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Guide de Certification Des Comptes de L'etat Burindi

Ce document est un guide sur les procédures de certification des comptes publics à la Cour des Comptes du Burundi, visant à formaliser les méthodes de vérification et de certification. Il décrit les missions de la Cour, les entités soumises à son contrôle, et les étapes de la certification des comptes de l'État et d'autres services publics. Le guide est destiné principalement aux magistrats de la Cour des Comptes et doit être mis à jour en fonction des évolutions réglementaires.

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Guide de Certification Des Comptes de L'etat Burindi

Ce document est un guide sur les procédures de certification des comptes publics à la Cour des Comptes du Burundi, visant à formaliser les méthodes de vérification et de certification. Il décrit les missions de la Cour, les entités soumises à son contrôle, et les étapes de la certification des comptes de l'État et d'autres services publics. Le guide est destiné principalement aux magistrats de la Cour des Comptes et doit être mis à jour en fonction des évolutions réglementaires.

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République du Burundi

N/Réf : PAGE/BN/COOR/577/07

ASSISTANCE TECHNIQUE A LA CERTIFICATION DES COMPTES


PUBLICS, LA DECLARATION GENERALE DE CONFORMITE ET LA
DEFINITION D’UN DOSSIER PERMANENT A LA COUR DES COMPTES
DU BURUNDI

Guide des procédures de certification des comptes publics

Formateur : FREJ KCHAOU


Expert de SOFRECO

92-98, boulevard Victor Hugo - 92115 Clichy Cedex - France


Tel: +33 1 41 27 95 95 - Fax: +33 1 47 37 96 20
E-mail: [email protected] - website: www.sofreco.com
Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

TABLE DES MATIERES

AVANT PROPOS .....................................................................................................................1


ABREVIATIONS.......................................................................................................................2
1 PRESENTATION DE LA COUR DES COMPTES .............................................................3
1.1 Les missions de la cour des comptes ........................................................................3
1.1.1 L’examen et la certification de tous les services publics.................................3
1.1.2 La mission de contrôle ....................................................................................3
1.1.3 La mission d’information .................................................................................4
1.2 Entités soumises au contrôle de la cour des comptes ...............................................5
1.2.1 Les institutions & départements ministériels ...................................................5
2 PROCEDURES DE CERTIFICATION DES COMPTES DE L’ETAT ................................8
2.1 Certification des comptes de l’Etat.............................................................................8
2.2 Etapes du contrôles de l’exécution du budget de l’Etat .............................................9
2.2.1 Vérification des documents et données budgétaires de l’année écoulée .....17
2.2.2 La préparation des tableaux sur les prévisions et les réalisations du budget de
l’année écoulée ...............................................................................................26
2.3 L’élaboration du rapport de contrôle de régularité de l’exécution du budget de l’Etat
et la Déclaration générale de conformité .................................................................27
2.4 La préparation des annexes ....................................................................................30
3 PROCEDURE DE CERTIFICATION DES COMPTES DES AUTRES SERVICES
PUBLICS ..........................................................................................................................36
3.1 Evaluation des procédures ......................................................................................36
3.1.1 Les normes de contrôle appliquées par la cour des comptes.......................36
3.1.2 L’évaluation du système de contrôle interne.................................................39
3.1.3 La collecte des documents et des renseignements probants .......................44
3.1.4 Tenue du dossier de travail...........................................................................46
3.1.5 La gestion des missions de vérification.........................................................48
3.2 Examen des comptes ..............................................................................................49
3.2.1 Examen des comptes tenus par les comptables publics ..............................49
3.3 Examen des comptes des autres entités publiques.................................................67
3.3.1 Vérification des comptes du bilan .................................................................69
3.4 Vérification des Comptes de charges de produits et de résultats ............................96
3.4.1 Comptes de charges .....................................................................................96
3.4.2 Comptes de produits ...................................................................................102
3.4.3 Comptes de résultats ..................................................................................105
4 ANNEXES ......................................................................................................................107
4.1 Annexe 1................................................................................................................107
4.2 Annexe 2................................................................................................................118
4.3 Annexe 3 : Tableaux des prévisions et modifications de ces prévisions ..............125
4.4 Annexe 4 : Tableaux de comparaison entre les prévisions et les réalisations.......128
4.5 Annexe 5 : Tableau des réalisations......................................................................132
4.6 Annexe 6 : Tableau sur l’équilibre du budget.........................................................139
5 BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................140
Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

AVANT PROPOS

Le présent guide constitue un recueil permettant de fournir aux utilisateurs, une


approche formalisée pour les besoins de la vérification et de la certification des
comptes publics, mission dévolue à la Cour des comptes.

Il est élaboré aussi dans le but de répondre aux objectifs suivants :


• faire connaître la mission de la Cour des comptes au niveau de la certification
des comptes publics ;
• assurer l’uniformité de la démarche dans la conduite des travaux de vérification
et de certification ;
• établir un fondement pour l’élaboration d’une méthodologie de vérification et de
certification plus poussée.

Ce guide qui est destiné principalement aux magistrats de la Cour des comptes
présente les méthodes de vérification et de certification des comptes publics
actuellement utilisées. Aussi, messieurs les magistrats sont-ils invités à présenter, le
cas échéant, leurs propositions visant à améliorer le contenu du présent document.

Le contenu de ce guide mérite d’être révisé et actualisé suite à tout changement


éventuel d’ordre réglementaire, organisationnel, comptable.

1
Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

ABREVIATIONS

AP ou
Administration Personnalisée de l’Etat
APE

Budget Extraordinaire & d’Investissement de la République du


BEI
Burundi

BO Budget Ordinaire de la république du Burundi

BRB Banque de la République du Burundi, Caissier de l’Etat

CS Crédit Subdélégué

Cadre Stratégique de Croissance de Lutte Contre la Pauvreté défini


CSLP
dans le cadre des OMD

EPA Etablissement Public à caractère Administratif

Ordonnateur Trésorier du Burundi, Ordonnateur des paiements et


OTBu
mandataires de tous les comptables publics

PBCE Plan budgétaire & comptable de l’Etat

PIP Programme d’Investissements Prioritaires

PDP Programme des Dépenses Publiques

SFP Statistiques des Finances Publiques demandées par le FMI

SPP Société à Participation Publique

Tableau des Opérations financières de l’Etat tel que figurant dans le


TOFE
Loi de Finances

2
Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

1 PRESENTATION DE LA COUR DES COMPTES

Selon l’article 178 de la Constitution promulguée par la loi n° 1/010 du 18 mars


2005, il est créé une Cour des comptes chargée d’examiner et de certifier les
comptes de tous les services publics. Elle assiste le Parlement dans le contrôle de
l’exécution de la loi de finances.

La loi n° 1/002 du 31 mars 2004 a porté la création de la Cour et elle a déterminé


ses missions, son organisation, ses compétences, son fonctionnement et la
procédure suivie devant elle.

Ces missions sont :

1.1 Les missions de la cour des comptes

1.1.1 L’examen et la certification de tous les services publics

Ces missions sont d’après la constitution :

La Cour tient cette mission de constitution en article 178.

La notion de services publics est définie par la loi. En effet, d’après l’article 5 de la
loi portant création de la Cour, les entités suivantes sont qualifiées de services
publics : l’Administration centrale de l’Etat ; les Communes ; les régies
personnalisées (APE ou APC) : les établissements publics administratifs (EPA) ; les
sociétés publiques et les projets financés par des deniers publics.

L’examen et la certification des comptes devraient s’appuyer sur les comptes tels
qu’établis par les responsables de ces entités et leurs comptables (dépenses et
recettes), les rapports des Commissaires aux comptes, d’auditeurs et réviseurs
indépendants.

1.1.2 La mission de contrôle

Le contrôle financier :

Il repose sur le travail de vérification de l’exactitude, de la fiabilité et de l’exhaustivité


des états financiers en s’assurant de la conformité des opérations comptables à la
réglementation sur la comptabilité (publique ou commerciale).

Le contrôle de légalité :

Il s’exerce sur les recettes et les dépenses publiques. La Cour vérifie leur conformité
à la loi budgétaire et s’assure de l’application correcte des règles de droit,
desquelles ressortent les opérations contrôlées et les normes applicables en
matière de marchés publics, d’octroi et d’emploi des subsides, de recrutement du
personnel etc..

3
Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Contrôle de bon emploi des deniers publics ou contrôle de gestion :

La nature de ce contrôle et définie par référence aux concepts d’économie,


d’efficacité et d’efficience. Il détermine les ressources mises en œuvre, leur
utilisation optimale et les résultats obtenus.

Contrôle des comptables publics et des ordonnateurs :

La Cour est investie d’une mission de contrôle à l’égard des ordonnateurs et des
comptables publics. Dans l’exercice de cette mission, la Cour :
examine les comptes des comptables publics ;
constate, déclare et apure les gestions de fait ;
statue sur les irrégularités constatées dans la gestion des ordonnateurs.

Le comptable public est reconnu par les deux critères suivants :


• il est employé par un service public ;
• il manie les deniers publics et en enregistre les mouvements.

L’ordonnateur est :
• Le Ministre des Finances et ses délégués pour l’Etat ;
• L’Administrateur communal ou le Maire ;
• Les premiers responsables des autres services publics (Sociétés publiques,
E.P.A., A.P.E, A.P.C. et Projets).

1.1.3 La mission d’information

• La Cour des comptes communique à l’Assemblée Nationale le résultat de ses


missions de contrôle. Elle signale à l’Assemblée Nationale tout engagement,
ordonnancement ou paiement des dépenses faits au-delà ou en dehors des
crédits prévus au budget.
• La Cour transmet à l’Assemblée Nationale, préalablement au vote, ses
commentaires à propos de tous les projets de budgets qui sont soumis à son
suffrage.
• La Cour effectue toute enquête complémentaire qui pourrait lui être demandée
par l’Assemblée Nationale, entre autres à l’occasion de l’examen ou du vote du
budget de loi de règlement.
• La Cour élabore chaque année un rapport sur la régularité des comptes
généraux de l’Etat et des comptes extrabudgétaires et une déclaration de
conformité relative à l’exercice écoulé. Ce rapport et cette déclaration sont
adressés à l’Assemblée Nationale et une copie est remise au Gouvernement.
• La déclaration de conformité accompagne le projet de la loi de règlement et est
publiée au Bulletin Officiel du Burundi.

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Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
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1.2 Entités soumises au contrôle de la cour des comptes

La loi n° 1/002 du 31 mars 2004 portant création, missions, organisation et


fonctionnement de la Cour des comptes stipule dans son article 5 que sont qualifiés
de services publics, l’Administration centrale de l’Etat, les communes, les régies
personnalisées, les Etablissements publics administratifs, les sociétés publiques et
tous les projets financés par des deniers publics.

Le secteur public peut être schématisé en trois cercles concentriques représentant


le niveau de dépendance par rapport à l’Administration centrale.

1.2.1 Les institutions & départements ministériels

Le cercle le plus restreint représente l’administration centrale au sens stricte, il s’agit


des institutions (Présidence, Chambre des députés, Sénat, etc..…) et des
départements ministériels qui dans le principe disposent d’une autonomie très
limitée dans les différentes étapes du processus de la Dépense publique.

L’engagement doit être validé par le Budget-Contrôle et le budget, les factures


doivent de même être contrôlées par le Budget Contrôle et le Budget,
l’ordonnancement est effectué par l’OTBu et les décaissements par la BRB caissier
de l’Etat.

Les Entités directement rattachées à l’Etat : le cercle intermédiaire représente les


services ayant une indépendance limitée sous forme généralement d’un budget
bloqué par tranche, qu’ils gèrent mais dont ils doivent rendre compte à un
comptable public pour obtenir la tranche suivante.

Ces entités directement rattachées à l’Etat comprennent les Crédits Subdélégués


(CS), les Administrations Personnalisées (AP), les projets de développement & les
fonds.

Pour les Crédits Subdélégués « CS », il n’y a pas de gestionnaire spécifique.


Ce poste est assumé par le responsable d’un département.

Il s’agit d’une enveloppe budgétaire que l’on a souhaité être dispensé du contrôle à
priori du budget contrôle.

Le contrôle n’intervenant que lors de la présentation des pièces justificatives de la


consommation de l’avance.

Pour les Administrations Personnalisés « AP », Une administration


personnalisée de l’Etat est un service public doté de la personnalité juridique,
d’un patrimoine et d’une autonomie de gestion, mais dont l’organe responsable
est placée sous l’autorité directe d’un ministre.

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Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Les administrations personnalisées rattachées à l’Etat sont régies par les


dispositions du décret-loi n° 1/024 du 13 juillet 1989 portant cadre organique des
Administrations Personnalisées de l’Etat. Elles bénéficient des subsides de l’Etat
pour leur fonctionnement.

Une administration personnalisée peut être rattachée à une commune ou à un


établissement publics.

Les règles de gestion des régies communales et des administrations personnalisées


rattachées aux communes sont fixées par une ordonnance du ministre de l’intérieur,
les règles de gestion d’une administration personnalisée rattachée à un
établissement public sont fixées par une ordonnance du ministre ayant
l’établissement public sous sa tutelle.

Les administrations personnalisées sont créées par décret présidentiel pris sur
proposition du ministre appelé à exercer son autorité sur le service, ci-après
dénommé « le ministre ». Ce décret indique le siège, la mission du service, sa
dénomination ainsi que le ministre a sous l’autorité duquel il est placé. Il décrit
également l’organisation administrative, financière et comptable du service.

Il existe un gestionnaire nommé ne figurant pas dans la liste des départements


ministériels inscrits à la loi des finances.

Le projet : Il s’agit d’une entité créée de façon temporaire pour gérer un


investissement financé par le budget national et ou les bailleurs étrangers. En
réalité, c’est une A.P. que l’on différencie pour un objectif.

Le Fonds : Le Fonds est une entité bénéficiant de recettes spécifiques qui lui
sont directement affectés.

Par contre, une entité appelée « Fonds » émargeant sur le budget de l’Etat suivant
sa nature juridique sera un crédit subdélégué CS ou une Administration
Personnalisée et non un fonds.

L’article 16 de la loi n° 1/23 du 7 juillet 2006 portant fixation du budget général


révisé de la République du Burundi pour l’exercice 2006 stipule que les
gestionnaires et les comptables des projets financés sur les ressources et
financements extérieurs sont tenus à la justification des dépenses qui y sont
imputables.

De même, l’article 17 de cette même loi stipule que les gestionnaires de tous les
comptes gouvernementaux ouverts à la BRB, les gestionnaires de tous les projets
quelles que soient les sources de financement, et d’une façon générale tous les
gestionnaires bénéficiant de tranches des crédits, des avances, des prêts directs et
rétrocédés du Trésor sont tenus à la justification des fonds accordés. En cas de
manquement à cette obligation, le Ministre des Finances est autorisé, après une
mise en demeure, à bloquer le compte et à le solder au bénéfice du trésor.

Ces différentes entités n’ont pas de structure juridique (personne morale) distincte
de celle de l’Etat.

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Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

L’établissement public est une personne morale de droit public ayant reçu de
l’Etat, d’une commune ou d’un groupe de communes un patrimoine d’affectation
en vue de la gestion d’un service public ou d’une entreprise d’intérêt général,
dotée de l’autonomie financière et organique.

Sont dits à caractère administratif, les établissements publics dont l’objet principal a
un caractère pédagogique, scientifique, culturel, social ou toute mission de service
public spécialisé. Ils peuvent bénéficier des subsides de l’Etat.

Le patrimoine de l’établissement public à caractère administratif est insaisissable.

L’Etat est garant de plein droit des obligations contractuelles ou délictuelles


souscrites ou encourues par l’établissement public national à caractère administratif.

De même, la commune ou le groupement de communes sont garants des


obligations incombant à l’établissement public communal ou intercommunal à
caractère administratif.

Lorsque l’Etat, la commune ou d’autres personnes morales de droit public créent


seuls ou en association, une entreprise qui a pour objet des activités industrielles,
commerciales, financières et agricoles, ils empruntent la forme d’une société
publique ou d’une société mixte.

La commune est une collectivité décentralisée, dotée de la personnalité


juridique, de l’autonomie organique et financière. Elle est créée par une loi
organique qui en fixe la dénomination, le chef lieu et les limites.

La commune peut être rurale ou urbaine. La loi détermine les agglomérations qui,
compte tenu des critères objectifs d’expansion démographique, de croissance
économique et de localisation dans un périmètre urbain, peuvent être érigées en
une ou plusieurs communes urbaines.

La commune rurale est subdivisée en zones et en collines de recensement. La


commune urbaine est subdivisée en zones et en quartiers. Le nombre, la
dénomination et les limites des zones, des collines de recensement ou des quartiers
sont fixés par une loi organique.

Les entreprises publiques : Ce troisième cercle, le plus éloigné, est constitué


des entités ayant une personnalité distincte de l’Etat conformément à la loi sur les
sociétés publiques et privées.

Pour la comptabilité publique, ces entreprises ne bénéficient pas d’un financement


direct de l’Etat, néanmoins, elles peuvent bénéficier des subventions.

Dans ce cas, leurs fonds sont gérés sous la responsabilité d’un Conseil
d’Administration.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

La société publique est une personne morale créée exclusivement par l’Etat, la
commune, une ou plusieurs personnes morales de droit public, seuls ou en
association. Elle est dotée d’un patrimoine propre, d’une autonomie financière et
organique.

La société mixte est une personne morale créée par l’Etat, la commune, une
ou plusieurs personnes morales de droit public en association avec une ou
plusieurs autres personnes physiques ou morales de droit privé. Elle est dotée
d’un patrimoine propre, d’une autonomie financière et organique.

2 PROCEDURES DE CERTIFICATION DES COMPTES DE L’ETAT

La comptabilité publique est l’ensemble des règles juridiques et techniques qui


gouvernent les opérations financières de l’Etat et des autres personnes publiques.
Ces règles permettent de chiffrer les activités administratives, de tenir
l’Administration au courant de ses ressources en crédits et en matériel et d’en
contrôler l’emploi, en vue d’assurer la meilleure utilisation à ces ressources.

Deux sortes de comptes sont tenues :


• La comptabilité administrative retrace les ordres de recettes et de dépenses pris
par les ordonnateurs. Elle est centralisée dans les comptes généraux de l'Etat.
• La comptabilité deniers retrace l’exécution des opérations de recouvrement et
de paiement. Elle est tenue par les comptables. La concordance entre les deux
comptabilités fait l’objet d’une déclaration de conformité de la part de la Cour
des comptes.

La Cour des comptes n’intervient pas donc dans le cours de l’exécution du budget
de l’Etat. Elle n’entre en action qu’après la clôture de l’exercice pour s’assurer que
les opérations financières sont décrites dans les comptes de façon sincère et
véritable, pour vérifier que les contrôles financiers et comptables sont
convenablement exercés et pour examiner la gestion financière des ordonnateurs,
tant en régularité qu’en utilité.

2.1 Certification des comptes de l’Etat

La Cour des comptes a, pour le contrôle de l’exécution des lois de finances, une
double fonction : certifier l’exactitude des comptes généraux de l’Etat et examiner
l’utilisation des autorisations budgétaires.

En principe, le budget de l’Etat fait l’objet d’un acte unique, le budget général,
approuvé par le Parlement, qui autorise à la fois les recettes et les dépenses de
tous les services de l’Etat pour l’exercice suivant. Cette règle ne souffre que de peu
d’exceptions, sous forme de comptes spéciaux du trésor, dans lesquels certaines
recettes sont affectées à certaines dépenses, et éventuellement des budgets
annexes des autres services tels que les APE et les EPA, qui sont approuvés
séparément par les Conseils d’Administration.

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Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

De plus, toutes les opérations financières de l’Etat, quelles que soient les ministères
qui en ont eu l’initiative, sont exécutées par les comptables publics relevant du
ministère des finances.

En conséquence, il n’existe pas de comptes distincts des opérations financières des


différents ministères, mais un seul compte collectif, le compte général d’Etat,
correspondant au budget général, dressé par le Ministre des Finances, qui inclut
aussi les opérations des comptes spéciaux du trésor. Ainsi, le Compte Général de
l’Etat décrit l’ensemble des recettes et dépenses de l’Etat. Ce compte décrit aussi
les opérations financières extrabudgétaires, telles que les mouvements de fonds,
les emprunts, l’émission et le remboursement des bons du trésor etc.

Il suit de là que la tâche de la Cour des comptes est très simplifiée, tant en nombre
de comptes à certifier qu’en profondeur de la vérification, dès lors que le ministère
des finances a déjà vérifié toutes les opérations au fur et à mesure de leur
exécution.

Le compte général de l’Etat est le résultat d’une centralisation des opérations


financières de l’Etat effectué au niveau de la Direction Générale du Budget et de la
Comptabilité Publique relevant du Ministère des Finances.

La vérification et la certification des comptes des comptables publics font partie du


contrôle exercé par la Cour des comptes sur ces comptables. La vérification du
Compte Général de l’Etat consiste à s’assurer entre autres de l’exacte totalisation,
quoique sous des rubriques différentes, des comptes individuels, d’où le terme de
Déclaration Générale de Conformité qui désigne la certification, laquelle peut inclure
des observations relatives à l’imputation des opérations et éventuellement des
réserves mettant en question la réalité ou le montant des opérations prises en
compte.

La Cour veille aussi à ce que :


• les opérations budgétaires sont exécutées conformément aux lois et règlements
applicables en la matière et que les crédits budgétaires sont disponibles ;
• toutes les opérations concernant la période budgétaire sont comptabilisés ;
• chaque opération budgétaire est justifiée par un événement qui concerne l’entité
et la période considérée ;
• chaque opération budgétaire est comptabilisée à sa juste valeur et qu’elle soit
présentée, classée et décrite conformément aux normes et conventions
comptables et financières en la matière.

2.2 Etapes du contrôles de l’exécution du budget de l’Etat

La Constitution de la République du Burundi promulguée par la loi n° 1/010 du 18


mars 2005 stipule selon son article 178 que la Cour des comptes assiste le
Parlement dans le contrôle de l’exécution de la loi de finances. La Cour présente au
Parlement un rapport sur la régularité du Compte Général de l’Etat et confirme si les
fonds ont été utilisés conformément aux procédures établies et au budget approuvé
par le Parlement.

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Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

L’article 26 de la loi n° 1/002 du 31 mars 2004 portant création, missions,


organisation et fonctionnement de la Cour des comptes stipule que la Chambre des
Affaires Budgétaires et Financières est chargée notamment de s’assurer des
procédures d’exécution du budget et de toutes les sources de financement de l’Etat
et de préparer le rapport sur la loi de règlement et la déclaration générale de
conformité.

Le Ministère des Finances élabore annuellement un projet de Loi de Règlement du


budget de la gestion écoulée qu’il soumet à l’examen de la Cour des comptes.

Le dit projet, établi sur la base des comptes particuliers des ordonnateurs, d’une
part et des comptes de gestion des comptables publics soumis préalablement au
contrôle de la Cour des comptes, d’autre part :
• constate le montant définitif des encaissements des recettes et des
ordonnancements des dépenses effectués au cours de la gestion ;
• annule les crédits sans emploi ;
• autorise le transfert des résultats de l’année au « Compte Permanent des
Découverts du Trésor » après déduction des sommes restées disponibles sur
les ressources à affectation spéciale.

Selon les dispositions de l’article 4 de la loi n°1/002 du 31 mars 2004 portant


création, missions, organisation et fonctionnement de la Cour des comptes, la Loi
de Règlement est celle constatant, à la fin de chaque exercice budgétaire, les
résultats financiers de cet exercice et approuvant, s’il y a lieu, les différences entres
les résultats et les prévisions de la loi de finances et des lois rectificatives.

Le Président de la Cour désigne un Conseiller-Rapporteur avec éventuellement


d’autres magistrats sous sa supervision. Ce conseiller sera chargé de l’opération de
contrôle, de l’élaboration du Rapport sur la Régularité du Compte Général de l’Etat
et de la préparation d’une Déclaration Générale de Conformité. Le Conseiller-
Rapporteur désigné est appelé à effectuer les tâches suivantes :
• collecter les textes réglementaires, les documents, les données nécessaires
pour le contrôle de l’exécution du budget et vérifier leurs exhaustivités et justifier
leurs utilités ;
• vérification et analyse des documents et données budgétaires relatifs à l’année
écoulée ;
• préparation des tableaux sur les prévisions et les réalisations du budget de
l’année écoulée ;
• élaboration du rapport de contrôle de régularité de l’exécution du budget de
l’Etat ;
• préparation de la déclaration générale de conformité entre les comptes de
gestion des comptables publics et le compte général de l’Etat concernant
l’année écoulée ;
• préparation des annexes sur le règlement du budget.
• Collecte et utilité des textes réglementaires, des documents et toutes les
données nécessaires à la vérification.

10
Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Il s’agit principalement :

• Textes réglementaires relatifs à la législation financière :

- Loi du 19 mars 1964 portant règlement général de la comptabilité publique de


l’Etat.
- Cette loi qui devrait être toujours actualisée constitue une source juridique très
importante puisque elle permet au Conseiller-Rapporteur de s’assurer de
l’exactitude des opérations financières de l’Etat selon les règles fixées par la
dite loi.
- Décret-loi n° 1/171 du 10 décembre 1971 modifiant la loi du 19 mars 1964
portant règlement sur la comptabilité publique.
- Décret-loi n° 1/039 du 30 novembre 1989 portant modification de la loi du 19
mars 1964 relative à la comptabilité publique de l’Etat et instituant la
nomenclature et la codification des ressources et des charges du budget
général de l’Etat.
- Ordonnance ministériel n° 003/89 du 23 juin 1969 portant mesures
d’exécution de la loi sur la comptabilité publique de l’Etat.
- Décret n° 100/238 du 30 décembre 1989 portant nomenclature générale et
codification économique des recettes, des dons, des prêts, des participations
et des financements du budget général de l’Etat.
- Décret n° 100/159 du 19 novembre 1990 portant nomenclature générale et
codification fonctionnelle, économique, administrative et comptable des
charges du budget de fonctionnement de l’Etat et des opérations financières
rattachées au budget général de l’Etat.
- Décret n° 100/168 du 31 décembre 2004 portant approbation du plan
budgétaire et comptable de l’Etat.
- Loi n° 1/002 du 31 mars 2004 portant création, missions, organisation et
fonctionnement de la Cour des comptes.
- Textes légaux et réglementaires relatifs aux fonds spéciaux du trésor et aux
comptes spéciaux hors budget
- L’ordonnance n° 202.03/003 du 31 décembre 2004 portant règlement d’ordre
intérieur de la Cour des comptes et des chambres, etc..…
- Lois de règlement du budget des années antérieures à l’exercice écoulé.

• Textes réglementaires, rapports, études, documents et prévisions


budgétaires relatifs à la gestion de l’exercice écoulé :

- La loi de finances.

La loi de finances est un document de prévision et d’autorisation. Elle retrace


l’ensemble des charges et des ressources annuelles de l’Etat dans le cadre des
plans de développement économique et social et compte tenu de l’équilibre
économique et financier défini par le budget économique.

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Les prévisions de dépenses sont établies annuellement par les chefs


d’administration mais les prévisions de recettes sont évaluées directement par le
Ministre des Finances en concertation avec celui de la Planification et du
Développement, compte tenu des prévisions du plan de développement
économique et social et de la conjoncture économique générale.

Le conseiller-rapporteur est appelé à collecter et à consulter l’ensemble de


documents accompagnant le projet de loi de finances et ayant pour but une
information suffisante au Parlement. Il s’agit essentiellement :
• de rapports d’ensemble analysant les caractéristiques du budget et définissant
l’équilibre économique et financier ;
• de notes explicatives établies par chapitre et article budgétaire faisant ressortir
les augmentations au titre des services votés et justifiant les inscriptions de
crédits relatives aux mesures nouvelles.

- Discussions parlementaires lors du vote de la loi de finances de l’exercice


écoulé.
Ces discussions sont mentionnées dans des PV relatant les discussions entre
le gouvernement et les parlementaires lors de la discussion des budgets des
divers ministères. Ceci permet au Conseiller-Rapporteur d’être éclairé sur les
débats parlementaires.
- Lois de finances rectificatives (ou révisées) éventuellement apparues au cours
de l’année en question et modifiant la loi de finances de l’exercice concerné.
- Projet de la Loi de Règlement préparé par le Ministère des finances pour
l’exercice concerné.
- Textes réglementaires relatifs à la répartition du budget au niveau des
ministères.
- Textes réglementaires réglementant les dépenses imprévues.
- Textes réglementaires fixant la répartition des crédits à l’intérieur des comptes
spéciaux du trésor et comptes spéciaux hors budget.
- Textes réglementaires autorisant les transferts et les virements des crédits
pour la gestion de l’année écoulée.
- Textes réglementaires pour la création ou la suppression des fonds du trésor.
- Textes réglementaires permettant l’engagement des dépenses ayant un
caractère provisionnel financés par des emprunts extérieurs ou par des
comptes spéciaux du trésor.
- Les textes, notes et instructions concernant des établissements publics et les
projets. Ces textes permettent de renseigner le conseiller-rapporteur sur la
mission, l’organisation et le fonctionnement de ses établissements ainsi que
sur leurs caractéristiques et leurs spécificités tel que : la loi des cadres, le
décret d’organisation, les délégations de pouvoirs, les fiches de fonction, etc.
- Le compte général de l’Etat de l’exercice écoulé plus éventuellement les
annexes.

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A côté du compte général de l’Etat préparé par le Ministre des Finances, le


conseiller-rapporteur doit veiller à l’existence de toutes les annexes accompagnant
ce compte et qui se compose principalement :
• d’une balance générale des comptes, telle qu’elle résulte de la synthèse des
comptes des comptables publics.
• des développements des produits par titre, partie, catégorie et article du budget
indiquant les prévisions du budget et les recouvrements effectués.
• des développements des dépenses, destinés à faire connaître, pour chaque
titre, partie, chapitre et article du budget, les crédits résultant, soit du budget,
soit des autorisations supplémentaires, les dépenses engagées, les
ordonnancements effectués et les crédits grevés d’affectation spéciale à
transférer à la gestion suivante pour y recevoir leur affectation primitive.
• de la comparaison des recettes et des dépenses avec les prévisions du budget.
• du développement des opérations constatées aux fonds spéciaux du trésor.
• de la situation du compte permanent des découverts du trésor.
• de la situation des emprunts et autres engagements de l’Etat.

Le Compte Général est appuyé aussi par :


• des comptes particuliers que chacun des services ordonnateurs de l’Etat doit
adresser pour son propre chapitre de dépenses selon des délais prévus.
• d’un tableau de références aux divers comptes rendus pour l’année par les
comptables de l’Etat.

Le Ministre des Finances procède principalement à la mise en état d’examen des


comptes de gestion établis par l’OTBu et les fait parvenir, après les avoir visés pour
conformité avec les écritures intérieures des comptables intéressés, au greffe de la
cour des comptes avant le 31 mars de l’année suivant celle au titre de laquelle ils
sont établis.

Il y a lieu de rappeler que conformément au concept du budget unifié, aux règles et


principes de l’Unité budgétaire, de l’annualité et de l’Universalité de trésorerie de
l’Etat, le Budget Général de l’Etat, en recettes et dons, en dépenses courantes, en
dépenses en capital et Prêts nets, en Financement est préparé et exécuté par le
Ministre des Finances, Ordonnateur unique du budget de l’Etat.

Les comptes de gestion produits par les comptables publics

Ce sont des documents comptables annuels qui synthétisent les opérations


comptables effectuées par un comptable public du 1er janvier au 31 décembre d’une
année y compris une éventuelle période complémentaire.

Un compte de gestion a pour point de départ une situation de caisse et pour point
d’arrivée une autre situation de caisse. Il décrit non seulement les opérations
budgétaires mais aussi les opérations de trésorerie ou hors budget.

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C’est ainsi, d’après l’article 69 de la loi portant création de la Cour des comptes, les
comptes des comptables publics affirmés sincères et véritables, datés et signés par
les concernés et revêtus du visa du supérieur hiérarchique, doivent être transmis à
la Cour appuyés des pièces justificatives pour examen au plus tard le 31 mars de
l’exercice suivant.

Après leur présentation à la Cour, il ne peut apporté aucun changement, ni ajouté


de justificatif, sauf sur demande ou injonction de la Cour.

Les comptes de l’ordonnateur trésorier du Burundi (OTBu)

Aux termes de l’article 4 de la loi n° 1/23 du 7 juillet 2006 portant fixation du budget
général révisé de la République du Burundi pour l’exercice 2006, l’OTBu est
comptable principal de l’Etat. Il commissionne les comptables spécialisés des
organismes et Etablissements autonomes et les comptables de projets. Toute
tranche mensuelle accordée à ces organismes doit être justifiée par la
communication, aux fins de reddition des comptes de l’Etat, des extraits du livre
journal de caisse dont la préparation est obligatoire à l’octroi des tranches
suivantes.

L’ordonnateur-trésorier ordonnance et régularise les dépenses de l’Etat. Il est


responsable des dépenses ordonnancées ou régularisées par lui contrairement aux
lois et règlements.
Pourtant, l’article 23 de la loi n° 1/002 portant création de la Cour stipule que les
fonctions d’ordonnateur et de comptable public sont incompatibles.

L’OTBu est donc comptable principal de l’Etat. En cette qualité, il gère le compte du
trésor ouvert à la B.R.B, centralise dans ses écritures les opérations budgétaires et
de trésorerie effectuées, sous leur responsabilité, par les autres comptables publics
et constate les écritures de fin d’années permettant de dresser les comptes annuels
de l’Etat.

D’après l’article 69 de la loi n° 1/002 portant création de la Cour des comptes, les
opérations de l’Ordonnateur Trésorier du Burundi affirmés sincères et véritables,
datés et signés par les concernés et revêtus du visa du supérieur hiérarchique,
doivent être transmis à la Cour appuyés des pièces justificatives pour examen au
plus tard le 31 mars de l’exercice suivant.
Après leur présentation à la Cour, il ne peut apporté aucun changement, ni ajouté
de justificatif, sauf sur demande ou injonction de la Cour.

Actuellement, l’OTBu dépose à la Cour :


• Le rapport annuel des opérations de recettes et de dépenses du budget
ordinaire effectuées sur le compte général du trésor pour l’exercice écoulé.
• Le rapport annuel des opérations de recettes et de dépenses du budget
extraordinaire et d’investissement effectuées sur le Compte Général du Trésor
pour l’exercice écoulé.

Le conseiller-rapporteur devrait s’assurer effectivement si les données, documents


et informations produits par l’OTBu sont conformes aux dispositions réglementaires
citées ci-dessus.

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Les comptes de la Banque de la République du Burundi dans l’exercice de


ses fonctions de caissier de l’Etat.

Ainsi, le conseiller-rapporteur veille à ce que les documents suivants soient à la


disposition de la Cour :
• Les comptes de la BRB en tant que caissier de l’Etat.
• Les Rapports annuels de la BRB pour l’exercice en question ainsi que les
exercices antérieurs.
• Les extraits bancaires des comptes publics logés à la BRB.
• Les bulletins mensuels de l’exercice concerné de la BRB.
• Les statistiques financières et budgétaires publiées par la BRB : elles
permettent d’arrêter les résultats de l’année à l’échelle économique en plus du
calcul des indicateurs macro-économiques comme le PIB et le PNB.

Il y a lieu de rappeler que le caissier du Burundi ne procède qu’aux encaissements


prévus par les règlements, provoqués par l’OTBu, ou autorisés par les conventions
spéciales entre le Ministre des Finances, ou son délégué, et la BRB.
Les sommes à payer par l’OTBu sont ordonnancées au profit de la BRB. La BRB ou
le mandataire intéressé de la BRB acquitte les ordonnances et en débite le compte
de l’Etat. A partir de ce moment, la BRB ou son mandataire se substitue à l’Etat
pour effectuer le paiement des sommes dues aux bénéficiaires des ordonnances
ainsi acquittées.
Elle reste responsable vis-à-vis de l’Etat des sommes qui, pour une raison
quelconque, ne pourraient être payées aux ayants droit ou qui seraient payées
indûment.

Le conseiller-rapporteur veille au respect de ces dispositions réglementaires lors de


l’examen des documents fournis par la BRB.
• Les fiches des gestionnaires des crédits (comptables des dépenses engagées)
allouées aux différents ministères ainsi que les fiches de comptabilité des
dépenses engagées.
• La note de présentation du budget élaboré par le Ministre des Finances.
• Les rapports établis par les services du budget.
• Ces rapports peuvent éclairer le Conseiller-Rapporteur sur les objectifs
généraux visés par le Gouvernement.
• Le rapport relatant les commentaires et observations sur le projet de loi portant
fixation du Budget Général de la République du Burundi pour l’exercice écoulé.
• Ce rapport permettra au Conseiller-Rapporteur d’avoir une idée sur les
observations générales formulées par la Cour des comptes sur le Budget
Général de l’Etat de l’exercice écoulé et de prendre en considération les
commentaires spécifiques sur le budget extrabudgétaire d’investissement sur
les ressources nationales formulés à ce propos.
• Les rapports de contrôle effectués sur des fonds spéciaux et comptes
extrabudgétaires.
• Le conseiller-rapporteur a la faculté d’exploiter ces rapports établis au niveau de
la Cour pour ces investigations.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

• Les Rapports de contrôles sur la Régularité du Compte Général de l’Etat et les


Déclarations Générales de Conformité y relatives pour les exercices antérieurs.
• Le plan de développement économique (général, sectoriel et régional) pour une
période longue (5ans) ou pour une tranche annuelle de l’exercice concerné.
• Ces documents aide le conseiller-rapporteur à relater et cerner les orientations
et les objectifs à atteindre à long et moyen terme d’une manière quantitative ou
qualitative.

Le budget économique

Le budget économique présente pour une année donnée et dans le cadre du Plan
de développement économique et social le schéma de développement fixe, en
l’occurrence, les prévisions annuelles relatives aux taux de croissance économique
et aux taux d’inflation, l’évolution attendue pour l’investissement, l’emploi et les
paiements extérieurs.

Les prévisions du budget de l’Etat concilient l’exigence de maîtriser l’inflation et de


sauvegarder les équilibres extérieurs et la nécessité de contribuer à la
concrétisation des objectifs de croissance d’investissement et d’emploi. Le budget
économique détermine ainsi les prévisions de recettes et des dépenses de l’Etat en
fonction du déficit budgétaire dont il fixe le taux par rapport au PIB.

Le conseiller-rapporteur veille à tirer profit des informations disponibles pour


appuyer ces constatations.
• Les rapports édités sur le développement au sein du pays et la réalisation des
objectifs économiques et sociaux fixés.
• Le rapport sur le développement du pays au cours de l’exercice écoulé, établi
au niveau de chaque ministère concerné.
• Le cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté -CSLP.
• Le programme d’investissements publics pour la réduction de pauvreté au
Burundi.
• Les autres documents utiles tels que les PAP (Programme d’Activités
Prioritaires).
• Les rapports annuels de l’Institut des statistiques et des comptes nationaux.
• Les rapports édités par le Ministère du Plan.
• Les informations figurant au niveau de la lettre de cadrage lors de la préparation
du budget de l’Etat.

Le conseiller-rapporteur ressortira à partir de ces divers documents et textes


réglementaires les règles du fonctionnement du budget surtout à travers les
modifications des prévisions, les transferts, les virements et les annulations qu’il est
appelé à justifier leur bien fondé et à les analyser d’une manière approfondie lors de
ces investigations.

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2.2.1 Vérification des documents et données budgétaires de l’année écoulée

Il y a lieu de mettre l’accent sur les objectifs poursuivis, la méthodologie adoptée et


le processus à respecter.

Objectifs

Il s’agit d’effectuer une étude générale des opérations de l’année sur la base :
• du Compte Général de l’Etat ;
• des comptes particuliers des ordonnateurs ;
• des comptes des comptables, (OTBu, divers comptables publics concernés).

Cette étude consiste en une analyse de l’ensemble des recettes et des dépenses
concernant le budget de l’Etat, les fonds spéciaux du Trésor, …..

Elle devrait permettre d’exposer les résultats généraux de l’exécution des lois de
finances, de rendre la déclaration générale de conformité, d’examiner les principales
opérations budgétaires et de formuler déjà à ce stade certaines observations.

Méthodologie adoptée

La Cour procède à l’analyse des différents documents collectés cités ci-dessus.

La Cour se fait également et ce, conformément à l’article 51 de la loi qui la régit


communiquer tout document relatif à la gestion financière et budgétaire ou
comptable de l’Etat.

Cette approche méthodologique s’est inscrit aux côtés de l’ensemble des autres
normes de contrôle et de déontologie qui caractérisent tout contrôleur.

Processus

• Contrôles généraux
Le conseiller-rapporteur est appelé dès le début de l’exercice de sa mission à :
- s’assurer de l’existence d’une comptabilité de l’ordonnateur principal (Ministre
des Finances) : existence des documents comptables classés et des registres
conformément au plan budgétaire et comptable de l’Etat approuvé par le
décret n° 100/168 du 31 décembre 2004 ;
- faire le contrôle arithmétique du Compte Général de l’Etat ;
- faire un contrôle de sincérité avec les livres et les pièces justificatives de
dépenses ;
- faire un rapprochement entre toutes les données figurant dans le Compte
Général de l’Etat avec le projet de loi de règlement des comptes préparés par
le Ministre des Finances ;

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- faire un rapprochement entre les crédits figurant au budget (loi de finances


initiale ou la dernière loi de finances rectificative) avec ceux contenus dans le
Compte Général de l’Etat et le projet de loi de règlement des comptes.

Le respect du plan budgétaire et comptable ainsi que les normes comptables en la


matière sont indispensables vu leur impact direct sur la qualité des informations
comptables et budgétaires éditées par le Ministre des Finances en tant
qu’ordonnateur principal du budget.

• Vérification des prévisions


Le contrôle de l’exécution de la loi de finances de l’Etat consiste en l’examen du
compte général de l’Etat, établi par le Ministre des Finances, qui retrace toutes les
opérations budgétaires telles qu’elles se sont passées.

Le Conseiller-Rapporteur fait une comparaison entre les chiffres figurant au niveau


du compte général de l’Etat avec les chiffres qui leurs correspondent au niveau de
la loi de finances compte tenu des modifications survenues au cours de l’année
écoulée et justifiées par des textes réglementaires.

Le conseiller-rapporteur est appelé aussi à faire une appréciation critique de


l’évaluation de prévisions budgétaires.

• Vérification des réalisations


Pour le cas des recettes, le conseiller-rapporteur fait une comparaison entre les
prévisions et les réalisations ensuite entre les données figurant au niveau des
comptes de l’Ordonnateur Trésorier du Burundi avec ceux du Compte général de
l’Etat.

Le contrôle de l’exécution budgétaire au niveau des recettes porte aussi sur la


régularité de :
- l’établissement de la recette ;
- la liquidation de la recette ;
- l’ordonnancement de la recette ;
- le recouvrement de la recette.

Pour le cas des dépenses, la comparaison sera faite entre les données figurant
dans les divers comptes des comptables publics concernés avec celles du Compte
général de l’Etat.
Le contrôle de l’exécution budgétaire au niveau des dépenses porte aussi sur la
régularité de :
- l’engagement de la dépense ;
- la liquidation de la dépense ;
- l’ordonnancement de la dépense ;
- le payement de la dépense.

Outre le contrôle de la régularité, le contrôle de l’exécution du budget porte sur la


sincérité, l’exactitude et l’exhaustivité des opérations.

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Le conseiller-rapporteur est appelé à exploiter les données éditées par le système


informatique figurant au niveau du ministère de finances (SIGEFI) pour s’assurer
rapidement de l’exactitude des recettes et des dépenses figurant au niveau du
Compte général de l’Etat.

La vérification approfondie des prévisions et des réalisations budgétaires permet


surtout au conseiller-rapporteur de se prononcer sur la justification de l’évolution des
crédits votés, engagés, liquidés, ordonnancés et payés par rapport aux dotations et
aux dépenses effectives des années antérieures. Il y a lieu de mettre l’accent sur les
principales évolutions, les principaux écarts entre prévisions et réalisations, ainsi
que les cas de sous-consommation récurrente.

• Détermination du niveau des crédits définitifs autorisés


Le montant de ces crédits est déterminé à partir des crédits initiaux autorisés par la
loi de finances auxquels il y a lieu d’apporter les modifications intervenues en cours
de gestion (crédits complémentaires ou supplémentaires, transferts, répartitions,
virements, reports, etc...…).

Les reports de l’exercice précédent

Par exception au principe de l’annualité budgétaire, certains crédits inutilisés


peuvent être reportés, il s’agit pour le cas du budget de l’Etat : des soldes créditeurs
des fonds spéciaux du trésor, des crédits d’engagement du Budget
d’Investissement.

Il sera important d’évaluer le pourcentage des reports de crédits par rapport aux
crédits ouverts : un fort pourcentage de report peut traduire des difficultés dans la
réalisation des projets surtout lorsque le montant du report est presque constant
durant aux moins deux années consécutives.

Les crédits complémentaires ou supplémentaires

Aucun transfert ou virement de crédits d’engagement et de paiement à caractère


évaluatif ne peut être opéré au profit de ceux à caractère limitatif. Des décrets
peuvent ouvrir des crédits complémentaires par prélèvement sur le chapitre des
dépenses imprévues au profit d’autres chapitres pour faire face à des dépenses
urgentes ou imprévues.

Des crédits supplémentaires peuvent être ouverts, par décret d’avances, au-delà
des dotations inscrites au chapitre des dépenses imprévues en cas de calamités ou
de nécessité impérieuse d’intérêt national.

Ces crédits doivent être ratifiés par une loi de finances rectificative à soumettre sans
délai à l’approbation du Parlement dans les mêmes conditions relative à la loi de
finances.

D’autres modifications de la loi de finances peuvent intervenir au cours de l’année


budgétaire et faire l’objet de lois de finances rectificatives soumises, dans les
mêmes conditions que la loi de finances, au Parlement.

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Le conseiller-rapporteur doit s’assurer de la nécessité impérieuse de recourir à de


tels décrets et de leur ratification par une loi de finances rectificative ou révisée et
d’autre part, s’il n’a pas été procédé aux annulations des crédits par la suite.

L’actualisation et l’accroissement de certaines rubriques de dépenses doivent être


fondés et liés à des événements déjà survenus surtout lorsqu’il s’agit des
intempéries ou un contexte international donné ou une situation économique ou
sociale spécifique déjà vécue par le pays. Tous ces éléments permettent au
conseiller-rapporteur de s’assurer de la nécessité effective à un recours à des
crédits supplémentaires demandés par certaines Institutions publiques.

Les annulations

Tout crédit de paiement non utilisé en cours d’année doit être annulé. Des
annulations répétées peuvent déceler des excès dans les prévisions ou
l’inopportunité de certaines décisions.

Les répartitions

Les ressources de l’Etat sont groupées sous quatre titres et comprennent :

Titre I : Les recettes fiscales :


- Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital ;
- Impôts sur les salaires et la main d’œuvre ;
- Impôts sur le patrimoine ;
- Impôts intérieurs sur les biens et services ;
- Impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales ;
- Autres recettes fiscales.

Titre II : Les recettes non fiscales :


- Les revenus de l’entreprise publique et de la propriété du domaine public ;
- Droits et frais administratifs et ventes non-industrielles et accessoires ;
- Amendes et confiscations non fiscales ;
- Autres recettes non fiscales.

Titre III : Les recettes en capital :


- Vente de parts ou participations sociales ;
- Vente de bien de capital fixe ;
- Vente de stocks ;
- Vente de terrains et d’actifs incorporels ;
- Transferts en capital de sources autres que les administrations publiques.

Titre IV : Aides, dons et subventions publiques :


- Reçus de l’étranger, courants et en capital ;
- Reçus d’autres niveaux des administrations publiques nationales, courants et
en capital ;

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- Reçus des autorités supra-nationales, courants et en capital.

L’analyse de l’ensemble de ces recettes permet au conseiller-rapporteur de se


prononcer dès le départ de la structure des ressources budgétaires de l’Etat et s’il
n’y a pas un déséquilibre important entre les recettes de l’Etat (fiscales, non
fiscales, en capital) par rapport au volume des aides et dons provenant de
l’extérieur et voir aussi si le pays a réalisé des progrès au cours des dernières
années pour accroître ses ressources propres.

Le conseiller-rapporteur analyse aussi la composition des recettes et voit s’il y a un


déséquilibre entre d’un côté les recettes fiscales et les recettes en capital ensuite
entre les recettes fiscales et les recettes non fiscales. Le conseiller-rapporteur est
appelé à justifier toutes les causes de ces déséquilibres.
Même la composition des recettes fiscales sera analysée dans l’objectif de justifier
l’importance de la divergence entre les recettes fiscales directes et les recettes
fiscales indirectes. A ce propos, le conseiller-rapporteur est appelé à vérifier et à se
prononcer sur les faits suivants :
• la réalité des prévisions relatives aux recettes budgétaires et voir si elles ont été
minorées pour échapper à l’obligation de rendre compte ;
• l’efficacité de la politique de recouvrement des recettes fiscales, l’importance
des arriérés des créances fiscales, le taux de perception des recettes fiscales,
les risques de prescription, le volume des créances prescrites comparées aux
montants dûs, les efforts déployés à ce propos, etc..…
• l’importance de l’évasion fiscale et son impact sur la conjoncture économique ;
• l’importance de l’observation de l’égalité des citoyens pour honorer leurs dettes
fiscales et aussi l’efficacité des mesures entreprises pour garantir une certaine
équité fiscale ;
• l’importance des exonérations fiscales et leurs impacts positifs et négatifs sur
les recettes budgétaires.
Sur un autre plan, le conseiller-rapporteur procède aussi à l’analyse des charges de
l’Etat. Ces dernières sont réparties d’après le décret-loi n° 1/039 du 30 décembre
1989 portant modification de la loi du 19 mars 1964 relative à la comptabilité
publique de l’Etat en cinq titres :

Dépenses de fonctionnement

Titre I : Charges de la dette publique et de la dette viagère.

Titre II : Dotations des pouvoirs publics et moyens des ministères.

Titre III : Interventions de l’Etat et transferts courants.

Ces dépenses de fonctionnement englobent donc les salaires, autres biens et


services, les arriérés sur le secteur public et privé, les contributions aux organismes
internationaux, les transferts aux ménages, les subsides et les subventions, les
versements d’intérêts que ce soit versements d’intérêts extérieurs ou versements
d’intérêts intérieurs et aussi les dépenses des fonds.

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Dépenses en capital

Titre IV : Dotation aux amortissements de la dette publique.

Titre V : Budget d’investissements publics et transferts en capital

L’analyse de ces dépenses d’investissement par nature permet au conseiller-


rapporteur de les regrouper en catégories qui sont à titre d’exemples les bâtiments
et structures, les machines et équipements, les subventions en capital et les autres
charges (salaires et arriérés).

Opérations de financements

Pour le cas des opérations de financement au profit de l’Etat, le conseiller-


rapporteur doit effectuer surtout une comparaison dans le temps (d’un exercice à un
autre) et dans l’espace en se comparant avec des pays voisins et même
appartenant à un même groupement surtout lorsqu’il s’agit de financement
extérieur.

Il y a lieu de signaler aussi que les opérations de financements du budget général


de l’Etat, prévues et autorisées par des lois de finances annuelles, sont réparties en
deux titres et classées par catégories de créanciers :

Titre I : Financement intérieur net :


- Auprès des autres Administrations Publiques ;
- Auprès de la Banque de la République du Burundi ;
- Auprès des banques commerciales ;
- Auprès des autres institutions financières ;
- Auprès des entreprises publiques et
- Auprès du secteur privé non financier.

Titre II : Financement extérieur net :


- Auprès d’institutions internationales de développement ;
- Auprès d’Administration Publiques étrangères ;
- Auprès des pays étrangers (sous forme bilatéral) ;
- Auprès des banques et crédits fournisseurs ;
- Variation des encaisses, dépôts, titres, arriérés et des impayés au titre des
obligations financières non réglées.

La loi de finances1 ouvre les crédits par partie et par chapitre pour les dépenses de
gestion, les dépenses de développement et les dépenses des fonds spéciaux du
trésor. Le chapitre budgétaire regroupe l’ensemble des crédits mis à la disposition
de chaque chef d’administration d’une Institution publique.

1
Il s’agit d’une pratique éventuelle qui peut être mise en application.

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Les crédits ouverts sont répartis à l’intérieur de chaque partie par articles,
paragraphes et sous paragraphes selon leur nature et leur destination et ce
conformément à une nomenclature budgétaire figurant au niveau du plan budgétaire
et comptable de l’Etat.

Pour les dépenses de gestion, la répartition des crédits de chaque article par
paragraphes est effectuée par arrêté du ministre des finances. La répartition des
crédits de chaque paragraphe par sous-paragraphes s’effectue par arrêté du chef
de l’administration concerné.

Pour les dépenses de développement, la répartition des crédits d’engagement par


paragraphes et sous-paragraphes est effectuée par arrêté du ministre des finances.
La répartition des crédits de paiement de chaque article par paragraphes et sous-
paragraphes est effectuée par le chef de l’administration.

Le conseiller-rapporteur doit s’assurer que de telles pratiques ne se transforment


pas en des opérations d’ajustement des crédits et ne dénaturent pas les crédits au
regard de leur destination initiale.

Pour le cas du volet financement, le conseiller-rapporteur doit se prononcer sur le


bien fondé des critères de choix entre le recours au financement intérieur ou au
financement extérieur et selon quel pourcentage pour pouvoir assurer en partie le
financement des dépenses de l’Etat.

Il doit vérifier aussi l’efficacité de ces critères choisis et s’ils répondent aux besoins
de remboursements des arriérés de la dette, du financement du déficit budgétaire
de l’année écoulée et s’ils prennent aussi en considération le taux actuel
d’endettement du pays.

Vérification de l’équilibre du budget

Le conseiller-rapporteur devrait veiller à l’existence de l’équilibre du budget et en


cas de déficit il examine si les moyens de financements utilisés pour son
financement ont été appropriés et que les intérêts de l’Etat ont été préservés.

La vérification des transferts

Des transferts de crédits d’un chapitre (institution publique) à un autre, nécessités


par une réforme gouvernementale ou administrative, peuvent être opérés par des
textes réglementaires, à condition qu’ils ne modifient pas la nature de la dépense et
la répartition des crédits par article.
D’ailleurs, l’article 29 de la loi2 n° 1/23 du 7 juillet 2006 portant fixation du budget
général révisé de la République du Burundi pour l’exercice 2006 dispose que le
Ministre des Finances est autorisé à effectuer au cours de l’exercice les transferts
de crédits que l’exécution du budget rendrait nécessaire. Il est interdit à tout
gestionnaire de crédit d’engager ou d’imputer une dépense en dépassement du
crédit voté. Le Ministre des Finances est autorisé à prendre toute sanction ou
mesure disciplinaire en cas de dépassement de crédit.

2
La loi de finances n’autorise que les transferts alors que dans la pratique on trouve souvent des opérations de
virement qui s’appliquent à ce propos.

23
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Le conseiller-rapporteur doit s’assurer donc si la nature de la dépense budgétaire


n’a pas subi un changement suite à cette opération de transfert. Il vérifie aussi si
cette dernière n’a pas entraîné des dépenses futures et obligatoires à la charge de
l’Etat et à ses services non prévues suite à ces transferts.

La vérification des virements

Des virements de crédits peuvent être opérés de partie à partie à l’intérieur de


chacune des sections de chaque chapitre, et ce, dans une limite déterminée des
crédits ouverts dans chacune de ces parties. Toutefois, des virements de crédits ne
peuvent en principe être opérés au profit de la partie des rémunérations publiques.

Des virements de crédits peuvent être effectués entre articles à l’intérieur d’une
même partie du même chapitre.

Les opérations de virement sus-indiqué sont effectuées en vertu des textes


réglementaires.

• La détermination des crédits consommés


Les dépenses engagées et ordonnancées sont pour leur part recensées et
totalisées par chapitre, et par article.

Le conseiller-rapporteur a, à s’assurer du degré de respect par l’Administration des


différentes règles auxquelles elle est tenue dans l’exécution des dépenses et
notamment les principes du caractère limitatif des crédits, de la non compensation
entre les recettes et les dépenses et de l’annualité budgétaire.

• La vérification des dépassements de crédits


Hormis les cas exceptionnels des crédits évaluatifs dont les montants sont estimés
et non arrêtés définitivement, les dépenses ne peuvent être engagées et
ordonnancées que dans la limite des crédits ouverts.

Le conseiller-rapporteur doit s’assurer que tous les dépassements de crédits soient


autorisés et qu’il existe un texte réglementaire le justifiant. De même, les taux des
dépassements autorisés doivent être modérés et leurs décroissements d’un
exercice à un autre relate une bonne maîtrise des prévisions budgétaires et une
appréciation efficace des coûts et des besoins exprimés par les divers services de
l’Etat. Il y a lieu aussi de procéder à une analyse critique de ces dépassements.

La vérification des dépassements de crédits évaluatifs

La principale exception au principe de la disponibilité préalable des crédits résulte


de l’existence de crédits évaluatifs. Ces crédits servent à acquitter la dette publique,
les frais de justice, les réparations civiles, les remboursements, les dégrèvements et
les restitutions diverses.

Les dépenses excédant des crédits évaluatifs ne sont pas toujours irrégulières mais
elles peuvent quelques fois traduire d’une mauvaise prévision qui devra être
signalée.

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La vérification des dépassements de crédits provisionnels

Les crédits provisionnels peuvent être augmentés par des répartitions de crédits ou
de décrets d’avance.

La vérification des dépassements de crédits limitatifs

Les dépassements qui subsistent en fin d’année, décelables par la simple


comparaison des crédits ouverts et des dépenses effectives, seront tous relevés.

Les dépassements temporaires en cours d’année couverts par des ouvertures de


crédits postérieures sont aussi irréguliers que les précédents. Ces ouvertures sont
doublement irrégulières en ce qu’elles portent sur des crédits non disponibles et
qu’elles privent le Parlement de la prérogative d’approuver certains dépassements.

Si le Parlement est seul juge des motifs qui ont pu conduire les ministres à s’écarter
du principe fondamental de l’autorisation préalable des dépenses publiques, la
responsabilité des fonctionnaires qui, sans ordres écrits et préalables des Ministres,
auraient permis ou prescrit de tels agissements, peut être sanctionnée sur le plan
pénal et pécuniairement.

Les contractions de recettes et de dépenses

Le budget doit comprendre toutes les ressources et toutes les charges permanentes
de l’Etat. En conséquence, les dépenses doivent être intégralement imputées sur
des crédits ouverts et ne peuvent faire l’objet d’une compensation avec les recettes.

La détection des infractions au principe de l’annualité

Les autorisations budgétaires sont annuelles.

En application du principe de la gestion, les dépenses de l’Etat sont imputées au


budget de l’année où les ordonnances ou mandats sont visées par les comptables
assignataires (dépenses payables après ordonnancement) ou au budget de l’année
ou elles sont payées par les comptables publics (dépenses payables sans
ordonnancement).

Le conseiller-rapporteur aura à relever les cas de l’imputation des charges non


afférentes à la gestion en cours ou au contraire le report des charges sur des
gestions futures.

• La réalisation des études comparatives


Il s’agit de rapporter les montants de crédits ouverts à ceux des dépenses
effectives, de déterminer les taux de consommation et de dégager d’une part leur
évolution d’une gestion à l’autre et d’autre part, les écarts par rapport aux
prévisions.

En cas de modification de structure ou de législation, on établira les comparaisons à


structure constante.

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Le conseiller-rapporteur aura à signaler les taux de consommation insuffisants, les


écarts significatifs et de rechercher les causes.

Par ailleurs, il serait utile pour la poursuite ultérieure des vérifications sur les pièces
elles-mêmes, de recenser à ce stade les principales opérations menées dans
l’année.

2.2.2 La préparation des tableaux sur les prévisions et les réalisations du budget de
l’année écoulée

Les opérations présentées par le projet de la loi de règlement préparé par le


Ministre des Finances seront examinées, analysées et développées dans des
tableaux faisant apparaître :
• Pour les dépenses du Budget Général de l’Etat, les prévisions initiales, les
autorisations nouvelles, les engagements, les ordonnancements et les
paiements répartis par chapitres (Institutions), parties et articles.
• Pour les recettes de ce même budget, les prévisions initiales ainsi que les
modifications et les recouvrements ventilés par chapitres et par articles.
• La Comparaison du montant global des prévisions de recettes et de dépenses
et des modifications apportées le cas échéant avec les réalisations pour chaque
fonds de trésor.

Ces tableaux sont intermédiaires et finaux et ils seront classés en :


• tableaux des prévisions et modification de ces prévisions ;
• tableaux de comparaison entre les prévisions et les réalisations ;
• tableaux des réalisations.

L’élaboration de ces tableaux devrait permettre au conseiller-rapporteur de faciliter


son travail d’investigation et d’analyse et de pouvoir tirer profit des conclusions lui
aidant à élaborer son rapport sur l’exécution du budget de l’Etat et de choisir les
tableaux finaux à incorporer dans le rapport de contrôle de régularité de l’exécution
du budget de l’Etat.

L’établissement des tableaux intermédiaires et finaux permet d’aider le conseiller-


rapporteur dans ses investigations pour :
• faire une appréciation critique de l’évaluation des prévisions budgétaires ;
• examiner les modifications de crédits et déterminer l’importance et la régularité
des modifications ;
• faciliter le travail de rapprochement des crédits figurant au budget (initial et
éventuellement révisé) avec ceux contenus dans le Compte Général de l’Etat et
aussi dans le projet de loi portant règlement des comptes ;
• se prononcer sur les conditions générales d’exécution du budget ordinaire (de
fonctionnement) et du budget d’investissement ;
• voir les conditions de gestion et d’utilisation des crédits ;

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• analyser l’évolution des rubriques budgétaires les plus importantes au niveau


des recettes et des dépenses par nature et par Institution publique ;
• dégager les grandes priorités accordées aux choix d’investissements et leurs
répartitions entre les différentes Institutions publiques.

Des exemples de tableaux peuvent être conçus à ce propos de la manière


suivante :

2.3 L’élaboration du rapport de contrôle de régularité de l’exécution du budget de


l’Etat et la Déclaration générale de conformité

Le rapport de contrôle de régularité de l’exécution du budget de l’Etat est un


document élaboré par la Cour des comptes et dans lequel sont consignés les
résultats de travaux d’examens, d’analyses et de comparaisons des prévisions et
des réalisations des opérations de recettes et de dépenses.

Ce rapport présente le résultat des travaux suivants :


• l’examen du projet de loi de règlement en comparant les prévisions et les
réalisations des recettes et des dépenses du compte général de l’Etat
respectivement aux données de la loi de finances et à celles du compte de
gestion de l’OTBu ;
• une analyse globale de l’exécution des opérations budgétaires en rapprochant
les réalisations aux prévisions pour le budget de l’Etat et les budgets des fonds
spéciaux du Trésor ;
• une analyse détaillée des ressources et des charges du budget de l’Etat et des
budgets des fonds spéciaux du Trésor ;
• l’explication des écarts entre les prévisions et les réalisations de la même année
et les écarts entre les réalisations de l’année en cours et celle de l’année
précédente ;
• les résultats généraux de l’exécution des lois de finances.

En fonction de la disponibilité des informations, de l’importance des investigations


entreprises e des possibilités de recours à l’outil informatique, la qualité du rapport
de contrôle de régularité de l’exécution du budget de l’Etat mérite d’être toujours
amélioré pour éclairer davantage les pouvoirs législatif et exécutif.

A côté de l’introduction où il est conseillé qu’elle soit courte, claire et précise, le


rapport préparé par le conseiller-rapporteur peut traiter l’analyse globale de
l’exécution des opérations budgétaires (objet de la première partie du rapport)
ensuite une analyse détaillée des ressources et des charges du budget général de
l’Etat et des fonds spéciaux du trésor (objet de la deuxième partie) ensuite les
résultats généraux de l’exécution du budget de l’Etat tout en dégageant l’excédent
éventuel ou en déterminant le déficit existant et aussi son mode de financement
effectué et l’équilibre du budget (objet de la troisième partie du rapport).

A la fin de ce rapport, il est conseillé de citer les principales défaillances et


insuffisances relevées ainsi que les recommandations formulées à ce propos. Le
rapport est communiqué au Ministre des Finances pour production de réponse
éventuelle.

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La Cour siégeant à huit clos en audience des Chambres réunies délibère sur ce
rapport et sur la réponse du Ministre des Finances.

Sur la base de ce rapport, siégeant en audience plénière solennelle rend la


Déclaration générale de conformité entre les comptes de gestion des comptables
publics et le compte général de l’Etat concernant l’exercice écoulé.

Le rapport de contrôle de régularité de l’exécution du budget de l’Etat et la


déclaration générale de conformité avec le projet de Loi de règlement des comptes
sont également adressés au Parlement en réservant une copie au Gouvernement.

Seule la déclaration générale de conformité est publiée au Bulletin Officiel du


Burundi.

Le texte de cette déclaration générale peut être reformulé selon le modèle suivant :

MODELE DE DECLARATION GENERALE DE CONFORMITE

Attendu que les documents comptables se rapportant à la gestion …. ont été déposés à la
Cour des comptes sous forme, soit de compte de gestion, pour le budget général de l’Etat,
soit d’états globaux pour les fonds spéciaux du trésor…;

Vu la Constitution de la République du Burundi, spécialement en son article 178 ;

Vu la loi n° 1/002 du 31 mars 2004 portant création, missions, organisation et


fonctionnement de la Cour des comptes, spécialement en ses articles 36, 38 et 121 ;

Vu la loi n° … du 31 décembre … portant fixation du budget général de la république du


Burundi pour l’exercice ;

Vu la loi n° … du … portant révision de la loi de finances du 31 décembre … ;

Vu la loi du 19 mars 1964 portant règlement général de la comptabilité publique de l’Etat


telle que modifiée par le décret-loi n° 1/171 du 10 décembre 1971 et le décret-loi n° 1/039 du
30 décembre 1989 :

Vu le décret n° 100/168 du 31 décembre 2004 portant approbation du Plan Budgétaire et


Comptable de l’Etat ;

Vu le rapport de contrôle sur la régularité de l’exécution du budget de l’Etat pour l’exercice


écoulé et les observations y consignées.

Vu les comptes de la Banque de la République du Burundi dans l’exercice de sa fonction de


Caissier de l’Etat, les opérations de l’Ordonnateur trésorier du Burundi et les comptes des
services publics affirmés sincères et véritables, datés par les concernés et revêtus du visa
du supérieur hiérarchique.

LA COUR DES COMPTES DECLARE CI-APRES :

COMPTE DE L’ETAT

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Budget général de l’Etat


Compte tenu des opérations effectuées par l’OTBu et de celles effectuées par les
comptables publics et centralisées pour leur montant dans les écritures d’OTBu
(……………), d’une part et du prélèvement sur le compte du trésor approprié3 aux fins de
couverture de l’excédent de dépenses sur les recettes du budget de fonctionnement, d’autre
part, le montant définitif des recettes s’est élevé à ……………Quant aux dépenses, elles ont
atteint …………

L’excédent (ou le déficit) de recettes sur les dépenses, soit ………………, est reporté à
concurrence de ………… au ……………du budget de la gestion … (N+1) pour assurer la
continuation des travaux et services sur ressources à destination spéciale. Le reliquat, soit
……………, est versé au compte permanent des découverts du trésor.

Ces résultats sont (ou ne sont pas) conformes à ceux du compte général de l’Etat.

Opération de trésorerie
Cumulés, l’ensemble des comptes créditeurs ont enregistré, au 31 décembre …. un
excédent (ou un déficit) de recettes de ……………
Pour leur part, les comptes débiteurs ont accusé un excédent de dépenses de…………

D’où le solde net d’excédent (ou de déficit) de recettes de ………… représentant l’encaisse
(ou le découvert) de l’OTBu.

Le solde final tel qu’il résulte des écritures de l’OTBu est conforme à celui qui apparaît au
niveau du compte général de l’Etat.

Par ailleurs, un rapprochement entre les comptes individuels des comptables et le compte
de gestion de l’OTBu laisse apparaître au niveau du compte de mouvements de fonds entre
comptables, intitulé « opération de règlement », la différence suivante :

Solde du compte « Opérations de règlement » chez de l’OTBu.

Solde du compte « Opérations de règlement » chez les autres comptables publics

Différence ……………

Cette différence résulte …………

Fonds spéciaux du trésor


Telles qu’elles apparaissent sur le compte de l’OTBu, les recettes, y compris le report
(éventuel) des excédents de la gestion de l’année écoulée (…………), se sont élevées à
…………

Les dépenses ont atteint …………

D’où un excédent (éventuel) de recettes sur les dépenses de …………

Ce montant est à reporter à la gestion de l’année aux fonds spéciaux correspondants.

Ces résultats sont conformes à ceux du compte général de l’Etat.



∗ ∗

3 Il y a lieu d’avoir un compte spécifique du trésor enregistrant les résultats de l’exécution des opérations de
recettes et de dépenses du budget général de l’Etat. Ce compte de résultat fonctionne comme un compte d’avance
(synonyme à un compte permanent des découverts du trésor. Il procure au budget de l’Etat des disponibilités
nécessaires pour parfaire son schéma de financement).

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En conclusion, le compte général de l’Etat pour l’année … est conforme (ou pas conforme),
tant pour les opérations du budget de l’Etat, que pour les opérations effectuées par le trésor,
avec les comptes de gestion produits à la Cour par les comptables publics concernés.

La présente déclaration a été délibérée par la Cour des comptes réunie en Assemblée
Plénière le …/…/…

2.4 La préparation des annexes

La préparation des annexes relatives au rapport de contrôle de régularité de


l’exécution du budget de l’Etat consiste surtout à préparer une liste des recettes des
finances et des douanes, des comptables publics … etc... Il y a lieu de mettre aussi
en annexe la réponse du Ministre des Finances (à propos du rapport du contrôle de
régularité de l’exécution du budget de l’Etat qui lui a été adressé par la Cour) et du
projet de loi portant règlement des comptes de la république du Burundi pour
l’exercice concerné. Le texte de ce projet est formulé comme suit :

LOI N° …. /… DU … PORTANT REGLEMENT DES COMPTES DE LA REPUBLIQUE DU


BURUNDI POUR L’EXERCICE N
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

Vu la Constitution de la république du Burundi ;

Vu la loi du 19 mars 1964 portant Règlement Général sur la comptabilité publique de l’Etat,
telle que modifiée par le Décret-loi n° 1/171 du 10 décembre 1971 ;

Vu le Décret-loi n° 1/039 du 30 décembre 1989 portant modification de la loi du 19 mars


1964 relative à la comptabilité publique de l’Etat et instituant la nomenclature et la
codification des ressources, des financements et des charges de l’Etat ;

Vu le décret-loi n° 100/238 du 30 décembre 1989 portant nomenclature générale et


codification fonctionnelle, économique, des recettes, des dons, des prêts, des participations
et des financements du budget général de l’Etat ;

Vu le décret n° 100/159 du 19 novembre 1990 portant nomenclature générale et codification


fonctionnelle, économique, administrative et comptable du budget de fonctionnement de
l’Etat et des opérations financières rattachées au budget général de l’Etat ;
Vu le décret n° 100/113 du 18 juillet 1991 portant nomenclature des dépenses en capital et
intégration au budget général de l’Etat des investissements publics ;

Vu le décret n° 100/60 du 6 juin 1995 portant approbation du plan comptable de l’Etat ;

Vu le décret n° 100/168 du 31 décembre 2004 portant approbation du plan budgétaire et


comptable de l’Etat ;

Vu la loi des finances n° … du 31 décembre de l’exercice N portant fixation du budget


général de la république pour l’exercice N ;

Le Conseil des Ministres ayant délibéré ;


Le Parlement et le Sénat ayant adopté ;

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PROMULGUE

REGLEMENT DES COMPTES DE LA REPUBLIQUE DU


BURUNDI DE L’EXERCICE N

Titre unique : Reddition des comptes de l’Etat pour l’exercice …

Article 1 : Les ressources du budget général de l’Etat pour l’exercice … ont été de
……………
Elles se répartissent comme suit :

Intitulé des comptes Prévisions de l’année N Réalisations de l’année N


Produits fiscaux
Impôts sur les revenus, les bénéfices et les
gains en capital
Personnes physiques
Sociétés
Impôts non ventilables
Impôts intérieurs sur les biens et services
Impôts généraux sur les biens et services
Droits d’accise
Taxes sur les permissions d’utiliser des
biens ou d’exercer des activités
Autres impôts sur les biens et services
affectés
Autres impôts sur biens et services non
classés
Impôts sur le commerce extérieur et les
transactions
Droits de douanes & autres droits
d’importation
Taxes à l’exportation
Autres impôts sur le commerce extérieur et
les transactions internationales
Autres impôts sur le commerce extérieur
affectés
Autres recettes fiscales
TOTAL RECETTES FISCALES
Produits non fiscaux
Revenu de la propriété
Dividendes
Prélèvement sur les quasi-sociétés
Loyers
Autres recettes non fiscales
Droits administratifs
Amendes, pénalités et confiscations non
fiscales
Produits divers & non identifiés
TOTAL RECETTES NON FISCALES
DONS
Dons courants
Dons en capital
TOTAL DES RESSOURCES

N.B. : Les montants repris ci-dessus ne tiennent compte que des recettes réellement
encaissées (en année N…) Les droits constatés (en année N…) et non versés constitueront

31
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des recettes des exercices où ils seront réellement encaissés conformément au Règlement
Général sur la Comptabilité Publique en son article 10.

Article 2 : Les charges du Budget de l’Etat pour l’exercice N ont été de …………

Elles se répartissent comme suit :

Crédit de l’année N Réalisations fin


décembre de l’année N
a) DEPENSES COURANTES
Dépenses sur biens et services
Salaires et primes
Autres biens et services
Arriérés sur le secteur privé
Contribution aux org. Internationaux
Transfert aux ménages
Subventions et subsides
Versement d’intérêts sur la dette
publique
Versement d’intérêts extérieurs
Versement d’intérêts intérieurs
Dépenses des fonds
Fonds routier national
Fonds de solidarité nationale
b) DEPENSES EN CAPITAL & PRETS
NETS
Dépenses en capital
Dépenses en capital sur budget national
Paiements arriérés sur budget national
Tirages sur dette extérieure
Dons en capital
Prêts nets du trésor
Tirages sur prêts rétrocédés
Recouvrement des prêts rétrocédés
TOTAL GENERAL DES CHARGES

N.B. : Par rapport à la loi des finances de l’exercice N, les crédits alloués aux différentes
catégories de dépenses par grande masse ont été modifiés suite aux virements internes
opérés au cours de l’exécution du budget. Cette opération est autorisée par l’article 29 de la
loi de finances de l’exercice N.

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Article 3 : L’équilibre de la loi de finances consolidée se présente comme suit :

Libellé Prévisions de Réalisations déc. de


l’exercice N l’exercice N
I. Recettes courantes
Recettes fiscales non directement affectées
Impôts sur les revenus, les bénéfices et les gains en
capital
Impôts intérieurs sur les biens et services
Impôts sur le commerce extérieur et les transactions
internationales
Impôts sur patrimoine
Autres recettes fiscales
Recettes non fiscales
Revenu de la propriété
Autres recettes non fiscales

II. Dons
Dons courants
Dons en capital

TOTAL RECETTES ET DONS

III. Dépenses courantes


Dépenses sur biens et services
Salaires
Autres biens et services
Arriérés sur le secteur public & privé
Contributions aux organismes internationaux
Transferts aux ménages
Subventions et subsides
Versements d’intérêts sur la dette publique
Versements d’intérêts extérieurs
Versements d’intérêts intérieurs
Dépenses des fonds
IV. Solde courant hors dons (I-III)
V. Solde courant y compris dons (I+II-III)
VI. Dépenses en capital et prêts nets
Dépenses an capital
Prêts nets du trésor
VII. Déficit global avec dons (V-VI)
VIII. Déficit global hors dons (IV-VI)
IX. Arriérés
X. Financement
Financement extérieur net
Tirage sur dette directe
Tirage sur dette rétrocédée
Dette rééchelonnée
Remboursement dette directe
Financement intérieur net
Avance BRB
Certificat du Trésor
Allégement de la dette
Remboursement dette intérieure
XI. Besoins de financement

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Article 4 : Conformément au concept du Budget unifié, aux règles et principes de l’unité


budgétaire, de l’annualité et de l’universalité de la trésorerie de l’Etat, le budget général de
l’Etat en recettes et dons, en dépenses courantes, en dépenses en capital et prêts nets, en
financement a été exécuté par le Ministre des Finances, ordonnateur unique de l’ensemble
des dépenses de l’Etat. L’Ordonnateur Trésorier du Burundi est comptable principal de
l’Etat, dans ce cadre, il a commissionné les comptables publics et spécialisés.

Article 5 : Les ressources en dons et prêts extérieurs sont budgétisées, nomenclaturées et


codifiées comme recettes du budget général de l’Etat.

Toutes les dépenses, courantes et en capital, imputables sur ces mêmes ressources sont
totalement budgétisées, nomenclaturées et codifiées comme dépenses du budget général
de l’Etat.

Article 6 : La reddition des comptes inclut les ressources et dépenses des fonds budgétisés
dans le budget général de l’Etat, à savoir le Fonds ...

Au cours de l’exercice N, les mouvements sur ces fonds se présentent comme suit :

Solde antérieur Recettes Dépenses Solde


Contribution à la solidarité …………… …………… …………… ……………
nationale
Fonds spéciaux de trésor …………… …………… …………… ……………
TOTAL …………… …………… …………… ……………

Les soldes à fin décembre de l’exercice N seront, conformément au règlement général sur la
comptabilité publique, reportés à l’exercice N+1.

Article 7 : Dans le cadre de la disponibilisation et liquidation des financements et fonds


extérieurs budgétisés suivant les conventions signées entre les bailleurs de fonds extérieurs
et le Gouvernement du Burundi des tirages d’un montant total de ………… ont été effectués
en exercice N pour la dette directe et …………pour les dons.

Article 8 : Conformément aux règles figurant dans les clauses de financement et accords de
crédit, des tirages sur prêts extérieurs directs ou rétrocédés préalablement visés par le
département de la trésorerie et correspondant à des dépenses budgétisées dans la loi de
finances pour les décaissements de l’exercice N ont été effectuées pour un montant total de
…………au taux moyen de décaissement.

Article 9 : Le montant total de le dette extérieure du Burundi s’élève à …………au 31/12/ N


et se répartie comme suit :

Situation de la dette extérieure à fin décembre N (en millions de Fbu) :

Situation de la dette extérieure à fin décembre de l’année N (en millions Fbu)


Libellé Encours au Tirages Remboursement Encours au
31/12/N-1 31/12/N
Principal Intérêt
Dette …………… …………… …………… …………… ……………
directe
Dette …………… …………… …………… …………… ……………
rétrocédée
Total …………… …………… …………… …………… ……………

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Article 10 : Le recouvrement des prêts rétrocédés s’élève pour l’exercice N à un montant de


…………… sur les …………budgétisés dont le détail est le suivant :

REGIDESO …………………
ONATEL …………………
SOSUMO …………………
AUTRES …………………
TOTAL …………………

Article 11 : Les dividendes reçus des entreprises publiques s’élèvent pour l’exercice N à un
montant de ………… sur les …………budgétisés.

Le détail est le suivant :

Prévisions Réalisations
Dividendes de la BRB ………………….. …………………..
Institutions financières publiques ………………….. …………………..
Entreprises non financières ………………….. …………………..
TOTAL ………………….. …………………..

Article 12 : L’endettement bancaire de l’Etat auprès de la Banque de la République du


Burundi s’élève à …………au 31 décembre de l’année N.

Le détail est le suivant :

Avances au B.O. ……………………..


Avances consolidées ……………………..
Financements des B.E.I. ……………………..
TOTAL ……………………..

Article 13 : Les dépenses budgétaires ordinaires engagées, liquidées et ordonnancées et


non décaissées au 31/12/N feront l’objet d’engagement prioritaire sur le budget N+1
conformément à l’article 6 de la loi du 19 mars 1964.

Article 14 : Le Ministre des Finances Ordonnateur National ainsi que l’Ordonnateur-


Trésorier du Burundi reçoivent quitus pour l’exécution de la loi de finances de l’exercice N.

Fait à Bujumbura, le …/…/…

Le Président de la République

VU ET SCELLE DU SCEAU DE
LA REPUBLIQUE

LE MINISTRE DE LA JUSTICE
ET GARDE DES SCEAUX

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3 PROCEDURE DE CERTIFICATION DES COMPTES DES AUTRES


SERVICES PUBLICS

La certification des comptes devra permettre à la Cour de donner un avis, de portée


générale, sur la régularité et la sincérité des comptes et des états financiers.
Toutefois, la régularité comptable suppose que soit assurée la conformité aux textes
en vigueur, aux règles fixées par les normes comptables. Quant à la sincérité
comptable, elle implique une évaluation correcte des valeurs comptable ainsi qu’une
appréciation raisonnable des risques et des dépréciations. Elle laisse donc la place
à une certaine marge d’appréciation, notamment dans le calcul des charges de
provisions nécessaires.

A côté des comptes de l’Etat, la Cour est appelée à certifier tous les comptes des
services publics à savoir l’administration centrale de l’Etat, les communes, les
régies personnalisées, les établissements publics administratifs, les sociétés
publiques et tous les projets financés par des deniers publics.

La certification consiste, après examen, vérification, contrôle financier et de légalité


des services publics, à émettre une opinion motivée sur la sincérité, l’exactitude et
l’exhaustivité, ainsi que sur la régularité des opérations des services publics.

Le rapport de certification des comptes des services publics ne préjuge pas du bon
emploi des deniers publics qui peut faire l’objet d’un contrôle de gestion ultérieur.

Cette procédure de certification nécessite au départ une maîtrise de techniques


comptables et de contrôle et une connaissance approfondie des normes de
contrôles nationales et internationales.

Il y a lieu d’effectuer dès le départ une évaluation du système de contrôle interne


quelle que soit la nature du service public en identifiant les points forts et les points
faibles du système pour pouvoir effectuer le minimum ou la maximum de tests en
profondeur en fonction de la qualité du système de contrôle interne.

Il y a lieu de procéder aussi à l’élaboration des procédures de collecte de


documents, de la tenue du dossier de travail et de la gestion rationnelle des
missions de vérification.

Ceci facilite aisément l’examen des comptes des entités publiques soumises aux
contrôles de la Cour.

3.1 Evaluation des procédures

Il y a lieu de traiter les volets suivants :

3.1.1 Les normes de contrôle appliquées par la cour des comptes.

Les normes de contrôle de la Cour des comptes devraient être inspirées des
normes de contrôle de l’organisation internationale des institutions supérieures de
contrôle des finances publiques (en anglais, International organisation of Supreme
Audit Institutions : INTOSAI).

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Ces normes énoncent les postulats de base, les principes généraux de contrôle des
finances publiques et les normes de vérification et de rapports.

Les postulats de base

• La Cour des comptes doit veiller à appliquer les normes de l’INTOSAI pour tous
les points jugés importants. Certaines normes peuvent ne pas être applicables à
une partie de son activité. La Cour des comptes doit déterminer les normes qui
s’appliquent à ce type d’activité, de manière à garantir, en permanence, un
niveau de qualité élevé.
• A mesure que s’opère une prise de conscience de l’opinion publique, celle-ci
exige de façon croissante que les personnes ou organismes chargés de gérer
les deniers publics rendent compte de leur gestion, ce qui montre la nécessité
de mettre en œuvre une procédure garantissant le respect de l’obligation de
rendre compte. La Cour des comptes doit œuvrer à améliorer la reddition des
comptes dans le secteur public.
• L’instauration au sein de l’Administration de systèmes appropriés d’information,
de contrôle, d’évaluation et d’établissement de rapports facilite la mise en œuvre
de l’obligation de rendre compte. Les gestionnaires sont responsables de
l’exactitude et du caractère suffisant, de la forme et du contenu des informations
financières ou autres. La Cour des comptes doit divulguer cette nouvelle culture
d’obligation de rendre compte.
• L’existence d’un système de contrôle interne approprié permet de réduire au
maximum les risques d’erreurs et d’irrégularités. La Cour des comptes doit
encourager les entités contrôlées à mettre en place de tels systèmes.
• La Cour des comptes doit s’efforcer de rendre encore plus performantes les
techniques de contrôle et notamment celles des mesures de résultats.
• La Cour des comptes doit veiller à ce que des conflits d’intérêts ne se
déclenchent pas entre les magistrats et les unités contrôlées.
• La Cour des comptes doit concevoir un système de contrôle interne pour
s’assurer de la qualité des vérifications effectuées.

Les principes généraux de contrôle des finances publiques

• L’indépendance de la Cour des comptes est garantie par la constitution et par


la loi qui l’a instituée. C’est dans cet esprit qu’elle arrête en toute indépendance
son programme d’activité et que les magistrats exercent leur jugement
professionnel en toute indépendance. La Cour doit, également, remplir sa
mission impartialement afin d’assurer à ses conclusions l’objectivité et la
crédibilité nécessaires. L’indépendance se manifeste au niveau de la latitude
qu’elle possède pour contrôler toutes les activités qu’elle estime importantes au
sein des organismes contrôlés.

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• Les membres de la Cour doivent avoir les compétences requises pour effectuer
des vérifications. Ils doivent notamment réunir l’ensemble des qualifications
(compétences, indépendance, objectivité et diligence) exigées pour accomplir
d’une manière efficiente, économique et efficace les tâches régies par les
normes de contrôle et de rapports.
• Les magistrats doivent faire les diligences nécessaires dans l’application des
normes de contrôle. Cela signifie qu’ils doivent procéder avec soin à la
programmation des vérifications, à l’identification, la collecte et l’évaluation des
preuves, à l’établissement des rapports et des conclusions ainsi que des
recommandations.

Les normes de vérification

• Le magistrat doit programmer la vérification de façon à obtenir un contrôle de


qualité effectué de manière économique, rentable, efficace et dans les délais
fixés.
• Le travail de vérification doit être continuellement supervisé à tous les niveaux et
à chaque étape de contrôle ; un superviseur doit examiner les tâches
accomplies et les documents utilisés.
• Le magistrat, lorsqu’il détermine jusqu’où pousser la vérification et sur quel(s)
domaine(s) elle doit porter, doit veiller à évaluer la disponibilité d’information
probante et suffisante du contrôle interne.
• En exécutant les contrôles de la régularité ou financiers, le magistrat vérifie la
conformité aux lois et aux règlements en vigueur et élabore des mesures et des
procédures de contrôle qui offrent une garantie raisonnable de détection
d’erreurs, d’irrégularités et d’illégalités pouvant influer directement et d’une
manière significative sur les montants figurant aux états financiers ou sur les
résultats du contrôle de la régularité. Le magistrat doit rester attentif quant à
l’existence éventuelle d’illégalités pouvant influer indirectement et largement sur
les montants figurant aux états financiers ou sur les résultats du contrôle de la
régularité.
• Lors de la vérification de l’optimisation des ressources, le magistrat évalue la
conformité aux lois et règlements en vigueur, lorsque cette mesure s’avère
nécessaire à la réalisation des objectifs du contrôle. Le magistrat conçoit sa
vérification de manière qu’elle offre une garantie raisonnable de détection
d’illégalités pouvant influencer de manière significative les résultats du contrôle.
• Tout indice d’irrégularité, d’un acte illégal, d’une fraude ou d’une erreur qui
pourrait avoir en effet important sur le contrôle, devrait amener le magistrat à
étendre la vérification pour corroborer ou dissiper de tels soupçons.
• Le magistrat doit rester vigilant quant aux situations ou transactions susceptibles
de révéler des illégalités pouvant avoir un effet indirect sur les résultats de la
vérification.
• Pour étayer le jugement et les conclusions qu’il doit formuler à propos de
l’établissement, du service, du programme, de l’activité ou de la fonction
contrôlé(e), le magistrat doit apporter des preuves suffisantes, pertinentes et
d’un coût d’obtention raisonnable.

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• Les conseillers-rapporteurs doivent rassembler dans leurs dossiers de


vérification suffisamment de documents ayant valeur probante, notamment en
ce qui concerne la base de programmation, les domaines vérifiés, le travail
accompli et les constatations du contrôle.

• Pour les vérifications financières ou autres le cas échéant, les magistrats


doivent analyser les états financiers afin de déterminer si l’unité contrôlée s’est
conformée ou non aux normes comptables relatives à la présentation ou à la
publication des informations financières. L’analyse des états financiers doit être
suffisamment poussée pour que le magistrat puisse en déduire les éléments
objectifs sur lesquels il va fonder son opinion.

Les normes de rapport

• Au terme de chaque vérification, le conseiller-rapporteur ou toute l’équipe de


vérification doit exprimer son opinion par écrit ou, le cas échéant, rédiger un pré-
rapport exposant ses constatations et, le cas échéant, ses recommandations. Le
contenu doit être facile à comprendre, ne doit être ni vague ni ambigu et ne
comporter que des informations étayées par des preuves suffisantes et
pertinentes. De plus, il doit témoigner de l’indépendance et de l’objectivité du
magistrat ou de l’équipe et être équitable et constructif.
• Il incombe aux autorités supérieures ou à la Cour de décider, en dernier ressort,
de la suite à réserver aux gaspillages, aux pratiques frauduleuses et aux fautes
graves de gestion relevées par les magistrats.
• Les rapports de vérification doivent inclure les écarts significatifs relevés par
rapport aux critères de vérification et tous les cas significatifs de non-conformité
qui intéressent les objectifs du contrôle.
• Les recommandations à insérer au rapport doivent découler de la description
des causes profondes des observations mentionnées afin de faciliter la mise en
œuvre d’actions correctives.
• Les observations préliminaires peuvent comporter les positions des entités
publiques vérifiées en cas de divergence avec l’observation de l’équipe de
vérification.

3.1.2 L’évaluation du système de contrôle interne

Définition

Le système de contrôle interne est composé de l’environnement de contrôle et des


procédures de contrôle. Il comporte toutes les politiques et procédures adoptées par
une entité donnée pour s’assurer :
• de la réalisation économique, efficiente et efficace des objectifs de l’entité,
• du respect des règles externes (lois, règlements, etc...) et internes (politiques de
la direction) ;

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• de la sauvegarde des actifs et des informations ;


• de la prévention et de la détection des fraudes et des erreurs ;
• de la qualité des documents comptables et de la production en temps utile
d’information financière et de gestion fiable.

Objectif de l’analyse du contrôle interne

• L’analyse de l’organisation interne de l’entreprise vise à en faire ressortir les


points faibles compte tenu des impératifs suivants :
• protection adéquate du patrimoine et des ressources de l’entreprise ;
• fiabilité et régularité des enregistrements comptables et des comptes ;
• conduite ordonnée, efficace et régulière des opérations ;
• conformité des décisions internes avec les objectifs poursuivis par les pouvoirs
publics à travers l’entreprise vérifiée.

Elle vise également à déterminer la nature, l’étendue, et le calendrier des examens


à effectuer par la mission de vérification.

Démarche générale

• Processus
L’appréciation du contrôle interne comporte trois étapes :
- la description des procédures usitées ;
- l’utilisation du questionnaire du contrôle interne ;
- la vérification de la permanence des procédures.

La description des procédures usitées :


• Objectif
La description des procédures usitées permet d’avoir une connaissance suffisante
des procédures et méthodes employées par l’entité, et de s’assurer de leur aptitude
à satisfaire aux impératifs suivants :
- la séparation convenable des fonctions ;
- l’adaptation de l’organisation avec la nature et le volume d’activité de l’entité ;
- l’existence de supports formalisés de l’organisation et des documents ;
- la qualification raisonnable du personnel ;
- la protection adéquate par des moyens matériels et juridiques du patrimoine ;
- la réalité et la pertinence des enregistrements comptables et de leurs
supports ;
- la régularité, l’efficacité et l’efficience des opérations effectuées dans le cadre
de l’activité de l’entité.

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• Méthodologie
Pour décrire les procédures employées dans l’entité et s’assurer d’une
compréhension suffisante des systèmes, le conseiller-rapporteur doit recourir aux
entretiens (entrevues) avec le personnel concerné et à l’étude de la documentation
interne de l’entité publique contrôlée (plan directeur d’organisation, manuel des
procédures, plan comptable annoté, instruction, décisions,…).

Cette description doit répondre aux trois conditions suivantes :


- consignée sur des feuilles de travail ;
- confirmée par des tests de compréhension ;
- justifiée par des spécimens des documents utilisés par l’entité.

Utilisation des feuilles de travail

Elle doit être consignée sans des feuilles de travail intitulée « diagramme de
circulation » sous l’une des deux formes suivantes :

• Notes descriptives
Dans ce cas, celles-ci doivent être lisibles, nettes et intelligibles et comporter des
informations complètes, précises, claires et pertinentes. Elles doivent être établies
de façon à permettre autant que possible la visualisation des étapes décrites et des
alternatives lors des prises de décisions.

• Graphique d’acheminement (FLOW SHART)


Ces graphiques (ordinogrammes) seront établis pour illustrer et visualiser les
procédures utilisées au sein de l’entité publique vérifiée au moyen de symboles
préalablement sélectionnés.

La description doit être confirmée

Pour éviter au conseiller-rapporteur d’entreprendre les examens ultérieurs sur la


base d’une description erronée, ils doivent s’assurer, de la réalité et de la bonne
compréhension du système décrit. Pour ce faire, des tests limités doivent être
effectués par son soin sur une transaction typique par circuit étudiée.

La description doit être justifié

Durant ses travaux de collecte de l’information pour la description du système, le


conseiller-rapporteur prendra soin d’annexer à ses feuilles de travail les instructions
internes écrites régissant le module examiné et un exemplaire de chaque type de
documents utilisés (Bon de commande, bon de réception, bon de livraison, etc...…)
en indiquant en observation le nombre approximatif des utilisations annuelles de
chaque document (estimation de la taille de la population examinée pour les
besoins des échantillons statistiques choisis).

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L’utilisation du questionnaire de contrôle interne

A l’issu de l’étape « description du système », le conseiller-rapporteur doit s’assurer


que l’organisation examinée comporte les contrôles indispensables pour satisfaire
aux objectifs d’un bon système de contrôle interne.

Pour ce faire, le conseiller-rapporteur doit répondre à un ensemble de questions


préétablies par module pour déterminer les sécurités existantes au sein du
système ; sans omettre que de par sa structure standardisée, le questionnaire du
contrôle interne doit faire l’objet d’une adaptation aux spécificités de l’entité publique
vérifiée et aux objectifs poursuivis par son exploitation. Cette adaptation doit être
agréée par le Directeur de la mission.

• Objectif
Le questionnaire du contrôle interne (Q.C.I.) doit servir d’Etalon pour la vérification
de l’aptitude du système décrit à répondre aux impératifs suivants :
- protection du patrimoine ;
- fiabilité des informations ;
- amélioration des performances.

• Méthodologie
Le magistrat, puisant dans les renseignements collectés et consignés dans les
supports de description des systèmes, doit répondre aux questions posées par le
Q.C.I.

Les réponses par l’affirmative correspondant en principe à des forces du système


qu’il y a lieu de porter sur la feuille de travail intitulée « PROGRAMME DE
VERIFICATION DU CONTROLE INTERNE ».

Les réponses par la négative correspondent à des faiblesses du système qu’il y a


lieu de porter en fonction de leur importance soit sur la feuille de travail intitulé
« EVALUATION DU CONTROLE INTERNE », soit assorties des recommandations
nécessaires sur celle intitulée « AMELIORATION ET SIMPLIFICATION DU
SYSTEME EXISTANT ».

Les réponses N/A (Non Appliqué) signifient que la question n’est pas applicable à
l’entité vérifiée. Le Q.C.I. une fois rempli, doit être réexaminé avec le Président de
Chambre pour s’assurer définitivement de son caractère exhaustif, avant qu’il ne
soit classé dans le dossier de contrôle.

La vérification de la permanence des procédures

• Objectif
Cette vérification doit permettre au conseiller-rapporteur de s’assurer de la réalité
des contrôles existants pour apprécier la qualité du système de contrôle interne, en
vue de l’établissement d’un rapport sur les insuffisances de l’organisation de l’entité
et de délimiter l’étendue des examens ultérieurs à entreprendre.

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• Méthodologie
Une fois le Q.C.I. rempli, les réponses doivent être ventilées selon qu’elles soient
positives ou non en deux grandes catégories qui feront chacune l’objet de
traitements appropriés.

Les réponses négatives

Les points faibles les plus significatifs ayant été portés sur la feuille « EVALUATION
DU CONTROLE INTERNE », le conseiller-rapporteur essayera d’en évaluer l’impact
sur les comptes, la gestion de l’entité vérifiée ainsi que sur le programme des
examens à entreprendre.

De plus, il doit discuter le contenu des faiblesses avec les différents responsables
de l’entité publique vérifiée et recueillir leurs commentaires afin de vérifier s’il
n’existe pas de contrôles compensatoires qui, bine que prévus dans le système,
n’ont pas été portés à la connaissance du conseiller-rapporteur, auquel cas, celui-ci
doit considérer ces contrôles comme forces et leur faire subir le même traitement
que les réponses positives.

Les points faibles dont l’incidence sur les comptes et la gestion est peu significative
seront portés sur la feuille de travail intitulée « AMELIORER ET SIMPLIFIER LE
SYSTEME EXISTANT » pour être communiqués aux responsables de l’entité
publique, assortis des recommandations appropriées du conseiller-rapporteur.

Les réponses positives

Les points forts du système examiné seront repris sur la feuille de travail intitulée
« PROGRAMME DE VERIFICATION DES PROCEDURES » dont l’étude doit servir
à la définition claire et préalable de l’étendue des sondages à opérer par le
conseiller-rapporteur en vue de vérifier la permanence des contrôles décrits.
Cette vérification doit permettre au conseiller-rapporteur de se procurer l’assurance
que les contrôles a priori et a posteriori existants au sein de l’entité publique, et tels
qu’ils ont été décrits lors de la collecte d’informations sur le fonctionnement du
système organisationnel sont effectifs, convenablement exécutés et relèvent de
personnes dûment habilitées.

La démarche qui doit être suivie pour l’appréciation des susdites qualités comporte
trois types de vérification que le conseiller-rapporteur doit effectuer sur un
échantillon représentatif des opérations contrôlées :

la vérification de la matérialité des contrôles (existence formelle de visas,


signatures, rapprochements,…).
La vérification du contenu des contrôles (reprise des opérations de contrôle qui sont
sensées avoir été effectuées par l’entité publique).
La constatation physique (vérification matérielle de l’existence des biens objet des
opérations examinées).

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Au cours de ces vérifications et compte tenu de la qualité des forces contrôlées, le


conseiller-rapporteur doit corriger le contenu de ses feuilles de travail en prenant
soin de porter sur la feuille « EVALUATION DU CONTROLE INTERNE » les points
forts non vérifiés (ou inexistants) et sur la feuille « PROGRAMME DE
VERIFICATION DES PROCEDURES » les forces compensatoires qui lui ont été
révélées par les responsables de l’entité publique lors de la discussion des
faiblesses du système de contrôle interne examiné.

3.1.3 La collecte des documents et des renseignements probants

Objectif

L’objectif poursuivi dans la collecte des justifications est l’obtention de preuves


suffisantes, valables et pertinentes sur lesquelles doivent se fonder raisonnablement
les jugements et les conclusions sur l’organisation, le programme, l’activité ou la
fonction objet de la vérification.

Il convient de rappeler, au préalable, que la procédure d’instruction et d’examen des


comptes des entités publiques telle qu’elle est actuellement définie par la législation
et la réglementation en vigueur est écrite.

Elle comporte une ultime phase contradictoire qui est certe orale mais qui doit être
consacrée par des procès-verbaux établis lors de l’audition des dirigeants de l’entité
publique contrôlée, de sorte qu’en définitive les appréciations de la Cour doivent
être fondées sur des documents obtenus ou confectionnés par chaque membre de
l’équipe de vérification.

Nature de la preuve

Les preuves peuvent être des preuves matérielles, des témoignages, des
documents et des analyses.

• Preuves matérielles
Les preuves matérielles proviennent d’un examen ou d’une observation directe soit
des activités des personnes, soit des biens ou enfin des situations. Elles peuvent
revêtir la forme de mémorandum reprenant les éléments examinés ou observés, de
photographies, de tableaux, de cartes ou d’échantillons tangibles.

• Témoignages servant de preuves


Les témoignages servant de preuves sont obtenus d’autres personnes à travers de
déclarations faites en réponse à des demandes de renseignements ou au cours
d’entrevues. Elles doivent être écrites et émaner d’un responsable qualifié. Les
déclarations essentielles pour le contrôle doivent être corroborées si possible par
l’examen de documents et des sondages matériels.

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• Documents servant de preuves


Les documents servant de preuves sont des lettres, contrats, enregistrements
comptables, factures, etc...

• Analyses servant de preuves


Les analyses servant de preuves comprennent des supputations, des
comparaisons, des raisonnements et la séparation des informations en composants,
encore faut-il que ces analyses se fondent sur des documents ou renseignements
fiables.

Quelle que soit leur catégorie d’appartenance, les preuves doivent satisfaire aux
exigences fondamentales en matière de qualité, de validité et de pertinence. Les
feuilles de travail doivent refléter des preuves et la façon dont elles ont été
obtenues.

Qualité de la preuve
• Preuve suffisante
Cette condition se trouve remplie lorsqu’il existe un nombre suffisant de preuves
effectives, valables et convaincantes permettant à une personne avisée d’aboutir à
des conclusions identiques à celles des membres de l’équipe de vérification
concernée.
La détermination d’un nombre suffisant de preuves requiert du jugement. Si le
conseiller-rapporteur l’estime approprié, il peut recourir à des méthodes statistiques
pour le déterminer.

• Preuve valable
Pour être valables, les preuves doivent être fiables et les meilleures possibles grâce
à l’utilisation de méthodes de contrôle acceptables. En évaluant la validité des
preuves, le conseiller-rapporteur doit soigneusement considérer s’il y a lieu de
douter de cette validité ou du caractère exhaustif des preuves. Si c’est le cas, il doit
obtenir des preuves supplémentaires.

Les présomptions suivantes sont utiles pour juger de la validité des preuves ;
cependant, elles ne doivent pas être estimées suffisantes en elles-mêmes pour la
détermination de cette validité :
- Les preuves obtenues d’une source indépendante sont plus fiables que celles
obtenues de l’entité publique objet de la vérification.
- Les preuves rassemblées dans le cadre d’un bon système de contrôle interne
sont plus fiables que celles accumulées dans le cadre d’un système de
contrôle interne faible ou non satisfaisant.
- Les preuves découlant d’un contrôle, d’une observation, d’une supputation et
d’un examen matériel sont plus fiables que celle obtenues indirectement.
- Les documents originaux sont plus fiables que les copies.

Le conseiller-rapporteur doit, lorsqu’ils le juge utile, obtenir des agents de l’entité


publique objet du contrôle des affirmations par écrit.

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• Preuve pertinente
La pertinence concerne le rapport entre la preuve et l’usage qui en est fait. Les
informations utilisées pour prouver ou désapprouver un point de contrôle doivent
avoir une relation logique et sensée avec le point considéré. Dans le cas contraire,
les informations sont hors de propos et ne doivent pas, par conséquent, être citées
comme preuves.

3.1.4 Tenue du dossier de travail

Les feuilles de travail et le rapport de vérification constituent les principaux


documents attestant du travail effectué au cours d’une mission de vérification. Ils
sont, de fait les premiers éléments de preuve que le conseiller-rapporteur peut
apporter lors de la discussion de son rapport et lorsque l’entité publique vérifiée
conteste ou contredit ses observations.

C’est la raison pour laquelle le contenu doit être présenté avec clarté et concision.

Les feuilles de travail sont, pour le conseiller-rapporteur, des documents


permanents qui témoignent que la vérification a été effectuée conformément aux
normes de qualité et de vérification reconnue.

L’objet

Les feuilles de travail d’une mission de vérification :


• servent à attester le travail du conseiller-rapporteur et les conclusions qu’il a pu
tirer de sa vérification. Elles constituent des preuves à l’appui de son rapport et
de l’opinion qu’il a exprimée au sujet des comptes et de la gestion.
• Constituent des documents de référence que ses collègues peuvent consulter
pour obtenir des précisions sur des sujets en relation avec les opérations de
vérification.
• Peuvent servir de base à la planification des missions de vérifications
ultérieures.
• Offrent la possibilité d’une continuation de travail par un autre conseiller-
rapporteur en cas d’empêchement de celui dont il a la charge initialement.
• Permettre au conseiller-rapporteur de réviser le travail de ces collègues et de
faire réviser le dossier de travail par le Président de chambre.

Le contenu

Le contenu des feuilles de travail doit être suffisamment clair pour ne pas exiger
d’explications supplémentaires. Certaines informations nécessaires doivent y
figurer :

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• La source des informations


Si les informations ont été tirées des dossiers de l’entité publique vérifiée, le
conseiller-rapporteur doit en préciser la source en indiquant où elles peuvent être
consultées. Si elles lui ont été communiquées verbalement, le conseiller-rapporteur
doit indiquer le nom et la fonction de la personne consultée.

• Une description précise du travail effectué


Tous les documents à l’appui que le conseiller-rapporteur a consultés ou qui ont fait
l’objet d’une discussion avec les responsables et employés de l’entité publique
vérifiée devraient être décrits. Il en est de même pour les procédés de vérification
avec renvoi aux feuilles de travail concernées.

Sur chaque feuille de travail, le conseiller-rapporteur indique le travail qu’il a effectué


à l’aide des marques de pointage ou le cas échéant par des notes explicatives.

• Une conclusion
La page de couverture d’une série de feuilles de travail établies pour chacune des
questions d’importance ou chacun des modules de vérification devrait porter une
conclusion à l’effet que les objectifs visés par la vérification ont été remplis et que
les résultats sont satisfaisants. Le conseiller-rapporteur doit viser cette conclusion et
s’il estime avoir des réserves, il doit en faire état par écrit sur la feuille de travail
concerné et mentionner le travail complémentaire à accomplir.

Types de feuilles de travail

Les travaux de vérification diffèrent d’une mission à une autre selon la nature du
travail à entreprendre au niveau de la vérification des comptes. Cette différentiation
ne met pas en cause l’utilité d’avoir un dossier de travail standardisé « DOSSIER
COURANT DE VERIFICATION » dont les feuilles de travail peuvent revêtir
plusieurs formes.

Principalement, on distingue les supports suivants :


• Feuille de travail ordinaire
- format simple
- format double

• Feuille de description des procédures et des systèmes de gestion


- Support narratif
- Graphique d’acheminement (FloW Shart)
- Feuille du questionnaire du contrôle interne ;
- Feuille d’évaluation du système de contrôle interne ;
- Feuille du programme de vérification ;
- Feuille de synthèse générale de la mission ;
- Feuille du budget temps ;
- Feuille du contrôle de qualité ;
- Feuille d’observation ;

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- Rapport Quotidien de l’utilisation du temps alloué à la mission ;


- Rapport Hebdomadaire de l’utilisation du temps alloué à la mission.

3.1.5 La gestion des missions de vérification

Dans cette partie, il sera abordé deux sujets qui sont d’une grande importance, à
savoir la gestion des missions et le contrôle de la qualité.

La gestion des missions

Elle exige un encadrement adéquat du personnel et une révision critique du travail


accompli.

L’encadrement varie en fonction des caractéristiques de la mission, de la formation


et de l’expérience des membres de l’équipe de vérification et de la complexité des
opérations de l’entité vérifiée, un bon encadrement permet de :
• maintenir les normes professionnelles quant à la qualité et à la conduite du
travail ;
• contrôler le respect des échéances ;
• évaluer le rendement du personnel et établir un plan d’amélioration du
rendement.

Quant à la révision, elle consiste à effectuer un examen critique du travail accompli


par les vérificateurs au terme de chaque phase du processus de vérification afin de
s’assurer que :
• les normes de vérification et les directives ont été respectées ;
• toutes les observations et toutes les conclusions résultant de la vérification sont
convenablement documentées, analysées, résumées et consignées dans les
rapports.

A cet effet, un comité de conseil composé des Présidents de chambre et de certains


magistrats ayant une large expérience dans le domaine d’activité de l’entité publique
vérifiée, se réunira périodiquement et à la fin de chaque étape avec les membres de
l’équipe ou avec le conseiller-rapporteur de cette équipe.

Le contrôle de la qualité

Il consiste à exercer un contrôle sur la qualité des travaux de vérification exécutés


au cours des différentes missions afin de s’assurer du respect des normes de
vérification et du contenu des dossiers de travail. Des contrôles à priori et à
posteriori permettent à la Cour d’atteindre cet objectif.

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Le contrôle de la qualité à priori

La Cour des comptes, par l’intermédiaire des rapports, communique les résultats de
ses travaux de vérification. La qualité de ces rapports est d’une importance
primordiale puisqu’ils véhiculent les prises de position de la Cour. Le contrôle à
priori de la qualité devrait se baser sur les rapports.

Ainsi, le contrôle de la qualité devrait être effectué d’abord par le chef de mission qui
doit s’assurer que le contenu du pré-rapport est supporté par une information
probante, pertinente est suffisante et par la chambre qui doit s’assurer de la qualité
du texte et de l’importance des observations et autoriser la transmission du pré-
rapport ou du rapport provisoire à l’entité vérifiée.

Le contrôle de la qualité à posteriori

La Cour des comptes doit contrôler à posteriori la qualité du travail de vérification en


appliquant des procédés de révision sur les dossiers de travail afin de s’assurer que
les missions de vérification ont été exécutées avec la qualité et les soins
nécessaires. La révision des dossiers de travail devrait être annuelle.
Le choix des dossiers à réviser devrait se faire en fonction de l’ampleur et de
l’importance des missions, de la nature de l’entité vérifiée et de l’importance des
difficultés que comporte la mission.

3.2 Examen des comptes

3.2.1 Examen des comptes tenus par les comptables publics

D’après l’article 69 de la loi n° 1/002 portant création de la Cour des comptes, les
opérations de l’Ordonnateur Trésorier du Burundi et les comptes des services
publics affirmés sincères et véritables, datés et signés par les concernés et revêtus
du visa du supérieur hiérarchique, doivent être transmis à la Cour appuyés des
pièces justificatives pour examen au plus tard le 31 mars de l’exercice suivant.

Après leur présentation à la Cour, il ne peut être apporté aucun changement, ni


ajouté de justificatif, sauf sur demande ou injonction de la Cour.

Transmission, réception, enregistrement et conservation des pièces

Transmission de pièces

Les comptes doivent donc être affirmés sincères et véritables, sous les peines de
droits, datés et signés par les comptables publics ou leurs mandataires.

Pour qu’un compte soit en état d’examen, il faut qu’il soit revêtu des formalités ci-
dessus décrites et accompagnés des pièces réglementaires et des pièces
justificatives à savoir :

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• les pièces établissant la qualité du comptable (lors de la 1ère nomination)


- décision d’affectation ou d’intérim
- acte de prestation de serment (éventuellement dans le futur)
- attestation d’affiliation au compte de cautionnement mutuel des comptables
publics (éventuellement dans le futur)

• les pièces justificatives des différentes rubriques qui sont principalement :


- état des avances restant à recouvrer ou à régulariser au 31/12/N ;
- procès-verbal de situation de caisse au 31/12/N ;
- état détaillé et nominatif des restes à recouvrer au 31/12/N ;
- état récapitulatif des pièces justificatives et pièces justificatives des droits et
produits constatés admis en non valeur par suite de dégrèvement du 1/1/N au
31/12/N ;
- compte de clerc à maître (P.V. de passation de service entre l’ancien et le
nouveau comptable) ;
- état contenant l’énumération complète des immeubles des rentes et des
valeurs mobilières appartenant à l’établissement au 31/12/N ;
- état accusant le solde du compte courant administratif au 31/12/N ;
- certificat du rapprochement du solde des comptes courant bancaire au
31/12/N ;
- état des débits et crédits attendus au 31/12/N ;
- états des opérations de débits et crédits effectuées par la BRB ou assimilé au
31/12/N ;
- le relevé des bordereaux de constatation des créances de l’établissement pris
en charge par le comptable public ;
- le bordereau définitif des recettes et des dépenses ;
- copies des arrêtés de nomination des comptables publics concernés ;
- les pièces constatant la situation de la caisse et du portefeuille à la fin de
l’exercice comptable ;
- les registres et documents comptables justificatifs tels que les listes de paie,
les bons de dépense, les factures, les quittanciers et autres pièces
justificatives éventuelles.

Il y a lieu de rappeler le comptable public de remettre à temps ses pièces pour


l’actualisation du dossier permanent et faciliter les travaux de contrôle.

Réception, enregistrement et conservation

Le conseiller-rapporteur s’assure si le greffier responsable du compte a exécuté les


tâches qui lui incombent à savoir :
• la réception des comptes de gestion et des pièces générales et justificatives ;
• la vérification des paquets (contenant les pièces) par rapprochement avec
l’inventaire général des pièces adressées par les comptables ;
• faire parvenir au greffe les comptes de gestion accompagnés d’un bordereau de
transmission ou bordereau d’envoi récapitulatif.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

La greffe a, pour principales tâches :


• La vérification sommaire de chaque compte :
- mention du nom du ou des comptables responsables ;
- signature du compte par le ou les comptables responsables ;
- dates d’arrivées chez le comptable, du compte de gestion ;
- présence de l’inventaire des pièces générales et justificatives ;
- présence de la fiche d’observations du comptable s’il y a lieu.
• Demande de complément des pièces justificatives manquantes auprès des
comptables publics;
• Le service des différents fichiers du greffe :
- le fichier des comptables publics
• La détermination des comptes non produits :
- le livre des comptabilités ;
- le registre des bordereaux des comptes parvenus à la Cour, sert à déterminer,
selon les instructions du commissaire du droit, les comptables dont les
comptes de gestion n’ont pas encore été produits.
Le greffier doit détenir par ailleurs la liste complète des comptables, qui lui sont
adressés tous les ans.
• La confection d’un état périodique des comptes parvenus à la Cour.

Instruction

L’instruction des comptes de gestion des comptables de l’Etat, des communes, des
établissements publics à caractère administratif et des organismes assimilés est
confiée à un conseiller-rapporteur désigné par le Président de la Cour.

Le conseiller-rapporteur désigné retire :

• le compte de gestion et les pièces annexes éventuelles ;


• le dossier de chambre du compte concerné (dossier permanent) pour les
gestions antérieures,
• et les dossiers individuels des comptables comportant les actes de nomination
et éventuellement, de prestation de serment et d’affiliation au compte de
cautionnement mutuel des comptables publics.

Le conseiller-rapporteur vérifie donc les pièces produites à l’appui des comptes et


réclame aux comptables par l’intermédiaire du greffe de la Cour ou du Commissaire
du droit celles qui auraient été omises…. Il peut correspondre avec les comptables
et tous les autres agents publics sous le couvert du Président de la Cour.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Les tâches permettant au conseiller-rapporteur de mettre en état d’examen le


compte d’un comptable public sont les suivantes :
a. vérification de l’établissement du compte dans les formes prescrites par les
règlements et instructions ministérielles en vigueur ;
b. rapprochement des chiffres du compte de gestion avec ceux, des écritures
internes du poste comptable ;
c. vérification de la conformité du solde du compte avec les totaux des pièces
justificatives ;
d. reconnaissance des pièces générales ;
e. reconnaissance des pièces justificatives détaillées produites au soutien des
recettes et des dépenses : pointage de celles-ci et contrôle des additions ;
f. production par les comptables des pièces manquantes.

Vérification du compte de gestion en forme

Le conseiller-rapporteur doit s’assurer que :


• le compte de gestion est dressé dans la forme tracée par la réglementation en
vigueur.

Les ratures et les renvois doivent être approuvés.

Le compte comporte le solde d’ouverture, le détail des opérations de l’année et le


solde de clôture, tant pour les opérations en deniers que pour les mouvements de
valeurs. Il doit être accompagné des pièces annexes nécessaires.

Au cas où certains comptes sont informatisés, le conseiller-rapporteur ne saurait


admettre un compte manuscrit si le compte doit être dressé par l’informatique.
• Le compte de gestion est signé par le dernier comptable responsable et doit
comporter la désignation des périodes des comptables qui se sont succédés au
cours de la gestion concernée.
• Le compte de gestion est visé par l’autorité qui a procédé à la mise en état
d’examen.

Le conseiller-rapporteur, après avoir vérifié l’exhaustivité des documents, procède à


l’examen proprement dit du compte en s’assurant au préalable qu’il est en état
d’examen. Son attention est particulièrement attirée sur les points suivants qui ne
constituent qu’un échantillon limité des opérations qu’il est appelé à effectuer.

Vérification du compte de gestion sur chiffres

• Vérification arithmétique et fixation de la ligne de comptes


Un compte représente la situation du comptable au début de la gestion, décrit les
opérations accomplies durant cette gestion et dégage la situation de clôture appelée
solde (excédent ou déficit ou solde 0).

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Le contrôle consiste en la vérification arithmétique des chiffres et des totaux portés


en lignes et en colonnes, la vérification des reports et des opérations de
centralisation et la détermination du reliquat dont le comptable demeure chargé en
fin de gestion et ce jusqu’à sa reprise dans les écritures de la gestion suivante.

Une partie de cette vérification pourra être fait par l’informatique. Dans ce cas, une
fiche de ce service pourra accompagner le compte en indiquant les anomalies
relevées. Une liaison sera faite avec les comptes de l’année qui précède (pour les
Restes A Recouvrer au moins).

Le résultat devrait coïncider avec la situation arrêtée par le comptable.

Conformément au principe de l’immutabilité de la ligne de compte, toutes les


opérations accomplies par le comptable, quelles que soient les omissions et les
irrégularités décelées, sont sans influence sur la fixation de la ligne de compte. Elles
n’ont d’incidence que sur la responsabilité du comptable à qui serait appelé à faire
les régularisations nécessaires.

La Cour constate donc le solde, comme au compte, en fixant, le cas échéant, le


montant à reverser pour rétablir la concordance entre la caisse et le compte.

Les erreurs de transcription, sans effet sur le résultat de fin de gestion, seront
signalées pour ordre.

• Examen du P.V. d’inspection


Les procès-verbaux d’inspection joints aux comptes de gestion doivent être
examinés attentivement.

Ces documents peuvent déceler des anomalies ou irrégularités voire des sommes
mises à la charge du comptable.

Il y a lieu alors de vérifier si ces sommes ont été versées et si ces anomalies ont été
régularisées.

• Examen du P.V. de caisse


Le procès-verbal de caisse doit faire l’objet d’un examen attentif. Après vérification
des additions, le conseiller-rapporteur doit s’assurer que le solde en caisse qui y
figure est conforme à celui apparaissant sur les autres documents (bordereau de
comptabilité, compte de gestion, …). Toute discordance doit être signalée au
comptable et donner lieu à une explication motivée.

L’examen du procès-verbal de caisse peut permettre de relever l’existence de


certaines valeurs de caisse parmi l’encaisse du bureau. Généralement, ces valeurs
de caisse font l’objet d’un développement par nature (ou poste) de dépenses et par
opération avec indication de la date de la dépense, du nom du comptable payeur,
de la date et du motif du rejet pour les dépenses rejetées et de la date de leur
régularisation, le cas échéant.

Tout défaut d’information doit être réclamé verbalement ou par écrit et faire l’objet
d’un écrit adressé aux concernés.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Si, parmi les renseignements communiqués par le comptable, il arrive que la date
de régularisation de certaines « valeurs de caisse » se rapporte à des gestions
postérieures (ou antérieures) à celles en examen, il conviendrait de ne pas omettre
de renvoyer l’observation aux rapporteurs des comptes suivants, pour mémoire.

Peuvent figurer en valeurs de caisse particulièrement :


- des dépenses en instance de régularisation et de comptabilisation ;
- des dépenses rejetées (de nature diverse et pour des motifs divers) ;
- des dépenses manquantes (entraînant un déficit de caisse).

En ce qui concerne les dépenses rejetées, les motifs de leur rejet sont multiples. Il
peut s’agir de dépenses prescrites payées après les délais, de dépenses fausses
(titres de paiement falsifiées, pièces justificatives fictives, …), de dépenses
régulières mais acquittées ou payées irrégulièrement, de dépenses payées à deux
reprises (double paiement, notamment dans les cas de bons de caisse égarés et
établissements de duplicata), etc.

Ces rejets doivent être attentivement examinés et particulièrement les rejets dûs à
la prescription. En effet, pour engager la responsabilité du comptable payeur, il
convient de s’assurer que la prescription est intervenue avant le paiement effectif
de la dépense rejetée.

Il convient de noter, pour ce dernier cas, que le bon de caisse (ou de dépenses)
incriminé a été émis le 31 décembre de l’exercice concerné, soit le dernier jour de la
période critique et à la fin duquel s’éteint la créance à laquelle il se rapporte.

Pratiquement, il est impossible au créancier d’entrer en possession de son titre de


paiement et de l’encaisser le jour même de son émission alors que l’émission, le
visa et la comptabilisation de ce titre dans les écritures du comptable assignataire
demandent plus d’une journée, sans compter les délais de transmission.

Il est donc certain que ce titre est parvenu entre les mains de son titulaire alors qu’il
est déjà prescrit.

Tout ceci pour dire qu’en aucune manière la vigilance du comptable-payeur ne doit
faire défaut.

L’encaisse du poste comptable renferme, en effet, des pièces de dépenses


irrégulières présentées comme valeurs de caisse et que le conseiller-rapporteur doit
examiner attentivement.

Les pièces de dépenses irrégulières figurant à l’encaisse ne sont pas


systématiquement rejetées par le conseiller-rapporteur. Certaines sont régularisées
au début de l’année suivante. Le conseiller-rapporteur demandera des
renseignements à propos des pièces rejetées depuis aux moins plus de 2 à 3 mois.

Enfin quant aux valeurs de caisses manquantes, la responsabilité incombe au


comptable pour combler le déficit constaté dans l’encaisse de son unité.

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• Examen des comptes de Clerc à Maître


Ces comptes sont joints à l’appui du compte de gestion et sont établis chaque fois
qu’il y a passation de service entre comptables entrant et sortant.

Cependant, il arrive que le comptable entrant fasse des réserves, il y a lieu d’en
tenir compte et de demander toutes les explications utiles à ce sujet.

• Examen des tableaux récapitulatifs des opérations de règlement


Cet examen consiste à vérifier la couverture éventuelle par le comptable public des
opérations de dépenses et de recettes effectuées par lui pour son compte. Cette
prise en charge est matérialisée par l’établissement de quittance dont le numéro est
porté sur une pièce annexée au compte de gestion à savoir le tableau récapitulatif
des opérations de règlement.

Il arrive que des discordances soient relevées. Dans ces conditions, des
explications doivent être fournies par le comptable.

Il y a lieu de vérifier aussi les opérations budgétaires et de les rapprocher au compte


de gestion, aux tableaux récapitulatifs des opérations de règlement et à l’état des
valeurs de caisse.

• Examen des états des opérations de trésorerie


Il s’agit de la situation des recettes restant à employer en dépenses et de celle des
avances restant à recouvrer ou à régulariser.

• Opération de Trésorerie soldes créditeurs


Les comptes rangés dans ce groupe doivent nécessairement faire apparaître des
soldes créditeurs justifiés par la production d’états de développement. Dans le cas
contraire, les explications doivent être exigées du comptable concerné.

Parmi ces comptes, il convient de signaler particulièrement le compte


« consignations en garantie de droits » dont l’état de développement doit indiquer le
nom des parties versantes et le motif des consignations.

Examiné de près, ce document peut faire apparaître :


- la consignation de fréquents excédents de caisse. La fréquence de telles
opérations peut être due à la mauvaise gestion du poste comptable examiné
ou à la mauvaise foi du comptable ;
- des doubles applications de consignation engendrant des discordances entre
l’état de développement du solde et le résultat comptable. Ces discordances
peuvent ne pas apparaître en cas de « vérification » ;
- la non régularisation des articles consignés alors qu’ils datent de fort
longtemps.
- Aussi, tout défaut de renseignement, toute discordance doivent-ils donner lieu
à des interrogations en cas de besoin adressées aux comptables publics
concernés.

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• Opérations Trésorerie Soldes Débiteurs


Les comptes rangés dans ce groupe doivent obligatoirement accuser des soldes
débiteurs justifiés par des états de développement de solde.

Parmi ces comptes, il y a lieu de signaler le compte « chèques retournés impayés,


les comptes d’avances et les déficits de caisse ».

Chèques retournés impayés

Certaines opérations peuvent dater de fort longtemps et comporter des rejets


notamment de chèques retournés impayés auquel cas le conseiller-rapporteur doit
se référer aux textes en vigueur et vérifier :

Si les chèques remis en payement de biens ou de services de l’Etat :

Les comptables ne doivent livrer les produits de l’Etat dont le prix leur est payé par
chèques que si le chèque est certifié par l’établissement bancaire, conformément
aux dispositions de la réglementation commerciale ou après s’être assurés du
paiement du chèque. Le comptable qui passerait outre ces prescriptions verrait sa
responsabilité pécuniaire engagée en cas de non paiement du chèque.

Si les chèques sont remis en paiement d’article constaté :

Pour les cas d’espèce, les comptables publics disposent des moyens de contrainte
et de privilège attachés à la créance originaire encore subsistante du fait du non
paiement du chèque sans préjudice des pénalités fiscales exigibles et des sanctions
de droit commun applicables du fait de ce non paiement.

En cette matière, il y a lieu de se référer aux textes réglementaires en vigueur.

C’est pourquoi, il y a lieu de demander au comptable pour les chèques restant à


régulariser :
- la date des opérations ;
- le nom du comptable responsable ;
- la nature de la créance apurée (article constaté ou produit de l’Etat) ;
- les diligences entreprises pour la régularisation ;
- la date de retour du chèque impayé ;
- copie de consignation de l’article original constaté aux opérations
budgétaires ;
- et copie de consignation de l’article ouvert aux opérations de trésorerie après
rejet du chèque.

Autres avances éventuelles

Les articles d’avance figurant dans les opérations de trésorerie des comptables
publics ne sont pas toujours complétés par la nature de l’acte autorisant ces
avances.

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Généralement et après l’octroi de l’avance, les services du Ministère des Finances


demandent aux départements concernés de régulariser ces avances par ouverture
d’un crédit approprié à leur budget.

Mais les articles d’avance continuent à figurer non régularisés. Aussi est-il
recommandé de demander au comptable les dispositions et diligences entreprises
pour la régularisation de ces avances et surtout une copie des décisions
correspondantes.

• Examen des états d’admission en « Non valeur »


Les comptables publics doivent produire (éventuellement dans le futur) à l’appui de
leur compte de gestion destiné à la Cour des comptes, entre autres documents, un
bordereau des créances admises en non valeur, appuyé des décisions motivées
d’admission en non valeur et des pièces justificatives correspondantes.

Les annulations au titre des droits et produits budgétaires sont effectuées soit sur
proposition du comptable, soit à l’initiative de l’autorité administrative ou budgétaire
habilitée.

Dans le premier cas, l’annulation doit faire l’objet d’une demande d’admission en
non-valeur établie par le comptable et appuyée des pièces justificatives
nécessaires. Soumise à l’autorité de tutelle, elle est prononcée définitivement ou par
transport aux surséances. Dans le second cas, les décisions d’annulation doivent
être appuyées, entre autres :
- de la décision de l’autorité compétente pour les articles d’impôts directs ou
indirects annulés ;
- des copies des titres de perception ou de constatation et éventuellement
copies des quittances correspondantes pour l’annulation de double
constatation ou de droits constatés et payés au comptant ;
- des extraits de jugement et des demandes des renseignements
correspondantes pour les articles d’amendes et condamnations pécuniaires
prononcées par les tribunaux ;
- et des pièces établissant le motif de l’abandon de la créance pour les autres
cas et particulièrement les remises de pénalités.

Il demeure entendu que l’admission en non-valeur de créances dont le


recouvrement est considéré par l’autorité budgétaire, comme étant impossible ou
très improbable ne saurait libérer le comptable d’apporter les diligences nécessaires
pour assurer le recouvrement.

Dans tous les cas, les admissions en non-valeur ne peuvent porter sur des sommes
déjà recouvrées et leur montant ne peut être, par voie de conséquence, supérieur
au reliquat restant dû et constaté dans les écritures du comptable.

Le conseiller-rapporteur peut même exiger le dossier complet de la dette fiscale


auprès du Ministère des Finances pour les sommes importantes annulées.

En matière d’annulation par suite de double constatation

Dans ce cas précis, il y a lieu de s’assurer que le comptable a joint à l’appui de la


demande d’annulation deux copies des titres de perception.

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En matière d’annulation des droits constatés suite au recouvrement au comptant

Certaines annulations résultent du fait que la créance a été versée au comptant.


Dans ces cas, une copie de la quittance doit être produite.

En matière d’annulation au titre des amendes et condamnations pécuniaires


prononcées par les tribunaux

Les propositions d’annulation et les autorisations du Ministre des Finances sont


établies sur le même document. Les articles annulés comportent :
- l’extrait de jugement
- les demandes de renseignements

Le conseiller-rapporteur ne prendra éventuellement en considération que les


annulations autorisées expressément par le Ministre des Finances.

Les comptables publics sont invités à appuyer la demande d’admission en non


valeur par :
- la proposition d’annulation en 2 exemplaires ;
- la copie de consignation de l’article constaté ;
- les pièces établissant le motif de l’abandon de la créance (décision de remise
de pénalités, demande de renseignements, extraits de jugements, etc..).

Les justifications sont renvoyées au comptable public concerné à l’appui du


bordereau d’annulation à annexer ensuite au compte de gestion.

Le conseiller-rapporteur pourra réclamer les pièces justificatives au comptable


concerné lorsque la décision d’annulation n’est pas justifiée. Il s’agit en fait de
créances perdues pour le budget général de l’Etat.

• Examen des états des Restes à Recouvrer


Après avoir examiné la première partie du compte, relative aux résultats de la
gestion est s’être assuré que les opérations de l’année (budgétaires et de trésorerie)
ont été bien centralisées, il convient d’entamer l’examen de la seconde partie du
compte réservée à la situation des recouvrements des produits budgétaires.

Sur le plan de recouvrement, il y a deux catégories de recettes.

Les uns donnent lieu à l’émission d’un titre de perception fixant le montant à
recouvrer et dont le comptable doit prendre en charge et en assurer le
recouvrement. Le montant des recouvrements peut être inférieur aux droits
constatés et dans ce cas, le compte doit faire apparaître des restes à recouvrer.

Les autres sont perçues au comptant. Les recouvrements sont alors


nécessairement égaux aux droits constatés et il ne peut donc y avoir de restes à
recouvrer.

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Le recouvrement des droits et produits constatés pour chaque gestion devrait être
suivi pendant l’année budgétaire. Les comptables publics chargés du recouvrement
qui ne l’on pas effectué à la date du 31 décembre doivent en justifier l’impossibilité
en se conformant aux prescriptions contenues à cet égard dans les textes
réglementaires en la matière.

Il est fait application à la gestion suivante des restes à recouvrer au 31 décembre de


l’année concernée. A partir du 1er janvier, ils sont pris en charge au titre de la
gestion suivante.

Le receveur qui n’aurait pas fait, en temps utile, toutes diligences en vue du
recouvrement ou de la garantie de la créance du trésor, engage sa responsabilité
pour le recouvrement du montant de cette créance, si le débiteur, entre temps, est
devenu insolvable.

Les comptables publics devront apporter les diligences nécessaires pour préserver
les intérêts de l’Etat et d’éviter le risque de prescription.

La responsabilité des comptables est engagée tant pour le recouvrement des


recettes que pour le paiement des dépenses. A cet égard, ils sont tenus de faire,
toutes les diligences nécessaires pour la perception des revenus, produits et autres
ressources affectés au service de l’Etat. Ils sont tenus donc de faire, contre les
débiteurs en retard de payer, les significations, commandements et poursuites
nécessaires, d’empêcher les prescriptions…etc..

La prescription des créances publiques est réglementée par les textes spéciaux qui
en régissant les différentes catégories. La prescription des créances pour lesquelles
un règlement spécial n’a pas été prévu, est régie par le droit commun.

L’assiette, la liquidation, le mode de recouvrement et de poursuite et la prescription


des divers impôts, revenus et produits sont réglementés par les lois spéciales qui
régissent chacun d’eux.

Les comptables publics sont tenus d’exercer, en matière de recettes, le contrôle de


ces recettes (dans la limite des éléments dont ils disposent) de leur constatation, de
la régularité des réductions et des annulations qui s’y rapportent, de leur mise en
recouvrement et enfin de leurs restes à recouvrer tout le temps de leur validité. Hors
le cas de mauvaise foi, les comptables publics ne sont pas responsables des
erreurs commises dans l’assiette et la liquidation des droits qu’ils recouvrent.

La prise en charge des produits, créances et revenus résultant de titres de


perception préexistants, établis par les autorités administratives ou judiciaires
compétentes, sont confiés exclusivement aux comptables publics qui doivent
assurer, sous leur entière responsabilité, leur recouvrement. Ils doivent, en outre,
justifier de leur entière réalisation ou de leur admission en non-valeur.

Ils sont tenus de présenter à chaque instant et notamment en fin d’année la


situation détaillée et nominative des débiteurs. Cette action constitue une nécessité
fondamentale à défaut de laquelle le comptable ne peut être considéré comme
ayant satisfait aux obligations de sa tâche.

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Cette situation qui constitue une pièce essentielle pour l’appréciation des diligences
apportées par le comptable public, doit indiquer la nature de la créance, les
références des titres de constatation, le nom du débiteur, la date d’exigibilité de la
créance et son montant et enfin les diligences entreprises par le comptable pour
obtenir le recouvrement ou à défaut arrêter l’effet de la prescription.

En effet, aucun comptable ne pourrait être déchargé s’il n’a pas apporté pas la
preuve des diligences adéquates et rapides entreprises. Actuellement, la
responsabilité relative des divers comptables qui se sont succédés dans un même
poste pose parfois un problème délicat, faute de textes réglementaires régissant la
matière.

• Examen des états d’inventaire des valeurs


Il y a lieu de vérifier la situation des valeurs.

Les P.V. d’inventaire doivent être produits en originaux.

• Examen de l’ensemble des opérations effectuées pour le compte des tiers


Il y a lieu d’examiner l’état nominatif des restes à recouvrer sur les créances
recouvrées pour le compte des tiers et de relever les articles prescrits.

• Le rapport
L’instruction terminée, le conseiller-rapporteur procède alors à la rédaction des
rapports dans les formes désignées ci-après.

Le contenu du rapport à présenter doit se limiter aux indications strictement


nécessaires relatives :
• à la régularité des comptes produits et des pièces générales correspondantes ;
• aux suites à réserver aux charges et observations formulées à l’encontre des
comptables publics sur les comptes de gestion antérieures ;
• aux irrégularités relevées dans les opérations des comptes examinés ;
• aux éléments de la ligne de compte à retenir (recette à admettre, dépenses à
allouer et reliquat à fixer) ;
• à la responsabilité du ou des comptables.

Le conseiller-rapporteur doit rédiger un rapport par compte dans lequel il présente


les observations ainsi que les propositions qu’il estime convenables.

Le conseiller-rapporteur expose donc les constatations qu’il a faites, les critiques


motivées que ces constatations appellent et formule des propositions résumées.

Ces propositions peuvent également aboutir selon la nature de l’irrégularité, à une


note au parquet ou à un référé.

Le greffe reçoit le rapport accompagné d’un dossier contenant, outre les comptes et
les pièces, la correspondance avec le comptable et les preuves nécessaires à
étayer les différentes observations formulées.

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Les notes au parquet ont pour objet de :


- réclamer la production ou la régularisation de pièces que le conseiller-
rapporteur n’a pu obtenir au cours de l’instruction, lorsque cette réclamation
paraît devoir donner lieu à difficultés ;
- provoquer l’ouverture d’enquêtes administratives ou judiciaires sur des
irrégularités constatées ;
- attirer l’attention des autorités administratives sur des pratiques contraires aux
lois et règlements ;
- dénoncer aux autorités judiciaires des irrégularités constitutives de crimes ou
délits.

Ces notes sont transmises à l’autorité de tutelle par l’entremise du parquet.

Le Référé : est une proposition au Président de la Cour des comptes en vue d’une
communication à un Ministre sur un problème ou à propos d’une irrégularité d’une
certaine importance. Il a généralement pour objet :
• de dénoncer des omissions, irrégularités, fautes de gestion ou mauvaises
pratiques graves ou répétées ;
• de demander la réorganisation de services ou l’adaptation de dispositions
législatives ou réglementaires.

Les indications spéciales, relevées au cours de l’examen du compte d’un comptable


public, peuvent être portées à la connaissance d’autres conseillers-rapporteurs ou
magistrats sur des questions qui pourraient les intéresser ou à l’intention d’autres
chambres de la Cour ou des comités spécialisés au sein de la Cour.

Communication au ministère public

Le Commissaire du droit peut en outre prendre communication de tous les rapports


dans l’examen desquels il estime son ministère nécessaire.

Le commissaire du droit, après avoir pris connaissance des rapports et pièces à


l’appui, en fait retour au greffe en y joignant ses conclusions.

Décision prise à l’encontre du comptable public

Bien que le contenu de la décision à l’encontre du comptable public soit identique à


celui du rapport, sa conception revêt plutôt le caractère d’un syllogisme spécifique. Il
comprend de ce fait trois parties :
• les visas
• les considérants ou motifs
• la décision définitive de la Cour

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La décision débute par signaler les textes donnant compétence à la Cour pour
statuer les comptes examinés avec indication de la qualité du ou des comptables
qui les présentent et des différentes pièces d’entrée ou de sortie de fonctions, les
budgets examinés et les lois de finances s’y rapportant, les textes régissant la
comptabilité publique, les rapports et conclusions du Commissaire du droit ainsi que
la décision antérieure.

La décision formule les réserves se rapportant à la gestion examinée en précisant le


nom du ou des comptables responsables auxquels elles sont enjointes.

La situation initiale du compte est enfin dressée, les recettes admises, les dépenses
allouées et le reliquat de fin de gestion arrêté.

Les décisions définitives de la Cour peuvent être soit des décisions de décharge, de
sursis à décharge, de débet ou de quitus.

La Cour décharge le comptable de sa gestion lorsqu’elle n’a prononcé aucune


charge à son encontre ou que le comptable a satisfait aux charges prononcées et
lorsqu’elle a pu constater l’exacte reprise du reliquat au compte suivant.

La Cour sursoit à la décharge du comptable lorsque la reprise du reliquat ne peut


être vérifiée ou si le comptable n’a pas soldé un débet mis à sa charge au titre des
gestions ultérieures.

Si la recette a été gérée par deux comptables titulaires ou plus et qu’aucune charge
n’a été retenue à leur encontre à l’exception de la ligne de compte qui n’a pu être
vérifiée, le compte de la gestion suivante n’ayant pas encore été déposé au greffe
de la Cour, sursis à décharge est prononcé contre le second en fonction au 31
décembre de l’année à qui il sera enjoint d’assurer la reprise exacte du reliquat.

La Cour rend une décision de mise en débet lorsque le comptable n’a pas satisfait à
une injonction ferme et qu’il convient de le constituer débiteur de la collectivité
publique ou s’il n’a pas régularisé une décision de débet prononcé à son encontre.

La décision de mise en débet peut intervenir contre un comptable encore en


fonction ou contre un comptable sorti de fonction.

La Cour déclare le comptable définitivement quitte et libéré de sa gestion lorsque


celui-ci est déchargé de sa gestion pour chacune des années pendant lesquelles il a
exercé.

Cas particulier de la gestion de fait

• Définition de la gestion de fait


Est considéré comme comptable de fait, toute personne qui effectue des opérations
de recettes ou de dépenses pour le compte d’une collectivité publique sans y avoir
été régulièrement habilitée.

Toute personne qui, sans autorisation légale, se serait ingérée dans le maniement
des deniers publics est par ce seul fait constituée comptable public.

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La gestion de fait peut être définie comme étant l’ingérence d’une personne non
habilitée dans l’une des opérations réservées exclusivement aux comptables
publics.

Le principe que seuls les comptables publics sont habilités à manier les fonds
publics, est encore confirmé par la réglementation, qui interdit aux ordonnateurs ou
d’autres agents n’ayant pas la qualité de comptables publics de manier les fonds
publics ou de se faire ouvrir es-qualité un compte de disponibilités de quelque
nature que ce soit sous peine d’être poursuivis comme concessionnaires.

Le maniement des fonds publics est donc assuré par les comptables publics. Ils
sont personnellement et pécuniairement responsables des opérations dont ils sont
chargés et de l’exercice régulier des contrôles qui leur sont dévolus ainsi que la
garde, la conservation des deniers, valeurs, produits et matières qui leur sont
confiés.

La qualité de comptable public s’acquiert par la nomination et par la prestation


éventuelle de serment conformément aux dispositions réglementaires.

• Les éléments constitutifs de la gestion de fait


La réglementation en la matière laisse apparaître trois éléments constitutifs de la
gestion de fait :

- Les deniers maniés doivent avoir le caractère de deniers publics ;


- La notion de maniement doit être accepté dans le sens le plus large c’est à
dire ; il suffit qu’il y ait simple détention de fonds publics pour que la gestion
de fait soit déclarée ;
- Le maniement est le fait d’une personne dépourvue de titre légal.

Ces éléments tiennent à la nature des opérations et aux personnes ayant effectué
les dites opérations.

• Les opérations constitutives de la gestion de fait


Il y a trois grandes catégories d’opérations ; les opérations de recettes, de dépenses
et les opérations portant sur des fonds et valeurs.

Opérations de recettes

La perception des droits, produits et revenus applicables au budget général de l’Etat


ne peut être effectuée que par les comptables régulièrement institués.
Tout agent désigné pour la perception des revenus publics est constitué comptable
par le seul fait de la réception des dits revenus. Toutes ingérences en matière de
recette conduit à une déclaration de gestion de fait.

Les recettes irrégulières peuvent être très variées. Il peut s’agir :


- des produits d’impôts ou de taxes même si les personnes ayant versé les
sommes ainsi recouvrées entendaient s’acquitter de droits au paiement ;
- des recettes de nature domaniale provenant de la vente ou de l’exploitation de
biens meubles ou immeubles ;

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- des produits du fonctionnement d’un service et les ressources provenant


d’activités diverses de toute nature d’un organisme public (manifestation,
concours, etc.…) ;
- des recettes réalisées à l’occasion des émissions télévisées destinées à
alimenter les budgets ou les comptes extra-budgétaires de l’Etat ou tout autre
organisme public ;
- des indemnités d’assurance lorsque, par exemple, elles sont encaissées
directement par l’entreprise chargée de la réalisation des travaux de
réparation ;
- de l’encaissement de subventions, dons, fonds de concours et libéralités de
tout genre ainsi que celui du produit des souscriptions ou collectes (s’il est
établi que l’intention des parties versantes était bien de gratifier l’organisme
public en cause) ;
- de produit des emprunts (si l’intention du prêteur de traiter avec l’organisme
public en cause est établie).

Enfin, l’encaissement irrégulier peut porter sur des recettes qui étaient destinées à
la collectivité comme venant en atténuation de dépenses supportées par celle-ci : tel
est le cas d’indemnités d’assurance ou encore des ristournes, remises ou avoirs
accordés par des fournisseurs.

Opérations de dépenses

L’extraction irrégulière des fonds se réalise généralement par le procédé du mandat


fictif qui sont en apparence des mandats réguliers qui émanent réellement de
l’ordonnateur, mais qui sont appuyés de pièces justificatives mensongères.

Elle peut provenir de l’intervention d’une personne morale dont la mission et les
statuts ne lui permettent pas d’effectuer les opérations en question.

Elle peut encore être le résultat du paiement de subventions fallacieuses accordées


à des associations créées ou exploitées pour les besoins de la cause et tenues
d’utiliser les sommes reçues selon les directives de la partie versante ou à des
associations n’ayant aucune qualité juridique telles les subventions versées au
comité des associations sportives militaires, au comité supérieur tunisien des sports,
aux comités de la jeunesse et des sports et aux comités culturels.

Les gestions de fait fondées sur l’emploi de mandats fictifs sont très variées.
La falsification peut porter sur des versements de traitements, rémunérations et
indemnités diverses, sur le payement de fournitures et le règlement de travaux ou
prestations de toute nature.

Les opérations de fonds et valeurs

Par extension à la notion de deniers publics, il s’agit de ce qu’on appelle de deniers


privés réglementés puisqu’ils ne diffèrent de deniers publics que par leurs écritures.
En effet, le principe de l’unité de caisse impose de les confondre matériellement
avec les deniers publics. L’exemple type, est les fonds et valeurs appartenant aux
malades hospitalisés et qui doivent être déposés auprès du comptable public de
l’établissement ; leur encaissement par l’ordonnateur ou d’autres personnels
constitue une gestion de fait.

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Il en est ainsi également pour certaines allocations ou pour les fonds qui sont remis
à un organisme public à titre de dépôt, de cautionnement, etc..…

Ils peuvent avoir des origines diverses : d’impôt, consignation, trop-perçu, etc..…

Les opérations de détournement

Dans le cas d’opérations de détournement pures et simples et ne comportant aucun


emploi de fonds pour le compte de la collectivité publique, la Cour pourra apurer de
telles gestions irrégulières en appliquant la procédure de gestion de fait sur ces
opérations exclusivement délictueux, même au cas où la justice répressive est déjà
saisie de l’affaire. Cette procédure permet essentiellement, d’appréhender des
opérations qui, par l’effet de la prescription, échappent au juge pénal, et la Cour
peut demander aux autorités compétentes de restituer les sommes détournées.

Les personnes

Il peut s’agir aussi bien d’une personne morale que d’une personne physique.

Deux éléments sont à prendre en considération au regard des intéressés.

• L’absence de titre légal


Les personnes auxquelles le comptable public a pu donner mandat d’agir en son
nom peuvent être considérés déchus de leur titre légal et être déclarés comptables
de fait par la Cour, s’ils manquent à leurs obligations ou ne respectent pas les
limites imparties à leur mission.

Il peut également, en être ainsi lorsqu’un comptable a géré des fonds autres que
ceux de l’organisme public auprès duquel il est nommé.

• La participation aux opérations irrégulières


Cette participation peut avoir plusieurs formes

Peuvent être également considérées comme ayant participé à la gestion de fait les
personnes qui, par leur action ou par négligence ont permis l’extraction irrégulière
des fonds publics. C’est le cas de l’agent qui délivre de fausses certifications de la
réalité du service réalisé et celui des fournisseurs ou entrepreneurs qui
établissement de faux mémoires pour permettre l’émission de mandats fictifs.

Toutefois, l’ouverture irrégulière des comptes par les banques ou assimilés peut
être considérée comme gestion de fait lorsque ces derniers dépassent leur rôle de
simples teneurs de compte pour prendre part à des opérations irrégulières.

Ces différents modes de participation conduisent généralement à une pluralité de


comptables de fait dans une même affaire. Il convient alors de distinguer
minutieusement la part de responsabilité imputable à chacun d’eux.

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La procédure de la gestion de fait

• La saisine
La Cour des comptes est saisie soit pas le Ministre intéressé, soit par le
représentant légal de l’organisme public dont les deniers ont été indûment maniés,
soit sur réquisition du Commissaire de droit auprès de la Cour des comptes. La
Cour peut également être saisie sur le rapport d’un de ses membres sur des
opérations constitutives de gestion de fait qu’il découvre lors de la vérification des
comptes.

Lorsque la Cour est saisie d’une opération de gestion de fait, elle est tenue de
mener les investigations nécessaires.

Si la Cour, venant de statuer sur des opérations de gestion de fait qui lui ont été
déférées par les diverses autorités habilitées pour le faire, estime en, définitive
qu’elle n’est pas en présence d’une gestion de fait, elle prononce le non lieu de
cette gestion.

Par contre, si les opérations constituent une gestion de fait, la procédure prise à cet
effet comporte deux phases distinctes. La première est destinée à déclarer la
gestion de fait. La deuxième est consacrée à l’apurement du compte que doit
produire le comptable de fait.

• La déclaration de la gestion de fait


La déclaration de gestion de fait a pour but d’obliger une personne, qui n’est pas
normalement soumise à cette obligation, à rendre comptes à la Cour.

Il y a lieu de préciser les comptables de fait, en analysant pour chacun d’entre eux
les raisons qui ont conduit à retenir leurs responsabilités.

Ces comptables de fait devront produire leurs comptes sans objection ni réserve
pour permettre à la Cour d’examiner leurs comptes.

• L’apurement des comptes

La production du compte

Le compte d’une gestion de fait doit revêtir la forme d’un compte régulier : affirmé et
sincère, daté et signé par le ou les comptables. Il doit être unique pour toute la
durée de la gestion irrégulière indiquant d’une part les recettes, d’autre part les
dépenses et faisant ressortir le reliquat éventuel.
Il doit être appuyé des pièces justificatives établissant l’origine et le montant des
recettes ainsi que la nature des dépenses et la réalité du service fait.

L’approbation par l’autorité budgétaire

La procédure de gestion de fait a notamment pour objet de rétablir les formes


budgétaires qui n’ont pu être respectées. En effet, aucune dépense ne peut être
payée sans que les crédits nécessaires aient été ouverts.

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La reconnaissance d’utilité publique, par l’autorité budgétaire de l’organisme en


cause, des dépenses d’une gestion de fait vaut ouverture rétroactive et fictive des
crédits correspondants.

La décision de l’autorité budgétaire s’impose au conseiller-rapporteur qui ne peut


allouer à la décharge du comptable de fait des dépenses dont l’utilité publique n’a
pas été expressément reconnue par cette autorité. Toutefois, la Cour demeure le
seul juge de la réalité des dépenses et peut donc les rejeter pour insuffisance de
justifications même si elles ont été approuvées par l’autorité budgétaire compétente.

Il est utile de signaler que dans le cas d’une simple détention irrégulière ou d’un
détournement, il n’y a pas lieu de réclamer l’intervention de l’autorité budgétaire
compétente puisqu’il n’y a pas de dépense.

Il y lieu de signaler que toute ingérence sans titre dans les fonctions publiques
constitue en premier lieu un délit prévu par la réglementation pénale.

3.3 Examen des comptes des autres entités publiques

Le rapporteur doit procéder à un examen analytique des comptes annuels, en vue


d’acquérir la conviction qu’ils traduisent de façon sincère et régulière la situation de
l’entreprise et le résultat de son activité, compte tenu de la connaissance qu’il a pu
acquérir lors de l’application des procédés et techniques de vérification.

L’objectif est de s’assurer que les comptes décrivent fidèlement la situation réelle de
l’entreprise telle qu’en toute bonne foi les responsables en ont connaissance.

La Cour en se prononçant sur la régularité et la sincérité est bien conduite :


• à émettre en fait une opinion sur « l’image fidèle » ;
• à préconiser les redressements ou régularisations comptables jugés
nécessaires et demander le cas échéant que les écritures correspondantes
soient enregistrées au prochain exercice ;
• à présenter les réserves et à préciser les montants en cause.

L’examen d’ensemble des comptes annuels a pour objet de vérifier :


• que les comptes annuels :
- sont cohérents, compte tenu de la connaissance générale de l’entreprise ;
- de son secteur d’activité et du contexte économique ;
- concordent avec les données de la comptabilité ;
- sont présentés selon les principes comptables et la réglementation en
vigueur ;
- tiennent compte des événements postérieurs à la date de clôture ;
• que toute l’information nécessaire est présentée de façon à ce que l’utilisateur
des comptes annuels soit correctement informé.

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Dans l’exercice de cette mission, le rapporteur se prononce sur des comptes arrêtés
et approuvés qui ont, de plus, fait l’objet de contrôles internes et/ou externes parfois
très approfondis. Dès lors, il doit éviter la duplication des tâches et dans un premier
temps analyser et exploiter lesdits contrôles.
C’est en effet de l’étendue et de la qualité de ceux-ci que dépende l’ampleur de ses
propres investigations.

Parmi ces contrôles, une place particulière doit être réservée à ceux entrepris par
les commissaires aux comptes ou réviseurs des comptes. Pour le rapporteur, les
contacts pris dès le début de la mission avec ceux derniers doivent lui permettre à la
fois de :
• prendre la mesure des conditions dans lesquelles ceux-ci certifient les comptes
de l’entreprise ;
• préparer la formation de son jugement sur la sincérité et la régularité des
comptes ;
• recueillir des éléments d’information sur la qualité de la gestion qui apparaissent
souvent dans les dossiers de travail.

Les contrôles approfondis à effectuer seront définis d’après les résultats de cette
reconnaissance préalable. Dans le cas d’omissions ou d’irrégularités affectant les
comptes, les anomalies les plus importantes seront signalées dans le rapport
particulier sur les comptes et la gestion de l’entité publique concernée.

Lors de l’examen des comptes, la démarche est pratiquement la même tant quant il
s’agit des postes de bilan que ceux des comptes de charges, de produits ou de
résultat. Il convient à chaque fois de suivre le processus suivant :
• vérifier l’exactitude des soldes individuels et collectifs ;
• vérifier la régularité et le bien fondé des opérations enregistrées ;
• vérifier les imputations comptables ;
• s’assurer de l’exhaustivité des enregistrements.

L’étendu des vérifications, par contre, diffère d’un compte à l’autre en fonction de
l’appréciation déjà effectuée lors de l’examen du contrôle interne. Lorsqu’un tel
contrôle existe, le rapporteur aura seulement à vérifier la validité de ce contrôle et à
en apprécier les résultats en se limitant aux postes les plus importants. Mais
lorsqu’il n’y pas de contrôle interne suffisant, ce qui peut être le cas dans les
entreprises les moins importantes, il aura intérêt à élargir l’échantillon au maximum.

Avant de commencer la vérification, le rapporteur devra élaborer son programme de


travail. Ce programme doit traiter toutes les questions à examiner, définir la nature
et l’importance des travaux à faire, il comprendra également la répartition des
tâches entre les membres de l’équipe destinée à l’exécuter.

Les contrôles peuvent être groupés selon une logique basée sur l’articulation de
comptes et leurs interrelations ce qui pourrait amener le vérificateur à ne pas
respecter l’ordre du plan comptable.

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Les directives qui suivent devraient servir à orienter le conseiller-rapporteur pour la


vérification des comptes. Elles comportent une description sommaire des principaux
comptes et des modalités de leur fonctionnement ainsi qu’une reprise des différents
points à vérifier sous forme de questionnaires détaillés.

3.3.1 Vérification des comptes du bilan

Passif du bilan

Fonds propres

• Capital
L’examen général du capital, fait à l’occasion de celui de la situation juridique, est à
compléter par la vérification du compte capital lui-même. Vérifier le montant du
capital par rapport à celui qui figure dans les statuts et actes modificatifs. Le
rapporteur s’assurera que le montant du capital figurant au bilan correspond à
l’intégralité du capital souscrit que celui-ci ait été libéré ou non.

Les opérations que ce dernier peut présenter, tant au crédit qu’au débit, sont à
vérifier soigneusement avec les originaux des décisions sociales et des divers
autres documents qui les complètent. Les pertes sont à vérifier quant à leur forme et
à leur fond. Les réductions de capital, qu’elles soient destinées à couvrir des pertes,
on à réaliser un remboursement partiel on total d’action ou parts (opération appelée
improprement « amortissement ») sont à examiner de la même manière que les
opérations précédentes. Le rapporteur s’assurera que le montant du capital est égal
ou supérieur au minimum légal.

• Fonds de Dotation
A la différence des sociétés commerciales, les entreprises créées en la forme
d’établissements publics n’ont pas de capital social. Elles reçoivent plutôt des fonds
de dotation accordés par I’Etat et auxquels viennent s’ajouter des subventions
d’équipement reçue de la part des collectivités publiques auxquelles ces entreprises
sont rattachées.

L’imputation de ces subventions dans ce compte doit obéir à des critères


spécifiques. C’est ainsi qu’une distinction est à faire entre les différents types de
subvention par référence à l’emploi auquel elles se trouvent destinées. Par ailleurs,
cette pratique est propre aux entreprises dont la totalité du capital appartient à l’Etat
ou à une collectivité publique. Les autres entreprises, y compris celles dites
d’économie mixte (dans lesquelles la participation publique est ou non
prépondérante), ne peuvent utiliser ce compte, elles doivent passer par le celui des
« subventions ».

• Réserves
Y font partie les réserves à caractère obligatoire ou facultatif. Dans les réserves à
caractère obligatoire n’entrent pas seulement la réserve légale, mais également
toutes celles qui peuvent être imposées par des contrats on par des clauses
statutaires particulières.

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Les réserves facultatives comprennent toutes celles que les associés constitués
pour renforcer la situation sociale ou pour permettre d’atteindre certains objectifs
précis.

Le plan comptable distingue les subdivisions suivantes :


- les réserves légales ;
- les réserves statutaires ;
- les réserves contractuelles ;
- autres réserves supplémentaires.

Il y a lieu de vérifier d’abord que les dotations aux réserves sont conformes aux
décisions des assemblées générales et aux statuts et que la réserve légale est
dotée à son maximum, puis d’examiner les principaux mouvements ayant affecté les
comptes de réserves (incorporation au capital, distribution, affectation à la
Compensation des pertes). Le rapporteur examinera les écritures passées en
comptabilité et s’assurera qu’elles traduisent exactement les opérations
précédemment analysées.

• Report à nouveau
Le report à nouveau bénéficiaire est une réserve généralement instable, il est pris
en considération, chaque année, à l’intention de l’Assemblée Générale, pour former,
à un certain stade, la masse de bénéfices théoriquement distribuables, ou pour
absorber ou diminuer le résultat déficitaire de l’exercice.

Mais le report à nouveau peut également être déficitaire (réserve négative) et venir
s’imputer, dans ce cas, sur le bénéfice de l’exercice, ou s’ajouter à la perte nouvelle.
Les décisions des assemblées modifient plus ou moins sensiblement, d’une année
à l’autre, la somme à reporter à nouveau. Le mouvement de ce chapitre se vérifie
donc, en premier lieu, à l’aide de l’original des décisions des assemblées d’associés
dont le bien-fondé sera examiné parallèlement. Le rapporteur examinera les
écritures passées dans la comptabilité sociale et s’assurera que ces écritures
traduisent exactement la répartition des bénéfices telle que celle-ci a été décidée
par l’Assemblée Générale.

Lorsque des prélèvements sont effectués sur le Report à nouveau, le rapporteur en


notera es motifs et s’assurera :
- d’une part, que ces prélèvements ne sont pas contraires aux dispositions
légales ;
- d’autre part, qu’ils ont été régulièrement autorisés par une Assemblée
Générale remplissant les conditions nécessaires de quorum et de majorité.

• Primes d’émission
Les contrôles portant sur la régularité des primes constituées doivent normalement
se dérouler au moment de la vérification des augmentations capital. Le rapporteur
s’assurera que les primes constituées ont été régulièrement inscrites en
comptabilité et que les prélèvements effectués sont réguliers.

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• Subvention d’équipement
Le plan comptable distingue les subventions non amortissables de celles
amortissables selon qu’elles soient destinées à acquérir des biens renouvelables ou
non. De même qu’il recommande de comptabiliser séparément ces biens dans les
comptes (l’immobilisation correspondante Ces dispositions ne sont plus nécessaire
à partir de l’entrée en vigueur du Code de l’impôts.
Néanmoins, il convient de s’assurer que des subventions d’exploitation ou
d’équilibre n’y soient incorporées.

Provisions pour risques; et charges

• Provisions pour risque


En dehors des provisions pour risques de pertes sur clients, titres de placement,
etc.., figurant à l’actif en diminution des chapitres correspondants, il est fréquent,
dans les entreprises, de rencontrer des provisions constituées dans un but de
gestion saine et ordonnée, pour faire face à des risques de nature les plus diverses.
La comptabilisation des provisions doit faire l’objet d’un recensement sévère.

S’il a été constitué en fin d’année des provisions pour risques, le rapporteur se fera
préciser les motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont valables. Si
ces provisions ont été constituées antérieurement, il s’assurera qu’elles restent
justifiées.

Si certaines provisions, ont été annulées en fin d’exercice, le rapporteur s’assurera


que cette annulation est justifiée par la disparition totale ou partielle du risque. A
l’inverse, si le rapporteur est amené à constater une telle disparition totale partielle
du risque, il s’assurera que la provision antérieurement constituée a été annulée en
tout ou en partie.

Si le risque pour lequel la provision avait été constituée se réalise, le rapporteur


s’assurera que la charge qui en est résultée pour la société a été imputée sur la
provision.

• Provisions pour charges


S’il a été constitué en fin d’exercice des provisions pour charges, le rapporteur se
fera préciser les motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont valables.

Si des provisions ont été constituées antérieurement, il s’assurera qu’elles étaient


justifiées et que les charges auxquelles elles étaient destinées à faire face ont été
régulièrement imputées sur les dites provisions.

• Provisions diverses
(Provision pour renouvellement des immobilisations dans les entreprises
concessionnaires - Provision pour avantages complémentaires accordés au
personnel, etc..).

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S’il a été constitué des provisions de cette nature, le rapporteur se fera préciser les
motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont justifiés.
Le rapporteur s’assurera aussi que les charges pour lesquelles une provision a été
constituée ont bien été imputées sur celle-ci de la manière propre à chaque nature
de provision.

Dettes

• Emprunts à long et moyen terme


On retrouve le plus généralement, parmi les dettes à long terme, tout d’abord des
obligations et bons, ensuite d’autres emprunts aux origines et aux conditions les
plus diverses. Le rapporteur s’assurera que toutes les obligations et tous les bons
remboursables à moins d’un an d’échéance ont été virés de la rubrique « Dettes à
long et moyen terme » à la rubrique « Dettes à court terme ».

Les dettes comportant l’émission d’obligations et de bons feront l’objet d’une


vérification, tendant à déterminer, en particulier, si les opérations traitées sont
conformés aux engagements pris et si les écritures passés traduisent correctement
les opérations elles-mêmes.

Le rapporteur s’assurera que les conditions suivantes sont remplies au moment de


l’émission des titres :
- Libération intégrale du capital social ;
- L’émission des obligations a été valablement décidée par une Assemblée
Générale régulièrement convoquée et tenue.

La comparaison entre le fonctionnement des comptes et les « tableaux


d’amortissements » n’est que le premier aspect, souvent le plus simple, d’une
vérification qui peut être complexe.

La prime de remboursement éventuelle qui figurera à l’actif du bilan est à examiner


quant à son bien fondé et à son mouvement, parallèlement avec le compte de passif
lui-même.

Les obligations remboursées sont à annuler et le vérificateur aura soin de se faire


présenter les titres annulés, les procès-verbaux ou autres documents.

Les dettes en monnaies étrangères sont converties et libellées en Dollars et


réactualisées à la clôture de chaque exercice sur la base du dernier cours de
change. Les différences de conversion en plus doivent donner lieu à la constitution
d’une provision pour « pertes de change ».

En même temps, ou à la suite de l’examen du chapitre obligations et bons, le


Vérificateur contrôlera celui des intérêts correspondants intérêts non encore payés,
intérêts courus et non encore échus.

Le montant des intérêts sera vérifié a l’aide des résultats de la vérification des
comptes des dettes en capital, car cette dernière mettra de connaître le nombre
d’obligations et bons en circulation à chaque échéance et de calculer le montant de
l’intérêt y relatif, compte tenue, si nécessaire, des impositions à retenir à la source
aux bénéficiaires des coupons.

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Dans beaucoup de cas, le service financier des obligations et bons est confié, tant
pour le capital que pour les intérêts, à des organismes financiers.

Les relevés de ces derniers remplacent ainsi, dans une grande mesure, les
écritures de détail de l’entreprise mais l’existence des relevés ne supprime pas la
nécessité de leur contrôle.

Les obligations échues et non remboursées se retrouveront sous les dettes à court
terme et le fonctionnement du ou des comptes ouverts à leur sujet sera à vérifier
très attentivement.

Il y aura lieu de noter également les titres de créance éventuels conservés au bilan
au delà de la prescription en matière civile.

Quant aux coupons échus et non réclamés par les porteurs dans les délais impartis
par le fisc, il conviendra de vérifier leur versement correct à l’administration
compétente.

Pour les autres emprunts à plus d’un an, les contrats, écrits ou non, remplaceront,
dans l’examen juridique et financier, les conditions d’émission des obligations et
bons. Ici, les relevés de comptes signés par les créanciers pourront jouer un rôle
important dans la vérification des sommes restant dues.

Le rapporteur s’assurera que les remboursements sont effectués conformément aux


indications portées sur le tableau d’amortissements et sur les titres.

Le rapporteur s’assurera aussi que l’émission d’obligations ou de bons a été


correctement enregistrée dans la comptabilité sociale, il vérifiera en particulier s’il a
été prévu des primes d’émission. Ces primes figurent effectivement à l’actif. Les
sommes portées au passif correspondent par ailleurs au montant nominal des titres
émis.

Si la société a procédé au rachat d’obligations émises par elle, le rapporteur


s’assurera que les obligations rachetées ont été immédiatement annulées après leur
rachat.

Si des porteurs d’obligations convertibles ont opté pour la conversion de leurs titres
en actions, le rapporteur s’assurera :
- que cette conversion a eu lieu selon les bases prévues lors de l’émission des
obligations.
- que l’augmentation de capital qui en est la conséquence a été régulièrement
effectuée.
- si des porteurs d’obligations échangeables ont opté pour l’échange de leurs
titres, le rapporteur s’assurera :
- que l’échange a eu lieu dans les conditions selon les bases fixées par le
contrat d’émission.
- que les porteurs d’obligations échangées ont effectivement reçu les actions
auxquelles ils avaient droit.

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• Dettes à court terme


On trouvera le plus généralement, sous cette rubrique bilancielle, les chapitres ci-
après :
- Fournisseurs
- Autres créanciers
- Comptes de régularisation
- Passif
- Obligations et bons à moins d’un an
- Autres emprunts à moins d:un an
- Effets à payer
- Banques

Fournisseurs

La plus grande partie des entreprises, surtout celles d’une certain importance,
tiennent, en comptabilité traditionnelle, des comptes courant fournisseurs. La
balance de ces derniers doit être établie dans tous les cas pour vérification du bilan.
Elle présentera, le plus souvent, des soldes créditeurs et des soldes débiteurs. Leur
addition algébrique doit correspondre au solde du compte général fournisseurs. Les
soldes figurant à la balance seront vérifiés avec ceux ressortant des comptes
courants individuels et la balance sera réadditionnée.

Le rapporteur s’assurera que le solde du compte collectif correspond à celle de la


balance des comptes individuels sur laquelle ont dû être correctement reportés les
soldes des comptes individuels. S’il existe une différence, il fera effectuer des
recherches pour en déceler les causes.

Le rapporteur s’assure aussi qu’il n’a pas été fait de compensation dans solde du
compte collectif entre les soldes individuels créditeurs et les solde individuels
débiteurs. Si une telle compensation a été faite, il en demandera suppression.

Sur un échantillonnage suffisamment représentatif et qui sera fixé pour chaque cas
d’espèce à l’aide des tables de sélection, il sera demandé à la société d’adresser
aux fournisseurs sélectionnés une demande de confirmation de solde, les réponses
devant parvenir directement la mission vérification.

Sur le même échantillonnage, le rapporteur établira la justification des soldes


figurant sur les comptes individuels en effectuant le rapprochement entre ces soldes
et les factures reçues non encore réglées ou éventuellement toute autre opération
justifiant ce solde.

Il notera les écarts cor statés et en recherchera les causes.

S’il existe un échéancier, le rapporteur examinera chacune des dettes dont


l’échéance se situe au-delà du délai précédemment déterminé et il recherchera les
causes du retard constaté.
S’il n’est pas tenu d’échéancier, le réviseur fera porter son examen sur un certain
nombre de comptes individuels choisis en faisant usage des tables de sélection. Il
examinera comme précédemment les dettes non réglées aux dates normales et il
recherchera les causes des retards constatés.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Autres créanciers

Il s’agit des dettes autres que celles envers les fournisseurs, les clients au titre
d’avances, les fractions d’emprunts à moins d’un an, les frais et effets à payer et les
banques.

Le rapporteur s’assurera que les sommes enregistrées correspondent à des dettes


réelles et certaines de la société.

Il veillera, en particulier, à ce que ne soient pas inscrites dans le compte « Autres


créanciers des sommes qui correspondent à des dettes purement éventuelles ou
dont le montant n’est pas certain ; s’il en était ainsi, il dressera un état de ces
sommes pour en demander ensuite le transfert dans les postes où elles doivent
normalement se trouver (« Provisions pour Pertes et Charges » ou « Compte de
Régularisation Passif »).

Le rapporteur s’assurera en outre, que le compte « Autres créanciers » figurant au


Passif du Bilan ne contient pas de dettes dont l’échéance se situe plus d’un an
après a clôture de l’exercice. S’il en était autrement, le rapporteur demandera que
les dettes dont il s’agit soient transférées dans le compte « Autres Dettes à plus
d’un an ». Il établira la justification des soldes figurant sur les comptes individuels en
se faisant présenter les documents relatifs aux opérations qui ont conduit à ces
soldes et en reconstituant ceux-ci à l’aide de ces documents.

Il notera les écarts éventuellement constatés et en recherchera les causes. On


indiquera d’abord que les « Autres créanciers » donneront lieu à l’établissement
d’une ou de plusieurs balances des comptes collectifs qui les concernent, dont les
soldes seront condensés, au bilan, sous le présent intitulé. Les balances feront
l’objet des contrôles formels habituels, c’est-à-dire pointage avec les comptes
individuels et ré-additions. Ensuite, chacun des soldes sera examiné quant à son
bien fondé, à son caractère plus ou moins complet, à sa place au bilan, aux
particularités qu’il présente, à la régularité juridique, financière et comptable du
fonctionnement du compte dont il est issu.

Comptes de régularisation-passif

Il comprend généralement des charges échues à régler, des charges courues et


non encore échues, c’est à dire des charges qui ne sont pas encore devenues
dépenses, ainsi que des recettes enregistrées par anticipation, qui ne sont pas
encore devenus produits. Il y aura lieu, dans ce cas également, de partir de
l’inventaire des postes de régularisation et d’en vérifier le caractère complet et le
calcul exact des dépenses de la période suivant immédiatement la date à laquelle le
bilan est établi, jointes aux éléments dont le vérificateur a eu connaissance au cours
de son travail, permettront de déceler, dans la plupart des cas, si l’inventaire de ce
poste est complet ou non.

C’est dire que des soins attentifs doivent être voués à l’examen de ce chapitre dont
les lacunes éventuelles peuvent, suivant les cas, se traduire par une altération
artificielle et de la situation financière et des résultats de la période.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

L’attention du rapporteur est attirée sur le fait que les sommes dont il s’agit, peuvent
être enregistrées :
- soit dans le compte de régularisation si la somme a été exactement
déterminée et s’il n’a été ouvert aucun compte au bénéficiaire du paiement ;
- soit, enfin dans un compte de provisions si la somme n’a pas été exactement
déterminée et ce même s’il a été ouvert un compte individuel au bénéficiaire
du paiement.

Un contrôle très strict de cette ventilation sera effectué.

Le rapporteur examinera ensuite les règlements de charges intervenus au cours de


la période qui a suivi immédiatement l’arrêté de l’exercice et il cherchera :
- d’une part si les charges ainsi réglées concernent l’exercice clos ;
- d’autre part, dans l’affirmative, si ces charges avaient été incluses dans les
charges à payer.

Le rapporteur examinera aussi si les charges à payer enregistrées au titre d’un


exercice ont fait l’objet d’un règlement régulier au cours de l’exercice suivant. S’il
n’en est pas ainsi; le rapporteur cherchera les motifs pour lesquels aucun règlement
n’a été effectué ou les raisons des écarts constatés entre les provisions et les
règlements.

Obligations et bons à moins d’un an

Autres Emprunts à moins d’un an :

Ces chapitres ne sont destinés qu’à enregistrer la fraction échéant à moins d’un an
des dettes à moyen et long terme, ainsi que les emprunts qui seraient contractés
pour la durée d’un an au maximum. Les indications données plus haut, relatives aux
dettes à long terme, doivent être transposées ici.

Effets à payer

Les effets à payer font l’objet de l’établissement d’une liste à la date du bilan. C’est
cette liste qui sert de point de départ aux vérifications. II convient de la vérifier avec
le ou les registres de contrôle des effets à payer et de la réadditionner. S’il est tenu
un échéancier, le rapporteur effectuera un rapprochement entre le livre des effets à
payer et les mentions portées par cet échéancier permettant de connaître les effets
existant à la clôture de l’exercice.

Le rapporteur s’assurera que le compte « effets à payer » figurant au Passif du Bilan


ne contient pas d’effets dont l’échéance se situe à plus d’un an après la clôture de
l’exercice. S’il en était autrement, le rapporteur demandera que les effets dont il
s’agit soient transférés dans les comptes « effets à payer à plus d’un an » ou
« autres dettes à plus d’un an ».

Les effets à payer sont à subdiviser, non seulement par échéances, mais également
par nature. Il conviendra d’examiner si certains des effets faisant partie de ceux
portés au bilan n’ont pas déjà été prorogés. Ensuite, le sort des effets figurant au
bilan sera à vérifier en nouvel exercice, pour se rendre compte s’il y a eu, de la part
du débiteur, règlement définitif.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Le rapporteur se fera communiquer les listes des domiciliations bancaires dans la


mesure où celles-ci indiquent les dates de tirage des effets. Il se fera communiquer
également les effets eux-mêmes tels que ceux-ci sont retournés par les
établissements bancaires après paiement.

A l’aide de ces documents et de tous autres pouvant être utilisés aux mêmes fins, il
reconstituera la liste des effets existant à la clôture de l’exercice.

S’il constate une discordance, il en recherchera les causes.

Banques

Les contrôles formels et matériels des dettes bancaires appellent des remarques
analogies à celles faites à l’occasion de la discussion du même chapitre à l’actif du
bilan.

Les dettes bancaires sont, cependant, souvent assorties de diverses clauses de


garantie, d’échéances et autres, qu’il y a lieu d’examiner de très près pour toutes les
incidences qu’elles peuvent avoir et les considérations qu’elles sont susceptibles de
dicter.

L’échéance des dettes bancaires est un aspect essentiel qui découlera de l’examen
des actes.

Les intérêts et autres rémunérations convenus en faveur des banques, sont à


examiner quant à leur exactitude formelle et matérielle, au moins par sondages.

Cautionnements reçus ou donnés

Sont visés, ici, non seulement les engagements conditionnels classiques, mais
également ceux provenant des effets escomptés et non échus à la date du bilan.

Parmi les engagements conditionnels classiques figurent ceux résultant de valeurs


ou d’objets reçus en dépôt par la société, en exécution de dispositions légales ou
contractuelles, voire d’opérations particulières.

Font partie également des engagements conditionnels classiques, les avals,


cautionnements et garanties, donnés par l’entreprise en faveur de tiers les plus
divers.

Même et surtout si les recherches restent infructueuses, le rapporteur devra


demander aux responsables de la gestion de l’entreprise si des engagements
fermes ou conditionnels existent en dehors de ceux régulièrement inscrits en
comptabilité.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Actif du bilan

Frais d’établissement

Les frais de constitution et ceux d’augmentation de capital correspondent le plus


souvent à des droits d’enregistrement d’actes, de publicité, à des honoraires, tous à
justifier par les reçus et factures correspondants. Ils doivent être amortis avant toute
distribution de bénéfices.
Les frais de prospection, de recherches, d’études, de publicité, font partie
également des frais d’établissement ; dans un cas comme dans l’autre, il y a lieu
d’examiner s’il s’3git bien de frais d’établissement et non de frais courants.

La cadence à adopter pour leur dépréciation est fonction de considérations


diverses, touchant en premier lieu à la nature des frais eux-mêmes et à la longueur
de la période susceptible de pouvoir profiter des charges ainsi exposées par
anticipation, qui, au surplus, dans certains cas, correspondent à la création d’un
good-will.

Les frais d’émission d’obligations, inhérents aux nécessités de financement de


l’entreprise, sont à justifier d’une manière analogue à ceux de constitution et
d’augmentation de capital. En bonne gestion, ils sont dépréciés à une cadence
rapide et non sur la durée des emprunts.

Les primes de remboursement des obligations sont à justifier comme les frais
précédents, mais leur dépréciation peut se faire parallèlement au remboursement
des emprunts.

Les fiais d’acquisition d’immobilisations, comprennent les droits de mutation, les


frais d’actes et d’honoraires, la vérification appelle les mêmes remarques que les
frais de constitution. La dépréciation de ces frais se fera, au maximum, à la même
cadence que l’amortissement des immobilisations auxquelles ils s’appliquent.

Les frais financiers sur acquisition d’immobilisations, sont comptabilisés dans cette
rubrique lorsque l’entreprise s’est engagée par acceptation des traites comprenant à
la fois le capital et l’intérêt.

Dans les cas d’emprunts sans acceptation de traites ou que les intérêts ne sont pas
représentés par des traites distinctes, ces frais seront portés au passif du bilan dans
le compte « Provisions pour frais financiers sur acquisition d’immobilisation ».

L’amortissement de ces frais doit être lié à la durée de remboursement de l’emprunt


et pratiqué par la méthode linéaire.

Le rapporteur s’assurera en se faisant présenter les pièces justificatives


correspondantes que les dépenses inscrites au titre des frais d’établissement ont
effectivement cette nature et ne constituent pas de simples charges d’exploitation
que l’entreprise a immobilisées pour améliorer ses résultats, il notera les motifs pour
lesquels les dépenses dont il s’agit ont été considérées comme des frais de premier
établissement. Il examinera en particulier les dépenses inscrites au titre des études
et recherches et il s’assurera que ces études et recherches constituent
effectivement des frais de premier établissement.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Immobilisations corporelles

Entrent dans cette catégorie: les terrains, constructions, matériel et outillage,


matériel de transport, mobilier et matériel de bureau, agencements et installations,
etc..

• Justification des acquisitions


S’il s’agit d’achats, le rapporteur devra se faire présenter:
- soit les actes notariés s’il en a été dressés (achat de terrain ou d’immeuble ;
achat de fonds de commerce et de ses accessoires, etc....) ;
- soit les actes sous-seing privés s’il a été établi un contrat (achat de fonds de
brevets ou concession de licence par exemple);
- soit les factures de fournisseurs;
- soit, s’il s’agit de travaux de construction ou d’installation, les mémoires
d’entrepreneurs approuvés par les architectes lorsqu’il a été fait appel à ceux-
ci.

Le rapporteur devra s’assurer chaque fois :


- que la désignation des biens figurant sur les documents correspond
effectivement aux immobilisations dont il s’agit ;
- que ces documents constatent effectivement le transfert des propriétés au
bénéfice de l’entreprise ;
- qu’aucune cession n’est intervenue depuis la date à laquelle est établi l’acte
justificatif du droit de propriété ;
- qu’il s’agit d’investissements réels et non de simples dépenses d’entretien ou
de réparation ou d’autres frais se rattachant à l’exploitation ;
- que, lorsque les investissements portent sur des constructions, celles-ci ne
sont pas s édifiées sur le terrain d’autrui ou, s’il en est ainsi, que le droit de
propriété, de l’entreprise n’est pas appelé à disparaître ;
- que lorsqu’il s’agit à la fois de terrains et de constructions et qu’un seul prix a
été mentionné dans l’acte d’achat, une ventilation correcte a été effectuée.

Il est indiqué, dans tous les cas, de préparer un tableau qui donne, pour les
différentes catégories d’immobilisations, les renseignements suivants:
- valeur initiale:
- situation au premier jour de l’exercice,
- augmentations et diminutions de l’exercice,
- situation à la fin de l’exercice.
- Amortissements:
- situation au début de l’exercice,
- augmentation et diminutions au cours de l’exercice,
- situation à la fin de l’exercice.
- Valeur nette à la fin de l’exercice.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

S’il s’agit d’apports, le rapporteur devra se faire présenter :


- la convention d’apport;
- Je rapport du commissaire aux apports;
- les rapports des commissaires au compte de la société apporteuse et de la
société bénéficiaire des apports s’il s’agit d’une fusion, d’une scission;
- le procès-verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire ayant approuvé les
apports;
- le procès-verbal de l’Assemblée Générale Extraordinaire de la société
apporteuse ayant elle-même approuvé les apports (s’il s’agit d’une fusion ou
d’une scission).

• Réalisations par l’entreprise elle-même


Dans cette hypothèse, des précautions particulières devront être prises afin de
s’assurer :
- d’une part, que les immobilisations dont il s’agit sont de réels investissements
et ne représentent pas simplement des dépenses d’entretien et de réparation ;
- d’autre part, que le prix de revient ne comprend que le coût direct augmenté
des frais généraux industriels.

A cet effet, le rapporteur devra procéder aux opérations suivantes :


- examen des ordres de service et vérification de la nature exacte des travaux
effectués par l’entreprise avec, au besoin, consultation des services
techniques ;
- examen des éléments du prix de revient :
au point de vue des heures ou des fournitures imputées, et
au point de vue de la valorisation de ces heures ou de ces fournitures ;
- contrôle des sommes enregistrées, s’assurer :
que la somme inscrite en comptabilité au titre du prix en principal
correspond aux indications du document justificatif ;
qu’en particulier, si une partie du prix est payable à terme, il a cependant
été tenu compte de la totalité du prix pour l’enregistrement en comptabilité ;
qu’il a été tenu compte des récupérations fiscales éventuelles (taxes sur le
chiffre d’affaires récupérables, etc..) et que le prix de revient enregistré a
été réduit en conséquence ;
que, dans l’hypothèse où des sommes ont été enregistrées en
immobilisation en sus du prix de revient proprement dit, cet enregistrement
est justifié en son principe et quant à son montant (il est rappelé, en
particulier, que les frais d’acquisition doivent être inclus dans les frais
d’établissement et les intérêts accompagnent un paiement à terme dans les
frais financiers).
Il arrive, inversement, que des immobilisations vraies et propres soient
prises en charge par les frais de l’exercice au lieu de faire l’objet de la
procédure d’amortissement rationnelle.
- Contrôle des dates d’enregistrement. Le rapporteur devra s’assurer que
l’enregistrement en comptabilité de l’entrée de l’immobilisation a eu lieu au
plus tard au moment de la mise en service effective de l’immobilisation de
manière à en permettre l’amortissement fiscal.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Ce contrôle est à faire, en particulier, lorsqu’il est fait usage du compte de


passage « immobilisations en cours »; il arrive, en effet, que l’on oublie de
passer en temps utile une écriture à l’occasion de la mise en service de
l’immobilisation enregistrée dans ce compte de passage.

Les ventes d’immobilisations feront l’objet d’un examen tendant à déterminer si le


prix de vente a été débité et encaissé normalement (le cas échéant si ce prix de
vente est normal). Au surplus, tant pour les ventes que pour les mises au rebut, il
convient d’examiner si leur comptabilisation a été faite correctement, compte tenu
de la valeur initiale et des amortissements relatifs aux objets sortis du patrimoine.

Le rapporteur devra s’assurer :


- d’une part, que les mises au rebut enregistrées correspondent à des
opérations réelles et sont justifiées par des instructions données par les
services techniques compétents (confirmation pourra être demandée à ces
services) :
- d’autre part, que les mises hors service ou les disparitions par suite de sinistre
dont il aura été informé ou qu’il aura pu constater ont effectivement donné lieu
à une écriture.

S’il existe un fichier des immobilisations, le rapporteur devra s’assurer que les
concessions ou les mises hors service ont donné lieu à une écriture de sortie dans
le fichier.

Le calcul des amortissements, suivant les cas, obéit à des règles économiques,
juridiques, fiscales, comptables. On examinera, à leur sujet :
- s’ils sont calculés sur la base des taux normaux correspondant à la durée
théorique des objets ou droits en cause,
- si leur masse est prise en considération en totalité ou non ;
- si les taux adoptés correspondent à ceux admis par l’administration fiscale,
- si la comptabilisation de la charge d’amortissements s’opère correctement

En cas de possibilité de réévaluation, il conviendra d’examiner :


- si l’entreprise a fait usage, et dans quelle mesure, des possibilités offertes,
- si le calcul d la réévaluation est correct sur le plan juridique, fiscal et financier
et s’il n’aboutit pas à faire apparaître au bilan des valeurs nettes trop élevées.
- Contrôle des engagements hors bilan

Si l’examen des actes d’acquisition ou de cession révèle l’existence :


- soit de garantie reçues des tiers ;
- soit de garantie données à des tiers.

Le rapporteur s’assurera que mention de ces garanties est faite dans les
engagements hors bilan.

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Immobilisations incorporelles

Les vérifications du prix d’acquisition ou de revient des immobilisations incorporelles


obéit aux mêmes règles générales que celle mentionnées pour les immobilisations
corporelles.

Les différences entre les évaluations fiscales et celles commandées par le de


prudence, et un phénomène aux incidences parfois profondes.

Les fonds de commerce ne se justifient que si, après rémunération possible de


l’actif net matériel, les résultats normaux laissent subsister un superbénéfice dont la
capitalisation peut faire admettre l’existence d’une valeur immatérielle.

Les droits aux baux ont une valeur théorique et aléatoire dans la mesure où ils ne
sont pas susceptibles de réalisation à brève échéance). Les brevets et licences, les
marques, procédés, modèles et dessins, ainsi que les concessions sont à déprécier,
en fonction d. la longueur de la période à laquelle ils sont susceptibles de profiter.

Immobilisations en cours

Le rapporteur déterminera si les montants figurant sous ce chapitre présentent bien


un caractère correspondant à la dénomination. Il s’assurera que les sommes
inscrites en comptabilité au titre des immobilisations en cours correspondent aux
mentions portées par les documents qui lui sont présentés. Ainsi que des règles
suivies peur les frais d’achat, de transport - comptabilisation des factures partielles
et des acomptes versés.

Le rapporteur s’assurera que les acomptes versés sont régulièrement imputés sur
les factures émises par la suite par les fournisseurs.

Il s’assurera aussi que les sommes inscrites dans les comptes d’immobilisations en
cours ont été virées dans les comptes normaux d’immobilisations au plus tard au
moment des dates de mise en service effective des immobilisations, de manière à
en permettre l’amortissement à compter de ces dates.

Autres valeurs immobilisées

• Prêts
Le rapporteur établira la justification des soldes figurant sur les comptes individuels
en se faisant présenter les documents relatifs aux versements et aux
remboursements effectués et en reconstituant les soldes à l’aide de ces documents.

Il notera les écarts éventuellement constatés et en recherchera les causes.

Il s’assurera que la ventilation a été correctement effectuée entre les « prêts et


créances à plus d’un an » et les « prêts et créances à moins d’un an » ; s’il en est
autrement, il demandera que soient opérés les redressements nécessaires.

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Il s’assurera aussi que les soldes figurant sur les balances des comptes individuels
sont identiques à ceux mentionnés sur les comptes eux-mêmes. En outre, il
s’assurera que le solde du compte collectif correspond à celui de la balance des
comptes individuels. S’il existe une différence, il fera effectuer des recherches pour
en déceler les causes.

Il y aura lieu également de vérifier l’existence des contrats ou des reconnaissances


de dettes, d’examiner les actes de prêts, la correspondance échangée, la nature et
les conditions des prêts (échéances et intérêts) ainsi que le respect de ces
conditions par les débiteurs. Les garanties éventuelles sont à examiner et à
apprécier, de même que, le cas échéant, leur existence réelle et les actes
d’affectation en garantie.

Le rapporteur examinera les garanties données par les bénéficiaires des prêts et il
s’assurera que, d’après les renseignements qui lui sont donnés, la valeur en est
suffisante, Il s’assurera que ces garanties figurent dans les engagements hors bilan.

Le rapporteur recherchera si les prêts consentis sont remboursés aux échéances


prévues par les conventions intervenues. Si des retards sont constatés, il en
recherchera les causes et les notera.

Les taux d’intérêts des prêts consentis aux associés ou aux sociétés dans
lesquelles l’entreprise a des intérêts aux taux d’usage.

S’il a été constitué en fin d’exercice des provisions pour dépréciation concernant les
postes « prêts et créances à plus d’un an » ou « prêts à moins d’un an », rapporteur
se fera préciser les motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont
valables. Si les provisions ont été constituées antérieurement, il s’assurera qu’elles
restent justifiées.

Le rapporteur s’assurera qu’il a été procédé à l’annulation de tout ou partie des


provisions antérieurement constituées :
- lorsque les créances dont il s’agit ont elles-mêmes été annulées ;
- lorsque ces créances ont fait l’objet d’encaissements totaux ou pareils.

• Titres de participation
Le rapporteur se fera présenter :
- les attestations de dépôt de ces actions dans un établissement bancaire ou
financier ;
- ou bien, si les titres ne sont pas encore matériellement créés, tous documents
prouvant l’existence de la participation.

En cas de réévaluation de cette partie de l’actif, les conditions dans lesquelles la


réévaluation a été faite et comptabilisée doivent faire l’objet d’un examen attentif.

- Le rapporteur s’assurera que les écritures dans la comptabilité en ce qui


concerne les entrées de titres sont correctes. Il vérifiera en particulier :
- que les sommes inscrites en comptabilité au titre de prix en principal
correspondent aux indications du document justificatif ;

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- que, si à l’occasion d’une souscription la libération en espèces n’a eu lieu que


partiellement, il a été fait mention de la fraction non libérée à l’actif et au passif
du bilai dans les comptes prévus à cet effet ;
- de l’évaluation des titres et de l’appréciation des provisions pour dépréciation
passée.

Il se fera remettre les bilans, comptes de production, d’exploitation et de résultas


des derniers exercices.

Il s’assurera que l’estimation unitaire retenue au bilan, compte tenu des provisions
constituées, n’est pas supérieure à celle résultant de la situation nette
éventuellement corrigée.

S’il a été constitué une provision pour dépréciation pour une participation, le
rapporteur se fera communiquer les motifs de cette provision : il en prendra note et
s’assurera de la réalité de ces motifs.

Si la provision a été constituée antérieurement, il s’assurera que le motif qui a


justifié cette constitution est toujours valable.

• Dépôts et cautionnements
Le rapporteur se fera présenter toutes les pièces (reçus, contrats, etc....) justifiant le
versement des dépôts et cautionnements figurant au bilan.

Il s’assurera aussi que les versements effectués et enregistrés en comptabilité


correspondent réellement à de véritables dépôts et cautionnements et non à de
simples charges d’exploitation.

Pour tous les dépôts et cautionnements figurant au bilan ou pour un échantillonnage


suffisamment représentatif, il sera demandé aux bénéficiaires des versements de
confirmer :
- le montant des sommes reçues ;
- le motif du versement effectué ;
- le délai de remboursement des sommes.

Il est rare, mais le cas n’est pas exclu, que des dépôts et cautionnements doivent
faire l’objet de dépréciations, spécialement par suite de défaillance de la part du
débiteur.

S’il a été constitué des provisions pour dépréciation, le rapporteur se fera préciser
les motifs de ces provisions et il recherchera si ces motifs sont valables.

Si les provisions ont été constituées antérieurement, il s’assurera qu’elles restent


justifiées.

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• Valeurs d’exploitation
Elles peuvent comporter des matières brutes à transformer, des produits en cours
de transformation, à des degrés différents, des produits finis. A ce qui précède, il y a
lieu d’ajouter toutes les matières auxiliaires dont l’emploi concourt à la bonne
marche générale de l’entreprise (matières d’entretien, imprimés, fournitures), voire à
la fabrication, ans pour cela qu’on en trouve trace dans les produits finis
(combustibles, etc..).

Le rapporteur s’assurera que les produits classés sous la rubrique


« marchandises » sont destinés à être incorporés directement ou indirectement à
une fabrication que les produits classés sous la rubrique « produits semi-ouvrés »
sont des produits arrivés à un stade final de transformation et destinés à être
intégrés ensuite dans un montage au cours d’une phase ultérieure de la fabrication
que les produits classés sous la rubrique « produits finis » atteint leur stade final de
transformation et sont prêts pour la vente que les éléments placés sous la rubrique
« produits ou travaux au cours » constitue bien des fabrications non encore
achevées ou des travaux non encore terminés.

• Méthode d’évaluation
Les matières premières, peuvent être évaluées au prix de revient moyen pondéré
o’i, encore, aux prix effectifs d’achat appliqués aux lots ou fraction de lots individuels
restant en magasin.

Pour les produits en cours, il convient d’examiner à quels prix ont été évaluées es
matières employées et quelles méthodes ont été suivies pour l’imputation de la
main-d’œuvre directe, d’une part, et des frais d’exploitation à l’état d’avancement,
d’autre part et enfin de veiller à ce qu’il ne soient pas indûment gonflés par des
éléments de pertes frais généraux, frais d’études, etc....

Les produits finis, obéissent à des règles d’examen analogues à celles des produits
en cours.

Les prix unitaires figurant à l’inventaire définitif seront à vérifier avec les factures des
fournisseurs en cas de valorisation par lots individuels (matières premières,
approvisionnements divers) ou avec les fiches de stocks en cas d’existence de
comptabilité matières.

Les quantités et les prix unitaires vérifiés, il conviendra de s’assurer de l’exactitude


des multiplications et des additions et de vérifier le report correct à la récapitulation
de l’inventaire.

Le rapporteur examinera la cadence de sortie des articles en stock. Si cette


cadence est anormalement lente il recherchera si une provision a été constituée,
celle-ci doit être considérée comme trouvant son fondement :
- dans la lenteur de la réalisation du stock ;
- dans le risque de ne pas parvenir à une réalisation totale au prix normal.

Le rapporteur examinera les conditions du stockage et si celles-ci sont défectueuses


et ont entraîné une détérioration de certains articles, il s’assurera que des provisions
pour dépréciation ont été constituées pour tenir compte de cette détérioration.

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Le chapitre de l’évaluation des inventaires comporte la recherche des rossignols


éventuels. Il se posera alors la question de savoir dans quelle mesure ces stocks
dormants doivent faire l’objet d’une dépréciation.

L’évaluation et la constitution des provisions éventuelles de dépréciation seront


examinées à la fois dans l’optique comptable et fiscale, les deux n’étant pas
toujours nécessairement identiques.

Valeurs réalisables à court terme ou disponibles

• Clients
Sur un échantillonnage suffisamment représentatif et qui sera fixé pour chaque cas
d’espèce à l’aide des tables de sélection, il sera demandé à l’entité contrôlée
d’adresser aux clients sélectionnés une demande de confirmation de solde, les
réponses devant être adressées à la mission de vérification. Sur le même
échantillonnage, le rapporteur établira la justification des soldes figurant sur les
comptes individuels en effectuant le rapprochement entre ces soldes et les factures
émises non encore réglées ou éventuellement toute autre opération justifiant les dits
soldes, Il notera les écarts constatés et en cherchera les causes.

Le rapporteur s’assurera que le solde du compte collectif correspond à celui de la


balance des comptes individuels sur laquelle auront dû être reportés correctement
les soldes de ces comptes. S’il existe une différence, il fera effectuer des
recherches pour en déceler les causes.

Le premier travail (qui peut être fait, suivant les cas, en totalité ou par sondage),
consiste à comparer très soigneusement les soldes portés à la balance avec ceux
résultant des comptes courants individuels.

Le rapporteur s’assurera qu’il n’a pas été fait de compensation dans le solde du
compte collectif entre les soldes individuels débiteurs et les soldes individuels
créditeurs. Si une telle compensation a été effectuée, il en demandera la
suppression.

Le rapporteur recherchera en effectuant des sondages si des factures ne sont pas


systématiquement annulées par la suite au moyen d’avoirs ou par tout autre
procédé. Ces recherches porteront plus particulièrement sur les factures établies en
fin d’exercice.

Le chapitre Clients se présente, le plus souvent, avec des soldes débiteurs,


quelquefois à différents titres, et des soldes créditeurs, également à des titres
différents.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Les soldes créditeurs comprennent, généralement, des crédits momentanés


(excédents de règlements de la part du client, avoirs non encore remboursés ou
compensés par des factures), des avances de la part des clients sur livraisons à
effectuer, la contrepartie de débits qui ne peuvent pas encore être transformés en
produits. Le rapporteur recherchera l’origine des comptes créditeurs et il examinera
la régularité des opérations qui sont à l’origine des soldes enregistrés en
comptabilité. Il s’assurera que ces opérations rentrent dans le cadre normal des
relations de fournisseur à client; il notera les opérations qui ne seraient pas de cette
nature.

Les travaux esquissés rapidement ci-dessus permettent au rapporteur de relever


différents aspects essentiels pour l’appréciation du chapitre Clients, à savoir :
- l’ancienneté des soldes au bilan ;
- les montants non régularisés au moment de la vérification ;
- le montant des régularisations ne provenant pas de paiements (retours
importants de marchandises, notes de crédit anormales, dépréciations).

S’il st effectué par l’entreprise une ventilation des créances selon leurs âges
respectifs, le rapporteur examinera chacune des créances dont la durée de
recouvrement excède la normale telle que celle-ci aura été précédemment
déterminée et il recherchera les causes des retards constatés.

S’il n’est pas effectué par l’entreprise de ventilation des créances selon leurs âges
respectifs, le rapporteur fera porter son examen sur un certain nombre de comptes
individuels choisis en faisant usage des tables de sélection. Il examinera comme
précédemment les créances dont la durée de recouvrement excède la normale et il
recherchera les causes des retards constatés.

Le rapporteur s’assurera que le compte « Clients » figurant à l’Actif du Bilan ne


contient pas de créances dont l’échéance de recouvrement normale se situe plus
d’un an près la clôture de l’exercice. S’il en était autrement, le rapporteur
demandera que les créances dort il s’agit soient transférées dans le compte « Prêts
et créances à plus d’un an ».

Les mouvemente; portés sur les comptes Clients seront vérifiés utilement, par
sondage tout au moins, avec les pièces justificatives.

Les mouvements débit peuvent être confrontés avec les doubles de factures
(concomitamment, ce contrôle peut se faire, dans certains cas, avec les crédits aux
comptes de ventes), les doubles de factures étant vérifiés eux-mêmes avec les
états préparatoires qui en ont permis l’établissement.

Ces états préparatoires peuvent être vérifiés, en quantités, avec les feuilles
récapitulatives des sorties de magasin de produits finis. Les prix unitaires portés sur
les factures (de même que les majorations, rabais, escomptes), pourront, suivant
les cas être vérifiés avec les prix courants ou les conventions particulières avec les
clients.

Les montants portés au crédit pourront, s’il s’agit de paiements, être vérifiés, soit
avec les entrées en caisse, soit avec les débits aux chèques postaux ou aux
banques.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

S’il s’agit d’avoirs à la suite de retours, il y aura lieu d’examiner, en sens inverse, les
pièces vues pour les débits. Dans les cas d’avoirs à d’autres titres, il faut s’assurer
de l’accord de la direction ou du service compétent de l’entreprise sur les avoirs
eux-mêmes (l’octroi d’avoirs injustifiés est souvent une source de détournements).

L’ensemble des constatations faites en ce qui concerne les soldes non réglés ou qui
ne l’ont pas été normalement, permet d’apprécier si la provision éventuelle pour
créances douteuses figurant au bilan est suffisante ou non.

S’il a été constitué des provisions pour dépréciation, le rapporteur se fera préciser
les motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont valables.

Si des provisions ont été constituées antérieurement, il s’assurera qu’elles restent


justifiées.

Le gonflement ou la minoration des provisions a une incidence directe sur les


résultats, d’où l’importance d’un contrôle strict.

• Personnel
Le rapporteur examinera les motifs qui ont conduit à l’existence des comptes
débiteurs ouverts à des membres du personnel, si cela n’a pas été fait
précédemment1 il s’assurera que les opérations enregistrées dans ces comptes
sont régulières et, s’il s’agit d’avances remboursables dans un délai de plusieurs
mois, il se fera présenter contrats établis à ce sujet.

Le rapporteur examinera les différents comptes ouverts en vue de préciser :


- la date de remboursement ;
- la nature exacte de la dette à l’égard de la société.

Il recherchera s’il n’y a pas lieu de transférer les sommes dont il s’agit :
- dans le compte « Prêts et créances à plus d’un ans » si l’échéance est
lointaine ;
- dans le compte « Prêts à court terme » s’il s’agit en fait d’un prêt ;
- dans le compte « Frais payés d’avance » s’il s’agit en fait d’une avance sur
frais et si cette avance a été absorbée par les frais.

Le rapporteur s’assurera de l’exactitude de chacun des comptes individuels :


- en analysant les opérations enregistrées dans le compte ;
- éventuellement, en demandant confirmation du solde aux intéressés.

Le rapporteur se fera communiquer toutes les pièces justificatives qui lui paraissent
nécessaires pour confirmer l’exactitude des soldes.

Le rapporteur s’assurera que les avances au personnel sont normalement


remboursées ou imputées sur les salaires ou appointements. S’il n’en est pas ainsi,
il herchera les causes du retard constaté et il vérifier si la créance peut être
considérée comme bonne ou si une provision est à constituer.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

S’il a été constitué en fin d’exercice des provisions pour dépréciation, le rapporteur
se fera préciser les motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont
valables. Si des provisions ont été constituées antérieurement, il s’assurera restent
justifiées.

• Etat

Acomptes versés au titre de l’impôt sur les sociétés

Le rapporteur s’assurera que les acomptes ont été correctement calculés selon les
règles fixées par les textes en vigueur et qu’elles ont été versées aux échéances
normales. Il examinera à cet effet le bordereau récapitulatif de versement.

Le rapporteur vérifiera si les acomptes versés ont été correctement enregistrés au


débit du compte de l’Etat. Il s’assurera que les pénalités ou les intérêts de retard
éventuels n’ont pas donné lieu à une inscription dans le compte de l’Etat.

S’il n’est fait en fin d’exercice aucune compensation entre les acomptes versés et
les sommes dues, le rapporteur s’assurera que le solde débiteur du sous-compte
« Etat-Acomptes impôts sur sociétés » correspond effectivement aux acomptes
versés impôts dûs.

Avances effectuées au titre de la T.T.

Le rapporteur s’assurera en examinant les écritures passées au titre d’un ou de


plusieurs mois de l’exercice que les taxes comptabilisées comme étant à récupérer
correspondent effectivement à la réalité. A cet effet, il vérifiera que les sommes
inscrites au débit du compte de l’Etat sont justifiées par les mentions portées sur les
documents comptables où sont enregistrés les achats, les acquisitions
d’immobilisations et les frais donnant lieu à récupération. S’il est dressé un état
extra-comptable des taxes à récupérer, il vérifiera par sondages l’exactitude de cet
état.

Le rapporteur s’assurera que, chaque mois, les taxes à récupérer sont effectivement
déduites des taxes à payer sur les déclarations adressées à l’Administration. S’il
n’en est pas ainsi, il recherchera les causes de cet état de fait et il les notera.

• Autres débiteurs
Il comprend, en effet, toutes les sommes à recevoir, en dehors des prêts à plus d’un
an, provenant d’opérations autres que celles traitées avec les clients et les banques.

Sur un échantillon suffisamment représentatif et qui sera fixé pour chaque cas
d’espèce, il sera demandé à la Société d’adresser aux titulaires des comptes de
débiteurs divers une demande de confirmation de la somme dont la Société est
créancière à leur égard, les réponses devant parvenir à la mission de vérification.

Chaque solde doit être analysé quant à son origine et suivi, en nouvel exercice,
jusqu’à l’époque de la vérification, pour constater et vérifier les règlements
éventuels.

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Le rapporteur établira la justification des soldes figurant sur les comptes individuels
en se faisant présenter les documents relatifs aux opérations qui ont conduit à ce
solde et en reconstituant celui-ci à l’aide de ces documents.

Il notera les écarts éventuellement constatés et en recherchera les causes.

Le rapporteur s’assurera que le solde du compte collectif correspond à celui de la


balance des comptes individuels sur laquelle ont dû être correctement reportés les
soldes de ces comptes. S’il existe une différence, il fera effectuer des recherches
pour en déceler les causes.

Le rapporteur s’assurera qu’il n’a pas été fait de compensation dans le solde du
compte collectif entre des soldes individuels débiteurs et des soldes individuels
Si une telle compensation a été faite, il en demandera la suppression.

Le rapporteur s’assurera que le compte « Débiteurs divers » figurant à l’Actif du


Bilan ne contient pas d créances dont l’échéance d’encaissement se situe plus d’un
an après la clôture de l’exercice. S’il en était autrement, le rapporteur demandera
que les créances dont il s’agit soient transférées dans le compte « Prêts et créances
à plus d’un ans ».

S’il a été constitué en fin d’exercice des provisions pour dépréciation concernant le
poste « Autres débiteurs », le rapporteur se fera préciser les motifs de ces
provisions et recherchera si ces motifs sont valables.

Si des provisions ont été constituées antérieurement, il s’assurera qu’elles restent


justifiées.

Les résultats de l’appréciation des situations douteuses permettront de se


prononcer sur l’importante de la provision pour dépréciation éventuelle.

• Effets à recevoir
Une liste des effets à recevoir est généralement établie dans chaque entreprise ;
elle comprend les indications essentielles suivantes :
- Numéro des effets ;
- Places ;
- Clients ;
- Echéances ;
- Montants.

Au moment de la vérification, il convient, dans le cas de contrôle total, de :


- se faire présenter les effets encore en portefeuille ;
- vérifier l’inscription dans les livres des effets sortis du portefeuille entre la date
du bilan et celle de la vérification ;
- se faire justifier, par les avis de crédit des banques, la sortie des effets
manquants remis à l’encaissement ou à l’escompte ;
- s’assurer du débit au compte du client des effets annulés ;
- s’assurer que es effets échus, escomptés ou encaissés, n’ont pas été
remplacés à la veille de l’échéance, le jour de l’échéance ou après l’échéance
par un ou plusieurs autres effets qui en prolongent tout simplement la vie.

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L’analyse sur les bases qui précèdent donne au rapporteur le moyen apprécier si le
chapitre « Effets », au bilan, est évalué correctement ou non.

S’il est tenu un échéancier, le rapporteur effectuera un rapprochement entre le livre


des effets à recevoir et les mentions portées sur l’échéancier permettant de
connaître les effets existant à la clôture de l’exercice.

Le rapporteur procédera à l’inventaire matériel du portefeuille. Au montant des effets


en possession de la Société qu’il aura ainsi déterminé, il ajoutera, en se référant aux
documents bancaires :
- les effets non échus remis à l’escompte sans qu’une écriture ait été passée ;
- les effets non échus donnés à l’encaissement sans qu’une écriture ait été
passée.

Il comparera le total de ces trois catégories d’effets au solde du Compte « Effets à


recevoir » dans la comptabilité générale. S’il constate une discordance, il en
recherchera les causes.

Rapprochement du Compte « Effets à recevoir » avec le montant des effets en


portefeuille - Vérifier que les effets existent et correspondent bien à des factures.

Après avoir vérifier l’exactitude du solde du compte « Effets à recevoir » comme il


est indiqué ci-dessus, le rapporteur reconstituera le solde de ce même compte à la
date d’arrête du bilan contrôle à cet effet, il tiendra compte des mouvements
enregistres dans la comptabilité entre cette date d’arrête et la date de la révision
(création d’effets, remises à l’encaissement ou à l’escompte, etc....).

S’il constate une discordance, il en recherchera la cause.

Le rapporteur s’assurera que le Compte « Effets à recevoir » figurant à l’actif du


bilan ne contient pas d’effets dont l’échéance se situe à plus d’un an après la clôture
de l’exercice S’il en était autrement, le rapporteur demandera que les effets dont il
s’agit soient transférés dans le Compte « Effets à recevoir à plus d’un an »ou
« Prêts et créances à plus d’un an ».

Les effets prorogés, ceux annulés et redébités au compte du client en nouvel


exercice, retiendront tout spécialement l’attention car ils traduisent, souvent, des
situations douteuses.

S’il a été constitué des provisions pour dépréciation, le rapporteur se fera préciser
les motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont valables.

Si des provisions ont été constituées antérieurement, il s’assurera qu’elles restent


justifiées.

Dans tous les cas, le rapporteur s’assurera que les provisions sont nettement
individualisées.

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• Titres de Placement et Bons


Le rapporteur s’assurera que les écritures portées dans la comptabilité sociale en ce
qui concerne les entrées de titres sont correctes. Il s’assurera en particulier :
- que les sommes inscrites en comptabilité au titre du prix en principal
correspondent aux indications du document justificatif ;
- que, dans l’hypothèse où l’écriture a été passée pour un montant supérieur au
prix d’achat ou de souscription, les sommes portées en supplément de ce prix
sont justifiées et peuvent être considérées comme faisant partie du prix de
revient ;
- que, si une partie du prix est payable à terme, il a cependant été tenu compte
de la totalité du prix pour l’enregistrement en comptabilité ;
- que, si à l’occasion d’une souscription, la libération en espèces n’a eu lieu que
partiellement, il a été fait mention de la fraction non libérée à l’actif et au passif
du bilan dans les comptes prévus à cet effet.

Le mouvement des titres e placement est généralement vérifié en totalité. Partant


de la situation au premier jour de l’exercice, vérifiée à l’occasion du contrôle
précédent, les entrées et les sorties seront contrôlées avec les pièces justificatives.
Le prix de revient des sorties sera examiné soigneusement pour dégager les
résultats éventuels.

Le rapporteur se fera communiquer tous les documents relatifs aux cessions ou aux
remboursements de titres et il s’assurera :
- que le nombre de titres indiqué et les prix mentionnés correspond aux
indications portées par les pièces justificatives ;
- que les cessions ont été régulièrement effectuées.

Ces travaux exécutés, il s’agira de procéder au contrôle du portefeuille lui- même.


Ici se posent deux questions principales : la première est la vérification de
l’existence matérielle des titres. Pour s’en assurer, il y a lieu, soit de se faire
présenter les titres eux-mêmes, qu’il s’agira de compter en vérifiant leur caractère
correct, soit d’examiner les certificats émanant des dépositaires extérieurs, pour les
titres qui ne sont pas conservés par l’entreprise elle-même.

Dans le cas où le contrôle est fait en nouvel exercice, et dans l’hypothèse où des
mouvements se sont produits depuis l’arrêté des comptes, il conviendra de
reconstituer la situation au bilan en partant de l’inventaire fait au moment du
contrôle et en tenant compte, à l’aide des pièces justificatives originales, du
mouvement négatif et positif intervenus entre-temps.

Le rapporteur se fera présenter :


- les certificats d’actions, de bons ou d’obligations ;
- ou bien les certificats de dépôt de ces titres dans un établissement bancaire
ou financier ;
- ou bien, si les titres ne sont pas encore matériellement crées, tous documents
prouvant leur existence matérielle.

Si pour certains titres, aucun document ne peut être présenté, le rapporteur prendra
note des motifs qui lui ont été donnés pour expliquer cette situation.

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La deuxième question est celle qui a trait à l’évaluation des titres. L’apprécia ion de
l’évaluation est chose relativement aisée dans l’hypothèse où les titres font l’objet
d’un marché, en particulier lorsqu’ils sont cotés en bourse.
Dans les autres cas, il y aura lieu de s’assurer, par des informations variées, mais
suffisantes, de la solvabilité des débiteurs d’obligations et de bons ainsi que de la
valeur qui peut être attribuée aux actions et parts.

Le rapporteur s’assurera que les estimations retenues, compte tenu des provisions
constituées, ne sont pas supérieures à la cotation moyenne du dernier mois ; s’il en
était autrement, le rapporteur prendra note des écarts constatés et il se fera indiquer
les motifs de ces écarts.

S’il s’agit d’obligations ou de bons, le rapporteur demandera les informations sur la


collectivité émettrice afin de s’assurer que celle-ci est normalement en mesure de
faire face au remboursement des titres ; s’il en était autrement, le rapporteur
s’efforcera de déterminer le montant de la provision qu’il convient de constituer.

S’il s’agit d’actions ou de parts sociales, le rapporteur prendra connaissance, pour


chacun des placements en titres non cotés, des derniers Bilans, et il se fera
remettre les situations plus récentes qui auront pu éventuellement être établies.

Il s’assurera que l’estimation unitaire retenue au bilan compte tenu des provisions
constituées n’est pas supérieure à celle résultant de la situation nette
éventuellement corrigée soit en raison de l’existence de plus-values ou de moins-
values latentes soit du fait de l’évolution constatée depuis l’arrêté du bilan. S’il en
était autrement, il se fera donner les motifs qui pourraient justifier l’écart constaté et
il en prendra note.

Les plus values, certaines ou très probables, bien que théoriques, puisqu’elles
restent généralement sur la papier, feront obligatoirement l’objet d’une mention dans
les documents de travail et, le cas échéant, dans le rapport.

Les moins-values éventuelles sont à apprécier soigneusement.

Le rapport indiquera dans la plupart des cas si les provisions pour dépréciations
constituées sont, suffisantes pour couvrir les moins-values constatées.

S’il a été constitué une provision pour dépréciation le rapporteur se fera


communiquer les motifs de cette provision ; il en prendra note et, au besoin,
effectuera une enquête sur la réalité de ces motifs.

Si la provision a été constituée antérieurement, il s’assurera que le motif qui a


justifié cette constitution est toujours valable.

Comptes de Régularisation – Actif

Dans la plupart des cas une partie seulement de ces éléments a le caractère d’actif
réalisable. L’apparition de la dénomination en discussion s’explique probablement
par une confusion faite entre les aspects purement comptables et les aspects
économiques et financiers du bilan.

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C’est ainsi qu’on y rencontre, entre autres, des dépenses qui ne sont pas encore
des charges, la contrepartie de produits qui ne sont pas encore devenus des
recettes.

En période de prospérité, les entreprises ont tendance à négliger ou à ignorer bilan


les soldes des comptes de régularisation.
Dans d’autres entreprises, par contre, volume de ce chapitre peut être très
important; en ignorer délibérément les aspects essentiels peut conduire à altérer
plus ou moins profondément les résultats de exercices.

Sur le plan strict de la révision, les comptes de régularisation sont à analyser pour
rechercher, en particulier, si leur inventaire est complet, bien calculé et l’évaluation
en est faite correctement.

Le contrôle se fera en partant de l’inventaire établi par l’entreprise. Le calcul cet


inventaire, tout au moins pour les postes essentiels, est recommandé de manière
bien discriminer la fraction qui peut rester au bilan de celle qui, le cas échéant, il
devrait plus y figurer.

Dépenses payées d’avance

Le rapporteur s’assurera d’une part que les dépenses enregistrées comme étant
payées d’avance peuvent vraiment être considérées comme telles, d’autre part que
ci dépenses sont justifiées.

A l’aide d’un sondage opéré sur une certaine période en ce qui concerne certaines
postes de dépense le rapporteur s’assurera que la fraction des dépenses qui dont
normalement être considérée comme réglée d’avance a effectivement été enregistré
dans le compte « dépenses payées d’avance ».

Le rapporteur s’assurera que les dépenses payées d’avance enregistrées à la


clôture de l’exercice précédent ont été, au cours de l’exercice suivant, entièrement
imputées au poste de frais d’exploitation correspondant. S’il n’en est pas ainsi, il
notera les dépenses non imputées et recherchera les causes de cette omission.

Produits à recevoir

Le rapporteur s’assurera que les sommes enregistrées au titre des produits à


recevoir correspondent à des recettes d’exploitation effectives devant provenir
d’opération réelles amenées à se conclure définitivement dans un proche avenir.
Le rapporteur s’assurera que les montants pour lesquels les produits à recevoir ont
été enregistrés sont justifiés ; il se fera présenter tous documents de nature à établir
cette justification.

Le rapporteur s’assurera que les produits dont l’existence est certaine ont
effectivement été enregistrés en comptabilité. S’il n’en est pas ainsi, il dressera la
liste des produits non enregistrés dont il aura eu connaissance et il demandera les
motifs pour lesquels il n’a pas été tenu compte de ces produits.

Le rapporteur s’assurera que les produits à recevoir précédemment enregistrés ont


effectivement donné lieu à un encaissement par la suite.

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S’il n’en est pas ainsi, le rapporteur recherchera les motifs du retard constaté, il
recherchera, en particulier, si l’absence d’encaissement ne provient pas du
caractère fictif de l’opération enregistrée.

Le rapporteur recherchera, sur la base de la documentation qui lui aura été


communiquée, la date d’encaissement probable des produits à recevoir; si cette
date se situe plus d’un an après la date de clôture de l’exercice, le rapporteur
s’assurera que les sommes dont il s’agit figurent dans la rubrique « Autres Valeurs
Immobilisées ».

• Banques et chèques postaux


Il y aura lieu d’abord, pour les banques, d’examiner la nature des comptes, pour
déterminer si les soldes de ces derniers sont bien disponibles en totalité ou s’ils ne
sont pas bloqués à échéances diverses, auquel cas leur place au bilan ne serait pas
la même.

Le travail consiste en la vérification des soldes portés sous le chapitre Banques à


l’aide des relevés des banques arrêtés à la date du bilan.

Si les relevés ne paraissent pas présenter les garanties suffisantes ou s’il n’existe
aucun relevé (ce qui est relativement fréquent pour les comptes d’avances de
financement) une confirmation de solde sera demandée aux établissements
bancaires par la Société. La réponse devant parvenir à la mission de vérification.

Le rapporteur effectuera selon la méthode classique le rapprochement entre le


solde figurant en comptabilité et celui figurant sur les relevés. Il s’assurera, en se
faisant présenter les relevés suivants et en examinant la suite du compte dans les
livres, que les différences constatées sont justifiées. S’il constate un retard
important dans l’encaissement des chèques émis, il recherchera les causes de ce
retard.

Il effectuera le même rapprochement en ce qui concerne le solde d’un des mois


suivant l’arrêté sur lequel porte la vérification.

Pour ce faire, il convient de noter le solde ressortant du relevé de la banque et d’y


additionner algébriquement les opérations comptabilisées par la banque dans un
exercice et par l’entreprise dans un autre (dénommées couramment : opérations de
Chevauchement), pour arriver à la fin de l’état à un solde conforme à celui de la
comptabilité.

Les opérations de chevauchement doivent être vérifiées avec des soi extrêmes, car
elles servent quelquefois à masquer des opérations délictueuses.

La vérification de ces opérations avec les pièces justificatives est recommandée


spécialement pour vérifier le bien fondé des opérations avec les pièces justificatives.

Le rapporteur examinera le calcul des intérêts, commissions et frais ; il vérifiera par


sondages au moins, l’exactitude des valeurs données par la banque aux opérations
qu’elle porte sur les relevés.

S’il existe des comptes qui restent sans mouvement et si la société ne possède
aucun relevé bancaire à ce sujet, confirmation de l’existence du compte et de son
solde sera demandée à la banque.

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La vérification des chèques postaux est, en un peu plus simple, la même celle des
comptes de banques.

• Caisse
Depuis la naissance et la prolifération des banques, l’extension du crédit, la
généralisation des opérations financières au moyen de virements et de chèques
caisse a perdu une fraction considérable de l’importance qu’elle a eue pendant très
longtemps.
Elle continue cependant à jouer un râle considérable car, malgré sa grande
diffusion, le chèque bancaire et ses multiples dérivés (chèque restaurant, etc..) n’ont
j encore pris l’importance qu’ils ont ailleurs.

La caisse est le véhicule traditionnel des erreurs volontaires et involontaires, fait des
mouvements considérables qu’elle est amenée à enregistrer. Elle est tentation la
plus grande pour des préposés indélicats.

Le rapporteur vérifiera d’une manière inopinée l’encaisse et il s’assurera de la


correspondance entre cette encaisse et le solde figurant sur les livres de caisse.

Si le rapporteur constate lors de la vérification de l’encaisse matérielle l’existence de


pièces en instance de régularisation, il fera les enquêtes nécessaires pour s’assurer
de la valeur justificative de ces pièces ; il recherchera si la pratique ainsi adoptée
est habituelle ou occasionnelle.

Dans les cas de différences appréciables, il peut s’agir bien souvent d’opérations
indélicates qu’il faut alors approfondir jusqu’à l’aveu signé, si possible, du ou des
responsables.

Les instructions relatives au contrôle des caisses sont rarement exhaustives. C’est à
la sagacité et au flair du contrôleur qu’il appartient, dans chaque cas, d’examiner les
données de fait et d’essayer de discerner les failles possibles à travers lesquelles
pourraient se glisser des mouvements d’espèces constituant des opérations
critiquables.

3.4 Vérification des Comptes de charges de produits et de résultats

3.4.1 Comptes de charges

Stock au début de l’exercice

La vérification de ce chapitre, a déjà été examinée à l’occasion de la discussion des


valeurs d’exploitation à l’actif du bilan.

Achats de matières et marchandises

Les achats sont portés généralement à ce chapitre à leur prix de revient complet,
même indépendamment de toute prescription fiscale impérative à cet égard. C’est
dire que le prix d’achat comprendra le prix des matières achetées, rendus magasin.

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Ce prix de revient peut comprendre aussi une majoration forfaitaire pour couvrir les
frais de réception et de manutention.

Les factures des fournisseurs comportent l’indication des prix des matières et de la
T.T. Seul le prix des matières, figurera au débit du compte Achats, la taxe débitée
par le fournisseur étant imputée à un compte Etat, pour être récupérée suivant le
processus connu.

Elle peut commencer, dans le cadre du programme établi, par le pointage, complet
ou par sondages, des achats comptabilisés à l’aide des factures des fournisseurs,
transporteurs, de la douane.

Les majorations éventuelles destinées à couvrir des frais internes feront l’objet d’un
examen tendant à déterminer si elles ont uniquement pour objet d’absorber des frais
réels de magasinage et autres ou si, au contraire, elles ont pour effet de créer des
bénéfices internes artificiels.

Les factures d’achat feront l’objet d’un pointage avec les reports aux comptes
fournisseurs correspondants ; ce travail sera complété par la vérification du bien-
fondé des paiements faits, ensuite, aux créanciers eux-mêmes.

Dans l’hypothèse, de production de duplicata il conviendra de s’entourer de toutes


les garanties nécessaires pour bien s’assurer que l’achat et le paiement ne sont
comptabilisés qu’une seule fois.

La vérification des achats sera complétée par celle du report exact, aux fiches de
stocks de la comptabilité matières, des quantités, prix unitaires et prix totaux,
résultant des factures fournisseurs et de leur compléments éventuels (frais de
transitaires, etc..).

Les factures elles-mêmes feront, par sondages au moins, l’objet d’une vérification
sur le plan financier. Les prix facturés seront comparés avec ceux figurant sur les
doubles et les confirmations de commandes.

La vérification des calculs du registre dans lequel sont comptabilisés les achats (le
journal des achats des comptabilités classiques, avec subdivision des travaux),
dépend, pour une part, des moyens employés pour la tenue de la comptabilité.

Enfin, les vérifications des achats s’accompagneront, automatiquement, de celles


de leur ventilation correcte au débit des comptes qu’ils concernent.

Travaux, fournitures et services extérieurs

Le rapporteur s’assurera que, d’une manière générale, les dépenses enregistrées


rentrent effectivement dans la catégorie de frais pour laquelle ce compte a été
ouvert et n’ont pas à être imputées à d’autres comptes tels que des comptes
d’immobilisations.

Le rapporteur s’assurera par des sondages effectués pendant la période qui s suivi
la fin de l’exercice que toutes les dépenses concernant l’exercice ont été
enregistrées dans les comptes soit pour leur montant réel, si celui-ci pouvait être
connu, soit pour leur montant prévisionnel.

97
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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Lorsque la société est passible de la T.T., le rapporteur s’assurera que, pour toutes
les dépenses pouvant donner lieu à déduction, les montants enregistrés sont des
montants hors taxe, la taxe afférente étant inscrite dans le compte des taxes à
récupérer.

Transports et déplacements

Les transports du personnel : peuvent comporter des indemnités forfaitaires


individuelles ou des frais relatifs au transport collectif de tout ou partie des salariés.
Les indemnités forfaitaires se vérifient d’une manière analogue à la paie.
Quant aux frais résultant de transports collectifs, il s’agira, souvent, d’imputation de
dépenses de main-d’œuvre et autres â vérifier en fonction de chaque cas, ou de
factures de transporteurs extérieurs.

Les frets et transports sur achats et les frets et transports sur ventes

Quant aux frets et transports administratifs, ils s’apparentent aux transports du


personnel déjà vus plus haut.

La prime d’assurance transports est justiciable d’une vérification analogue à celle


des autres primes d’assurances.

Le rapporteur s’assurera que les dépenses enregistrées au titre des Transports et


Déplacements ont effectivement cette nature et ne doivent pas être imputées à
d’autres comptes. Si cela n’a pas déjà été fait au cours des contrôles de
mouvements, le rapporteur s’assurera par des sondages qu’il existe des pièces
justificatives à l’appui des dépenses inscrites en comptabilité.

Le rapporteur s’assurera par des sondages effectués pendant la période qui a suivi
la fin de l’exercice que toutes les dépenses concernant l’exercice ont été
enregistrées dans le compte soit pour le montant réel, si celui-ci pouvait être connu,
soit pour leur montant prévisionnel.

Lorsque la Société est passible de la T.T., et si cela n’a pas déjà été fait lors des
contrôles de mouvements, le rapporteur s’assurera que, pour toutes les dépenses
pouvant donner lieu à déduction, les montants enregistrés dans le compte des taxes
à récupérer.

Frais divers de production et d’exploitation

Le chapitre publicité peut être à la source d’opérations indélicates de plusieurs


ordres. Les échantillons, primes et cadeaux à la clientèle constituent fréquemment
des sources de coulages qui peuvent atteindre des proportions anormales. Les frais
des missions et réceptions s’apparentent, quant à leur contrôle, aux frais de
voyages e de déplacements.

La documentation générale est à vérifier sur les mêmes bases que la


documentation technique.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Les frais de P.T.T sont souvent une source de coulages. C’est pourquoi la caisse
des timbres, partout où elle est encore tenue, fera l’objet d’une vérification tant en
recettes qu’en dépenses.

Les frais d’actes et de contentieux se vérifient sur la base des actes eux- mêmes et
des pièces figurant aux dossiers contentieux.

Les cotisations et subventions appellent des remarques analogues à celles


formulées pour les taxes professionnelles et diverses.

Les frais des conseils et assemblées résulteront, soit de pièces émanant de


l’extérieur, soit de pièces internes visées par la direction.

Le rapporteur s’assurera que, d’une manière générale, les dépenses enregistrées


dans ce comptes constituent effectivement des frais divers et n’ont pas à être
imputés à d’autres comptes tels que « Travaux, fournitures et services extérieurs »
ou « transports et déplacements ».

Si cela n’a pas déjà été fait au cours des contrôles de mouvements, le rapporteur
s’assurera par des sondages qu’il existe des pièces justificatives à l’appui des
dépenses inscrites en comptabilité.

Le rapporteur s’assurera par des sondages effectués pendant la période qui a suivi
la fin de l’exercice que toutes les dépenses concernant l’exercice ont été
enregistrées dans les comptes soit pour leur montant réel, si celui-ci pouvait être
connu, soit pour leur montant prévisionnel.

Lorsque la Société est passible de la T.T., et si cela n’a pas déjà été fait au cours
des contrôles de mouvements. Le rapporteur s’assurera que, pour toutes les
dépenses pouvant donner lieu à déduction, les montants enregistrés sont des
montants hors taxe, la taxe afférente étant inscrite dans le compte des taxes à
récupérer.

Frais financiers

Le rapporteur s’assurera que, d’une manière générale, les frais financiers divers
inscrits dans le compte ont bien la nature de frais financiers de fonctionnement et
non de charges de financement (compte de résultat) dûs sur des emprunts à plus
d’un an contractés par l’entreprise.

A l’aide de la documentation qu’il aura rassemblée à ce sujet, le rapporteur vérifiera


l’exactitude des sommes inscrites dans le compte et s’assurera que les frais
financiers divers qui sont à la charge de la société ont été inscrits qu’ils aient été
payés ou non.

Les intérêts bancaires se vérifient avec les relevés des établissements de crédits,
dont il a déjà été question.

Les intérêts des comptes courants et des comptes de dépôts obéissent aux mêmes
principes de vérification que les intérêts sur comptes de banques ou sur emprunts.

99
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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Les agios seront vérifiés, dans le cadre du programme, à l’aide des bordereaux
d’escompte des établissements de crédit.

Les escomptes accordés figurant sous frais financiers seront examinés quant à leur
bien-fondé et à leur calcul, en fonction des éléments de fait.
Les frais de banque et les frais sur effets, de même que les commissions sur
ouvertures de crédits, cautions et avals, se vérifient avec les relevés et l’échange de
correspondance avec les établissements de crédit, en particulier au sujet de la
quotité exacte de certaines de ces charges.

Frais de personnel

Ces frais comprennent généralement deux catégories de charges :

- Les sommes versées directement au personnel, qu’il s’agisse des salaires,


appointements, primes, gratifications, etc.....
- Les sommes versées à divers titres, en particulier à l’Etat, à des organismes
para-étatiques ou privés, du fait et comme conséquence des frais de
personnel de la catégorie précédente. Il s’agit des comptes sur salaires, des
charges sociales et autres...;

La plupart des vérifications concernant ce poste ont dû être effectuées au moment


du contrôle des mouvements. Un contrôle des positions sera cependant nécessaire
en fin d’année. Ce contrôle comportera les opérations suivantes :
- la vérification portera d’abord sur le bien-fondé des présences ;
- les heures supplémentaires et les primes éventuelles seront contrôlées aussi.

Il y aura lieu de refaire, suivant les cas, par sondages tout au moins, les calculs
d’une ou de plusieurs feuilles de paie, de vérifier la ventilation des rémunérations
brutes sur les comptes de prix de revient ou de charges et, enfin, de s’assurer de la
comptabilisation régulière, aux comptes intéressés, des éléments de la paie.

La technique des opérations de paie est un chapitre délicat. Le rapporteur aura non
seulement à vérifier que les bénéficiaires ont bien été présents, qu’ils ont eu droit
aux rémunérations brutes figurant à la feuille de paie, que toutes les déductions ont
été faites pour arriver à la rémunération nette, mais également que cette dernière a
été versée aux ayants droit.

Quant aux cotisations aux organismes de sécurité sociale et autres semblables, leur
vérification se fera sur la base des feuilles de paie, registres d’appointements et,
éventuellement, autres documents, en tenant compte des dispositions en vigueur,
dans la mesure où ces dernières s’appliquent à l’entreprise en présence.
C’est à cette occasion que seront vérifiés le calcul et l’enregistrement exacts des
charges sociales patronales à effectuer la plupart du temps, en partant ou en
exploitant des données résultant des feuilles ou registres de paie.

La charge de congés payés est à vérifier sur la base des obligations imposées à
l’entreprise.

L’impôt sur les salaires est à vérifier sur la base des salaires et appointements et
des taux en vigueur, qui peuvent être différentiels.

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Le rapporteur effectuera un rapprochement entre les soldes des comptes


« Salaires » et « appointements » en fin d’exercice et les indications portées sur la
fiche fiscale des salaires. S’il existe des différences, il en demandera l’explication.

Le rapporteur s’assurera que les soldes des comptes de dépenses ouvertes à ce


titre correspondent effectivement aux montants respectifs des différentes catégories
de charges sociales.

Ce contrôle ne sera pas effectué s’il fait double emploi avec :


- les contrôles de mouvements exercés à ce même sujet ;
- les contrôles de positions concernant les postes « Autres Créanciers »
et « Compte de Régularisation Passif ».

Impôts et taxes

Les taxes et impôts directs, comprenant la patente, les impôts fonciers et taxes
foncières, sont à vérifier, en partant des avertissements de l’administration, quant au
bien-fondé de leurs éléments et quant à leur calcul et délais de paiement.

Les taxes et impôts indirects comprennent, en particulier, la taxe sur la valeur


ajoutée (T.T.), les taxes locales. L’assiette de ces taxes a été vérifiée en même
temps que les produits de l’entreprise. Le calcul des taxes elles-mêmes doit
comprendre la vérification des taux appliqués, des conditions et des délais dans
lesquels les paiements sont faits ou la taxe décomptée avec celle créditée au
compte fournisseurs à la suite des achats.

L’attention du rapporteur est attirée très spécialement sur l’établissement de


l’assiette servant au calcul, qui doit être strictement en conformité avec les
prescriptions en vigueur.

Le rapporteur se fera présenter les états de liquidation reçus par la société et il


s’assurera :
- d’une part, que les bases d’imposition et le calcul de l’impôt figurant sur les
avertissements ne donnent pas lieu à critique ;
- d’autre part, que le montant des charges inscrites en comptabilité est justifié
par ces avertissements.

Si la société n’était pas encore en possession des avertissements relatifs à


l’exercice au moment de la clôture de celui-ci, le rapporteur s’assurera qu’une
provision suffisante a été constituée pour faire face aux charges qui ne se révéleront
pas la suite.

Si, pour le motif ci-dessus indiqué, des provisions ont été constituées à la clôture de
l’exercice précédent, le rapporteur s’assurera que le paiement des impôts dont il
s’agit a été imputé sur les provisions.

Le rapporteur fera le rapprochement entre les chiffres d’affaires mensuels hors


taxes figurant sur le Journal des Ventes et ceux figurant sur les déclarations.

101
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Les différences, s’il en existe, peuvent être justifiées :


- par des travaux faits par l’entreprise pour elle-même qui ne figurent pas sur le
journal des ventes ;
- par l’imputation sur le chiffre d’affaires taxable de créances irrécupérables.

Au moyen de sondages effectués sur une période donnée, le rapporteur s’assurera :


- que les récupérations effectuées sont licites ;
- que cette récupération a été correctement effectuée en observant le mois de
décalage pour les taxes à récupérer autres que celles relatives à des
investissements:
que dans les entreprises ou la récupération est partielle, celle-ci a été
effectuée pendant l’exercice sur la base d’un coefficient valable et que la
régularisation a été normalement effectuée en fin d’exercice.

Le rapporteur s’assurera que la T.T. et impôts restant à régler au titre de l’exercice


contrôlé est inscrite au passif du Bilan soit dans le poste « Etat-impôts et taxes »
soit dans le poste « Compte de régularisation –Passif ».

Dotations aux amortissements et provisions

• Dotations aux amortissements


La question du calcul des amortissements a déjà été examinée, en même temps
que les immobilisations elles-mêmes. On rappellera cependant que le calcul des
amortissements est à vérifier, non seulement au point de vue arithmétique mais,
également, en ce qui concerne son bien-fondé.

• Dotations aux provisions


Entrent dans ces charges les provisions pour dépréciations des immobilisations,
dites non amortissables, celles pour dépréciations des stocks, pour dépréciations
financières et pour risques d’exploitation.

Les provisions pour dépréciations des stocks ont déjà été examinées avec le
chapitre des valeurs d’exploitation, Il en est de même des provisions pour
dépréciations financières, vues avec les chapitres intéressés de l’actif.

Les provisions pour risques d’exploitation ont fait l’objet, de leur côté, d’un examen
sous le passif du bilan.

3.4.2 Comptes de produits

Stock en fin d’exercice

La vérification du stock a déjà été examinée sous l’actif du bilan Il y a lieu


simplement de rappeler que les subdivisions du stock à porter au compte
d’exploitation doivent correspondre normalement à celles qui résultent de la
vérification du bilan.

102
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Ventes, travaux et services

Un premier travail consiste à comparer l’exactitude du report au journal des ventes


et aux comptes des clients des factures d’une ou plusieurs périodes, dont le
programme de travail aura fixé l’étendue ; ceci ayant lieu dans la mesure où
l’établissement des factures et leur comptabilisation ne sont pas faits par des
moyens automatiques sans failles possibles. Le journal des ventes tenu à la main
pourra être réadditionnée dans la mesure indiquée au programme. Ces totaux
englobant les sommes vérifiées au préalable, en totalité ou par sondage, ainsi que
cela vient d’être indiqué, seront confrontés avec les reports aux comptes de ventes.

Un travail analogue est à faire en ce qui concerne les avoirs et les retours.

Au stade du contrôle des positions, et si les vérifications relatives à ce poste n’ont


pas été effectuées dans le cadre du contrôle des mouvements, les doubles de
factures, ayant servi à la comptabilisation, feront l’objet de plusieurs vérifications,
dont les plus courantes consistent en ce qui suit :
- le pointage des quantités facturées avec les bons de commandes du client et
avec les sorties du magasin produits finis ;
- les factures elles-mêmes seront vérifiées dans la mesure indiquée au
programme, pour déterminer si les prix de vente correspondent bien aux
conventions conclues avec le client ou aux barèmes courants en vigueur ;
- les factures seront à vérifier, également, au point de vue arithmétique ;
- le rapprochement avec les déclarations relatives à la T.T., néanmoins cette
vérification pourrait faire double emploi avec celle de même nature prévue
pour le poste « impôts et taxe » (voir ci-dessus impôts et taxes).

Produits et profits divers de production et d’exploitation

Si cela n’a pas déjà été fait au cours des contrôles de mouvements, le rapporteur
s’assurera que les recettes dont a bénéficié la société sont conformes aux
conventions ci-dessus examinées, car il s’agit souvent de services importants sur le
plan financier.

On trouvera, suivant la conjoncture et suivant la profession ou les entreprises


individuelles, soit des produits qui ne sont pas tout à fait mûrs pour l’inscription dans
les résultats, soit des produits acquis, mais qui ne seront comptabilisés que par la
suite, au moment de l’encaissement, par exemple.

Le rapporteur s’assurera que les sommes revenant à la société ont été


régulièrement encaissées par elle ou, à défaut d’encaissement, portées en produits
à recevoir.

Produits financiers

Les vérifications des revenus de titres et de prêts pourront se faire utilement en


connexion avec la vérification des titres de participation et de placement et des
comptes débiteurs portant intérêts, li n’est pas utile de revenir ici sur ces question.

103
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Quant aux escomptes obtenus et aux produits financiers divers, il s’agira d’abord de
procéder, selon le cas, à l’inventaire nécessaire, pour déterminer si et dans quelle
mesure les produits de l’exercice ont été pris en considération et si ceux
comptabilisés l’ont été à bon escient.

Le rapporteur recherchera l’origine des produits financiers divers et, à l’aide de la


documentation qu’il aura recueillie, il s’assurera que le montant de ces produits a
été correctement calculé.

Le rapporteur s’assurera que les produits financiers divers dont doit bénéficier la
société ont été régulièrement encaissés ou pris en compte. S’il constate un retard
dans les encaissements, il en recherchera la cause et la notera.

Ristournes, rabais et remises obtenus

Le rapporteur examinera les ristournes, rabais et remises dont la société a bénéficié


et il s’assurera de la régularité de ces recettes et si le montant est justifié.

Le rapporteur s’assurera que les ristournes, rabais et remises dont a bénéficié la


société ont été ou bien encaissés ou bien pris en produits à recevoir. Il conviendra
de vérifier la réalité des sommes comptabilisées et, ensuite, de procéder également
à un inventaire pour savoir si l’exercice profite bien de tout ce qui lui appartient.

Travaux faits par l’entreprise pour elle-même

Le rapporteur se fera remettre un état des immobilisations produites par la société


et, à l’aide de tous les documents qui lui paraîtront utiles, il s’assurera qu’il s’agit de
réelles immobilisations et non de frais d’entretien.

Le rapporteur s’assurera que l’estimation adoptée pour déterminer la valeur des


travaux faits par la société comprend seulement les matières ou fournitures utilisées
et les frais directs ou indirects de fabrication à l’exclusion de tous autres éléments.

Si l’estimation est faite en prenant pour base le prix de revient réel, le rapporteur se
fera communiquer les éléments de ce prix de revient tels qu’ils résultent de la
comptabilité analytique et il se fera justifier l’exactitude de ces divers éléments.

Si l’estimation est faite sur la base de prix standard, le rapporteur se fera


communiquer les éléments du calcul de ce prix et il s’assurera que ces éléments
sont justifiés par le prix de revient dégagé par la comptabilité analytique étant
précisé que ce prix de revient doit comprendre exclusivement les matières ou
fournitures utilisées et les frais directs ou indirects de fabrication.

Si cela apparaît nécessaire, le rapporteur effectuera un rapprochement entre les


estimations des travaux faits par la société et les prix du marché.

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Travaux et charges hors exploitation de l’exercice

Le rapporteur s’assurera que les provisions antérieures qui se trouvent imputées au


compte « travaux et charges non imputables à l’exploitation de l’exercice » avaient
effectivement pour objet des dépenses incluses dans ce compte d’exploitation.

Il s’assurera aussi que les sommes imputées au crédit du compte d’exploitation ne


sont pas supérieures aux dépenses inscrites au débit de ce même compte.

Subventions d’exploitation

Se reporter aux vérifications prévues par la fiche “subventions” dans le cadre du


contrôle du passif du bilan.

Le rapporteur vérifiera à l’aide de la documentation qui lui aura été fournie que le
montant figurant au compte d’exploitation sous la rubrique « subventions
d’exploitation » est justifié.

3.4.3 Comptes de résultats

• Résultat d’exploitation
Ce compte est destiné à calculer en fin de période les résultats d’exploitation avant
l’incidence des résultats hors exploitation et des pertes ou profits constatés sur les
cessions ou les mises hors service de certains éléments d’actif dont on ne peut
considérer la réalisation comme entrant dans l’activité normale de l’entreprise.

• Résultat hors exploitation


Ce compte sert à calculer les résultats hors exploitation. Il permet aux entreprises
de mesurer l’importance des résultats hors exploitation par rapport au résultat net
global et d’éliminer leur incidence sur les résultats d’exploitation qui traduisent ainsi
beaucoup mieux l’efficacité réelle de la gestion.

Cette notion se limite en principe en ce qui a un caractère exceptionnel ou inhabituel


et en ce qui a trait aux exercices antérieurs.

• Pertes et profits sur exercices antérieurs


Le rapporteur examinera les écritures passées au débit ou au crédit du compte de
pertes et profits sur exercices antérieurs et il se fera présenter les documents
justifiant ces écritures.

Le rapporteur s’assurera que les régularisations portées dans le compte de pertes


et profits sur exercices antérieurs présentent un caractère normal et qu’elles sont
sans incidence sur la sincérité des bilans arrêtés antérieurement.

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Le rapporteur examinera les motifs des régularisations intervenues et il recherchera


si celles-ci ne proviennent pas de défaillances dans le mécanisme de
l’enregistrement des opérations en comptabilité.

• Pertes et profits exceptionnels


Profits sur réalisation d’immobilisations : se vérifient par la comparaison de prix de
vente des immobilisations et de leurs valeurs comptables, compte tenu de
amortissements ou dépréciations jusqu’au moment de la vente.

Profits sur cessions de titres: ils résultent également de la comparaison entre le prix
de vente et la valeur comptable des valeurs mobilières, compte tenu de
dépréciations éventuelles constituées à leur sujet, devant disparaître parce qu
devenant sans objet du fait de la vente.

Les pertes, ou la différence en perte d’un ensemble d’opération, trouvent leur place
dans les pertes exceptionnelles.

Les autres profits exceptionnels sont à examiner et à vérifier en fonction de leur


nature particulière.

Le rapporteur examinera les écritures passées au débit ou au crédit du compte de


pertes et profits exceptionnels et il fera présenter les documents justifiant ces
écritures.

• Impôts sur les bénéfices


Le rapporteur se fera communiquer l’annexe à la déclaration des bénéfices des
sociétés relatives à la détermination du résultat fiscal et s’assurera que cette
détermination a été correctement effectuée.

Le rapporteur s’assurera que l’impôt sur les bénéfices a été correctement


enregistré :
- au débit du compte résultat pour le montant intégral de cet impôt ;
- au passif du bilan pour le montant de l’impôt exigible après déduction des
acomptes antérieurement versés.

• Résultat net d’exploitation après impôt


• Analyser les mouvements du compte.
• Vérifier que les pertes ou profits antérieurs n’ont pas été laissés en charges ou
produits de l’exercice.
• Examiner les reprises sur provisions constituées antérieurement.

• Affectation et distribution des résultats


• Politique suivie par entreprise : distribution de dividendes ou mise en réserve.
• L’affectation des résultats est-elle conforme aux décisions de l’Assemblée
Générale.
• Comptabilisation des dividendes distribués.

106
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4 ANNEXES

4.1 Annexe 1

TERMINOLOGIE UTILISEE

Adéquates (informations probantes)


Les informations probantes adéquates sont â la fois pertinentes et fiables. (Voir
(informations probantes, pertinentes (informations probantes) fiables (informations
probantes).

Anomalie
Une anomalie (encore appelée erreur atypique) est une erreur découlant d’un
événement isolé, qui ne se reproduit pas, sauf peut-être dans des circonstances
identifiables. En tant que telle, une anomalie n’est pas représentative des erreurs
contenues dans la population et ne doit pas être extrapolée.

Application informatique
Une application informatique est un ensemble de programmes, de données et de
procédures administratives qui, intégrées, constituent un système d’information
permettant de remplir une fonction administrative ou commerciale spécifique (par
exemple, la comptabilité, le paiement de subventions, la tenue de l’inventaire). La
plupart des applications peuvent être considérées comme des processus articulés
autour de différentes phases, notamment l’entrée, le traitement et le stockage des
données ; puis l’obtention de résultats.

Audit
Un audit a pour but de permettre à l’auditeur d’exprimer de manière indépendante
une opinion selon laquelle les états financiers d’une organisation ont été établis,
dans tous leurs aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable
identifié ou si une activité effectuée par une organisation l’a été conformément à un
ensemble de critères prédéfinis.

Audit interne
L’audit interne est une activité de contrôle, au sein de l’entité, effectuant des travaux
pour le compte de cette dernière. Contrairement au contrôle interne, l’audit interne
est indépendant des procédures et des activités auditées. Ses fonctions
comprennent, entre autres, l’analyse, l’évaluation et le contrôle de ta pertinence et
de l’efficacité des systèmes comptables et de contrôle interne.

Audit récurrent
Un audit récurrent est un audit que la Cour est tenue d’effectuer chaque aimée soit
en vertu des obligations imposées par le traité ou par d’autres textes législatifs, soit
en vertu d’obligations queue s’est elle-même imposées.

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Audit sélectionné
Un audit sélectionné désigne une tâche d’audit choisie, dans le contexte de la
programmation annuelle des travaux, en fonction de son degré de priorité sur les
listes des tâches d’audit potentielles établies par les secteurs en liaison avec les
directeurs des Groupes d’audit.

Calcul
Le calcul est une procédure d’audit consistant à refaire les calculs ou à effectuer
des calculs différents pour vérifier l’exactitude de pièces ou de documents
comptables. (Voir procédure d’audit)

Champ de l’audit
Le champ de l’audit décrit, d’une part, le théine (entité ou activité) et la période à
auditer et, d’autre part, la nature de l’audit à effectuer.

Comptabilité d’exercice
La comptabilité d’exercice est une méthode de comptabilité qui consiste à
comptabiliser les produits et les charges découlant des opérations d’un exercice au
moment où ces produits sont gagnés et ces charges engagées, peu importe que
ces opérations aient été définitivement réglées par un encaissement ou un
décaissement.

Comptabilité de caisse
La comptabilité de caisse est une méthode de comptabilité en vertu de laquelle les
recettes ne Sont comptabilisées qu’au moment où il y a encaissement et les
dépenses ne sont comptabilisées que lorsqu’il y a décaissement.

Comptes
Le terme comptes a plusieurs sens. Il est tout d’abord utilisé pour désigner le
répertoire individuel dans lequel l’organisation enregistre une catégorie d’opérations
et/ou d’événements qui la concernent. E désigne ensuite l’ensemble des comptes
individuels. Enfin, il est souvent utilisé comme synonyme de l’expression “états
financier”, en particulier dans le contexte communautaire.

Confirmation
La confirmation est une procédure d’audit consistant à obtenir des réponses à des
demandes de renseignement adressées à des tiers en vue de corroborer des
informations contenues dans les documents comptables. (Voir procédure d’audit)

Continuité de l’exploitation
L’hypothèse de la continuité de l’exploitation considère que 1’orgïsation doit
continuer à fonctionner dans un avenir prévisible. Il est admis que l’organisation n’a
ni l’intention, ni l’obligation de se mettre en liquidation ou de réduire sensiblement
l’étendue de ses activités. Par conséquent, les éléments d’actif Sont valorisés sur la
base d’une utilisation continue, par exemple selon la méthode du coût historique ou
du coût de remplacement, plutôt que selon la méthode de la valeur réalisable nette
ou de la valeur liquidative. (Voir principes comptables généralement admis)

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Contrôle compensateur
Un contrôle compensateur est une procédure de contrôle qui, bien que n’ayant tout
d’abord pas été considérée comme un contrôle-clé, permet d’atteindre le même
objectif que le contrôle-clé évalué ou testé. L’auditeur peut chercher à identifier,
évaluer et tester un contrôle compensateur en lieu et place d’un contrôle-clé ne
fonctionnant pas de manière efficace, cohérente et permanente. (Voir procédure de
contrôle interne)

Déficience
Afin d’appliquer les objectifs généraux au contexte spécifique de l’audit à effectuer,
opérationnelle l’auditeur devrait identifier toutes les déficiences opérationnelles
(c’est-à-dire les faiblesses des procédures de contrôle interne, voire leur absence,
les erreurs et les irrégularités) potentielles empêchant l’entité auditée d’atteindre
lesdits objectifs.

Degré de confiance
Le degré de confiance (ou le degré d’assurance) est le contraire du risque d’audit.
Plus le degré de confiance désiré est élevé, plus la quantité de tests d’audit à
effectuer est importante. La Cour a pour politique d’effectuer tous les audits
financiers avec un degré de confiance de 95% et donc d’accepter un risque d’audit
de 5%.

Demande d’informations
La demande d’informations est une procédure d’audit consistant à essayer d’obtenir
des renseignements pertinents auprès de personnes bien renseignées, à l’intérieur
ou à l’extérieur de l’entité auditée. (Voir procédure d’audit) description synthétique
des systèmes.
Une description synthétique des systèmes a pour but de décrire les caractéristiques
principales des systèmes financiers et de gestion de l’entité auditée et de montrer
l’interaction de leurs principaux éléments.

Domaine à risque
Un domaine à risque désigne un domaine du champ de l’audit exposé à un niveau
élevé de risque inhérent ou de contrôle.

Économie
Dans le contexte de l’audit de la bonne gestion financière, l’objectif d’économie vise
à faire en sorte que les ressources mises en oeuvre par l’organisation pour la
production de biens et/ou de services sont rendus disponibles en temps utile, dans
Les quantités et qualités appropriées et au meilleur prix. (Voir objectif d’audit)

Efficacité
Dans le contexte de l’audit de la bonne gestion financière, l’objectif d’efficacité vise
à faire en sorte que les objectifs donnés sont atteints et que, ce faisant, ils
maximisent les effets recherchés de la politique entreprise. (Voir objectif d’audit)

Efficience
Dans le contexte de l’audit de la bonne gestion financière, l’objectif d’efficience vise
â faire en sorte que les biens et/ou les services nécessaires à la réalisation des
objectifs de l’organisation sont produits dans un rapport optimal entre extrants et
intrants. (Voir objectif d’audit)

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Environnement de contrôle
L’environnement de contrôle représente toutes les attitudes, la sensibilisation, les
pratiques et actions de la direction et de l’encadrent de l’entité concernant le
contrôle interne son importance au sein de L’entité (voir système de contrôle
interne).

Estimation comptable
Une estimation comptable est l’évaluation approximative d’un montant en l’absence
de méthode de mesure précise.

Étendue de l’audit
L’étendue de l’audit désigne les procédures d’audit estimées nécessaires dans le
contexte de l’audit (type d’audit et de rapport prévu, objectifs spécifiques et
contraintes, etc..) pour atteindre les objectifs de l’audit.

Événements postérieurs aux travaux d’audit


Les événements postérieurs aux travaux d’audit sont les événements se produisant
durant la période comprise entre la fin de l’exécution des tests d’audit et la
publication du rapport. Les événements postérieurs aux travaux d’audit sont
considérés comme importants si l’auditeur, dans l’hypothèse où il en aurait eu
connaissance au moment de l’élaboration du rapport, les aurait estimés dignes
d’être mentionnés dans le rapport.

Existence et droits de propriété


L’objectif d’audit financier d’existence et de droits de propriété signifie que l’auditeur
vise à s’assurer que les éléments d’actif et de passif figurant au bilan existent à la
date d’établissement du bilan et appartiennent à l’entité auditée. (Voir objectif
d’audit)

Fiabilité des comptes


Dans le contexte de l’audit financier, les objectifs d’audit couverts par la fiabilité des
comptes sont les suivants :
- l’intégralité, la réalité des opérations, la mesure, la présentation et les
informations données, pour Je compte de recettes et de dépenses (crédits
d’engagement et de paiement) ;
- l’intégralité, l’existence et les droits de propriété, la valeur et la présentation et
les informations données pour le bilan. (Voir objectif d’audit)

Fiables (informations probantes)


Les informations probantes doivent être impartiales pour être fiables. Leur caractère
impartial dépend à la fois des sources d’obtention de ces informations et de leur
nature. (Voir informations probantes)

Fraude
L’acte du Conseil du 26.7.1995 instituant une Convention pour la protection des
intérêts financiers des Communautés définit la fraude comme suit: En matière de
dépenses, tout acte ou omission intentionnel relatif:
- à l’utilisation ou à la présentation de déclarations ou de documents faux,
inexacts ou incomplets. ayant pour effet la perception ou la rétention indue de
fonds provenant du budget général des Communautés européennes ou des
budgets gérés par les Communautés européennes ou pour leur compte ;

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- à la non communication d’une information en violation d’une obligation


spécifique, ayant le même effet ;
- au détournement de tels fonds à d’autres fins que Mies pour lesquelles ils ont
initialement été octroyés en matière de recettes, tout acte ou omission
intentionnel relatif ;
- à l’utilisation ou à la présentation de déclarations - de document faux, inexacts
ou incomplets, avant pour effet la diminution illégale de ressources du budget
général des Communautés européennes ou des budgets gérés par les
Communautés européennes ou pour leur compte ;
- à la non communication d’une information en violation d’une obligation
spécifique, ayant le même effet ;
- au détournement d’un avantage légalement obtenu, ayant le même effet.

Importance relative
L’importance relative exprime l’importance d’un élément ou d’un groupe d’éléments.
Un élément ou un groupe d’éléments est considéré comme important (ou
“significatif) lorsqu’il justifie d’être porté â l’attention des lecteurs d’un rapport de la
Cour. L’importance relative s’apprécie en raison de la valeur de l’élément ou du
groupe d’éléments, de sa nature ou du contexte dans lequel il apparaît.

En tant que principe comptable, l’importance relative signifie que les états financiers
doivent révéler:
- toutes les opérations dont l’importance peut affecter les évaluations faites par
leurs utilisateurs ou les décisions prises par ceux-ci;
- toutes les informations contribuant à rendre ces mêmes états financiers clairs
et compréhensibles.(Voir principes comptables généralement admis)

Information donnée
L’expression informations données a trait à la révélation de certaines informations,
en général dans les états financiers et dans les notes annexes. Les obligations en la
matière pour les divers organismes communautaires sont variées. Très souvent, ces
obligations sont inscrites dans les règlements financiers et les modalités d’exécution
du règlement financier applicables à ces organismes. Elles sont également définies
par les principes comptables généralement admis, la 4”n’ Directive du Conseil et par
les besoins des utilisateurs des états financiers. (Voir présentation et information
donnée)

Information financière comparative


Les informations financières comparatives sont des montants correspondants ou
des autres informations concernant l’exercice ou les exercices précédents,
présentés à des fins comparatives.

Informations probantes
Les informations probantes sont les informations, obtenues par l’auditeur lors de
l’exécution de tests d’audit, qu’il analyse pour fonder ses conclusions ou son
opinion. Les informations probantes doivent être suffisantes pour étayer la
conclusion ou l’opinion. De plus, elles doivent être adéquates, c’est-à-dire
pertinentes par rapport aux objectifs d’audit et fiables. En général, les informations
probantes ont une nature plus persuasive que concluante.

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Les informations probantes dites corroboratives désignent les informations


probantes provenant d’au source différente ou secondaire, permettant de confirmer
les informations probantes déjà obtenues par ailleurs, d’une source dite primaire.

Inspection
L’inspection est une procédure d’audit consistant à examiner des registres, des
documents ou des biens corporels. (Voir procédure d’audit)

Intégralité
L’objectif d’audit financier d’intégralité signifie que l’auditeur vise à s’assurer que
toutes les opérations (pour ce qui concerne le bilan, tous les éléments d’actif et de
passif - y compris les éléments hors-bilan) concernant la période sont
comptabilisées. (Voir objectif d’audit)

Irrégularité
Dans le contexte communautaire, est constitutive d’une irrégularité ‘toute violation
d’une disposition du droit communautaire résultant d’un acte au d’une omission d’un
opérateur économique qui a ou aurait pour effet de porter préjudice au budget
général des Communautés européennes ou à des budgets gérés par celle-ci, soit
par la diminution ou la suppression de recettes provenant des ressources propres
perçues directement pour le compte des Communautés, soit par une dépense
indue”. (Règlement du Conseil – CE, Euratorn – n°2988 195 du 1 8 décembre 1995,
JO L 312 du 23.12.95)

Légalité et régularité
L’objectif d’audit financier de légalité et de régularité signifie que l’auditeur vise à
s’assurer que les opérations ont été effectuées conformément aux lois et
règlements applicables en la matière et que les crédits budgétaires nécessaires
sont disponibles. (Voir objectif d’audit)

Mesure
L’objectif d’audit financier de mesure signifie que l’auditeur vise i s’assurer, en
matière de recettes et de dépenses, qu’une opération a été comptabilisée à sa juste
valeur. (Voir objectif d’audit)

Normes d’audit généralement admises : les normes d’audit généralement admises


ont pour but de fournir un minimum de principes directeurs qui aident l’auditeur à
déterminer l’ensemble des étapes et l’importance des procédures d’audit qui
permettront d’atteindre l’objectif fixé. Elles représentent les critères d’évaluation de
la qualité des travaux d’audit.

Objectif d’audit
Les objectifs d’audit sont tout d’abord définis par rapport à la nature de l’audit (audit
financier ou audit de la bonne gestion financière). Les objectifs d’audit généraux
applicables à l’audit financier des recettes et des dépenses sont la légalité et la
régularité, ainsi que l’intégralité, la réalité des opérations, la mesure, la présentation
et les informations données pour le compte de gestion. Pour l’audit du bilan,
l’objectif d’existence et de droits de propriété remplace la réalité des opérations e
l’objectif de valeur remplace celui de mesure. Les objectifs d’audit généraux
applicables à l’audit de la bonne gestion financière sont l’économie, l’efficience et
l’efficacité.

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Au niveau de chaque tâche d’audit, il faut définir au cours de la planification de la


tâche les objectifs d’audit détaillés qui lui sont applicables.

Obligation de rendre compte


L’obligation de rendre compte représente l’obligation des personnes ou des entités,
y compris des entreprises publiques, gérant ou utilisant des fonds publics,
d’assumer la responsabilité de l’utilisation de ces fonds, au niveau de l’exécution du
budget, de la gestion et de la mise en oeuvre des programmes, et d’en rendre
compte à ceux qui leur ont confié ces missions.

Observation
L’observation est une procédure d’audit consistant â regarder une personne
effectuer une opération ou appliquer une procédure. (Voir procédure d’audit).

Opération à risque élevé


Une opération à risque élevé désigne une opération exposée à un niveau élevé de
risque inhérent ou de contrôle.

Opinion d’audit
L’opinion d’audit est une opinion écrite et explicite émise par l’auditeur sur les états
financiers pris dans leur ensemble. Il existe cinq types d’opinions : l’opinion sans
réserve, l’opinion sans réserve avec l’ajout d’une observation, l’opinion avec
réserve, l’impossibilité d’exprimer une opinion et l’opinion défavorable.

Permanence des méthodes


Le principe comptable de la permanence des méthodes signifie qu’il est admis que
les méthodes comptables restent identiques d’un exercice à l’autre, sauf
changement dûment motivé et dont les incidences sont chiffrées dans les notes
annexes aux états financiers. (Voir principes comptables généralement admis)

Pertinentes informations probantes


Les informations probantes sont pertinentes lorsqu’elles permettent d’atteindre les
objectifs d’audit, en tenant compte de tout risque inhérent et/ou de contrôle. (Voir
informations probantes)

Population
Une population est un ensemble de données sur lesquelles l’auditeur sélectionne un
échantillon afin de parvenir à une conclusion. Il est possible de stratifier une
population, chaque strate (ou sous population) pouvant être analysée séparément.

Prééminence de la réalité sur l’apparence


Le principe comptable de la prééminence de la réalité sur l’apparence signifie que
les opérations et les événements affectant l’organisation doivent être enregistrés et
présentés conformément à leur nature et à la réalité financière, sans s’en tenir
uniquement â leur apparence juridique. (Voir principes comptables généralement
admis)

Présentation et information données


L’objectif d’audit financier de présentation et d’informations données signifie que
l’auditeur vise à s’assurer qu’une opération ou qu’un élément d’actif ou de passif est
présenté, classé et décrit conformément aux normes et conventions comptables et
financières applicables en la matière. (Voir objectif d’audit)

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Principes comptables généralement admis


Les principes comptables généralement admis désignent les principes comptables
formellement reconnus dans un état ou un groupe d’états par un organisme
normalisateur. Ils servent à indiquer comment les effets des opérations et des
événements doivent être enregistrés dans les états financiers. À titre d’exemple, les
principes comptables reconnus par la 4ème Directive du Conseil sont la continuité
d’exploitation, la permanence des méthodes, la prudence. Les principes de
prééminence de la réalité sur l’apparence et d’importance relative ne sont pas
mentionnés dans la 4ème Directive du Conseil mais font également partie des
principes comptables généralement admis.

Procédure de contrôle interne


Les procédures de contrôle interne désignent les procédures qui, en plus de
l’environnement de contrôle créé par la direction de l’entité, contribuent à l’atteinte
des objectifs de l’entité. Ces procédures sont les suivantes :
- l’autorisation ;
- l’enregistrement comptable ;
- la sauvegarde ;
- le rapprochement ;
- la légalité et la régularité ;
- procédure d’audit.

Une procédure d’audit désigne La méthode utilisée pour obtenir et analyser des
informations probantes. L’auditeur peut utiliser quatre types de procédures lors de
l’exécution des tests des contrôles et des tests de validation l’inspection,
l’observation, la demande d’informations et la confirmation et le calcul. Quant aux
procédures analytiques, elles sont principalement utilisées lors de la planification et
lors de la revue finale de l’audit.

Procédures analytiques
Les procédures analytiques désignent l’analyse de tendances et de ratios
significatifs et sont très fréquemment utilisées lors de la planification et lors de la
revue finale de l’audit. Une forme de procédure analytique, le test de prévision, peut
être utilisée, dans certains cas bien précis, pour fournir des informations probantes
sur la fiabilité des comptes. (Voir procédure d’audit)

Programme d’audit
Le programme d’audit décrit de manière détaillée la nature, le calendrier et l’étendue
des tests d’audit prévus pour mettre en oeuvre le plan d’enquête. Il sert
d’instructions aux agents directement responsables de l’exécution de l’audit et sert
de moyen de contrôle et de suivi de la bonne exécution du travail d’audit.

Prudence
Le principe comptable de prudence consiste en l’appréciation raisonnable des faits
afin d’éviter le risque de transfert, sur l’avenir, d’incertitudes présentes susceptibles
de grever le patrimoine et le résultat des activités de l’organisation. (Voir principes
comptables généralement admis)

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Réalité des opérations


L’objectif d’audit financier de réalité des opérations signifie que l’auditeur vise à
s’assurer, en matière de recettes ci de dépenses, qu’une opération est justifiée par
un événement qui concerne l’entité et la période considérée. (Voir objectif d’audit)

Risque de contrôle
Le risque de contrôle est le risque que les procédures de contrôle interne ne
permettent pas de prévenir ou de détecter et corriger à temps des erreurs ou des
déficiences significatives de la gestion financière. Une telle situation peut être due,
soit à l’absence de procédures de contrôle appropriées, soit au fait que les
procédures de contrôle interne existantes ne fonctionnent pas efficacement, de
manière permanente et cohérente. (Voir risque d’audit)

Risque de non détection


Le risque de non-détection est le risque que les procédures de validation appliquées
par l’auditeur ne permettent pas de détecter une erreur ou une déficience de la
gestion financière qui, isolée ou cumulée à d’autres erreurs ou déficiences, pourrait
être significative. (Voir risque d’audit)

Risque d’audit
Le risque d’audit est le risque que l’auditeur exprime une opinion selon laquelle les
comptes seraient fiables alors qu’ils ne le sont pas, les opérations sous-jacentes
seraient légales et régulières alors que ce n’est pas le cas ou que la gestion
financière aurait été bonne alors queue ne l’était pas.

Risque inhérent
Le risque inhérent est le risque, lié à la nature des activités, opérations et structures
de gestion, que des erreurs ou des déficiences affectant la gestion financière, qui, si
elles ne sont pas prévenues ou détectées et corrigées par des procédures de
contrôle interne, rendront les comptes non-fiables, les opérations sous-jacentes en
grande partie illégales ou irrégulières ou la gestion financière mauvaise. (Voir risque
d’audit)

Risque lié au sondage/ risque d’échantillonnage


Le risque lié au sondage provient de la possibilité que la conclusion de l’auditeur,
fondée sur un échantillon prélevé selon une approche statistique ou non statistique,
soit différente de celle à laquelle il serait parvenu si toute la population avait été
soumise à la même procédure d’audit.

Sondage en unités monétaire


Le sondage en unités monétaires (appelé Monetaiy Unit Sainpling en anglais) est
une technique de sondage statistique conçue de façon â ce que la probabilité de
sélection d’une opération soit proportionnelle à sa taille. Ainsi, plus la valeur de
l’opération est importante, plus elle a de probabilité d’être sélectionnée.

Sondage ou échantillonnage
Le sondage signifie la sélection, selon une approche statistique ou non statistique,
d’un échantillon d’éléments â tester.

Stratégie des tests de validation


La stratégie des tests de validation désigne la combinaison des différentes
procédures d’audit utilisées pour obtenir des informations probantes pertinentes,
fiables et suffisantes.

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Stratégie d’audit
La stratégie d’audit désigne l’approche d’audit et les procédures d’audit choisies
pour atteindre les objectifs définis pour une tâche d’audit particulière.

Stratification (de la population)


La stratification est une procédure par laquelle une population est divisée en sous-
populations, chacune étant un ensemble d’unités d’échantillonnage possédant des
caractéristiques communes, telles qu’une valeur monétaire proche, l’exposition à
des risques similaires, etc.. (voir population).

Suffisantes (informations probantes)


Les informations probantes sont suffisantes si l’auditeur en a obtenu une quantité
assez importante pour étayer les conclusions tirées de l’audit, et donc l’opinion
d’audit exprimée. (Voir informations probantes).

Système comptable
Un système comptable désigne l’ensemble des procédures et des documents d’une
entité permettant le traitement des opérations et des événements aux fins
d’enregistrement dans les comptes. Ce système identifie, rassemble, analyse,
calcule, classe, enregistre, récapitule et fait état des opérations et événements.

Système informatique
Un système informatique est un système dans lequel un ordinateur, quels que
soient son type et ses capacités, est utilisé pour le traitement d’informations
importantes pour l’audit, que cet ordinateur soit exploité par l’entité ou par un tiers.

Tâche d’audit
Une tâche d’audit désigne un travail d’audit autonome et identifiable, aboutissant en
général â la présentation par la Cour d’un avis, d’un rapport ou d’une contribution à
un rapport.

Taux d’erreur acceptable


Le taux d’erreur acceptable est le taux d’erreur maximal dans une population
sélectionnée que l’auditeur peut accepter tout en concluant que les résultats du
sondage ont atteint l’objectif d’audit. Ce taux est en général exprimé en valeur
absolue pour les tests des contrôles et en pourcentage pour les tests de validation.

Taux d’erreur attendu


Le taux d’erreur attendu est le taux d’erreur que l’auditeur s’attend à trouver dans la
population.

Techniques d’audit assistées par ordinateur


L’expression techniques d’audit assistés par ordinateur désigne les programmes
informatiques permettant d’effectuer des tests d’audit, de récupérer, de trier ou de
sélectionner des données, ou encore d’obtenir des informations probantes attestant
le bon fonctionnement d’un traitement.

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Test de prévision
Les tests de prévision sont une procédure analytique permettant d’obtenir des
informations probantes. L’auditeur prévoit le montant de certaines recettes ou
dépenses ou de certains éléments du bilan et le compare aux montants figurant
dans les états financiers de l’entité auditée. Les tests de prévision de ce type
peuvent seulement porter sur des flux de recettes ou de dépenses, ou sur des
éléments du bilan très prévisibles et seulement s’il est facile d’obtenir des données
fiables pour effectuer la prévision. (Voir procédures analytiques)

Test des contrôles


Les tests des contrôles servant â déterminer si les contrôles-clés ont fonctionné
comme prévu, c’est â dire de manière permanente, cohérente et efficace tout au
long de la période auditée. Les tests des contrôles étaient précédemment désignés
sous le nom de “tests de conformité”.

Unité de sondage
Les unités de sondage sont les unités constituant la population.

Valeur
L’objectif d’audit financier de valeur signifie que l’auditeur vise à s’assurer que tous
les éléments d’actif et de passif figurant au bilan sont comptabilisés à leur juste
valeur. (Voir objectif d’audit)

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4.2 Annexe 2

LE CADRE JURIDIQUE ET BUDGETAIRE DE LA COMPTABILITE : PUBLIQUE,


MATIERE GENERALE ET ANALYTIQUE

Définition de la comptabilité
La comptabilité est le recensement et la mesure économique de l'activité et du
patrimoine d'une entité économique (entreprise, collectivité, association, État,
administration publique, etc..)

Ce recensement est fait chronologiquement par inscription dans des documents dits
« comptables ».

Le plus souvent la tenue d'une comptabilité résulte d'obligations juridiques, sociales


ou fiscales. C'est un outil d'information financière tant pour l'entité elle-même que
pour l'extérieur.

Les techniques comptables


Il existe plusieurs techniques comptables. Les deux plus pratiquées sont la
comptabilité simple et la comptabilité en partie double.

Dans tous les cas, les opérations sont datées et explicitées par un libellé. Chaque
ligne comptable doit correspondre à un document répertorié qui doit toujours en
retour pouvoir justifier une écriture comptable (une facture, un relevé de compte
bancaire, une feuille d'impôt à payer, etc..). Tous ces documents doivent respecter
des règles : date, émetteur, destinataire, montants, etc.. Une écriture comptable
peut ainsi correspondre à un fait réel opposable à des tiers. (Etat, organisme
sociaux, justice, etc..)

On subdivise généralement les opérations en catégories correspondant à des


comptes numérotés et libellés qui déterminent le plan comptable. Dans tous les cas,
ces plans distinguent les comptes de bilan et les comptes de résultat.

Les comptes de bilan correspondent aux structures de l'organisme (selon les cas :
les capitaux, subventions accordées ou reçues, les bâtiments, les machines, les
clients, les fournisseurs, les citoyens, les établissements financiers, etc..)

Les comptes de résultat correspondent à l'exploitation de ces structures (selon les


cas : achats de fournitures, d'énergie, de services, frais généraux, ventes,
perceptions des impôts, cotisations d'adhérents, etc..)

Particularités des techniques comptables


On distingue la comptabilité publique, la comptabilité matière et la comptabilité
commerciale.

La comptabilité publique détermine les recettes et dépenses de l'État et des autres


collectivités publiques.

Au niveau d'un pays, la comptabilité nationale agrège les comptabilités publiques et


les comptabilités privées pour donner l'image de la situation économique du pays.

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La comptabilité privée est celle que tiennent tous les autres acteurs économiques.
Ils utilisent l'une des deux techniques, au choix pour certains organismes
(associations, petites entreprises) ou imposées par certains critères fiscaux,
économiques et sociaux.

La comptabilité privée peut prendre deux formes :


• La comptabilité générale, obligatoire pour les entreprises et toutes les
organisations marchandes dans de nombreux pays. Elle peut être fortement
réglementée et contrôlée selon les cultures. Son objectif essentiel est d'informer
les dirigeants et les tiers (propriétaires, prêteurs, fisc, etc..) sur la situation
économique de l'entité.
- Elle sert de base au calcul du résultat et à celui des impôts directs. Elle sert
aussi au calcul des impôts indirects (comme la taxe sur la valeur ajoutée) au
profit de l'État.
• La comptabilité analytique ou comptabilité de gestion, mesure les coûts et les
marges par centres et par fonctions. Elle n'est pas obligatoire mais en pratique
indispensable pour les grandes entreprises, et son processus de production est
complexe.

Comptabilité Publique
La comptabilité publique est l’ensemble des règles juridiques et techniques qui
gouvernent les opérations financières de l’Etat et des autres personnes publiques.

Au Burundi, la comptabilité publique de l’Etat est réglementée par la loi du 19 mars


1964 qui constitue l’ossature du droit budgétaire burundais. Cette loi a, par la suite
été modifiée par les décrets-lois n° 1/1 du 9 janvier 1969, 1/25 du 14 mai 1969,
1/171 du 10 décembre 1971 et n° 1/039 du 30 décembre 1989 ainsi que
l’ordonnance ministérielle n° 030/89 du 23 juin 1969 portant mesures d’application
de la loi sur la comptabilité publique. Le commentaire accompagnant l’ordonnance
précitée constitue un véritable manuel de procédures et de règlement sur la
comptabilité publique. Par la suite, d’autres textes légaux et réglementaires sont
venus la compléter. Il s’agit de :
• du décret-loi n° 1/039 du 30 décembre 1989 portant modification de la loi du 19
mars 1964 relative au règlement général sur la comptabilité publique de l’Etat et
instituant la nomenclature et la codification des ressources, des financements et
des charges de l’Etat ;
• du décret n° 100/238 du 30 décembre 1989 portant nomenclature générale et
codification fonctionnelle, économique des recettes, des dons, des prêts, de
participations et des financements du budget général de l’Etat ;
• du décret n° 100/159 du 19 novembre 1990 portant nomenclature générale et
codification fonctionnelle économique et administrative et comptable des
charges du budget de fonctionnement de l’Etat et des opérations financières
rattachées au budget général de l’Etat ;
• du décret n° 100/113 du 18 juillet 1991 portant nomenclature des dépenses en
capital et intégration du budget général de l’Etat des investissements publics ;
• du décret n° 100/168 du 31 décembre 2004 portant approbation du Plan
budgétaire et comptable de l’Etat ;

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• des différentes lois portant fixation du budget annuel de l’Etat ;


• des ordonnances, décisions et instructions du Ministre des Finances prises pour
préciser les modalités d’application de ces textes de lois.

La cadre budgétaire de la comptabilité publique repose sur le concept d’un budget


unifié incluant toutes les recettes de l’Etat tant en ressources propres qu’en
financements par crédits et dons intérieurs et extérieurs et toutes les dépenses tant
courantes qu’en capital et prêts nets.

Le budget de l’Etat est préparé et exécuté par le Ministre des Finances


conformément aux règles et principes de l’unité budgétaire, de l’annualité, de la
spécialité et de l’universalité de trésorerie de l’Etat. Le Ministre des Finances est
ordonnateur unique de l’ensemble des dépenses de l’Etat.

L’Ordonnateur Trésorier est quant à lui reconnu par la loi de finances 2005 comme
comptable principal de l’Etat. Il commissionne les comptables spécialisés des
organismes et établissements autonomes et les comptables des projets.

Le rapport d’exécution du budget d’un exercice comptable donné de l’Etat est


produit conformément à un nouveau Plan Budgétaire et Comptable de l’Etat (PBCE)
approuvé en décembre 2004. Ce système est géré dans un système informatique
(SIGEFI) reliant le Ministre des Finances avec la BRB.

Ce nouveau système permet a priori le suivi de la dépense par nature et par secteur
d’activité grâce à l’harmonisation des nomenclatures budgétaires et comptables ; ce
qui, une fois le système devenu opérationnel, favoriserait la transparence dans la
gestion des finances publiques.

Ce système permet en outre, la centralisation des opérations comptables et la


production des statistiques suivant la classification administrative, économique et
fonctionnelle.

Comptabilité de Matières
La comptabilité de matières porte sur :
• les matières, objets, fournitures et matériel formant l’approvisionnement des
magasins ;
• les matières, objets, fournitures et matériel en service ;
• les immeubles.

Le Ministre des Finances ou son délégué détermine les magasins, chantiers et


autres établissements de l’Etat à gérer par un agent comptable des matières
dûment commissionné, responsable des matières qui y sont déposées. Ce
comptable tient les documents prescrits par le Ministre des Finances.

Tout agent, tant civil que militaire, tout magistrat ou agent de l’ordre judiciaire est
pécuniairement responsable de la garde et de la bonne conservation des matières,
objets, fournitures, matériel et meubles qui lui sont confiés.

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Les articles 39 et 40 relatifs aux responsabilités des comptables, de la loi du 19


mars 1964, sont également applicables aux comptables des matières en cas de vol,
perte, manquant ou avarie.

Les biens formant le patrimoine général de l’Etat sont inventoriés suivant les
modalités prescrites.

Les contrôleurs des finances sont chargés de surveiller l’organisation et la gestion


des dépôts du matériel remis aux divers services de l’Etat et doivent signaler tous
les abus constatés dans l’emploi de ce matériel et dans la constitution de stocks
dépassant les besoins normaux.

Selon les dispositions de l’ordonnance ministérielle du 23 juin 1969, les unités de


l’Armée nationale tiennent les inventaires spéciaux prescrits par leur commandant
en chef.

Les contrôleurs des comptabilités ont pour mission de vérifier l’exactitude et la


réalité de toutes les opérations de recettes et de dépenses effectuées par les
comptables à l’exception de celles des services qui disposent de contrôleurs
particuliers (Impôts, Douanes, Postes et Télécommunications).

Ils veillent à la stricte application de toutes les dispositions du Règlement général


sur la comptabilité publique et des instructions qui s’y rapportent.

Ils sont chargés de surveiller l’organisation et la gestion des magasins et des dépôts
de matériel remis aux divers services de l’Etat et de la vérification des inventaires
des immeubles, du mobilier et du matériel. Ils rendent compte de tous abus et
erreurs constatés.

Le Directeur Général peut en outre leur confier la vérification des opérations de


recettes et de dépenses concernant les caisses communales ainsi que les services
parastataux, pour autant que la législation prévoie ces contrôles.

Préalablement à la vérification de la comptabilité, le contrôleur arrête les recettes et


les dépenses du livre de caisse, procède au comptage des fonds et valeurs et
établit le procès-verbal de situation de caisse. Ce document est signé par le
comptable et le contrôleur.

Lorsque la comparaison entre l’encaisse portée à ce procès-verbal et le solde des


écritures fait apparaître une différence, il est procédé comme indiqué à l’article 27
de l’ordonnance ministérielle cité ci-dessus.

Après la vérification des écritures comptables, le contrôleur dresse les feuilles


d’observations et les comptabilise au livre de caisse mais sans inscrire la balance
afférente à chaque gestion.

Seule la différence entre les recettes et les dépenses globales ainsi comptabilisées,
donne lieu à l’établissement d’un procès-verbal de déficit ou d’excédent dont le
montant est mis à charge du crédit prévu au chapitre « non-valeurs » du budget ou
imputé au profit du budget des voies et moyens.

La vérification des magasins et dépôts débute par le recensement quantitatif


contradictoire des matières en magasin.

121
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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Cette liste établie par le contrôleur est contresignée par le comptable du magasin ou
du dépôt.

Les différences constatées au cours du contrôle d’un dépôt de matières ou d’un


magasin font l’objet de feuilles d’observations établies par gestion et dont les
éléments sont portées aux fiches du dépôt.

Comptabilité Générale
La comptabilité est un système d’organisation de l’information financière permettant
de :
• saisir, classer, enregistrer les opérations commerciales et financières de l’entité
et de retracer toutes les transformations subies par les capitaux mis à sa
disposition ;
• fournir après traitement un ensemble de documents de synthèses.

Toute entité ou entreprise soumise à la réglementation comptable doit non


seulement établir des comptes réguliers et sincères mais être aussi la source d’une
information normalisée et vérifiable à destination de tiers de plus en plus nombreux.

Les informations comptables doivent donner à leurs utilisateurs une description


adéquate, loyale, précise et complète des opérations, événements et situations.

La comptabilité générale de chaque entreprise doit être suffisamment détaillée pour


permettre l’enregistrement de toutes les opérations et l’établissement dans des
conditions satisfaisantes des documents de synthèse suivants :
• tableau de financement ;
• tableau des soldes caractéristiques de gestion ;
• tableau de passage aux soldes des comptes patrimoniaux
• bilan (situation patrimoniale) ;
• annexe fiscale (sociétés et personnes physiques redevables de l’impôt sur les
revenus professionnels).

La comptabilité est tenue suivant la méthode dite « à partie double » en langue et


monnaie officielles.

La comptabilité doit satisfaire aux principes de régularité et de sincérité. Il est


notamment prévu que :
• chaque écriture doit être appuyée par une pièce justificative externe ou interne à
l’entreprise datée et numérotée.
• sans préjudice des autres dispositions législatives ou réglementaires, les
entreprises doivent tenir les comptes sous une forme permettant d’en connaître
la situation, d’en reconstituer le contenu et d’établir périodiquement la ou les
balances(s) nécessaire(s) au contrôle de l’exactitude des écritures.

122
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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

L’Administration est ainsi fondée à demander le délai des comptes présentés dans
les documents de synthèse.

Les livres ou documents comptables peuvent être tenus dans la forme et par tous
les moyens ou procédés appropriés, à condition toutefois que toutes les données
des registres auxiliaires, ou des documents en tenant lieu soient récapitulés
annuellement dans un journal général ou un journal centralisateur.

Le journal général ou le journal centralisateur est tenu avec le plus grand soin, sans
blanc, lacune ni altération d’aucune sorte.

En cas de rectification, il convient que l’écriture primitive reste lisible.

Tous les systèmes et procédés comptables (manuel, par décalque ou utilisant les
services de la mécanographie ou d’un ordinateur) peuvent être employés pourvu
qu’ils permettent le contrôle de la comptabilité.

Les livres de la comptabilité, dont il sera tenu un répertoire, et les pièces


justificatives de leurs écritures doivent être conservés pendant dix ans à partir de la
dernière écriture sur ces livres, de même que les tableaux de synthèse, l’inventaire
des stocks et celui des immobilisations et la correspondance commerciale.

Il y lieu de prendre en considération aussi :


• le cadre comptable ;
• la liste des comptes ;
• le tableau des soldes caractéristiques de gestion ;
• le tableau de financement ;
• le tableau de passage aux soldes des comptes patrimoniaux ;
• le bilan ou situation patrimoniale ;
• La Comptabilité Analytique
• La comptabilité analytique est un mode de traitement des données dont les
objectifs sont :
- d'une part, connaître les coûts des différentes fonctions de l'entreprise ;
déterminer les bases d'évaluation de certains éléments du bilan de
l'entreprise ; expliquer les résultats en rapprochant les coûts de revient des
articles de leurs prix de vente ;
- d’autre part, établir des prévisions de charges et de produits d'exploitation, en
constater la réalisation et expliquer les écarts qui en résultent.

Bien que les deux systèmes constituent des outils de gestion indispensables à
l’entreprise et qu’ils sont complémentaires, il n’en demeure pas moins qu’un certain
nombre de points les différencie en l’occurrence les suivants :

En comptabilité générale, le classements des documents et des informations se fait


par nature : les salaires, les achats, les immobilisations, etc.. alors que la
comptabilité analytique classe les documents et les informations par destination : Il
s’agit des salaires de la section commerciale, de l’amortissement des appareils de
mesure de la section des essais techniques, etc..

123
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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

Les documents de base utilisés par la comptabilité générale sont des documents
externes : les factures des clients, les factures des fournisseurs, les états de paie.
Les documents de base utilisés par la comptabilité analytique ont souvent un
caractère interne tel que les bons de sortie matières, les fiches de contrôle, les bons
de travail, les ordres d’usinage, les bons de réception, etc..

La comptabilité générale donne une vu globale et synthétique des comptes de


l’entreprise, alors que la comptabilité analytique donne une vue détaillée de
chacune des activités, d’où son terme analytique.

Les objectifs de la comptabilité générale sont essentiellement financiers, tandis que


les objectifs de la comptabilité analytique sont essentiellement économiques.

La comptabilité générale est un outil de gestion au niveau des directions, la


comptabilité analytique est un outil de gestion au niveau de tous les responsables.

Cependant, la comptabilité générale peut constituer une source excellente et


importante d’informations objectives pour les cadres et les partenaires sociaux et la
comptabilité analytique peut être utilisée au niveau des directions générales pour la
prise de décisions importantes.

La comptabilité générale tend principalement à analyser les flux existant entre


l’entreprise et l’extérieur. La comptabilité analytique s’intéresse à la répartition des
flux d’entrées dans l’entreprise, aux origines des flux sortants et aux mouvements
internes de l’entreprise.

Sur le plan de l’information, la comptabilité générale et la comptabilité analytique


utilisent les mêmes données d’entrée, mais la comptabilité analytique doit disposer
d’une batterie d’informations spécifiques telles que des bons matières, des bons de
travail, des fiches de contrôle, etc.. pour connaître et quantifier ces flux et
mouvements internes.

Finalement, la comparaison entre la comptabilité commerciale et la comptabilité


publique se résume comme suit dans ce tableau :

Types Comptabilité Comptabilité Comptabilité


budgétaire générale analytique
(engagement,
Caractéristiques paiement)
Objectif Respect de Situation financière Analyse des
l’autorisation coûts
budgétaire
Classification Par nature Par nature Par unité
économique ou par économique d’œuvre
objectif
Fait générateur Paiement Droit constaté Droit
(+ engagement) constaté
Partie Simple Double Simple
Acteur Ordonnateur+ CF Comptable Gestionnaire

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4.3 Annexe 3 : Tableaux des prévisions et modifications de ces prévisions

Tableau 1 – Budget de fonctionnement : Crédits initiaux et finaux (y compris toutes les modifications) répartis selon les sections
budgétaires (en Fbu)

Crédits Crédits Crédits Transferts de crédits Virements de crédits Crédits définitifs Variation N/N-1
Sections initiaux supplémentaires + - + - Exercice N-1 Exercice N En valeur En %
Dépenses sur biens et services
Salaires et primes
Autres biens et services
Arriérés sur le secteur privé
Contribution aux org. internationaux
Transfert aux ménages
Subventions et subsides
Versement d’intérêts sur la dette
publique
Versement d’intérêts extérieurs
Versement d’intérêts intérieurs
Dépenses sur dons
Dons courants
Dons en capital
Dépenses des fonds
Fonds routier national
Fonds de solidarité nationale
TOTAL

125
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Tableau 2 – Budget de fonctionnement : Répartition des crédits définitifs selon Institutions publiques (en Fbu)

Crédits Transferts de Virements de Variation


Exercices définitifs
Crédits Crédits crédits crédits N/N-1
initiaux complémentaires Exercice N- Exercice En En
+ - + -
Libellé 1 N valeur %
Présidence de la République
Secrétariat Général du Gouvernement
Première Vice-Présidence
Deuxième Vice-Présidence
Assemblée Nationale
Sénat
Cour des comptes
Ministère de la planification
Ministère des relations extérieures
Ministère de la Défense Nationale
Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité
Ministère des Finances
Ministère de la Justice et garde
Ministère de l'Information
Ministère de la Fonction Publique
Ministère de la bonne Gouvernance
Ministère à la Présidence
Ministère de l'Education Nationale
Ministère de la Santé Publique
Ministère de la Solidarité Nationale
Ministère de la Jeunesse et des Sports

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Crédits Transferts de Virements de Variation


Exercices définitifs
Crédits crédits crédits N/N-1
Crédits initiaux
complémentaires Exercice Exercice En En
+ - + -
Libellé N-1 N valeur %
Ministère de l'Agriculture et de l’Elevage
Ministère de Commerce et de l’Industrie
Ministère de l'Energie et des Mines
Ministère des Transports et Postes
Ministère des Travaux Publics
Ministère de l'Aménagement
Ministère des Finances
- Charges spécifiques
- Charges communes
* Dépenses non réparties et ayant
un caractère urgent
* Intérêts de la dette publique
TOTAL

127
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4.4 Annexe 4 : Tableaux de comparaison entre les prévisions et les réalisations

Tableau 3 – Répartition des recettes prévues et réalisées selon comptes budgétaires (en Fbu)

Exercice N-1 Exercice N Ecart (Exercice N)


N° du
Intitulé du compte
compte
Prévisions Réalisations Prévisions Réalisations En valeur En %

71 Produits fiscaux

Impôts sur les revenus, les bénéfices et les gains en capital


Personnes physiques
Sociétés
Impôts non ventilables
Impôts intérieurs sur les biens et services
Impôts généraux sur les biens et services
Droits d’accise
Taxes sur les permissions d’utiliser des biens ou d’exercer des activités
Autres impôts sur les biens et services affectés
Autres impôts sur biens et services non classés
Impôts sur le commerce extérieur et les transactions
Droits de douanes & autres droits d’importation
Taxes à l’exportation
Autres impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales
Autres impôts sur le commerce extérieur affectés
Autres recettes fiscales
Total des recettes fiscales

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Exercice N-1 Exercice N Ecart (Exercice N)


N° du
Intitulé du compte
compte
Prévisions Réalisations Prévisions Réalisations En valeur En %

72 Produits non fiscaux

Revenu de la propriété
Dividendes
Prélèvements sur les quasi sociétés
Loyers
Autres recettes non fiscales
Droits administratifs
Amendes, pénalités et confiscations non fiscales
Produits divers & non identifiés
Total recettes non fiscales

73 Dons

Dons courants
Dons en capital
Total des ressources

129
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Tableau 4 – Budget d'investissement: Répartition des dépenses prévues et réalisées par Institution publique bénéficiaire (en Fbu)

Crédits Exercice N
Variation N/N-1
Crédits
Crédits initiaux Modifications Réalisation définitive N-1
définitifs
Institutions (1) LF rectificatives (2) En valeur En %
(3)=(1)+(2)
Présidence de la République
Secrétariat Général du Gouvernement
Première Vice-Présidence
Deuxième Vice-Présidence
Assemblée Nationale
Sénat
Cour des comptes
Ministère de la planification
Ministère des relations Extérieures
Ministère de la Défense Nationale
Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité
Ministère des Finances
Ministère de la Justice et garde
Ministère de l'Information
Ministère de la Fonction Publique
Ministère de la bonne Gouvernance
Ministère à la Présidence
Ministère de l'Education Nationale
Ministère de la Santé Publique

130
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Crédits Variation N/N-


Exercice N
1
Crédits Réalisation définitive N-1
Crédits initiaux Modifications
définitifs En valeur En %
Institutions (1) LF rectificatives (2)
(3)=(1)+(2)
Ministère de la Solidarité Nationale
Ministère de la Jeunesse et des Sports
Ministère de l'Agriculture et de l’Elevage
Ministère du Commerce et de l’Industrie
Ministère De l'Energie Et Des Mines
Ministère des Transports, Postes
Ministère des Travaux Publics
Ministère de l'Aménagement
Dépenses non réparties et ayant un caractère
urgent
Intérêts de la dette publique
TOTAL
Dépenses imprévues
Dette publique
TOTAL GENERAL

131
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4.5 Annexe 5 : Tableau des réalisations

Tableau 5 – Budget de l'Etat : Répartition des crédits globaux (en Fbu)

Titres Budget
Budget de fonctionnement
d'investissement
Dépenses Dépenses sur Versement d'intérêts Dépenses Dépenses en capital
Total
sur salaires biens et services sur la dette publique des fonds et prêts nets
Institutions
Ministère de l'Agriculture et de l’Elevage
Ministère de Commerce et de l’industrie
Ministère de l'Energie et des Mines
Ministère des Transports et ¨Postes
Ministère des Travaux Publics
Ministère de l'Aménagement
Dépenses non réparties et ayant un caractère urgent
Intérêts de la dette publique
Ministère de la Jeunesse et des Sports
Ministère de l'Agriculture et de l’Elevage
Ministère de Commerce et de k’Industrie
Ministère de l'Energie et des Mines
Ministère des Transports et Postes
Ministère des Travaux Publics
Ministère de l’Aménagement
Dépenses non réparties et ayant un caractère urgent
Intérêts de la dette publique
TOTAL

132
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Tableau 6 – Tableau des recettes par nature (en Fbu)

N° du compte Intitulé du compte Réalisations Variation N/N-1


N-3 N-2 N-1 Exercice N En valeur En %

71 Produits fiscaux

Impôts sur les revenus, les bénéfices et les gains en capital


Impôts intérieurs sur les biens et services
Impôts sur le commerce extérieur et les transactions
Autres recettes fiscales
Total des recettes fiscales
PIB

72 Produits non fiscaux

Autres recettes non fiscales


Total recettes non fiscales
Total des ressources propres

73 Dons

Ressources d'emprunts
Total des ressources du budget de l’Etat

La pression fiscale résulte du rapport entre toutes les ressources fiscales et le PIB au coût des facteurs et au prix courant (prix du marché)

133
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Tableau 7 – Budget d’Investissement : Evolution des dépenses par nature durant les dernières années par section budgétaire

Crédits de paiement Crédits consommés Variation N/N-1


Sections budgétaires Crédits Crédits En
Total N-4 N-3 N-2 N-1 N En %
répartis complémentaires valeur

Dépenses en capital
Dépenses en capital sur budget national
Paiement arriérés sur budget national
Tirages sur dette extérieure
Dons en capital
Eventuels prêts nets du trésor
Tirages sur prêts rétrocédés
Recouvrement des prêts rétrocédés
Total général des dépenses en capital et
d'éventuels prêts nets du trésor

134
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A titre d'exemples :

Tableau 8 – Evolution et structure des différentes sections budgétaires

Année Variation N/N-1


N-3 N-2 N-1 Exercice N
Sections budgétaires
(En valeur) (En %)

Dépenses de fonctionnement

Dépenses d'investissements

Service de la dette publique

Dépenses des Fonds spéciaux du trésor

TOTAL

PIB

% du PIB au prix du marché

135
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Tableau 9 – Répartition des dépenses des fonds spéciaux du Trésor par Institution publique (en Fbu)

Réalisations Variation
Comptes (selon Ministères)
Année N-1 Année N En valeur En %
Présidence de la République
Secrétariat Général du
Gouvernement
Première Vice-Présidence
Deuxième Vice-Présidence
Assemblée Nationale
Sénat
Cour des comptes
Ministère de la planification
Ministère des relations Extérieures
Ministère de la Défense Nationale
Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité
Ministère des Finances
Ministère de la Justice et garde
Ministère de l'Information
Ministère de la Fonction Publique
Ministère de la bonne Gouvernance
Ministère à la Présidence
Ministère de l'Education Nationale
Ministère de la Santé Publique
Ministère de la Solidarité Nationale
Ministère de la Jeunesse et des Sports
Ministère de l'Agriculture et de l’Elevage
Ministère du Commerce et de l’Industrie
Ministère de l'Energie et des Mines
Ministère des Transports, Postes
Ministère des Travaux Publics
Ministère de l'Aménagement
TOTAL

136
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Tableau 10 – Situation définitive des crédits ouverts et des crédits ordonnancés

Crédits Crédits ouverts


N° du Ordonnancements
de l’exercice N
compte
N-4 N-3 N-2 N-1 N
Initiaux Définitif
Intitulé du compte Valeur % Valeur % Valeur % Valeur % Valeur %
21 Immobilisations
61 Rémunération des salaires
62 Autres biens et services
64 Intérêts
65 Subventions
66 Contributions et subsides
67 Prestations sociales
71 Produits fiscaux
72 Produits non fiscaux
73 Dons

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Tableau 11 – Utilisation des dépenses des Institutions publiques (en Fbu)

Dépenses du budget de fonctionnement Variations N/N-1


Etablissements sous tutelle
N-4 N-3 N-2 N-1 Exercice N En valeur En %
Présidence de la République
Secrétariat Général du Gouvernement
Première Vice-Présidence
Deuxième Vice-Présidence
Assemblée Nationale
Sénat
Cour des comptes
Ministère de la planification
Ministère des relations Extérieures
Ministère de la Défense Nationale
Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité
Ministère des Finances
Ministère de la Justice et garde
Ministère de l'Information
Ministère de la Fonction Publique
Ministère de la bonne Gouvernance
Ministère à la Présidence
Ministère de l'Education Nationale
Ministère de la Santé Publique
Ministère de la Solidarité Nationale
Ministère de la Jeunesse et des Sports
Ministère de l'Agriculture et de l’Elevage
Ministère du Commerce et de l’Industrie
Ministère de l'Energie et des Mines
Ministère des Transports, Postes
Ministère des Travaux Publics
Ministère de l'Aménagement
TOTAL

138
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4.6 Annexe 6 : Tableau sur l’équilibre du budget

Tableau 12 – Equilibre du budget

Année N-1 Année N Ecart


Libellé
Prévues Réalisées Prévues Réalisées En valeur En %
Recettes fiscales
Recettes non fiscales
Recettes des fonds
Recettes courantes
Dons courants
Dons en capital
Total dons
Total ressources (1)
Dépenses
Salaires, biens et service et tranfertss
Intérêts impayés
Dépenses des fonds
Dépenses courantes (2)
Solde courant avec dons (1) - (2)
Dépenses en capital et prêts nets
Total des dépenses (3)
Solde avec dons (1) - (3)
Arriérés
Solde base caisse

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5 BIBLIOGRAPHIE

Textes réglementaires relatifs à la législation financière


• Loi du 19 mars 1964 portant règlement général de la comptabilité publique de
l’Etat.
Cette loi qui devrait être toujours actualisée constitue une source juridique très
importante puisque elle permet au Conseiller-Rapporteur de s’assurer de
l’exactitude des opérations financières de l’Etat selon les règles fixées par la
dite loi.
• Décret-loi n° 1/171 du 10 décembre 1971 modifiant la loi du 19 mars 1964
portant règlement sur la comptabilité publique.
• Décret-loi n° 1/039 du 30 novembre 1989 portant modification de la loi du 19
mars 1964 relative à la comptabilité publique de l’Etat et instituant la
nomenclature et la codification des ressources et des charges du budget
général de l’Etat.
• Ordonnance ministériel n° 003/89 du 23 juin 1969 portant mesures d’exécution
de la loi sur la comptabilité publique de l’Etat.
• Décret n° 100/238 du 30 décembre 1989 portant nomenclature générale et
codification économique des recettes, des dons, des prêts, des participations et
des financements du budget général de l’Etat.
• Décret n° 100/159 du 19 novembre 1990 portant nomenclature générale et
codification fonctionnelle, économique, administrative et comptable des charges
du budget de fonctionnement de l’Etat et des opérations financières rattachées
au budget général de l’Etat.
• Décret n° 100/168 du 31 décembre 2004 portant approbation du plan budgétaire
et comptable de l’Etat.
• Loi n° 1/002 du 31 mars 2004 portant création, missions, organisation et
fonctionnement de la Cour des comptes.

Textes légaux et réglementaires relatifs aux fonds spéciaux du trésor et aux


comptes spéciaux hors budget
• L’ordonnance n° 202.03/002 du 31 décembre 2004 portant règlement des
procédures suivies devant la Cour des comptes.
• L’ordonnance n° 202.03/003 du 31 décembre 2004 portant règlement d’ordre
intérieur de la Cour des comptes et des chambres, etc..
• Lois de règlement du budget des années antérieures à l’exercice écoulé.
• Divers lois de finances.
• Divers rapports, études, documents et prévisions budgétaires relatifs à la
gestion 2007 et antérieurs.
• Plan budgétaire et comptable de l’Etat, édition 2005.
• Plan comptable national Burundais.

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Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics

• Normes internationales :
- Normes IFAC ;
- Normes INTOSAI ;
- Memento comptable ;
- Francis Lefaible, édition 2005 ;
- Technique de contrôle ;
- Howard Stettler, édition organisation Paris 1990.

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