Variogramme en Géostatistique: Concepts Clés
Variogramme en Géostatistique: Concepts Clés
Cours 1 : Variogramme
Objectifs
• Expliquer ce que représente le variogramme et en quoi il permet de mesurer la continuité
spatiale des teneurs;
? Géologie : résultante de
processus géologiques
complexes et temporelles.
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1. Point de vue de la géostatistique
Objectifs de la géostatistique
Forages (données
ponctuelles);
? Géophysiques;
Études antérieures;
Base de données
(SIGEOM, SIH, …).
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1. Point de vue de la géostatistique
Idée fondamentale : La nature n'est pas entièrement "imprévisible". Deux
observations situées l'une près de l'autre devraient, en moyenne, se
ressembler davantage que deux observations éloignées.
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1. Point de vue de la géostatistique
Question : comment estimer 𝒁(𝒙𝟎 ) ?
Recours à des hypothèses → les
Gisement 𝑍(𝑥1 ) statistiques ne dépendent pas de x.
Elles dépendent de la distance h
entre les points.
𝑍(𝑥2 )
Stationnarité de second ordre
? 𝑍(𝑥3 ) • 𝐸 𝑍 𝑥 =𝑚
• 𝐸 𝑍 𝑥 − 𝑍(𝑥 + ℎ) = 0
• 𝐶𝑜𝑣 𝑍 𝑥 , 𝑍 𝑥 + ℎ = 𝐶(ℎ)
1
𝑍(𝑥0 ) • 𝑉𝑎𝑟 𝑍 𝑥 −𝑍 𝑥+ℎ = 𝛾(ℎ)
2
f(x,y)
f(x,y)
Y X Y X
f(x,y)
Y X
1.1 Rappels
Deux variables aléatoires (X et Y) : la distribution conjointe de deux v.a peut se résumer par
Cov X, Y
𝜌𝑋𝑌 = 𝜖 −1,1
σ𝑋 σ𝑌
1.1 Rappels
Deux variables aléatoires (X et Y) : influence de la corrélation
sur la distribution bivariable.
1.1 Rappels
Espérance mathématique
Définition :
• 𝐸 𝑋 = 𝑥𝑑 𝑥 𝑋𝑓𝑥
• 𝐸 𝑔(𝑋) = 𝑥𝑑 𝑥 𝑋𝑓)𝑥(𝑔
• 𝐸 𝑔(𝑋, 𝑌) = 𝑥(𝑔 , 𝑦)𝑓𝑋𝑌 𝑥, 𝑦 𝑑𝑥𝑑𝑦
Variance :
Si 𝑔 𝑋 = (𝑋 − 𝑚)2 , alors 𝐸 𝑔(𝑋) = 𝑉𝑎𝑟(𝑋)
Covariance :
Si 𝑔 𝑋, 𝑌 = (𝑋 − 𝑚𝑥 )(𝑌 − 𝑚𝑦 ), alors 𝐸 𝑔(𝑋, 𝑌) = 𝐶𝑜𝑣(𝑋, 𝑌)
13
1.1 Rappels
Espérance mathématique et
variance
Généralisation :
À noter :
• 𝐶𝑜𝑣 𝑋, 𝑋 = 𝑉𝑎𝑟 𝑋
• 𝑉𝑎𝑟 𝑋 + 𝑌 = 𝑉𝑎𝑟 𝑋 + 𝑉𝑎𝑟 𝑌 si X et Y sont indépendants
• 𝐶𝑜𝑣 𝑋, 𝑌 = 0 si X et Y sont indépendants
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1.1 Rappels
Espérance mathématique et
variance
Propriétés : opérateur linéaire
• 𝐸 𝑐𝑔(𝑋) = 𝑐𝐸 𝑔(𝑋)
• 𝐸 𝑔 𝑋 + ℎ(𝑋) = 𝐸 𝑔(𝑋) + 𝐸 ℎ(𝑋)
• 𝐸 𝑔 𝑋, 𝑌 + ℎ(𝑋, 𝑌) = 𝐸 𝑔(𝑋, 𝑌) + 𝐸 ℎ(𝑋, 𝑌)
En particulier, on obtient :
• 𝑉𝑎𝑟 𝑋 + 𝑌 = 𝑉𝑎𝑟 𝑋 + 𝑉𝑎𝑟 𝑌 + 2𝐶𝑜𝑣(𝑋, 𝑌)
• 𝑉𝑎𝑟 𝑎𝑋 + 𝑏𝑌 = 𝑎2 𝑉𝑎𝑟 𝑋 + 𝑏 2 𝑉𝑎𝑟 𝑌 + 2𝑎𝑏𝐶𝑜𝑣(𝑋, 𝑌)
Généralisation :
𝑛 𝑛 𝑛
Support : est la taille physique, caractérisée par une géométrie et une orientation, du
volume sur lequel une mesure de la variable régionalisée Z est effectuée
3m
v: 10mx10mx5m
V: 120mx120x20m
Exemple : Le support est crucial dans les travaux miniers, car il ne s'agit pas seulement d'identifier des points
riches en minerais, mais de déterminer quels panneaux de taille fixe (définie par les techniques employées) ont
probablement une teneur en minerais répondant à une valeur de coupure définie par des contraintes techniques et
économiques.
16
1.1 Effet de support
Effet de support
Qu’observe-t-on de
particulier ?
Pourquoi ? Explication ?
Teneur Teneur
17
1.1 Effet d’information
Définition :
Information : Indication, renseignement, précision que l'on donne ou que l'on obtient sur
quelqu'un ou quelque chose
traité
20
2.1 Hypothèse de stationnarité
Gisement
Stationnarité du second ordre
𝑍(𝑥1 ) 𝑍(𝑥0 ) 𝑍(𝑥2 )
L’espérance mathématique ne dépend pas de la
localisation x
• 𝐸 𝑍 𝑥 =𝑚
• 𝐸 𝑍 𝑥 − 𝑍(𝑥 + ℎ) = 0
𝑍(𝑥) 𝑍(𝑥 + ℎ)
ℎ La covariance ne dépend que de h
• 𝐶𝑜𝑣 𝑍 𝑥 , 𝑍 𝑥 + ℎ = 𝐶 ℎ , covariogramme
1
• 𝑍 𝑥 − 𝑍 𝑥 + ℎ = 𝛾(ℎ) , variogramme
𝑉𝑎𝑟
2
• Var 𝑍 𝑥 = 𝐶 0 , constante
ℎ1 ℎ2 ℎ3
Généralement
𝜌(ℎ2 ) = 0.5 𝜌(ℎ3 ) = 0.15 si h ↑, 𝐶 ↓, 𝜌 ↓
𝜌(ℎ1 ) = 0.94
22
2.1 Hypothèse de stationnarité
Variogramme
1
𝛾 ℎ = 𝑉𝑎𝑟 𝑍 𝑥 − 𝑍 𝑥 + ℎ
2
1 2
= 𝐸 𝑍 𝑥 −𝑍 𝑥+ℎ
𝑍 𝑥+ℎ
Généralement
si h ↑, 𝛾 ↑
𝑍 𝑥
23
2.1 Hypothèse de stationnarité
Variogramme 1
𝛾 ℎ = 𝑉𝑎𝑟 𝑍 𝑥 − 𝑍 𝑥 + ℎ
2
Gisement
ℎ1 ℎ2 ℎ3
Généralement
γ(ℎ1 ) = 0.25 γ(ℎ2 ) = 0.5 γ(ℎ3 ) = 0.75 si h ↑, 𝛾 ↑
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2.1 Hypothèse de stationnarité
2
𝛾 ℎ = 𝜎 − 𝐶(ℎ)
𝜎2
Uniquement vrai si le
variogramme présente un
palier, sinon 𝜎 2 n’est pas défini
25
2.1 Variogramme expérimental
Objectifs de la géostatistique
La géostatistique, qui étudie les phénomènes continus et catégoriels, a permis le développement de
méthodes spécifiques pour étudier les relations spatiales entre les observations et construire des
outils prédictifs.
Nuée variographique
Plan de position Nuée variographique Variogramme
Carrées des écarts
1
𝑍 𝑥 −𝑧 𝑥+ℎ 2
𝛾(ℎ) omnidirectionnel
2
N points de Distance
données de la N x (N-1) points
26
propriété Z
2.1 Variogramme expérimental
Variogramme expérimental
𝑁(ℎ)
1 2
𝛾𝑒 ℎ = 𝑍 𝑥𝑖 − 𝑍 𝑥𝑖 + ℎ
2𝑁(ℎ)
𝑖=1
𝑁(ℎ) : nombre de paires de points dans la classe ℎ considérée
27
2.1 Variogramme expérimental
Variogramme expérimental : 2D
h=3 ; tol=0 h=8 ; tol=0 h=15 ; tol=0
28
2.1 Variogramme expérimental
Vers un modèle
théorique
29
2.2 Variogramme théorique
Il faut utiliser un modèle démontré admissible :
Assurer que toute variance calculée à partir du modèle soit
positive
𝐶=16.9
𝐶0 =2.1
30
𝑎=20
3. Modélisation du variogramme théorique
Un modèle théorique est requis afin d’assurer que toutes
variances calculées à partir du modèle sont nulles ou positives.
𝑛
Soit une combinaison linéaire 𝜆𝑖 𝑍𝑖 , il faut démontrer pour ∀𝑛, ∀𝜆𝑖 𝑒𝑡 ∀𝑍𝑖 que :
𝑖=1
OUTCH!!!
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
Note 1 : C est nommé la matrice de covariance et elle fournit la covariance entre chaque paire d'éléments. Il suffit de démontrer que
C est semi-défini positive pour vérifier l’admissibilité d’un modèle pour toutes les combinaisons linéaires possibles.
Note 2: La relation est valide seulement si le variogramme présente un palier. Sinon, l’équation à démontrer est légèrement plus
complexe. Il faut stipuler que σ𝑛𝑖=1 𝜆𝑖 = 0, et démontrer que 𝑉𝑎𝑟 σ𝑛𝑖=1 𝜆𝑖 𝑍𝑖 = − σ𝑛𝑖=1 σ𝑛𝑗=1 𝜆𝑖 𝜆𝑗 𝛾 ℎ𝑖,𝑗 ≥ 0. 31
3. Modélisation du variogramme théorique
Densité spectrale
Une fonction de densité spectrale est admissible si on peut démontrer qu'elle est positive (ou
nulle) pour chaque s, garantissant ainsi que la covariance directe associée est admissible.
C ℎ = ℜ𝑑 𝑒 𝑖 𝑠∙ℎ
𝐹(𝑑𝑠)
où · est le produit scalaire et 𝐹(𝑑𝑠) est la mesure spectrale.
Lorsque 𝐶(ℎ) est de carré intégrable, la mesure spectrale peut s'écrire sous la forme d'une
densité spectrale, 𝐹 𝑑𝑠 = 𝑓 𝑠 𝑑𝑠.
Si C(h) est absolument intégrable, la densité spectrale peut être obtenue par
1 −𝑖 𝑠∙ℎ
𝑓 𝑠 = 𝑑
න 𝑒 𝐶 ℎ 𝑑ℎ
2𝜋 ℜ𝑑
Marcotte, D. (2015). TASC3D: A program to test the admissibility in 3D of non-linear models of coregionalization. In Computers & Geosciences (Vol. 83, 32
pp. 168–175). Elsevier BV. https://doi.org/10.1016/j.cageo.2015.07.012
3. Modélisation du variogramme théorique
33
3. Modélisation du variogramme théorique
Construction de modèles admissibles :
• Toute somme (coefficients positifs) de modèles de variogramme est
admissible
g(h)
g(h)
100 100
0 0
0 100 200 0 100 200
h h
200 sphérique 200 gaussien
g(h)
g(h)
100 100
0 0
0 100 200 0 100 200
h h
200 exponentiel
g(h)
100
0
0 100 200
h
35
3.1 Modèle de variogramme admissible
Il existe plusieurs modèles admissibles. En voici une liste :
36
3.1 Modèle de variogramme admissible
Il existe plusieurs modèles admissibles. Voici une autre liste :
37
3.2 Anisotropies
Anisotropies géométriques :
𝜃𝑝 𝑎𝑔
𝜃 𝜃𝑝
𝜃𝑎𝑔
𝑝1
𝑦
39
3.2 Anisotropies
Anisotropies géométriques : calcul du variogramme pour deux points
𝑝2
1) déterminer la distance (ℎ) et l’angle (𝜃𝑝 ) formé
par les points 𝑝1 et 𝑝2 ;
𝜃𝑝
𝑝1
2) Calculer 𝜃 soit l’angle formé entre 𝑎𝑔 et le vecteur
constitué des points 𝑝1 et 𝑝2 ;
𝑎𝜃
𝑎𝑝
3) Calculer a𝜃 soit la portée effective dans la 𝜃 𝑎𝑔
𝑎𝑔 𝑎𝑝
direction du vecteur formé par 𝑝1 et 𝑝2 ; 𝑎𝜃 =
𝑎𝑝2 cos2 𝜃 + 𝑎𝑔2 sin2 𝜃 𝜃𝑎𝑔
𝑦
𝜃𝑝
41
4. Problèmes et stratégies de modélisation
variogramme théorique
Le variogramme est une statistique d’ordre 2
Aparté:
La géostatistique s'intéresse de plus en plus à des caractérisations plus
complètes des champs étudiés (p. ex. les moments définis sur plus de deux
points, statistiques d’ordre trois comme l’asymétrie directionnel).
42
4.1 Ajustement d’un variogramme expérimental
Exemple 1: Directionnel isotrope
Modèle effet de pépite (𝐶0 = 27.45 %𝑚2) et modèle sphérique isotrope (𝐶 = 69.75 %𝑚2, 𝑎 = 74.01)
43
4.1 Ajustement d’un variogramme expérimental
Exemple 2: Directionnel anisotrope
Modèle effet de pépite (𝐶0 =0.6 m2) et modèle gaussien avec anisotropie
géométrique (𝐶 = 7.8 𝑚2, 𝑎𝑔 = 𝑎90 = 256.2 𝑚, 𝑎𝑝 = 𝑎0 = 143.1 𝑚) 44
4.1 Ajustement d’un variogramme expérimental
Stratégies de modélisation
1. Définition minutieuse du domaine (taille de blocs, frontières, etc.)
2. Examen des données, données extrêmes ?
• Au besoin sous-échantillonnage des données pour éviter de
surreprésenter des zones particulières (Declustering and
debiasing, Pyrcz and Deutsch (2007))
3. Déterminer les directions géologiques principales
• Variogramme omnidirectionnel → modèle isotrope candidat
• Calculer les variogrammes directionnels (au moins 4
directions) attention aux paramètres de calculs (classes de distance
et tolérance)
• Comparer les variogrammes directionnels au modèle isotrope
candidat
o acceptable → terminé
o Inacceptable → ajuster un modèle anisotrope (géométrique)
▪ anisotrope (géométrique) acceptable → terminé
▪ Inacceptable → anisotropie zonale ?
Dans tous les cas, il importe surtout d’ajuster les premiers points du
variogramme. Éviter de «surajuster» les données à grande distance. 45
4.1 Ajustement d’un variogramme expérimental
Stratégies de modélisation : remarques concernant le
calcul des variogrammes
• Au minimum 30 paires de points pour la plupart des classes du
variogramme
• Au moins 4 à 6 points avant le palier afin d’ajuster le modèle
ℎ
• Limiter les distances d’ajustement à de petit ℎ (i.e ℎ < 𝑚𝑎𝑥 )
2
• Éviter les effets de bord
• Assurer la présence de données impliquant le centre du
phénomène
• Le comportement géologique aux bordures peut différer
de celui du centre
• Avoir un minimum de données observées sur le terrain
• >30 pour un variogramme omnidirectionnel
• >60 pour les variogrammes directionnels
46
4.1 Ajustement d’un variogramme expérimental
Il existe plusieurs stratégies différentes et chacun développe probablement ses propres habitudes. Pour
ma part, je recommande la stratégie suivante:
- Calculer et modéliser le variogramme omnidirectionnel en respectant, pour le choix des classes, les
règles énoncées ci-haut.
- Si le nombre de données le permet (i.e. au moins 50, préférablement 100) calculer les variogrammes
directionnels selon différentes directions (ex. 0, 45, 90, et 135 degrés) en respectant les règles ci-haut
(i.e. nb. paires >30, demi-longueur du champ comme distance maximale) et surimposer le modèle
omnidirectionnel sur les variogrammes expérimentaux directionnels. La géologie peut apporter une
information précieuse dans le choix des directions et la décision d'adopter ou non un modèle
anisotrope.
- Déterminer s'il y a anisotropie: différences de palier, mais surtout de portées qui ne peuvent
raisonnablement être imputées à des fluctuations aléatoires du variogramme. Cette évaluation
concerne surtout le début du variogramme. Des divergences à distance plus grandes sont normales
et sans importance. Si nécessaire, procéder à l'ajustement d'un modèle anisotrope.
47
4.1 Ajustement d’un variogramme expérimental
Ajustement visuel vs méthodes automatiques
1. Visuelle
2. Moindres carrés
3. Maximum de vraisemblances
4. Validation croisée
5. Machine Learning
Opinion : Les méthodes entièrement automatiques sont probablement à éviter. Un monitoring des caractéristiques
essentielles du modèle est souhaitable (type de modèle, anisotropie, direction d'anisotropie). Les connaissances de
l'utilisateur concernant le phénomène doivent être mises à contribution. La géostatistique n'est pas une boîte noire! 48
4.1 Ajustement d’un variogramme expérimental
Ajustement visuel vs méthodes automatiques
1. Visuelle
49
4.1 Ajustement d’un variogramme expérimental
Ajustement visuel vs méthodes automatiques
2. Moindre carrés
Reproduisent l'approche manuelle courante de modélisation de semivariogrammes jusqu'au
calcul de plusieurs semivariogrammes expérimentaux, puis automatisent la sélection des
paramètres du semivariogramme pour minimiser l'écart avec les points expérimentaux.
50
4.1 Ajustement d’un variogramme expérimental
Ajustement visuel vs méthodes automatiques
3. Maximum de vraisemblances
Définition : Une technique statistique utilisée pour estimer les paramètres d'un
modèle statistique. Elle repose sur l'idée de trouver les valeurs des paramètres qui
maximisent la probabilité (ou la vraisemblance) d'observer les données telles
qu'elles ont été recueillies.
51
4.1 Ajustement d’un variogramme expérimental
Ajustement visuel vs méthodes automatiques
4. Validation Croisée
52
4.1 Ajustement d’un variogramme expérimental
Ajustement visuel vs méthodes automatiques
5. Machine Learning
Jo, H., Pyrcz, M.J. Automatic Semivariogram Modeling by Convolutional Neural Network. Math Geosci 54, 177–205 (2022). 53
https://doi.org/10.1007/s11004-021-09962-w
5.5 Problèmes et stratégies de modélisation
Variogramme expérimental : 3D
Meilleures directions pour le calcul → directions des forages
• Permets de bien estimer le variogramme à petite distance
• Erreurs de localisation et de direction ont moins d’impacts sur le
variogramme, car les distances intercarottes demeurent inchangées
Problématique:
• Nécessite des forages ayant différentes directions pour pouvoir
modéliser l’anisotropie
Direction de calcul et
tolérance angulaire
54
Problèmes : présence de données extrêmes
1 2 1 2 20 3 2 1 20 2 1 2 1 3 2 1
Solutions possibles :
• Transformer les données pour diminuer l’influence des valeurs extrêmes
• Éliminer la donnée s’il s’agit d’une erreur d’analyse
• Écrêtage (capping) 55
Problèmes : différence de variabilité entre deux
zones
Zone A (coordonnées distantes de 2 m)
4 4 5 4 4 5 6 5
Zone B
Solutions possibles:
• Séparer en 2 zones si
possible, sinon
• Uniformiser l'échantillonnage,
i.e. 1 point sur 2 dans la zone
Zone A+B B.
Zone A
56
Problèmes : rééchantillonner seulement les teneurs riches
(doublons)
Très mauvaise idée d'utiliser les données originales et quelques
duplicata
→ explosion de l'effet de pépite.
Si on fait des duplicata, soit on en fait partout, soit on les choisit au
hasard. Solutions possibles:
• Éviter les stratégies
d'échantillonnage biaisées
vers les valeurs fortes
• Décimer l'échantillon pour
assurer une couverture
uniforme partout
57
Problèmes : erreurs de localisation
Peu induire un effet de pépite non désiré lors de la modélisation
Solutions possibles:
• Localiser avec soin les
données
• Tenir compte des erreurs de
localisation lors de
l’estimation
58
Problèmes : géologie du gisement
59
Problèmes : détection des anisotropies
• Tolérance maintenue faible : < 22.5°, idéalement 0-10°
• Plus la tolérance augmente et plus :
• ont augmentent le nombre de paires de points
disponibles
Choix à
• les variogrammes deviennent moins directionnels
• on a une sous-estimation de l’anisotropie faire
Solutions possibles:
• Discuter avec les spécialistes
Est-ce probable que le gisement
présente une anisotropie ?
• Varier la tolérance et observer
l’influence sur l’anisotropie
60
Problèmes : isotrope versus anisotrope
61
Problèmes : effet de pépite apparent
Avec moins de données, parfois on voit un effet de
pépite apparent alors qu'en vrai il n'y en a pas.
62
Il faut savoir accepter une direction mal ajustée afin
d’éviter des comportements encore bien pires ailleurs
135° 135°
63
Autres outils utiles
• Variogramme des log(teneurs) pour identifier les anisotropies possibles, la (les)
portée, l’importance approximative de l’effet de pépite;
• Variogramme d’une transformation des teneurs (e.g., rang), même chose que les
log;