Module : Les rapports
Unité : Reporting
Comment choisir le bon
graphique pour ses données
Encadré par : Mme Linda LARBI
Mme LINDA LARBI
Unité : REPORTING
Nous traitons des données tous les jours au travail. Nous devons être capable de
comprendre des données de performance sur le trafic d’un site web, des données de
performances commerciales, en passant par la gestion des employés. Chacun de vous
tente d’en extraire de l’information. Mais il est difficile de choisir le bon graphique pour
la bonne donnée : celui
qui vous permettra d’illustrer du mieux possible vos indicateurs.
Avant toute chose, une petite définition du reporting. Le terme « Reporting » désigne
une famille d’outils de Business intelligence destinés à assurer la réalisation, la
publication et la diffusion de rapports d’activité selon un format prédéterminé.
Avec le temps, les grands groupes ont acquis autant de données. Une montagne pour
ainsi
dire. Ceci est dû à l’héritage des dix dernières années d’investissement en collecte de
données: La ruée vers le Big Data.
L’enjeu aujourd’hui est d’être capable d’utiliser ces données à disposition. Or, nous ne
savons ni en extraire des informations ni les rendre actionnables.
Savoir bien représenter des informations, c’est offrir la possibilité à son équipe de
comprendre des sujets complexes en un coup d’oeil. Que cela soit à des fins de
pilotage de la performance, de communication ou de présentation. Cette approche
permet de démocratiser l’accès à la donnée à l’ensemble des membres d’une
organisation. Experts, décisionnaires, opérationnels ou autres responsables.
COMMENT CONSTRUIRE UN REPORTING
PERTINENT ?
Voici les 5 étapes pour construire des graphiques :
Etape 1 : Hiérarchisez vos indicateurs
Votre reporting doit être clair lors de sa lecture. Trop souvent, le manque de définition des
besoins nous pousse à créer des graphiques avec l’ensemble des données mises à notre
disposition. Résultat : nuage de points illisible, et reporting n’est pas assez pertinent.
Le décideur sera ainsi perdu face à ces graphiques trop compliqués, et se retrouvera dans
l’obligation de faire une des informations à retenir. Vous n’êtes donc pas certain
de communiquer le bon message.
Définissez votre audience, ses besoins et sélectionnez les indicateurs les plus importants. Une
fois le périmètre définit, tenez-y vous ! Toutes autres idées sortant de ce périmètre doivent
être adressées dans un nouveau reporting, par exemple.
Mme LINDA LARBI
Etape 2 : Schématisez et testez vos graphiques
Lors de cette seconde étape, n’investissez pas vos efforts dans le rendu. Faites des
schémas sur papier avec les vrais indicateurs. Parlez avec votre audience, et
définissez avec eux les améliorations à faire et l’utilité des graphiques que vous
êtes en train de construire.
Itérez plusieurs fois jusqu’à ce que votre reporting soit pertinent. Gardez en tête
que pour réaliser un bon tableau de bord, une règle prime : un graphique = un
message.
Etape 3 : Intégrer vos données
C’est le moment d’intégrer les volumes de données suites aux graphiques et message que
vous avez défini. Vous pouvez avoir des surprises ou des questionnements sur le rendu.
Reprenez votre processus de retours auprès de vos collaborateurs.
Etape 4 : Racontez une histoire
Souvenez-vous, un graphique = un message. La visualisation de données ne doit pas s’arrêter
aux courbes et aux barres. Ce qu’on appelle le data storytelling, c’est la capacité de raconter
une histoire avec les données afin d’en simplifier la compréhension.
Cela passe par une contextualisation poussée : des commentaires, une légende, des
couleurs adaptées, un glossaire …
Offrez toutes les chances au décideur de bien comprendre les informations que vous
souhaitez partager.
Etape 5 : Un bon reporting est actionnable
Que ce soit pour le pilotage de la performance commerciale ou de la communication
financière, la présentation des indicateurs de performance de votre département doit amener à
prendre des actions.
Imaginons le cas où le département commercial n’a pas atteint ses objectifs. Comment les
aider ? Quelles étaient les performances à n-1 ? Est-ce un problème de saisonnalité ou de
sous-performance dû à l’absence d’un des commerciaux ? Recoupez les données et offrez-leur
des points d’actions.
Mme LINDA LARBI
REPORTING : CAS D’USAGES
1. Comment montrer une relation entre plusieurs données ?
Bubble chart
Objectif : Permet de mettre en relation 3 indicateurs afin d’illustrer des corrélations. Parfait
pour comparer des ensembles complexes.
Application : Les graphiques à bulles sont généralement utilisés pour comparer et montrer les
relations entre des labels et des catégories, par l’utilisation du positionnement et des
proportions. Le bubble chart peut être utilisé pour analyser des modèles / corrélations.
Trop de bulles peuvent rendre le graphique difficile à lire. Ce graphique a donc une capacité
en volume de données limitée. Cela peut être pallié par l’interactivité : cliquer sur des bulles
permet de faire apparaître des informations cachées, pour aller dans plus de détails.
Force directed graph
Objectif : Ce graphique est idéal pour analyser des réseaux ou des liens entre plusieurs
entités.
Application : Souvent complexe à mettre en place, ce graphique est unique en son genre. Il
permet d’identifier des liens entre canaux, en termes de volume ou de flux, et permet des
comparaisons deux à deux.
Mme LINDA LARBI
Bar and line chart
Objectif : Permet de corréler un volume et une variation.
Application : La superposition d’un bar chart et d’un line chart est idéale pour corréler un
volume et une variation.
Le graphique en courbes révèle les tendances ou le progrès à travers le temps et peut être
utilisé pour montrer différentes catégories de données. Vous pouvez l’utiliser pour exposer un
ensemble de données continues.
Ce graphique est pertinent dès que vous souhaitez montrer deux métriques qui ont des
échelles de valeur très différentes : 3% et 3 000 k€. Par exemple, vous pouvez utiliser ce
combo de graphs pour évaluer la consommation énergétique dans une unité de production à
travers le temps, tout en évaluant son évolution.
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2. Comment comparer ses
données ? Barchart
Objectif : Comparaison classique de volume ou de flux. La dimension peut aussi
être temporelle.
Application : Utilisez plusieurs indicateurs dans un même groupe afin de
comparer vos données. Restez simple, ne comparez pas plus de 3 indicateurs à
la fois.
Horizontal Barchart
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Objectif : Cette visualisation de données permet de comparer des entités entre elles,
comme
la performance d’une entreprise par rapport à son concurrent.
Application : Un histogramme horizontal peut être utilisé lorsque qu’il y a plus de 10
labels à comparer. Ce type de visualisation peut comparer jusqu’à 3 types de données
différentes.
Centered average leaderboard
Objectif : Idéal pour comparer des indicateurs en volume ou des flux par entité en fonction
d’une moyenne.
Application : Utilisez la moyenne de référence afin de représenter des données de
performance. Comparez la performance de plusieurs entités ou individus par rapport à un
objectif.
Ce genre de graph est souvent utilisé pour étudier une répartition (genre/âge/catégorie socio
professionnelle).
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Slopegraph
Objectif : Montre la tendance d’une variation entre une date t et t+1 par entité.
Application : Analyse l’évolution entre deux situations. Plus vos barres sont entremêlées plus
le classement de départ a été bouleversé.
Ce type de visualisation est utilisé pour le traçage de données variées. Ce graphique est idéal
pour comparer de nombreuses variables et voir les relations entre elles. Par exemple, si vous
deviez comparer la performance d’un éventail de produits sur deux années.
Bullet Chart
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Objectif : Le bullet chart c’est le graphique de comparaison aux objectifs.
Application : Utilisez la barre jaune pour l’objectif, et la barre horizontale pour les
performances en cours.
Ce graphique révèle la progression de l’indicateur vers un but. Il vous permet de comparer
cette mesure à une autre, et fournit un contexte sous la forme de taux ou de performance.
Très pertinent dans le cadre de définition d’objectif dans une équipe sales/marketing.
Heatmap
Objectif : Obtenir une vue globale sur la combinaison de plusieurs indicateurs et entités. Idéal
pour recouper des données transverses.
Application : Une Heatmap visualise les données grâce à des variations de coloration. Le
graphique est utile pour croiser des données variées, en plaçant les variables dans les lignes et
les colonnes et en colorant les cellules dans la table.
Les modèles de chaleur sont bons pour montrer la variation entre de multiples variables. Une
heatmap permet de révéler tous les modèles, affichant si des variables sont similaires les unes
aux autres et pour détecter si des corrélations existent entre elles.
Cartographie
Objectif : Visualiser des indicateurs géographiquement.
Application : Parfait pour représenter des données de géolocalisation combinées à des
données de performance.
La cartographie permet d’afficher des zones géographiques divisées, des régions colorées ou
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des plans de centres commerciaux, par rapport à une variable de données. Cela permet de
visualiser des valeurs sur une zone géographique et afficher des variations ou des tendances.
3. Comment montrer des données
temporelles ? Linechart
Objectif : Cette visualisation est principalement utilisée pour des données temporelles.
Application : Les graphiques linéaires sont utilisés pour afficher une valeur quantitative sur
un intervalle ou une durée continue.
Ce graphique est le plus souvent utilisé pour montrer des tendances et des relations. Les
graphiques linéaires aident également à fournir une vision globale sur un intervalle donné,
pour voir comment il s’est développé au cours de cette période. Limitez à 3 lignes pour garder
une lecture facile.
Timeline
Objectif : A utiliser dans la représentation d’événement ou de fait marquants pour une
organisation ou un individu.
Application : Représentez graphiquement la biographie d’un individu ou l’histoire d’une
organisation. Sélectionnez les données les plus importantes afin de garder une visualisation
claire et simple.
Mme LINDA LARBI
Stacked Barchart
Objectif : Découper le volume total d’une entité en plusieurs catégories.
Application : Ce graphique est utilisé pour comparer les catégories d’une entité entre elles. Il
permet de remarquer facilement les points forts et les points faibles de chaque sous-ensemble
et leurs impacts sur l’activité d’un département par exemple.
Waterfall
Objectif : Communément appelé le Mario Chart à cause des briques en suspension, le
Waterfall est idéal pour illustrer des flux.
Mme LINDA LARBI
Application : Plus sérieusement, le waterfall permet de comprendre le cumul de valeurs
positives et négatives sur une période donnée.
Un graphique en cascade peut être utilisé pour montrer comment une valeur initiale est
affectée par des valeurs intermédiaires, positives ou négatives, et aboutit à une valeur finale.
Il peut révéler la composition d’un résultat. Par exemple, il permet de mieux comprendre
l’impact de différents magasins à la recette globale d’une entreprise dans la grande
distribution.
Tree map
Objectif : Visualiser des hiérarchies ou des structures complexes.
Application : La Treemap est un moyen de visualiser un vaste répertoire de données et de
variables, sans occuper trop d’espace sur l’écran.
Le tree map est une option plus compacte et plus efficace pour l’affichage des hiérarchies, et
donne un aperçu rapide d’une structure. C’est également un moyen pertinent de comparaison
entre différentes entités.
Mme LINDA LARBI
Verbatims
Objectif : Illustrez vos performances par des verbatims clients et explorez des données en
format texte.
Application: Présente des commentaires par catégorie, ainsi qu’une représentation graphique
de leur répartition.
Mme LINDA LARBI
DATA STORYTELLING : RACONTEZ UNE
HISTOIRE GRÂCE À VOTRE REPORTING
1. Contextualiser
Un bon reporting n’est rien sans contexte. Ajoutez des commentaires, des sources,
des unités, des légendes, des glossaires …
2. Enrichir votre contenu
Une image vaut mille mots. C’est avec cette logique que vous pouvez enrichir vos tableaux de
bord avec du contenu vidéo ou des images. Cela permet d’accompagner et de contextualiser
l’information que vous partagez à votre audience ou à votre équipe.
3. Valoriser les informations importantes
Une visualisation de données réussie met en valeur les éléments essentiels à retenir
en valeur. Elle raconte une histoire et accompagne la transmission de l’information
grâce à des éléments de couleur et de contexte. Valoriser les informations
importantes, c’est permettre de les rendre actionnables et opérationnelles.
Construire un bon reporting ne revient pas à essayer de condenser le maximum d’informations
techniques dans un support le plus court possible, mais bien de rendre ces informations
compréhensibles au plus grand nombre. Pour cela faut sélectionner les informations les plus
pertinentes et mettez-vous à la place de vos décideurs.
Mme LINDA LARBI