Guide de Certification Des Comptes de L'etat Burindi
Guide de Certification Des Comptes de L'etat Burindi
N/Réf : PAGE/BN/COOR/577/07
AVANT PROPOS
Ce guide qui est destiné principalement aux magistrats de la Cour des comptes
présente les méthodes de vérification et de certification des comptes publics
actuellement utilisées. Aussi, messieurs les magistrats sont-ils invités à présenter, le
cas échéant, leurs propositions visant à améliorer le contenu du présent document.
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Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics
ABREVIATIONS
AP ou
Administration Personnalisée de l’Etat
APE
CS Crédit Subdélégué
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La notion de services publics est définie par la loi. En effet, d’après l’article 5 de la
loi portant création de la Cour, les entités suivantes sont qualifiées de services
publics : l’Administration centrale de l’Etat ; les Communes ; les régies
personnalisées (APE ou APC) : les établissements publics administratifs (EPA) ; les
sociétés publiques et les projets financés par des deniers publics.
L’examen et la certification des comptes devraient s’appuyer sur les comptes tels
qu’établis par les responsables de ces entités et leurs comptables (dépenses et
recettes), les rapports des Commissaires aux comptes, d’auditeurs et réviseurs
indépendants.
Le contrôle financier :
Le contrôle de légalité :
Il s’exerce sur les recettes et les dépenses publiques. La Cour vérifie leur conformité
à la loi budgétaire et s’assure de l’application correcte des règles de droit,
desquelles ressortent les opérations contrôlées et les normes applicables en
matière de marchés publics, d’octroi et d’emploi des subsides, de recrutement du
personnel etc..
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La Cour est investie d’une mission de contrôle à l’égard des ordonnateurs et des
comptables publics. Dans l’exercice de cette mission, la Cour :
examine les comptes des comptables publics ;
constate, déclare et apure les gestions de fait ;
statue sur les irrégularités constatées dans la gestion des ordonnateurs.
L’ordonnateur est :
• Le Ministre des Finances et ses délégués pour l’Etat ;
• L’Administrateur communal ou le Maire ;
• Les premiers responsables des autres services publics (Sociétés publiques,
E.P.A., A.P.E, A.P.C. et Projets).
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Il s’agit d’une enveloppe budgétaire que l’on a souhaité être dispensé du contrôle à
priori du budget contrôle.
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Les administrations personnalisées sont créées par décret présidentiel pris sur
proposition du ministre appelé à exercer son autorité sur le service, ci-après
dénommé « le ministre ». Ce décret indique le siège, la mission du service, sa
dénomination ainsi que le ministre a sous l’autorité duquel il est placé. Il décrit
également l’organisation administrative, financière et comptable du service.
Le Fonds : Le Fonds est une entité bénéficiant de recettes spécifiques qui lui
sont directement affectés.
Par contre, une entité appelée « Fonds » émargeant sur le budget de l’Etat suivant
sa nature juridique sera un crédit subdélégué CS ou une Administration
Personnalisée et non un fonds.
De même, l’article 17 de cette même loi stipule que les gestionnaires de tous les
comptes gouvernementaux ouverts à la BRB, les gestionnaires de tous les projets
quelles que soient les sources de financement, et d’une façon générale tous les
gestionnaires bénéficiant de tranches des crédits, des avances, des prêts directs et
rétrocédés du Trésor sont tenus à la justification des fonds accordés. En cas de
manquement à cette obligation, le Ministre des Finances est autorisé, après une
mise en demeure, à bloquer le compte et à le solder au bénéfice du trésor.
Ces différentes entités n’ont pas de structure juridique (personne morale) distincte
de celle de l’Etat.
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L’établissement public est une personne morale de droit public ayant reçu de
l’Etat, d’une commune ou d’un groupe de communes un patrimoine d’affectation
en vue de la gestion d’un service public ou d’une entreprise d’intérêt général,
dotée de l’autonomie financière et organique.
Sont dits à caractère administratif, les établissements publics dont l’objet principal a
un caractère pédagogique, scientifique, culturel, social ou toute mission de service
public spécialisé. Ils peuvent bénéficier des subsides de l’Etat.
La commune peut être rurale ou urbaine. La loi détermine les agglomérations qui,
compte tenu des critères objectifs d’expansion démographique, de croissance
économique et de localisation dans un périmètre urbain, peuvent être érigées en
une ou plusieurs communes urbaines.
Dans ce cas, leurs fonds sont gérés sous la responsabilité d’un Conseil
d’Administration.
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La société publique est une personne morale créée exclusivement par l’Etat, la
commune, une ou plusieurs personnes morales de droit public, seuls ou en
association. Elle est dotée d’un patrimoine propre, d’une autonomie financière et
organique.
La société mixte est une personne morale créée par l’Etat, la commune, une
ou plusieurs personnes morales de droit public en association avec une ou
plusieurs autres personnes physiques ou morales de droit privé. Elle est dotée
d’un patrimoine propre, d’une autonomie financière et organique.
La Cour des comptes n’intervient pas donc dans le cours de l’exécution du budget
de l’Etat. Elle n’entre en action qu’après la clôture de l’exercice pour s’assurer que
les opérations financières sont décrites dans les comptes de façon sincère et
véritable, pour vérifier que les contrôles financiers et comptables sont
convenablement exercés et pour examiner la gestion financière des ordonnateurs,
tant en régularité qu’en utilité.
La Cour des comptes a, pour le contrôle de l’exécution des lois de finances, une
double fonction : certifier l’exactitude des comptes généraux de l’Etat et examiner
l’utilisation des autorisations budgétaires.
En principe, le budget de l’Etat fait l’objet d’un acte unique, le budget général,
approuvé par le Parlement, qui autorise à la fois les recettes et les dépenses de
tous les services de l’Etat pour l’exercice suivant. Cette règle ne souffre que de peu
d’exceptions, sous forme de comptes spéciaux du trésor, dans lesquels certaines
recettes sont affectées à certaines dépenses, et éventuellement des budgets
annexes des autres services tels que les APE et les EPA, qui sont approuvés
séparément par les Conseils d’Administration.
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De plus, toutes les opérations financières de l’Etat, quelles que soient les ministères
qui en ont eu l’initiative, sont exécutées par les comptables publics relevant du
ministère des finances.
Il suit de là que la tâche de la Cour des comptes est très simplifiée, tant en nombre
de comptes à certifier qu’en profondeur de la vérification, dès lors que le ministère
des finances a déjà vérifié toutes les opérations au fur et à mesure de leur
exécution.
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Le dit projet, établi sur la base des comptes particuliers des ordonnateurs, d’une
part et des comptes de gestion des comptables publics soumis préalablement au
contrôle de la Cour des comptes, d’autre part :
• constate le montant définitif des encaissements des recettes et des
ordonnancements des dépenses effectués au cours de la gestion ;
• annule les crédits sans emploi ;
• autorise le transfert des résultats de l’année au « Compte Permanent des
Découverts du Trésor » après déduction des sommes restées disponibles sur
les ressources à affectation spéciale.
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Il s’agit principalement :
- La loi de finances.
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Un compte de gestion a pour point de départ une situation de caisse et pour point
d’arrivée une autre situation de caisse. Il décrit non seulement les opérations
budgétaires mais aussi les opérations de trésorerie ou hors budget.
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C’est ainsi, d’après l’article 69 de la loi portant création de la Cour des comptes, les
comptes des comptables publics affirmés sincères et véritables, datés et signés par
les concernés et revêtus du visa du supérieur hiérarchique, doivent être transmis à
la Cour appuyés des pièces justificatives pour examen au plus tard le 31 mars de
l’exercice suivant.
Aux termes de l’article 4 de la loi n° 1/23 du 7 juillet 2006 portant fixation du budget
général révisé de la République du Burundi pour l’exercice 2006, l’OTBu est
comptable principal de l’Etat. Il commissionne les comptables spécialisés des
organismes et Etablissements autonomes et les comptables de projets. Toute
tranche mensuelle accordée à ces organismes doit être justifiée par la
communication, aux fins de reddition des comptes de l’Etat, des extraits du livre
journal de caisse dont la préparation est obligatoire à l’octroi des tranches
suivantes.
L’OTBu est donc comptable principal de l’Etat. En cette qualité, il gère le compte du
trésor ouvert à la B.R.B, centralise dans ses écritures les opérations budgétaires et
de trésorerie effectuées, sous leur responsabilité, par les autres comptables publics
et constate les écritures de fin d’années permettant de dresser les comptes annuels
de l’Etat.
D’après l’article 69 de la loi n° 1/002 portant création de la Cour des comptes, les
opérations de l’Ordonnateur Trésorier du Burundi affirmés sincères et véritables,
datés et signés par les concernés et revêtus du visa du supérieur hiérarchique,
doivent être transmis à la Cour appuyés des pièces justificatives pour examen au
plus tard le 31 mars de l’exercice suivant.
Après leur présentation à la Cour, il ne peut apporté aucun changement, ni ajouté
de justificatif, sauf sur demande ou injonction de la Cour.
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Le budget économique
Le budget économique présente pour une année donnée et dans le cadre du Plan
de développement économique et social le schéma de développement fixe, en
l’occurrence, les prévisions annuelles relatives aux taux de croissance économique
et aux taux d’inflation, l’évolution attendue pour l’investissement, l’emploi et les
paiements extérieurs.
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Objectifs
Il s’agit d’effectuer une étude générale des opérations de l’année sur la base :
• du Compte Général de l’Etat ;
• des comptes particuliers des ordonnateurs ;
• des comptes des comptables, (OTBu, divers comptables publics concernés).
Cette étude consiste en une analyse de l’ensemble des recettes et des dépenses
concernant le budget de l’Etat, les fonds spéciaux du Trésor, …..
Elle devrait permettre d’exposer les résultats généraux de l’exécution des lois de
finances, de rendre la déclaration générale de conformité, d’examiner les principales
opérations budgétaires et de formuler déjà à ce stade certaines observations.
Méthodologie adoptée
Cette approche méthodologique s’est inscrit aux côtés de l’ensemble des autres
normes de contrôle et de déontologie qui caractérisent tout contrôleur.
Processus
• Contrôles généraux
Le conseiller-rapporteur est appelé dès le début de l’exercice de sa mission à :
- s’assurer de l’existence d’une comptabilité de l’ordonnateur principal (Ministre
des Finances) : existence des documents comptables classés et des registres
conformément au plan budgétaire et comptable de l’Etat approuvé par le
décret n° 100/168 du 31 décembre 2004 ;
- faire le contrôle arithmétique du Compte Général de l’Etat ;
- faire un contrôle de sincérité avec les livres et les pièces justificatives de
dépenses ;
- faire un rapprochement entre toutes les données figurant dans le Compte
Général de l’Etat avec le projet de loi de règlement des comptes préparés par
le Ministre des Finances ;
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Pour le cas des dépenses, la comparaison sera faite entre les données figurant
dans les divers comptes des comptables publics concernés avec celles du Compte
général de l’Etat.
Le contrôle de l’exécution budgétaire au niveau des dépenses porte aussi sur la
régularité de :
- l’engagement de la dépense ;
- la liquidation de la dépense ;
- l’ordonnancement de la dépense ;
- le payement de la dépense.
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Il sera important d’évaluer le pourcentage des reports de crédits par rapport aux
crédits ouverts : un fort pourcentage de report peut traduire des difficultés dans la
réalisation des projets surtout lorsque le montant du report est presque constant
durant aux moins deux années consécutives.
Des crédits supplémentaires peuvent être ouverts, par décret d’avances, au-delà
des dotations inscrites au chapitre des dépenses imprévues en cas de calamités ou
de nécessité impérieuse d’intérêt national.
Ces crédits doivent être ratifiés par une loi de finances rectificative à soumettre sans
délai à l’approbation du Parlement dans les mêmes conditions relative à la loi de
finances.
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Les annulations
Tout crédit de paiement non utilisé en cours d’année doit être annulé. Des
annulations répétées peuvent déceler des excès dans les prévisions ou
l’inopportunité de certaines décisions.
Les répartitions
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Dépenses de fonctionnement
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Dépenses en capital
Opérations de financements
La loi de finances1 ouvre les crédits par partie et par chapitre pour les dépenses de
gestion, les dépenses de développement et les dépenses des fonds spéciaux du
trésor. Le chapitre budgétaire regroupe l’ensemble des crédits mis à la disposition
de chaque chef d’administration d’une Institution publique.
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Il s’agit d’une pratique éventuelle qui peut être mise en application.
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Les crédits ouverts sont répartis à l’intérieur de chaque partie par articles,
paragraphes et sous paragraphes selon leur nature et leur destination et ce
conformément à une nomenclature budgétaire figurant au niveau du plan budgétaire
et comptable de l’Etat.
Pour les dépenses de gestion, la répartition des crédits de chaque article par
paragraphes est effectuée par arrêté du ministre des finances. La répartition des
crédits de chaque paragraphe par sous-paragraphes s’effectue par arrêté du chef
de l’administration concerné.
Il doit vérifier aussi l’efficacité de ces critères choisis et s’ils répondent aux besoins
de remboursements des arriérés de la dette, du financement du déficit budgétaire
de l’année écoulée et s’ils prennent aussi en considération le taux actuel
d’endettement du pays.
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La loi de finances n’autorise que les transferts alors que dans la pratique on trouve souvent des opérations de
virement qui s’appliquent à ce propos.
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Des virements de crédits peuvent être effectués entre articles à l’intérieur d’une
même partie du même chapitre.
Les dépenses excédant des crédits évaluatifs ne sont pas toujours irrégulières mais
elles peuvent quelques fois traduire d’une mauvaise prévision qui devra être
signalée.
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Les crédits provisionnels peuvent être augmentés par des répartitions de crédits ou
de décrets d’avance.
Si le Parlement est seul juge des motifs qui ont pu conduire les ministres à s’écarter
du principe fondamental de l’autorisation préalable des dépenses publiques, la
responsabilité des fonctionnaires qui, sans ordres écrits et préalables des Ministres,
auraient permis ou prescrit de tels agissements, peut être sanctionnée sur le plan
pénal et pécuniairement.
Le budget doit comprendre toutes les ressources et toutes les charges permanentes
de l’Etat. En conséquence, les dépenses doivent être intégralement imputées sur
des crédits ouverts et ne peuvent faire l’objet d’une compensation avec les recettes.
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Par ailleurs, il serait utile pour la poursuite ultérieure des vérifications sur les pièces
elles-mêmes, de recenser à ce stade les principales opérations menées dans
l’année.
2.2.2 La préparation des tableaux sur les prévisions et les réalisations du budget de
l’année écoulée
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La Cour siégeant à huit clos en audience des Chambres réunies délibère sur ce
rapport et sur la réponse du Ministre des Finances.
Le texte de cette déclaration générale peut être reformulé selon le modèle suivant :
Attendu que les documents comptables se rapportant à la gestion …. ont été déposés à la
Cour des comptes sous forme, soit de compte de gestion, pour le budget général de l’Etat,
soit d’états globaux pour les fonds spéciaux du trésor…;
COMPTE DE L’ETAT
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L’excédent (ou le déficit) de recettes sur les dépenses, soit ………………, est reporté à
concurrence de ………… au ……………du budget de la gestion … (N+1) pour assurer la
continuation des travaux et services sur ressources à destination spéciale. Le reliquat, soit
……………, est versé au compte permanent des découverts du trésor.
Ces résultats sont (ou ne sont pas) conformes à ceux du compte général de l’Etat.
Opération de trésorerie
Cumulés, l’ensemble des comptes créditeurs ont enregistré, au 31 décembre …. un
excédent (ou un déficit) de recettes de ……………
Pour leur part, les comptes débiteurs ont accusé un excédent de dépenses de…………
D’où le solde net d’excédent (ou de déficit) de recettes de ………… représentant l’encaisse
(ou le découvert) de l’OTBu.
Le solde final tel qu’il résulte des écritures de l’OTBu est conforme à celui qui apparaît au
niveau du compte général de l’Etat.
Par ailleurs, un rapprochement entre les comptes individuels des comptables et le compte
de gestion de l’OTBu laisse apparaître au niveau du compte de mouvements de fonds entre
comptables, intitulé « opération de règlement », la différence suivante :
Différence ……………
3 Il y a lieu d’avoir un compte spécifique du trésor enregistrant les résultats de l’exécution des opérations de
recettes et de dépenses du budget général de l’Etat. Ce compte de résultat fonctionne comme un compte d’avance
(synonyme à un compte permanent des découverts du trésor. Il procure au budget de l’Etat des disponibilités
nécessaires pour parfaire son schéma de financement).
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En conclusion, le compte général de l’Etat pour l’année … est conforme (ou pas conforme),
tant pour les opérations du budget de l’Etat, que pour les opérations effectuées par le trésor,
avec les comptes de gestion produits à la Cour par les comptables publics concernés.
La présente déclaration a été délibérée par la Cour des comptes réunie en Assemblée
Plénière le …/…/…
Vu la loi du 19 mars 1964 portant Règlement Général sur la comptabilité publique de l’Etat,
telle que modifiée par le Décret-loi n° 1/171 du 10 décembre 1971 ;
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PROMULGUE
Article 1 : Les ressources du budget général de l’Etat pour l’exercice … ont été de
……………
Elles se répartissent comme suit :
N.B. : Les montants repris ci-dessus ne tiennent compte que des recettes réellement
encaissées (en année N…) Les droits constatés (en année N…) et non versés constitueront
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des recettes des exercices où ils seront réellement encaissés conformément au Règlement
Général sur la Comptabilité Publique en son article 10.
Article 2 : Les charges du Budget de l’Etat pour l’exercice N ont été de …………
N.B. : Par rapport à la loi des finances de l’exercice N, les crédits alloués aux différentes
catégories de dépenses par grande masse ont été modifiés suite aux virements internes
opérés au cours de l’exécution du budget. Cette opération est autorisée par l’article 29 de la
loi de finances de l’exercice N.
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II. Dons
Dons courants
Dons en capital
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Toutes les dépenses, courantes et en capital, imputables sur ces mêmes ressources sont
totalement budgétisées, nomenclaturées et codifiées comme dépenses du budget général
de l’Etat.
Article 6 : La reddition des comptes inclut les ressources et dépenses des fonds budgétisés
dans le budget général de l’Etat, à savoir le Fonds ...
Au cours de l’exercice N, les mouvements sur ces fonds se présentent comme suit :
Les soldes à fin décembre de l’exercice N seront, conformément au règlement général sur la
comptabilité publique, reportés à l’exercice N+1.
Article 8 : Conformément aux règles figurant dans les clauses de financement et accords de
crédit, des tirages sur prêts extérieurs directs ou rétrocédés préalablement visés par le
département de la trésorerie et correspondant à des dépenses budgétisées dans la loi de
finances pour les décaissements de l’exercice N ont été effectuées pour un montant total de
…………au taux moyen de décaissement.
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REGIDESO …………………
ONATEL …………………
SOSUMO …………………
AUTRES …………………
TOTAL …………………
Article 11 : Les dividendes reçus des entreprises publiques s’élèvent pour l’exercice N à un
montant de ………… sur les …………budgétisés.
Prévisions Réalisations
Dividendes de la BRB ………………….. …………………..
Institutions financières publiques ………………….. …………………..
Entreprises non financières ………………….. …………………..
TOTAL ………………….. …………………..
Le Président de la République
VU ET SCELLE DU SCEAU DE
LA REPUBLIQUE
LE MINISTRE DE LA JUSTICE
ET GARDE DES SCEAUX
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A côté des comptes de l’Etat, la Cour est appelée à certifier tous les comptes des
services publics à savoir l’administration centrale de l’Etat, les communes, les
régies personnalisées, les établissements publics administratifs, les sociétés
publiques et tous les projets financés par des deniers publics.
Le rapport de certification des comptes des services publics ne préjuge pas du bon
emploi des deniers publics qui peut faire l’objet d’un contrôle de gestion ultérieur.
Ceci facilite aisément l’examen des comptes des entités publiques soumises aux
contrôles de la Cour.
Les normes de contrôle de la Cour des comptes devraient être inspirées des
normes de contrôle de l’organisation internationale des institutions supérieures de
contrôle des finances publiques (en anglais, International organisation of Supreme
Audit Institutions : INTOSAI).
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Ces normes énoncent les postulats de base, les principes généraux de contrôle des
finances publiques et les normes de vérification et de rapports.
• La Cour des comptes doit veiller à appliquer les normes de l’INTOSAI pour tous
les points jugés importants. Certaines normes peuvent ne pas être applicables à
une partie de son activité. La Cour des comptes doit déterminer les normes qui
s’appliquent à ce type d’activité, de manière à garantir, en permanence, un
niveau de qualité élevé.
• A mesure que s’opère une prise de conscience de l’opinion publique, celle-ci
exige de façon croissante que les personnes ou organismes chargés de gérer
les deniers publics rendent compte de leur gestion, ce qui montre la nécessité
de mettre en œuvre une procédure garantissant le respect de l’obligation de
rendre compte. La Cour des comptes doit œuvrer à améliorer la reddition des
comptes dans le secteur public.
• L’instauration au sein de l’Administration de systèmes appropriés d’information,
de contrôle, d’évaluation et d’établissement de rapports facilite la mise en œuvre
de l’obligation de rendre compte. Les gestionnaires sont responsables de
l’exactitude et du caractère suffisant, de la forme et du contenu des informations
financières ou autres. La Cour des comptes doit divulguer cette nouvelle culture
d’obligation de rendre compte.
• L’existence d’un système de contrôle interne approprié permet de réduire au
maximum les risques d’erreurs et d’irrégularités. La Cour des comptes doit
encourager les entités contrôlées à mettre en place de tels systèmes.
• La Cour des comptes doit s’efforcer de rendre encore plus performantes les
techniques de contrôle et notamment celles des mesures de résultats.
• La Cour des comptes doit veiller à ce que des conflits d’intérêts ne se
déclenchent pas entre les magistrats et les unités contrôlées.
• La Cour des comptes doit concevoir un système de contrôle interne pour
s’assurer de la qualité des vérifications effectuées.
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• Les membres de la Cour doivent avoir les compétences requises pour effectuer
des vérifications. Ils doivent notamment réunir l’ensemble des qualifications
(compétences, indépendance, objectivité et diligence) exigées pour accomplir
d’une manière efficiente, économique et efficace les tâches régies par les
normes de contrôle et de rapports.
• Les magistrats doivent faire les diligences nécessaires dans l’application des
normes de contrôle. Cela signifie qu’ils doivent procéder avec soin à la
programmation des vérifications, à l’identification, la collecte et l’évaluation des
preuves, à l’établissement des rapports et des conclusions ainsi que des
recommandations.
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Définition
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Démarche générale
• Processus
L’appréciation du contrôle interne comporte trois étapes :
- la description des procédures usitées ;
- l’utilisation du questionnaire du contrôle interne ;
- la vérification de la permanence des procédures.
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• Méthodologie
Pour décrire les procédures employées dans l’entité et s’assurer d’une
compréhension suffisante des systèmes, le conseiller-rapporteur doit recourir aux
entretiens (entrevues) avec le personnel concerné et à l’étude de la documentation
interne de l’entité publique contrôlée (plan directeur d’organisation, manuel des
procédures, plan comptable annoté, instruction, décisions,…).
Elle doit être consignée sans des feuilles de travail intitulée « diagramme de
circulation » sous l’une des deux formes suivantes :
• Notes descriptives
Dans ce cas, celles-ci doivent être lisibles, nettes et intelligibles et comporter des
informations complètes, précises, claires et pertinentes. Elles doivent être établies
de façon à permettre autant que possible la visualisation des étapes décrites et des
alternatives lors des prises de décisions.
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• Objectif
Le questionnaire du contrôle interne (Q.C.I.) doit servir d’Etalon pour la vérification
de l’aptitude du système décrit à répondre aux impératifs suivants :
- protection du patrimoine ;
- fiabilité des informations ;
- amélioration des performances.
• Méthodologie
Le magistrat, puisant dans les renseignements collectés et consignés dans les
supports de description des systèmes, doit répondre aux questions posées par le
Q.C.I.
Les réponses N/A (Non Appliqué) signifient que la question n’est pas applicable à
l’entité vérifiée. Le Q.C.I. une fois rempli, doit être réexaminé avec le Président de
Chambre pour s’assurer définitivement de son caractère exhaustif, avant qu’il ne
soit classé dans le dossier de contrôle.
• Objectif
Cette vérification doit permettre au conseiller-rapporteur de s’assurer de la réalité
des contrôles existants pour apprécier la qualité du système de contrôle interne, en
vue de l’établissement d’un rapport sur les insuffisances de l’organisation de l’entité
et de délimiter l’étendue des examens ultérieurs à entreprendre.
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• Méthodologie
Une fois le Q.C.I. rempli, les réponses doivent être ventilées selon qu’elles soient
positives ou non en deux grandes catégories qui feront chacune l’objet de
traitements appropriés.
Les points faibles les plus significatifs ayant été portés sur la feuille « EVALUATION
DU CONTROLE INTERNE », le conseiller-rapporteur essayera d’en évaluer l’impact
sur les comptes, la gestion de l’entité vérifiée ainsi que sur le programme des
examens à entreprendre.
De plus, il doit discuter le contenu des faiblesses avec les différents responsables
de l’entité publique vérifiée et recueillir leurs commentaires afin de vérifier s’il
n’existe pas de contrôles compensatoires qui, bine que prévus dans le système,
n’ont pas été portés à la connaissance du conseiller-rapporteur, auquel cas, celui-ci
doit considérer ces contrôles comme forces et leur faire subir le même traitement
que les réponses positives.
Les points faibles dont l’incidence sur les comptes et la gestion est peu significative
seront portés sur la feuille de travail intitulée « AMELIORER ET SIMPLIFIER LE
SYSTEME EXISTANT » pour être communiqués aux responsables de l’entité
publique, assortis des recommandations appropriées du conseiller-rapporteur.
Les points forts du système examiné seront repris sur la feuille de travail intitulée
« PROGRAMME DE VERIFICATION DES PROCEDURES » dont l’étude doit servir
à la définition claire et préalable de l’étendue des sondages à opérer par le
conseiller-rapporteur en vue de vérifier la permanence des contrôles décrits.
Cette vérification doit permettre au conseiller-rapporteur de se procurer l’assurance
que les contrôles a priori et a posteriori existants au sein de l’entité publique, et tels
qu’ils ont été décrits lors de la collecte d’informations sur le fonctionnement du
système organisationnel sont effectifs, convenablement exécutés et relèvent de
personnes dûment habilitées.
La démarche qui doit être suivie pour l’appréciation des susdites qualités comporte
trois types de vérification que le conseiller-rapporteur doit effectuer sur un
échantillon représentatif des opérations contrôlées :
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Objectif
Elle comporte une ultime phase contradictoire qui est certe orale mais qui doit être
consacrée par des procès-verbaux établis lors de l’audition des dirigeants de l’entité
publique contrôlée, de sorte qu’en définitive les appréciations de la Cour doivent
être fondées sur des documents obtenus ou confectionnés par chaque membre de
l’équipe de vérification.
Nature de la preuve
Les preuves peuvent être des preuves matérielles, des témoignages, des
documents et des analyses.
• Preuves matérielles
Les preuves matérielles proviennent d’un examen ou d’une observation directe soit
des activités des personnes, soit des biens ou enfin des situations. Elles peuvent
revêtir la forme de mémorandum reprenant les éléments examinés ou observés, de
photographies, de tableaux, de cartes ou d’échantillons tangibles.
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Quelle que soit leur catégorie d’appartenance, les preuves doivent satisfaire aux
exigences fondamentales en matière de qualité, de validité et de pertinence. Les
feuilles de travail doivent refléter des preuves et la façon dont elles ont été
obtenues.
Qualité de la preuve
• Preuve suffisante
Cette condition se trouve remplie lorsqu’il existe un nombre suffisant de preuves
effectives, valables et convaincantes permettant à une personne avisée d’aboutir à
des conclusions identiques à celles des membres de l’équipe de vérification
concernée.
La détermination d’un nombre suffisant de preuves requiert du jugement. Si le
conseiller-rapporteur l’estime approprié, il peut recourir à des méthodes statistiques
pour le déterminer.
• Preuve valable
Pour être valables, les preuves doivent être fiables et les meilleures possibles grâce
à l’utilisation de méthodes de contrôle acceptables. En évaluant la validité des
preuves, le conseiller-rapporteur doit soigneusement considérer s’il y a lieu de
douter de cette validité ou du caractère exhaustif des preuves. Si c’est le cas, il doit
obtenir des preuves supplémentaires.
Les présomptions suivantes sont utiles pour juger de la validité des preuves ;
cependant, elles ne doivent pas être estimées suffisantes en elles-mêmes pour la
détermination de cette validité :
- Les preuves obtenues d’une source indépendante sont plus fiables que celles
obtenues de l’entité publique objet de la vérification.
- Les preuves rassemblées dans le cadre d’un bon système de contrôle interne
sont plus fiables que celles accumulées dans le cadre d’un système de
contrôle interne faible ou non satisfaisant.
- Les preuves découlant d’un contrôle, d’une observation, d’une supputation et
d’un examen matériel sont plus fiables que celle obtenues indirectement.
- Les documents originaux sont plus fiables que les copies.
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• Preuve pertinente
La pertinence concerne le rapport entre la preuve et l’usage qui en est fait. Les
informations utilisées pour prouver ou désapprouver un point de contrôle doivent
avoir une relation logique et sensée avec le point considéré. Dans le cas contraire,
les informations sont hors de propos et ne doivent pas, par conséquent, être citées
comme preuves.
C’est la raison pour laquelle le contenu doit être présenté avec clarté et concision.
L’objet
Le contenu
Le contenu des feuilles de travail doit être suffisamment clair pour ne pas exiger
d’explications supplémentaires. Certaines informations nécessaires doivent y
figurer :
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• Une conclusion
La page de couverture d’une série de feuilles de travail établies pour chacune des
questions d’importance ou chacun des modules de vérification devrait porter une
conclusion à l’effet que les objectifs visés par la vérification ont été remplis et que
les résultats sont satisfaisants. Le conseiller-rapporteur doit viser cette conclusion et
s’il estime avoir des réserves, il doit en faire état par écrit sur la feuille de travail
concerné et mentionner le travail complémentaire à accomplir.
Les travaux de vérification diffèrent d’une mission à une autre selon la nature du
travail à entreprendre au niveau de la vérification des comptes. Cette différentiation
ne met pas en cause l’utilité d’avoir un dossier de travail standardisé « DOSSIER
COURANT DE VERIFICATION » dont les feuilles de travail peuvent revêtir
plusieurs formes.
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Dans cette partie, il sera abordé deux sujets qui sont d’une grande importance, à
savoir la gestion des missions et le contrôle de la qualité.
Le contrôle de la qualité
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La Cour des comptes, par l’intermédiaire des rapports, communique les résultats de
ses travaux de vérification. La qualité de ces rapports est d’une importance
primordiale puisqu’ils véhiculent les prises de position de la Cour. Le contrôle à
priori de la qualité devrait se baser sur les rapports.
Ainsi, le contrôle de la qualité devrait être effectué d’abord par le chef de mission qui
doit s’assurer que le contenu du pré-rapport est supporté par une information
probante, pertinente est suffisante et par la chambre qui doit s’assurer de la qualité
du texte et de l’importance des observations et autoriser la transmission du pré-
rapport ou du rapport provisoire à l’entité vérifiée.
D’après l’article 69 de la loi n° 1/002 portant création de la Cour des comptes, les
opérations de l’Ordonnateur Trésorier du Burundi et les comptes des services
publics affirmés sincères et véritables, datés et signés par les concernés et revêtus
du visa du supérieur hiérarchique, doivent être transmis à la Cour appuyés des
pièces justificatives pour examen au plus tard le 31 mars de l’exercice suivant.
Transmission de pièces
Les comptes doivent donc être affirmés sincères et véritables, sous les peines de
droits, datés et signés par les comptables publics ou leurs mandataires.
Pour qu’un compte soit en état d’examen, il faut qu’il soit revêtu des formalités ci-
dessus décrites et accompagnés des pièces réglementaires et des pièces
justificatives à savoir :
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Instruction
L’instruction des comptes de gestion des comptables de l’Etat, des communes, des
établissements publics à caractère administratif et des organismes assimilés est
confiée à un conseiller-rapporteur désigné par le Président de la Cour.
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Une partie de cette vérification pourra être fait par l’informatique. Dans ce cas, une
fiche de ce service pourra accompagner le compte en indiquant les anomalies
relevées. Une liaison sera faite avec les comptes de l’année qui précède (pour les
Restes A Recouvrer au moins).
Les erreurs de transcription, sans effet sur le résultat de fin de gestion, seront
signalées pour ordre.
Ces documents peuvent déceler des anomalies ou irrégularités voire des sommes
mises à la charge du comptable.
Il y a lieu alors de vérifier si ces sommes ont été versées et si ces anomalies ont été
régularisées.
Tout défaut d’information doit être réclamé verbalement ou par écrit et faire l’objet
d’un écrit adressé aux concernés.
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Si, parmi les renseignements communiqués par le comptable, il arrive que la date
de régularisation de certaines « valeurs de caisse » se rapporte à des gestions
postérieures (ou antérieures) à celles en examen, il conviendrait de ne pas omettre
de renvoyer l’observation aux rapporteurs des comptes suivants, pour mémoire.
En ce qui concerne les dépenses rejetées, les motifs de leur rejet sont multiples. Il
peut s’agir de dépenses prescrites payées après les délais, de dépenses fausses
(titres de paiement falsifiées, pièces justificatives fictives, …), de dépenses
régulières mais acquittées ou payées irrégulièrement, de dépenses payées à deux
reprises (double paiement, notamment dans les cas de bons de caisse égarés et
établissements de duplicata), etc.
Ces rejets doivent être attentivement examinés et particulièrement les rejets dûs à
la prescription. En effet, pour engager la responsabilité du comptable payeur, il
convient de s’assurer que la prescription est intervenue avant le paiement effectif
de la dépense rejetée.
Il convient de noter, pour ce dernier cas, que le bon de caisse (ou de dépenses)
incriminé a été émis le 31 décembre de l’exercice concerné, soit le dernier jour de la
période critique et à la fin duquel s’éteint la créance à laquelle il se rapporte.
Il est donc certain que ce titre est parvenu entre les mains de son titulaire alors qu’il
est déjà prescrit.
Tout ceci pour dire qu’en aucune manière la vigilance du comptable-payeur ne doit
faire défaut.
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Cependant, il arrive que le comptable entrant fasse des réserves, il y a lieu d’en
tenir compte et de demander toutes les explications utiles à ce sujet.
Il arrive que des discordances soient relevées. Dans ces conditions, des
explications doivent être fournies par le comptable.
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Les comptables ne doivent livrer les produits de l’Etat dont le prix leur est payé par
chèques que si le chèque est certifié par l’établissement bancaire, conformément
aux dispositions de la réglementation commerciale ou après s’être assurés du
paiement du chèque. Le comptable qui passerait outre ces prescriptions verrait sa
responsabilité pécuniaire engagée en cas de non paiement du chèque.
Pour les cas d’espèce, les comptables publics disposent des moyens de contrainte
et de privilège attachés à la créance originaire encore subsistante du fait du non
paiement du chèque sans préjudice des pénalités fiscales exigibles et des sanctions
de droit commun applicables du fait de ce non paiement.
Les articles d’avance figurant dans les opérations de trésorerie des comptables
publics ne sont pas toujours complétés par la nature de l’acte autorisant ces
avances.
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Mais les articles d’avance continuent à figurer non régularisés. Aussi est-il
recommandé de demander au comptable les dispositions et diligences entreprises
pour la régularisation de ces avances et surtout une copie des décisions
correspondantes.
Les annulations au titre des droits et produits budgétaires sont effectuées soit sur
proposition du comptable, soit à l’initiative de l’autorité administrative ou budgétaire
habilitée.
Dans le premier cas, l’annulation doit faire l’objet d’une demande d’admission en
non-valeur établie par le comptable et appuyée des pièces justificatives
nécessaires. Soumise à l’autorité de tutelle, elle est prononcée définitivement ou par
transport aux surséances. Dans le second cas, les décisions d’annulation doivent
être appuyées, entre autres :
- de la décision de l’autorité compétente pour les articles d’impôts directs ou
indirects annulés ;
- des copies des titres de perception ou de constatation et éventuellement
copies des quittances correspondantes pour l’annulation de double
constatation ou de droits constatés et payés au comptant ;
- des extraits de jugement et des demandes des renseignements
correspondantes pour les articles d’amendes et condamnations pécuniaires
prononcées par les tribunaux ;
- et des pièces établissant le motif de l’abandon de la créance pour les autres
cas et particulièrement les remises de pénalités.
Dans tous les cas, les admissions en non-valeur ne peuvent porter sur des sommes
déjà recouvrées et leur montant ne peut être, par voie de conséquence, supérieur
au reliquat restant dû et constaté dans les écritures du comptable.
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Les uns donnent lieu à l’émission d’un titre de perception fixant le montant à
recouvrer et dont le comptable doit prendre en charge et en assurer le
recouvrement. Le montant des recouvrements peut être inférieur aux droits
constatés et dans ce cas, le compte doit faire apparaître des restes à recouvrer.
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Le recouvrement des droits et produits constatés pour chaque gestion devrait être
suivi pendant l’année budgétaire. Les comptables publics chargés du recouvrement
qui ne l’on pas effectué à la date du 31 décembre doivent en justifier l’impossibilité
en se conformant aux prescriptions contenues à cet égard dans les textes
réglementaires en la matière.
Le receveur qui n’aurait pas fait, en temps utile, toutes diligences en vue du
recouvrement ou de la garantie de la créance du trésor, engage sa responsabilité
pour le recouvrement du montant de cette créance, si le débiteur, entre temps, est
devenu insolvable.
Les comptables publics devront apporter les diligences nécessaires pour préserver
les intérêts de l’Etat et d’éviter le risque de prescription.
La prescription des créances publiques est réglementée par les textes spéciaux qui
en régissant les différentes catégories. La prescription des créances pour lesquelles
un règlement spécial n’a pas été prévu, est régie par le droit commun.
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Cette situation qui constitue une pièce essentielle pour l’appréciation des diligences
apportées par le comptable public, doit indiquer la nature de la créance, les
références des titres de constatation, le nom du débiteur, la date d’exigibilité de la
créance et son montant et enfin les diligences entreprises par le comptable pour
obtenir le recouvrement ou à défaut arrêter l’effet de la prescription.
En effet, aucun comptable ne pourrait être déchargé s’il n’a pas apporté pas la
preuve des diligences adéquates et rapides entreprises. Actuellement, la
responsabilité relative des divers comptables qui se sont succédés dans un même
poste pose parfois un problème délicat, faute de textes réglementaires régissant la
matière.
• Le rapport
L’instruction terminée, le conseiller-rapporteur procède alors à la rédaction des
rapports dans les formes désignées ci-après.
Le greffe reçoit le rapport accompagné d’un dossier contenant, outre les comptes et
les pièces, la correspondance avec le comptable et les preuves nécessaires à
étayer les différentes observations formulées.
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Le Référé : est une proposition au Président de la Cour des comptes en vue d’une
communication à un Ministre sur un problème ou à propos d’une irrégularité d’une
certaine importance. Il a généralement pour objet :
• de dénoncer des omissions, irrégularités, fautes de gestion ou mauvaises
pratiques graves ou répétées ;
• de demander la réorganisation de services ou l’adaptation de dispositions
législatives ou réglementaires.
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La décision débute par signaler les textes donnant compétence à la Cour pour
statuer les comptes examinés avec indication de la qualité du ou des comptables
qui les présentent et des différentes pièces d’entrée ou de sortie de fonctions, les
budgets examinés et les lois de finances s’y rapportant, les textes régissant la
comptabilité publique, les rapports et conclusions du Commissaire du droit ainsi que
la décision antérieure.
La situation initiale du compte est enfin dressée, les recettes admises, les dépenses
allouées et le reliquat de fin de gestion arrêté.
Les décisions définitives de la Cour peuvent être soit des décisions de décharge, de
sursis à décharge, de débet ou de quitus.
Si la recette a été gérée par deux comptables titulaires ou plus et qu’aucune charge
n’a été retenue à leur encontre à l’exception de la ligne de compte qui n’a pu être
vérifiée, le compte de la gestion suivante n’ayant pas encore été déposé au greffe
de la Cour, sursis à décharge est prononcé contre le second en fonction au 31
décembre de l’année à qui il sera enjoint d’assurer la reprise exacte du reliquat.
La Cour rend une décision de mise en débet lorsque le comptable n’a pas satisfait à
une injonction ferme et qu’il convient de le constituer débiteur de la collectivité
publique ou s’il n’a pas régularisé une décision de débet prononcé à son encontre.
Toute personne qui, sans autorisation légale, se serait ingérée dans le maniement
des deniers publics est par ce seul fait constituée comptable public.
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La gestion de fait peut être définie comme étant l’ingérence d’une personne non
habilitée dans l’une des opérations réservées exclusivement aux comptables
publics.
Le principe que seuls les comptables publics sont habilités à manier les fonds
publics, est encore confirmé par la réglementation, qui interdit aux ordonnateurs ou
d’autres agents n’ayant pas la qualité de comptables publics de manier les fonds
publics ou de se faire ouvrir es-qualité un compte de disponibilités de quelque
nature que ce soit sous peine d’être poursuivis comme concessionnaires.
Le maniement des fonds publics est donc assuré par les comptables publics. Ils
sont personnellement et pécuniairement responsables des opérations dont ils sont
chargés et de l’exercice régulier des contrôles qui leur sont dévolus ainsi que la
garde, la conservation des deniers, valeurs, produits et matières qui leur sont
confiés.
Ces éléments tiennent à la nature des opérations et aux personnes ayant effectué
les dites opérations.
Opérations de recettes
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Enfin, l’encaissement irrégulier peut porter sur des recettes qui étaient destinées à
la collectivité comme venant en atténuation de dépenses supportées par celle-ci : tel
est le cas d’indemnités d’assurance ou encore des ristournes, remises ou avoirs
accordés par des fournisseurs.
Opérations de dépenses
Elle peut provenir de l’intervention d’une personne morale dont la mission et les
statuts ne lui permettent pas d’effectuer les opérations en question.
Les gestions de fait fondées sur l’emploi de mandats fictifs sont très variées.
La falsification peut porter sur des versements de traitements, rémunérations et
indemnités diverses, sur le payement de fournitures et le règlement de travaux ou
prestations de toute nature.
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Il en est ainsi également pour certaines allocations ou pour les fonds qui sont remis
à un organisme public à titre de dépôt, de cautionnement, etc..…
Ils peuvent avoir des origines diverses : d’impôt, consignation, trop-perçu, etc..…
Les personnes
Il peut s’agir aussi bien d’une personne morale que d’une personne physique.
Il peut également, en être ainsi lorsqu’un comptable a géré des fonds autres que
ceux de l’organisme public auprès duquel il est nommé.
Peuvent être également considérées comme ayant participé à la gestion de fait les
personnes qui, par leur action ou par négligence ont permis l’extraction irrégulière
des fonds publics. C’est le cas de l’agent qui délivre de fausses certifications de la
réalité du service réalisé et celui des fournisseurs ou entrepreneurs qui
établissement de faux mémoires pour permettre l’émission de mandats fictifs.
Toutefois, l’ouverture irrégulière des comptes par les banques ou assimilés peut
être considérée comme gestion de fait lorsque ces derniers dépassent leur rôle de
simples teneurs de compte pour prendre part à des opérations irrégulières.
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• La saisine
La Cour des comptes est saisie soit pas le Ministre intéressé, soit par le
représentant légal de l’organisme public dont les deniers ont été indûment maniés,
soit sur réquisition du Commissaire de droit auprès de la Cour des comptes. La
Cour peut également être saisie sur le rapport d’un de ses membres sur des
opérations constitutives de gestion de fait qu’il découvre lors de la vérification des
comptes.
Lorsque la Cour est saisie d’une opération de gestion de fait, elle est tenue de
mener les investigations nécessaires.
Si la Cour, venant de statuer sur des opérations de gestion de fait qui lui ont été
déférées par les diverses autorités habilitées pour le faire, estime en, définitive
qu’elle n’est pas en présence d’une gestion de fait, elle prononce le non lieu de
cette gestion.
Par contre, si les opérations constituent une gestion de fait, la procédure prise à cet
effet comporte deux phases distinctes. La première est destinée à déclarer la
gestion de fait. La deuxième est consacrée à l’apurement du compte que doit
produire le comptable de fait.
Il y a lieu de préciser les comptables de fait, en analysant pour chacun d’entre eux
les raisons qui ont conduit à retenir leurs responsabilités.
Ces comptables de fait devront produire leurs comptes sans objection ni réserve
pour permettre à la Cour d’examiner leurs comptes.
La production du compte
Le compte d’une gestion de fait doit revêtir la forme d’un compte régulier : affirmé et
sincère, daté et signé par le ou les comptables. Il doit être unique pour toute la
durée de la gestion irrégulière indiquant d’une part les recettes, d’autre part les
dépenses et faisant ressortir le reliquat éventuel.
Il doit être appuyé des pièces justificatives établissant l’origine et le montant des
recettes ainsi que la nature des dépenses et la réalité du service fait.
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Il est utile de signaler que dans le cas d’une simple détention irrégulière ou d’un
détournement, il n’y a pas lieu de réclamer l’intervention de l’autorité budgétaire
compétente puisqu’il n’y a pas de dépense.
Il y lieu de signaler que toute ingérence sans titre dans les fonctions publiques
constitue en premier lieu un délit prévu par la réglementation pénale.
L’objectif est de s’assurer que les comptes décrivent fidèlement la situation réelle de
l’entreprise telle qu’en toute bonne foi les responsables en ont connaissance.
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Dans l’exercice de cette mission, le rapporteur se prononce sur des comptes arrêtés
et approuvés qui ont, de plus, fait l’objet de contrôles internes et/ou externes parfois
très approfondis. Dès lors, il doit éviter la duplication des tâches et dans un premier
temps analyser et exploiter lesdits contrôles.
C’est en effet de l’étendue et de la qualité de ceux-ci que dépende l’ampleur de ses
propres investigations.
Parmi ces contrôles, une place particulière doit être réservée à ceux entrepris par
les commissaires aux comptes ou réviseurs des comptes. Pour le rapporteur, les
contacts pris dès le début de la mission avec ceux derniers doivent lui permettre à la
fois de :
• prendre la mesure des conditions dans lesquelles ceux-ci certifient les comptes
de l’entreprise ;
• préparer la formation de son jugement sur la sincérité et la régularité des
comptes ;
• recueillir des éléments d’information sur la qualité de la gestion qui apparaissent
souvent dans les dossiers de travail.
Les contrôles approfondis à effectuer seront définis d’après les résultats de cette
reconnaissance préalable. Dans le cas d’omissions ou d’irrégularités affectant les
comptes, les anomalies les plus importantes seront signalées dans le rapport
particulier sur les comptes et la gestion de l’entité publique concernée.
Lors de l’examen des comptes, la démarche est pratiquement la même tant quant il
s’agit des postes de bilan que ceux des comptes de charges, de produits ou de
résultat. Il convient à chaque fois de suivre le processus suivant :
• vérifier l’exactitude des soldes individuels et collectifs ;
• vérifier la régularité et le bien fondé des opérations enregistrées ;
• vérifier les imputations comptables ;
• s’assurer de l’exhaustivité des enregistrements.
L’étendu des vérifications, par contre, diffère d’un compte à l’autre en fonction de
l’appréciation déjà effectuée lors de l’examen du contrôle interne. Lorsqu’un tel
contrôle existe, le rapporteur aura seulement à vérifier la validité de ce contrôle et à
en apprécier les résultats en se limitant aux postes les plus importants. Mais
lorsqu’il n’y pas de contrôle interne suffisant, ce qui peut être le cas dans les
entreprises les moins importantes, il aura intérêt à élargir l’échantillon au maximum.
Les contrôles peuvent être groupés selon une logique basée sur l’articulation de
comptes et leurs interrelations ce qui pourrait amener le vérificateur à ne pas
respecter l’ordre du plan comptable.
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Passif du bilan
Fonds propres
• Capital
L’examen général du capital, fait à l’occasion de celui de la situation juridique, est à
compléter par la vérification du compte capital lui-même. Vérifier le montant du
capital par rapport à celui qui figure dans les statuts et actes modificatifs. Le
rapporteur s’assurera que le montant du capital figurant au bilan correspond à
l’intégralité du capital souscrit que celui-ci ait été libéré ou non.
Les opérations que ce dernier peut présenter, tant au crédit qu’au débit, sont à
vérifier soigneusement avec les originaux des décisions sociales et des divers
autres documents qui les complètent. Les pertes sont à vérifier quant à leur forme et
à leur fond. Les réductions de capital, qu’elles soient destinées à couvrir des pertes,
on à réaliser un remboursement partiel on total d’action ou parts (opération appelée
improprement « amortissement ») sont à examiner de la même manière que les
opérations précédentes. Le rapporteur s’assurera que le montant du capital est égal
ou supérieur au minimum légal.
• Fonds de Dotation
A la différence des sociétés commerciales, les entreprises créées en la forme
d’établissements publics n’ont pas de capital social. Elles reçoivent plutôt des fonds
de dotation accordés par I’Etat et auxquels viennent s’ajouter des subventions
d’équipement reçue de la part des collectivités publiques auxquelles ces entreprises
sont rattachées.
• Réserves
Y font partie les réserves à caractère obligatoire ou facultatif. Dans les réserves à
caractère obligatoire n’entrent pas seulement la réserve légale, mais également
toutes celles qui peuvent être imposées par des contrats on par des clauses
statutaires particulières.
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Les réserves facultatives comprennent toutes celles que les associés constitués
pour renforcer la situation sociale ou pour permettre d’atteindre certains objectifs
précis.
Il y a lieu de vérifier d’abord que les dotations aux réserves sont conformes aux
décisions des assemblées générales et aux statuts et que la réserve légale est
dotée à son maximum, puis d’examiner les principaux mouvements ayant affecté les
comptes de réserves (incorporation au capital, distribution, affectation à la
Compensation des pertes). Le rapporteur examinera les écritures passées en
comptabilité et s’assurera qu’elles traduisent exactement les opérations
précédemment analysées.
• Report à nouveau
Le report à nouveau bénéficiaire est une réserve généralement instable, il est pris
en considération, chaque année, à l’intention de l’Assemblée Générale, pour former,
à un certain stade, la masse de bénéfices théoriquement distribuables, ou pour
absorber ou diminuer le résultat déficitaire de l’exercice.
Mais le report à nouveau peut également être déficitaire (réserve négative) et venir
s’imputer, dans ce cas, sur le bénéfice de l’exercice, ou s’ajouter à la perte nouvelle.
Les décisions des assemblées modifient plus ou moins sensiblement, d’une année
à l’autre, la somme à reporter à nouveau. Le mouvement de ce chapitre se vérifie
donc, en premier lieu, à l’aide de l’original des décisions des assemblées d’associés
dont le bien-fondé sera examiné parallèlement. Le rapporteur examinera les
écritures passées dans la comptabilité sociale et s’assurera que ces écritures
traduisent exactement la répartition des bénéfices telle que celle-ci a été décidée
par l’Assemblée Générale.
• Primes d’émission
Les contrôles portant sur la régularité des primes constituées doivent normalement
se dérouler au moment de la vérification des augmentations capital. Le rapporteur
s’assurera que les primes constituées ont été régulièrement inscrites en
comptabilité et que les prélèvements effectués sont réguliers.
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• Subvention d’équipement
Le plan comptable distingue les subventions non amortissables de celles
amortissables selon qu’elles soient destinées à acquérir des biens renouvelables ou
non. De même qu’il recommande de comptabiliser séparément ces biens dans les
comptes (l’immobilisation correspondante Ces dispositions ne sont plus nécessaire
à partir de l’entrée en vigueur du Code de l’impôts.
Néanmoins, il convient de s’assurer que des subventions d’exploitation ou
d’équilibre n’y soient incorporées.
S’il a été constitué en fin d’année des provisions pour risques, le rapporteur se fera
préciser les motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont valables. Si
ces provisions ont été constituées antérieurement, il s’assurera qu’elles restent
justifiées.
• Provisions diverses
(Provision pour renouvellement des immobilisations dans les entreprises
concessionnaires - Provision pour avantages complémentaires accordés au
personnel, etc..).
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S’il a été constitué des provisions de cette nature, le rapporteur se fera préciser les
motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont justifiés.
Le rapporteur s’assurera aussi que les charges pour lesquelles une provision a été
constituée ont bien été imputées sur celle-ci de la manière propre à chaque nature
de provision.
Dettes
Le montant des intérêts sera vérifié a l’aide des résultats de la vérification des
comptes des dettes en capital, car cette dernière mettra de connaître le nombre
d’obligations et bons en circulation à chaque échéance et de calculer le montant de
l’intérêt y relatif, compte tenue, si nécessaire, des impositions à retenir à la source
aux bénéficiaires des coupons.
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Dans beaucoup de cas, le service financier des obligations et bons est confié, tant
pour le capital que pour les intérêts, à des organismes financiers.
Les relevés de ces derniers remplacent ainsi, dans une grande mesure, les
écritures de détail de l’entreprise mais l’existence des relevés ne supprime pas la
nécessité de leur contrôle.
Les obligations échues et non remboursées se retrouveront sous les dettes à court
terme et le fonctionnement du ou des comptes ouverts à leur sujet sera à vérifier
très attentivement.
Il y aura lieu de noter également les titres de créance éventuels conservés au bilan
au delà de la prescription en matière civile.
Quant aux coupons échus et non réclamés par les porteurs dans les délais impartis
par le fisc, il conviendra de vérifier leur versement correct à l’administration
compétente.
Pour les autres emprunts à plus d’un an, les contrats, écrits ou non, remplaceront,
dans l’examen juridique et financier, les conditions d’émission des obligations et
bons. Ici, les relevés de comptes signés par les créanciers pourront jouer un rôle
important dans la vérification des sommes restant dues.
Si des porteurs d’obligations convertibles ont opté pour la conversion de leurs titres
en actions, le rapporteur s’assurera :
- que cette conversion a eu lieu selon les bases prévues lors de l’émission des
obligations.
- que l’augmentation de capital qui en est la conséquence a été régulièrement
effectuée.
- si des porteurs d’obligations échangeables ont opté pour l’échange de leurs
titres, le rapporteur s’assurera :
- que l’échange a eu lieu dans les conditions selon les bases fixées par le
contrat d’émission.
- que les porteurs d’obligations échangées ont effectivement reçu les actions
auxquelles ils avaient droit.
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Fournisseurs
La plus grande partie des entreprises, surtout celles d’une certain importance,
tiennent, en comptabilité traditionnelle, des comptes courant fournisseurs. La
balance de ces derniers doit être établie dans tous les cas pour vérification du bilan.
Elle présentera, le plus souvent, des soldes créditeurs et des soldes débiteurs. Leur
addition algébrique doit correspondre au solde du compte général fournisseurs. Les
soldes figurant à la balance seront vérifiés avec ceux ressortant des comptes
courants individuels et la balance sera réadditionnée.
Le rapporteur s’assure aussi qu’il n’a pas été fait de compensation dans solde du
compte collectif entre les soldes individuels créditeurs et les solde individuels
débiteurs. Si une telle compensation a été faite, il en demandera suppression.
Sur un échantillonnage suffisamment représentatif et qui sera fixé pour chaque cas
d’espèce à l’aide des tables de sélection, il sera demandé à la société d’adresser
aux fournisseurs sélectionnés une demande de confirmation de solde, les réponses
devant parvenir directement la mission vérification.
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Autres créanciers
Il s’agit des dettes autres que celles envers les fournisseurs, les clients au titre
d’avances, les fractions d’emprunts à moins d’un an, les frais et effets à payer et les
banques.
Comptes de régularisation-passif
C’est dire que des soins attentifs doivent être voués à l’examen de ce chapitre dont
les lacunes éventuelles peuvent, suivant les cas, se traduire par une altération
artificielle et de la situation financière et des résultats de la période.
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L’attention du rapporteur est attirée sur le fait que les sommes dont il s’agit, peuvent
être enregistrées :
- soit dans le compte de régularisation si la somme a été exactement
déterminée et s’il n’a été ouvert aucun compte au bénéficiaire du paiement ;
- soit, enfin dans un compte de provisions si la somme n’a pas été exactement
déterminée et ce même s’il a été ouvert un compte individuel au bénéficiaire
du paiement.
Ces chapitres ne sont destinés qu’à enregistrer la fraction échéant à moins d’un an
des dettes à moyen et long terme, ainsi que les emprunts qui seraient contractés
pour la durée d’un an au maximum. Les indications données plus haut, relatives aux
dettes à long terme, doivent être transposées ici.
Effets à payer
Les effets à payer font l’objet de l’établissement d’une liste à la date du bilan. C’est
cette liste qui sert de point de départ aux vérifications. II convient de la vérifier avec
le ou les registres de contrôle des effets à payer et de la réadditionner. S’il est tenu
un échéancier, le rapporteur effectuera un rapprochement entre le livre des effets à
payer et les mentions portées par cet échéancier permettant de connaître les effets
existant à la clôture de l’exercice.
Les effets à payer sont à subdiviser, non seulement par échéances, mais également
par nature. Il conviendra d’examiner si certains des effets faisant partie de ceux
portés au bilan n’ont pas déjà été prorogés. Ensuite, le sort des effets figurant au
bilan sera à vérifier en nouvel exercice, pour se rendre compte s’il y a eu, de la part
du débiteur, règlement définitif.
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A l’aide de ces documents et de tous autres pouvant être utilisés aux mêmes fins, il
reconstituera la liste des effets existant à la clôture de l’exercice.
Banques
Les contrôles formels et matériels des dettes bancaires appellent des remarques
analogies à celles faites à l’occasion de la discussion du même chapitre à l’actif du
bilan.
L’échéance des dettes bancaires est un aspect essentiel qui découlera de l’examen
des actes.
Sont visés, ici, non seulement les engagements conditionnels classiques, mais
également ceux provenant des effets escomptés et non échus à la date du bilan.
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Actif du bilan
Frais d’établissement
Les primes de remboursement des obligations sont à justifier comme les frais
précédents, mais leur dépréciation peut se faire parallèlement au remboursement
des emprunts.
Les frais financiers sur acquisition d’immobilisations, sont comptabilisés dans cette
rubrique lorsque l’entreprise s’est engagée par acceptation des traites comprenant à
la fois le capital et l’intérêt.
Dans les cas d’emprunts sans acceptation de traites ou que les intérêts ne sont pas
représentés par des traites distinctes, ces frais seront portés au passif du bilan dans
le compte « Provisions pour frais financiers sur acquisition d’immobilisation ».
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Immobilisations corporelles
Il est indiqué, dans tous les cas, de préparer un tableau qui donne, pour les
différentes catégories d’immobilisations, les renseignements suivants:
- valeur initiale:
- situation au premier jour de l’exercice,
- augmentations et diminutions de l’exercice,
- situation à la fin de l’exercice.
- Amortissements:
- situation au début de l’exercice,
- augmentation et diminutions au cours de l’exercice,
- situation à la fin de l’exercice.
- Valeur nette à la fin de l’exercice.
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S’il existe un fichier des immobilisations, le rapporteur devra s’assurer que les
concessions ou les mises hors service ont donné lieu à une écriture de sortie dans
le fichier.
Le calcul des amortissements, suivant les cas, obéit à des règles économiques,
juridiques, fiscales, comptables. On examinera, à leur sujet :
- s’ils sont calculés sur la base des taux normaux correspondant à la durée
théorique des objets ou droits en cause,
- si leur masse est prise en considération en totalité ou non ;
- si les taux adoptés correspondent à ceux admis par l’administration fiscale,
- si la comptabilisation de la charge d’amortissements s’opère correctement
Le rapporteur s’assurera que mention de ces garanties est faite dans les
engagements hors bilan.
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Immobilisations incorporelles
Les droits aux baux ont une valeur théorique et aléatoire dans la mesure où ils ne
sont pas susceptibles de réalisation à brève échéance). Les brevets et licences, les
marques, procédés, modèles et dessins, ainsi que les concessions sont à déprécier,
en fonction d. la longueur de la période à laquelle ils sont susceptibles de profiter.
Immobilisations en cours
Le rapporteur s’assurera que les acomptes versés sont régulièrement imputés sur
les factures émises par la suite par les fournisseurs.
Il s’assurera aussi que les sommes inscrites dans les comptes d’immobilisations en
cours ont été virées dans les comptes normaux d’immobilisations au plus tard au
moment des dates de mise en service effective des immobilisations, de manière à
en permettre l’amortissement à compter de ces dates.
• Prêts
Le rapporteur établira la justification des soldes figurant sur les comptes individuels
en se faisant présenter les documents relatifs aux versements et aux
remboursements effectués et en reconstituant les soldes à l’aide de ces documents.
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Il s’assurera aussi que les soldes figurant sur les balances des comptes individuels
sont identiques à ceux mentionnés sur les comptes eux-mêmes. En outre, il
s’assurera que le solde du compte collectif correspond à celui de la balance des
comptes individuels. S’il existe une différence, il fera effectuer des recherches pour
en déceler les causes.
Le rapporteur examinera les garanties données par les bénéficiaires des prêts et il
s’assurera que, d’après les renseignements qui lui sont donnés, la valeur en est
suffisante, Il s’assurera que ces garanties figurent dans les engagements hors bilan.
Les taux d’intérêts des prêts consentis aux associés ou aux sociétés dans
lesquelles l’entreprise a des intérêts aux taux d’usage.
S’il a été constitué en fin d’exercice des provisions pour dépréciation concernant les
postes « prêts et créances à plus d’un an » ou « prêts à moins d’un an », rapporteur
se fera préciser les motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont
valables. Si les provisions ont été constituées antérieurement, il s’assurera qu’elles
restent justifiées.
• Titres de participation
Le rapporteur se fera présenter :
- les attestations de dépôt de ces actions dans un établissement bancaire ou
financier ;
- ou bien, si les titres ne sont pas encore matériellement créés, tous documents
prouvant l’existence de la participation.
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Il s’assurera que l’estimation unitaire retenue au bilan, compte tenu des provisions
constituées, n’est pas supérieure à celle résultant de la situation nette
éventuellement corrigée.
S’il a été constitué une provision pour dépréciation pour une participation, le
rapporteur se fera communiquer les motifs de cette provision : il en prendra note et
s’assurera de la réalité de ces motifs.
• Dépôts et cautionnements
Le rapporteur se fera présenter toutes les pièces (reçus, contrats, etc....) justifiant le
versement des dépôts et cautionnements figurant au bilan.
Il est rare, mais le cas n’est pas exclu, que des dépôts et cautionnements doivent
faire l’objet de dépréciations, spécialement par suite de défaillance de la part du
débiteur.
S’il a été constitué des provisions pour dépréciation, le rapporteur se fera préciser
les motifs de ces provisions et il recherchera si ces motifs sont valables.
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• Valeurs d’exploitation
Elles peuvent comporter des matières brutes à transformer, des produits en cours
de transformation, à des degrés différents, des produits finis. A ce qui précède, il y a
lieu d’ajouter toutes les matières auxiliaires dont l’emploi concourt à la bonne
marche générale de l’entreprise (matières d’entretien, imprimés, fournitures), voire à
la fabrication, ans pour cela qu’on en trouve trace dans les produits finis
(combustibles, etc..).
• Méthode d’évaluation
Les matières premières, peuvent être évaluées au prix de revient moyen pondéré
o’i, encore, aux prix effectifs d’achat appliqués aux lots ou fraction de lots individuels
restant en magasin.
Pour les produits en cours, il convient d’examiner à quels prix ont été évaluées es
matières employées et quelles méthodes ont été suivies pour l’imputation de la
main-d’œuvre directe, d’une part, et des frais d’exploitation à l’état d’avancement,
d’autre part et enfin de veiller à ce qu’il ne soient pas indûment gonflés par des
éléments de pertes frais généraux, frais d’études, etc....
Les produits finis, obéissent à des règles d’examen analogues à celles des produits
en cours.
Les prix unitaires figurant à l’inventaire définitif seront à vérifier avec les factures des
fournisseurs en cas de valorisation par lots individuels (matières premières,
approvisionnements divers) ou avec les fiches de stocks en cas d’existence de
comptabilité matières.
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• Clients
Sur un échantillonnage suffisamment représentatif et qui sera fixé pour chaque cas
d’espèce à l’aide des tables de sélection, il sera demandé à l’entité contrôlée
d’adresser aux clients sélectionnés une demande de confirmation de solde, les
réponses devant être adressées à la mission de vérification. Sur le même
échantillonnage, le rapporteur établira la justification des soldes figurant sur les
comptes individuels en effectuant le rapprochement entre ces soldes et les factures
émises non encore réglées ou éventuellement toute autre opération justifiant les dits
soldes, Il notera les écarts constatés et en cherchera les causes.
Le premier travail (qui peut être fait, suivant les cas, en totalité ou par sondage),
consiste à comparer très soigneusement les soldes portés à la balance avec ceux
résultant des comptes courants individuels.
Le rapporteur s’assurera qu’il n’a pas été fait de compensation dans le solde du
compte collectif entre les soldes individuels débiteurs et les soldes individuels
créditeurs. Si une telle compensation a été effectuée, il en demandera la
suppression.
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S’il st effectué par l’entreprise une ventilation des créances selon leurs âges
respectifs, le rapporteur examinera chacune des créances dont la durée de
recouvrement excède la normale telle que celle-ci aura été précédemment
déterminée et il recherchera les causes des retards constatés.
S’il n’est pas effectué par l’entreprise de ventilation des créances selon leurs âges
respectifs, le rapporteur fera porter son examen sur un certain nombre de comptes
individuels choisis en faisant usage des tables de sélection. Il examinera comme
précédemment les créances dont la durée de recouvrement excède la normale et il
recherchera les causes des retards constatés.
Les mouvemente; portés sur les comptes Clients seront vérifiés utilement, par
sondage tout au moins, avec les pièces justificatives.
Les mouvements débit peuvent être confrontés avec les doubles de factures
(concomitamment, ce contrôle peut se faire, dans certains cas, avec les crédits aux
comptes de ventes), les doubles de factures étant vérifiés eux-mêmes avec les
états préparatoires qui en ont permis l’établissement.
Ces états préparatoires peuvent être vérifiés, en quantités, avec les feuilles
récapitulatives des sorties de magasin de produits finis. Les prix unitaires portés sur
les factures (de même que les majorations, rabais, escomptes), pourront, suivant
les cas être vérifiés avec les prix courants ou les conventions particulières avec les
clients.
Les montants portés au crédit pourront, s’il s’agit de paiements, être vérifiés, soit
avec les entrées en caisse, soit avec les débits aux chèques postaux ou aux
banques.
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S’il s’agit d’avoirs à la suite de retours, il y aura lieu d’examiner, en sens inverse, les
pièces vues pour les débits. Dans les cas d’avoirs à d’autres titres, il faut s’assurer
de l’accord de la direction ou du service compétent de l’entreprise sur les avoirs
eux-mêmes (l’octroi d’avoirs injustifiés est souvent une source de détournements).
L’ensemble des constatations faites en ce qui concerne les soldes non réglés ou qui
ne l’ont pas été normalement, permet d’apprécier si la provision éventuelle pour
créances douteuses figurant au bilan est suffisante ou non.
S’il a été constitué des provisions pour dépréciation, le rapporteur se fera préciser
les motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont valables.
• Personnel
Le rapporteur examinera les motifs qui ont conduit à l’existence des comptes
débiteurs ouverts à des membres du personnel, si cela n’a pas été fait
précédemment1 il s’assurera que les opérations enregistrées dans ces comptes
sont régulières et, s’il s’agit d’avances remboursables dans un délai de plusieurs
mois, il se fera présenter contrats établis à ce sujet.
Il recherchera s’il n’y a pas lieu de transférer les sommes dont il s’agit :
- dans le compte « Prêts et créances à plus d’un ans » si l’échéance est
lointaine ;
- dans le compte « Prêts à court terme » s’il s’agit en fait d’un prêt ;
- dans le compte « Frais payés d’avance » s’il s’agit en fait d’une avance sur
frais et si cette avance a été absorbée par les frais.
Le rapporteur se fera communiquer toutes les pièces justificatives qui lui paraissent
nécessaires pour confirmer l’exactitude des soldes.
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S’il a été constitué en fin d’exercice des provisions pour dépréciation, le rapporteur
se fera préciser les motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont
valables. Si des provisions ont été constituées antérieurement, il s’assurera restent
justifiées.
• Etat
Le rapporteur s’assurera que les acomptes ont été correctement calculés selon les
règles fixées par les textes en vigueur et qu’elles ont été versées aux échéances
normales. Il examinera à cet effet le bordereau récapitulatif de versement.
S’il n’est fait en fin d’exercice aucune compensation entre les acomptes versés et
les sommes dues, le rapporteur s’assurera que le solde débiteur du sous-compte
« Etat-Acomptes impôts sur sociétés » correspond effectivement aux acomptes
versés impôts dûs.
Le rapporteur s’assurera que, chaque mois, les taxes à récupérer sont effectivement
déduites des taxes à payer sur les déclarations adressées à l’Administration. S’il
n’en est pas ainsi, il recherchera les causes de cet état de fait et il les notera.
• Autres débiteurs
Il comprend, en effet, toutes les sommes à recevoir, en dehors des prêts à plus d’un
an, provenant d’opérations autres que celles traitées avec les clients et les banques.
Sur un échantillon suffisamment représentatif et qui sera fixé pour chaque cas
d’espèce, il sera demandé à la Société d’adresser aux titulaires des comptes de
débiteurs divers une demande de confirmation de la somme dont la Société est
créancière à leur égard, les réponses devant parvenir à la mission de vérification.
Chaque solde doit être analysé quant à son origine et suivi, en nouvel exercice,
jusqu’à l’époque de la vérification, pour constater et vérifier les règlements
éventuels.
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Le rapporteur établira la justification des soldes figurant sur les comptes individuels
en se faisant présenter les documents relatifs aux opérations qui ont conduit à ce
solde et en reconstituant celui-ci à l’aide de ces documents.
Le rapporteur s’assurera qu’il n’a pas été fait de compensation dans le solde du
compte collectif entre des soldes individuels débiteurs et des soldes individuels
Si une telle compensation a été faite, il en demandera la suppression.
S’il a été constitué en fin d’exercice des provisions pour dépréciation concernant le
poste « Autres débiteurs », le rapporteur se fera préciser les motifs de ces
provisions et recherchera si ces motifs sont valables.
• Effets à recevoir
Une liste des effets à recevoir est généralement établie dans chaque entreprise ;
elle comprend les indications essentielles suivantes :
- Numéro des effets ;
- Places ;
- Clients ;
- Echéances ;
- Montants.
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L’analyse sur les bases qui précèdent donne au rapporteur le moyen apprécier si le
chapitre « Effets », au bilan, est évalué correctement ou non.
S’il a été constitué des provisions pour dépréciation, le rapporteur se fera préciser
les motifs de ces provisions et recherchera si ces motifs sont valables.
Dans tous les cas, le rapporteur s’assurera que les provisions sont nettement
individualisées.
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Le rapporteur se fera communiquer tous les documents relatifs aux cessions ou aux
remboursements de titres et il s’assurera :
- que le nombre de titres indiqué et les prix mentionnés correspond aux
indications portées par les pièces justificatives ;
- que les cessions ont été régulièrement effectuées.
Dans le cas où le contrôle est fait en nouvel exercice, et dans l’hypothèse où des
mouvements se sont produits depuis l’arrêté des comptes, il conviendra de
reconstituer la situation au bilan en partant de l’inventaire fait au moment du
contrôle et en tenant compte, à l’aide des pièces justificatives originales, du
mouvement négatif et positif intervenus entre-temps.
Si pour certains titres, aucun document ne peut être présenté, le rapporteur prendra
note des motifs qui lui ont été donnés pour expliquer cette situation.
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La deuxième question est celle qui a trait à l’évaluation des titres. L’apprécia ion de
l’évaluation est chose relativement aisée dans l’hypothèse où les titres font l’objet
d’un marché, en particulier lorsqu’ils sont cotés en bourse.
Dans les autres cas, il y aura lieu de s’assurer, par des informations variées, mais
suffisantes, de la solvabilité des débiteurs d’obligations et de bons ainsi que de la
valeur qui peut être attribuée aux actions et parts.
Le rapporteur s’assurera que les estimations retenues, compte tenu des provisions
constituées, ne sont pas supérieures à la cotation moyenne du dernier mois ; s’il en
était autrement, le rapporteur prendra note des écarts constatés et il se fera indiquer
les motifs de ces écarts.
Il s’assurera que l’estimation unitaire retenue au bilan compte tenu des provisions
constituées n’est pas supérieure à celle résultant de la situation nette
éventuellement corrigée soit en raison de l’existence de plus-values ou de moins-
values latentes soit du fait de l’évolution constatée depuis l’arrêté du bilan. S’il en
était autrement, il se fera donner les motifs qui pourraient justifier l’écart constaté et
il en prendra note.
Les plus values, certaines ou très probables, bien que théoriques, puisqu’elles
restent généralement sur la papier, feront obligatoirement l’objet d’une mention dans
les documents de travail et, le cas échéant, dans le rapport.
Le rapport indiquera dans la plupart des cas si les provisions pour dépréciations
constituées sont, suffisantes pour couvrir les moins-values constatées.
Dans la plupart des cas une partie seulement de ces éléments a le caractère d’actif
réalisable. L’apparition de la dénomination en discussion s’explique probablement
par une confusion faite entre les aspects purement comptables et les aspects
économiques et financiers du bilan.
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C’est ainsi qu’on y rencontre, entre autres, des dépenses qui ne sont pas encore
des charges, la contrepartie de produits qui ne sont pas encore devenus des
recettes.
Sur le plan strict de la révision, les comptes de régularisation sont à analyser pour
rechercher, en particulier, si leur inventaire est complet, bien calculé et l’évaluation
en est faite correctement.
Le rapporteur s’assurera d’une part que les dépenses enregistrées comme étant
payées d’avance peuvent vraiment être considérées comme telles, d’autre part que
ci dépenses sont justifiées.
A l’aide d’un sondage opéré sur une certaine période en ce qui concerne certaines
postes de dépense le rapporteur s’assurera que la fraction des dépenses qui dont
normalement être considérée comme réglée d’avance a effectivement été enregistré
dans le compte « dépenses payées d’avance ».
Produits à recevoir
Le rapporteur s’assurera que les produits dont l’existence est certaine ont
effectivement été enregistrés en comptabilité. S’il n’en est pas ainsi, il dressera la
liste des produits non enregistrés dont il aura eu connaissance et il demandera les
motifs pour lesquels il n’a pas été tenu compte de ces produits.
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S’il n’en est pas ainsi, le rapporteur recherchera les motifs du retard constaté, il
recherchera, en particulier, si l’absence d’encaissement ne provient pas du
caractère fictif de l’opération enregistrée.
Si les relevés ne paraissent pas présenter les garanties suffisantes ou s’il n’existe
aucun relevé (ce qui est relativement fréquent pour les comptes d’avances de
financement) une confirmation de solde sera demandée aux établissements
bancaires par la Société. La réponse devant parvenir à la mission de vérification.
Les opérations de chevauchement doivent être vérifiées avec des soi extrêmes, car
elles servent quelquefois à masquer des opérations délictueuses.
S’il existe des comptes qui restent sans mouvement et si la société ne possède
aucun relevé bancaire à ce sujet, confirmation de l’existence du compte et de son
solde sera demandée à la banque.
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La vérification des chèques postaux est, en un peu plus simple, la même celle des
comptes de banques.
• Caisse
Depuis la naissance et la prolifération des banques, l’extension du crédit, la
généralisation des opérations financières au moyen de virements et de chèques
caisse a perdu une fraction considérable de l’importance qu’elle a eue pendant très
longtemps.
Elle continue cependant à jouer un râle considérable car, malgré sa grande
diffusion, le chèque bancaire et ses multiples dérivés (chèque restaurant, etc..) n’ont
j encore pris l’importance qu’ils ont ailleurs.
La caisse est le véhicule traditionnel des erreurs volontaires et involontaires, fait des
mouvements considérables qu’elle est amenée à enregistrer. Elle est tentation la
plus grande pour des préposés indélicats.
Dans les cas de différences appréciables, il peut s’agir bien souvent d’opérations
indélicates qu’il faut alors approfondir jusqu’à l’aveu signé, si possible, du ou des
responsables.
Les instructions relatives au contrôle des caisses sont rarement exhaustives. C’est à
la sagacité et au flair du contrôleur qu’il appartient, dans chaque cas, d’examiner les
données de fait et d’essayer de discerner les failles possibles à travers lesquelles
pourraient se glisser des mouvements d’espèces constituant des opérations
critiquables.
Les achats sont portés généralement à ce chapitre à leur prix de revient complet,
même indépendamment de toute prescription fiscale impérative à cet égard. C’est
dire que le prix d’achat comprendra le prix des matières achetées, rendus magasin.
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Ce prix de revient peut comprendre aussi une majoration forfaitaire pour couvrir les
frais de réception et de manutention.
Les factures des fournisseurs comportent l’indication des prix des matières et de la
T.T. Seul le prix des matières, figurera au débit du compte Achats, la taxe débitée
par le fournisseur étant imputée à un compte Etat, pour être récupérée suivant le
processus connu.
Elle peut commencer, dans le cadre du programme établi, par le pointage, complet
ou par sondages, des achats comptabilisés à l’aide des factures des fournisseurs,
transporteurs, de la douane.
Les majorations éventuelles destinées à couvrir des frais internes feront l’objet d’un
examen tendant à déterminer si elles ont uniquement pour objet d’absorber des frais
réels de magasinage et autres ou si, au contraire, elles ont pour effet de créer des
bénéfices internes artificiels.
Les factures d’achat feront l’objet d’un pointage avec les reports aux comptes
fournisseurs correspondants ; ce travail sera complété par la vérification du bien-
fondé des paiements faits, ensuite, aux créanciers eux-mêmes.
La vérification des achats sera complétée par celle du report exact, aux fiches de
stocks de la comptabilité matières, des quantités, prix unitaires et prix totaux,
résultant des factures fournisseurs et de leur compléments éventuels (frais de
transitaires, etc..).
Les factures elles-mêmes feront, par sondages au moins, l’objet d’une vérification
sur le plan financier. Les prix facturés seront comparés avec ceux figurant sur les
doubles et les confirmations de commandes.
La vérification des calculs du registre dans lequel sont comptabilisés les achats (le
journal des achats des comptabilités classiques, avec subdivision des travaux),
dépend, pour une part, des moyens employés pour la tenue de la comptabilité.
Le rapporteur s’assurera par des sondages effectués pendant la période qui s suivi
la fin de l’exercice que toutes les dépenses concernant l’exercice ont été
enregistrées dans les comptes soit pour leur montant réel, si celui-ci pouvait être
connu, soit pour leur montant prévisionnel.
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Lorsque la société est passible de la T.T., le rapporteur s’assurera que, pour toutes
les dépenses pouvant donner lieu à déduction, les montants enregistrés sont des
montants hors taxe, la taxe afférente étant inscrite dans le compte des taxes à
récupérer.
Transports et déplacements
Les frets et transports sur achats et les frets et transports sur ventes
Le rapporteur s’assurera par des sondages effectués pendant la période qui a suivi
la fin de l’exercice que toutes les dépenses concernant l’exercice ont été
enregistrées dans le compte soit pour le montant réel, si celui-ci pouvait être connu,
soit pour leur montant prévisionnel.
Lorsque la Société est passible de la T.T., et si cela n’a pas déjà été fait lors des
contrôles de mouvements, le rapporteur s’assurera que, pour toutes les dépenses
pouvant donner lieu à déduction, les montants enregistrés dans le compte des taxes
à récupérer.
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Les frais de P.T.T sont souvent une source de coulages. C’est pourquoi la caisse
des timbres, partout où elle est encore tenue, fera l’objet d’une vérification tant en
recettes qu’en dépenses.
Les frais d’actes et de contentieux se vérifient sur la base des actes eux- mêmes et
des pièces figurant aux dossiers contentieux.
Si cela n’a pas déjà été fait au cours des contrôles de mouvements, le rapporteur
s’assurera par des sondages qu’il existe des pièces justificatives à l’appui des
dépenses inscrites en comptabilité.
Le rapporteur s’assurera par des sondages effectués pendant la période qui a suivi
la fin de l’exercice que toutes les dépenses concernant l’exercice ont été
enregistrées dans les comptes soit pour leur montant réel, si celui-ci pouvait être
connu, soit pour leur montant prévisionnel.
Lorsque la Société est passible de la T.T., et si cela n’a pas déjà été fait au cours
des contrôles de mouvements. Le rapporteur s’assurera que, pour toutes les
dépenses pouvant donner lieu à déduction, les montants enregistrés sont des
montants hors taxe, la taxe afférente étant inscrite dans le compte des taxes à
récupérer.
Frais financiers
Le rapporteur s’assurera que, d’une manière générale, les frais financiers divers
inscrits dans le compte ont bien la nature de frais financiers de fonctionnement et
non de charges de financement (compte de résultat) dûs sur des emprunts à plus
d’un an contractés par l’entreprise.
Les intérêts bancaires se vérifient avec les relevés des établissements de crédits,
dont il a déjà été question.
Les intérêts des comptes courants et des comptes de dépôts obéissent aux mêmes
principes de vérification que les intérêts sur comptes de banques ou sur emprunts.
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Les agios seront vérifiés, dans le cadre du programme, à l’aide des bordereaux
d’escompte des établissements de crédit.
Les escomptes accordés figurant sous frais financiers seront examinés quant à leur
bien-fondé et à leur calcul, en fonction des éléments de fait.
Les frais de banque et les frais sur effets, de même que les commissions sur
ouvertures de crédits, cautions et avals, se vérifient avec les relevés et l’échange de
correspondance avec les établissements de crédit, en particulier au sujet de la
quotité exacte de certaines de ces charges.
Frais de personnel
Il y aura lieu de refaire, suivant les cas, par sondages tout au moins, les calculs
d’une ou de plusieurs feuilles de paie, de vérifier la ventilation des rémunérations
brutes sur les comptes de prix de revient ou de charges et, enfin, de s’assurer de la
comptabilisation régulière, aux comptes intéressés, des éléments de la paie.
La technique des opérations de paie est un chapitre délicat. Le rapporteur aura non
seulement à vérifier que les bénéficiaires ont bien été présents, qu’ils ont eu droit
aux rémunérations brutes figurant à la feuille de paie, que toutes les déductions ont
été faites pour arriver à la rémunération nette, mais également que cette dernière a
été versée aux ayants droit.
Quant aux cotisations aux organismes de sécurité sociale et autres semblables, leur
vérification se fera sur la base des feuilles de paie, registres d’appointements et,
éventuellement, autres documents, en tenant compte des dispositions en vigueur,
dans la mesure où ces dernières s’appliquent à l’entreprise en présence.
C’est à cette occasion que seront vérifiés le calcul et l’enregistrement exacts des
charges sociales patronales à effectuer la plupart du temps, en partant ou en
exploitant des données résultant des feuilles ou registres de paie.
La charge de congés payés est à vérifier sur la base des obligations imposées à
l’entreprise.
L’impôt sur les salaires est à vérifier sur la base des salaires et appointements et
des taux en vigueur, qui peuvent être différentiels.
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Impôts et taxes
Les taxes et impôts directs, comprenant la patente, les impôts fonciers et taxes
foncières, sont à vérifier, en partant des avertissements de l’administration, quant au
bien-fondé de leurs éléments et quant à leur calcul et délais de paiement.
Si, pour le motif ci-dessus indiqué, des provisions ont été constituées à la clôture de
l’exercice précédent, le rapporteur s’assurera que le paiement des impôts dont il
s’agit a été imputé sur les provisions.
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Les provisions pour dépréciations des stocks ont déjà été examinées avec le
chapitre des valeurs d’exploitation, Il en est de même des provisions pour
dépréciations financières, vues avec les chapitres intéressés de l’actif.
Les provisions pour risques d’exploitation ont fait l’objet, de leur côté, d’un examen
sous le passif du bilan.
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Un travail analogue est à faire en ce qui concerne les avoirs et les retours.
Si cela n’a pas déjà été fait au cours des contrôles de mouvements, le rapporteur
s’assurera que les recettes dont a bénéficié la société sont conformes aux
conventions ci-dessus examinées, car il s’agit souvent de services importants sur le
plan financier.
Produits financiers
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Quant aux escomptes obtenus et aux produits financiers divers, il s’agira d’abord de
procéder, selon le cas, à l’inventaire nécessaire, pour déterminer si et dans quelle
mesure les produits de l’exercice ont été pris en considération et si ceux
comptabilisés l’ont été à bon escient.
Le rapporteur s’assurera que les produits financiers divers dont doit bénéficier la
société ont été régulièrement encaissés ou pris en compte. S’il constate un retard
dans les encaissements, il en recherchera la cause et la notera.
Si l’estimation est faite en prenant pour base le prix de revient réel, le rapporteur se
fera communiquer les éléments de ce prix de revient tels qu’ils résultent de la
comptabilité analytique et il se fera justifier l’exactitude de ces divers éléments.
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Subventions d’exploitation
Le rapporteur vérifiera à l’aide de la documentation qui lui aura été fournie que le
montant figurant au compte d’exploitation sous la rubrique « subventions
d’exploitation » est justifié.
• Résultat d’exploitation
Ce compte est destiné à calculer en fin de période les résultats d’exploitation avant
l’incidence des résultats hors exploitation et des pertes ou profits constatés sur les
cessions ou les mises hors service de certains éléments d’actif dont on ne peut
considérer la réalisation comme entrant dans l’activité normale de l’entreprise.
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Profits sur cessions de titres: ils résultent également de la comparaison entre le prix
de vente et la valeur comptable des valeurs mobilières, compte tenu de
dépréciations éventuelles constituées à leur sujet, devant disparaître parce qu
devenant sans objet du fait de la vente.
Les pertes, ou la différence en perte d’un ensemble d’opération, trouvent leur place
dans les pertes exceptionnelles.
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4 ANNEXES
4.1 Annexe 1
TERMINOLOGIE UTILISEE
Anomalie
Une anomalie (encore appelée erreur atypique) est une erreur découlant d’un
événement isolé, qui ne se reproduit pas, sauf peut-être dans des circonstances
identifiables. En tant que telle, une anomalie n’est pas représentative des erreurs
contenues dans la population et ne doit pas être extrapolée.
Application informatique
Une application informatique est un ensemble de programmes, de données et de
procédures administratives qui, intégrées, constituent un système d’information
permettant de remplir une fonction administrative ou commerciale spécifique (par
exemple, la comptabilité, le paiement de subventions, la tenue de l’inventaire). La
plupart des applications peuvent être considérées comme des processus articulés
autour de différentes phases, notamment l’entrée, le traitement et le stockage des
données ; puis l’obtention de résultats.
Audit
Un audit a pour but de permettre à l’auditeur d’exprimer de manière indépendante
une opinion selon laquelle les états financiers d’une organisation ont été établis,
dans tous leurs aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable
identifié ou si une activité effectuée par une organisation l’a été conformément à un
ensemble de critères prédéfinis.
Audit interne
L’audit interne est une activité de contrôle, au sein de l’entité, effectuant des travaux
pour le compte de cette dernière. Contrairement au contrôle interne, l’audit interne
est indépendant des procédures et des activités auditées. Ses fonctions
comprennent, entre autres, l’analyse, l’évaluation et le contrôle de ta pertinence et
de l’efficacité des systèmes comptables et de contrôle interne.
Audit récurrent
Un audit récurrent est un audit que la Cour est tenue d’effectuer chaque aimée soit
en vertu des obligations imposées par le traité ou par d’autres textes législatifs, soit
en vertu d’obligations queue s’est elle-même imposées.
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Audit sélectionné
Un audit sélectionné désigne une tâche d’audit choisie, dans le contexte de la
programmation annuelle des travaux, en fonction de son degré de priorité sur les
listes des tâches d’audit potentielles établies par les secteurs en liaison avec les
directeurs des Groupes d’audit.
Calcul
Le calcul est une procédure d’audit consistant à refaire les calculs ou à effectuer
des calculs différents pour vérifier l’exactitude de pièces ou de documents
comptables. (Voir procédure d’audit)
Champ de l’audit
Le champ de l’audit décrit, d’une part, le théine (entité ou activité) et la période à
auditer et, d’autre part, la nature de l’audit à effectuer.
Comptabilité d’exercice
La comptabilité d’exercice est une méthode de comptabilité qui consiste à
comptabiliser les produits et les charges découlant des opérations d’un exercice au
moment où ces produits sont gagnés et ces charges engagées, peu importe que
ces opérations aient été définitivement réglées par un encaissement ou un
décaissement.
Comptabilité de caisse
La comptabilité de caisse est une méthode de comptabilité en vertu de laquelle les
recettes ne Sont comptabilisées qu’au moment où il y a encaissement et les
dépenses ne sont comptabilisées que lorsqu’il y a décaissement.
Comptes
Le terme comptes a plusieurs sens. Il est tout d’abord utilisé pour désigner le
répertoire individuel dans lequel l’organisation enregistre une catégorie d’opérations
et/ou d’événements qui la concernent. E désigne ensuite l’ensemble des comptes
individuels. Enfin, il est souvent utilisé comme synonyme de l’expression “états
financier”, en particulier dans le contexte communautaire.
Confirmation
La confirmation est une procédure d’audit consistant à obtenir des réponses à des
demandes de renseignement adressées à des tiers en vue de corroborer des
informations contenues dans les documents comptables. (Voir procédure d’audit)
Continuité de l’exploitation
L’hypothèse de la continuité de l’exploitation considère que 1’orgïsation doit
continuer à fonctionner dans un avenir prévisible. Il est admis que l’organisation n’a
ni l’intention, ni l’obligation de se mettre en liquidation ou de réduire sensiblement
l’étendue de ses activités. Par conséquent, les éléments d’actif Sont valorisés sur la
base d’une utilisation continue, par exemple selon la méthode du coût historique ou
du coût de remplacement, plutôt que selon la méthode de la valeur réalisable nette
ou de la valeur liquidative. (Voir principes comptables généralement admis)
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Contrôle compensateur
Un contrôle compensateur est une procédure de contrôle qui, bien que n’ayant tout
d’abord pas été considérée comme un contrôle-clé, permet d’atteindre le même
objectif que le contrôle-clé évalué ou testé. L’auditeur peut chercher à identifier,
évaluer et tester un contrôle compensateur en lieu et place d’un contrôle-clé ne
fonctionnant pas de manière efficace, cohérente et permanente. (Voir procédure de
contrôle interne)
Déficience
Afin d’appliquer les objectifs généraux au contexte spécifique de l’audit à effectuer,
opérationnelle l’auditeur devrait identifier toutes les déficiences opérationnelles
(c’est-à-dire les faiblesses des procédures de contrôle interne, voire leur absence,
les erreurs et les irrégularités) potentielles empêchant l’entité auditée d’atteindre
lesdits objectifs.
Degré de confiance
Le degré de confiance (ou le degré d’assurance) est le contraire du risque d’audit.
Plus le degré de confiance désiré est élevé, plus la quantité de tests d’audit à
effectuer est importante. La Cour a pour politique d’effectuer tous les audits
financiers avec un degré de confiance de 95% et donc d’accepter un risque d’audit
de 5%.
Demande d’informations
La demande d’informations est une procédure d’audit consistant à essayer d’obtenir
des renseignements pertinents auprès de personnes bien renseignées, à l’intérieur
ou à l’extérieur de l’entité auditée. (Voir procédure d’audit) description synthétique
des systèmes.
Une description synthétique des systèmes a pour but de décrire les caractéristiques
principales des systèmes financiers et de gestion de l’entité auditée et de montrer
l’interaction de leurs principaux éléments.
Domaine à risque
Un domaine à risque désigne un domaine du champ de l’audit exposé à un niveau
élevé de risque inhérent ou de contrôle.
Économie
Dans le contexte de l’audit de la bonne gestion financière, l’objectif d’économie vise
à faire en sorte que les ressources mises en oeuvre par l’organisation pour la
production de biens et/ou de services sont rendus disponibles en temps utile, dans
Les quantités et qualités appropriées et au meilleur prix. (Voir objectif d’audit)
Efficacité
Dans le contexte de l’audit de la bonne gestion financière, l’objectif d’efficacité vise
à faire en sorte que les objectifs donnés sont atteints et que, ce faisant, ils
maximisent les effets recherchés de la politique entreprise. (Voir objectif d’audit)
Efficience
Dans le contexte de l’audit de la bonne gestion financière, l’objectif d’efficience vise
â faire en sorte que les biens et/ou les services nécessaires à la réalisation des
objectifs de l’organisation sont produits dans un rapport optimal entre extrants et
intrants. (Voir objectif d’audit)
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Environnement de contrôle
L’environnement de contrôle représente toutes les attitudes, la sensibilisation, les
pratiques et actions de la direction et de l’encadrent de l’entité concernant le
contrôle interne son importance au sein de L’entité (voir système de contrôle
interne).
Estimation comptable
Une estimation comptable est l’évaluation approximative d’un montant en l’absence
de méthode de mesure précise.
Étendue de l’audit
L’étendue de l’audit désigne les procédures d’audit estimées nécessaires dans le
contexte de l’audit (type d’audit et de rapport prévu, objectifs spécifiques et
contraintes, etc..) pour atteindre les objectifs de l’audit.
Fraude
L’acte du Conseil du 26.7.1995 instituant une Convention pour la protection des
intérêts financiers des Communautés définit la fraude comme suit: En matière de
dépenses, tout acte ou omission intentionnel relatif:
- à l’utilisation ou à la présentation de déclarations ou de documents faux,
inexacts ou incomplets. ayant pour effet la perception ou la rétention indue de
fonds provenant du budget général des Communautés européennes ou des
budgets gérés par les Communautés européennes ou pour leur compte ;
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Importance relative
L’importance relative exprime l’importance d’un élément ou d’un groupe d’éléments.
Un élément ou un groupe d’éléments est considéré comme important (ou
“significatif) lorsqu’il justifie d’être porté â l’attention des lecteurs d’un rapport de la
Cour. L’importance relative s’apprécie en raison de la valeur de l’élément ou du
groupe d’éléments, de sa nature ou du contexte dans lequel il apparaît.
En tant que principe comptable, l’importance relative signifie que les états financiers
doivent révéler:
- toutes les opérations dont l’importance peut affecter les évaluations faites par
leurs utilisateurs ou les décisions prises par ceux-ci;
- toutes les informations contribuant à rendre ces mêmes états financiers clairs
et compréhensibles.(Voir principes comptables généralement admis)
Information donnée
L’expression informations données a trait à la révélation de certaines informations,
en général dans les états financiers et dans les notes annexes. Les obligations en la
matière pour les divers organismes communautaires sont variées. Très souvent, ces
obligations sont inscrites dans les règlements financiers et les modalités d’exécution
du règlement financier applicables à ces organismes. Elles sont également définies
par les principes comptables généralement admis, la 4”n’ Directive du Conseil et par
les besoins des utilisateurs des états financiers. (Voir présentation et information
donnée)
Informations probantes
Les informations probantes sont les informations, obtenues par l’auditeur lors de
l’exécution de tests d’audit, qu’il analyse pour fonder ses conclusions ou son
opinion. Les informations probantes doivent être suffisantes pour étayer la
conclusion ou l’opinion. De plus, elles doivent être adéquates, c’est-à-dire
pertinentes par rapport aux objectifs d’audit et fiables. En général, les informations
probantes ont une nature plus persuasive que concluante.
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Inspection
L’inspection est une procédure d’audit consistant à examiner des registres, des
documents ou des biens corporels. (Voir procédure d’audit)
Intégralité
L’objectif d’audit financier d’intégralité signifie que l’auditeur vise à s’assurer que
toutes les opérations (pour ce qui concerne le bilan, tous les éléments d’actif et de
passif - y compris les éléments hors-bilan) concernant la période sont
comptabilisées. (Voir objectif d’audit)
Irrégularité
Dans le contexte communautaire, est constitutive d’une irrégularité ‘toute violation
d’une disposition du droit communautaire résultant d’un acte au d’une omission d’un
opérateur économique qui a ou aurait pour effet de porter préjudice au budget
général des Communautés européennes ou à des budgets gérés par celle-ci, soit
par la diminution ou la suppression de recettes provenant des ressources propres
perçues directement pour le compte des Communautés, soit par une dépense
indue”. (Règlement du Conseil – CE, Euratorn – n°2988 195 du 1 8 décembre 1995,
JO L 312 du 23.12.95)
Légalité et régularité
L’objectif d’audit financier de légalité et de régularité signifie que l’auditeur vise à
s’assurer que les opérations ont été effectuées conformément aux lois et
règlements applicables en la matière et que les crédits budgétaires nécessaires
sont disponibles. (Voir objectif d’audit)
Mesure
L’objectif d’audit financier de mesure signifie que l’auditeur vise i s’assurer, en
matière de recettes et de dépenses, qu’une opération a été comptabilisée à sa juste
valeur. (Voir objectif d’audit)
Objectif d’audit
Les objectifs d’audit sont tout d’abord définis par rapport à la nature de l’audit (audit
financier ou audit de la bonne gestion financière). Les objectifs d’audit généraux
applicables à l’audit financier des recettes et des dépenses sont la légalité et la
régularité, ainsi que l’intégralité, la réalité des opérations, la mesure, la présentation
et les informations données pour le compte de gestion. Pour l’audit du bilan,
l’objectif d’existence et de droits de propriété remplace la réalité des opérations e
l’objectif de valeur remplace celui de mesure. Les objectifs d’audit généraux
applicables à l’audit de la bonne gestion financière sont l’économie, l’efficience et
l’efficacité.
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Observation
L’observation est une procédure d’audit consistant â regarder une personne
effectuer une opération ou appliquer une procédure. (Voir procédure d’audit).
Opinion d’audit
L’opinion d’audit est une opinion écrite et explicite émise par l’auditeur sur les états
financiers pris dans leur ensemble. Il existe cinq types d’opinions : l’opinion sans
réserve, l’opinion sans réserve avec l’ajout d’une observation, l’opinion avec
réserve, l’impossibilité d’exprimer une opinion et l’opinion défavorable.
Population
Une population est un ensemble de données sur lesquelles l’auditeur sélectionne un
échantillon afin de parvenir à une conclusion. Il est possible de stratifier une
population, chaque strate (ou sous population) pouvant être analysée séparément.
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Une procédure d’audit désigne La méthode utilisée pour obtenir et analyser des
informations probantes. L’auditeur peut utiliser quatre types de procédures lors de
l’exécution des tests des contrôles et des tests de validation l’inspection,
l’observation, la demande d’informations et la confirmation et le calcul. Quant aux
procédures analytiques, elles sont principalement utilisées lors de la planification et
lors de la revue finale de l’audit.
Procédures analytiques
Les procédures analytiques désignent l’analyse de tendances et de ratios
significatifs et sont très fréquemment utilisées lors de la planification et lors de la
revue finale de l’audit. Une forme de procédure analytique, le test de prévision, peut
être utilisée, dans certains cas bien précis, pour fournir des informations probantes
sur la fiabilité des comptes. (Voir procédure d’audit)
Programme d’audit
Le programme d’audit décrit de manière détaillée la nature, le calendrier et l’étendue
des tests d’audit prévus pour mettre en oeuvre le plan d’enquête. Il sert
d’instructions aux agents directement responsables de l’exécution de l’audit et sert
de moyen de contrôle et de suivi de la bonne exécution du travail d’audit.
Prudence
Le principe comptable de prudence consiste en l’appréciation raisonnable des faits
afin d’éviter le risque de transfert, sur l’avenir, d’incertitudes présentes susceptibles
de grever le patrimoine et le résultat des activités de l’organisation. (Voir principes
comptables généralement admis)
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Risque de contrôle
Le risque de contrôle est le risque que les procédures de contrôle interne ne
permettent pas de prévenir ou de détecter et corriger à temps des erreurs ou des
déficiences significatives de la gestion financière. Une telle situation peut être due,
soit à l’absence de procédures de contrôle appropriées, soit au fait que les
procédures de contrôle interne existantes ne fonctionnent pas efficacement, de
manière permanente et cohérente. (Voir risque d’audit)
Risque d’audit
Le risque d’audit est le risque que l’auditeur exprime une opinion selon laquelle les
comptes seraient fiables alors qu’ils ne le sont pas, les opérations sous-jacentes
seraient légales et régulières alors que ce n’est pas le cas ou que la gestion
financière aurait été bonne alors queue ne l’était pas.
Risque inhérent
Le risque inhérent est le risque, lié à la nature des activités, opérations et structures
de gestion, que des erreurs ou des déficiences affectant la gestion financière, qui, si
elles ne sont pas prévenues ou détectées et corrigées par des procédures de
contrôle interne, rendront les comptes non-fiables, les opérations sous-jacentes en
grande partie illégales ou irrégulières ou la gestion financière mauvaise. (Voir risque
d’audit)
Sondage ou échantillonnage
Le sondage signifie la sélection, selon une approche statistique ou non statistique,
d’un échantillon d’éléments â tester.
115
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Stratégie d’audit
La stratégie d’audit désigne l’approche d’audit et les procédures d’audit choisies
pour atteindre les objectifs définis pour une tâche d’audit particulière.
Système comptable
Un système comptable désigne l’ensemble des procédures et des documents d’une
entité permettant le traitement des opérations et des événements aux fins
d’enregistrement dans les comptes. Ce système identifie, rassemble, analyse,
calcule, classe, enregistre, récapitule et fait état des opérations et événements.
Système informatique
Un système informatique est un système dans lequel un ordinateur, quels que
soient son type et ses capacités, est utilisé pour le traitement d’informations
importantes pour l’audit, que cet ordinateur soit exploité par l’entité ou par un tiers.
Tâche d’audit
Une tâche d’audit désigne un travail d’audit autonome et identifiable, aboutissant en
général â la présentation par la Cour d’un avis, d’un rapport ou d’une contribution à
un rapport.
116
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Test de prévision
Les tests de prévision sont une procédure analytique permettant d’obtenir des
informations probantes. L’auditeur prévoit le montant de certaines recettes ou
dépenses ou de certains éléments du bilan et le compare aux montants figurant
dans les états financiers de l’entité auditée. Les tests de prévision de ce type
peuvent seulement porter sur des flux de recettes ou de dépenses, ou sur des
éléments du bilan très prévisibles et seulement s’il est facile d’obtenir des données
fiables pour effectuer la prévision. (Voir procédures analytiques)
Unité de sondage
Les unités de sondage sont les unités constituant la population.
Valeur
L’objectif d’audit financier de valeur signifie que l’auditeur vise à s’assurer que tous
les éléments d’actif et de passif figurant au bilan sont comptabilisés à leur juste
valeur. (Voir objectif d’audit)
117
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4.2 Annexe 2
Définition de la comptabilité
La comptabilité est le recensement et la mesure économique de l'activité et du
patrimoine d'une entité économique (entreprise, collectivité, association, État,
administration publique, etc..)
Ce recensement est fait chronologiquement par inscription dans des documents dits
« comptables ».
Dans tous les cas, les opérations sont datées et explicitées par un libellé. Chaque
ligne comptable doit correspondre à un document répertorié qui doit toujours en
retour pouvoir justifier une écriture comptable (une facture, un relevé de compte
bancaire, une feuille d'impôt à payer, etc..). Tous ces documents doivent respecter
des règles : date, émetteur, destinataire, montants, etc.. Une écriture comptable
peut ainsi correspondre à un fait réel opposable à des tiers. (Etat, organisme
sociaux, justice, etc..)
Les comptes de bilan correspondent aux structures de l'organisme (selon les cas :
les capitaux, subventions accordées ou reçues, les bâtiments, les machines, les
clients, les fournisseurs, les citoyens, les établissements financiers, etc..)
118
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La comptabilité privée est celle que tiennent tous les autres acteurs économiques.
Ils utilisent l'une des deux techniques, au choix pour certains organismes
(associations, petites entreprises) ou imposées par certains critères fiscaux,
économiques et sociaux.
Comptabilité Publique
La comptabilité publique est l’ensemble des règles juridiques et techniques qui
gouvernent les opérations financières de l’Etat et des autres personnes publiques.
119
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L’Ordonnateur Trésorier est quant à lui reconnu par la loi de finances 2005 comme
comptable principal de l’Etat. Il commissionne les comptables spécialisés des
organismes et établissements autonomes et les comptables des projets.
Ce nouveau système permet a priori le suivi de la dépense par nature et par secteur
d’activité grâce à l’harmonisation des nomenclatures budgétaires et comptables ; ce
qui, une fois le système devenu opérationnel, favoriserait la transparence dans la
gestion des finances publiques.
Comptabilité de Matières
La comptabilité de matières porte sur :
• les matières, objets, fournitures et matériel formant l’approvisionnement des
magasins ;
• les matières, objets, fournitures et matériel en service ;
• les immeubles.
Tout agent, tant civil que militaire, tout magistrat ou agent de l’ordre judiciaire est
pécuniairement responsable de la garde et de la bonne conservation des matières,
objets, fournitures, matériel et meubles qui lui sont confiés.
120
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Les biens formant le patrimoine général de l’Etat sont inventoriés suivant les
modalités prescrites.
Ils sont chargés de surveiller l’organisation et la gestion des magasins et des dépôts
de matériel remis aux divers services de l’Etat et de la vérification des inventaires
des immeubles, du mobilier et du matériel. Ils rendent compte de tous abus et
erreurs constatés.
Seule la différence entre les recettes et les dépenses globales ainsi comptabilisées,
donne lieu à l’établissement d’un procès-verbal de déficit ou d’excédent dont le
montant est mis à charge du crédit prévu au chapitre « non-valeurs » du budget ou
imputé au profit du budget des voies et moyens.
121
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Cette liste établie par le contrôleur est contresignée par le comptable du magasin ou
du dépôt.
Comptabilité Générale
La comptabilité est un système d’organisation de l’information financière permettant
de :
• saisir, classer, enregistrer les opérations commerciales et financières de l’entité
et de retracer toutes les transformations subies par les capitaux mis à sa
disposition ;
• fournir après traitement un ensemble de documents de synthèses.
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L’Administration est ainsi fondée à demander le délai des comptes présentés dans
les documents de synthèse.
Les livres ou documents comptables peuvent être tenus dans la forme et par tous
les moyens ou procédés appropriés, à condition toutefois que toutes les données
des registres auxiliaires, ou des documents en tenant lieu soient récapitulés
annuellement dans un journal général ou un journal centralisateur.
Le journal général ou le journal centralisateur est tenu avec le plus grand soin, sans
blanc, lacune ni altération d’aucune sorte.
Tous les systèmes et procédés comptables (manuel, par décalque ou utilisant les
services de la mécanographie ou d’un ordinateur) peuvent être employés pourvu
qu’ils permettent le contrôle de la comptabilité.
Bien que les deux systèmes constituent des outils de gestion indispensables à
l’entreprise et qu’ils sont complémentaires, il n’en demeure pas moins qu’un certain
nombre de points les différencie en l’occurrence les suivants :
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Les documents de base utilisés par la comptabilité générale sont des documents
externes : les factures des clients, les factures des fournisseurs, les états de paie.
Les documents de base utilisés par la comptabilité analytique ont souvent un
caractère interne tel que les bons de sortie matières, les fiches de contrôle, les bons
de travail, les ordres d’usinage, les bons de réception, etc..
124
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Tableau 1 – Budget de fonctionnement : Crédits initiaux et finaux (y compris toutes les modifications) répartis selon les sections
budgétaires (en Fbu)
Crédits Crédits Crédits Transferts de crédits Virements de crédits Crédits définitifs Variation N/N-1
Sections initiaux supplémentaires + - + - Exercice N-1 Exercice N En valeur En %
Dépenses sur biens et services
Salaires et primes
Autres biens et services
Arriérés sur le secteur privé
Contribution aux org. internationaux
Transfert aux ménages
Subventions et subsides
Versement d’intérêts sur la dette
publique
Versement d’intérêts extérieurs
Versement d’intérêts intérieurs
Dépenses sur dons
Dons courants
Dons en capital
Dépenses des fonds
Fonds routier national
Fonds de solidarité nationale
TOTAL
125
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Tableau 2 – Budget de fonctionnement : Répartition des crédits définitifs selon Institutions publiques (en Fbu)
126
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127
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Tableau 3 – Répartition des recettes prévues et réalisées selon comptes budgétaires (en Fbu)
71 Produits fiscaux
128
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Revenu de la propriété
Dividendes
Prélèvements sur les quasi sociétés
Loyers
Autres recettes non fiscales
Droits administratifs
Amendes, pénalités et confiscations non fiscales
Produits divers & non identifiés
Total recettes non fiscales
73 Dons
Dons courants
Dons en capital
Total des ressources
129
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Tableau 4 – Budget d'investissement: Répartition des dépenses prévues et réalisées par Institution publique bénéficiaire (en Fbu)
Crédits Exercice N
Variation N/N-1
Crédits
Crédits initiaux Modifications Réalisation définitive N-1
définitifs
Institutions (1) LF rectificatives (2) En valeur En %
(3)=(1)+(2)
Présidence de la République
Secrétariat Général du Gouvernement
Première Vice-Présidence
Deuxième Vice-Présidence
Assemblée Nationale
Sénat
Cour des comptes
Ministère de la planification
Ministère des relations Extérieures
Ministère de la Défense Nationale
Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité
Ministère des Finances
Ministère de la Justice et garde
Ministère de l'Information
Ministère de la Fonction Publique
Ministère de la bonne Gouvernance
Ministère à la Présidence
Ministère de l'Education Nationale
Ministère de la Santé Publique
130
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131
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Titres Budget
Budget de fonctionnement
d'investissement
Dépenses Dépenses sur Versement d'intérêts Dépenses Dépenses en capital
Total
sur salaires biens et services sur la dette publique des fonds et prêts nets
Institutions
Ministère de l'Agriculture et de l’Elevage
Ministère de Commerce et de l’industrie
Ministère de l'Energie et des Mines
Ministère des Transports et ¨Postes
Ministère des Travaux Publics
Ministère de l'Aménagement
Dépenses non réparties et ayant un caractère urgent
Intérêts de la dette publique
Ministère de la Jeunesse et des Sports
Ministère de l'Agriculture et de l’Elevage
Ministère de Commerce et de k’Industrie
Ministère de l'Energie et des Mines
Ministère des Transports et Postes
Ministère des Travaux Publics
Ministère de l’Aménagement
Dépenses non réparties et ayant un caractère urgent
Intérêts de la dette publique
TOTAL
132
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71 Produits fiscaux
73 Dons
Ressources d'emprunts
Total des ressources du budget de l’Etat
La pression fiscale résulte du rapport entre toutes les ressources fiscales et le PIB au coût des facteurs et au prix courant (prix du marché)
133
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Tableau 7 – Budget d’Investissement : Evolution des dépenses par nature durant les dernières années par section budgétaire
Dépenses en capital
Dépenses en capital sur budget national
Paiement arriérés sur budget national
Tirages sur dette extérieure
Dons en capital
Eventuels prêts nets du trésor
Tirages sur prêts rétrocédés
Recouvrement des prêts rétrocédés
Total général des dépenses en capital et
d'éventuels prêts nets du trésor
134
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A titre d'exemples :
Dépenses de fonctionnement
Dépenses d'investissements
TOTAL
PIB
135
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Tableau 9 – Répartition des dépenses des fonds spéciaux du Trésor par Institution publique (en Fbu)
Réalisations Variation
Comptes (selon Ministères)
Année N-1 Année N En valeur En %
Présidence de la République
Secrétariat Général du
Gouvernement
Première Vice-Présidence
Deuxième Vice-Présidence
Assemblée Nationale
Sénat
Cour des comptes
Ministère de la planification
Ministère des relations Extérieures
Ministère de la Défense Nationale
Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité
Ministère des Finances
Ministère de la Justice et garde
Ministère de l'Information
Ministère de la Fonction Publique
Ministère de la bonne Gouvernance
Ministère à la Présidence
Ministère de l'Education Nationale
Ministère de la Santé Publique
Ministère de la Solidarité Nationale
Ministère de la Jeunesse et des Sports
Ministère de l'Agriculture et de l’Elevage
Ministère du Commerce et de l’Industrie
Ministère de l'Energie et des Mines
Ministère des Transports, Postes
Ministère des Travaux Publics
Ministère de l'Aménagement
TOTAL
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5 BIBLIOGRAPHIE
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Assistance Technique à la Certification des Comptes Publics, la Déclaration Générale de Guide des procédures de
Conformité et la Définition d’un Dossier Permanent à la Cour des Comptes du Burundi certification des comptes publics
• Normes internationales :
- Normes IFAC ;
- Normes INTOSAI ;
- Memento comptable ;
- Francis Lefaible, édition 2005 ;
- Technique de contrôle ;
- Howard Stettler, édition organisation Paris 1990.
141