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Les procédés d’assemblage ts1
Définition du procédé de soudure MIG (131)
La soudure MIG sous protection de gaz inerte est un procédé de soudage très utilisé de de nos
jours. Pour ce procédé, on crée un arc électrique entre la pièce à souder et le fil d’apport (de Ø 0,6
à Ø 2,4 mm). Lorsque l’arc est obtenu, on dévide ce fil d’apport à vitesse constante et continu dans
le bain de fusion généré par la puissante énergie de cet arc. On obtient un cordon de soudure par
mélange du métal d’apport et du métal de base, en fusion pendant l’arc. Il est réalisé sous
protection gazeuse (active pour le procédé de soudure MAG et inerte pour le procédé de soudure
MIG). Les paramètres influant sur la réalisation du cordon sont :
• la vitesse de fil (l’intensité)
• le débit en gaz
• le diamètre du fil électrode
• la position de soudage
• la préparation
• la dimension et les matériaux à souder
Principe du procédé de soudure MIG (131)
Lorsque le soudeur actionne la gâchette, celui-ci actionne le dévidage du fil, la sortie du gaz et en
même temps, il ferme le circuit électrique qui permet le passage du courant. Si le fil est
suffisamment proche d’une pièce en contact avec la masse, il se crée un arc électrique d’une
énergie suffisante pour fondre la matière. Le métal d’apport peut ainsi se mélanger à la matière et
ainsi grossir la partie fondue. Le tout s’exécute sous protection gazeuse.
Avantages et inconvénients du procédé de soudage
MAG
• Rentabilité du procédé
• Vitesse très élevée en soudage
• Taux de dépôt de métal élevé
• Longueur possible d’un cordon sans point d’arrêt très important
• Pas de décrassage du laitier
• Plage d’épaisseurs de soudage très importante
• Possibilité de soudage dans toutes les positions
• Contrôle relativement aisé de la pénétration en régime de court-circuit
• Aspect de cordon correct
• Procédé automatisable et utilisé en robotique
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Les transferts d’arc
4-1) Le transfert par court-circuit (short-arc) :
L’intensité et la tension sont basses (I<200 A et U entre 14 et 20 V), la pénétration est bonne.
Le métal se dépose par gouttes dans le bain de fusion par une série de courts-circuits (50 à 200
environ par seconde) entre le fil d’apport et le métal à souder. Cette méthode de transfert permet
une bonne précision dans les passes de pénétration. L’arc est cependant instable (peu régulier) et
les projections de gouttes autour du cordon sont nombreuses. En passe de pénétration, le tube
contact doit être sorti de 5 à 10 mm à l’extérieur de la buse. Il est placé au niveau de la buse pour
les autres passes.
Slow-motion
court-circuit Pénétration en CC
4-2) Le transfert globulaire (grosse-goutte)
Il s’agit d’un régime intermédiaire entre le régime par court-circuit et le régime par pulvérisation
axiale. Les projections sont difficiles à éviter. Les intensités et les tensions sont de valeurs
moyennes. La pénétration est moins prononcée qu’en court-circuit.
Slow-motion
du transfert globulaire Pénétration en GG
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4-3) Le transfert par pulvérisation axiale (spray-arc)
L’intensité et la tension sont élevées (I>200 A et U entre 20 et 40 V). L’extrémité du fil fond en très
fines gouttelettes projetées dans le bain de fusion. L’arc est long et stable et le taux de dépôt est
important. On constate peu de projections sur les bords du cordon. Le tube contact est en retrait
à l’intérieur de la buse.
Slow-motion de la pulvérisation axiale Pénétration en PA
Transferts d’arcs en
fonction de U et I
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Installation d’une unité de soudage MIG:
a) Bobine et système de dévidage
b) Système de dévidage et les galets lisses ou crantés
c) La torche
d) L’unité de réglages
Composition du poste à
souder
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Dévidage du fil d’apport :
En fonction des postes de soudage utilisés, nous pouvons avoir des systèmes de dévidage qui
peuvent être :
• fil poussé (le plus courant)
• fil tiré
• fil poussé et tiré
L’entraînement du fil d’apport se fait par rotation de galets en général situés dans le poste à
souder mig, à la sortie de la bobine. Les galets motorisés exercent une pression sur le fil et la
rotation permet la circulation du fil dans le conduit de la torche. Une pression trop importante des
galets peut écraser le fil.
Le Gaz de protection en soudage :
Le CO² (Gaz pur) :
Ogive gaz pur
Avantages et inconvénients:
• Bon marché.
• Faible sensibilité à l’oxydation, sauf en surface
• Bonne soudabilité sur les tôles oxydées
• Peu de projections en régime court-circuit.
• Pénétration importante.
• Aspect de cordon médiocre.
• Réglages plus délicats qu’avec d’autres gaz
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L’Argon + CO²(Mélange binaire) :
Ogive gaz binaire
Avantages et inconvénients :
• Réglages assez simples.
• Bon mouillage du cordon.
• Bain plus chaud.
• Mélange couramment employé.
• Prix de revient plus élevé que d’autres gaz.
• Sensibilité à l’humidité et à l’oxydation
L’Argon + O² Mélange binaire) :
Ogive de gaz binaire (ex: Argon+CO2)
Avantages et inconvénients :
• Amélioration du mouillage (O²)
• Peu de projections.
• Soudage en gouttière et à plat uniquement.
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Choix du gaz et influence du gaz sur le cordon :
Pénétration dans le cordon
Le choix du gaz de soudage se fera en fonction du régime de soudage choisi. Par exemple :
pour un régime en court-circuit, on choisira de préférence une protection gazeuse de CO² ou
Argon + CO². mais on évitera l’Argon pur.
pour un régime par transfert globulaire, qui est un régime intermédiaire on pourra utiliser les 3 gaz.
pour un régime à pulvérisation axiale, on évitera le CO², en préférant l’Argon pur et le mélange
Argon + CO²
Choix des diamètres du fil d’apport
Le diamètre du fil s’effectue suivant les travaux de soudage à réaliser :
Exemples :
• Carrosserie : Ø 0,6 mm (40 à 100 A environ)
• Tuyauterie de faible épaisseur et tôlerie fine : Ø 0,8 mm (60 à 180 A environ)
• Soudage courant et passes de pénétrations : Ø 1,0 mm (100 à 300 A environ)
• Soudage d’épaisseurs 6 – 8 mm : Ø 1,2 mm (150 à 350 A environ)
• Soudage d’épaisseurs de 10 mm environ: Pour Ø 1,6 mm (200 à 700 A environ)
Souder en poussant ou en tirant
En soudage MIG(ou MAG), on peut souder en poussant ou en tirant la torche de soudage. Bien
que chacune des solutions présentent des avantages et des inconvénients, souder en
poussant semble la méthode la mieux adaptée à un soudage correct si on en à la possibilité.
11-1) Souder en poussant (torche poussée) :
La pièce est bien préchauffée par l’arc, ce qui améliore le mouillage. Le bain de fusion est plus
visible car il n’est pas caché par la torche. Le cordon est plus large et moins aplati (la pénétration
est moins prononcée). En poussant, (angle de 70 à 80° environ), cordon plutôt aplati.
11-2) Souder en tirant (torche tirée) :
Dans cette configuration de soudage, le bain de fusion est très chaud, très liquide et difficile à
maintenir. Le cordon sera bombé et la pénétration plus importante. On ne voit pas le bain de
fusion facilement, car il est caché par la torche. En tirant, (angle de 70 à 80° environ), cordon
plutôt bombé et pénétrant.
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La torche MAG MIG