
- L’effectif mal connus ;
- Enveloppe globale de paie non maitrisée ;
- Envoi désordonné des fonds aux salariés ;
- Paie non transparente et faussée ;
- Rappels intensifs et incontrôlés ;
- Blocage des salaires sans raison ;
- Salaires impayés
- Réclamations non enregistrées et non corrigées ;
- Détournements des salaires.
Pour pallier à ces insuffisances, les étapes ci-dessous ont été suivies
dans la ville de KINSHASA :
a) Institution d’une commission de paie des enseignants et d’une commission de
contrôle et de la paie des enseignants par l’Arrêté départemental N°043/83/
20
BEKANDA BOLIKI, Bancarisation de la paie, est-ce une menace à la gratuité de l’enseignement ?, Décembre
2021.KIN, P. 17.
28
du 08/juin 1983, et avec l’appui de la coopération belge ; les deux
commissions composées dans les écoles, les actes juridiques qui les ont créé;
contrôler la qualification des chefs d’établissement et constituer les dossiers.
L’arrêté ministériel N°0073/84 du 12/11/1984 a établi un répertoire des
écoles publiques dans la ville de Kinshasa.
Ici, la paie est effectuée par les comptables aux chefs d’établissement
à base des listings et enveloppes établies manuellement par la commission.
b) De 1985 à 2011 : par l’arrêté départemental N° DEN CCE/001/0121/85 du 24
sept 1985, le service de contrôle et de la paie des enseignants « SECOPE »,
crée pour poursuivre la mission de contrôle et de la paie des enseignants le
surcuit de la paie est organisé par les comptables d’Etat aux chefs
d’établissements sur base des listings et enveloppe établie par la commission.
La généralisation du SECOPE à travers le pays date de 1986 par
l’institution de l’arrêté N° DEPS/CCE/001/0018/86 du 21 janvier 1986,
portant création des cellules régionales (Direction Provinciale) du service du
contrôle et de la paie des enseignants. Ces bureaux SECOPE sont installés
dans les chefs lieu des provinces administratives. C’est alors qu’ont
commencé le recensement des établissements scolaires et des enseignants.
C’est la période de la paie réalisée (exécutée) par le SECOPE. Partir de 1988,
le département (ministère) de l’enseignement primaire et secondaire a décidé
l’ouverture des comptes salaires placés sous la gestion des chefs des cellules
régionales SECOPE, les enveloppes salariales de toutes les associations
enseignantes y étaient logées.
Les chefs des cellules émettent des chèques aux gestionnaires des
associations et ceux-ci les remettaient aux chefs d’établissement qui en
dernier ressort paient les enseignants sur base des listings imprimés par le
SECOPE. Les problèmes posé par cette paie ne sont autre que :
- L’absence des intervenants de ministère de finances et de
budget dans le circuit de la paie des enseignants ;
- Les abus commis par les gestionnaires (fonction de
salaires)
Plus tard, le ministère des finances a décidé d’incorporer les agents de
ces deux ministères dans le circuit de la paie des enseignants. D’où sont nés les deux
systèmes de paie à Kinshasa et en provinces.
29
1. A KINSHASA : les comptables d’Etat décaissent les fonds pour remettre
directement aux chefs d’établissements qui de leurs côtés paient les
enseignants sur base des listings édités par le SECOPE ;
2. EN PROVINCE : les comptables d’Etat décaissent les fonds de la banque et
les repartis entre les gestionnaires via le SECOPE. les gestionnaires à leurs
tours, cèdent les salaires aux chefs d’établissements qui paient les
enseignants sur base des listings imprimés par le SECOPE central.21
Il est à noter que les comptables d’Etat ont même travaillés de concert avec la
commission provinciale de la paie et les gestionnaires qui ont régner en maitre
chacun à son degré dans les opérations noires (Dimes, dettes imposées, frais de
transport, gardiennage) etc…
En octobre 2011, suite au protocole d’accord signé entre l’église catholique
et le gouvernement, la CARITAS-CONGO convoie les fonds destinés à la paie de
toutes les écoles catholique du pays dans les paroisses, retenues comme bureau de
paie. Le but de cet accord est de réduire le retard de paiement aux enseignants. En
définitive, depuis la création du SECOPE, la paie des enseignants présente des
insuffisances suivantes :
- Le salaire de l’enseignant passait par plusieurs personnes avant
d’atteindre le bénéficiaire. d’où l’opération noire était retenue sur
salaire ;
- L’Etat continuait à payant le poste et non l’individu. C’est-à dire, le
salaire de l’agent sortant pouvait être bénéficié à l’agent entrant ; et
depuis 2012 à ces jours, c’est la période de la bancarisation de la paie
des enseignants.
II.2.2. PAIE BANCARISEE
La bancarisation est un système qui permet à l’agent d’accéder
directement à son salaire géré aux services de la banque. C’est une paie
individuelle, nominative, personnelle.
La paie bancarisée favorise la paix sociale du personnel en facilitant
l’épargne et les différentes transactions bancaires.
La bancarisation favorise une paie rapide et régulière. Tel est la vision de
la réforme de la paie unité par le premier ministre Augustin MATATA MPONYO
en juillet 20112.22
21
BEKANDA BOLIKI, Bancarisation de la paie, Décembre 2021.KIN, P.17.
22
Premier ministre Augustin MATATA MPONYO en juillet 20112.
30
La paie bancarisé une opération graduelle elle commence avec la ville de
Kinshasa en juillet 2012, les chefs lieu des provinces en octobre 2012 et les
districts en mars 2013. La généralisation de la paie bancarisée au niveau de
territoire, des secteurs et des groupements date de mai 2013.
Il est à noter que la paie bancarisée est suivie par le SECOPE grâce aux
deux documents inessentiels qui sont :
1. Les listings de suivies de la paie édités par la direction centrale du
SECOPE ;
2. La liste de paie (DIREPAIE) émise par la direction de la paie du ministère
du budget.
A ces jours, les chefs d’accusation formulés aux nombreuses Banques
opérant la paie dans les Territoires, secteurs et groupements sont les suivantes :
Absence de succursales de banques ou des guichets avancés, d’où
perturbation du calendrier scolaire suite au déplacement massif et lointain du
personnels enseignants ;
Tarifs élevé des frais détenu de compte ;
Certaines banques sont locataire et mobile ;
A la TMB, la paie des enseignants des autres territoires deviens bimensuelle
ou trimestriel ;
Complexe de supériorité des agents de la banque sur les enseignants…
a. CHRONOLOGIE DE LA BANCARISATION
La bancarisation est un système qui permet à l’agent d’accéder aux services
de la Banque. Elle se veut individuelle, nominative et personnelle contrairement à
l’ancien système de paie où l’Etat payait le poste. Elle évite la pratique odieuse de
la ponction sur les salaires des enseignants, favorise la paix sociale du personnel en
facilitant l’épargne et les différentes transactions bancaires et favorise une paie
rapide et régulière.
En effet, les différents moments sont :
En Juillet 2012, les enseignants de la ville de Kinshasa sont payés par la
voie bancaire sur décision du 1er Ministre Augustin MATATA
PONYO ;
En Octobre 2012, les chefs-lieux de provinces entrent dans le circuit de
la paie par voie bancaire suivis des Districts en mars 2013.
31
Dans la province Educationnelle du Kasaï-Oriental 2, actuellement
Sankuru, seule la cité-ville de LODJA entre dans la Zone bancarisée de mars 2013,
par le système M-pesa avec 73 établissements et 1.099 agents ;
A la paie de Mai 2013, la bancarisation de la paie est généralisée au
niveau des territoires, des secteurs et des groupements de la République
Démocratique du Congo. Ainsi, onze banques commerciales sont
chargées de l’opération de la paie, selon la répartition établie par
l’association congolaise des Banques.
Il s’agit de :
1 _ Access Bank : - Nord Kivu ;
2 – AFRILAND : - Equateur ;
3 – BCDC : - Kasaï oriental et Kasaï-Occidental ;
4 – BIAC : - Bas-Congo, Katanga, Nord Kivu ;
5 – ECOBANCK : - Bandundu, Katanga, Maniema, Sud-Kivu ;
6 – RAWBANK :-Equateur, Maniema, Province occidental, Katanga ;
7 _ FIBANK : - Kasaï-Occidental ;
8 _ SOFIBANQUE : - Bandundu, Kasaï-Oriental, Province Oriental ;
9 _ TMB (Trust Merchant Bank) : - Bandundu, Kasaï-Occidental, Kasaï-
oriental, Katanga, Nord-Kivu, Sud-Kivu ;
10 UBA : - Equateur, Province oriental.
NB : Dans la province éducationnelle du Sankuru 1 et 2, deux banques
commerciales sont opérationnelles, la RAWBANK et la TMB. La SOFIBANQUE
qui utilisait le réseau de communication cellulaire (M-pesa pour VODACOM et
AIRTEL-money pour CELTEL) n’est plus dans le circuit de paie des enseignants
comme au paravent.
b. AVANTAGES ET INCONVENIENTS DU SYSTEME DE PAIE
AVANTAGES
- L’entrée de la République Démocratique du Congo dans le concert des
nations (la mondialisation) ;
- Contribue à la révolution de la modernité ;
- Evite la pratique odieuse de la ponction sur les salaires des enseignants ;
- Favorise la paix sociale, l’épargne, les transactions bancaires ;
- Une paie rapide et régulière.
INCONVENIENTS
- La ponction sur le salaire persiste encore ;
32
- Mauvais traitement des enseignants au niveau des structures bancaires ;
- Accouchements en public des femmes ;
- Décès des agents soit par l’étouffement, soit par les bousculades et âges
avancés pour les autres ;
- Omissions des noms sur les listes de paie ;
- Longue distance à parcourir pour les fonctionnaires (enseignants) qui
sont et qui restent dans les milieux reculés de banque ;
- Retrait des salaires par les inconnus ayant fabriqués les cartes aux noms
de vrais bénéficiaires ;
- Les soldes ne correspondent pas avec la réalité de la liste de la direction
de la paie nationale.
c. CADRE JURIDIQUE DE LA BANCARISATION DE LA PAIE DES
AGENTS ET FONCTIONNAIRES DE L’ETAT 23
Toute réglementation ou réforme est puisée dans un texte de loi. De ce fait,
la base juridique de la bancarisation de la paie des agents et fonctionnaires de
l’Etat ressort de :
- L’Arrêté interministériel N° 0039/CAB/MIN/F.P/2011, N°
016/CAB/MIN/BUDGET/2011 et N° 165/CAB/MIN/Finance/2011 du
2/Juillet/2011 portant disposition relative à la procédure de la paie des
agents et fonctionnaires de l’Etat en RD CONGO ;
- L’Arrêté interministériel N° 002/CAB/I/PM/MIN/BUDGET/2013 du
02/Févr/2013 modifiant et complétant l’Arrêté interministériel N°
039/CAB/MIN/FINANCE/2011 du 02 Juillet 2011 portant disposition
relative à la procédure de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat.
Pour matérialiser cette réforme de la paie des salaires par de comptes
bancaires, le gouvernement de la République a pris l’arrêté interministériel et
d’autres mesures d’accompagnement des arrêtés ci-haut repris donc :
- L’arrêté interministériel N°29910/CAB/ MIN/FINANCES/2011, N°
051/CAB/MIN/BUDGET/2011 et N° 071/CAB/MIN/PF/2011 du
12/11/2011 portant création nationale de suivi de la paie (CSP), ayant
pour mission la coordination et le suivi de la paie des agents et
fonctionnaires de l’Etat par voie bancaire ;
23
HODRIN TEGBESA, La bancarisation de paie des agents et fonctionnaire de l’Etat, mémoire ONLINE, UPC, 2014
33
- La désignation des points focaux devant servir d’interface entre
l’ordonnateur délégué, la banque commerciale intervenant dans cette
opération de payement et le service concerné de l’Etat ;
- La signature du protocole d’accord entre le gouvernement de la
République et l’association congolaise de banque déterminant les
engagements et les attentes des deux parties ;
- La communication à l’association congolaise de banque du canevas de
rapport mensuel de paie à présenter par les banques intervenant dans le
processus ainsi que l’indication aux banques commerciales par
truchement de la banque centrale du Congo, du sous compte général du
trésor N° CC 000642 dans lequel doivent être versés les reliquats
éventuels de la paie.
II.3 SUIVIS DE LA PAIE MECANISEE
II. 3.1. NOTION
Le suivi de la paie mécanisée ou suivi de la paie tout court constitue le
troisième pilier dans les activités de la direction provinciale du SECOPE. La paie
mécanisée est suivi à l’aide de deux documents essentiels suivants 24:
Les listings de suivi de paie édité par la direction centrale du SECOPE ;
Les listes (DIREPAIE) éditées par la direction de la paie du ministère du
budget.
A ce jours, le suivi de la paie s’effectue suivant l’esprit de la réorganisation
du SECOPE ou la reforme organisationnelle du SECOPE. La reforme
organisationnelle du SECOPE est dictée par l’impératif de la gratuité de
l’enseignement de base (maintien des salaires à l’établissement) et la bancarisation
de salaire des enseignants c’est-à-dire produire une paie réelle chaque mois, sans
fictif, ni agent omis de la paie.
La réorganisation est motivée par les finalités suivantes25 :
- Rendre le SECOPE plus performent et lui permettre de maitre en
œuvre ces mission avec efficiences et efficacité ;
- Obtenir une paie conforme à la réalité : tous les agents sont payés sur
base de la présence au poste d’affectation (zéro omis et zéro fictif)
24
Rapport annuelle de la direction provinciale du SECOPE
25
Ibidem
34
- Réduire les délais de remonter et de traitement des informations
depuis les antennes jusqu’au SECOPE national pour pouvoir mettre à
jour la base de données dans le mois de la paie ;
- Réduire le taux d’anomalies des données de la paie et des données
administratives ;
- Corriger les anomalies détectées avant l’établissement de la paie du
mois.
La réorganisation du SECOPE comporte quatre composantes ci-dessous :
a. La composante organisation : elle consiste à rationaliser l’organisation du
SECOPE au niveau central et au niveau déconcentré des directions
provinciales et antennes ; et de mettre en place un système de contrôle
interne afin de contrôler et suivre le résultat et l’application des règles et des
procédures.
b. Le composant système d’information : cette composante à ses objectifs qui
sont entre autres : moderniser et renforcer le système d’information et la
gestion de la base de données, déconcentrer le système informatique au
niveau de directions provinciales et les antennes pour que le traitement des
données se fasse en temps réel et de chercher la sécurité informatique et
organisationnelle afin de garantir la fiabilité de données et la continuité du
service ;
c. La composante ressources humaines : cette composante vise à rationaliser la
gestion de ressources humaines par l’élaboration d’un nouveau cadre
organique, clarifier les rôles et responsabilités des agents du SECOPE en
élaborant le job description de chaque poste afin de renforcer les
compétences par un programme de formation adaptée aux exigences de la
réforme du SECOPE ;
d. La composante d’équipement : elle vise à mettre à niveau progressivement
les équipements et les locaux (outil informatique et moyen de mobilité),
compléter les trois composantes précédentes par les fournitures des
équipements informatiques, solaires et des moyens de mobilités nécessaires
à la mise en œuvre efficiente des actions de réforme.
Au-delà de ces 4 composantes, la stratégie de la reforme repose sur 2 autres
composantes essentielles pour sa réussite :
1. Le changement de la conduite se traduit par la gratuité des services rendus
par le SECOPE et la responsabilité du changement de la conduite des agents
35
du SECOPE par le directeur provincial dans sa province éducationnelle. Les
PASP, les Chefs des cellules de la direction provinciale et les chefs
d’antennes SECOPE sont responsables des actions qui concernent leurs
fonctions et structures.
2. La conduite du changement : est un processus d’accompagnement des
acteurs qui ont à mettre en œuvre des nouvelles pratiques et méthodes en
rupture avec celle du passé.
Dans le cadre de la réorganisation du SECOPE, chaque cadre et agent doit
être acteur du changement de sa fonction à tout le niveau de la hiérarchie. La
conduite du changement doit être impulsée par la hiérarchie : direction nationale et
les directions provinciales qui doivent former, conseiller, encourager et aider les
acteurs.
II.3.2. PLAN D’ACTION DU SUIVI DE LA PAIE DE LA DIRECTION
PROVINCIALE DU SECOPE
a. Les PASP
A.1. préparation du contrôle mensuelle dans les établissements :
- vérifier la transmission à l’antenne les listings de suivi de la paie ;
- vérifier l’existence et l’application par l’antenne du planning du
contrôle mensuel des établissements ;
- conseil et assiste l’antenne dans l’application des procédures et des
textes
A.2. finalisation des contrôles mensuels dans les établissements
- conseil et assiste l’antenne dans l’application des procédures et des
textes ;
- Assiste le chef d’antenne pour les dossiers en problème ;
- Vérifie les dates de transmission de mise à jour à la direction
provinciale ;
- Analyse le rapport de contrôle mensuel établi par le chef d’antenne.
A.3. validation des mises à jour et des statistiques :
- valider les dossiers des mises à jour dans le respect du
chronogramme ;
- établit chaque semaine l’état de dossiers en cours de traitement à son
niveau (dossiers non transmis au DIPROSEC)
- valider les états statistiques établis par l’antenne avant leurs
transmissions au service statistique de la direction provinciale (avant
le 21 du mois en cours).
36
b. SECRETARIAT
B.1. enregistrement des dossiers ;
Tenir le registre de dossier transmis par l’antenne et y indiquer la date
d’entrer du dossier ; la date de prise en charge par le PASP, la date du retour de
dossiers de PASP, la date de transmission au DIPROSEC, la date de validation par
le DIPROSEC ainsi que la date de la transmission à la direction nationale du
SECOPE.
B.2. suivi de dossier : faire la liste hebdomadaire des dossiers en cours
de traitement (entrée et validation par DIPROSEC, suivre de nombre) et
pourcentage des dossiers transmis (à partir des date cocher DIPROSEC et
B.3. suivi de réclamation des agents concernant la paie :
Tenir un registre de suivi de réclamation indiquant
la date de réclamation et celle de traitement des
anomalies dans la liste de paie (cas d’omission ou
de différence de salaire) ;
Tenir un état de suivi de réclamation non traitées ;
Relancer de l’antenne l’information au SECOPE
national par transmission en DIRPAIE ;
Etablir un état nominatif mensuel des agents
n’ayant pas reçu leurs paie du mois M-1 ; à partir
des états nominatifs transmis par les antennes ;
Transmettre l’état nominatif mensuel à la direction
nationale du SECOPE
c. Statistiques : les fichiers statistiques établis par la paie mensuelle sont
informatisées26
- Faire un état statistique de l’effectivité de la paie à partir
des rapports de contrôle mensuel transmis par les
antennes c’est-à-dire prélever le nombre et pourcentage
des absents ayant reçu leur paie par banque ou opérateur ;
- Faire le commentaire et analyse en vue de ressortir les
principales tendances ;
- Produire les états statistiques mensuels sur tout l’effectif
P et NP à partir de fiche d’effectif des agents payés et
26
Rapport annuelle de la direction provinciale du SECOPE
37
non payés transmis par les antennes : ces statistique sont
traitées sous-plusieurs critères (sexe, Qualification, âge)
et plusieurs niveaux de synthèse (antenne, sous-division,
régime de gestion, structures etc.)
- Analyser les écarts entre les listings de suivis de la paie
et les états statistiques des agents P et NP transmis par les
antennes ;
- Etablir les états statistiques des élèves filles, garçon à
partir des fiches transmises par les antennes. Ces états
statistiques sont présentés au même niveau de synthèse
que les statistiques des agents.
C.1. transmission des états statistiques au SECOPE national : transmettre les
statistiques au plus tard le 28/ du mois en cours avec copie au service archive et ces
états sont : état statistique de l’effectif de la paie, état des effectifs P et NP et états
statistiques des élèves.
D. ARCHIVES
Créer un registre des entrées et sorties de dossier des archives ;
Classer les dossiers des actifs et archiver les dossiers des passifs;
Faire un classement basé sur les critères suivants : par sous division,
antenne, établissement ;
Remplacer les chemises déchirées
Ranger la salle des archives
Archiver dans l’ordre chronologique les documents de contrôle physique, les
courriers et les états statistiques.
E.INFORMATIQUE
Transmettre aux antennes les listings de suivi de la paie dès la réception et
avant le 30 du mois M-1.
F. DIRECTEUR PROVICIAL
F.1. suivi quotidien :
Réception et expédition des courriers du secrétariat ;
Réception des dossiers de mise à jour provenant des antennes ;
Délai d’exploitation des mises à jour par les PASP ;
Tenu des registres par le secrétariat et par les archives.
38
F.2. suivi hebdomadaire :
Dossier en cours de traitement au niveau de la direction provinciale ;
Dossier en cours de traitement au niveau des antennes ;
Dossier non finalisé au niveau des établissements ;
Suivi du traitement de réclamation ;
Suivi du respect du chronogramme ;
Avancement des actions de reformes et le respect des nouvelles procédures
par le service.
F.3. suivi mensuel :
Contrôle physique dans les établissements ;
Les mises à jours : nombre des dossiers reçus à la direction provinciale,
traités, transmis à la direction nationale, non transmis ;
Vérifier l’état de mise à jour non intégré dans la paie du mois en cours ;
Tenir en compte les dossiers non finalisés au niveau des antennes ;
Registre des réclamations ;
Etablir un état nominatif des agents décédés à remplacer dans le mois
précédent ;
Etablir un état statistique ;
Etablir un rapport mensuel de suivi de la direction provinciale à transmettre
par électronique et papier à la direction nationale au plus tard le 28 du mois
en cours.
II.3.3 LES PERSPECTIVES D’AVENIR DE LA PAIE DES ENSEIGNANTS.
La liste des avantages s’allonge. La paie est concomitamment
nominative, personnelle et individuelle ; la culture de l’épargne, l’octroi des
crédits, l’effilochement d’intermédiaires, la garantie d’obtention de la totalité du
salaire exhibent la splendeur de la réforme.
Au même moment, les émissions organisées dans les médias scolaires
notamment « la radio et la télé scolaire » soulèvent une question qui continue d’en
appeler d’autres : le non-respect de nombre des jours des cours et le non
parachèvement des programmes ne constituent-ils pas une dérive en ce qui
concerne l’instruction de fond ? Autant la bancarisation se relève comme le mode
avant-gardiste, autant son amélioration s’impose.
Ce mode novateur doit urgemment intégrer dans son organisation les
recommandations notamment celles formulées lors du troisième atelier
39
d’évaluation de la mise en œuvre de la réforme organisé du 06 au 08 février 2019
par le CSP (comité de suivi de la paie) à l’espace maranatha de la GOMBE :
Ouverture des agences de banques payeuses dans tous les chefs-lieux des
territoires ;
Que la paie des enseignants soit accordée aux banques implantées sur les
lieux (villes et territoires) ;
Faute de l’implantation des banques, les sociétés des micro-finances
notamment : IFOD (institut financière pour les œuvres de développement) et
FINCA (fondation for-international comunuty assistance) soient les recours
pour les banques en difficultés dans les zones à accès très difficile ;
Que la banque qui exécute la paie des salaires des enseignants de
l’établissement procède également à la paie des frais de fonctionnement de
l’établissement ;
Que la paie soit mensuelle et non trimestrielle, ni bimestrielle ;
Que le taux d’exécution de la paie des salaires soit égal à celui d’exécution
de la paie des frais de fonctionnement des écoles primaires et bureaux
gestionnaires ;
Que les banques commerciales et les sociétés des micros-finances respectent
la dignité humaine des enseignants lors de la paie.
CHAPITRE III. METHODOLOGIE DU TRAVAIL
III.1 Introduction
Après avoir décrit systématiquement le processus de paie des
enseignants et la situation du SECOPE, il nous semble utile de présenter les
40
données sur la population et échantillonnage d’une part, et les méthodes et
techniques utilisées pour faciliter la récolte de celles-ci.
III.2 POPULATION ET ECHANTILLONNAGE
III.3.1 POPULATION D’ETUDE
Mener une recherche nécessite une population intéressante que le
chercheur devra contacter pour fournir ce dont il a besoin. Comme l’indique le
sujet de recherche, notre investigation porte spécialement sur le SECOPE et paie
des enseignants dans la province éducationnelle du Sankuru1. Enjeux et
perspectives.
Il est évident pour nous de faire allusion à l’ensemble de référence sur
les quelles vont porter nos observations et à partir desquelles on dégagera des
conclusions. Cet ensemble est appelé : « ensemble statistique » ou population.
De ce fait, plusieurs auteurs ont défini la population et chacun de sa
manière.
BOSSER.B et al, cité par BINTU définissent la population d’étude comme
« l’ensemble des cas réels et possibles sur les quels porte l’enquête et qui constitue
une collectivité »27
De son côté, DELANDSHEERE cité par O. LOHAKO, conçoit la
population comme un ensemble d’individus, d’objets ou d’événements sur lesquels
les résultats d’une investigation peuvent être généralisés.28
Selon KITUMBA cité par O. LOHAKO, la population est l’ensemble fini
d’un individu, d’objets, d’institutions auquel s’adresse une recherche.29
La définition de HAINAULT, d’après laquelle la population d’étude est
l’ensemble d’éléments parmi lesquels on peut choisir l’échantillon nous semble
plausible.30
En ce qui nous concerne, notre population est constituée de tous les
enseignants payés de la province éducationnelle du Sankuru 1 qui est composée de
trois territoires notamment : kole, lodja et lomela. La présentation du tableau
reprenant les antennes SECOPE a été faite dans le chapitre premier de la présente
étude.
27
BINTU,
28
O. LOHAKO, gestion des enseignants et formation continue, UNILOD, 2020
29
Ibidem
30
HAINAULT, Concepts et méthodes de la Statistique, Bruxelles, 1975.
41
III.3.2 ECHANTILLON
L’échantillon est une fraction réduite et représentative de la population ou
d’un ensemble statistique auprès duquel le chercheur doit collecter les données.
Pour le dictionnaire Larousse, l’échantillonnage est une fraction
représentative d’une population ou d’un ensemble statistique.31
HENRI PIERON (1979) de son côté définie l’échantillon comme le
nombre limité d’observations, des cas ou d’individus choisi parmi une population.
C’est aussi un ensemble fini d’éléments considéré comme extrait d’une population
selon une loi de probabilité déterminée.
Pour nous, un échantillon est un fragment d’éléments statistiques tiré d’une
population pour juger cette population mère.
De ce qui précède, la sélection de l’échantillon se fait de telle manière que
l’analyse des résultats fournis par cet échantillon donne lieu à des conclusions
généralisables à l’ensemble de la population.
De ce fait, l’échantillon prélevé doit être représentatif de la population où il
est tiré, c’est-à-dire les caractéristiques doivent être les reflets des caractéristiques
de la population.
L’échantillon justifie aussi une petite quantité des marchandises qui donne
une idée représentative d’une population d’un ensemble de statistique. Parmi les
techniques d’échantillonnage, notre choix porte uniquement sur l’échantillonnage
aléatoire simple sur base de probabilité en pratique ; cette technique nous a servis
de tirer au hasard et c’est de manière aléatoire quelques antennes SECOPE de la
province éducationnelle du Sankuru1 ou les enseignants sont butés a beaucoup de
difficultés lors de leur paiement.
Pour ce qui est de notre cas, notre échantillon est constitué de 85
enseignants payés des trois territoires environnant les antennes SECOPE de la
province éducationnelle SANKURU1.
Tableau N° 02 : Constitution de l’échantillon
N° ID DENOMINATIO TERRITOIRE Nombre
SECOPE N d’enseignants/ANTENN
E
01 91 37694 ANT.LODJA 1 LODJA 20
31
Dictionnaire Op. Cit
42
02 91 64717 ANT. LODJA 4 LODJA 20
03 91 37929 ANT. LOMELA LOMELA 10
1
04 91 62684 ANT. LOMELA LOMELA 10
4
05 91 37697 ANT. KOLE 2 KOLE 15
06 91 65212 ANT. KOLE 6 KOLE 10
TOTAL 6 - 85
Source : Rapport annuel de la direction provinciale du SECOPE sankuru1.
Commentaire :
Ce tableau renseigne le nombre d’enseignants retenus comme échantillon
de notre étude. Comme on peut bien le constater, nous aurons à faire avec un total
de 85 enseignants répartis dans les 3 territoires concernés par notre enquête. Vu la
densité même de chaque population à payer par territoire, nous avons pris un total
de 40 enseignants pour le compte de territoire de LODJA, 25 enseignants pour le
territoire de KOLE, et 20 enseignants pour le compte du territoire de LOMELA.
III.4. METHODES ET TECHNIQUES DE COLLECTE DES DONNEES.
III.4.1 METHODES
Ce mot est un emprunt du mot latin metha (vers) et odos (chemin) qui veut
dire direction ou chemin vers… le mot grec methodos signifie aussi route, voie,
direction qui mène au but.
Pour Madeleine (2001, P. 352), la méthode est l’ensemble d’opération
intellectuelle par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle
poursuit, les démontre et les vérifie. Elle répond à la question comment ?
La méthodologie désigne l’ensemble des méthodes et techniques qui
orientent l’élaboration d’une recherche et qui guident la démarche scientifique
pour arriver à un certain résultat.
C’est pourquoi l’utilisation d’une méthodologie adéquate s’avère
indispensable pour une recherche scientifique, en ce sens qu’on ne saurait pas
envisager une recherche sans en prévoir la voie pour atteindre l’objet que l’on
s’est assigné.
43
Etant donné que toute recherche scientifique nécessite l’usage des méthodes
et des techniques de récolte des données capables de permettre d’atteindre les
objectifs visés par le chercheur, nous nous sommes servis de :
Méthode d’enquête ;
Méthode historique ;
Méthode analytique ;
Méthode d’observation ;
Méthode expérimentale.
III.4.1.1 METHODE D’ENQUETE
Selon le dictionnaire de poche, 2014. P 147, c’est l’étude d’une
question réunissant des témoignages d’expérience, des documents. C’est une
recherche ordonnée par une autorité administrative et judiciaire 32.
Dans le cadre de notre recherche, cette méthode nous a permis de
mener une enquête sur le déroulement de la des enseignants sur les différentes
banques de la province éducationnelle sankuru1.
III.4.1.2 METHODE HISTORIQUE
Par définition, la méthode historique est une méthode employée pour
constituer l’histoire ; elle sert à déterminer scientifiquement les faits historiques,
puis à les grouper en un système scientifique.
Cette méthode nous a aidés à déceler ou découvrir dans un espace des
temps, l’évolution à la fois du secope et du système de bancarisation de la paye des
salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat.
III.4.1.3 METHODE ANALYTIQUE
Cette méthode est définie comme étant une analyse systématique des toutes
les informations ainsi que les données récoltées.
Cette méthode nous a permis d’analyser des données recueillies grâce aux
échanges que nous avons eus avec les différents enseignants.
A l’aide de cette méthode, nous avons récoltés les informations auprès des
enseignants sur base d’un questionnaire d’enquête.
32
Dictionnaire de poche,2014. P 147.
44
III.4.1.4 METHODE D’OBSERVATION
Le dictionnaire petit LAROUSSE définit l’observation comme étant
l’action de regarder avec attention les êtres, les choses, les événements et les
phénomènes pour les étudier, les surveiller et tirer les conclusions.33
Pour MYERSA (2003 : 570), l’observation est une attitude qui consiste à
relever, à reporter systématiquement les faits. Elle constitue un outil, un moyen de
la méthode scientifique.
Par notre participation active, nous avons observé et relevé les différents
comportements vécus par les enseignants dans les lieux de paie.
III.4.1.5 METHODE EXPERIMENTALE
Dans le cadre de notre recherche, cette méthode nous a permis d’avoir
beaucoup d’expérience sur le déroulement et fonctionnement du service de
contrôle et de la paie des enseignants dans la province éducationnelle du
Sankuru1.
III.4.2. TECHNIQUES
Du grec « techné » qui désigne : l’art, les moyens d’atteindre un but situé
au niveau des faits ou des étapes pratiques.
Pour M. GRAWITZ cité par MAPENZI KONGOLO, Il s’agit des
instruments, des moyens au service de méthode dans le but de collecter les données
nécessaires dans une recherche scientifique pour détecter et expliquer rapidement
la vérité.34
Pour la réalisation de ce présent travail, nous avons fait recours aux
techniques ci-après :
III.4.2.1 TECHNIQUE DE QUESTIONNAIRE
Le questionnaire est une des formes principales de la méthode d’enquête
utilisant la voie d’une même liste des questions préparées à l’avance à un grand
nombre de personne qui conduit au dépouillement systématique des réponses
écrites.
C’est grâce à la technique de questionnaire que nous avons administré et
récolté les résultats de notre enquête.
33
Dictionnaire LAROUSSE, 1992, p689.
34
MAPEZI KONGOLO, Bancarisation de la paie de salaires des agents et fonctionnaire de l’Etat en RDC, Kinshasa
2014.
45
III.4.2.2 TECHNIQUE DOCUMENTAIRE
Ces techniques sont ainsi désignées parce qu’elles mettent en présence le
chercheur d’une part, et les documents supposés contenir des informations
recherchées d’autre part elles s’appellent aussi technique non vivantes ou
techniques d’observation indirecte.35
Ici l’observation sur la réalité sociale transite par la lecture des œuvres
aussi bien matérielles qu’immatérielles produites par l’homme vivant en société.
Cette technique a été d’une importance capitale car elle nous a permis de
consulter les ouvrages, les travaux scientifiques et autres documents ayant trait à
notre sujet
III.4.2.3 TECHNIQUE D’INTERVIEW
La notion d’interview désigne un tête-à-tête au cours duquel l’enquêté
fourni oralement des informations à l’enquêteur.36
Pour R. Pinto et M. GRAWITZ interview signifie : « une forme de
communication établie entre deux personnes qui ne se connaissent pas ayant pour
but de recueillir certaines informations concernant un objet précis ». De façon plus
explicite, les deux auteurs renchérissent que l’interview « est un procédé
d’investigation scientifique utilisant un processus de communication verbale, pour
recueillir des informations, en relation avec le but fixé ».37
En nous résumant, retenons que l’interview évoque le procédé de collecte
de données qui s’appuie sur la communication verbale permettant au chercheur
d’obtenir les informations dont il a besoin de la part des personnes s’opposées
renseignées. Cette communication reste soumise à une série de contraintes
scientifiques devant garantir l’objectivité des réponses attendues.
A l’aide de cette technique, nous sommes entrée en contact avec nos
enquêtés, en particulier les enseignants, les agents des différentes Bank et ceux du
SECOPE de manière à obtenir leur point de vue en rapport avec le présent travail.
III.4.2.4 TECHNIQUE STATISTIQUE
C’est une technique grâce à laquelle nous avions analysés les données de
manière statistique telle que les recours au pourcentage.
35
S. SHOMBA KINYAMBA, Méthodologie et épistémologie de la recherche scientifique, Kinshasa, 2013.
36
Ibidem
37
PINTO R et GRAWITZ M, Méthodes des sciences sociales, Paris, 1970.
46
n x 100
%=
N
Légende :
%= pourcentage
f= fréquence
N = taille de l’échantillon
100= constante.
Le pourcentage est assez pertinent car, il permet de trouver l’effectif total
des sujets de l’enquête ou des variables dans le moindre détaille ; ce choix
judicieux permet des faits importants et efficace en vue d’économiser le temps
pour la réalisation des objectifs visés.38
CONCLUSION PARTIELLE
Notre rédaction par rapport à ce deuxième chapitre s’articule autour de
plusieurs points détaillés concernant les formes des paies qui nous les avons
38
D’après les investigations du chercheur.
47
catégorisées en deux notamment : la forme de paie par les comptables d’Etat
depuis les années 1975 et la paie bancarisée qui à commencer en juillet 2012 par
rapport à la vision de la réforme de la paie initiée par le premier ministre Augustin
MATATA PONYO ; et nous avons émis quelques perspectives d’avenir de la paie
des enseignants , la population d’étude et les échantillon était aborder ainsi-que les
méthodes et techniques qui nous permis de bien collecté les données.
A ce fin du deuxième chapitre, nous avons un troisième chapitre qui va
nous parler de la méthodologie du travail de notre recherche.
48
CHAPITRE IV. PRESENTATION, ANALYSE ET
INTERPRETATION DES RESULTATS
IV.0. Introduction
Après avoir présenté le milieu d’étude, déterminé la population et
l’échantillon avec les méthodes et les techniques utilisées pour la récolte des
données, il convient dans le présent chapitre de procéder à la présentation des
données recueillies lors de nos enquêtés. Comme on peut bien le remarquer, cette
dernière partie comprendra trois points essentiels : le premier sera consacré à la
présentation des données, suivi de l’analyse et bouclé par l’interprétation des
données analysées.
IV.1. PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS
A titre de rappel, les données qui seront présentées dans les lignes qui
suivent sont les résultats des enquêtes menées auprès de 50 enseignants de la
Sous-division provinciale LODJA 1 concernant les réalités vécues par les mêmes
enseignants au sujet de l’implication du SECOPE dans le problème lié à leur paie.
TABLEAU N° 03 : Présentation du nombre d’Antennes SECOPE par Territoire
N° Territoire Nombre Observation
d’Antennes
SECOPE
01 KOLE 8 -
02 LODJA 12 -
03 LOMELA 6 -
TOTAL 26 -
Source : Rapport annuel du bureau statistique Provincial.
Commentaire :
Il ressort de ce tableau le nombre Total d’antennes SECOPE se trouvant
dans la province Educationnelle SANKURU1. Comme on peut bien le constater, la
répartition par territoire se présente de la manière suivante, par ordre décroissant :
49
LODJA : 12 antennes SECOPE.
KOLE : 8 antennes SECOPE ;
LOMELA : 6 antennes SECOPE. Il sied de noter, au vue des données de ce
tableau, que le Territoire de LODJA compte plus d’antennes SECOPE que
les deux autres territoires.
TABLEAU N° 04 : Présentation du nombre d’établissements budgétisés par
niveau :
N° NIVEAU Nombre Observation
d’établissement
01 Maternel 68 -
02 Primaire 827 -
03 Secondaire 275 -
04 Bureaux 87 -
TOTAL 1257 -
Source : Rapport annuel du bureau statistique Provincial.
Commentaire :
A la lumière des données de ce tableau, il se dégage l’effectif total
d’établissements et bureaux gestionnaires budgétisés dans l’ensemble de la
Province Educationnelle SANKURU 1. Ce nombre s’élève à 1257 sur
l’étendue de la province réparti par niveau comme suit :
Le niveau maternel compte 68 établissements budgétisés ;
Le niveau primaire compte 827 établissements budgétisés ;
Le niveau secondaire en a 87 ;
Et en fin les bureaux gestionnaires sont au nombre de 87.
50
TABLEAU N° 05 : Présentation de l’effectif d’agents payés dans l’ensemble de la
Province Educationnelle SANKURU 1 par sexe
N° SEXE Nombre d’agents Observation
payés
01 Homme 9.583 -
02 Femme 2.843 -
TOTAL 12.426 -
Source : Rapport annuel du bureau statistique Provincial.
Commentaire :
S’agissant de l’effectif total d’agents payés dans les établissements à
différents niveaux d’enseignement dans l’ensemble de la Province Educationnelle
SANKURU 1, il ressort que 12.426 agents sont payés, parmi lesquels on compte
9.583 hommes payés, contre 2.843 femmes, soit respectivement 77,1% et 22,8%.
On peut du reste déduire que le pourcentage d’agents de sexe masculin est
largement supérieur à celui de l’effectif d’agents de sexe féminin.
TABLEAU N° 06 : Répartition des enseignants de notre échantillon selon le sexe
ECOLE Nbre. D’ENSEIGNANTS SEXE
Homme % Femme %
Primaire 33 26 79 07 21
Secondaire 52 41 79 11 21
TOTAL 85 67 79 18 21
SOURCE : Enquête sur terrain.
Commentaires :
Contrairement au nombre de sujets payés sur toute l’étendue de la Province
éducationnelle du SANKURU 1 par sexe, les données de ce tableau montrent que
notre population d’étude est composée de 67 sujets de sexe masculin, soit 79 dont
26, soit 79% sont du cycle primaire, contre 18 sujets de sexe féminin, soit 21%
51
dont 7 femmes du primaire et 11 du secondaire. Ceci montre combien la parité est
bel et bien respectée.
TABLEAU N° 07 : Répartition des enseignants selon l’âge
AGE FREQUENCE %
De 20 à 30 ans 12 14,1%
De 31 à 41 ans 36 42,3%
De 42 à 52 ans 16 18,8%
De 53 à 63 ans 12 14,1%
De 64 à plus 09 10,5%
TOTAL 85 99,9 %
SOURCE : Enquête sur terrain
Commentaires :
Ce tableau reprend la tranche d’âge des enseignants œuvrant dans les écoles
enquêtés. Cette tranche d’âge s’étend généralement à partir de 20 jusqu’au-delà de
64 ans. Ce qui témoigne que les enseignants enquêtés ont une certaine ancienneté
dans le domaine.
TABLEAU N° 8 : Répartition des enseignants selon leur niveau d’étude
NIVEAU D’ETUDE FREQUENCE %
D6 (Diplôme d’Etat) 29 34,1
G3 (Gradué) 37 43,5
L2 (Licencié) 19 22,3
TOTAL 85 100
SOURCE : Enquête sur terrain
Commentaires :
Il se dégage de ce tableau les niveaux d’étude des différents enseignants
enquêtés. Comme on peut bien lire les données de ce tableau, on constate que 29
enseignants sur 85 sont de D6, soit 34,1% ; 37 enseignants sont des Gradués, soit
43,5% et 19 enseignants sont des licenciés, soit 22,3 %.
52
TABLEAU N° 9: Répartition des enseignants selon leur état civil
ETAT CIVIL FREQUENCE %
Célibataire 21 25
Marié 51 60
Veuf (ve) 13 15
TOTAL 85 100
SOURCE : Enquête sur terrain
Commentaires :
A la lumière de données de ce tableau, on remarque que plusieurs
enseignants des écoles enquêtées vivent dans une union conjugale. Soit 51 sur 85,
soit 60%, 21 enseignants célibataires, soit 25%, contre 13 enseignants (es) veufs
(ves), soit 15%.
TABLEAU N° 10 : REPARTITION DES ENSEIGNANTS SELON LEUR
REGIME DE GESTION DES ECOLES
REGIME DE GESTION FREQUENCE %
N.C 27 31
C.C 20 24
C.P 11 13
C. NEM 09 11
C. EPECO 06 7
C.K 12 14
TOTAL 85 100
SOURCE : Enquête sur terrain.
Commentaires :
Comme on le voit bien, ce tableau indique la composante des différents
régimes de gestion des écoles prises comme échantillon. Dans les 6 régimes de
gestion les enseignants sont bien représentés.
QUESTIONS PROPREMENT DITES
53
Pour nous imprégner des réalités avec l’influence du SECOPE sur le
mécanisme de paie des enseignants, quelques questions étaient posées aux
enseignants des 3 territoires pris comme échantillon de notre travail.
Il faut à ce sujet noter que les données relatives aux questions posées
seront tout de même logées dans les tableaux et suivis des brefs de commentaires.
Tableau N° 11 : Réactions des enseignants selon qu’ils sont payés ou pas par l’Etat
N° Occurrences f %
01 OUI 85 100
02 NON 00 00
TOTAL 85 100
Source : Enquête sur terrain.
Commentaire :
A la question de savoir si les personnes interrogées sont payées par l’Etat,
tous les enseignants enquêtés affirment être payés par l’Etat, soit 100%.
Tableau N° 12 : Réponses des Enseignants sur la nature des opérateurs de paie
N° Opérateurs de paie F %
01 RAWBANK 40 47
02 TMB 25 29
03 OD (Comptable d’Etat) 20 24
TOTAL 85 100
Source : Enquête sur terrain.
Commentaire :
Plusieurs opérateurs sont chargés de la paie des enseignants dans les trois
territoires de la province éducationnelle SANKURU 1, parmi lesquels on peut
citer : la RAWBANK, la TMB et les comptables d’Etat.
54
Tableau N° 13: Réponses des enseignants sur l’échéance tardive ou non de la paie
(temps réel)
N° Occurrences F %
01 OUI 25 29
02 NON 60 71
TOTAL 85 100
Source : Enquête sur terrain.
Commentaire :
S’agissant du respect de l’échéance de paiement des enseignants par les
opérateurs de paie, plusieurs enseignants confirment qu’ils ne sont pas payés en
temps réel, tandis que les autres reconnaissent quand-même qu’ils sont payés en
temps, surtout ceux de la TMB. Soit respectivement 71% contre 29%.
Quelles sont les difficultés rencontrez-vous pendant la paie ?
Plusieurs difficultés rencontrées par les enseignants pendant la paie sont
évoquées par ces derniers de plusieurs ordres et en fonction de chaque opérateur.
Parmi ces difficultés on peut citer :
1. Pour la RAWBANK :
Cette banque expose les enseignants et consomme beaucoup de jours à
l’enseignant qui a besoin de toucher à son salaire ;
Monnayage de l’accès au guichet par les services de garde ;
Bousculade des enseignants et manque total de considération par les
policiers commis pour la garde ;
L’orgueil, arrogance et manque de dignité humaine par les agents payeurs
lors de la paie, etc…
2. Pour la TMB :
Pas de respect envers les enseignants par les agents payeurs ;
Délestage du réseau ;
Retard pour accéder à ce salaire ;
3. Pour les comptables d’Etat :
La paie devient trimestrielle et non mensuelle ;
Le retenu illégal du salaire des enseignants ;
55
Perte de salaire pour certains agents ;
Manque de conscience professionnelle ;
Tableau N° 14 : Réponses des enseignants selon la perception sur la qualité ou non
du service rendu par le SECOPE
N° Occurrences F %
01 BONNE 55 65
02 MAUVAISE 30 35
TOTAL 85 100
Source : Enquête sur terrain.
Commentaire :
S’agissant de l’appréciation des enseignants sur la qualité du travail
rendu par le SECOPE, les avis étaient divergents selon la perception et les réalités
vécues par les enseignants.
Sur les 85 personnes enquêtées, 55 enseignants, soit 65% ont apprécié le
travail rendu par le SECOPE aux enseignants ; tandis que 30 enseignants ont dit le
contraire, c’est-à-dire qu’ils n’apprécient pas du tout le travail rendu par le
SECOPE, soit 35%.
Tableau N° 15 : Impressions des enseignants sur la responsabilité du SECOPE
devant les multiples difficultés rencontrées
N° Occurrences F %
01 OUI 64 75
02 NON 21 25
TOTAL 85 100
Source : Enquête sur terrain.
Commentaire :
A la question de savoir si le SECOPE a une part de responsabilité dans
tout ce que les enseignants vivent concernant la question de paie, 64 enseignants
sur 85 ont affirmé que le service a une part de responsabilité, soit 75%, contre 21
enseignants qui ne trouvent pas la responsabilité du SECOPE dans ce que les
enseignants vivent, soit 25%.
56
Pour quelles raisons affirmez-vous que le SECOPE ne vous rend pas les services
agréables qui soient ?
Face à cette question, plusieurs réponses étaient avancées par les
enseignants pour déplorer et fustiger la qualité du travail rendu par le SECOPE.
Parmi ces raisons, nous pouvons évoquer :
« Le SECOPE est touché de plein fouet par la politique. Les chefs
d’antennes n’obéissent qu’à leurs leaders politiques plutôt qu’à leur
hiérarchie. D’où le dysfonctionnement de ce service » ;
« L’exécution illégale du remplacement numérique des enseignants sans
l’aval préalable des gestionnaires » ;
« Le SECOPE ne fait pas le suivi qu’il faut pour réaliser le niveau de
traitement auquel les banques et autres opérateurs de paie réservent aux
enseignants pendant la paie » ;
« Le retard de paiement par les banques et les autres opérateurs de paie est
totalement négligé par le SECOPE » ;
« Le SECOPE ne s’implique pas avec diligence pour le retrait des frais de
fonctionnement destinés aux écoles primaires » ;
« Le SECOPE SANKURU ne fait aucun effort pour mettre fin au désordre et
multiples difficultés rencontrées par les enseignants ».
Quelles solutions proposez-vous pour y remédier ?
Parmi les solutions avancées par les enseignants pour pallier aux multiples
difficultés précitées, nous citons :
Le SECOPE est un service autonome et doit de ce fait éviter les implications
politiques et politiciennes ;
Le SECOPE doit veiller à l’élaboration des mises à jour préalablement
contrôlées et autorisées par les gestionnaires ;
Le SECOPE doit proposer la multiplication des banques ou opérateurs
chargés de la paie dans tous les territoires afin de respecter l’échéance de
paie ou de payer à temps utile.
IV.2.DIFFICULTES RENCONTREES PAR LE SECOPE FACE AUX
DIFFERENTS SERVICES
De son côté, le SECOPE n’a pas gardé silence devant les multiples
accusations portées sur lui par les enseignants et ont évoqué quelques difficultés
rencontrées dans certains cas au sujet de la paie des enseignants. Ces difficultés
sont de plusieurs ordres et concernent plusieurs secteurs d’activités ou partenaires
avec lesquels il traite.
57
IV.2.1. DIFFICULTES AVEC LES PARTENAIRES EDUCATIFS
A son avènement, bien de gestionnaires ont présenté leur résistance à
l’administration du SECOPE, notamment dans la gestion de salaires et du
personnel. La prime allouée aux agents du SECOPE fait l’objet de convoitise de la
part des partenaires éducatifs et reste à la base de tous les maux attribués à ce
service. Ce malgré les arrêtés ministériels relatifs à cette prime.
Le non application de la circulaire N°003/2007 du 29 octobre 2007
rétablissant le SECOPE dans son rôle de liquidateur de la paie des enseignants.
IV.2.2. DIFFICULTEES AVEC D’AUTRES MINISTERES
01. Cas du ministère de la fonction publique : en 2006, ce ministère procède au
contrôle personnel de l’EPST et en 2008, il émet un listing de paie comportant les
irrégularités suivantes :
- Rabattement des salaires des agents
- Attribution anarchique des grades aux agents
- Omission des certaines associations
- Omission des plusieurs agents actifs aux écoles
- Prise en compte des unités flottantes (déserteurs, démission, mise en
disponibilité etc...)
- Confusion entre directeur comme fonction et grade de directeur.
02. Cas du ministère de finance :
Au mois de juillet 2009, la paie est confiée aux comptables d’Etat qui
devaient s’exécuter suivant les enveloppes (éclatement) constituées par la direction
du SECOPEP. A cette paie, il est constaté ce qui suit :
La ponction sur salaire sans tenir compte des desiderata des bénéficiaires
Le non-respect des enveloppes constituées par le service technique
(SECOPE). De ce fait, certaines écoles ont été déclarées anarchiquement
fictives et sont restées impayés (cas des écoles de la 33eme C.E.R.S de
LUBEFU, LUBAO, LOMELA et MBUJI-MAYI en charge du comptable
public 0502) ;
Le conflit entre gestionnaires et comptables d’Etat au sujet de la même paie.
03. Cas de la commission mixte fonction publique-finance-SECOPE.
A la paie d’octobre 2009 une commission mixte composé d’un Directeur de
la fonction publique, d’un Inspecteur des finances et d’un Assistant principal du
58
SECOPE (SASS) décent au Sankuru pour une mission de contrôle. A l’occasion, la
Direction provinciale du SECOPE est accusée tant par des personnes morales que
physiques pour des chefs d’accusations ci-après :
Détournement des salaires de l’association de la famille missionnaires de
jésus le bon Berger (FMJB).
Engagement des agents fictifs au bureau de la Direction provinciale et aux
Antennes du SECOPE.
En effet, après enquête et payement individuel, le service fut largement
blanchi de tous les chefs d’accusation porté à sa charge.
Du côté des finances, l’ordonnateur Délégué (O.D) du district et deux
comptables d’Etat fut suspendu et traduits en justice pour détournement des
salaires de l’EPSP. Malgré cet incident, la paie continuait à suivre le même circuit
c’est-à-dire : BCC-Comptable-Gestionnaire-école-agents : circuit qui n’a jamais
laissé moins inquiet les gestionnaires qui subissent la pression sur la ponction sur
salaire de leurs agents.
04. Cas du Ministère du Budget
A la paie du mois d’octobre 2012, l’on a assisté à l’émission d’un listing
par le ministère de budget et transmis au Mandataire de District à Lodja. Ce
document fut contesté par le gouvernement central sous pression de différents
syndicats des enseignants à cause des irrégularités qu’il contenait, notamment :
L’absence complète des identités des écoles et des agents (N°SECOPE) ;
Confusion sur les agents homonymes et les écoles à la même dénomination ;
Séparation des listings de paie d’avec les frais de fonctionnement alloués
aux écoles et bureaux gestionnaires.
A cet étape, il convient de noter que, à l’exception du territoire de Lodja,
tous les frais des autres territoires ont été détournés jusqu’à ces jours.
IV.2.3.DIFFICULTES RELATIVES AU FICHIER DE LA PAIE.
En juillet 2007, la Direction Centrale du SECOPE a introduit l’usage de
la paie à deux fichiers. Il s’agit de listings de paie ne concernant que les agents
budgétisés et les listings du travail reprenant les agents mécanisés mais non
budgétisés.
Etant donné que ces derniers listings indiquaient les salaires probables
des agents afin d’éclairer le ministère de budget et celui des finances sur
59
l’enveloppe attendue de l’EPSP ; ce système fut diabolisé par les ennemis du
SECOPE en le taxant de détourneur de deniers publics.
Depuis octobre 2010, c’est le système à fichier unique qui est en usage.
Dans ce système, le listing comprend les agents payés (P) et les agents non payés
(NP). Et même ce dernier rend perplexe les usages des listings étant donné que le
phénomène NP a trop duré, surtout aux écoles secondaires qui en souffre depuis
2007.
IV.2.4 DIFICULTES RENCONTREES SUR TERRAIN
Lorsque nous faisons la descente sur terrain nous rencontrons
plusieurs difficultés selon qu’il s’agit de la paie manuelle, ou de la paie par crédit
compte ainsi que d’autres difficultés d’ordre organisationnel.
A. LA PAIE MANUELLE
Pour les enseignants qui n’ont pas encore obtenu les numéros de
compte, leur paie est dite manuelle.
Souvent nous assistons à des cas de détournement des salaires par des
inconnus qui fabriquent des fausses cartes d’électeurs portant des
identités qui ne sont pas les leurs.
Résultat erroné lors de la recherche ou vérification du nom de
l’enseignant sur le listing de banque par les banquiers. Généralement
les recherches se fonts sur base du numéro matricule. Elles se font
difficilement par le nom, post-nom ou soit par école. A cet effet
lorsqu’il y a erreur sur un chiffre du numéro matricule soit erreur sur
le nom ou post nom mal orthographié le résultat sera erroné. Le
banquier dira que le nom ne figure pas alors que le nom y est.
Erreur de localisation administrative des écoles sur les listings.
Plusieurs cas on démontré les faiblesses de localisation administrative
des écoles sur le listing de dirpaie. Il existe plusieurs cas des écoles
qui sont géographiquement situées ou implantées à Kole ou à Lomela
alors que sur les listings que détiennent les opérateurs de paie aussi
bien que sur la dirpaie, ces écoles se retrouvent sur les listings de
Katako soit de Lodja (EP MPATA II). La gestion de réclamation des
enseignants de ces écoles est souvent complexe surtout lorsqu’il existe
des différents opérateurs de paie dans deux territoires donnés.
Le problème de l’extourne de salaire par certains opérateurs de paie,
par exemple la RAWBANK. Cette dernière a un système qui
60
complique parfois nos enseignants. Ce système est appelé extourne
des salaires non retirés au trésor public. Selon elle lorsqu’un salaire
chôme pendant trois mois c’est-à-dire que son propriétaire ne s’est pas
encore fait identifier auprès de la banque afin d’obtenir un numéro de
compte salaire, la banque est obligé de faire l’extourne de ce salaire
au trésor public. Mais dans la pratique ce principe peine à être
appliqué au préjudice des enseignants car au lieu d’attendre trois
mois révolus pour chaque salaire, l’extourne se fait désormais soit un
mois après, soit deux mois après et rarement trois mois après.
Autrement dit, l’extourne se fait aussitôt que prévu au détriment des
enseignants.
B. LA PAIE PAR CREDIT COMPTE
Les enseignants qui ont des numéros de comptes rencontrent aussi
quelques difficultés telles que : évolution de la signature, retrait fictif,
perte ou vol de carte bancaire etc…
L’évolution de signature concerne les agents qui ont des carnets de
chèques dont leur signature ne correspond plus à la signature se trouvant
dans système de la banque. La signature numérisée dans le système de la
banque est celle dont l’enseignant a signé lors de l’identification à la
banque avant de toucher son premier salaire. Aussi, ce problème se pose
lorsque l’enseignant voudrait obtenir une carte bancaire comme son
moyen de paiement ;
Retrait fictif pour ceux qui ont des cartes bancaires, suite à la mauvaise
connexion, il arrive souvent que vous receviez le message suivant :
« Nous regrettons de n’avoir pas satisfait à votre demande ou impossible
d’entrer en contact avec votre banque», pourtant vous avez exécuté
toutes les opérations en bonne et due forme, et vous n’attendiez que le
distributeur vous sert l’argent. Comme conséquence, après ce message,
vous constaterez que l’argent a été fictivement débité de votre compte,
parce que l’argent n’est jamais sorti du distributeur. Dans la pratique, la
banque fait l’extourne de cet argent automatiquement après 24 heures.
Mais, la réalité démontre que pour plusieurs cas de retraits fictifs, la
régularisation ne se fait jamais automatiquement. Il faut introduire une
réclamation manuelle auprès de la banque pour attendre l’extourne après
24 heures ou plus. Dans la plupart de cas, faute de connaissance de cela
61
dans le chef de beaucoup d’enseignants, plusieurs plaintes ou
réclamations trouvent leurs sources dans ce genre de situation. Il importe
de relever que lorsque le compte est débité fictivement et que l’extourne
n’est pas fait automatiquement, si le client, à l’occurrence l’enseignant ne
fait pas une réclamation en relatant le fait de la bonne manière pour être
bien reçu par le banquier, l’extourne de cet argent ne se fera jamais.
62
CONCLUSION GENERALE
Au terme de ce parcours didactique sur le SECOPE et paie des
enseignants, que dire pour conclure ? D’abord notre ambition ne consistait pas à
présenter une histoire rectiligne de la paie dans le sous-secteur de l’enseignement
national. Ensuite, la démarche entamée a démontré que tous les modes de paie
étaient fonction des niveaux du développement administratif atteint par le pays et
des enjeux politiques dans la paie des enseignants.
Le service de contrôle et de la paie du personnel enseignant a vu le jour
le 24 septembre 1985. Il s’est enraciné dans le paysage de l’enseignement primaire
secondaire au point de devenir ce que la curie Romaine est à l’église catholique.
Elles, sont légion. Fondamentalement. Le SECOPE est du bon côté de l’histoire
dans l’administration de la paie. D’aucuns sont allés même jusqu’à dire qu’il est la
structure pionnière en République Démocratique du Congo en ce qui concerne la
maitrise des effectifs.
La bancarisation encours, qui avance sur la crête, l’archaïsme et le
modernisme, fait globalement l’unanimité. Les faiblesses intrinsèques ne doivent
pas la remettre en cause ni littéralement ni partiellement.
Notre travail s’était assigné plusieurs objectifs parmi lesquels :
Savoir comment était la caractéristique de la paie des enseignants avant la
création du SECOPE ;
Répertorier les antennes SECOPE de la province éducationnelle du
SANKURU ;
Evaluer le système de paie des enseignants par les différentes banques de la
province ;
Etablir une bonne collaboration entre les gestionnaires des écoles et le
SECOPE ;
Relever toutes les difficultés et faiblesses du service et
Proposer des pistes de solution en vue de résoudre les problèmes de paie
auxquels les enseignants sont confrontés.
De ce fait, Quatre chapitres ont constitué l’ossature de ce travail et
présenté comme suit : le premier chapitre a abordé la vue d’ensemble du SECOPE,
le deuxième chapitre par contre était centré sur l’impact du SECOPE sur la paie
des enseignants, le troisième chapitre a traité la méthodologie, et le quatrième s’est
occupé de la présentation, analyse et traitement des données.
63
A la suite d’une démarche méthodologique bien connue, nous sommes
arrivés aux conclusions suivantes :
La littérature a démontré à la face du monde que le SECOPE joue un rôle
purement et énormément technique dans la paie des enseignants. En dépit de
ce rôle, plusieurs griefs par contre lui ont été adressés par les enseignants
parmi lesquels nous avons :
La politisation ;
L’exécution illégale de remplacement des enseignants ;
Le désintéressement dans le retard de paie occasionné de bon gré par
les opérateurs de paie, etc…
Pour cela, plusieurs propositions ont été faites pour l’amélioration
prochaine des difficultés auxquelles font face les enseignants et le service chargé
du contrôle et de la paie des enseignants, pour être véritablement ce que le nom
l’indique et jouer pleinement son rôle de charnière.
Tout compte fait, ce travail n’a pas la prétention de tout dire et de tout
achever, les limites sont certes évidentes. Ouverture est faite aux autres chercheurs
qui pourront nous compléter et élargir son champ d’investigation.
64
BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE
A. OUVRAGE
1. BEKANDA BOLIKI, Bancarisation de la paie, est-ce une
menace à la gratuité de l’enseignement ?, Décembre 2021.KIN
2. Dictionnaire Petit LAROUSE, 1992 ;
3. Dictionnaire ROBERT, 1976.
4. DELANDSHERE. G, Initiation à la recherche scientifique, académic
brillant, LOUVAIN 1970 ;
5. KITUMBA, Méthodologie de la recherche scientifique, UCL, 2011 ;
6. SHOMBAKINYAMBA, Méthodologie et épistémologie de la recherche
scientifique, Kinshasa, 2013 ;
7. GRAWITZ, M, Méthodes des sciences sociales, 10ème édition, Paris,
Dulloz, 1996 ;
8. HAINAULT L., Concepts et méthodes de la statistique, Bruxelles Labor,
1975.
9. MAPEZI KONGOLO, Bancarisation de la paie de salaires des agents et
fonctionnaire de l’Etat en RDC, Kinshasa 2014.
10. D. TUKANDA MANYA, Cours de Didactique générale, UNIOD,
2019.
11. PAUL, J, La micro finance au sein de l’économie, Dunod
Paris, 2004.
12. SYLVAIN LOMOLA, Rapport final du SECOPE SANKURU, 2004.
13. SYLVAIN LOMOLA, Le service de contrôle et de la paie du
personnel enseignant au SANKURU « Hier et aujourd’hui, 2015.
14. S. SHOMBA KINYAMBA, Méthodologie et épistémologie de la
recherche scientifique, Kinshasa, 2013.
15. PINTO R et GRAWITZ M, Méthodes des sciences sociales, Paris,
1970.
B. MEMOIRES
1. HODRIN TEGBESA, La bancarisation de paie des agents et
fonctionnaire de l’Etat, mémoire ONLINE, UPC, 2014.
2. O. LOHAKO, Gestion des enseignants et formation continue,
UNILOD, 2020
65
C. AUTRES DOCUMENTS
1. Rapport annuelle de la direction provinciale du SECOPE
2. LETTRE MINISTERIEL N° 01083/91 du 23/04/1991..
3. L’arrêté ministériel N°MINEPSP/CAB-MIN/0111/2004
4. L’arrête départemental N°DEPS/CCE/001/043/83.
5. L’arrêté N°DEPS/CCE/0121/85 du 24/09/1985
6. Lettre N°MINEPSP/SG/80/4782/2013.
7. Archives de la direction provinciale du SECOPE Sankuru 1.
8. Arrêté ministériel N°MINEPST/CABMIN/EMI/JMK/084/2021. Du 29/11/2021
9. Notification N°084/2021 du 29/11/2021 du secrétaire général de l’EPST.
10. Rapport annuel de la direction provinciale secope Sankuru 1.
11. Premier ministre Augustin MATATA MPONYO en juillet 20112
12. Rapport de Diprosec Sankuru 1.
TABLE DES MATIERES
66
0.0 INTRODUCTION.............................................................................................1
01. PROBLEMATIQUE....................................................................................2
02. HYPOTHESES DU TRAVAIL.........................................................................2
03. OBJECTIFS DU TRAVAIL..............................................................................3
0.4. CHOIX ET INTERET DU TRAVAIL..............................................................3
0.5. DELIMITATION DU TRAVAIL.....................................................................4
0.5.1. DELIMITATION DU TRAVAIL DANS LE TEMPS...................................4
0.5.2. DELIMITATION DU TRAVAIL DANS L’ESPACE..................................4
0.5.3. DELIMITATION DU TRAVAIL DANS LA TYPOLOGIE.........................4
0.6. DIVISION DU TRAVAIL................................................................................4
CHAP. I. VUE D’ENSEMBLE DU SECOPE.........................................................5
I.0. INTRODUCTION..........................................................................................5
I.1 CLARIFICATION CONCEPTUELLE..........................................................5
I.1.1 PAIE (PAYE)...........................................................................................5
I.1.2 ENSEIGNANT.........................................................................................6
I.1.4. PROVINCE EDUCATIONNELLE :.......................................................6
I.1.5. ENJEUX...................................................................................................7
I.1.6. PERSPECTIVES......................................................................................7
I.2 INSERTION THEORIQUE DU SUJET........................................................7
I.2.1 HISTORIQUE DU SECOPE....................................................................7
I.2.2 MISSIONS ESSENTIELLES DU SECOPE.........................................9
I.2.3 ORGANIGRAMME DU SECOPE.........................................................10
SCHEMA DE LA DIRECTION PROVINCIALE SECOPE..............................12
I.2.4 TABLEAU N° 1 REPERTOIRE DES ANTENNES SECOPE DE LA
PROVINCE EDUCATIONNELLE SANKURU 1.........................................13
I.2.5 SUCCESSION ET REALISATION DE DIFFERENTS DIPROSEC DE
LA PROVINCE EDUCATIONNELLE SANKURU 1....................................14
I.2.6 LE SECOPE A L’HEURE DE LA BANCARISATION : UNE FLAMME
DE LA REFORME INABOUTIE...................................................................15
67
I.2.6.1 LA BANCARISATION A L’EPST : un vrai séisme........................18
I.2.6.2. UNE FLAMME DE REFORME......................................................18
I.2.6.3 INCOMPLETUDE DE LA REFORME SECOPE..........................19
CONCLUSION PARTIELLE................................................................................22
CHAP II. IMPACT DU SECOPE SUR LA PAIE DES ENSEIGNANTS.............23
II.0. INTRODUCTION.......................................................................................23
II.1 HISTORIQUE DU SYSTEME DE PAIE EN RD CONGO........................23
a) JUSTIFICATION DE L’OPTION DU SYSTEME DE PAIE..............26
II.2. FORME DES PAIES...................................................................................27
II.2.1. PAIE COMPTABLE.............................................................................27
II.2.2. PAIE BANCARISEE............................................................................29
II.3 SUIVIS DE LA PAIE MECANISEE...........................................................33
II. 3.1. NOTION..............................................................................................33
II.3.2. PLAN D’ACTION DU SUIVI DE LA PAIE DE LA DIRECTION
PROVINCIALE DU SECOPE........................................................................35
II.3.3 LES PERSPECTIVES D’AVENIR DE LA PAIE DES ENSEIGNANTS.
.........................................................................................................................38
CHAPITRE III. METHODOLOGIE DU TRAVAIL............................................40
III.1 Introduction.................................................................................................40
III.2 POPULATION ET ECHANTILLONNAGE..............................................40
III.3.1 POPULATION D’ETUDE..................................................................40
III.3.2 ECHANTILLON..................................................................................41
III.4. METHODES ET TECHNIQUES DE COLLECTE DES DONNEES.......42
III.4.1 METHODES.........................................................................................42
III.4.1.1 METHODE D’ENQUETE.................................................................43
III.4.1.2 METHODE HISTORIQUE...............................................................43
III.4.1.3 METHODE ANALYTIQUE.............................................................43
III.4.1.4 METHODE D’OBSERVATION.......................................................44
III.4.1.5 METHODE EXPERIMENTALE......................................................44
68
III.4.2. TECHNIQUES....................................................................................44
III.4.2.1 TECHNIQUE DE QUESTIONNAIRE..............................................44
III.4.2.2 TECHNIQUE DOCUMENTAIRE....................................................45
III.4.2.3 TECHNIQUE D’INTERVIEW..........................................................45
III.4.2.4 TECHNIQUE STATISTIQUE..........................................................46
CONCLUSION PARTIELLE................................................................................47
CHAPITRE IV. PRESENTATION, ANALYSE ET INTERPRETATION DES
RESULTATS.........................................................................................................48
IV.0. Introduction...............................................................................................48
IV.1. PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS.............................48
IV.2.DIFFICULTES RENCONTREES PAR LE SECOPE FACE AUX
DIFFERENTS SERVICES.................................................................................56
IV.2.1. DIFFICULTES AVEC LES PARTENAIRES EDUCATIFS..............57
IV.2.2. DIFFICULTEES AVEC D’AUTRES MINISTERES.........................57
IV.2.3.DIFFICULTES RELATIVES AU FICHIER DE LA PAIE.................58
IV.2.4 DIFICULTES RENCONTREES SUR TERRAIN...............................59
CONCLUSION GENERALE................................................................................62
BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE...........................................................................64
A. OUVRAGE..................................................................................................64
B. MEMOIRES...............................................................................................64
C. AUTRES DOCUMENTS.............................................................................65