Mobilisation passive et active en kinésithérapie
Mobilisation passive et active en kinésithérapie
1.1. Définition
C’est un mouvement appliqué sur un patient inactif. Le patient est dans un état de décontraction
physique ou psychique, éventuellement de l’articulation précédant les mobilisations passives.
Dosage et progression:
Il faut varier les modalités d'exécutions d’un geste. Pour obtenir un gain d’amplitude, on peut insister en
palier progressif.
Prises et contreprises:
La prise est le point mobile et la contreprise est le point fixe. Cela permet d’éviter les compensations.
1) Les plans
Plan sagittal: Il est verticale, antéro-postérieur et il correspond au plan de symétrie du corps. Divise le
corps en une partie gauche et droite.
Plan frontal: Parallèle au front. Il est vertical et divise le corps en une partie antérieure et une
postérieure.
Plan transversal: Il est perpendiculaire à la plus grande dimension du corps. Il est horizontal et divise le
corps en une partie supérieure et une inférieure.
1) Les axes
Axe sagittal: Il est situé dans le plan sagittal. Il est horizontale et dirigé d’avant en arrière. Les
mouvements d’abduction et d’adduction ont lieu autour de cet axe, dans un plan frontal.
Axe frontal: Il est situé dans le plan frontal. Il est horizontal et dirigé transversalement. Les mouvements
de flexion et d’extension ont lieu autour de cet axe, dans un plan sagittal.
Axe longitudinal: Il est vertical. Les mouvements de rotations s’effectuent autour de lui, dans un plan
transversal.
Notions de bases de la mobilisation active
2.1. Définition
Mise en jeu de l’activité des fibres musculaires contractiles du sujet, de manière analytique ou globale.
Les mouvements sont volontaires ou automatico-réflexes.
Travail dynamique (isotonique) concentrique => Moment moteur > Moment résistant:
La contraction musculaire provoque alors un rapprochement des points d’insertions du muscles.
Travail dynamique (isotonique) excentrique => Moment moteur < Moment résistant:
Les points d’insertion du muscle s’éloignent malgré la contraction musculaire.
Piste externe:
Position d’allongement: Concentrique ---> <--- Excentrique :Position intermédiaire.
Piste interne:
Position intermédiaire: Concentrique ---> <--- Excentrique :Position de raccourcissent.
3. La hanche
3.1. Palpation
La hanche = ceinture pelvienne => os coxal, sacrum, coccyx. L’os coxal permet l’articulation du fémur
(avec l’acétabulum ou la cavité cotiloïde).
1) Os coxal C’est la partie antéro-latérale du bassin formé par 3 os : l’ilium, l’ischium et le pubis.
Crête iliaque: Bord supérieur de l’os coxal en forme de «S». Il part de l’EIAS jusqu’à l’EIPS. Palper avec les
doigts mis horizontalement sur sujet debout. Passe par l’articulation L4/L5. Horizontalement à la
crête iliaque, on peut parler L4. Insertion: Grand dorsal.
EIAS: Saillie osseuse qui termine en avant de la crête. Couché dorsal. Laisser prendre la jambe pour faire
ressortir l’épine. Insertion: Sartorius.
Tubercule du moyen fessier: C’est un élargissement de la crête plus latéralement. Palper avec 3 travers
de doigts en arrière de l’EIAS, patient en position debout. Demander au patient de faire une
abduction pour vérifier si on est bon. Insertions: TFL et une petite partie du grand glutéal.
Symphyse pubienne: Patient en couché dorsal. Les pouces se déplacent horizontalement jusqu’à sentir
une saillie osseuse. Insertions: Petite partie de pectiné.
EIPS: Saillie osseuse qui termine en arrière de la crête. Couché ventral (avec coussin sous bassin), index
posés partie postérieure de la crête iliaque. Pouces à 45° vers le bas indiquent les EIPS. Se
trouvent à hauteur de l’art sacro-iliaque et au niveau de S2. Il peut y avoir des petites fossettes
entre l’EIPS et le sacrum. Horizontalement a cette épine, on peut palper S2.
EIPI: Se trouve à 2 travers de doigts sous l’EIPS. Se trouvent au niveau de S3-S4 + sur la même ligne
verticale que EIPS, épine ischiatique, tubérosité ischiatique.
Epine ischiatique: Sur même ligne verticale que l’EIPS + EIPI. Se trouve à 3 travers de doigts sous EIPI.
Dans l’échancrure entre l’épine et l’EIPI, le nerf sciatique et le piriforme passent là donc /!\ !!!.
Insertions: Jumeau supérieur + pectiné.
Tubérosité ischiatique: Au niveau du pli fessier, on remonte légèrement vers le haut (/!\ en profondeur).
Palpation sous le bord inférieur du grand glutéal. Insertions: Jumeau inférieur, grand adducteur,
chef long biceps fémoral, semi-tendineux et semi-membraneux.
Ils sont sur la même ligne mais vers le dehors et vers le bas.
Sacrum, foramens sacraux et coccyx: Bien palper tout le sacrum. Sur les 2 côtés latéraux du sacrum, il y
a les foramens sacraux qui sont un peu «gluants» (trouver un autre mot) à la palpation. Ils se
situent sur la même ligne. Ensuite, palper le coccyx dans le pli fessier.
Tête fémorale: Demander au patient de faire une rotation externe maximale. On ne peut pas palper la
tête fémorale car il est trop en profondeur et des muscles passent au dessus, mais on peut
palper l’endroit où il se trouve ( on sent des structures bouger en faisant des rotations externe-
interne )
3.2. Mobilisations passives
1) Flexion
La flexion de hanche s’effectue autour d’un axe frontal. La flexion de la hanche est un mouvement dirigé
vers l’avant qui porte la cuisse vers le bassin fixe ou le tronc vers le cuisse fixe. La flexion amène le
bassin en rétroversion.
1ère mobili (prise berceau): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets du côté homolatéral. Je
mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je place une prise en clé de
bras, mon avant bras soutient le segment jambier et ma main est situé à la partie interne du
genou. Je place une contreprise sur la face antérieure de la crête iliaque pour éviter les
compensations. Cette mobili est utilisée au début de traitement car elle ne permet pas d’aller
très loin dans l’amplitude articulaire. Il faut bien rester dans l’axe. Respecter les plans et axes.
Kinépatex!
2ème mobili (prise calcanéo-plantaire): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets du côté
homolatéral. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. J’empaume
le calcanéus pour ma 1ère prise et je place ma main sous le creux poplité pour ma 2ème prise.
En fin de mouvement, ma main peut passer à la partie antérieure de la jambe pour insister dans
les derniers degrés de flexion. Cette mobili est utilisée en fin de traitement car elle permet
d’aller loin dans l’amplitude articulaire. Pour éviter les compensations, il faut mettre sa jambe
sur le membre sain. Il faut bien rester dans l’axe. Respecter les plans et axes. Kinépatex!
3ème mobili (genou sur l’épaule): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets face au patient. Je
mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Une main est placée au
niveau du genou, au creux poplité et l’autre main sur la face antérieure du membre sain pour
éviter les compensations. Le mouvement de flexion se fait par inclinaison du tronc et par des
poussées au niveau des mains. Cette façon permet bien de guider le mouvement. Cette mobili
est utilisée au début de traitement car elle ne permet pas d’aller très loin dans l’amplitude
articulaire. Il faut bien rester dans l’axe. Respecter les plans et axes. Kinépatex!
4ème mobili (prise berceau latéral): Je place mon patient en couché latéral. Je me mets derrière le
patient et je place un cousin sous sa tête. On amène le membre défectueux en flexion grâce à
une prise berceau. Le membre sain est NON fléchit pour éviter la rétroversion. Kinépatex! Il faut
bien rester dans l’axe. Respecter les plans et axes.
2) Extension
L’extension de la hanche s'effectue autour d’un axe frontal. L’extension est un mouvement dirigé vers
l’arrière portant la cuisse ou le tronc dans cette direction. L’extension amène le bassin en antéversion.
1ère mobili (prise berceau): Je place mon patient en couché ventral. Je me mets du côté homolatéral. Je
place un coussin sous le bassin pour éviter l’antéversion. Je place une prise berceau face
antérieure de la cuisse, au-dessus de la patella et mon avant-bras soutient le segment jambier. Je
place une contreprise sur l’iliaque pour immobiliser le bassin. Cette mobili est utilisé au début de
traitement car elle ne permet pas d’aller très loin dans l’amplitude articulaire. Elle demande une
grande force de la part du rééducateur. Il faut bien rester dans l’axe. Respecter les plans et axes.
Bien laisser le genou en extension car le quadriceps est un muscle biarticulaire, et il faut donc
éviter de l'étirer pour aller plus loin dans l’amplitude. Kinépatex!
2ème mobili (levier): Je place mon patient en couché ventral, coussin sous le bassin pour éviter
l’antéversion. Le rééducateur est assis. Je place une contreprise face postérieure du basin coté
mobilisé et une prise en levier (mon avant bras passe sous la face antérieure de la cuisse a
mobiliser et ma main se pose sur la face postérieure de la cuisse saine). La jambe reste tendue.
Kinépatex!
3ème mobili (prise berceau latérale): Mon patient est placé en décubitus latéral et je me place au dos
du patient. Je place une prise en berceau et une contreprise au niveau de la crête iliaque. Le
membre sain est en flexion pour amener le bassin en rétroversion pour gagner en amplitude et
éviter les compensations. Kinépatex!
3) Abduction
L’abduction de la hanche s’effectue dans d’un plan frontal, autour d’un axe sagittal. C’est un mouvement
qui écarte du plan médian. Le mouvement consiste en un déplacement de la cuisse en dehors par
rapport au tronc fixe ou à un déplacement du tronc entraînant une bascule latérale du bassin sur la
cuisse maintenue fixe.
1ère mobili (double prise): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets du côté homolatéral. Je
mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je place une prise à la face
postérieure de la cheville et une autre au creux poplité. Mes 2 mains soutiennent le segment
jambier et éloigne ce dernier du plan médial du corps. Cette mobili est utilisé en fin de
rééducation car elle permet d’aller loin dans l’amplitude articulaire. Il faut bien rester dans le
plan frontal. Respecter les plans et axes. Kinépatex!
2ème mobili (porte-à-faux): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets en face du patient, au
niveau de ses pieds. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je
place une prise à la face postérieure de la cheville du membre à mobiliser et une contreprise sur
la cheville opposée pour la fixer à la table. La contreprise permet d’éviter que la jambe opposée
ne suive le mouvement. Cette mobili est utilisé au début de traitement car elle ne permet pas
d’aller très loin dans l’amplitude articulaire. Il faut bien rester dans le plan frontal. Le genou est
en porte-à-faux. Respecter les plans et axes. Kinépatex!
3ème mobili (prise berceau): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets du côté homolatéral. Je
mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je place une prise berceau
face postéro-médiale de la cuisse, le segment jambier reposant sur mon avant-bras et je place
une contre-prise sur l’EIAS opposée. Il faut bien rester dans le plan frontal. Respecter les plans
et axes. Kinépatex!
4ème mobili (prise berceau latérale): Je place mon patient en couché latéral. Je me mets dos au patient.
Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je place une prise
berceau à la face antéro-médiale du genou et de la cuisse. Mon avant-bras soutient le segment
jambier. Je place une contreprise sur l’EIAS pour éviter les compensations. Cette prise évite le
porte-à-faux. Nécessite une grande force de la part du rééducateur car cette mobili est contre-
pesanteur. Il faut bien rester dans le plan frontal. Respecter les plans et axes. Kinépatex!
4) Adduction
L’adduction de la hanche s'effectue autour d’un axe d’un axe sagittal. L’adduction amène la cuisse en
dedans vers le plan sagittal médial.
1ère mobili (prise berceau latérale): Je place mon patient en couché latéral. Je me mets dos au patient.
Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. La jambe lésée reposant
sur la table et la jambe saine étant fléchie et soutenue par un coussin, je place une prise
berceau face latérale de la cuisse avec le segment jambier qui repose sur mon avant-bras et une
contreprise sur la crête iliaque opposée. Cette mobili demande une grande force de la part du
rééducateur car elle est contre-pesanteur. Respecter les plans et axes. Kinépatex!
2ème mobili (prise berceau): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets du côté hétérolatéral.
Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je place une prise
berceau à la face externe du genou et de la cuisse. Mon avant-bras soutient le segment jambier.
Je place une contreprise sur l’EIAS opposé pour éviter les compensations. La mobilisation se
réalise sans qu’il y ait de porte-à-faux au niveau du genou. Respecter les plans et axes.
Kinépatex!
5) Rotation
La rotation externe s’effectue autour d’un axe longitudinal, dans un plan transversal. C’est un
mouvement qui amène la face antérieure de la cuisse vers le dedans par rapport au tronc fixe.
La rotation interne s’effectue autour d’un axe longitudinal. Il s’agit d’un mouvement qui porte la face
antérieure de la cuisse vers le dehors, par rapport au bassin fixe. Lorsque la jambe va vers l’extérieur,
c’est une rotation interne. Inversement, lorsque la jambe va vers l’intérieur, c’est une rotation
externe.
1ère mobili (assis): Je place mon patient en assis. Je me mets en face du patient et je lui demande de
mettre ses mains en dessous de sa cuisse (membre lésé bien évidemment), au niveau du genou.
Je place ensuite une prise face antérieure de la cheville et une contreprise bicondylienne juste
au-dessus du genou. Respecter les plans et axes. Kinépatex!
2ème mobili (couché dorsal): Je place mon patient en couché dorsal, hanche et genou fléchi à 90°. Je me
mets du côté homolatéral. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du
patient. Je place une prise à la face postérieure de la cheville qui soutient le membre et une
contreprise bicondylienne à la face antérieure de la cuisse, juste au-dessus du genou et on
tourne la jambe vers l’intérieur ou l’extérieur pour faire la rotation de hanche. Cette mobili est
utilisé en fin de rééducation. Il faut faire attention à ce que la hanche et le genou soient fléchis
à 90°. Respecter les plans et axes. Kinépatex!
3ème mobili (couché ventral): Je place mon patient en couché ventral, genou fléchi à 90°. Je me mets du
côté homolatéral. Je mets un coussin sous le bassin de mon patient pour une position plus
confortable. Je place une prise bimalléolaire à la face antérieure de la cheville et une contreprise
sur la fesse opposée avec le coude en laissant ma main au-dessus du genou de la jambe lésée
pour éviter les compensations au niveau du bassin. Cette position est idéale pour éviter les
compensations. Elle est utilisée en fin de traitement car elle va loin dans l’amplitude articulaire.
Il faut faire attention à ce que la hanche et le genou soient fléchis à 90°. Respecter les plans et
axes. Kinépatex!
6) Circumduction
La circumduction est un mouvement combinant successivement la flexion, l’abduction, l’extension,
l’adduction. Le segment en mouvement décrit un cône dont le sommet est au centre articulaire tandis
que l’extrémité distale décrit un cercle.
1ère mobili: Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets du côté homolatéral. Je mets un coussin
sous la tête pour une meilleure position du patient. Je place une prise en empaumant le
calcanéus et une autre au niveau du creux poplité. Le kinésithérapeute décrit le cône de
circumduction qu’il désire. Cette position exclut la composante d’extension. Kinépatex!
3.3. Testing
Voir le tableau.
4. Le genou
4.1. Palpation
Genou = articulation intermédiaire du membre inférieur. Il est fragile car stabilité + mobilité = fragilité.
= 2 degrés de liberté: Flexion/extension et rotation interne/externe.
2 impératifs: - Grande stabilité en extension => soutien le poids du corps (ex : grâce aux ligament).
- Grande mobilité => pour la course, pour l’orientation du pied lors d’inégalités de terrain.
A savoir: Le genou travaille surtout en compression, il y a une congruence grâce aux ménisques.
Si hyperextension => risque de fracture. 2 articulations : fémoro-patellaire et fémoro-tibiale
2. Condyle interne: Face interne du genou fléchi, facilement palpable surtout au bord antérieur et
inférieur. Insertion: gastrocnémiens chef médial.
3. Condyle externe: Face externe genou fléchi, facilement palpable surtout au bord antérieur et
inférieur. Insertion: semi-membraneux, gastrocnémiens chef médial, poplité.
4. Trochlée fémorale: Facilement repérable et palpable quand le genou est en hyper flexion, au
dessus de la patella, sous fibres quadricipitales => partie antérieure et supérieur de la trochlée.
6. Patella: Partie antérieure du genou, forme un triangle dont la base est vers est le haut, décubitus
dorsal genou flechit. Le sommet s’appelle l’apex et est vers le bas. Insertion: Quadriceps
7. Tubercule des adducteurs: Partie médiale du fémur, repérable en flexion => les mains entourent
le genou sur côtés avec les pouces vers avant, parallèle à la jambe et doigts vers le creux poplité,
rentrer l’index et le majeur du bas vers le haut. Insertion: grand adducteur.
8. Tendons: Repérer le tendon des muscles: grand adducteur, biceps fémoral, quadriceps (ligament
patellaire et quadricipital), sartorius, gracile, semi-tendineux et tractus ilio-tibial.
2) Condyle interne: Côté interne de la TTA, extrémité supérieure du tibia, dont la partie supérieur est
le plateau tibial. Il est plus développée que le condyle externe. Insertion: semi-membraneux.
3) Condyle externe: Côté externe de la TTA, extrémité supérieure du tibia, dont la partie supérieure
est le plateau tibial. Partie postéro-externe => facette articulaire ovalaire orientée en bas et
arrière.
4) Tubérosité Tibiale Antérieure: Lieu d’insertion du ligament patellaire, petite tubérosité face
antérieure du tibia. A palper en extension OU en flexion. La crête tibiale prolonge la TTA.
Insertion: quadriceps.
7) Tubercule de Gerdy: En partant de la TTA, un travers de doigt obliquement vers le haut et arrière,
c’est une saillie osseuse. Insertion: tibial antérieur + bandelette ilio-tibiale + TFL.
9) Technique des 3 doigts: 1 doigt sur la TTA (annulaire), 1 doigt sur la tête de la fibula (index) et
l’autre doigt vient trouver le tubercule de Gerdy (majeur).
Tête de la fibula: Saillie osseuse facilement palpable en flexion (+rotation interne du genou). Tenir entre
le pouce et index. La flexion de la cheville entraine un glissement de la tête vers le haut et
arrière, et en extension, mouvement vers le bas et en avant. Insertion : biceps fémoral.
Apophyse styloïde: Un travers de doigt obliquement, vers arrière et le haut, petite saillie osseuse.
Insertion : biceps fémoral + LCE.
LCE (fibulaire): Ligament partant partie inférieure du condyle externe du fémur jusqu’à la tête de la
fibula. Donc il va vers le bas et vers l’extérieur. Genou fléchit à 45°, jambe faisant un 4 avec
l’autre jambe. A partir du biceps, on remonte dans l’interligne articulaire et il se trouve entre le
biceps et le TFL.
LCI (tibial): Ligament partant partie inférieure condyle interne du fémur jusqu’à la partie supérieure face
latérale du tibia (patte d’oie). Donc il va vers le bas et vers l’extérieur. Le genou est légèrement
en valgus et en flexion (45°). A 3 travers de doigts de l’apex de la patella dans l’interligne
articulaire interne.
2) 2ème mobili (jambe sur épaule): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets face au
patient. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Mes 2 mains
sont placées au niveau du genou et du creux poplité. Le mouvement de flexion se fait par
inclinaison du tronc et par des poussées au niveau des mains. Cette façon permet bien de guider
le mouvement. Cette mobili est utilisée au début de traitement car elle ne permet pas d’aller
très loin dans l’amplitude articulaire. Il faut bien rester dans l’axe. Respecter les plans et axes.
Kinépatex.
3ème mobili (couché ventral): Je place mon patient en couché ventral. Je me mets du côté homolatéral.
Je mets un coussin sous le bassin pour une meilleure position du patient. En mettant un coussin
sous le bassin, on évite l’antéversion et grâce à cela, le quadriceps est plus relâcher. Je mets un
coussin sous le bassin de mon patient pour une position plus confortable. Je place une prise
polycidigitale à la face antérieure de la cheville. Je place une contreprise sur la face postérieure
de la crête iliaque pour éviter les compensations. Cette mobili est utilisée en fin de traitement
car elle permet d’aller très loin dans l’amplitude articulaire et de bien insister sur les derniers
degrés. Il faut bien rester dans l’axe. Respecter les plans et axes. Kinépatex.
4ème mobili (couché ventral prise en clef de bras): Idem que la 3 sauf qu’on va insister dans les derniers
degrés de mouvement grâce à une prise en clef de bras. On place le creux de notre coude à la
face antéro-inférieure de la jambe. On place une contreprise à l’aide de l’avant-bras sur les 2
fesses. Bien insister dans les derniers degrés de flexion. Kinépatex. Plier et écarter ses jambes.
5ème mobili (assis): Le patient est assis en bord de table et je me place en face de lui. Je place une prise
polycidigitale à la face antérieure de la cheville et une contreprise à la face antérieure de la
cuisse pour stabiliser. Ce travail est aidé par la pesanteur jusqu’à 90° de flexion, mais ne permet
pas de mobiliser sur une amplitude complète. Il est intéressant de placer un cousin sous la cuisse
pour horizontaliser le fémur. C’est une position intéressante pour les personnes possédant une
prothèse au genou. Il faut surveiller les compensations du bassin. Il faut bien rester dans l’axe.
Respecter les plans et axes.
6ème mobili (couché latéral): Je place mon patient en couché latéral et je me place derrière lui. Je mets
un coussin sous le bassin pour une meilleure position du patient. Je place une contreprise en
soutenant le genou du membre à mobiliser et je place une prise à la face antérieure de la jambe.
Il faut mettre la jambe saine du patient en légère extension de hanche pour amener le bassin en
antéversion et ainsi raccourcir le quadriceps pour aller plus loin dans la flexion de genou.
Kinépatex. Respecter plans et axes.
2) Extension
L’extension de genou s'effectue autour d’un axe frontal. L’extension est un mouvement dirigé vers
l’avant. Dans l’extension complète, la jambe est dans le prolongement de la cuisse (position de
référence). Attention hyperextension de 5 à 10° maximum.
1ère mobili (couché dorsal): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets du côté
homolatéral. Je mets un coussin sous le bassin pour une meilleure position du patient. Je mets
mon propre genou sous le genou de mon patient. Je place une contreprise face antérieure de la
cuisse, au-dessus de la patella. Je place une prise sur la face postérieure de la jambe. Il faut bien
rester dans l’axe. Respecter les plans et axes.
2ème mobili (jambe sur épaule): Je place mon patient en couché dorsal, jambe en appui sur mon
épaule. Je me mets face à lui. Je place une double prise sur la face antérieure de la cuisse, au-
dessus de la patella. La pesanteur aide le mouvement. Il suffit de pousser vers le bas pour
accentuer le mouvement. Cette mobili est utilisé en fin de traitement car elle permet d’aller très
loin dans l’amplitude articulaire. Elle demande une grande vigilance de la part du rééducateur. Il
faut bien rester dans l’axe. Respecter les plans et axes.
3ème mobili (couché latéral): Je place mon patient en couché latéral et je me place derrière lui. Je
mets un coussin sous le bassin pour une meilleure position du patient. Je place une contreprise en
soutenant le genou du membre à mobiliser (face antéro-médiale) et je place une prise à la face
postérieure de la jambe. Il faut mettre la jambe saine du patient en légère flexion de hanche pour
amener le bassin en rétroversion et ainsi raccourcir les ischios pour aller plus loin dans l’extension
de genou. Kinépatex. Respecter plans et axes.
4ème mobili (couché latéral 2): Idem que la 3 sauf que je place une contreprise avec l’autre bras en
réalisant un levier avec la main en appui sur la table et l’avant-bras sur la face antérieure de la
cuisse mobilisée. Kinépatex. Respecter plans et axes.
5ème mobili (assis): Je place mon patient en assis, en bord de table et je me place face à lui. Je place
une prise face postérieure de la jambe et une contreprise face antérieure de la cuisse, au dessus de
la patella. Kinépatex. Respecter plans et axes.
3) Rotation
La rotation externe s’effectue autour d’un axe longitudinal, dans un plan transversal. C’est un
mouvement qui amène la face antérieure de la jambe vers le dehors, lorsque le genou est fléchit.
La rotation interne s’effectue autour d’un axe longitudinal. Il s’agit d’un mouvement qui porte la face
antérieure de la jambe vers le dedans.
2) 1ère mobili (couché dorsal): Je place mon patient en couché dorsal, hanche et genou fléchi à 90°.
Je me mets du côté homolatéral. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du
patient. Je place une prise polycidigitale à la face postérieure du calcanéus et une contreprise
bicondylienne à la face antérieure du genou. Les rotations du genou sont inévitablement
accompagnées par un mouvement de la cheville. Cette mobili est utilisé en fin de rééducation. Il
faut faire attention à ce que la hanche et le genou soient fléchis à 90°. Respecter les plans et
axes. Kinépatex.
2ème mobili (couché ventral prise calcanéus): Je place mon patient en couché ventral, genou fléchi à
90°. Je me mets du côté homolatéral. Je mets un coussin sous le bassin pour une position plus
confortable de mon patient. Je place une prise à la face postérieure du calcanéus. L’avant bras
est en contact avec la plante du pied. Je place une contreprise au niveau du creux poplité pour
éviter les compensations et pour rester dans l’axe. Elle est utilisée en fin de traitement car elle
va loin dans l’amplitude articulaire. Il faut faire attention à ce que le genou soient fléchis à 90°.
Respecter les plans et axes. Kinépatex.
3ème mobili (couché ventral prise jambe): Je place mon patient en couché ventral, genou fléchi à 90°. Je
me mets du côté homolatéral. Je mets un coussin sous le bassin pour une position plus
confortable de mon patient (éviter l’hyperlordose). Je place une double prise bimalléolaire par
pince polycidigitale. Elle est utilisé en début de traitement car elle va loin dans l’amplitude
articulaire car les muscles et la peau qui roulent sous la main contrarient la mobilisation. Il faut
faire attention à ce que le genou soient fléchis à 90°. Respecter les plans et axes. Kinépatex.
4ème mobili (assis): Je place mon patient en assis. Je me mets face à lui. Je place une prises à la face
postérieure du calcanéus et mon avant bras soutient la plante du pied. Je place une contreprise
à la face antérieure de la cuisse. Cette mobili demande une positon inconfortable du
rééducation et elle est utilisé en début de rééducation. Respecter les plans et axes. Kinépatex.
2ème mobili (longitudinale): Je place mon patient en couché dorsal, genou tendu, les muscles de la
cuisse bien relâché. Je me mets du côté homolatéral. Je place un coussin sous la tête de mon
patient pour une meilleure position. Je place une double prise sur la patella, une à la face
supérieure et une à la face inférieure. Mes 2 mains réalisent une pince bidigitale qui enserre les
bords interne et externe de la patella. Je fais des petits mouvements de translation longitudinale
doux et prudent. Kinépatex.
4.3. Testing
Voir le tableau.
5. La cheville et le pied
5.1. Palpation
Articulation tibio-tarsienne: Retrouvée facilement quand les faisceaux tendineux de la région dorsale du
pied sont relâchés par une position de flexion dorsale forcée passive. Interligne situé 3 cm au-dessus de
la malléole externe.
1) Arche médiale
On trace une ligne qui part de la malléole interne jusque la partie médiale de l’hallux.
Malléole interne: Elle est plus large, moins saillante et plus courte que l’externe. Elle se trouve à la partie
inférieure du tibia.
Naviculaire (1ère bosse): Le long du bord interne du pied, s’articule en arrière avec la tête du talus et en
avant avec les 3 cunéiformes. Lorsqu’on fait des mouvements de pro-supination, on doit le
sentir tout le temps. Le tibial postérieur s’y insère et on peut sentir et même voir le tendon
lorsque le patient fait une flexion plantaire, une adduction et une supination. (On peut aussi
sentir le tubercule du naviculaire. C’est une saillie osseuse proéminente orientée en bas et en
arrière, se palpe facilement à la partie interne du pied, entre le talus et les 3 cunéiformes.)
1 cunéiforme (2ème bosse): Se situe au bord interne du pied, en avant du tubercule du naviculaire. Le
er
tibial antérieur s’y insère et on peut sentir et même voir le tendon lorsque le patient fait une
flexion dorsale, une adduction et une supination.
1er métatarsien (3ème bosse): D’abord on sent la base du métatarsien, qui est donc la 3ème bosse.
Ensuite, on continue à suivre la ligne qu’on a tracée, et on peut sentir une 4ème bosse, qui est la
tête du métatarsien. On peut le décoapter un peu pour faciliter le repérage. Entre la base et la
tête du méta se trouve le corps du métatarsien. Une fois qu’on a trouvé tout cela, on peut
chercher les os sésamoïdes qui se trouve en dessous de la tête du 1er méta.
1ère et 2ème phalange de l’hallux: La 1ère phalange s’articule avec la tête du méta. Facilement
repérable. On peut mettre les phalanges en flexion pour avoir encore plus facile pour repérer.
Sustentaculum tali: On remonte de la plante du pied vers la malléole interne jusqu’a buter une saillie
osseuse, on remonte jusqu’à buter sur une saillie osseuse. On peut mettre le pied en position de
valgus forcé pour qu’elle ressorte un peu mieux. Pour être sûr qu’on est bien dessus, on vérifie
qu’il se trouve à 1 travers de doigts de la malléole.
Talus: On forme un triangle entre le sustentaculum tali, la malléole interne et le tubercule du naviculaire.
Il se trouve plus ou moins au milieu du triangle. C’est une saillie osseuse proéminente, au-dessus
du calcanéus. On ne le sent plus quand on met le pied en supination mais on le sent bien quand
on met le pied en pronation.
2) Arche latérale
Malléole externe: Volumineuse, descend plus bas (1travers de doigt) que la malléole interne. Son
sommet = bord supérieur du calcanéus, c-à-d interligne talo-calcanéenne (3cm sous interligne
tibio-tarsien).
Sinus du tarse: Face externe du pied (position neutre), en avant et en haut de la malléole externe, et
juste en avant du cuboïde. Le doigt pénètre dans la dépression du sinus.
Trochlée fibulaire: Se situe à la face externe du calcanéus. Sous malléole externe, on repère un tubercule
+- saillant. La trochlée fibulaire est en fait une crête oblique, vers le bas et vers l’avant avant. Les
tendons des fibulaires latéraux passent de part et d’autre du tubercule et sépare donc le long du
court fibulaire. Elle rentre en inversion et ressort en éversion.
Cuboïde: Face externe pied, en avant du calcanéus, s’articule avec 4 et 5 méta. Il est plus difficile à
e e
palper car il est plus renfoncé et les tendons du court extenseur passent dessus. Insertion: Long
fibulaire.
Apophyse styloïde du 5 méta: C’est une saillie osseuse qui se trouve à la face externe du pied. Pour la
e
palper, on suit la continuité face externe du cuboïde et on trouve une saillie osseuse qui est donc
l’apophyse stiloïde. Insertion: Court fibulaire.
3) Articulation
2ème mobili (dorsal avec avant-bras contre la face plantaire): Je place mon patient en couché dorsal. Je
me mets du côté homolatéral. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du
patient. Je place une prise calcanéo-plantaire, ma main empaume le calcanéus et la face
antérieure de mon avant-bras est en contact avec la face plantaire du pied. Je place une
contreprise avec mon autre main sur l’extrémité inférieure du tibia, à la face antérieure.
Respecter les plans et axes. Kinépatex.
3ème mobili (dorsal double prises): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets du côté
homolatéral. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je place une
double prise: d’abord, j’empaume la face dorsale du calcanéus avec une main. Ensuite, je forme
une pince polycidigitale à la partie antérieure du pied avec mon autre main, les 4 doigts étant
situés à la face plantaire pour insister en flexion, et on fait en plus une légère décoaptation du
calcanéus. Respecter les plans et axes. Kinépatex.
En dorsal, on plie le genou à l’aide d’un coussin pour aller plus loin dans l’amplitude articulaire. On
commence une rééducation en dorsal car on va moins loin dans l’amplitude articulaire.
4ème mobili (ventral simple): Je place mon patient en couché ventral, genou fléchi à 90°. Je me mets du
côté homolatéral. Je mets un coussin sous le bassin pour une position plus confortable de mon
patient. Je place une prise face plantaire du pied. Je place une contreprise avec sur l’extrémité
inférieure du tibia. Respecter les plans et axes. Kinépatex.
5ème mobili (ventral avec avant-bras contre la face plantaire): Je place mon patient en couché ventral,
genou fléchi à 90°. Je me mets du côté homolatéral. Je mets un coussin sous le bassin pour une
position plus confortable de mon patient. Je place une prise calcanéo-plantaire, ma main
empaume le calcanéus et la face antérieure de mon avant-bras est en contact avec la face
plantaire du pied. Je place une contreprise avec mon autre main sur l’extrémité inférieure du
tibia pour immobiliser le segment jambier. Respecter les plans et axes. Kinépatex.
6ème mobili (ventral double prises): Je place mon patient en couché ventral, genou fléchi à 90°. Je me
mets du côté homolatéral. Je mets un coussin sous le bassin pour une position plus confortable
de mon patient. Je place une double prise: d’abord, j’empaume la face dorsale du calcanéus
avec une main. Ensuite, je forme une pince polycidigitale à la partie antérieure du pied avec mon
autre main, les 4 doigts étant situés à la face plantaire pour insister en flexion, et on fait en plus
une légère décoaptation du calcanéus. Respecter les plans et axes. Kinépatex.
On utilise le couché ventral en fin de traitement car le couché ventral permet d’aller un peu plus loin
dans l’amplitude articulaire que le couché ventral grâce a l'inhibition des muscles
gastrocnémiens et grâce à la pesanteur.
1) Flexion plantaire
Ce mouvement éloigne le dos du pied de la face antérieure de la jambe, tandis que le pied tend à se
déplacer dans le prolongement de la jambe. Il s'effectue autour d’un axe transversal passant par les 2
malléoles.
1ère mobili (prise unique): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets face à lui. Je mets un
coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je place une contreprise à la face
antérieure du tibia. Je place une prise à la partie antérieure du pied et je pousse vers le sol. Cette
mobili est utilisée en début de traitement car elle permet d’aller moins loin dans l’amplitude
articulaire que la seconde mobilisation. Respecter les plans et axes.
2ème mobili (double prise): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets face à lui. Je mets un
coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je place une prise face dorsale du
pied et une seconde prise en empaumant le calcanéus. Cette prise permet d’insister sur la
flexion plantaire et est donc utilisée en fin de rééducation. Respecter les plans et axes.
1) Adduction
L’adduction est le mouvement qui oriente la pointe du pied vers le dedans. Ce mouvement s’effectue
autour d’un axe vertical, dans un plan transversal.
1) Abduction
L’abduction est le mouvement qui oriente la pointe du pied vers le dehors. Ce mouvement se réalise
autour d’un axe vertical, dans un plan transversal.
1) Supination
La supination est le mouvement qui oriente la plante du pied vers le dedans. Ce mouvement s’effectue
autour de l’axe longitudinal du pied.
1) Pronation
La pronation est le mouvement qui oriente la plante du pied vers le dehors. Ce mouvement s’effectue
autour de l’axe longitudinal du pied.
1) Articulation sous-talienne
Une seule mobili (couché ventral): Je place mon patient en couché ventral, genou à 90°. Je me mets du
côté homolatéral. Je mets un coussin sous le bassin pour une meilleure position du patient. Je
place ma contreprise sur le talus et je place une prise en forme de pince sur le calcanéus.
Ensuite, je mobilise le calcanéus. Il roule (avant-arrière), il vire (gauche-droite) et il tangue
(pronation-supination). Respecter les plans et axes.
1) Articulation de Choppart
Une seule mobili (couché dorsal): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets en face de mon
patient, assis à ses pieds. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient.
Pour ma contreprise, je bloque le talus (1 travers de doigts de la malléole) et le calcanéus avec
une main et je place une prise polycidigitale sur le pied avec l’autre main, sur les métatarsiens
plus précisément et on fait des mouvements de rotations pour mobiliser le naviculaire sur le
talus. Respecter les plans et axes.
1) Articulation cunéo-naviculaire
1 seule mobili (couché dorsal): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets en face de mon
patient, assis à ses pieds. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient.
Pour ma contreprise, je bloque le talus, le naviculaire (2 travers de doigts de la malléole) et le
calcanéus avec une main et je place une prise polycidigitale sur le pied avec l’autre main, sur les
métatarsiens plus précisément et on fait des mouvements de rotations pour mobiliser le
cunéiforme sur le naviculaire. Respecter les plans et axes.
1) Articulation de Lisfranc
1 seule mobili (couché dorsal): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets en face de mon
patient, assis à ses pieds. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient.
Pour ma contreprise, je bloque le talus, le naviculaire, le cunéiforme (3 travers de doigts de la
malléole) et le calcanéus avec une main et je place une prise polycidigitale sur le pied avec
l’autre main, sur les métatarsiens plus précisément et on fait des mouvements de rotations pour
mobiliser les métatarsiens sur les cunéiformes. Respecter les plans et axes.
2ème mobili (modelage): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets face à lui, à ses pieds. Je
mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je pose une double prise
métatarsienne. Une main au bord interne et l’autre main au bord externe du pied, les 2 mains
réalisant des pinces polycidigitales. On mobilise les métatarsiens en modelant la voûte plantaire.
Kinépatex.
1) Articulation métatarso-phalangiennes
Une seule mobili (couché dorsal): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets face à lui, à ses
pieds. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je pose une prise
bi ou tridigitale sur la première phalange d’un orteil. Je place une contreprise au métatarsien
correspondant, par prise polycidigitale, pour l’immobiliser. Je peux mobiliser cette articulation
en flexion-extension, en abduction-adduction, en rotation interne-externe et en circumduction.
Kinépatex.
1) Articulation inter-phalangiennes
Une seule mobili (couché dorsal): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets face à lui, à ses
pieds. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je pose une prise
bi ou tridigitale sur une phalange d’un orteil. Je place une contreprise bi ou tridigitale sur la
phalange sus-jacente. Je peux mobiliser cette articulation en flexion-extension. Kinépatex.
1) Décoaptation
C’est la séparation physique des pièces cartilagineuses. L’objectif est la mise en tension, la sollicitation
des structures capsulo-ligamentaires.
Articulation tibio-tarsienne: Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets face à lui, à ses pieds. Je
mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Pour mes prises, je saisis les
os du tarse avec une main et j’empaume le calcanéus avec l’autre main. Je tire avec mes 2 mains
vers moi même. Kinépatex.
Articulation sub-talaire: Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets face à lui, à ses pieds. Je
mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je place une prise en
empaumant le calcanéus. Je place une contreprise sur le talus. Je dois bloquer le talus dans la
mortaise tibio-fibulaire et je dois tirer vers le bas le calcanéus pour réaliser la décoaptation entre
le talus et le calcanéus. Kinépatex.
Articulation médio-tarsienne (chopart): Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets face à lui, à
ses pieds. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je place ma
contreprise sur le talus et le calcanéus. Je place une prise sur le naviculaire et le cuboïde. La
traction exercée par notre prise réalise la décoaptation de l’articulation médio-tarsienne.
Respecter les plans et axes. Bien rester dans l’axe et pas hésiter à forcer. Kinépatex.
Articulation métatarso-phalangienne: Je place mon patient en couché dorsal. Je me mets face à lui, à
ses pieds. Je mets un coussin sous la tête pour une meilleure position du patient. Je pose une
prise bi ou tridigitale sur la première phalange d’un orteil. Je place une contreprise au
métatarsien correspondant, par prise polycidigitale, pour bien l’immobiliser. La traction de la
première phalange induit une décoaptation. Kinépatex.
5.3. Testing
Voir le tableau.
6. Examen
6.1. Palpation
5 structures anatomiques à reconnaître, à situer et à faire des liens avec le cour d’anatomie.
6.3. Testing
Un testing mais il doit être bien fait! On doit donner les insertions, les actions, la position du sujet, la
position de l’examinateur, les fixations, l’examen, l’opposition, les déficits et les rétractions. On doit
verbaliser en faisant le testing. Il faut aussi dire à quoi sert un testing.
Définition d’un testing: C’est un examen comparatif. Permet de tester la force d’un force en contraction
isométrique (K=P). On test un muscle pour lui donner une cotation spécifique en cas de lésion
neurologique périphérique.