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DEA Final DIOULO

Le document traite du développement du secteur minier en Côte d'Ivoire, en mettant l'accent sur les phosphates d'Eboinda, une ressource minière sous-exploitée. Il présente des généralités sur les phosphates, leur origine, leur utilisation dans l'agriculture, ainsi que l'évolution de leur coût sur le marché mondial. Enfin, il décrit le cadre géographique et géologique de la région d'Eboinda, soulignant son importance pour l'exploitation minière.

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DEA Final DIOULO

Le document traite du développement du secteur minier en Côte d'Ivoire, en mettant l'accent sur les phosphates d'Eboinda, une ressource minière sous-exploitée. Il présente des généralités sur les phosphates, leur origine, leur utilisation dans l'agriculture, ainsi que l'évolution de leur coût sur le marché mondial. Enfin, il décrit le cadre géographique et géologique de la région d'Eboinda, soulignant son importance pour l'exploitation minière.

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INTRODUCTION

Depuis les indépendances, l’économie ivoirienne était essentiellement basée sur


l’agriculture. A l’exception de l’exploitation des hydrocarbures, les activités minières ne
jouaient pas un rôle prépondérant dans l’économie de la Côte d’Ivoire.
Cependant, les importantes découvertes de gisements miniers des 15 dernières années,
ont amené le gouvernement ivoirien à mettre un accent particulier sur la politique de
développement du secteur minier afin de le redynamiser.
Dans le but de développer son économie, basée sur les matières premières agricoles que
sont le café et le cacao, l’état de Côte d’Ivoire a opté pour la pluralité de ses activités
économiques, dont la valorisation des ressources minières de son sous-sol.
C’est dans ce cadre que la SODEMI (Société pour le développement Minier de Côte d’Ivoire)
société étatique a décidé de reprendre les travaux de recherche sur les indices de phosphate
d’Eboinda découvert en 1977 par ladite société.
Mis en évidence, lors d’une campagne de recherche sur le sable bitumineux d’Eboinda
par la SODEMI pour le compte de la Direction des Hydrocarbures, des travaux de recherche
ont été par la suite effectués (1977).
Ces travaux sur les phosphates ont été faits par Dian K ingénieur à la SODEMI en 1977.
Depuis lors, aucun travail n’a été effectué. C’est dans cette optique que nous avons décidé de
mener des travaux sur ces indices de phosphates.
L’objectif de ce travail est de faire une étude des indices de phosphate d’Eboinda.
Ce mémoire comprend trois parties :

- la première partie est consacrée aux généralités ;

- la deuxième partie porte sur les matériels utilisés et la méthodologie appliquée aux
différentes études effectuées ;

- la troisième partie présente les résultats et les discussions

1
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES PHOSPHATES
I-1-Origine des phosphates
Les phosphates proviennent à l’origine des minéraux phosphatés des roches éruptives,
dont le plus commun est l’apatite : Ca5 ((PO4) 3(OH, F)). Il en existe d’autre comme la
wavellite , la crandalite , la variscite.
En solution le phosphate est utilisé par les organismes végétaux et animaux : les os des
vertébrés en contiennent jusqu’à 60 %, les dents jusqu’à 90 %, les urines des vertébrés et les
excréments en renferment des quantités notables. Les invertébrés ont également leurs
coquilles assez souvent riches en phosphate.
A leur mort, de nouvelles solutions de phosphates sont formées et elles peuvent soit
épigéniser tout ou une partie des sédiments.
Les roches phosphatées se forment sur la plate forme continentale.
Les phosphates se présentent dans les roches phosphatées sous divers aspects :
le plus souvent en grains de quelques millimètres, arrondis (pseudo-oolithes) ou non,
de teinte brune claire à jaune ;
en débris épigénisés (os, écaille de poisson, coprolithes) pris dans un ciment (ou
gangue) souvent crayeux ou argilo-calcaire, lui-même imprégné de phosphates ;
en plages finement cristallines cimentant des éléments variés ;
en nodules noires (nodules chargées en matières organiques) souvent remaniés et
correspondant alors à des galets regroupés dans certains horizons ;
Le phosphate se trouve également dans de nombreuses roches par exemple la craie
phosphatée, le minerai de fer oolithique à ciment phosphaté.
En effet, si l’on excepte les phosphates déposés dans les grottes, ou phosphorites, les
différentes variétés de phosphates peuvent se repartir ainsi :

les phosphates en grains ; ce sont les plus répandus. La taille des grains est variable en
moyenne de quelques millimètres. La forme est également variable : arrondi, ovale ou
irrégulière. La couleur la plus répandue est le jaune ou le brun. On trouve les traces de
microfossiles ; foraminifères, radiolaires, etc. Les grains peuvent être amorphes
(collophanites, ce sont les plus fréquents), ou cristallisés (francolite) ;
les phosphates en débris ; ils se présentent sous différentes formes :

2
• de vase crayeuse ;
• de la calcite spathique (sparry) ; si cette calcite en vient à prédominer, on
aboutit à des calcaires phosphatés ;
• argileuse, en pellicule à la surface des grains. C’est le cas le plus intéressant, le
minerai étant à la fois plus facile à extraire et plus riche ;
• phosphaté.
les phosphates en ciment ; ces phosphates peuvent être cristallisés ;
les phosphates en nodules ; les phosphates épigénisent une partie de la roche dans
laquelle ils sont inclus (par exemple de la craie). Ces nodules peuvent être de couleur
jaune ou noire (due à la présence de matière carbonatée).
D’ après leur type de gisement, les phosphates se classent en trois groupes :
les phosphates continentaux (phosphorites). Ce sont toujours de petits gisements ;
les phosphates marins, de beaucoup les plus répandus, en coprolithes, soit surtout en
sables phosphatés, pseudo-oolithiques, parfois cimentés (exogangue) ; ils se déposent
en milieu marin ouvert dans la zone néritique soit sur la plate-forme continentale soit
sur sa bordure. Le phosphate se forme dans les conditions voisines de celles de la
glauconie, compagnon habituel du phosphate, mais beaucoup plus répandu. Souvent
l’on rencontre des imprégnations fréquentes des phosphates en grains par des
hydrocarbures ;
des gisements remaniés : les phosphates marins sont concentrés ou transformés par
altération de la roche initiale.
Par ailleurs les phosphates naturels comportent de l’uranium (teneur moyenne de l’ordre de
quelques centaines de ppm d’uranium). En 1980, 12 % de l’uranium mondial provenait du
traitement de phosphate.

I.2 Utilisation des phosphates


Les phosphates sont utilisés dans l’agriculture comme engrais en tant que source de
phosphore. Ils peuvent également apporter de l’azote (phosphate d’ammonium), du calcium
(phosphate de calcium) et de l’aluminium (phosphate d’aluminium). Ces engrais peuvent être
d’origine organique (poudre d’os, arêtes de poissons,…) ou inorganique (attaque d’acide sur
le minerai) ; ce qui est de plus en plus le cas, hormis en agriculture biologique ou les engrais
de synthèse sont interdits.

3
Dans de nombreux pays, comme le Maroc, l’Algérie et le Togo, les phosphates sont utilisés
dans la fabrication des engrais, de l’acide phosphorique et bien d’autres choses.
En effet, le phosphate est recherché pour le phosphore qu’il contient. Désigné en chimie par la
lettre P, il constitue un élément essentiel des cellules vivantes de l’homme. Chez les animaux
il apparait dans les os et les dents (c’est ce qui explique leur présence dans les formations
sédimentaires phosphatées jouant un rôle dans le processus d’enrichissement).
Chez les végétaux, c’est lui qui véhicule l’énergie produite par la photosynthèse.
Le phosphore est présent partout. On le rencontre chaque jour dans les pâtes dentifrices. Il est
à la base de certains produits pharmaceutiques. Il est utilisé dans l’alimentation animale, dans
la fabrication des détergents, la conservation des aliments et bien d’autres applications encore.

I.3 Evolution du coût sur le marché


Pendant plus de 30 ans, les prix des phosphates n’ont pas évolué. Aujourd’hui, et à
l’instar de la flambée des cours des matières premières, le phosphate connait une flambée de
prix.
En effet, depuis quelques mois seulement, le cours mondial des phosphates est devenu
plus rémunérateur. L’augmentation des cours des phosphates est favorisée par le
renchérissement des produits agricoles, qui demande une utilisation de plus en plus
importante d’engrais. Cette augmentation des cours s’explique en partie par l’amélioration des
niveaux de vie et mode de consommation des pays asiatiques (Inde et la chine en
l’occurrence) et de l’Amérique latine qui sont des pays consommateurs de riz et aussi de
grands inconditionnels de viandes et de céréales.
En somme l’évolution des cours du phosphate brut s'explique par le rapport entre la
production et la consommation mondiale du produit. Elle est aussi fonction de la demande
mondiale des engrais phosphatés obtenus par transformations successives du minerai.
Pendant de nombreuses années, la tonne de minerai de phosphate valait environ 50 à 60
dollars sur le marché international.
Selon Western Sahara Resource Watch (WSRW) les prix des phosphates ont été
multipliés par huit sur une période de 14 mois (depuis janvier 2006 à Avril 2008) (Fig. 1).
A la suite d’une demande mondiale en rapide augmentation, celle-ci approche maintenant les
400 dollars. De même, les Dérivés d’Acide Phosphorique (DAP) connaissent une hausse de
leur prix.

4
Prix
en dollars
$

Mois
(Mois)

Figure 1 : Evolution du coût du phosphate de Janvier 2006 à Avril 2008 (données


WSRW, 2008)

5
CHAPITRE II : CADRES GEOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE

II.1 CADRE GEOGRAPHIQUE

II.1.1 Localisation
Eboinda est située au sud-est de la Côte d’Ivoire dans la région d’Aboisso, environ 175 km
à l’est d’Abidjan et à proximité de la frontière du Ghana. Elle se trouve sur le rivage nord- est
de la lagune Tendo. Eboinda fait partie de la sous préfecture de Tiapoum.

II.1.2 Hydrographie
Du point de vue hydrographique, on distingue de l’ouest vers l’est, les lagunes Aby, Tendo,
Ehy, alimentées par de nombreuses rivières dont les principales sont la Bia et la Tanoé.
(Fig. 2).
Le cordon littoral limitant la mer et la lagune a une largeur d’environ 2 à 4 km.
Vers le continent il est recoupé par des zones marécageuses difficilement accessibles.

II.2 CADRE GEOLOGIQUE


La Côte d’Ivoire est couverte par deux grands ensembles géologiques : le socle et le bassin
dont fait partie Eboinda.

II.2.1 Le socle
Le socle d’âge précambrien appartient au craton ouest africain et particulièrement à la
dorsale de Man ou dorsale de Leo.
Ce socle représente 97,5 % du territoire ivoirien. Il est d’âge Archéen et Protérozoïque
inferieur.
Il est subdivisé en deux domaines :

Le domaine Baoulé-Mossi et le domaine Kenema–Man séparés par le grand accident du


Sassandra.
Le domaine Kenema-Man : renfermant des formations d’âge archéen (3000-2500 Ma) à
l’ouest de la faille de Sassandra.
Dans ce domaine on observe : des migmatites, des gneiss, des granulites, charnockites, des
amphibolites, des pyroxenites, des quartzites. Les granites sont soit sous forme d’intrusions
6
dans le socle granito-gneissique, soit sous forme de mobilisats anatectiques (Camil, 1984). Il
comporte des reliques de formations léoniennes (3500-2900 Ma).
Il est à remarquer également que des formations d’âge protérozoïque existent au sein du
domaine archéen : c’est l’exemple de l’unité birimienne de Toulepleu-Ity au sud-ouest.

Le domaine Baoulé-Mossi (Fig. 3) : Il est constitué de formations libériennes reprises


par l’orogenèse Eburnéenne (2500-1600 Ma). Ce domaine représente la plus grande
partie du socle de la Côte d’Ivoire.
On y observe comme formations géologiques ; les metasédiments (schistes, quartzites,
conglomérats) associés aux metavolcanites (metadacites, andésites, metabasaltes,
amphibolites etc.…), des roches détritiques de comblement (grawacks, grès, arkoses
conglomérats à ciment arkosique) et des granites (Yacé ,2002 ; Lemoine, 1988 ; Pothin
,1988). Cette zone est caractérisée par des sillons volcano-sedimentaires.

II.2.2 Le bassin sédimentaire


Le bassin sédimentaire de la Côte d’Ivoire occupe la zone sud, il représente 2,5% du
territoire ivoirien. Il s’étend de Sassandra à la frontière du Ghana et a une superficie totale
estimée à 30 km² (Yacé, 2002).
Il présente une partie émergée en forme de croissant et une partie immergée (Fig. 4).

II.2.2.1 Le bassin sédimentaire émergé


La partie émergée correspond à un étroit vestige de la couverture de la plate forme
africaine, en forme de croissant centré sur Jacqueville à 50 km à l’ouest d’Abidjan.
Sa longueur est d’environ 360 km, entre la ville de Sassandra à l’ouest et la frontière ivoiro-
ghanéenne à l’est (PETROCI, 1990). Sa largeur augmente d’Ouest en Est où elle atteint 40 à
50 km maximums et sa superficie est de 8000 km² (Goua, 1997). Il a la forme d’un bassin
monoclinal à pente inclinée vers la mer.
Il est traversé à l’ouest par une faille importante « l’accident majeur » des lagunes dont
les études géologiques récentes ont prouvé qu’il s’agissait du prolongement de la fracture
médio-océanique Saint Paul (Digbehi, 1987).

Cette faille sépare deux zones bien distinctes.


au nord, une zone de faible épaisseur de sédiment (environ 300 m).
7
Ces sédiments sont constitués d’argiles, de sables argileux et de grès plus ou moins
ferrugineux d’âge méso-cénozoïque (ou continental terminal). Ce sont les « hauts plateaux ».
au sud, une épaisse couche de sédiments méso-cénozoïque qui se termine par des
dépôts quaternaires. Ces dépôts sont constitués de sables argileux continentaux,
cordon sableux d’origine marine et des dépressions plus ou moins comblées formant
de « bas plateaux » (Tastet, 1979 ; in Aka, 1991 ; Yacé, 2002).

II.2.2.2 Le bassin sédimentaire immergé


Le bassin sédimentaire immergé est la partie la plus développée du bassin sédimentaire.
Il présente une superficie de 22000 km2. Du « trou sans fond » au cap des trois points, son
épaisseur est estimée à plus de 12000 m, sous les formations superficielles du plateau
continental (Blarez, 1986 in Aka).
Il est délimité par deux importantes fractures transocéaniques : la fracture de Saint Paul de
direction SW et celle de la Romanche de direction NE.

Ces fractures ont contrôlé toute la sédimentation dans le bassin. Le secteur contrôlé par la
fracture de la Romanche se caractérise par une pente douce avec des dépôts très épais
dépassant par endroits 1000 m au large alors que dans la partie contrôlée par la fracture de
Saint Paul, le bassin présente une pente abrupte avec un socle peu profond (Ennin, 2003).
La partie marine du bassin est subdivisée en deux marges (Fig. 4) :
la marge d’Abidjan qui s’étend depuis le haut d’Adiadon (Grand-Lahou) jusqu'à la
frontière du Ghana ;
et la marge de San Pedro qui part de Grand-Lahou à la frontière ivoiro-libérienne à
l’ouest (PETROCI ,1990).

8
LEGENDE
× × Frontière
== Route
Limite bassin-socle

Figure 2 : Hydrographie de la région d’Eboinda (Dian, 1977 ; modifiée)

9
9- Sillons de Bouaflé
10-Sillon de Bouaké-E
1- Sillons d’Odienné-N 11-Sillon de Tehini
2-Sillon de Toulépleu 12-Sillon de Nassian-N
3-Sillon de Guiglo 13-Sillon de Bouna-SE
4-Sillon de Soubré 14-Sillon de Bondoukou-N
5-Sillon de Boudiali-Korhogo 15-Sillon de Dimbokro-Abengourou
6-Sillon de Séguéla-W 16-Sillon d’Aboissso
7-Sillon de Ferké 17-Sillon de Bondoukou
8-Sillon de Katiola

Figure 3 : Carte géologique de la Côte d’Ivoire (Tagini, 1971, modifiée par Daouda, 1998)
10
400000
250000 550000 700000

600000

450000

Figure 4 : Présentation du bassin sédimentaire ivoirien (PETROCI 1990 ; in Bamba, 2009)

11
Tableau I : Synthèse des unités lithologiques et stratigraphiques du bassin sédimentaire
de Côte d’Ivoire ( Aka, 1991, modifié par Ennin, 2003).

Epaisseur
Description lithologique moyenne des Stratigraphie
couches (m)

Terre de barre (argiles sableuses rubéfiées,


sables marins 50 Quaternaire

(sables argileux rougeâtres, argilites sombres)


600 Continental Terminal
Argilites sombres Indéterminé Oligocène
Argilites glauconieuses, sableuses à blancs
490 Eocène
calcaires

Argilites parfois glauconieuses à passés


500
calcaires ou sableuses Paléocène

Argiles, formation détritique à calcaires


zoogènes, calcaires gréseux et sable Indéterminé Sénonien

Argiles (brunes) légèrement calcaireuses et


siliceuses Indéterminé Turonien

Argiles noires, sables fins et calcaires


700 Cénomanien
Argiles feuilletées noires à intercalation de 2600
grès et de marnes (Loukou 1999) Albo-aptien

Série continentale de base (épaisse formation


de sable, grès conglomératiques, argiles
versicolores à intercalation d’argiles noires) 500 à 5000 Crétacé inférieur

12
II.2.3 La géologie de la région d’Eboinda
Eboinda appartient au bassin sédimentaire (partie émergée) (Fig. 4).
On y distingue de haut en bas :
les formations du Quaternaire représentées par les faluns. Ces dernières observées en
bordure des lagunes avec une puissance d’à peu près 5 m attestent du recul de la mer
à une époque récente (Tastet, 1979);
les formations du Continental terminal probablement d’âge post-paléocène se
composent de sables argileux, de grès latéritiques, d’argiles versicolores et de kaolinite
plus ou moins imprégnés d’hydroxydes de fer (Tessier et al, 1975; Charpy et Nahon,
1978) ;
les calcaires coquillers d’âge Paléocène d’Ebocco. Cette lumachelle calcaire se
présente en blocs répandus au pied des glacis entre Eboinda et Ebocco, dans la
lagune ;
les marnes noires d’âge Maestrichtien supérieur à débris de microfossiles. Ces marnes
comportent des lits de sables fins, blancs à gris et l’argile présente est la
montmorillonite ;
les sables d’Eboinda d’âge Maestrichtien supérieur, mal classés, à imprégnations de
bitume pâteux ou rocheux avec des intercalations argileuses. Le milieu de dépôt est
deltaïque à lagunaire Tastet, 1984
les calcaires sableux-argileux de Nauli, d’âge Maestrichtien inférieur à Campanien.
Ils n’affleurent pas dans la région (affleurent au Ghana) mais sont connus en forage.
C’est au sein de ces formations sédimentaires d’âge Tertiaire que se trouvent les indices de
phosphates d’Eboinda. Ces dernières proviendraient soit de la sédimentation des minéraux
phosphatés issus de l’altération des roches ignées soit liés à des sédiments où se sont
accumulés d’abondants résidus organiques (squelettes d’animaux, arêtes de poissons, etc.)
(Dian, 1977).

13
Figure 5 : Coupe schématique entre Aboisso et Eboinda (Charpy et al., 1978)

14
II.3 Travaux antérieurs
Les travaux suivants ont été menés sur cette minéralisation lors du premier programme de
reconnaissance par Dian (1977) :
24 puits ont été foncés, la profondeur moyenne de ces puits est estimée à 11 m ;

500 échantillons ont été prélevés ;

100 analyses chimiques (dosage de 10 éléments) ont été effectuées sur les échantillons
des roches argileuses et marneuses au laboratoire de la SODEMI ;

68 analyses diffractométriques (Rayon X) ont été faites au laboratoire de la SODEMI ;

l’étude pétrographique (morphoscopie qualitative) a été faite sur des grains de sables
par Loup G.

Un deuxième programme de reconnaissance a été entrepris autour du puits N°22 qui


présentait une forte teneur en P2O5 (22,5 %), sur une superficie rectangulaire de 7,5 km2 (3 x
2,5 km) par la SODEMI également sous la supervision de Dian (1977) (Fig. 6).
Les travaux suivants ont été exécutés :

40 km de layons coupés suivant une maille carrée de 500 x 500 m ;

38 puits de 8 à 10 m de profondeur ont été foncés ;

680 échantillons ont été prélevés par quartage de tas, tous les 0,5 m et par rainurages
des couches lithologiques puis quartage par passes de 0,5 m ;

300 mesures radiométriques ont été effectuées dans les puits et sur les passes de 0,5
m;

235 échantillons ont été analysés pour P205 par spectrométrie d’absorption atomique au
laboratoire de la SODEMI.

Nahon (1977) au cours de l’une de ses visites de terrain sur la piste Samo – Assouindé, à 8,5
km de Samo aprés analyse d’une coupe de talus de route y a soupçonné la présence de
phosphates.

15
Figure 6 : Carte de layonnage et de positionnement de puits (Dian, 1977 ; modifiée)

16
CHAPITRE III : METHODOLOGIES

Pour réaliser les travaux de notre étude nous avons utilisé les matériels et méthodes
suivants :

III.1 Documentation et outil informatique


La documentation au sein de la SODEMI nous a permis d’avoir beaucoup de renseignements
sur le phosphate et la géologie locale. Les travaux ont été possibles grâce à l’utilisation :
rapport de terrain sur le phosphate d’Eboinda.
des résultats d’analyses chimiques.
de logiciels tels que :

Le logiciel MAPINFO Professional 7.5, nous a permis de traiter les cartes géologiques de
notre zone d’étude ;

III.2 Méthodes de terrain

- Layonnage
Le layonnage est une opération qui permet le quadrillage de la zone d’étude et le
positionnement des puits (Fig. 6).
Un travail rapide a permis, en 5 jours, l’ouverture de 40 km de layons disposés suivant une
maille carrée de 500 × 500 m.

- Fonçage des puits


Trente huit (38) puits de 8 à 10 m de profondeur ont été foncés suivants des layons jusqu’au
niveau des marnes noires. Ces puits ont été réalisés à l’aide d’une foreuse.

- Echantillonnage
L’échantillonnage s’est fait par des quartages de tas correspondants à 0,50 m et par rainurage
(saignée) des couches lithologiques. 680 échantillons destinés aux analyses ont été prélevés.

17
III.3 Méthodes de laboratoire

- Etude pétrographique (granulométrie et morphoscopie)


Elle a permis de déterminer la taille et la forme des grains de sables.
La détermination au Microscope Electronique à Balayage (MEB) de la surface des grains de
sable et leur teinte a également permis de savoir l’origine des dépôts des grains de sable.

- Analyse diffractometrique (DRX)


Cette analyse sur les roches argileuses et marneuses permet de mettre en évidence les
différentes phases minérales des échantillons minéralisés.

- Analyse chimique
Cent (100) analyses chimiques (dosage de 10 éléments) ont été effectuées sur les
échantillons des roches argileuses et marneuses. Les analyses ont été faites par spectrométrie
d’absorption atomique au laboratoire de la SODEMI.
Elle a permis de doser des éléments comme Ca, Al, Mg, Fe, K, Na, P2O5, Si, TiO2, Mn et
a permis de mettre en évidence la nature alumineuse du phosphate.
Les analyses chimiques se sont faites sur les différents échantillons de roches prélevées
dans les puits.
Le dosage par absorption atomique a également été effectué sur les échantillons des
différents puits afin de déterminer la teneur en phosphate à différents profondeurs (Annexe I).

18
CHAPITRE IV : RESULTATS

IV.1 Etude litho-stratigraphique


Les puits d’environ 10 m de profondeur creusés sur une superficie 3,4 ha ont permis de mettre
en évidence, les formations sédimentaires suivantes de haut en bas (Figure 7) :

sol sableux argileux brun noirâtre à brun à gravillon latéritique situé entre 0 m et

1,5 m de profondeur;

sol argileux latéritique, brun rougeâtre, ferrugineux situé entre 1,5 m et 2,5 m de
profondeur;

sol argileux latéritique, brun situé entre 2,5 m et 3,5 m de profondeur ;

argile à blocs latéritique plus ou moins ferrugineuse à inclusions phosphatées située


entre 3,5 m et 4,5 m de profondeur;

argile latéritique à nodules phosphatés située entre 4,5 et 5,60 m de profondeur ;

argile à bloc de latérite ferrugineuse à inclusions phosphatées située entre 5,60 m et


6,40 m de profondeur;

argile brune à concrétions phosphatées dures à friables jaunes située entre 6,40 m et

8 m de profondeur;

argile versicolore (violacée, blanchâtre, verdâtre, jaune) plus ou moins phosphaté à

glauconie et débris de coquille située entre 8 m et 10 m de profondeur ;

alternance d’argile, gréseuse et marneuse, litée et bariolée, couche de silex, séparant


les niveaux argileux et marnes noires située entre 10 m et 10,30 m de profondeur;

marnes noires pyriteuses et bitumineuses situées entre 10,30 m et 11 m de profondeur.

Le puits n°22 (ou a été mis en évidence pour la première fois le phosphate à 22,5 % de P2O5)
implanté au NW d’Eboinda a traversé des formations géologiques qui présente la séquence
suivante de haut en bas :

argile glauconieuse fossilifères à foraminifères ;

argile à intercalations de marnes bariolées ;

19
sables très fins marneux multicolores litées ou feuilletés ;

grès ferrugineux ;

marnes noires.

Les phosphates apparaissent généralement sous forme de nodules, rognons, concrétions dans
des couches argileuses ente 3,5 et 9,5m. Les niveaux des marnes noires bitumineuses se
situent à une profondeur de 10 m.
Il faut cependant noter que les phosphates sont parfois présents entre 1 m et 3,5 m comme le
montre les teneurs enregistrées dans les puits consignés dans le tableau II.
Le recouvrement du mort terrain au dessus des couches phosphatées est de 3,5 m.
Du point de vue litho-stratigraphique, l’horizon phosphaté est superficiel. Il est constitué
d’argiles bariolées, de latéritoïdes phosphatées.

IV.2 Les formations liées aux phosphates d’Eboinda


Le phosphate de la région d’Eboinda se localise dans les formations argileuses du bassin
sédimentaire (Tableau III). Elles se situent dans l’horizon superficiel entre 3,5 et 9,5m (5 m
d’épaisseur). Cet horizon est constitué d’argiles bariolées, de latéritoides phosphatées.
L’argile est la kaolinite comme la montre les analyses diffractometriques (voir tableau V).

IV.3 Etude pétrographique des sables (Morphoscopie)


Les grains de sable ont une dimension qui varie entre 0,02 et 0,4 mm et sont
généralement bien transparents, parfois ils sont ternis par une fine poussière adhérente, des
placages d’enduits ferrugineux bruns sont fréquemment sur les plus gros grains.
La couleur des sables varie du brun violacé au jaune et blanc.
Ils sont anguleux et sub-anguleux, arrondis et sub-arrondis. Les grains anguleux et sub-
anguleux indiqueraient un milieu de dépôt fluvial probable.
L’étude des niveaux sableux permet d’envisager les séquences sédimentaires suivantes :

une sédimentation marine d’abord ;

une sédimentation littorale ensuite ;

et enfin une sédimentation continentale

20
IV.4 Analyses diffractométriques (DRX) des roches argilo-marneuses

Les résultats de l’analyse diffractometrique on été consignés dans le tableau IV.

De cette analyse deux groupes de minéraux ont été mis en évidence :

Les minéraux

la Wavellite : un hydroxy-phosphate hydraté d’aluminium Al6(PO4)4 (OH)6 10(H2O)


présent dans 2 puits à un taux de 25 - 50% ;

la Crandallite : phosphate basique hydraté de calcium et d’aluminium Ca2Al6(PO4)4


(OH)10 2(H2O) présent dans 2 puits à un taux de 25 - 50 % ;

la Variscite : phosphate d’aluminium Al(PO4) 2(H2O) présent dans le puits 22 à un


taux supérieur à 50 % ;

l’Apatite : phosphate calcique Ca5 ((PO4) 3(OH, F)) présent dans les puits 19 et 19 bis à
un taux supérieur à 50 % ;

Les sulfates et autres


la Mélantérite : sulfate hydraté de fer (variété rare) présent dans 3 puits à un taux
supérieur à 50 % ;

la Kaolinite : gangue argileuse présente en proportion élevée dans tous les puits ;

le Quartz : enduit de poussière rouge, due à la présence de la latérite ;

Goethite : hydroxyde de fer présent dans les formations argileuses, dont le fer qu’elle
contient remplace l’Aluminium d’où la forte teneur de fer dans certains échantillons
analysés.

21
Profondeur
0m
Sol sableux argileux brun noirâtre à brun à gravillon latéritique

1,5
Sol argileux latéritique, brun rougeâtre, ferrugineux
2,5
Sol argileux latéritique, brun
3,5
Argile à bloc latéritique plus ou moins ferrugineuse à inclusions phosphatées

4,5
Argile latéritique à nodules phosphatées

5,6
Argile à bloc de latérite ferrugineuse à inclusions phosphatées

6,4
Argile brune à concrétions phosphatées dures ou friables jaunes

8,0
Argile versicolore (violacée, blanchâtre, verdâtre, jaunâtre) ±phosphatée à
glauconie et débris de coquilles
10,0 Alternance d’argile, gréseuse et marneuse, litée et bariolée, couche de silex,
séparant les niveaux argileux et marnes noires
11,0
Marnes noires pyriteuses et bitumineuses

Figure 7 : Coupe litho-stratigraphique montrant les niveaux phosphatés

22
TABLEAU II: Teneurs en phosphate des puits d’Eboinda entre 1et 3,5 m

Teneur moyenne
Profondeur en
N° du puits en % de
(m)
P2O5

22C 1 - 1,6 17,0

22G 1 - 1,2 10,0

22M 2,5 - 3 25,0

22T 1 - 1,5 12,0

2 - 2,5 14,0
22U
3 - 3,5 16,0

22V 2 - 2,5 26,0

22W 2,5 - 3 10,0

22/5 2 - 2,5 16,08

22/5bis 2 - 2,5 20,08

22/19 2 - 6,5 14,28

22/28 1,5 - 4 13,18

22/28bis 1,5 - 4 16,18

22/31 0,5 - 5 10,28

23
Tableau III : Formations géologiques de la région d’Eboinda

Nature des
Formations Age des formations
Formations géologiques

Formations rubéfiées,
grès latéritiques, argiles Continental
Sédiment
versicolores terminal
(Tessier et al, 1975)

Calcaire coquillier
d’Ebocco (Tastet, 1984) Sédiment Paléocène

Marnes noires à débris


de microfossiles et à lit
Sédiment
de sable, argile Maestrichtien supérieur
(Tastet, 1984)

Sable à imprégnations
bitumineuses et Sédiment Maestrichtien
argileuses (Tastet, 1984)

Calcaire sableux, Campanien à


Sédiment
argileux (Tastet, 1984) Sénonien

24
Tableau IV : Analyses diffractometiques des échantillons des puits

Profondeur
puits Wavellite Crandallite Variscite Phosphate Kaolinite Quartz Goethite Autres
(m)

3 TA TA Tr M
22 3,5 Tr TA
11 Tr TA
5 A Tr A
22C
6 A Tr A
10,5 P A F Tr M
22D
11 A Tr
6 F Tr P A P
22E
8 P A P
22F 6 TA P P
22G 12 Tr P A F P
22G 8 Tr Tr P TA M
22I 5 TA Tr A M
22I 6 Tr Tr
22I 7,5 TA Tr M
22J 8,5 F P TA P
22K 6 TA Tr F Tr
22K 7 TA Tr F
22K 11 TA Tr F
3 TA Tr F
22M 4 TA Tr P
7,5 TA Tr Tr
22N 6 TA Tr P
7,8 TA Tr M
22P
8 Tr TA A Tr
22S 9 Tr TA A
1,5 A P P P
22T
6,5 A M M F
2,5 TA A F A F
22U 3,5 TA TA F F P
4,5 Tr M M A
4 TA A F A
22V
5 TA A F P TR
22W 3 TA M P P P
22X 3 TA M P A
22X 6 P M F A
22X 10 M P TA, P
22X 10,5 TA TA M P F P
22X M P
TA ›50%, A= 25 à 50%, M =15 à 25%, P=7 à 15%, F=5 à 7%, Tr ‹ 3%.

25
IV.5 Analyse géochimique des roches argilo-marneuses

Deux types d’analyses ont été faites :

- analyse de la teneur en P2O5 le long des profils de puits creusés (Annexe I) ;

- analyse de tous les éléments majeurs dans les échantillons prélevés (Annexe II).

Ces analyses ont été obtenues par absorption atomique.

IV.5.1 Evolution de la teneur en P2O5 en fonction de la profondeur

Les teneurs en P2O5 sont généralement faibles. En effet sur les 319 analyses effectuées, 263
(soit 82,4 %) sont inferieures à 1 % de P2O5. Seulement 21 analyses (soit 6,58 % sont
supérieures à 2 % de P2O5.

Deux sondages (Fig. 10F et 11A) sur les 24 présentent des valeurs significatives élevées avec
respectivement 3 à 14 % (entre 2 et 6 m) et 1 à 11 % (entre 5 et 6 m)

Les diagrammes des figures 8, 9, 10 et 11 montrent l’évolution de la teneur en P2O5 en


fonction de la profondeur.

L’ensemble de ces diagrammes ne montre pas une nette corrélation entre la teneur en P2O5 et
la profondeur.

En effet, si certains graphes semblent indiquer une baisse de la teneur en phosphate avec la
profondeur (Fig. 8B 8E, 9C, 9F, 10D, 11E et 11F), d’autres au contraire montrent une hausse
de P2O5 avec la profondeur (Fig. 9E, 10C, 10E, 11A et 11C). Cela pourrait être du à une
inclinaison des formations des couches.

La majorité des puits ne montrent aucune évolution régulière de P2O5 avec la profondeur.

On peut noter toutefois que dans l’ensemble, le phosphate est plus abondant en surface qu’en
profondeur c'est-à-dire entre 2,5 m et 8 m comme le montre les figures 8A , 8C, 8F ,9D, 9E,
10C, 10E, 10F, 11A, 11B, 11E et 11F.

26
A B

C D

E F

Figure 8 : Graphes montrant la variation de la teneur en fonction de la profondeur le long des


puits P22/1, P22/7, P22/3, P22/4, P22/6, P227.

27
A B

C D

E F

Figure 9 : Graphes montrant la variation de la teneur en fonction de la profondeur le long des


puits P22/8, P22/9, P22/10, P22/11, P22/12, P22/13.

28
A B

C D

E F

Figure 10 : Graphes montrant la variation de la teneur en fonction de la profondeur le long


des puits P22/14, P22/15, P22/16, P22/17, P22/18, P22/19.

29
A B

C D

E F

Figure 11 : Graphes montrant la variation de la teneur en fonction de la profondeur le long


des puits P22/19Bis, P22/20, P22/21, P22/22, P22/23, P22/24.

30
IV.5.2 Composition chimique des échantillons

Les teneurs en éléments majeurs de 81 échantillons prélevés sur 24 puits ont été obtenus par
spectrométrie d’absorption atomique (Annexe I).

En effet sur les 81 échantillons analysés, 17 (soit 20,98 %) ont des teneurs supérieures ou
égales à 20 % de P2O5 (Tableau V). 14 échantillons (soit 17,28 %) ont des teneurs comprises
entre 10 et 20 % de P2O5

Certains échantillons prélevés dans les même puits permettent d’observer l’évolution de ces
elements avec la profondeur.

Les diagrammes des figures 12, 13, 14, et 15 montrent la répartition de ces éléments dans les
différents puits

On note que:

- La teneur en P2O5 est quasiment nulle à certaines profondeurs comme le montrent les
figures 12B, 12E, 13A, 13B, 13D, 14C, 14E, 14F, 15A, 15E. Les plus fortes teneurs
sont observés dans les puits des figures 12A, 12F, 13C, 13E, 14A, 14B, 14D, 15D.
Le puits de la figure 13C présente la plus grande teneur (28,5 % de P2O5) (Tableau V)

Le fer est plus abondant que l’aluminium, mais généralement inferieur à Si sauf dans
les échantillons des puits des figures 12D, 13E, 14D, 15A, 15B, 15D. La forte teneur
en Fer par rapport à l’Aluminium est due à la présence des latérites contenant de la
goethite (voir DRX) ainsi que la présence de la gangue argileuse.

- Les teneurs de Ca, K, Mg, Na, Ti, Mn sont quasiment nul ;

- Si est l’élément le plus abondant avec de teneurs atteignant 50 % (Fig.13A, 13B, 13D,
14C).

31
Figure 12 : Graphes montrant la composition chimique des échantillons à phosphate
d’Eboinda (puits 22A, 22B, 22C, 22D 22E, 22F)

32
Figure 13 : Graphes montrant la composition chimique des échantillons à phosphate
d’Eboinda (puits 22G, 22H, 22I, 22J, 22K, 22L)

33
Figure 14 : Graphes montrant la composition chimique des échantillons à phosphate
d’Eboinda (puits 22M, 22N, 22O, 22P, 22Q, 22R)

34
Figure 15 : Graphes montrant la composition chimique des échantillons à phosphate
d’Eboinda (puits 22S, 22T, 22U, 22V, 22W)

35
Tableau V : Valeurs des Teneurs élevées le long des puits d’Eboinda

PROFONDEUR TENEUR
PUITS
(m) en %

22F 6 25

5 20

22I 6 21

7,5 28,5

6 22

22K 7 23,5

11 26

3 25

22M 4 21,5

7,5 22

22N 6 24,5

22P 5 21,5

2,5 26

3,5 23

22V 3,8 25,5

4 22

6,5 25

36
CHAPITRE V : DISCUSSION

V.1 Litho-stratigraphie
Les formations rencontrées dans les puits sont essentiellement des formations argileuses dans
lesquelles on peut observer les latérites. Ces formations argileuses d’âge continental terminal
s’observent dès les premiers mètres c’est à dire à partir de 1,5 m jusqu’au niveau des marnes
pyriteuses et bitumineuses à 10,3 m de profondeur.

L’argile est la gangue omniprésente dans notre zone d’étude. L’argile est principalement
constituée de kaolinite (Dian, 1977).

Le recouvrement du mort terrain est de 3,5 m au dessus du niveau des couches argileuses
phosphatées.

De du haut vers le bas, on distingue:

argiles latéritiques

argiles brunes à concrétions phosphatées

argiles versicolores ± phosphatées. entre 3,5 et 10 m de profondeur

argile glauconieuse

argile à intercalations de marnes bariolées ;

sables très fins marneux multicolores litées ou feuilletés ;

grès ferrugineux ; entre 10 et 11 m de profondeur

marnes noires.

37
V.2 Métallogénie

Les puits de prospection nous ont permis de localiser le phosphate entre 3,5 m et 9 m de
profondeur avec une puissance de 5 m.
Ce phosphate se présente sous la forme de nodules, rognons, concrétions de couleur jaune et
rouge due à la présence d’oxydes de fer des latérites ferrugineuses.
Ces derniers proviendraient soit de la sédimentation des minéraux phosphatés (crandallite,
wavellite, variscite) issus de l’altération, soit liés à des sédiments où se sont accumulés
d’abondants résidus organiques (squelettes d’animaux, arêtes de poissons, coquilles etc.).
Le phosphate d’Eboinda a deux origine ; une origine continentale qui proviendrait de
l’altération météorique, latéritique (présence de latérites phosphatées) et une origine marine
(présence de débris de coquille).

V.3 Genèse et âge du phosphate d’Eboinda


C’est au sein de ses formations sédimentaires d’âge Continental Terminal que se
trouvent les indices de phosphates d’Eboinda
Les résultats des analyses des grains de sables, la présence des débris de charbon
(lignite), de petites concrétions pyriteuses (dépôt d’estuaire ou de lagune) et la présence des
débris coquilliers, argile glauconieuse fossilifères à foraminifères, dans les échantillons, nous
permet d’affirmer une origine continentale et marine du phosphate d’Eboinda (Dian, 1977).

V.4 Etude comparé des phosphates d’Eboinda et de quelques gisements d’Afrique.

V.4.1 Comparaison avec le phosphate du gisement de Hahotoé au Togo


La mine de phosphate de Hahotoe est une grande exploitation à ciel ouvert avec un
minerai à 34 % de P2O5 calcique. Les réserves de cette exploitation ouverte en 1961 étaient
estimées à plus de 120 millions de tonnes (OTP, 2008).
Le gisement, d’âge Eocène est recouvert de 30 m de stérile constitué de sables argileux de
conglomérats (Johnson, 2002) tandis qu’à Eboinda le recouvrement est de 2,5 m constitué de
sol argileux, sableux et latéritique.
Tout comme à Eboinda, la Kaolinite constitue une gangue omniprésente en tous points du
gisement du Togo.
L’apatite, minéral phosphaté porteur de la quasi-totalité du minerai du gisement du Togo
(Johnson, 2002) est présent mais en faible proportion à Eboinda.

38
Le phosphate du Togo présente une origine marine (due à la présence de débris de coquille,
foraminifères, d’excréments de poissons…).En plus de l’origine marine le phosphate
d’Eboinda présente une origine continental (débris de lignite, concrétions pyriteuses).

V.4.2 Comparaison avec le phosphate du gisement Pallo au Sénégal


Le gisement de Pallo (Thiès) au Sénégal daté de l’Eocène supérieur-Oligocène. Les
ressources prouvées sont de 50 millions de tonnes. Son aspect et sa composition chimique (30
% Al2O3) lui donne des caractéristiques alumineuses bauxitiques (Flicoteaux, 1982) similaires
à celui d’Eboinda.
La puissance moyenne des couches argileuses phosphatées est de 10 m à 29 % de P2O5
(Flicoteaux ; 1982) alors que celle d’Eboinda est de 5 m avec des teneurs variant de 5 % à 28
% P2O5. Le recouvrement du gisement de Pallo est de 3 m, proche de celui d’Eboinda (3,5
m). Au niveau minéralogique les deux gisements se caractérisent par les minéraux communs
suivant la crandallite, la wavellite et la goethite (Flicoteaux ; 1982).

V.4.3 Comparaison avec le phosphate du gisement de Sidi Chennane au Maroc


Le gisement de Sidi Chennane est d’âge fin Crétacé-début Eocène. Le tonnage est estimé
à plus de 1 milliard de m3. Le Maestrichtien (épais de 5 à 28 m) est représentée par des
phosphates marneux reconnaissables par leur couleur jaune (Saad, 2006) similaire à celui
d’Eboinda avec une teneur variant de 25 % à 28 % de P205, teneurs enregistrées également
dans certains puits à Eboinda. L’éocène (20 à 30 m) est représenté par des facies plus variés
tels les marnes phosphatées et les phosphates sableux d’une teneur de 33 % de P205 avec
intercalations calcaires (Saad, 2006).

V.4.4 Comparaison avec le phosphate du gisement de Djebel Onk en Algérie


La couche phosphatée présente à sa base et sur 8 à10 m d’épaisseur un minerai sombre à
grain fin noir, riche en matières organiques (Nacer et al, 2008). …). Les réserves sont
estimées à 1 milliard de tonnes à 25 % P2O5 dans la zone du Djebel Onk. Les phosphates
d'Algérie, d'origine sédimentaire, se sont formés, comme ceux du Maroc, dans des zones peu
profondes et chaudes de la mer Mesogée, à la fin du Crétacé et au début du Tertiaire, par
accumulation d'organismes animaux (Merabet, 2004). Le phosphate d’Eboinda s’est
également formé dans le même environnent sédimentaire peu profond (phosphate à
glauconite, argile latéritique à nodule phosphatée.

39
Tableau VI: Comparaison du phosphate d’Eboinda et ceux d’Afrique

Teneur
Nature des moyenne
Nature du Age des couches
Gisements couches Nature du en (%) de
gisement phosphatées phosphate P2O5
phosphatées

Indices
Sédimentaire Continental
d’Eboinda Argile Alumineux 5-28
côtier Terminal
(Côte d’Ivoire)

Hahotoe Sédimentaire
Eocène Argile Calcique 36,18
(Togo) côtier

Sédimentaire
Pallo Eocène sup-
côtier Argile Alumineux 29
(Sénégal) Oligocène

Crétacé sup
Sidi Chennane Sédimentaire (Maestrichtien)- Marne, sable,
Calcique 25-33
(Maroc) côtier Eocène (Lutétien calcaire
inf.)

Crétacé
Djebel Onk Sédimentaire
(Maestrichtien)- Calcaire, marne Calcique 25
(Algérie) côtier
début Tertiaire

40
Tableau VII: Comparaison de la composition chimique des phosphates entre les gisements
de Côte d’Ivoire, du Togo, du Sénégal, du Maroc et d’Algérie

Gisements
Côte d’Ivoire Togo Sénégal Maroc Algérie
Composition
Chimique (%)

P2O5 28,5 * 36,18 29 20 - 34 25

CaO 0,08* 51,20 7,6 - 49,79

MgO 0,14* 0,15 - - 1,23

SiO2 12* 3,76 13,29 - 1,73

Al2O3 11* 10,0 25,9 - -

Fe2O3 5,2* 1,50 5,5 - -

TiO2 0,68* - 1,4 - -

MnO 0* - - -

NaO2 0,8* 0,20 - - -

K2O 0,21* 0,07 - - -

CO2 - 2,00 - - -

SO2 - 0,43 - - -

Cl 0,10

H2O 14,9

* Résultats d’analyse de l’échantillon présentant la teneur en P2O5 la plus élevée.

41
CONCLUSION GENERALE
Les indices de phosphates d’Eboinda situés (région d’Aboisso), ont été identifiés dans les
formations superficielles argileuses d’âge Continental terminal du bassin sédimentaire. Le
phosphate se présente sous la forme de nodules, rognons, concrétions noyés dans les couches
argileuses entre 3,5 m et 9,5 m de profondeur au dessus du niveau des marnes noires
bitumineuses. Ces formations argileuses représentent la quasi-totalité des formations
géologiques dans la zone d’étude.
Les données de sondage ont permis de mettre en évidence les successions lithologiques de la
zone d’étude qui se compose, de sol sableux et argileux latéritique, essentiellement d’argiles,
et de marnes noires.
L’analyse diffractometrique a montré que les minéraux de la minéralisation étaient constitués
de crandallite, wavellite, variscite, quartz, kaolinite et de goethite.
Les teneurs en phosphate enregistrées sont généralement assez faibles ; toutefois certains puits
présentent des valeurs en P2O5 assez intéressantes (20 à 28,5 %).
Les teneurs en P2O5 ne montent pas de corrélation avec la profondeur. Les analyses ont
montré le caractère alumineux du phosphate d’Eboinda.
En somme les résultats obtenus nous ont permis de mettre en évidence l’horizon phosphaté à
savoir un niveau silico-ferralitique, avec des teneurs assez encourageantes pour la suite des
travaux.

42
PERSPECTIVES
Il sera donc souhaitable d’organiser une campagne d’exploration qui s’étendrait à tout secteur
d’Eboinda et se généraliserait à toute la côte. Pour ce faire plusieurs étapes d’exploration sont
nécessaires :

Première étape : Au préalable, organiser un programme de vérification par puits de l’anomalie


en phosphate déjà mis en évidence, suivi d’une campagne de géophysique par radiométrie
(dosage de K ou U) après quoi on attaque la première étape proprement dite qui consistera à
l’exploration de la zone d’étude par des sondages à très large maille soit 2 000 m.
Dans cette étape on tentera de définir les techniques à mettre en œuvre en essayant plusieurs
types de matériels et procédés.

Deuxième étape : lorsque les indices et les sondages d’exploration ont prouvé l’existence d’un
gîte, on peut entreprendre une campagne de sondage à maille serrée carré ou rectangulaire de
400 m et 200 m pour :
Délimiter la zone phosphatée ;

Recueillir toutes les informations géologiques nécessaires à la compréhension du gîte ;

Faire une estimation des réserves ;

Permettre une approche géostatistique ;

Faire des essais et traitement au laboratoire.

Troisième étape : cette étape est complémentaire de la seconde, elle consistera en une
campagne de sondage de précision destinée à :

Lever les doutes qui ont pu persister après la reconnaissance ;

Permettre de mener une étude géostatistique du gîte ;

Faire une fouille pilote avec essai de traitement semi-industriel ;

Choisir le matériel et la méthode d’exploitation ;

Définir les investissements nécessaires et faire un projet de rentabilité de


l’exploitation.

43
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Gisement de phosphate de Sidi Chênaie (2008)


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