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Étude Géotechnique Routière: Classification et Analyse des Sols

Le chapitre VII traite de la géotechnique routière, abordant la conception des chaussées et l'importance des études géotechniques pour évaluer le comportement des sols. Il souligne que le sol joue un rôle crucial en tant que matériau de construction et que des choix appropriés lors des études géotechniques peuvent éviter des surcoûts importants. Enfin, le document présente une classification des sols et des roches, ainsi que les méthodes d'étude et d'essai pour déterminer leurs caractéristiques.

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Étude Géotechnique Routière: Classification et Analyse des Sols

Le chapitre VII traite de la géotechnique routière, abordant la conception des chaussées et l'importance des études géotechniques pour évaluer le comportement des sols. Il souligne que le sol joue un rôle crucial en tant que matériau de construction et que des choix appropriés lors des études géotechniques peuvent éviter des surcoûts importants. Enfin, le document présente une classification des sols et des roches, ainsi que les méthodes d'étude et d'essai pour déterminer leurs caractéristiques.

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Chap VII GEOTECHNIQUE ROUTIERE

I- Introduction
La chaussée est la partie essentielle de la route , se compose traditionnellement d’un corps
de chaussée réalisé généralement en plusieurs couches ( couche de fondation , couche de
base ).
Ces couches reposent sur le sol support
parfaitement préparé, nivelé et compacté ( plate
forme) et terminé en surface par le revêtement
( enrobé ou enduit superficiel).

Le corps de chaussée doit dimensionner pour


résister au différentes actions qu’il subi . Ces
actions peuvent être résumé comme suit:
•Les sollicitations mécaniques
•Les sollicitations dynamiques
•Sollicitations d’origine climatique
Enduit superficiel
La résistance du corps de chaussée Surface en enrobé
est lié aux caractéristiques des
matériaux de construction et le sol
support .Ces caractéristiques sont
évaluées par des études
géotechniques 1
II- Objectif de l’étude géotechnique dans le domaine routier
Donc l’étude géotechnique routier à pour but de prévoir le comportement du sol le
long de tracer routier . En effet le sol un matériau particulier d’autant plus vital qu’il y
joue un triple rôle à savoir :
 LE "SOL" EN TANT QUE MATERIAU DE CONSTRUCTION
• La réalisation de remblais en sol naturel ou
avec un traitement
 Le "sol" en tant qu'assise de la chaussée en matériau NT

 s’intégrer dans le mélanges qui constituent


les différents couches de la chaussée en
matériau traite

2,5% 7 EB 2,5%
2% 2%
HERISSONAGE HERISSONAGE
10 cm GBB 10 cm GBB

Lce
Lt
2
Dans le domaine routier le sol va être utilisé en tant que matériau dans les travaux de
terrassement. Le domaine des terrassements des routes est économiquement très
important dans les travaux publics puisqu’il représente 25% du chiffre d’affaires de la
profession.
Les choix réalisés lors des études auront des conséquences majeures sur l’économie du
projet. Une mauvaise option concernant le réemploi des terres mènera à des surcoûts
importants dus à la nécessité d’un traitement non prévu, à la recherche d’un nouveau
gisement, aux transports des matériaux et au dépassement des délais.
En ce qui concerne les grandes infrastructures, les principaux paramètres seront les
suivants :
- réemploi des terres ( opérations de déblai - remblai), caractéristiques intrinsèques et état
des matériaux
- incidence des conditions météorologiques
- possibilité d’effectuer des « emprunts » à proximité du remblai à construire
- hauteur du remblai
Autres objectifs de la géotechnique routière au regard du comportement du sol :
La tenue des talus : Stabilité des talus
La résistance des remblais et couches de chaussée aux déformations :
- Recherche d’une bonne portance en surface
- Absence de tassement ultérieur

3
III- Classification des sols et des roches
Sols : II s´agit de matériaux naturels, constitués de grains pouvant se séparer aisément par
simple trituration ou éventuellement sous l´action d´un courant d´eau. Ces grains peuvent être
de dimensions très variables, allant des argiles aux blocs. Ils correspondent aux classes A, B, C et
D qui seront définies après. Leur pourcentage de matières organiques est
inférieur ou égal à 3 %.
Matériaux rocheux : Il s´agit des matériaux naturels comportant une structure qui ne peut être
désagrégée par simple trituration ou sous l´action d´un courant d´eau ; leur utilisation implique
une désagrégation mécanique préalable par minage ou emploi d´engin d´extraction de forte
puissance. Les matériaux rocheux correspondent à la classe R définie
ci-après ; ils ont pour origine l´ensemble des roches sédimentaires, magmatiques et
métamorphiques.
Sols organiques : II s´agit de sols ayant un pourcentage de matières organiques supérieur à
3 %.
Sous-produits industriels : Il s´agit de matériaux, produits de l´activité humaine, d´origines
diverses pouvant être utilisés en remblais et en couches de forme.
Les sols organiques, les sous-produits industriels correspondent à la classe F définie ci-après.
IV- Paramètres de classification des sols et des roches
Paramètres de classification des sols meubles sont :
Paramètres de nature :
Ce sont des paramètres intrinsèques ; ils ne varient pas, ou peu, ni dans le temps ni au
cours des différentes manipulations que subit le sol au cours de sa mise en oeuvre.
Les paramètres de nature considérés dans la classification des sols sont la granularité,indice
de plasticité et la valeur au bleu de méthylène du sol.
a) La granularité :
- Le Dmax: Dimension maximale des plus gros éléments contenus dans le sol.Seuil
retenu est 50 mm. Cette valeur permet de distinguer les sols fins, sableux et graveleux
(classe A, B et D) (≤50 mm), des sols grossiers comportant des éléments bloc cailleux
(Classe C) (> 50 mm).
Pour les sols de la classe C (sols comportant des fines et des gros éléments, deux sous- sous-
classes sont distinguées selon l´importance de la fraction 0/50 mm :
- la sous-classe C1 qui rassemble les matériaux à éléments «anguleux» possédant une
importante fraction 0/50 mm (≥ 60 à 80 %) et l´ensemble des matériaux à éléments «roulés».
- la sous-classe C2 qui comprend les matériaux à éléments anguleux possédant une faible
fraction 0/50 mm (≤ 60 à 80 %).
Pour tenir compte des caractéristiques de la fraction 0/50 mm, l´identification des sols de la
classe C est précisée à l´aide d´un double symbole du type C1Ai, C1Bi, C2Ai ou C2Bi, Ai ou Bi
étant la classe de la fraction 0/50 mm du matériau considéré.
Le tamisat à 80 mm (ou pourcentage de fines):
Ce paramètre permet de distinguer les sols riches en fines des sols sableux et graveleux
Seuils retenus :
- 35% : au-delà de 35 % de tamisât à 80 mm, les sols ont un comportement assimilable à
celui de leur fraction fine.
12% : c´est un seuil conventionnel permettant d´établir une distinction entre les matériaux
sableux et graveleux pauvres ou riches en fines
Classification des sols et des roches peut être résumée :

Sols meubles (A, B, C, D)

classification Matériaux rocheux (R)

Sols organiques et sous produits


industriels (F)
Le tamisat à 2 mm
Ce paramètre permet d´établir la distinction entre les sols à tendance sableuse et les sols à
tendance graveleuse.
Seuil retenu est 70% : Ce seuil permet de distinguer les sols sableux (plus de 70 % de
tamisât à 2 mm) des sols graveleux (moins de 70 % de tamisât à 2 mm).
b)-L’argilosité
- L’Indice de Plasticité (IP)
Seuils retenus sont :
12 : limite supérieure des sols faiblement argileux
25 : limite supérieure des sols moyennement argileux
40 : limite entre les sols argileux et très argileux.
La Valeur de Bleu de Méthylène (VBS)
Seuils retenus sont :
0.1 : en dessous duquel sols insensibles à l’eau
0.2 : au dessus duquel apparaît la sensibilité à l’eau
1.5 : seuil distinguant les sols sablo limoneux des sols sablo argileux
2.5 : seuil distinguant les sols limoneux peu plastiques des sols limoneux moyennement
plastiques
6 : seuil distinguant les sols limoneux des sols argileux
8 : seuil distinguant les sols argileux des sols très argileux
V- Démarche à suivre dans une Étude géotechnique routière
dans l’étude géotechnique routière , généralement , on suive les étapes suivantes:
1- l'étude de documents existants (Cartes géologiques ,pédologiques, hydrogéologiques)
pour :
Délimiter les passages d’une formation à l’autre.
 Les pendages favorables ou défavorables
 Délimiter des zone d’altération , d’éboulis et à risque d’instabilité
Connaitre le niveau de nappe

2- visite de reconnaissance
Visite sur lieu a pour but de compléter les informations (localiser les formations
impliquant difficultés géotechniques graves tel que : les marécages, Sols compressibles,
Tirs… )
3-Moyens de reconnaissance
moyens de reconnaissance en fonction des sols, de la profondeur
des sondages et du résultat souhaité en indiquant les types
d’échantillons prélevés et les difficultés pouvant être rencontrées.

Les sondages les plus utilisés sont :


- les puits manuels : sols meubles et rocheux jusqu’à 5 à 7
m;
-les tarières à main : sols meubles fins jusqu’à
10 m permettant d’extrapoler entre puits manuels ;
- les tarières mécaniques : profondeur supérieure à 7 m en terrain
meuble et compact avec prélèvement d’échantillon intact pour
déblai important ;
- les sondages destructifs ou les sondages mécaniques en terrain
rocheux pour déblais importants.
- Les
essais géophysiques en terrain rocheux et pour les
ouvrages importants (autoroute) tel que :
 sismique (ou sonique)
La vitesse de propagation des ondes longitudinales dans un milieu
solide quelconque répond à la relation :

La compacité et la fracturation
fournissent une appréciation de
la "rippabilité" du matériau et
donc des difficultés prévisibles
lors des terrassements en déblai
 la méthode de résistivité électrique
la méthode gravimétrique

Cette méthode est basée sur la mesure de la variation de la


pesanteur G. Elle est particulièrement réservée à l'étude de
grandes structures (failles, cavités souterraines, etc.).
L'anomalie constatée dépend de :

- la dimension et la forme de la cavité


- la profondeur où elle se situe
- le contraste de densité qu'elle présente avec son
environnement.
les diagraphies

Ce sont des enregistrements en continu des caractéristiques physiques


des sols dans un trou de sondage de faible diamètre. On peut exécuter
des diagraphies de plusieurs types:

•diagraphie de la vitesse de pénétration (faciès géologiques )

• diagraphie de la résistivité (des sols argileux )

•diagraphie sonique (zones de décompression ou les cavités)


4- Essais de laboratoire – sol-
4- a Essai de nature - granulométrie
Fractionner le matériau au moyen
d’une série de tamis
Peser les refus sur chaque tamis
Tracer la courbe:
passant (%) = f(diamètre en mm)

Courbe granulométrique-Exemple

ARGIL ES SABL ES
L IM ONS GRAVIERS CAIL L OUX

FINS GROS

100
90

passants (% )
80
70
60
50
40
30
20
10
0

0.001 0.01 0.1 1 10

diamétre(mm)
4- Essais de laboratoire - sol-
4- a Essai de nature - limites d’Atterberg

L’essai se réalise, sur la fraction 0/4 mm,


en deux phases:
- Recherche de Wl : teneur en eau pour
laquelle une rainure pratiquée dans le
matériau placé dans la coupelle se ferme(
sur une longueur
de 1 cm) après 25 chocs normalisés.

- Recherche de Wp : teneur
en eau pour laquelle un rouleau
de 3mm, confectionné à la main, se
fissure.
4- Essais de laboratoire – sol-
4- a Essai de nature - Valeur au bleu de méthylène

Mesurer la quantité et l’activité de la


fraction argileuse contenue dans un
matériau.
L’essai se réalise sur :
- fraction 0/5 mm pour les sols.
- fraction 0/2 mm pour les granulats.
Il consiste à :
- mettre en suspension permanente
un matériau
- Ajouter des quantités de bleu de
méthylène
- Procéder au test à la tache
- Arrêter l’essai quand la tache garde
une auréole bleu claire.

-Appréciela sensibilité à l’eau: matériau est considéré insensible à l’eau


quand sa valeur au bleu est inférieure à 0,1
4- Essais de laboratoire - sol-
4- a Essai de nature teneur en CO3 Ca
-

mesurer la teneur en carbonate (CaCO3)


contenue dans un matériau

L’essai consiste à déterminer le volume de dioxyde de


carbone (CO2) dégagé, sous l’action d’acide
chlorhydrique (dans des conditions de température et
de pression atmosphérique connues), par un
échantillon préparé pour l’essai.

La présence de CaCO3 dans un matériau engendre la


cimentation de ce dernier et par conséquence
augmente sa portance
4- Essais de laboratoire - sol-
4- -b- Essai d’état teneur en eau
On détermine la teneur en eau naturelle
au moment du prélèvement, sans tenir
compte des évolutions possibles dans
le temps, notamment au cours des
saisons.

On déterminera la teneur en eau


naturelle en mettant, après pesée (P)
l'échantillon à l'étuve à 105C jusqu'à
poids constant. Revenu à température
normale, l'échantillon sera alors repesé
(Ps)
La teneur en eau naturelle (W) sera
alors définie par la relation :
4- Essais de laboratoire - sol-
4- -c- Essai comportement fragmentation
Déterminer l’évolution de la granularité d’un matériau rocheux sous les
sollicitations mécaniques.

L’essai consiste à déterminer


la réduction de D10 d’un
échantillon de granularité d/D
donnée soumis à un
pilonnage conventionnel.
Cette réduction s’exprime
par le coefficient de
fragmentabilité FR, définit
par :

Seuil retenu : FR = 7
Si FR < 7 Roche fragmentable
Si FR > 7 Roche peu fragmentable
4- Essais de laboratoire - sol-
4- -c- Essai comportement degradabilite
Déterminer l’évolution des
caractéristiques
géotechniques (granularité,
plasticité,…) d’un matériau
sous l'action combinée des
agents climatiques ou
hydrogéologiques.
L’essai consiste à déterminer la
réduction de D10 d’un
échantillon de granularité d/D
donnée soumis à quatre cycles
imbibition - séchage
conventionnels.
Cette réduction s’exprime par
le coefficient de fragmentabilité
DG, définit par :
Seuils retenus: DG = 20 et 5
DG > 20 : matériau très dégradable
5 < DG < 20 : matériau moyennement dégradable
DG < 5 : matériau peu dégradable
4- Essais de laboratoire - sol-
4- c- Essai comportement essai Proctor
déterminer des caractéristiques L’essai s’effectue sur la fraction 0/20
de compactage d’un matériau: la mm.
teneur en eau optimale (Wopt)et Il consiste à :
la masse volumique sèche humidifier le matériau à plusieurs
maximale(dmax). teneurs en eau
Compacter selon un procédé et une
énergie de compactage conventionnels
Déterminer la masse volumique
sèche(d)
4- Essais de laboratoire - sol-
4- -c- Essai comportement essai Proctor

On effectue au moins 5 essais qui permettent

rd (t/m3)
de tracer l’évolution de la masse volumique 2

sèche ρd en fonction de la teneur en eau w. La


courbe Proctor permet de déterminer la
γdmax
teneur en eau optimale wOPN ou wOPM qui
permet d’obtenir le meilleur compactage
1.7

5 10 15

W (%)

Wopt

Tracer la courbe : d = f (W)


4- Essais de laboratoire - sol-
4- -c- Essai comportement essai CBR

déterminer la portance d’un matériau,


dans un état de conditions de
compactage et de teneur en eau.

Il consiste à mesurer les forces à appliquer


sur un piston pour le faire pénétrer, à une
vitesse normalisée, dans une éprouvette de
matériau dans un état de densité et de
teneur en eau. Les valeurs particulières
des forces ayant provoqué les
enfoncements de 2.5 et 5 mm, sont
rapportées à des valeurs des forces
observées sur un matériau de référence
pour les mêmes enfoncements

Par définition
CBR/IPI = Max { force à 2.5 mm(KN) ; force à 5mm (KN) }
13.5 20
4- Essais de laboratoire - sol-
4- -d- Essai propriété hydrique de sol perméabilité k
mesure directe de la perméabilité des sols en laboratoire s’effectue
selon deux procédures, dites « à charge constante » et « à charge
variable ». Les essais à charge constante sont mieux adaptés aux sols
de forte perméabilité et les essais à charge variable aux sols de faible
perméabilité
4- Essais de laboratoire - sol-
4- -e- Essai propriété mécanique Les essais de cisaillement

La boîte de Casagrande est constituée de deux demi-coquilles sur


lesquelles on exerce perpendiculairement au plan de jonction des deux demi-
coquilles, une pression. L'échantillon, comprimé subit une compaction, c'est
à dire qu'il perd une certaine proportion d'eau. L'une des deux coquilles étant
fixe, on exerce alors une pression latérale, tendant à faire glisser l'autre
parallèlement à leur séparation. En augmentant progressivement cette
contrainte, on constate que la résistance de l'échantillon croît, passe par un
maximum, puis décroît jusqu'au moment où se produit la rupture. L'usage de
cet essai est notamment approprié pour l'étude des glissements de terrain.
4- Essais de laboratoire - sol-
4- -e- Essai propriété mécanique L'essai œdométrique

Un échantillon de sol est placé dans une boîte cylindrique rigide de


section circulaire entre deux pierres poreuses assurant son drainage.
Un piston permet d'appliquer sur l'échantillon une contrainte verticale
uniforme constante pendant un temps déterminé.

on peut établir des courbes de


compressibilité (indice des vides
en fonction de la contrainte) et de
consolidation (variation relative
de tassement en fonction du
logarithme du temps).
4- Essais de laboratoire - granulat-
4- -a- Essai propreté équivalent de sable

Mesurer la propreté d’un matériau


faiblement plastique. Il rend compte
globalement de la qualité et la
quantité des éléments fins

L’essai s’effectue sur la fraction 0/5 mm.Il


consiste à floculer la fraction à tester dans
une solution normalisée, et à mesurer,
après un temps de repos, les hauteurs du
sédiment (sable) et du floculat (fines).

Par définition :

Es (%) = hauteur de la partie sédimenté x 100


hauteur totale du floculat
4- Essais de laboratoire - granulat-
4- -a- Essai propreté propreté superficielle

déterminer la propreté superficielle des granulats supérieurs à 2mm.

La propreté superficielle est définie comme étant le pourcentage


pondéral de particules inférieures à 0.5mm (ou 1.6mm pour les
ballasts) mélangées ou adhérentes à la surface des granulats
supérieurs à 2mm.
Ces particules sont séparées par lavage sur le tamis
correspondant

Cet essai est important et surtout pour les granulats


destinés aux enduits superficiels, car les fines
empêchent la liaison liant - granulats.
4- Essais de laboratoire - granulat-
4- -a- propriété mécanique LOS ANGELES

mesurer la résistance à la fragmentation parcs chocs des


éléments d’un échantillon de granulats

mesurer la quantité d’éléments inférieurs à 1.6


mm produite en soumettant le matériau aux chocs
de boulets normalisés dans une machine Los
Angeles

LA (%) = m du passant à 1.6 mmx 100


M
4- Essais de laboratoire - granulat-
4- -a- propriété mécanique fragmentation dynamique

mesure de la résistance à la
fragmentation dynamique des éléments
d’un échantillon de granulats

L’essai s’effectue sur les gravillons entre 4


et 14 mm. Il consiste à mesurer la quantité
d’éléments inférieurs à 1.6mmproduits, en
soumettant le matériau aux chocs d’une
masse normalisée.

FD(%) = m du passant à 1.6 mm x 100


M
4- Essais de laboratoire - granulat-
4- -a- propriété mécanique micro deval humide

mesurer la résistance à l’usure


d’un échantillon de granulats .

L’essai s’effectue sur les gravillons


entre 4 et 14mm et entre 25 et
50mm. Il consiste à mesurer la
quantité d’éléments inférieurs à
1.6mm produite par frottements
réciproques, dans un cylindre en
rotation, en présence des charges
abrasives et de l’eau.

MDE(%)= m du passant à 1.6 mm x100


M
4- Essais de laboratoire - granulat-
4- -a- propriété mécanique coefficient d’aplatissement

déterminer la proportion des


granulats plats, de dimensions
comprises entre 4 et 50mm,
contenue dans un matériau.

L'essai consiste à effectuer un


double tamisage:

- tamisage sur tamis de diamètres d


et D( D=1,25 d)

- tamisage des différentes classes


granulaires d/D, sur des grilles à
fentes parallèles d'écartement
d/1,58.

CA(%) = ∑ Mex100
Mg : masse de chaque classe granulaire d/D
∑Mg
Me : masse du passant de chaque classe
granulaire sur la grille correspondante
VI- Exploitation des résultats

Tout projet de terrassements doit faire l'objet d'un dossier d'étude géotechnique.
Ce dossier d'étude géotechnique doit permettre d'identifier et de classer tous les sols
rencontrés lors des sondages exécutés dans les zones à déblayer et dans les assises de
remblai.
Ainsi une coupe de chaque sondage et un schéma lithologique de chaque déblai avec
d'éventuels profils en travers pour les déblais importants et hétérogènes doivent mettre
en évidence les différents types de sols rencontrés, avec description de chaque nature de
sols la plus complète possible (intégrant la nature pétrographique dans le cas des roches)
, en délimitant les différentes couches.
Les sols sont regroupés en 3 catégories principales : sols meubles, matériaux rocheux
évolutifs et matériaux rocheux sains
L’IPI ( Indice Portant Immédiat) :
Il est utilisé pour caractériser un sol à supporter directement la circulation
des engins de chantier. Il correspond au poinçonnement, sans la
surcharge annulaire, d’une éprouvette confectionnée à l’aide d’un matériau
mis en oeuvre à sa teneur en eau naturelle et compacté à l’énergie du
Proctor Normal.

L’état hydrique :

L’état hydrique :
h : état humide
m : état d’humidité moyen
s : état sec
ts : état très sec
La position de wn par rapport à wOPN : exprimé par le rapport wn / wOPN

L’indice de consistance IC : exprimé par le rapport IC = (WL – wn) / Ip


L’Indice Portant Immédiat IPI : CBR immédiat sans surcharge ni immersion
LES SOLS MEUBLES
LES MATERIAUX ROCHEUX
les sols tirseux

Les sols tirseux sont des sols fins noirs à gris foncés, généralement situés
en
couverture, qui présentent une forte instabilité volumétrique. Ces sols se
caractérisent par une forte fissuration par retrait en saison sèche et par un
fort gonflement à l'état humide. Le catalogue des structures des chaussés
neuves les caractérise par les paramètres suivants :
- L'indice d'instabilité volumétrique : Wl – Wr > 42 avec
Wl (limite de liquidité) > 53
Wr (limite de retrait) < 13
- La plasticité de ces sols permet de définir deux sous-classes :
TxA3 : pour les sols avec Ip M 40
TxA4 : pour les sols avec Ip > 40
Les sols tirseux sont très présents en couverture dans la plaine du Gharb et
dans la plaine de Berrechid. Les épaisseurs peuvent être importantes au
niveau de la plaine du Gharb. Ces épaisseurs sont faibles au niveau de la
plaine de Berrechid où ces sols reposent en général sur des tufs et des
encroûtements calcaires.
VII- Application des études géotechniques dans le domaine routier :

en plus de dimensionnement de chaussée ; les résultats des études


géotechniques permettent; en se basant sur GMTR; de définir :
- les conditions d’utilisation des matériaux en remblai
- les conditions d’utilisation des matériaux en couche de forme
- le compactage des remblais et des couches de forme

A- les conditions d’utilisation des matériaux en remblai


Les matériaux ont fait l'objet d'une classification pour terrassements. L'objectif
est donc de fixer les principes pour leur utilisation en remblais.
Les principes retenus pour la définition des conditions d'utilisation des
matériaux en remblais sont les suivants :
- Viser le niveau de qualité technique, juste nécessaire compte tenu des
possibilités des matériels et techniques d'exécution dans le contexte marocain.
- Établir des solutions conformes au contexte technico-économique national.
Les éléments sur lesquels il faut agir pour utiliser un matériau en remblai
sont les suivants :
- le mode d'extraction
- le mode d'élaboration du matériau extrait
- la mise en oeuvre proprement dite

les types des remblais rencontrés sont deux :


- les remblais courants ( dont la hauteur ne dépasse pas 15 m )
- les remblais particuliers ( les remblais en zones inondables, les remblais
de grande hauteur(dont la hauteur dépasse 15 m) et les remblais contigus
aux ouvrages).
pour les remblais ; il existe Sols utilisables sans restriction et des Sols
utilisables avec restriction
le mode d'extraction

L'extraction d'un matériau meuble ou tendre peut se faire :


- par couches généralement de 10 à 30 cm ou
- par extraction frontale.
L’extraction E : l’extraction par couches d’un sol d’humidité «h» est favorable
en période de forte évaporation. A l’inverse, l’extraction frontale, en période
humide, permet de conserver au mieux la teneur en eau initiale d’un matériau
« m ».
- La granularité G, concerne des valeurs - seuils de dimension des blocs (<
250 mm pour les traitements, < 800 mm pour réaliser une couche). La
dimension des blocs limitera l’épaisseur des couches ou nécessitera leur
écrêtage.
- L’action sur l’eau W, c’est la difficulté majeure des chantiers de
terrassement dans la mesure ou un remblai formé par des terres trop
humides sera instable et intraficable ( phénomène de matelassage). A
l’inverse des terres trop sèches seront difficilement compactables ( énergie
de compactage excessive, compacité insuffisante) et nécessiteront un
arrosage.
- Le traitement T, lorsque les terres sont trop humides il sera possible d’agir à
l’aide, entre autres, d’un traitement à la chaux qui, outre la diminution de wn,
déplacera favorablement wOPN
Sols utilisables sans restriction
- Les sols rocheux non évolutifs. Le caractère évolutif a été défini au
niveau de la classification des roches.
- Les sols grenus de classes : B, D, CA, CB, sauf les sols : D1, B1, B2 (avec
VBS <1,5), CA3, CA4, CB1 et CB2 (avec VBS < 1,5);
-- Les sols fins de classes A1, A2.;
- Tous les sols tuffacés de classes Tc et Tf, sauf ceux du type B1 et B2
(avec VBS <1,5) et du type A4.
Sols utilisables avec restrictions
Hauteur de remblai limitée à 8 m
Les sols de classes A3 et CA3.
Couverture de protection anti-érosive d'épaisseur au moins de 15 cm
- Les sols grenus : B1, B2 (VBS < 1,5), CB1, CB2, D1
- Les sols tuffacés : Tc et Tf de type B1 et B2 (VBS < 1,5)
Traitement ou protection à définir par une étude spéciale de laboratoire
- Les roches évolutives
- Les sols tirseux
Traitement à la chaux des sols trop humides au moment des travaux

- Si l'indice portant immédiat (IPI) O 5 pour les sols A1, A2, A3, B2, B6.
- Si l'IPI O12 pour B4 , B5 , les composés CA1 ,CA2 ,CA3 , CB2, CB4, CB5 et CB6
Sols non utilisables

- Les sols tirseux sans traitement adéquat à définir (TxA3 et TxA4).


- Les sols de classe A4 ou CA4 sans traitement adéquat.

Conditions générales
◊ Sols exempts d'éléments végétaux de toute nature et de toute quantité
appréciable d'humus.
◊ D max. du sol O2/3 de l'épaisseur de la couche élémentaire du remblai
afin de faciliter le compactage.
◊ D max. du sol O 200 mm au niveau de la couche supérieure du remblai
pour assurer un bon nivellement à l'arase des terrassements.
Les conditions d’utilisation des matériaux en couche de forme

La démarche est la même que pour le remblai mais les exigences sont différentes.
La couche de forme correspond au support sur lequel sera mise en place les
couches de chaussée. Il s’agira soit du terrain naturel dans le cas d’un projet en
déblai, soit d’une couche de terres d’apport en cas de projet en remblai. Elle
s’appuiera sur la Partie Supérieure des Terrassements (PST).
Géotechnique routièreLa plate- forme sur laquelle sera mise en oeuvre la CdF est
l’Arase de terrassement (AR).
Le rôle de cette couche est multiple :
• elle doit assurer un fin réglage topographique de la plate- forme ;
• posséder des caractéristiques mécaniques correspondant aux calculs de
dimensionnement de la chaussée et être suffisamment traficable pour assurer le
transport des matériaux constitutifs de la chaussée; sa portance doit permettre le
compactage de ces derniers.
Les sols pouvant être utilisés en couche de forme doivent satisfaire aux
critères suivants:
- Etre insensibles à l'eau ou peu sensibles à l'eau, c'est à dire qu'une fois mis
en oeuvre leur portance ne doit plus être influencée ou sera peu influencée
par les variations des conditions hydriques.
- Etre résistants à l'attrition et aux efforts tangentiels engendrés par le trafic de
chantier, ceci pour éviter la production de fines qui sont des matériaux
sensibles à l'eau.
- Avoir une granularité compatible avec les exigences de nivellement
imposées au niveau de la plate-forme support de chaussée.
- Jouer éventuellement un rôle de drainage.
Les sols pour couche de forme ne devront pas avoir d'éléments dont la plus
grande dimension excède 100 mm. Sous ces conditions sont utilisables ou
réutilisables en couche de forme, en fonction de la portance de couche support
et le trafic
VIII Compactage -

les principaux travaux routiers sont :


- terrassement
- Couche de forme
- corps de chaussée
- couche de roulement

Dans la réalisation de ces travaux ont arriver aux objectifs :

- supprimer les déformations ultérieurs


- augmenter les caractéristiques mécaniques
- assurer l’imperméabilisation

Pour atteindre ces objectifs il existe plusieurs techniques parmi elles on


trouve le compactage.
en tenant compte que le sol est constitué par deux phases principales (
solide et fluide) l’action de compactage se traduit par :

* serrage des grains solides ( rapprochement es grains solides )


* expulsion de fluide
le compactage est atteint son objectif lorsque la densité sèche moyenne de la
couche est supérieure ou égale à :

- 95 % OPN pour un remblai


- 95 % OPM (ou 98,5 % OPN) pour une couche de forme
le compactage n’est pas toujours uniforme sur toute l’épaisseur de la
couche compacté. L’augmentation de la densité sèche augmente avec le
nombre de passe ( énergie) et en fonction de profondeur . Cette
augmentation suit une loi linéaire suivant logarithme de nombre de passe ( loi
logarithmique ) . Elle decrit une courbe r = f(Z) sous forme d’une parabole
Ces constatations permettent de qualifier la qualité de compactage des
remblais et des couches de forme à partir des deux critères suivants :

- La masse volumique moyenne ρdm sur l'épaisseur compactée


- La masse volumique en fond de couche ρdfc, c'est à dire sur les 8 cm
inférieurs de la couche.

Deux objectifs de compactage sont :

• Pour les remblais :

ρdm ≥ 95 % OPN
ρdfc ≥ 92 % OPN

• Pour les couches de forme :

ρdm ≥ 98,5 % OPN


ρdfc ≥ 96 % OPN
VIII-1- Facteurs de qualité de compactage -
la qualité de compactage dépend de :
- la nature de couche à compacter ( remblai ; couche de forme;
couche de fondation; couche de base );
- le type de matériaux a compacté ( sol , grave naturelle , grave traitée ,
sable , enrobé ) ;
- la valeur fixé pour ρdm et ρdfc a partir des essais
VIII-2- Materiel de compactage -
La classification retenue pour les engins de compactage est
conforme à la norme française NF 98.736. Elle couvre l'ensemble
des compacteurs dont la largeur de compactage est supérieure ou
égale à 1,30 m.
Les différentes classes d'engins de compactage sont :

- Les rouleaux à pneus : Pi


- Les rouleaux vibrants à cylindres lisses : Vi
- Les rouleaux vibrants à pieds dameurs : VPi
- Les rouleaux statiques à pieds dameurs : SPi
- Les plaques vibrantes : Pqi
- Les rouleaux mixtes : Vmi-Pj

L'indice i désigne la classe du compacteur.


Rouleaux à pneus

Leur classement est fait en fonction de


la charge par roue C en tonnes (T) :
- P1 : 2,5 ≤ C < 4 T
- P2 : 4 ≤ C < 6 T
- P3 : 6 T ≤ C

ils sont utilisés pour les terrassement


moyen ou pour matériaux routiers « à
surfacer »
les compacteurs à pneus sont utiliser
pour des sol argileux sableux ; des graves
fines et moyennes .
la vitesse maximales est d’ordre de 6Km/h
vitesse de travail est entre 3.5 et 5Km/h
identification réalisés sur les échantillons de sols prélevés le
long du tracé de la route en question sont résumés, par section
homogène, dans le tableau ci-dessous
>50m
Section Dmax m >2mm <0,08mm Wl Wp VBS
PK0-PK3 35 0 23 11 - - 1,8
PK4-PK10 20 0 38 10 - - 0,8
PK10-PK13 6,3 0 11 77 45 30 -
PK13-PK16 28 0 35 8 - - 0,08
PK16-PK17 34 0 38 5 - - 0,18

Déterminer par section homogène, la classe des sols selon GTR


PK0-PK3
Dmax=35mm <50mm
les passants à 0.08mm est 11% donc le sol soit de classe B ou D
on a le refus à 2mm = 23% donc les passants à 2mm est 100-23=77%
donc le sol est de classe D1 ou B1 ou B2
ona VBS =1.8 doc le sol est de clase B2
PK4-PK10
Dmax=20mm <50mm
les passants à 0.08mm est 10% donc le sol soit de classe B ou D
on a le refus à 2mm = 38% donc les passants à 2mm est 100-23=62%
donc le sol est de classe D2 ou B3 ou B4
on a VBS =0.8 doc le sol est de clase B4
PK10-PK13
Dmax=6.3mm <50mm
les passants à 0.08mm est 77% donc le sol s est de classe A
Ip = Wl- Wp = 45-30=15 doc le sol est de classe A2

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