0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues10 pages

ODD1

Les Objectifs de Développement Durable visent à résoudre des défis mondiaux tels que la pauvreté, la faim, la santé, l'éducation, l'égalité des sexes, l'accès à l'eau et à l'énergie, et la croissance économique d'ici 2030. La pandémie de COVID-19 a exacerbé ces problèmes, menaçant les progrès réalisés et augmentant les inégalités. Il est crucial d'atteindre chaque objectif pour garantir un avenir durable et inclusif pour tous.

Transféré par

Amin chouaibi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues10 pages

ODD1

Les Objectifs de Développement Durable visent à résoudre des défis mondiaux tels que la pauvreté, la faim, la santé, l'éducation, l'égalité des sexes, l'accès à l'eau et à l'énergie, et la croissance économique d'ici 2030. La pandémie de COVID-19 a exacerbé ces problèmes, menaçant les progrès réalisés et augmentant les inégalités. Il est crucial d'atteindre chaque objectif pour garantir un avenir durable et inclusif pour tous.

Transféré par

Amin chouaibi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

17 Objectifs pour sauver le monde.

Les objectifs de développement durable nous donnent la marche à suivre pour parvenir à un
avenir meilleur et plus durable pour tous. Ils répondent aux défis mondiaux auxquels nous
sommes confrontés, notamment ceux liés à la pauvreté, aux inégalités, au climat, à la
dégradation de l’environnement, à la prospérité, à la paix et à la justice. Les objectifs sont
interconnectés et, pour ne laisser personne de côté, il est important d’atteindre chacun
d’entre eux, et chacune de leurs cibles, d’ici à 2030. Cliquez sur un objectif spécifique ci-
dessous pour en savoir plus.

Objectif 1 : Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde

1-Pas de pauvreté

Entre 1990 et 2015, le taux d’extrême pauvreté dans le monde a reculé, passant de 36 % à
10 %. Toutefois, le rythme du changement s’est ralenti et la crise liée à la COVID-19 risque
hélas d’anéantir des décennies de progrès dans la lutte contre la pauvreté. Une nouvelle
étude publiée par l’Institut mondial de recherche sur les aspects économiques du
développement de l’Université des Nations Unies indique qu’un demi-milliard de personnes,
soit 8 % de la population mondiale, risquent de tomber dans la pauvreté en raison des
retombées économiques de la pandémie. Pour la première fois depuis 1990, la pauvreté
pourrait donc augmenter au niveau mondial — un retour 30 ans en arrière.

Plus de 700 millions de personnes, soit 10 % de la population mondiale, vivent encore


aujourd’hui dans l’extrême pauvreté et luttent pour satisfaire leurs besoins fondamentaux,
notamment accéder aux soins de santé, à l’éducation ainsi qu’à l’eau et à l’assainissement.
La majorité des personnes vivant avec moins de 1,90 dollar par jour se trouvent en Afrique
subsaharienne. Dans le monde, le taux de pauvreté dans les zones rurales est de 17,2 %, ce
qui est plus de trois fois supérieur au taux dans les zones urbaines.

Pour les travailleurs, avoir un emploi ne garantit pas une vie décente. En effet, 8 % des
travailleurs dans le monde, en 2018, vivaient, avec leur famille, dans l’extrême pauvreté. Un
enfant sur cinq vit dans l’extrême pauvreté. Si l’on veut faire reculer la pauvreté, la garantie
d’une protection sociale pour tous les enfants et les autres groupes vulnérables est
essentielle.

Objectif 2 : Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et


promouvoir l’agriculture durable.
2. Faim « Zéro ».
Après plusieurs décennies de baisse continue, le nombre de personnes qui souffrent de la
faim – mesuré par la prévalence de la sous-alimentation – a recommencé à augmenter
lentement en 2015. Les estimations actuelles montrent que près de 690 millions de
personnes souffrent de la faim, soit 8,9% de la population mondiale – en hausse de 10
millions de personnes en un an et de près de 60 millions en cinq ans.

Le monde n’est pas sur la bonne voie pour atteindre la Faim Zéro d’ici à 2030. Si les
tendances récentes se poursuivent, le nombre de personnes touchées par la faim
dépasserait 840 millions d’ici à 2030.
Les derniers chiffres du Programme alimentaire mondial révèlent qu’en raison de la
pandémie de COVID-19 ce nombre pourrait doubler ; ainsi, 135 millions de personnes
supplémentaires risquent de souffrir d’insécurité alimentaire aiguë d’ici à la fin de l’année
2020.

Alors que plus d’un quart de milliard de personnes se trouvent au bord de la famine, des
mesures doivent être rapidement mises en œuvre afin de fournir de la nourriture et une aide
humanitaire aux régions les plus à risque.

Parallèlement, un changement profond du système mondial d’alimentation et d’agriculture


est nécessaire si nous voulons nourrir les 820 millions de personnes qui souffrent de la faim
aujourd’hui et les 2 milliards de personnes supplémentaires que le monde comptera d’ici à
2050. Augmenter les capacités de la productivité agricole et renforcer les systèmes durables
de production de nourriture sont nécessaires pour permettre de réduire le problème de la
faim.

Objectif 3 : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à


tout âge.
3- Bonne santé et bien-être.
Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge sont
des conditions essentielles au développement durable.

Actuellement, le monde est en proie à une crise sanitaire mondiale sans précédent — la
COVID-19 provoque de grandes souffrances, déstabilise l’économie mondiale et bouleverse
la vie de milliards de personnes dans le monde entier.

Avant la pandémie, des progrès majeurs ont été accomplis pour améliorer la santé de
millions de personnes. Des avancées significatives ont permis d’augmenter l’espérance de
vie et de réduire certaines causes majeures de la mortalité infantile et maternelle. Davantage
d’efforts sont requis pour éradiquer un large éventail de maladies et pour résoudre de
nombreux enjeux sanitaires, qu’ils soient anciens ou nouveaux. En mettant l’accent sur un
financement plus efficace des systèmes de santé, l’amélioration de l’assainissement et de
l’hygiène et un meilleur accès aux professionnels de santé, des progrès significatifs peuvent
être réalisés pour sauver des millions de vies.

Les urgences sanitaires telles que la COVID-19 présentent un risque pour l’humanité tout
entière et ont démontré que la préparation est indispensable. Le Programme des Nations
Unies pour le développement (PNUD) a mis en évidence d’énormes disparités entre les
capacités des différents pays à faire face à la crise et à se rétablir après COVID-19. La
pandémie offre donc une occasion unique de se préparer aux urgences sanitaires et
d’investir dans les services publics essentiels du XXIe siècle.

Objectif 4 : Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et
promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.
4- Education de qualité .
L’éducation favorise la mobilité socio-économique et constitue un moyen d’échapper à la
pauvreté. Au cours de la dernière décennie, des progrès majeurs ont été réalisés pour
améliorer l’accès à l’éducation et accroître les taux de scolarisation à tous les niveaux, en
particulier pour les filles. Néanmoins, plus de 260 millions d’enfants et d’adolescents
n’étaient pas scolarisés en 2018 — soit près d’un cinquième de la population mondiale dans
ce groupe d’âge. En outre, plus de la moitié de tous les enfants et adolescents du
monde n’ont pas le niveau minimal de compétence en lecture et en mathématiques.

En 2020, alors que la pandémie de COVID-19 se propageait dans le monde entier, une
majorité de pays a imposé la fermeture temporaire des écoles ; plus de 91 % des élèves
dans le monde ont été concernés. En avril 2020, la fermeture des écoles a touché près
de 1,6 milliard d’enfants et de jeunes. Près de 369 millions d’enfants qui dépendent
normalement des repas scolaires comme source fiable de nutrition quotidienne ont dû se
tourner vers d’autres sources.

Jamais dans l’histoire, autant d’enfants n’ont été déscolarisés en même temps ; cette
situation a perturbé leur apprentissage et bouleversé leur vie, notamment en ce qui concerne
les enfants les plus vulnérables et les plus marginalisés. La pandémie mondiale a de graves

conséquences qui peuvent mettre en péril les progrès durement acquis dans le domaine de
l’amélioration de la qualité de l’éducation au niveau mondial.

Objectif 5 : Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.
5-égalité entre les sexes.
L’égalité des sexes n’est pas seulement un droit fondamental à la personne, elle est aussi un
fondement nécessaire pour l’instauration d’un monde pacifique, prospère et durable.

Des progrès ont été réalisés au cours des dernières décennies. Davantage de filles sont
scolarisées, moins de filles sont contraintes de se marier précocement, davantage de
femmes siègent dans les parlements et occupent des postes de direction, et les lois sont
réformées afin de faire progresser l’égalité des sexes.

En dépit de ces avancées, de nombreux défis subsistent : les lois et les normes sociales
discriminatoires restent omniprésentes ; les femmes restent sous-représentées à tous les
niveaux du pouvoir politique ; et, 20 % des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans ont
subi des violences physiques ou sexuelles de la part d’un partenaire intime sur une période
de 12 mois.

Avec la propagation de la pandémie de COVID-19, même les progrès limités obtenus en


matière d’égalité des sexes et de droits des femmes pourraient être réduits à néant. La
COVID-19 creuse des inégalités déjà existantes dont souffrent les femmes et les filles dans
tous les domaines, de la santé à l’économie, en passant par la sécurité et la protection
sociale.

Par ailleurs, les femmes remplissent un rôle prépondérant dans la lutte contre le virus,
notamment en tant que travailleuses de santé de première ligne et en tant que
dispensatrices de soins au sein des familles. La charge des soins non rémunérés s’est
accrue : les enfants ne vont plus à l’école et les personnes âgées ont besoin d’aide plus que
jamais. Les femmes sont également plus durement touchées par les conséquences
économiques de la COVID-19, car elles occupent plus souvent des emplois moins sûrs que
les hommes. Près de 60 % des femmes travaillent dans le secteur informel, ce qui les rend
plus susceptibles de sombrer dans la pauvreté.
La pandémie a également entraîné une forte augmentation de la violence à l’égard des
femmes et des filles. En raison des mesures de confinement prises par les administrations,
de nombreuses femmes sont forcées de se confiner chez elles avec leur agresseur. Or, les
services qui sont censés leur apporter une aide sont perturbés ou inaccessibles. Selon les
nouvelles données disponibles, depuis le début de la pandémie, la violence faite aux
femmes et aux filles, et en particulier la violence domestique, s’accroît.

Objectif 6 : Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement


gérés de façon durable.
6- Eau propre et assainissement .
Alors que des progrès substantiels ont été accomplis pour augmenter les services
d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement, des milliards de personnes,
principalement dans les zones rurales, n’ont toujours pas accès à ces services de base.
Dans le monde, une personne sur trois ne bénéficie pas d’une eau potable gérée en toute
sécurité, deux personnes sur cinq ne disposent pas d’une installation de base pour se laver
les mains avec de l’eau et du savon, et plus de 673 millions de personnes pratiquent encore
la défécation à l’air libre.

La pandémie de COVID-19 a démontré l’importance cruciale de l’assainissement, de


l’hygiène et d’un accès adéquat à l’eau potable afin de prévenir et de contrôler les
maladies. Pratiquer l’hygiène des mains sauve des vies. Selon l’Organisation mondiale de la
Santé, se laver les mains est l’une des meilleures façons d’empêcher la propagation des
agents pathogènes et de prévenir les infections, y compris le virus de la COVID-19. Pourtant,
des milliards de personnes n’ont toujours pas accès à un système d’assainissement et d’eau
potable et les financements sont insuffisants.

Objectif 7 : Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et


modernes, à un coût abordable.
7-Energie propre et d’un cout abordable.
Dans le monde, des progrès ont été accomplis dans la réalisation de l’objectif 7, et des
signes encourageants suggèrent que l’énergie est plus largement accessible et durable.
L’accès à l’électricité dans les pays les plus pauvres est en augmentation, l’efficacité
énergétique continue de s’améliorer, et l’énergie renouvelable réalise des progrès
impressionnants dans le secteur de l’électricité.

Cependant, des progrès soutenus sont nécessaires afin d’améliorer l’accès, pour 3 milliards
de personnes, à des technologies et à des combustibles non polluants et sûrs pour cuisiner ;
d’accroître l’utilisation des énergies renouvelables au-delà du secteur de l’électricité et ; de
développer l’électrification en Afrique subsaharienne.

Le Rapport de suivi consacré aux avancées de l’objectif de développement durable 7 fournit


un tableau de bord mondial permettant d’enregistrer les progrès réalisés en matière d’accès
à l’énergie, d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables. Il évalue les progrès réalisés
par chaque pays dans ces trois domaines et donne un aperçu du chemin qu’il nous reste à
parcourir jusqu’à la réalisation des cibles des objectifs de développement durable pour 2030.

Objectif 8 : Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein


emploi productif et un travail décent pour tous.
8-Travail décente et croissance économique.
Une croissance économique soutenue et partagée peut entraîner des progrès, créer des
emplois décents pour tous et améliorer le niveau de vie.

La COVID-19 a bouleversé des milliards de vies et mis l’économie mondiale en péril. En


effet, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une récession aussi grave ou pire
encore que celle de 2009. Alors que les pertes d’emploi s’intensifient, l’Organisation
internationale du Travail estime que près de la moitié de la main-d’œuvre mondiale risque de
perdre ses moyens de subsistances.

Même avant l’apparition de la COVID-19, un pays sur cinq — où vivent des milliards de
personnes dans la pauvreté — était susceptible de voir le revenu par habitant stagner ou
baisser en 2020. Aujourd’hui, les ravages économiques et financiers provoqués par la
pandémie de COVID-19 — tels que les perturbations de la production industrielle, la chute
des prix des produits de base, la volatilité des marchés financiers et l’insécurité croissante —
compromettent la croissance économique déjà faible et aggravent les risques accrus liés à
d’autres facteurs.

Objectif 9 : Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui
profite à tous et encourager l’innovation.
9- Industrie, innovation et infrastructure.
Une industrialisation durable qui profite à tous, allant de pair avec des innovations et des
infrastructures, peut libérer des forces économiques dynamiques et compétitives qui
génèrent des emplois et des revenus. Ces facteurs ont un rôle crucial dans l’introduction et
la promotion de nouvelles technologies, le développement du commerce international et
l’utilisation efficace des matières premières.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire au niveau mondial pour exploiter pleinement ce
potentiel. Les pays les moins avancés, en particulier, doivent intensifier le développement de
leur secteur manufacturier s’ils veulent atteindre cet objectif d’ici à 2030, et doivent
augmenter leurs investissements dans la recherche scientifique et l’innovation.

La croissance de l’industrie manufacturière s’est ralentie partout dans le monde, et ce même


avant l’apparition de la pandémie de COVID-19. Désormais, la pandémie frappe de plein
fouet les industries manufacturières et entraîne des perturbations dans les chaînes de valeur
mondiales ainsi que dans l’approvisionnement des produits.

L’innovation et les progrès technologiques ont une importance capitale dans la recherche de
solutions durables aux défis économiques et environnementaux, tels que l’utilisation optimale
des ressources et de l’énergie. La part du produit intérieur brut (PIB) mondial investie dans la
recherche développement est passée de 1,5 % en 2000 à 1,7 % en 2015 et est demeurée
pratiquement inchangée en 2017 ; toutefois, elle s’élevait à moins de 1 % dans les régions
en développement.

S’agissant des infrastructures de communication, un peu plus de la moitié de la population


mondiale utilise actuellement Internet, tandis que la couverture par des réseaux cellulaires
s’est répandue et couvre maintenant presque la totalité de la population mondiale. On estime
qu’en 2019, 96,5 % de la population mondiale était couverte par un réseau de deuxième
génération (2G).

Objectif 10 : Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre.
10-inégalitès réduites.
Réduire les inégalités et ne pas faire de laissés-pour-compte font partie intégrante des
efforts visant à atteindre les objectifs de développement durable.

Or, les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre restent préoccupantes. Malgré
quelques signes positifs en faveur de la réduction des inégalités dans certains domaines,
tels que la réduction des inégalités de revenus dans certains pays et l’octroi d’un statut
commercial préférentiel dont bénéficient les pays à faible revenu, les inégalités persistent.

La COVID-19 exacerbe les inégalités déjà existantes et frappe plus durement les
communautés les plus pauvres et les plus vulnérables. Elle a mis en lumière les inégalités
économiques et la fragilité des filets de sécurité sociale qui laissent les communautés
vulnérables faire les frais de la crise. Mais les inégalités sociales, politiques et économiques
ont aussi, à leur tour, amplifié les effets de la pandémie.

Sur le plan économique, la pandémie de COVID-19 a entraîné une hausse considérable


du chômage mondial et a réduit le revenu des travailleurs de manière radicale.

Avec la propagation de la COVID-19, même les progrès limités en matière d’égalité des
sexes et de droits des femmes réalisés au cours des dernières décennies risquent d’être
réduits à néant. Dans toutes les sphères, qu’il s’agisse de la santé, de l’économie, de la
sécurité ou encore de la protection sociale, les ravages causés par la COVID-19 sont encore
plus graves pour les femmes, pour la seule raison que ce sont des femmes.

Les inégalités se creusent également pour les populations vulnérables qui vivent dans des
pays dont les systèmes de santé sont fragiles et dans ceux confrontés à des crises
humanitaires préexistantes. Les réfugiés et les migrants, ainsi que les peuples autochtones,
les personnes âgées, les personnes handicapées et les enfants sont particulièrement
exposés au risque d’être laissés pour compte. Enfin, on constate une augmentation
des discours de haine ciblant les groupes vulnérables.

Objectif 11 : Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à
tous, sûrs, résilients et durables.
11- villes et communautés durables.
Le monde est de plus en plus urbanisé. Depuis 2007, plus de la moitié de la population
mondiale vit dans des villes, et cette proportion devrait augmenter à 60 % d’ici à 2030.

Les villes et les zones métropolitaines sont des pôles de la croissance économique,
contribuant à près de 60 % du produit intérieur brut mondial. Cependant, elles représentent
aussi près de 70 % des émissions de carbone dans le monde et plus de 60 % des
ressources utilisées.

L’urbanisation rapide se traduit par un nombre ne croissant de personnes vivant dans des
taudis, ainsi que par des infrastructures et des services inadéquats et surchargés (tels que la
collecte des déchets et les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, les
routes et le transport), aggravant la pollution atmosphérique et l’expansion urbaine non
planifiée.

L’impact de la COVID-19 se fera davantage sentir dans les zones urbaines pauvres et
densément peuplées, en particulier pour le milliard de personnes dans le monde vivant dans
des établissements informels et des bidonvilles, où la surpopulation rend également difficile
le respect des mesures recommandées telles que la distanciation physique et l’auto-
isolement.
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a averti que, sans
des mesures adéquates visant à garantir l’accès des plus pauvres et des plus vulnérables à
la nourriture, la faim et le nombre de décès pourraient augmenter considérablement dans les
zones urbaines.

Objectif 12 : Établir des modes de consommation et de production durables.


12-Consommation et production durables.
La consommation et la production mondiales — véritables moteurs de l’économie mondiale
— reposent sur une utilisation de l’environnement et des ressources naturelles d’une
manière qui continue à avoir des effets destructeurs sur la planète.

Les progrès économiques et sociaux accomplis au siècle précédent ont provoqué une
dégradation de l’environnement qui menace les systèmes dont nous dépendons pour notre
futur développement, notre propre survie.

Quelques faits et chiffres :

 Chaque année, on estime qu’un tiers de tous les aliments produits, soit l’équivalent
de 1,3 milliard de tonnes (représentant une valeur d’environ 1 000 milliards de
dollars) finit par se décomposer dans les poubelles des consommateurs et des
détaillants ou se détériore en raison de mauvaises pratiques de transport et de
récolte.
 Si les consommateurs du monde entier optaient pour des ampoules basse
consommation, le monde économiserait 120 milliards de dollars par an.
 Si la population mondiale atteint 9,6 milliards de personnes d’ici à 2050, l’équivalent
de près de trois planètes pourrait être nécessaire afin de fournir les ressources
nécessaires pour maintenir les modes de vie actuels.

Avec la pandémie de COVID-19, les pays ont la possibilité de mettre en place des plans de
relance qui inverseront les tendances actuelles et modifieront nos modes de consommation
et de production en faveur d’un avenir plus durable.

La consommation et la production durables visent à « faire plus et mieux avec moins ». Elles
consistent également à découpler la croissance économique et la dégradation
environnementale en accroissant l’efficience dans l’utilisation des ressources et en favorisant
des modes de vie durables.

La consommation et la production durables peuvent également contribuer à réduire la


pauvreté et à assurer la transition vers des économies vertes et à faible émission de
carbone.

Objectif 13 : Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques
et leurs répercussions.
13-Lutte contre les changements climatiques.
L’année 2019 a été la deuxième année la plus chaude de l’histoire et marque la fin d’une
décennie (2010- 2019) de chaleur exceptionnelle.

Les niveaux de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre enregistrés dans
l’atmosphère ont atteint de nouveaux records en 2019.
Les changements climatiques affectent désormais tous les pays sur tous les continents. Ils
perturbent les économies nationales et affectent des vies, tandis que les conditions
météorologiques changent, le niveau de la mer monte et que les phénomènes
météorologiques deviennent plus extrêmes.

Bien que les émissions de gaz à effet de serre devraient diminuer d’environ 6 % en 2020 en
raison des restrictions de déplacement et du ralentissement des activités économiques liés à
la pandémie de COVID-19, cette amélioration n’est que temporaire. Les changements
climatiques ne connaissent aucun répit. Une fois que l’économie mondiale commencera à se
remettre de la pandémie, les émissions devraient revenir à des niveaux plus élevés.

Pour sauver des vies et des moyens de subsistance, il faut agir de toute urgence pour lutter
à la fois contre la pandémie et contre l’urgence climatique.

À ce titre, l’objectif de l’Accord de Paris, adopté en 2015, est d’intensifier la réponse


planétaire à la menace des changements climatiques en maintenant l’augmentation de la
température mondiale bien en dessous de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels. De
plus, l’Accord vise à affermir la capacité des pays à répondre aux conséquences des
changements climatiques grâce à la mise en place de flux financiers adéquats, d’une
nouvelle architecture technologique et d’un cadre amélioré de renforcement des capacités.

Objectif 14 : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les
ressources marines aux fins du développement durable.
14-Vie aquatique .
L’océan est à la base des phénomènes mondiaux qui rendent notre planète habitable pour
l’humanité. L’eau de pluie, l’eau potable, les conditions météorologiques, le climat, les côtes,
une grande partie de nos aliments et même l’oxygène de l’air que nous respirons, tous sont
fournis et régulés par les océans.

La gestion prudente de cette ressource vitale mondiale est un élément clé pour un avenir
durable. Cependant, à l’heure actuelle, les eaux côtières se détériorent continuellement à
cause de la pollution, et l’acidification des océans a un effet de confrontation sur le
fonctionnement des écosystèmes et de la biodiversité. Cela a également un impact négatif
sur la pêche artisanale.

La sauvegarde de notre océan doit rester une priorité. De plus, la biodiversité marine est
essentielle à la santé des hommes et à celle de notre planète. Les aires marines protégées
doivent être gérées efficacement et dotées de ressources suffisantes. De même, des
réglementations doivent être mises en place pour réduire la surpêche, la pollution marine et
l’acidification des océans.

Objectif 15 : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de


façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et
inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la
biodiversité.
15- Vie terrestre.
La nature est indispensable à notre survie : elle nous fournit de l’oxygène, régule nos
conditions météorologiques, pollinise nos cultures, produit de quoi nous nourrir et nous vêtir.
Pourtant, la nature est soumise à une pression croissante. Au total, 75 % de la surface
terrestre a été altérée par l’activité humaine, obligeant la faune et la flore à se replier dans
des espaces de plus en plus restreints.
Environ 1 million d’espèces animales et végétales sont déjà menacées d’extinction,
beaucoup dans les décennies à venir, indique le Rapport 2019 de l’évaluation mondiale de la
biodiversité et des services écosystémiques. Le rapport appelle à des changements
transformateurs afin de restaurer et de protéger la nature. Il constate que la santé des
écosystèmes, dont l’humanité tout entière ainsi que toutes les autres espèces dépendent, se
détériore plus rapidement que jamais, affectant les fondements mêmes de nos économies,
nos moyens de subsistance, notre sécurité alimentaire, notre santé et notre qualité de vie
dans le monde entier.

La déforestation et la désertification — causées par les activités humaines et les


changements climatiques — posent des défis majeurs au développement durable et ont des
répercussions négatives sur la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes.
Les forêts sont d’une importance vitale pour le maintien de la vie sur Terre et jouent un rôle
majeur dans la lutte contre les changements climatiques. Selon le rapport La Situation des
forêts du monde 2020, depuis 1990, quelque 420 millions d’hectares de forêts ont disparu
par conversion de ces espaces à d’autres utilisations, notamment agricoles. Nous devons
investir dans la restauration des sols afin d’améliorer les moyens de subsistance, de réduire
les vulnérabilités et de réduire les risques pour l’économie.

En outre, la santé de notre planète constitue également un facteur important dans


l’apparition des zoonoses, c’est-à-dire des maladies qui se transmettent de l’animal à
l’homme, et vice-versa. À mesure que nous empiétons sur des écosystèmes fragiles, nous
multiplions les contacts entre l’humain et la faune sauvage, ce qui permet aux agents
pathogènes présents dans la faune sauvage de se propager au bétail et à l’homme,
augmentant ainsi le risque d’apparition et de propagation des maladies.

Objectif 16 : Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du


développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les
niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous.
16-Paix, Justice et institution efficaces.
Les conflits, l’insécurité, les institutions faibles et l’accès limité à la justice portent atteinte au
développement durable.

En 2018, plus de 70 millions de personnes ont fui la guerre, les persécutions et les conflits ;
ce nombre de réfugiés est le plus élevé depuis la création, il y a 70 ans, du Haut-
Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

En 2019, l’ONU a enregistré 357 assassinats et 30 disparitions forcées concernant des


défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des syndicalistes dans 47 pays.

Par ailleurs, à l’échelle mondiale, un quart des enfants de moins de cinq ans n’ont jamais été
enregistrés à la naissance ; ils ne disposent d’aucune preuve d’identité juridique leur
permettant de protéger leurs droits et de garantir l’accès universel aux services sociaux.

Objectif 17 : Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat mondial pour le


développement et le revitaliser.
17-Partenariats pour la réalisation des objectifs.
La grande ambition des ODD s’articule autour d’une coopération et de partenariats mondiaux
solides.
Des partenariats inclusifs sont nécessaires pour un programme de développement durable
réussi. Ces partenariats construits sur des principes et des valeurs, une vision commune et
des objectifs communs qui placent les peuples et la planète au centre, sont nécessaires au
niveau mondial, régional, national et local.

De nombreux pays ont besoin de l’aide publique au développement pour soutenir leur
croissance et leur commerce. Pourtant, les flux d’aide sont en baisse et de nombreux pays
donateurs ne respectent pas leurs engagements en matière de financement du
développement.

En raison de la pandémie de COVID-19, l’économie mondiale devrait connaître une forte


contraction de 3 % en 2020, sa pire récession depuis la Grande dépression.

Une coopération internationale forte est plus que jamais nécessaire pour garantir à tous les
pays les moyens de se remettre de la pandémie, de reconstruire mieux et d’atteindre les
objectifs de développement durable.

Vous aimerez peut-être aussi