UNIVERSITÉ D’ABOMEY CALAVI
ÉCOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION ET DE MAGISTRATURE
MASTER I : GESTION DES PROJETS 20196-2020
SUPPORT DU COURS DE MACROECONOMIE.
Dr. Noukpo HOMEGNON/ ECONOMISTE CHERCHEUR
PLAN DU COURS.
CHAPITRE1 : FONDEMENTS DE L’ANALYSE ECONOMIQUE
CHAPITRE 2 : COMPOSANTES DE LA DEMANDE GLOBALE ET POLITIQUES
ECONOMIQUES
CHAPITRE 3: CROISSANCE ECONOMIQUE
CHAPITRE 4: POLITIQUE MONETAIRE
CHAPITRE 5 : POLITIQUE BUDGETAIRE
CHAPITRE 6: DILEMME CHOMAGE / INFLATION
CHAPITRE 7: POLITIQUE DE CHANGE ET DEVALUATION
CONSEILS BIBLIOGRAPHIQUES
Abraham-Frois G. (2005) : Introduction à la macroéconomie contemporaine. Economica
Aghion P. Cagé J. Denis F. et al. (2010) : Microéconomie. Édition Pearson Education
Aghion P. et Howitt P. (2010) : L’Économie de la croissance. CorpusÉconomie. Economica
Dévoluy M. (1994) : Monnaie et problèmes financiers. Les fondamentaux, Hachette Supérieur
Duchêne G., Lenain P. et Steinherr (2010) : Macroéconomie. Edition Pearson Education
Généreux J. (1992): Les politiques en économie ouverte. Tome3, Hachette Supérieure. Paris
Généreux J. (1995) : Microéconomie. Édition Hachette Supérieure
Généreux J. (1996): Les politiques économiques. Mémo, Edition du Seuil. Paris.
Généreux J. (2010) : Introduction à la politique économique. Editions du Seuil.
Guillochon B. et Kawecki A. (2009) : Économie Internationale, commerce et macroéconomie.
Manuel, exercices et corrigés. 6ème Édition, Dunod
Herland M. (2009) : Macroéconomie. Cours et exercices corrigés. Economica
Moutoussé M. et Chamblay D. (2008) : 100 fiches pur comprendre les sciences économiques.
3éme Édition Bréal
Pilier A. (2005) : Macroéconomie. Manuel d’exercices corrigés avec rappels de cours. Édition
Premium
Védie H.-L. (2011). Macroéconomie en 24 fiches. Édition Dunod, Paris
CHAPITRE1 : FONDEMENTS DE L’ANALYSE ECONOMIQUE
A l’instar de toute autre science humaine ou sociale, l’économie politique abstrait du monde réel
un phénomène fondamental dont les conséquences définissent son objet. Pour la science
politique, ce phénomène essentiel est le pouvoir. Qu’en est-il de la science économique ? Quelle
est la démarche méthodologique en science économique ? Quelles sont les diverses branches en
sciences économiques ?
1.1 : Survol de quelques concepts basiques en sciences économique
1.1.1 : Besoins, bien et rareté
La science économique postule que les individus sont rationnels, c’est-à-dire que leur
comportement est toujours guidé par la recherche du maximum de satisfaction. On peut donc
en déduire que les individus éprouvent des besoins qui sont satisfaits par l’entremise des biens.
1.1.2 : Les besoins
Une réalité fondamentale en économie est que les besoins sont illimités alors que les ressources
devant permettre de les satisfaire sont malheureusement limitées. En économie, on distingue :
Les besoins primaires (ou physiologiques) correspondant aux besoins fondamentaux de
l’homme et les besoins secondaires (ou besoins psychologiques) correspondant aux
besoins de confort, de sécurité, d’épanouissement, …
Les besoins individuels et les besoins collectifs ;
Les besoins complémentaires dont la satisfaction de l’un suscite l’avènement de l’autre.
Qui a besoin d’une moto aura forcément besoin du carburant
Q : Pourquoi l’homme désire-t-il toujours ?
R : C’est à cause de son caractère insatiable, autrement, le moteur de la vie cesserait de tourner.
1.1.3 : Les biens
On distingue deux types de biens en économie. Les biens libres et les biens économiques
Les biens libres
Les biens libres sont ceux disponibles en abondance. Ce qui est consommé par Paul ne fait
jamais défaut à Pierre. L’air pur tant qu’il n’existe pas de difficulté particulière pour en trouver.
Cependant, lorsque la taille du gâteau devient petite, alors la part de l’un ne peut augmenter
qu’au détriment de celle de l’autre. Il va alors se poser un débat sur l’allocation des ressources
(biens). D’où la notion de biens économiques.
Les biens économiques
Un bien est dit économique lorsqu’il existe quatre (4) critères.
L’existence d’un besoin susceptible d’être satisfait ;
L’aptitude reconnue à ce bien de satisfaire le besoin ;
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La disponibilité du bien et ;
La rareté du bien.
Au-delà des critères d’identification, il est nécessaire de reconnaître que les biens économiques
sont généralement classés en :
Biens de consommation et biens de production ;
Biens durables et biens non durables ;
Biens matériels et biens immatériels (services) ;
Biens individuels et biens collectifs ;
Biens complémentaires et biens concurrents.
1.1.4 : Le coût d’opportunité
L’objet de la science économique est la rareté des ressources. Il s’agit d’une rareté qui impose
des choix et des coûts. En effet, la nécessité de choisir entre les emplois alternatifs des
ressources disponibles implique l’existence des coûts. Choisir quelque chose, c’est renoncer aux
satisfactions qu’auraient pu procurer tous les autres choix possibles ou alternatifs. En
terminologie économique, on dit que toute activité a un « coût d’opportunité ». Ainsi, le coût
d’opportunité d’un choix est la satisfaction qu’aurait pu procurer le choix le meilleur possible
parmi tous les autres choix disponibles.
Remarque : En économie, le coût d’opportunité n’est pas forcément synonyme de dépense
monétaire. Il désigne une estimation subjective des opportunités sacrifiées qui ne comprennent
pas forcément ni nécessairement l’argent dépensé.
.
1.2 : Définitions, démarches et branches de la science économique
1.2.1: Définitions de la science économique
L’économie est un concept qui a évolué à travers le temps et l’espace.
Etymologiquement, l’économie vient du mot grec « oïkonomia » formé de « oïkia » qui
signifie « maison » et de « nomos » qui signifie règles.
Aristote (quatre siècles avant Jésus Christ) définissait la science économique comme
« la science d’acquérir des richesses ».
Pour Adam Smith (1776), l’économie politique cherche comment « procurer au peuple un
revenu ou une substance abondante » et comment « fournir à l’Etat ou à la communauté
un revenu suffisant pour le service public ».
En 1920, Alfred Marshall estime que « l’économie politique ou économique (…) examine
la partie de la vie individuelle et sociale qui a le plus particulièrement trait à
l’acquisition et à l’usage des choses matérielles nécessaires au bien être ».
C’ est en 1935 que Lionel Robbins a inspiré une définition qui résume assez bien l’objet
de la science économique. Ainsi, selon l’auteur, l’analyse économique étudie la façon dont
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les individus ou la société emploient les ressources rares à des usages alternatifs, en vue
de satisfaire leurs besoins.
Cette définition est dite formelle car elle prétend s’appliquer à toutes les situations, c'est-à-
dire quelque soient les sociétés ou la culture et quelle que soit la nature de l’activité, dans
laquelle l’homme doit effectuer des choix. Cette définition s’oppose justement à celle dite de
« substantive ». En effet, pour la conception substantive ou matérielle (Polanyi, 1957),
l’économie est un processus institutionnalisé d’interaction entre l’homme et son
environnement naturel et social qui permet un approvisionnement en moyens matériels de
satisfaire les besoins. (Echaudemaison C.-D., 2006 :164)
La plupart des économistes contemporains considèrent leur discipline comme une théorie des
comportements humains induits par le souci de concilier la satisfaction des besoins et la rareté
des ressources.
NB : Tout sujet impliquant un choix humain constitue désormais un objet potentiel de l’analyse
économique. Ainsi, existe-t-il une analyse économique du mariage, de la criminalité, de la
politique, de la religion, … ; des relations extra conjugales !
1.2.2: Démarche scientifique en économie
Référence à René Descartes
Structure arborescente de la démarche scientifique en économie
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Observation Hypothèses
Définition
Processus de
déduction
Résultats
théoriques
Processus de
confrontation avec les
faits empiriques
Modification des
hypothèses
Confirmation Infirmation
Acceptation Rejet
provisoire
1.2.3: Branches en science économique
L’économie est la science des décisions relatives à l’utilisation des ressources dans le but de
procurer la prospérité individuelle et sociale. Si ces décisions viennent des individus, des
ménages, ou des entreprises, elles relèvent de la microéconomie; si ces décisions sont prises par
des gouvernements, des groupes, des nations, elles appartiennent à la macroéconomie.
Microéconomie
La microéconomie est la partie de la science économique qui analyse les comportements des
individus ou des entreprises, et leur choix dans le domaine de la production, de la
consommation, de la fixation des prix et des revenus. Elle est le champ privilégié de la théorie
néo-classique. (Confer Echaudemaison C.D., 2006, page 308)
La microéconomie est basée sur deux postulats fondamentaux :
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Le postulat de l’individualisme: le fonctionnement de la société (c’est-à-dire du
système économique) sera étudié comme si les phénomènes sociaux résultaient de
l’interaction des comportements individuels;
Le postulat de la rationalité: chaque agent individuel est supposé agir de façon à
avoir une préférence. De ce point de vue, le choix qu’il opère est le meilleur. Ce
comportement rationnel peut être immoral ou déraisonnable
Macroéconomie
Le terme macroéconomie a été créé en 1933 par l’économiste R. FRISH. La macroéconomie est
la partie de la science économique qui s’intéresse aux quantités globales (PIB, investissement,
consommation), agrégées au niveau d’un pays ou d’un groupe de pays et à leurs relations. Elle a
souvent pour but d’éclairer la politique économique et a été fortement marquée par la pensée
keynésienne.
Mésoéconomie
Le terme mésoéconomie a été créé en 1975 par S. Holland. Il désigne la partie de la science
économique intermédiaire entre la microéconomie et la macroéconomie, et analyse les
comportements au niveau des grands groupes ou des branches industrielles comme les firmes
multi nationales.
Toutes ces branches sont importantes en analyse économique. Toutefois, pour ce qui nous
concerne, le présent cours sera concentré sur la macroéconomie sans occulter les imbrications
qu’elle affiche par rapport aux autres branches.
CHAPITRE 2 : COMPOSANTES DE LA DEMANDE GLOBALE ET POLITIQUES
ECONOMIQUES
2.1 : Les composantes de la demande globale
2.1.1 : Les déterminants de la consommation
2.1.2 : Les déterminants de l’investissement
2.1.3 : Les déterminants des dépenses gouvernementales
2.1.4 : Les déterminants de l’effort à l’exportation
Exercice A
La consommation envisagée dans une économie est égale à : C = 40 + 0,75Y. L’investissement
projeté est de 60F.
1/- Trouver les niveaux d’équilibre :
a- du revenu,
b- de la consommation,
c- de l’épargne.
2/- Montrer qu’à l’équilibre
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a- la demande globale envisagée est égale à la valeur de la production,
b- l’intention d’épargner coïncide avec l’intention d’investir.
Exercice B
On donne la fonction de consommation suivante : C = 200 +2/3Y ;
Avec C = consommation et Y = revenu.
1. Déduire la fonction d’épargne.
2. A quel niveau de revenu l’épargne serait-elle nulle ?
2.2 : Politique économique
2.2.1 : La politique économique et ses règles
La politique économique, dans son acceptation générale, est l’ensemble des décisions prises par
les pouvoirs publics en vue d’orienter l’activité économique dans un sens jugé souhaitable. En
effet, la politique est l’ensemble des interventions de l’Etat pour corriger les déséquilibres
susceptibles d’affecter l’économie nationale: récession, chômage, inflation et déséquilibres de la
balance des paiements. Elle s’inspire du libéralisme et du keynésianisme dont elle tire les
principaux instruments.
Toutefois, les normes d’utilisation de ces instruments reposent sur deux règles. La première
repose sur le théorème de Tinbergen ou principe de cohérence qui stipule qu’une politique
économique à objectifs fixés doit avoir au moins autant d’instruments que d’objectifs. La 2ème
repose sur la règle de Mundell ou principe d’efficience et précise qu’une politique à objectifs
fixés doit utiliser chaque instrument pour réaliser l’objectif au regard duquel il possède, par
rapport aux autres instruments, un avantage comparatif.
2.2.2 : Différences entre politiques économiques conjoncturelles et
structurelles
Le corpus théorique économique identifie les politiques économiques conjoncturelles et les
politiques structurelles. Les politiques économiques conjoncturelles visant à maintenir ou à
rétablir les grands équilibres économiques et financiers à court terme, ont des effets
quantitatifs tandis que les politiques économiques structurelles ayant pour but, de modifier la
structure de l’économie à long terme, d’adapter, de préparer, d’orienter, d’impulser les
modifications structurelles pour suivre l’évolution du changement économique, ont des effets
plus qualitatifs.
Politique conjoncturelle Politique structurelle
Durée Court terme Long terme
Objectif Maintien des équilibres Adaptation des structures
Effets Quantitatifs Qualitatifs
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Cependant, est-il nécessaire de souligner que la démarcation entre politiques économiques
conjoncturelles et structurelles n’est pas aussi étanche. Une politique économique structurelle a
des fondements conjoncturels comme une politique économique conjoncturelle à des
conséquences structurelles. Ainsi, une politique conjoncturelle systématique a des conséquences
structurelles et une politique structurelle impose des mesures conjoncturelles. Et d’ailleurs, le
long terme, n’est-il pas lui-même une succession de courts termes ?
Encadré : Au niveau général, on s’accorde à reconnaître quatre (04) objectifs à la
politique économique quand bien même cela est contestable. Ils consistent en : (i) la
croissance de la production, (ii) le plein emploi, (iii) la stabilité des prix et (iv)
l’équilibre des comptes extérieurs (à expliquer)
Ces différentes catégories de politiques économiques utilisent des instruments. Parmi
ces instruments, on pourrait citer la politique de revenu et de change. Toutefois, il
convient de souligner que ces instruments sont moins cités. En revanche, les
instruments les plus cités sont la politique monétaire et surtout la politique
budgétaire.
2.2.3 : La théorie économique de la démocratie
Les mesures de politiques économiques sont adoptées et appliquées par des hommes politiques.
A cet effet, la critique de Schumpeter sert de repère aux principaux fondateurs de la théorie
économique de la démocratie qui sont : Anthony Downs (An Economics Theory of Democracy,
1957), Duncan Black (The Theory of Elections and Comitees, 1958), James Buchanan et Gordon
Tullock (The Calculus of Consent, 1962), Mancur Olson (La Logique de l’action collective, 1965).
Pour ces auteurs, on peut déduire quatre (4) conséquences pour l’analyse de la politique
économique via la théorie économique de la démocratie.
Les responsables de la politique économique sont rationnels au sens économique du
terme, c’est-à-dire qu’ils agissent de façon en vue de maximiser leur satisfaction
personnelle.
Tous les objectifs habituellement assignés à la politique économique ne sont donc pas les
vrais buts des responsables politiques. La croissance économique, l’emploi, la justice
sociale, etc.. ne sont que des objectifs intermédiaires poursuivis dans la mesure où ils
contribuent au but réel : le pouvoir des leaders et des partis politiques.
Les politiques mises en œuvre reflètent la demande des électeurs sur le « marché
politique ».
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Il peut être politiquement rationnel d’adapter des politiques économiques inefficaces
quand elles sont fortement demandées par les électeurs, susceptibles d’assurer la
victoire électorale du gouvernement.
Remarque : Aux termes de la restitution de la présente analyse, nous tenons à souligner
qu’elle est conçue et s’inscrit dans l’apprentissage de l’analyse économique qui nous contraints
parfois à présenter des thèses ou des visions antithétiques. Par conséquent, elle reste sur
l’échiquier de l’analyse économique et ne pourrait être un quelconque argument politique ou en
servir.
Exercice d’approfondissement
Soit une économie ouverte sur l’extérieur et décrite à travers les équations suivantes :
(1) C = aYd + c0 ; C : consommation des ménages
(2) Yd = Y - T * ; Yd : revenu disponible des ménages
(3) T * = tY - R0 ; T * représente les prélèvements obligatoires nets de la redistribution R0
(4) M = mY + M 0 ; M : Importations
(5) I = jY + I 0 ; I : Investissements privés
(6) G = G 0 ; G : Dépenses publiques en biens et services
(7) X = X 0 ; Exportations
a, t , m, j sont des paramètres dont les valeurs sont comprises entre 0 et 1.
1) Commenter les équations 1,4 et 5. Ecrire l’équation traduisant le revenu d’équilibre sur
le marché des biens et services dans cette économie.
2) On suppose que les paramètres et les variables exogènes prennent les valeurs suivantes :
a=0,8; t= 0,25; m= 0,20; j= 0,10; C0 = 140; R 0 = 150; M 0 = 100; I0 = 300; G 0 = 600 et X 0 = 450
a) Calculer le revenu d’équilibre et la valeur des variables endogènes à l’équilibre ; c’est à
dire T * , Yd , C, I et M
b) Vérifier l’équilibre comptable entre l’offre et la demande globales
c) Calculer la valeur de l’épargne privée S qui assure l’équilibre entre capacité et besoin de
financement dans cette économie.
d) De combien augmenterait le revenu d’équilibre si l’Etat décidait d’injecter 500 Unités
Monétaires de dépenses publiques supplémentaires dans cette économie
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CHAPITRE 3: CROISSANCE ECONOMIQUE
3.1 : Survol des comptes macroéconomiques
3.2 : Approches de détermination du PIB
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3.3 : Contributions à la formation du PIB
3.4 : Taux de croissance et contribution des composants du PIB à la croissance du
PIB
3.4.1 : Calcul du taux de croissance du PIB
Une économie simple produit 3 biens : nourriture, logement et loisir. En 2018, on relève les
données suivantes :
Quantité Prix
Nourriture 5 14
Logement 3 10
Loisir 4 5
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En 2019, les prix sont passés respectivement à 30, 20 et 6.
1. Déterminer et comparer les PIB nominaux en 2018 et 2019.
2. Quel est le taux de croissance de cette économie entre 2018 et 2019 ?
3. Calculer le PIB réel en 2019 par rapport à 2018. Que constatez-vous ?
3.4.2 : Contribution des composants du PIB à la croissance du PIB
3.4.3 : Comptabilité de la croissance : Fonctions de production
La littérature économétrie renseigne plusieurs fonctions de production dont les plus usitées
sont : Cobb-Douglas, Leontief, Constant elasticity of substitution (CES) et la Programmation
linéaire.
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3.4.3 : Représentation du taux de croissance avec la fonction Coob–Douglas
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Exercice d’approfondissement
Les données d’une économie que vous connaissez sont consignées dans le tableau suivant en milliards de francs CFA.
(en milliards de
1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
FCFA)
Secteur primaire 555,3 588,5 672,6 738,6 758,6 865,7 924,2 1014,8 1054,6 1171,1 1235,6 1219,2 1300,0 1465,8 1562,7 1680,4 1776,9 1944,2 2101,2 2223,3
Secteur secondaire 408,4 468,9 580,2 618,5 675,2 669,2 748,4 777,5 762,9 770,9 820,7 849,7 914,0 964,5 1066,1 1076,5 1103,2 1100,0 1114,2 1159,9
Secteur tertiaire 758,0 882,9 1009,5 1041,4 1154,1 1204,5 1316,5 1441,9 1603,5 1912,1 2019,3 2101,8 2367,4 2780,0 3055,5 3248,7 3315,3 3376,7 3569,7 3865,9
TOTAL VA 1721,7 1940,3 2262,2 2398,4 2587,9 2739,4 2989,2 3234,2 3420,9 3854,1 4075,7 4170,6 4581,3 5210,3 5684,2 6005,6 6195,4 6420,9 6785,1 7249,2
Impôts et taxes
nets des 541,6 559,6 422,9 511,3 514,2 525,0 473,7 440,6 489,1 511,2 504,3 547,4 457,9 477,9 498,3 553,7 537,4 584,3 590,2 672,8
Subventions
1. Déterminer les PIB de cette économie de 1999 à 2018.
2. Déterminer les taux de croissance de cette économie de 1999 à 2018.
3. Calculer la contribution des composants à la formation du PIB de 1999 à 2018.
4. Calculer les taux de croissance des composants à la formation du PIB de 1999 à 2018.