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DM10 Matrices

Le devoir maison aborde les propriétés des matrices à coefficients positifs, en se concentrant sur les matrices à diagonale strictement dominante et leur inversibilité. Il explore également la convergence de suites de matrices, en établissant des conditions pour la convergence des matrices et de leurs inverses. Enfin, il démontre que les coefficients de la matrice inverse sont tous positifs ou nuls, en utilisant des exemples et des propriétés spécifiques des matrices.

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Le devoir maison aborde les propriétés des matrices à coefficients positifs, en se concentrant sur les matrices à diagonale strictement dominante et leur inversibilité. Il explore également la convergence de suites de matrices, en établissant des conditions pour la convergence des matrices et de leurs inverses. Enfin, il démontre que les coefficients de la matrice inverse sont tous positifs ou nuls, en utilisant des exemples et des propriétés spécifiques des matrices.

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PCSI 1 - DEVOIR MAISON N˚10 Année scolaire 2017-2018

A rendre le lundi 8 janvier 2018

PROBLÈME 1 : Matrices à coefficients positifs

Dans tout le problème, n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 1. On désigne par Mn (C)
l’ensemble des matrices carrées d’ordre n à coefficients complexes. In est la matrice identité
d’ordre n et 0n,1 est la matrice colonne dont les n lignes sont nulles.

Partie I : Matrices à diagonale strictement dominante.

Soit A = ((ai,j ))1≤i,j≤n une matrice de Mn (C). On dira que A est une matrice à diagonale
strictement dominante lorsqu’elle vérifie la condition :
n
X
∀i ∈ [[ 1, n ]] , |ai,i | > |ai,j |
j=1
j6=i

1. Soit A = ((ai,j ))1≤i,j≤n une matrice de Mn (C). On suppose que A est à diagonale stric-
tement dominante.
(a) Soit X ∈ Mn,1 (C) est une matrice colonne telle que AX = 0. Montrer que X = 0n,1 .
On pourra raisonner par l’absurde en supposant que m = max |x1 |, |x2 |, . . . , |xn | > 0
et considérer un i0 ∈ [[ 1, n ]] tel que |xi0 | = m.
(b) En déduire que A est inversible.
2. Soit A = ((ai,j ))1≤i,j≤n une matrice de Mn (R). On suppose que A vérifie la propriété (P)
suivante : 
 ∀i ∈ [[ 1, n ]] , ai,i > 0
 ∀(i, j) ∈ [[ 1, n ]] 2 , i 6= j =⇒ ai,j ≤ 0


(P ) : X n

 ∀i ∈ [[ 1, n ]] , ai,j > 0



j=1

(a) Montrer que A est à diagonale strictement dominante et en déduire qu’elle est inver-
sible.  
x1
 x2 
(b) Soit X =  .  ∈ Rn tel que la matrice colonne AX ait tous ses coefficients positifs
 
 .. 
xn
ou nuls.
Montrer que ∀i ∈ [[ 1, n ]] , xi ≥ 0. 
On pourra considérer i0 ∈ [[ 1, n ]] tel que xi0 = min x1 , x2 , . . . , xn .
(c) On note bi,j le coefficient en position (i, j) dans la matrice inverse de A :
A−1 = ((bi,j ))1≤i,j≤n .  
b1,j
 b2,j 
Pour j ∈ [[ 1, n ]] , que vaut le produit A ×  .  ?
 
.
 . 
bn,j
(d) En déduire que les coefficients de A−1 sont tous positifs ou nuls.
 
1 −1 0
(e) Exemple. On prend ici A = −1 2 −1 et considère pour α > 0 : Aα = A + αI3 .
0 −1 1
Établir que Aα vérifie la propriété (P) et calculer A−1
α .

1
Partie II : Convergence de suites de matrices.
(k)
 
x1
 (k) 
 x2 
Soit (Xk )k∈N une suite de matrices colonnes de Mn,1 (R). On note : Xk = 
 .. 

 . 
(k)
xn
 
x1
 x2 
On dit que (Xk )k∈N converge vers une matrice colonne X =  .  de Mn,1 (R) si pour tout
 
 .. 
xn
(k) 
i ∈ [[ 1, n ]] , la suite réelle xi k∈N converge vers le réel xi .
(k) 
De même, pour (Mk )k∈N une suite de matrices de Mn (R), si on note Mk = mi,j 1≤i,j≤n ,
on dit que (Mk )k∈N converge vers une matrice M = ((mi,j ))1≤i,j≤n de Mn (R) si pour tout
(k) 
(i, j) ∈ [[ 1, n ]] 2 , la suite réelle mi,j k∈N converge vers le réel mi,j .
1. Généralités.
 
x1
 x2 
(a) Pour une matrice colonne X =  .  de Mn,1 (R), on définit m(X) = max |x1 |, |x2 |, . . . , |xn |
  
 .. 
xn
Montrer qu’une suite de matrices colonnes (Xk )k∈N converge vers une matrice colonne
X si, et seulement si, lim m(Xk − X) = 0
k→+∞
 
n
X Xn
(b) Pour une matrice M = ((mi,j ))1≤i,j≤n de Mn (R) on définit : s(M ) =  |mi,j |
i=1 j=1
Montrer qu’une suite de matrices (Mk )k∈N de Mn (R) converge vers une matrice M
si, et seulement si : dimk→+∞ s(Mk − M ) = 0
(c) Montrer que : ∀M ∈ Mn (R), ∀X ∈ Mn,1 (R), m(M X) ≤ s(M ) × m(X)
(d) En déduire que si une suite de matrices (Mk )k∈N converge vers une matrice M dans
Mn (R), alors pour toute matrice colonne X dans Mn,1 (R), la suite (Mk X)k∈N converge
vers M X dans Mn,1 (R).
(e) Réciproquement si on dispose d’une suite de matrices (Mk )k∈N et d’une matrice M
de Mn (R) telles que pour toute matrice colonne X dans Mn,1 (R), la suite (Mk X)k∈N
converge vers M X dans Mn,1 (R), montrer que la suite de matrices (Mk )k∈N converge
vers la matrice M dans Mn (R).
2
(f) Montrer encore que : ∀(M, N ) ∈ Mn (R) , s(M N ) ≤ s(M ) × s(N )
2
(g) Établir maintenant que : ∀(Y, Z) ∈ Mn,1 (R) , m(Y + Z) ≤ m(Y ) + m(Z)
2
En déduire que : ∀(Y, Z) ∈ Mn,1 (R) , m(Y ) − m(Z) ≤ m(Y − Z)
2. Convergence de la suite des inverses.
On considère ici une suite de matrices (Mk )k∈N , toutes inversibles, qui convergent vers
une matrice M inversible.
(a) Soit X une matrice colonne de Mn,1 (R). Montrer que :

m Mk−1 X − M −1 X ≤ s M −1 × s(M − Mk ) × m Mk−1 X


  

puis établir que :


 h i
m Mk−1 X × 1 − s M −1 × s(M − Mk ) ≤ m M −1 X
 

2
(b) En déduire l’existence d’un entier naturel k0 tel que pour tout entier k supérieur à k0 :

m Mk−1 X ≤ 2 × m M −1 X
 

(c) Montrer alors que la suite Mk−1 X



converge vers M −1 X.
k∈N
(d) Conclure alors que la suite de matrices Mk−1 k∈N converge vers la matrice M −1 .


3. Soient M une matrice inversible de Mn (R) et une suite de matrices (Mk )k∈N qui converge
vers M . On suppose de plus que les matrices Mk vérifient toutes la propriété (P).
Montrer que les coefficients de la matrices M −1 sont tous positifs ou nuls.
4. À partir de maintenant et dans toute la suite du problème, A = ((ai,j ))1≤i,j≤n désigne la
matrice de Mn (R) définie par :

 ∀i ∈ [[ 1, n ]] , ai,i = 2
∀i ∈ [[ 1, n − 1 ]] , ai,i+1 = −1
∀2 ∈ [[ 1, n ]] , ai+1,i = −1

et les autres coefficients sont nuls.


2 −1 0 . . . . . . 0
 
. .. .. 
−1 2 −1 . . . . 

..
 

 0 −1 2 −1 . 0


A=  .. .. .. .. 
0 . . . . 0 
 . . .
 .. .. . . −1 2 −1

 
.. ..
0 . . 0 −1 2
 
x1
 x2 
(a) Pour toute matrice colonne X =  .  de Mn,1 (R) on note tX la matrice ligne
 
 .. 
xn
x1 x2 . . . xn .


Montrer que tXAX est un réel et exprimer le sous forme d’une somme de carrés.
En déduire que A est inversible.
(b) Établir que, pour tout réel α strictement positif, la matrice Aα = A + α.In vérifie la
propriété (P).
(c) Construire une suite de matrices vérifiant la propriété (P), qui converge vers A.
(d) En déduire que les coefficients A−1 sont tous positifs ou nuls.

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