Réutilisation des eaux usées à Hassi R'mel
Réutilisation des eaux usées à Hassi R'mel
Proposé par:
Mr. ZIDANE Présenté par :
MohamedDirigé par: [Link] Fouad
Mr. BELAISSA Yahia
2017/2018
REMERCIEMENT
En premier lieu, nous remercions allah, le tout puissant de nous avoire permis de
mener à bien ce modeste travail.
Et à tous ceux qui nous aidés de prés ou de loin pour finaliser ce travail.
DEDICACE
ABDERREZAK
Dédicace
Toute ma promotion.
FOUAD
Liste des figures
Figure I.1 : Carte géographique de la région de HR……………….………………….. 2
Figure I.2 : Répartition des zones industrielles dans le champ de Hassi R’mel……….. 5
Figure I.1 : Schéma de la station d’épuration des eaux usées de Hassi R’mel………. 12
Figure II.1 : La réutilisation des eaux usées épurées dans le cycle d’assainissement... 16
Figure II.2 : schéma représente la méthanisation ……………………………………. 22
Figure III.1 : Evolution du PH de L’eau Brute………………………………………. 27
Figure III.2 : Evolution de la Conductivité de L’eau Brute………………………….. 27
Figure III.3 : Evolution des MES de L’eau Brute…………………………………… 28
Figure III.4 : Evolution de la DCO de l’eau brute…………………………………… 28
Figure III.5: Evolution de la DBO5 de L’eau Brute………………………………….. 28
Figure III.6 : Evolution du PH de la Boue en Aération……………………………… 30
Figure III.7 : Evolution des MES de la Boue en Aération…………………………... 30
Figure III.8: Evolution des MS de la boue en aération……………………………… 30
Figure III.9: Evolution du volume de la boue en aération…...………………………. 31
Figure III.10 : Evolution de l’oxygène dissous de la boue en aération…...…………. 31
Figure III.11 : Evolution du ph de la boue recirculée……………………………….. 32
Figure III.12 : Evolution des mes de la boue recirculée…….………………………... 33
Figure III.13 : Evolution des MS de la boue recirculée……………………………… 33
Figure III.14 : Evolution du volume de la boue recirculée………………………….. 33
Figure III.15 : Evolution du pH de l’eau épurée……………………………………... 35
Figure III.16 : Evolution de la conductivité de l’eau épurée……...…………………. 35
Figure III.17 : Evolution des MES de l’eau épurée………...………………………... 35
Figure III.18 : Evolution de la DCO de l’eau épurée………...……………………… 36
Figure III.19 : Evolution de la dbo5 de l’eau épurée…………………………………. 36
Figure III.20: Le schéma général du chromatographe en phase gazeuse……….… 41
Figure III.21 dispositif expérimental………………………………………………….. 42
Figure III .22 les bioréacteurs dans l’incubateur à 37°c……………………………….. 42
Figure III.23 : variation du pH en fonction du temps (boue sans dilution)………… 44
Figure III.24 : variation du pH en fonction du temps (boue diluée à 50 %)………. 45
Figure III.25: variation du pH en fonction du temps (boue diluée à 20 %)……… 45
Figure III.26: variation du de matière sèche pendant la digestion pour les trois
dilutions ………………………………………………………………………............ 46
Figure III.27: la production du biogaz cumulée pour la boue sans dilution a 100% 47
Figure III.28 variation de quantité du biogaz en fonction du temps (boue sans
dilution ………………………………………………………………………………… 47
Figure III.29 : variation de quantité du biogaz en fonction du temps (boue diluée à
50%)………………………………………………………………………………….. 48
Figure III.30 : variation de quantité du biogaz en fonction du temps (boue diluée à
20%) ……………………………………………………………………………………
48
Figure III.31 : variation de quantité du biogaz en fonction du temps (boue sans
i dilution ) avec un pH initial ajusté à 8.56…………………………………………… 49
Résumé
Abstract:
This thesis focuses on the reuse of treated wastewater treatment plant for domestic
wastewater in the region of Hassi R'Mel. After treatment, these waters will be used for
irrigation of green spaces and ornamental plants.
The purpose of this study is to determine the one hand the qualitative and quantitative
characteristics of wastewater treated in the STEP Hassi R'Mel, compare them to
international standards and recommendations relating to the recovery of these releases in
the agricultural sector. On the other hand, to verify a possible reuse through practical
recommendations for preserving the environment in general and public health in particular
from any negative impact caused by such reuse.
الخالصة
ًهذه الرسالة تركز على إعادة استخدام المٌاه العادمة المعالجة لمحطة معالجة مٌاه الصرف الصحً المنزلً لمنطقة حاس
.بعد العالج سٌتم استخدام هذه المٌاه لري المساحات الخضراء و نباتات الزٌنة, الرمل
و الغرض من هذه الدراسة هو تحدٌد جهة الخصائص النوعٌة و الكمٌة من المٌاه العادمة المعالجة فً حاسً الرمل لمقارنتها
مع المعاٌٌر و التوصٌات الدولٌة ذات الصلة فً استعادة هذه البٌانات فً القطاع الزراعً و من جهة أخرى للتحقٌق توصٌات
.عملٌة للحفاظ على البٌئة بشكل عام والصحة العامة و بخاصة من أي أثر سلبً بسبب إعادة استخدام من هذا القبٌل
Introduction générale
Introduction générale
L’eau est le milieu interne, universel, essentiel à toute vie qu’elle soit animale, végétale
ou humaine. Ce milieu malheureusement subi des modifications ; c’est la pollution des eaux
Son importance ne cesse de croitre en raison de la croissance démographique et le
développement accéléré des techniques industrielles, cette croissance de la pollution causée par
les eaux usées domestiques et les résidus industriels, entrainent des phénomènes toxiques ainsi
que des modifications des caractères organoleptiques des eaux des nappes phréatiques et des
sources.
En Algérie, la rareté de l’eau, la sécheresse ainsi que l'inégalité de la répartition de
l'eau rendent de plus en plus aigue la nécessité de faire face à une demande croissante en eau.
Une gestion rationnelle des ressources en eau ramène à considérer les eaux usées
traitées comme une ressource valorisable dans plusieurs domaines, notamment dans le secteur
agricole qui est le secteur le plus consommateur d’eau.
Particulièrement à Hassi R’mel, où la diminution des niveaux de réserves de la nappe
aquifère du turonien (représentant le réservoir d’accumulation des eaux de pluie) par manque
de la pluviométrie en ces deux décennies et la surexploitation pour les diverses utilisations, a
orienté la direction régionale de Hassi R’mel vers d’autres sources à savoir :
Le forage des eaux profondes (barrémien).
La valorisation des eaux usées traitées de la station d’épuration de Hassi R’mel.
Cette dernière a pour rôle d’éliminer la pollution contenue dans les effluents domestiques,
avant leur rejet dans le milieu naturel. Si l’eau, en fin est effectivement épurée, la pollution
initiale se trouve en partie stockée et concentrée dans les boues issues des diverses étapes de
traitement de l’eau. Ces boues étant alors considérées comme étant un déchet valorisable, qu’il
faut éliminer tout en respectant certaines contraintes ré[Link] gestion, les valorisations
et l’élimination de ces boues est problématique au niveau de la STEP de Hassi R’mel. Une
solution technique peut permettre de rependre à cette problématique énergétique et
environnementale. Il s’agit de la « digestion anaérobie »ou « méthanisation » des boues.
L'objectif de cette étude est donc, d’analyser les différents paramètres physico-chimiques
qui régissent les eaux de la station d’épuration (STEP), de vérifier une éventuelle valorisation
des boues et des eaux traitées.
1
Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
2
Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
Les sondages qui ont suivi ont confirmé l’existence d’un anti-clinal permettant ainsi d’étudier avec
plus de précision les niveaux géographiques, et la nature des fluides in situ.
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Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
La présence d’huile à Hassi R’mel fut décelée très tôt avec le forage du puits HR8 en 1958 dans le
secteur Sud-ouest du champ.
Certains puits ont été implantés sur le flanc Sud - Est du champ à Djebel Bissa et Bousdaa ainsi que
le puits BSB1à donné des résultats satisfaisants d’huile (12,2 m3/h) dans les grés argilo gréseux de
TRIAS.
En 1970, le puits HR38 sur la périphérie, et dont le but était le développement du gaz, mis en
évidence la présence d’une colonne d’huile de 9,5 m d’épaisseur utile dans le niveau A.
Les puits HR5 (154, 166,165) ont confirmé l’existence d’un anneau d’huile économiquement
exploitable. [2]
c) Zone Sud : comporte ; Module 2, Station compression Sud, HR Sud, Djebel Bissa, CTH
Sud, Station déshuilage sud et Station Boosting sud. [2]
4
Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
STEP
SRGA, SBC, CNDG
CTH1, CTH3
Figure I.2 : répartition des zones industrielles dans le champ de Hassi R’mel. [2]
5
Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
Coefficient de rejet
C’est le rapport de la consommation d’eau potable sur le débit moyen journalier. Il est exprimé
en pourcentage, il est estimé à 80%.
Coefficient de pointe
C’est une échelle indiquant amplitude plus ou moins forte de la production d’eau usée pour
chaque jour de l’année, il est estimé à 1,92.
Concentration en DBO5
C’est la teneur en charge polluante déterminée par la demande biochimique en oxygène pendant
cinq jours exprimée en milligramme par litre, elle est estimée à 270 mg/l.
Concentration en MES
C’est la teneur en charge polluante des matières en suspension exprimée en milligramme par
litre, elle est estimée à 350 mg/l.
Notion de charge
Celle-ci définit les caractéristiques du réacteur ou turbines.
Charge massique
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Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
C’est le rapport de la pollution apportée par unité de masse de boue. Elle est estimée à 0,1.
Charge volumique
C’est le rapport de la pollution entrante par unité de volume du bassin, elle est de
0,351kg/DBO5/m3/J.
b) Dégrillage
De la station de relevage, les eaux brutes sont refoulées vers le dégrillage qui permet
l’élimination des corps solides volumineux perturbant les traitements ultérieurs, ce procédé est
réalisé dans un canal de 500 m de largeur et comporte deux étapes :
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Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
Dégrillage grossier (à nettoyage manuel) : assuré par une grille d’un espacement entre
deux barreaux de 05 cm.
Dégrillage fin (à nettoyage automatique) : assuré par une grille automatique rotatif de 1,5
mm de passage avec une capacité hydraulique de 430 m3 /h, et actionné par un moteur
de 0,55 kW.
Les refus des grilles sont évacués manuellement à la mise en décharge.
c) Dessablage-Déshuilage
Il est toujours à craindre une présence importante de sable, de matières minérales en suspension
et d’huile pouvant gêner, voir freiner le fonctionnement de l’installation.
Cette phase de prétraitement est réalisée dans un canal avec configuration rectangulaire dont la
hauteur est de 3,61m, le volume de 45,8 m3, la vitesse d’écoulement est maintenue à environ 0,3
m/s.
L’eau est aérée par insufflation permettant d’une part la séparation aisée du sable de l’eau qui se
dépose au fond puis relevé jusqu’à la trémie et enfin vers les lits de séchage et d’autre part,
favorisant l’accumulation des graisses et des huiles en surface, qui sont récupérées dans une zone
de tranquillisation et sont déversées dans un puisard à graisses pour être acheminées par pompe au
lit de séchage.
Traitement biologique
Un grand nombre de micro-organismes sont capables de métaboliser la matière organique et, par
conséquent de conduire à l’épuration des eaux usées chargées en matières organiques
biodégradables. On peut classer les micro-organismes en germes aérobies, facultatifs et germes
anaérobies.
La majorité des micro-organismes présents dans l’épuration biologique sont de types facultatifs
(métabolisme aérobie en présence d’oxygène et anaérobie en absence d’oxygène).
Le traitement biologique permet la réduction de la pollution par l’action d’une masse
bactérienne, il est réalisé dans un ensemble complet qui comprend :
Le bassin d’aération,
Le bassin de clarification,
Le poste de recirculation.
a) Bassin d’aération
Les eaux prétraitées sont évacuées gravitairement vers la station de pompage des eaux usées ou
ils seront relevés au bassin d’aération.
Le bassin d’aération est de forme circulaire de 28 m de diamètre, sa surface est de 637,6 m2 la
hauteur d’eau prévue est de 3,6 m, il est équipé de trois aérateurs de surface "turbine" à axe vertical
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Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
reposant sur une passerelle métallique et d’un oxymètre "sonde à oxygène". Cette dernière permet
de mesurer en continu la teneur en oxygène du mélange eaux usées-boues et la régulation de la
vitesse des aérateurs. La Concentration d’oxygène dans le bassin varie de 1 mg/l jusqu’à 5 mg/l,
selon la saison.
L’élimination de la pollution est assurée au niveau de la Station d’épuration des eaux polluées
(STEP) dans ce bassin grâce au maintien d’une concentration élevée de micro-organismes et d’une
aération prolongée au moyen des trois aérateurs à deux vitesses assurant ainsi la teneur satisfaisante
en oxygène pour les bactéries. La puissance d’un aérateur est de 35 kW et la performance des
aérateurs est de 92%.
L’aérateur a pour rôle de renouveler l’oxygène aux bactéries et de provoquer une intense
turbulence qui permet d’une part le maintien en suspension des boues activées et d’autre part de
renforcer le contact intime de l’eau brute et des bactéries.
b) Bassin de clarification
Les performances de l’épuration biologique résultent de l’action d’aération et de clarification
qui sur le plan technique, forme une seule unité. L’ouvrage de décantation secondaire est de forme
circulaire de 20,5 m de diamètre, sa surface est de 330 m2et son volume de 977 m3, la hauteur
d’eau prévue est de 2,96 m.
La liqueur mixte maintenue en suspension dans le bassin d’aération passe dans un bassin de
clarification de forme circulaire pour y être clarifiée, l’alimentation se fait au moyen d’une conduite
en siphon surmontée au centre du bassin, d’une jupe de réparation.
Le floc se sépare de l’eau interstitielle est se dépose sur le radier de l’ouvrage de clarification,
tandis que l’eau clarifiée est évacuée par sur verse dans une rigole périphérique.L’ouvrage de
décantation est équipé d’un pont racleur muni de fond ramenant les boues sédimentées sur le radier
de l’ouvrage vers la fosse centrale à boues d’où ces dernière seront reprises par l’intermédiaire de
tuyauterie vers la station de pompage et d’un racleur de surface pour l’élimination des flottants.
c) Poste de recirculation et d’extraction des boues
Les boues reprises au centre du décanteur sont transférées par gravité vers le poste de
recirculation et d’extraction des boues pour être recirculer ou dirigées vers le traitement des boues
en fonction de la destination des boues produites.
Boues de recirculation
L’efficacité des procèdes du traitement biologique par boue activée est basée sur une
recirculation importante des boues provenant de la décantation secondaire, la concentration
nécessaire en boue activée dans le bassin d’aération est assurée par deux groupes d’électropompes
d’un débit de 125 m3 /h.
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Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
Boues en excès
Les boues en excès sont extraites du poste de pompage avec une teneur en matière sèche de 8 g/l
par une pompe d’un débit de 125 m3/h, soit un volume journalier de 96 m3/j, sont évacuées vers la
filière de traitement des boues.
Désinfection des eaux
L’utilisation ultérieure de l’effluent épuré impose une épuration plus poussée pour l’élimination
des germes pathogènes, et des mauvaises odeurs.
L’eau décantée est introduite dans un bassin de stérilisation où s’opère une désinfection par
injection de l’hypochlorite de sodium à 47°, provenant d’une unité de chloration qui est constituée
par un groupe de dosage comprenant deux pompes doseuses et des cuves de stockage placées dans
un local séparé. La concentration en désinfectant est de 1,2 mg/l.
a) Epaississement
C’est le premier stade, le plus simple de réduction du volume des boues sans dépense d’énergie
notable.
L’épaississeur est destiné à concentrer les boues avant leurs refoulements vers les lits de
séchage.
La suspension boueuse est introduite dans un épaississeur équipé de racleur, dont le temps de
séjour est élevé (23 heures) de façon à provoquer le tassement des boues. Leur évacuation se fait
gravitairement par le fond vers les lits de séchage tandis que le liquide interstitiel est évacué par le
haut d’où il retourne vers la station de pompage des eaux usées.
L’ouvrage se présente sous forme d’un cylindre à fond conique et à faible pente, de 5,5 m de
diamètre, et d’une hauteur de 3,80 m, sa surface est de 32,75 m2 et son volume de 91,7 m3.
L’équipement se compose essentiellement:
D’un groupe de commande posé sur une passerelle,
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Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
D’un arbre vertical tournant à faible vitesse et portant des herses d’épaississement et des
raclettes de fond,
D’un tube central solidaire de la passerelle qui permet l’alimentation en boues de
l’épaississement[4].
b) Séchage naturel
Les boues épaissies (concentration moyenne à l’extraction : 30 g/l) sont extraites de
l’épaississeur et évacuées vers les lits de séchage où elles seront épandues pour y être déshydratées
naturellement, il existe 8 lits de séchage de surface unitaire de 160 m2.
Production annuelle des boues : 936 m3/an.
Hauteur du lit de boues : 0,4 m.
Durée de séchage des boues : 20 jours.
Nombre de rotation annuelle des lits de séchage : 18.
La commande de la station d’épuration peut se faire à distance à partir de la salle de contrôle,
équipé d’un PC muni d’un logiciel de commande à distance avec les paramètres de surveillance et
de contrôle, ainsi que les schémas du procédé pour la bonne fin d’exploitation de la station
d’épuration.
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Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
S C H E M A D E P R IN C IP E D E L A S T E P
S ab les
et
G raisses D écan t eu r
P o m p es
à b o u es
E p aississeu r
E au x
ép u rées
L it s d e séch ag e d es b o u es
C h am b re
d e ch lo rat io n
Figure I.3 : schéma de la station d’épuration des eaux usées de Hassi R’mel.
Paramètres physico-chimiques
a)Température
C’est un paramètre souvent négligé dans les collecteurs urbains, mais qui devrait être plus
souvent mesuré surtout dans le cas de rejets industriels dans le réseau. Le fonctionnement de
certains ouvrages d’épuration est très sensible à des températures trop élevées, ainsi tout rejet doit
être inférieur à 30°C .
b) pH
Le pH est un paramètre qui permet d’exprimer le degré d’acidité des eaux usées, sa mesure est
très importante pour juger le bon fonctionnement d’une étape de traitement.
b) Conductivité
C’est une mesure simple, qui se pratique avec une électrode et fournit une indication précise sur
la concentration totale en sels dissous. Par comparaison avec la conductivité de l’eau potable, il est
ainsi possible de juger rapidement si des apports importants, en particulier industriels, ont lieu dans
le réseau d’assainissement.
d) Turbidité
12
Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
La turbidité est la propriété d’une eau d’être d’aspect trouble, sa mesure donne une indication
sur la teneur en matières solides en suspension.
Elle représente la quantité d’oxygène dépensé par les phénomènes d’oxydation chimique, d’une
part, et d’autre part la dégradation des matières organiques par voie aérobie, nécessaire à la
destruction des composés organiques. En effet, dans un effluent complexe, ces deux types
d’oxydation se superposent, d’où le nom de "biochimique". Notons que dans les eaux usées
domestiques, ce sont les phénomènes biologiques qui prédominent. La mesure de la DBO reste le
paramètre le plus utilisé dans le domaine de l’eau.
Les paramètres chimiques (indicateurs de pollution)
a) Azote
L’azote est mesuré sous différentes formes, les type d’analyses dépendant des formes chimiques
recherchées, on peut les diviser en deux grandes familles (pour ce qui concerne l’épuration) : l’azote
réduit et l’azote oxydé. Le premier correspond à l’azote organique que l’on trouve dans les eaux
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Chapitre I présentation de la station d’épuration Hassi R’mel
usées provenant notamment des déchets métaboliques (protéines, urée) d’origine humaine.L’azote
oxydé se retrouve de façon marginale dans les eaux usées, il s’agit des nitrites (NO2-) et des nitrates
(NO3-), produits de la transformation chimique (oxydation) de l’azote réduit.
b) Phosphore
Le phosphore peut se trouver sous forme minérale ou organique, ces différents composés se
trouvent soit à l’état dissous dans la phase liquide, soit fixer sur les matières en suspension et
colloïdales .
Dans les eaux résiduaires urbaines le phosphore provient du métabolisme et des détergents, mais
cette dernière origine tend à diminuer par la réduction des composées phosphorées dans les lessives
a) Bactéries
Constituent le groupement le plus important responsable principal de l’élimination de la pollution
d’une part, et de la formation des flocons d’autre part.
De très nombreuses espèces de bactéries peuvent participer à la formation des boues activées. La
nature des composés organiques qui constituent la pollution influent sur la nature du genre
dominant ainsi que les conditions du milieu : pH, T°C, O2 dissous, etc.…
b) Protozoaires
Ce sont des métazoaires microscopiques très connus dans le plancton des eaux douces. Ils
possèdent dans la région apical un appareil rotateur, formé de couronnes ciliaires, leur corps
comprend trois régions : la tête couronnée par l’appareil rotateur, le tronc, est très souvent couvert
d’une cuticule transparente, la lorica, le pied est rétractif qui se termine soit par deux doigts, soit par
une sorte de ventouse. Les couronnes ciliaires servant à la nage et à diriger les aliments vers la
bouche. Parmi les genres qui existent dans la station d’épuration on a : Keratella cochlearis,
ploimides.
c) Nématodes
Ce sont des vers filiformes non segmentés, recouvert d’une couche chitineuse transparente.
14
Chapitre II La réutilisation des eaux usées épurées et valorisation des boues
15
Chapitre II La réutilisation des eaux usées épurées et valorisation des boues
Figure II.1 : La réutilisation des eaux usées épurées dans le cycle d’assainissement.
II.1.1 Les contraintes liées à la réutilisation des eaux usées épurées
L’utilisation des eaux usées nécessite une collecte, un traitement, un transport et une
distribution. Le traitement doit être complété par l’adaptation de la qualité des eaux pour la rende
compatible avec l’usage.
Des normes commencent a être établies pour les divers usages de l’eau qui précisent les
teneurs limites des différents composants qu’elle a dissous ou transportés pour permettre une
utilisation sans risque, il en est de même pour de nombreux usages industriels pour lesquels en a
établi la liste des corps a ne pas tolérer, et les teneurs à ne pas dépasser. Ces normes guides ou
impératives édictées par les organisations internationales (O.M.S-F.A.O) ou par les
gouvernements qui fixent l’objectif à obtenir grâce à des traitements appropriés.
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Chapitre II La réutilisation des eaux usées épurées et valorisation des boues
Les eaux usées urbaines contiennent des éléments minéraux utilisables en agriculture comme
élément fertilisant.
Un excès de fertilisation peut avoir des conséquences néfastes pour les sols, pour cela, les
analyses chimiques d’eau usée ne doivent pas être interprétées en tant que telles mais par rapport
au sol et aux cultures.
Un projet de réutilisation des eaux usées traitées, exige parfois l’installation d’un réseau
double, pour prendre en charge séparément l’eau potable et l’eau épurée.
Il existe des problèmes spécifiques aux réseaux de distribution qui sont la formation d’un
biofilm, la prolifération de légionnelles, et dans une moindre mesure, une contamination au
plomb.
Il y a aussi un certain nombre de précautions à prendre pour éviter les confusions entre le
réseau d’eau potable et le réseau d’eau réutilisée.
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Chapitre II La réutilisation des eaux usées épurées et valorisation des boues
Par définition, la réutilisation des eaux usées traitées à des fins agricoles consiste à récupérer
les eaux de rejets, suite à un traitement approprié subit dans une station d'épuration, à les stocker
et à les utiliser pour irriguer certaines cultures [6].
En sachant que la réutilisation des eaux usées traitées permet la mobilisation d'une ressource
potentielle, la valorisation des nutriments qu'elles renferment, l'économie de l'eau potable et
surtout la protection des milieux récepteurs, SONATRACH a songé en premier lieu à traiter les
eaux usées de la région de Hassi R'mel et en second lieu à les valoriser. L'utilisation des eaux
usées traitées est une pratique très répandue dans le monde et essentiellement dans les régions
affectées par des pénuries des ressources en eau.
Dans le bassin méditerranéen, l'utilisation agricole des eaux usées traitées existe et largement
répandue aujourd'hui sur le pourtour Sud de la Méditerranée, allant de l'Espagne vers la Syrie.
L'élaboration d'un projet de réutilisation des eaux usées traitées repose sur les points suivants
le type d’assainissement.
le procédé du traitement.
la qualité de l'eau et le mode d'irrigation.
On peut citer l’importance de la réutilisation des eaux usées épurées à des fins agricoles dans les
cas suivants :
La réutilisation des eaux usées traitées peut compenser la rareté des ressources,
Leur affectation à l’usage agricole permet de consacrer les eaux de meilleure qualité aux
consommations domestiques,
La réutilisation des eaux améliore les rendements des cultures car ils sont riches en
éléments nutritifs (azote, phosphore et potassium) qui sont importants pour la croissance
des cultures,
La réutilisation des eaux épurées dans l’irrigation apporte des bénéfices financiers (elle
peut apporter des fertilisations aux cultures) au lieu de l’utilisation des engrais chimiques
(élimination des recours aux engrais chimiques).
II.1.2 Critères de qualité des eaux pour l’irrigation
a) Critères Physico-Chimiques
Les principaux critères pour évaluer la qualité des eaux d’irrigation sont : salinité, Sodium,
alcalinité et dureté, concentrations des éléments qui peuvent être toxiques, le pH de l’eau
d’irrigation et le fertilisant.
Les deux premiers critères sont d’importance majeure car un excès de sel augmente la
pression osmotique de l’eau du sol, et provoque des conditions empêchant les racines d’absorber
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Chapitre II La réutilisation des eaux usées épurées et valorisation des boues
l’eau, ces condition provoquent une sécheresse physico-chimique, même si le sol semble avoir
beaucoup d’humidité, les plantes flétrissent parce que les racines n’absorbant pas suffisamment
d’eau pour remplacer celle perdue par évapotranspiration.
Salinité
La quantité et le type de sels présents sont importants pour évaluer si l’eau usée traitée
convient pour l’irrigation.
Les principaux sels responsables de la salinité de l’eau sont le calcium, le magnésium, les
sulfates et les bicarbonates. Elle s’exprime en concentration pondérale (mg/l ou ppm) ou en
conductivité (µS/cm).
Une valeur élevée de la salinité signifie une grande quantité d’ions en solution, ce qui rend plus
difficile l’absorption de l’eau et des éléments minéraux par les plantes, une salinité trop élevée
peut causer des brûlures racinaires [8].
Sodium
Le sodium est l’un des éléments les plus indésirables dans l’eau d’irrigation, le problème
principal est qu’une grande quantité de sodium peut dégrader les propriétés physico-chimiques
des sols ce qui influe sur la perméabilité du sol et l’infiltration de l’eau.
Le sodium et le magnésium sont exprimés en meq/l.
Alcalinité et Dureté
L’alcalinité est une mesure du pouvoir de l’eau à neutraliser les acides, en d’autre termes,
l’alcalinité mesure la résistance à tout changement de pH, le pouvoir neutralisant de l’eau est
attribué principalement à la présence de bicarbonate de calcium et de magnésium dissous dans
l’eau, lorsque on ajoute de l’acide pour neutraliser l’alcalinité. La réaction produit de l’eau, du
dioxyde de carbone qui se libère dans l’air, ainsi que les cations accompagnateurs (Ca++et Mg++).
Donc il est très important de casser cette alcalinité qui empêche le calcium et le magnésium
d’être disponibles à la plante.
Fertilisant
Les fertilisant sont les composés de l’eau usées qui sont indispensables à la croissance des
végétaux. L’eau apporte de l’azote, du phosphore et du potassium.
Les critères de qualité de l’eau traitée et les directives de son utilisation sont les bases
essentielles d’une installation réussie de tout projet de recyclage d’eau usée traitée.
Les eaux usées traitées contiennent tous les micro-organismes (bactéries fécales, virus,
protozoaires intestinaux, œuf d’helminthes intestinaux).
Les temps de survie des agents pathogènes en eaux usées et dans les sols à une température
comprise entre 20°C et 30°C est très élevé pour certain (tableau III.1) [9].
La résistance des micro-organismes aux facteurs environnementaux varie selon les espèces
BACTERIES
COLIFORMES FECAUX 30 60
SALMONLLA 30 60
SHIGEHLLA 30
10
PROTOZOIRES
ENTAMOEBAHISTOLYTICA 15 30
(KYSTES)
HELMINTHES
Plusieurs mois
ASCARIS LUMBRICOIDES une année
(ŒUFS)
20
Chapitre II La réutilisation des eaux usées épurées et valorisation des boues
permet d’évaluer le risque de sudation du sol par l’eau d’irrigation. Les eaux sont
classées de S1 à S4, selon le risque croissant de sodisation.
Ce digramme est très utile et fiable pour caractériser une eau, mais il ne peut pas prendre en
compte l’évaluation des caractéristiques de l’eau lorsque sa minéralité augmente dans les sols
Tableau II.2: Classification des eaux d’irrigation [10].
3 Admissible C3-C1 En général, eau convenant à l’irrigation des plantes tolérantes au sel,
sur des sols bien drainés.
L’évolution de la salinité doit cependant être contrôlée.
Le problème principal est lié aux plantes trop sensibles au sodium et
sures des sols à faible perméabilité.
5 Mauvaise C3-C4 Eau ne convient généralement pas à l’irrigation, mais pouvant être
C4-C3 utilisée dans certaines conditions.
C4-C4
II.2.1Méthanisation
21
Chapitre II La réutilisation des eaux usées épurées et valorisation des boues
dans les sédiments marins, pourraient si elles étaient relarguées brutalement accélérer le
réchauffement climatique.
II.2.2Processus biologique :
a)l’hydrolyse et acidogenèse :
La matière organique complexe est tout d'abord hydrolysée en molécules simples. Cette
décomposition est réalisée par des enzymes exocellulaires et peut devenir l'étape limitante dans
le cas de composés difficilement hydrolysables tels que la cellulose, l'amidon ou les graisses.
Ensuite, ces substrats sont utilisés lors de l'étape d'acidogenèse par les espèces microbiennes
dites acidogènes, qui vont produire des alcools et des acides organiques, ainsi que de l'hydrogène
et du dioxyde de carbone.
b)L’acitogénèse :
L'étape d'acétogenèse permet la transformation des divers composés issus de la phase précédente
en précurseurs directs du méthane : l’acétate, le dioxyde de carbone et l’hydrogène. On distingue
deux groupes de bactéries acétogènes:
22
Chapitre II La réutilisation des eaux usées épurées et valorisation des boues
c)La méthanogenèse :
II.2.3Conditions physico-chimique :
23
Chapitre II La réutilisation des eaux usées épurées et valorisation des boues
II.2.4Méthanisation et dépollution :
La méthanisation, en tant que bioprocédé, peut être mise en œuvre dans un digesteur,
pour dépolluer des rejets chargés en matière organique tout en produisant de l'énergie sous forme
de méthane. La méthanisation permet de traiter des rejets aussi divers que les eaux usées, les
boues de stations d’épuration, les déjections animales, les déchets de l’industrie agro-
alimentaires, les ordures ménagères, les déchets agricoles, etc. La méthanisation avec
valorisation du biogaz produit (production d'énergie thermique et/ou électrique par combustion
du méthane) a toute sa place parmi l'ensemble des diverses solutions de production d'énergie
renouvelable en permettant d'atteindre deux objectifs complémentaires : produire de l’énergie
tout en réduisant la charge polluante des déchets et des effluents organiques et également, selon
la nature du produit de départ, produire un digestat stabilisé utilisable comme fertilisant ou
amendement organique.
24
Chapitre II La réutilisation des eaux usées épurées et valorisation des boues
La méthanisation permet de traiter les effluents liquides, même lorsqu'ils sont chargés en
matière en suspension. C'est par exemple le cas des effluents d'élevage, et des boues d'épuration
(souvent des boues mixtes qui rassemblent les boues primaires et les boues biologiques). La
méthanisation est également largement appliquée au traitement des effluents agro-alimentaires2.
Ces matières de base dont on dispose en général de façon régulière peuvent être complétées de
divers déchets organiques, et en particulier de graisses dont le pouvoir méthanogène est fort
(issues par exemple d'abattoirs, ou du prétraitement des stations d'épuration). L'état liquide du
mélange permet un brassage pour obtenir une bonne homogénéité de la matière et de la
température. La méthanisation des effluents s'est appuyée sur le développement des procédés
granulaires, dans lesquels la biomasse anaérobie est structurée en agrégats très denses, les
granules.
On parle généralement de méthanisation solide lorsque les déchets à digérer ont un taux de
matière sèche au-dessus de 15-20%. Depuis une trentaine d’années, les installations industrielles
traitant ce type de déchet ont montré leur rentabilité économique. Selon leur provenance, les
déchets peuvent subir un prétraitement tel que : séparation, triage, réduction de la taille par
broyage, criblage par la taille ou pasteurisation.
25
Chapitre III Description de l’unité gaz plant
- 11 -
Chapitre III Description de l’unité gaz plant
Le propane ou le butane, est admis de haut en bas et à 38°C dans le réacteur en opération
C303A ou D305 pour C3, C303 B ou D307 pour le C4.
A la sortie du réacteur, le propane ou le butane, se trouve débarrassé des produits
sulfurés et de l’eau, et est envoyé au stockage sous contrôle de pression PC-302 pour le
propane et PC- 301 pour le butane.
La régénération des lits des réacteurs se fait au moyen d’un gaz chaud exempt
d’oxygène. Le gaz utilisé ici est de Hassi-R’mel. Il sera chauffé successivement dans E-307
par échange avec l’effluent chaud de la régénération et dans E-308 par échange avec le résidu
chaud venant de la distillation atmosphérique.
L’adsorbant régénéré est ensuite refroidi par vaporisation, obtenue par détente dans le
réacteur, du propane ou du butane épuré.
Pour terminer il est à signaler que lorsque l’analyse d’échantillons de propane et de
butane révèle que ces produits n’obéissent plus aux spécifications requises ils sont envoyés
dans le vaporisateur E- 218 chauffé à la vapeur et de là vers le réseau de fuel gaz.
III.3. Condition de contrôle
III.3.1 Dééthaniseur C-301
Alimentation
Le débit d’alimentation est contrôlé par l’enregistreur et régulateur de débit FRC-301
placé sur le refoulement de la pompe P-301 de charge de la colonne.
Condition de fond
La température est contrôlée manuellement en fixant le point de consigne de
l’enregistreur et régulateur de température TRC 302.
Lors de l’arrêt de l’unité de distillation, la température sera fixée par le FRC-306 placé
sur la ligne de vapeur d’eau à basse pression.
La température du plateau 4 est vérifiée par l’enregistreur de température TR-302. Le
niveau est contrôlé par l’enregistreur régulateur de niveau LRC-301 dont la vanne est placée
sur la ligne de fond alimentant le splitter C3, C4.
Equilibre thermique
L’équilibre thermique est contrôlé par l’enregistreur et régulateur de débit FRC-302
placé sur le refoulement de la pompe de reflux P-302.
Pression
Le contrôle de la pression est assuré par l’enregistreur et régulateur de pression PRC-
301 dont la vanne est placée sur la ligne de sortie des gaz du ballon D-302. Le contrôle de
- 12 -
Chapitre III Description de l’unité gaz plant
niveau dans ce ballon est réalisé par LIC-301 qui permet à une partie du gaz de la colonne de
by passer le condenseur E-301 A/B.
III.3.2 Splitter C3-C4
Condition de fond
La température du fond de la colonne est contrôlée manuellement en fixant le point de
consigne de l’enregistreur et régulateur de débit FRC-308.
Ce régulateur est placé sur la ligne d’arrivée du kérosène chauffant le rebouilleur E-
[Link] d’un arrêt de l’unité de distillation atmosphérique cette température sera réglée par
le régulateur FRC-307 placé sur la ligne d’arrivée de vapeur d’eau à basse pression. La
température du plateau 5 est constamment vérifiée par l’enregistreur de température TR-304.
Le fond de la colonne ne contient pas de liquide .C’est dans le rebouilleur E-304 qu’est
contrôlé le niveau du butane par le régulateur LC-302. La vanne régulatrice se trouve sur la
ligne 0.32 006BA de butane liquide allant vers la section des tamis moléculaires.
Équilibre thermique
L’équilibre thermique est assuré par le FRC-305 placé sur le refoulement de la pompe
de reflux P-303.
Pression
La pression est contrôlée par le PRC-302, du type Split range à deux vannes régulatrices
une de ces vannes, la PRCV-302A est placée sur le by-pass de gaz chaud allant vers le ballon
D-303, l’autre, la PRCV-302 B se trouve sur la ligne de gaz de purge de ce ballon. En cas de
diminution de pression la vanne de by-pass s’ouvre pour amener du gaz chaud et rétablir la
pression, alors que dans le cas d’une augmentation de pression les incondensables sont purgés
par la vanne PRCV-302 B.
Le niveau dans le ballon D-303 est contrôlé par l’indicateur et régulateur de niveau LIC-
302. La vanne régulatrice est placée sur le refoulement de la pompe P-305.
Un enregistreur de débit FR-303 permet de surveiller le débit du propane allant vers la
section des tamis moléculaires.
III.3.3 Tamis moléculaires
Le contrôle des différents circuits dans cette section est le suivant :
Réacteur en adsorption
- Température :
Aucun contrôle n’est prévu pour la température .l’opération d’adsorption des produits
sulfurés a lieu à la température des produits sortants des réfrigérants.
- 13 -
Chapitre III Description de l’unité gaz plant
- Pression :
La pression est contrôlée par les régulateurs de pression PC-301,pour le butane épuré, et
PC-302 , pour le propane .les vannes régulatrices sont placées sur les lignes qui vont vers le
stockage des produits.
Réacteurs en régénération
- Température :
La température du gaz de régénération (gaz Hassi-R’mel) est contrôlée par l’indicateur
et régulateur de température TIC-351 dont la vanne régulatrice est placée sur la ligne de
résidu chaud de la distillation atmosphérique.
- Débit :
Le débit de gaz de régénération est contrôlé par les enregistreurs et régulateurs de débit
FRC-351 pour le butane et FRC-352 pour le propane placés sur les lignes amenant ce gaz vers
le réacteur. Le débit de butane utilisé pour le refroidissement est contrôlé par HCV-353, celui
du propane par HCV-354.
- Pression :
La pression du gaz de purge éliminant les produits restant dans les réacteurs est
contrôlée par les indicateur et régulateur de pression PIC-351 pour le butane PIC-352 pour le
propane.
- 14 -
Chapitre III Description de l’unité gaz plant
- 15 -
Conclusion générale et recommandations
Compte-tenu des éléments présents dans les eaux usées, la réutilisation d’une eau de
mauvaise qualité peut présenter des risques pour la santé et l’environnement, et poser des
problèmes d’ordre technique en colmatant les conduites et les systèmes d’irrigation.
Pour les eaux traitées de la station d’épuration de Hassi R’mel, la charge excrétée est
considérablement réduite, grâce à la performance des installations de traitement.
Les résultats d’analyses de l’effluent traité, respectent les normes les plus rigoureuses
en matière de valorisation dans le domaine urbain et/ou agricole. A cet effet, nous
suggérons la réutilisation de ses eaux dans :
L’irrigation des espaces verts et terrains de sport, et les bases de vies
SONATRACH.
Les eaux sanitaires des bases de vies SONATRACH.
Lavage des voiries.
Les travaux de construction en génie-civil.
Réseaux anti-incendie des bases de vies et installations industrielles.
Recharge de la nappe du turonien.
53
Conclusion générale et recommandations
Information du public (du non potabilité de l’eau par des panneaux (arabe,
français).
Marquage du réseau (dans certains états américains, les réseaux d’eau réutilisée
sont peints systématiquement en violet (on peut également colorer l’eau elle-
même).
La maintenance des réseaux d’irrigation doit être assurée par des professionnels (on
doit limiter au maximum l’accès du public au réseau).
L’accès aux conduites et aux canalisations doit être strictement réservé au
personnel qualifié (qui connaît les règles d’hygiènes et de sécurité).
Les zones accessibles au public doivent être arrosées de nuit, ou en dehors des
heures d’ouverture.
Eviter les connexions accidentelles entre le réseau d’eau potable et le réseau de
réutilisation des eaux traitées de la station d’épuration (la ségrégation entre les deux
réseaux doit être complète).
Des contrôles réguliers de la qualité de l’eau doivent être faits pour détecter ces
connexions accidentelles.
La qualité esthétique est importante : la présence de mousse, d’algues, etc. est à
éviter (mauvaise perception de la part du public).
Le contrôle de performances des ouvrages d’épuration doit être réalisé par des
laboratoires compétents et devront porter sur les paramètres microbiologiques et sur
les substances nutritives, (ils doivent avoir lieu au moins une fois par trimestre).
Le contrôle des règles d’hygiène fixées en irrigation sera assuré par un audit
environnemental (interne et externe à SONATRACH).
La recherche d’autres micropolluants sera effectuée en fonction de la nature des
déversements en amont.
La formation des exploitants et des contrôleurs (les personnels d’exploitation des
réseaux), les agents chargés du contrôle ou de l’assistance technique aux
exploitants de station d’épuration et éventuellement les agents de laboratoire agréés
devront recevoir une formation adaptée (hygiène, risque sanitaire, qualité des eaux,
autocontrôle, analyse…).
54
Références bibliographiques
[3] Slim Zekri,Lamia Ghezal ,Tahar Aloui,Kamel Djebbi. « Les externalités négatives
de l’utilisation des eaux usées traitées en agriculture », Séminaires Méditerranéen, (2002).
[4] Gaid Abdelkader « Epuration biologique des eaux usées urbaines », Tome 1, 1984.
[5] JEAN RODIER « L’analyse de l’eau, les eaux résiduaires, eau de mer », DUNO ,8éme
édition, PARIS ,1996.
[7] Office international de l’eau « La réutilisation des eaux usées en irrigation », juin
1994.
[10] DEGREMONT Mémento technique de l’eau, 9ème édition Lavoisier, paris, 1989.
Annexe 1
Spectrophotomètre
DR 850
Puit de
2 mesure
1 Ecran
7 8 9
7
4 5 6
7
1
7 2 3
0
7 R
Spectrophotomètre
DR 850
2 Puit de
mesure
Ecran
1
7 8 9
7
4 5 6
7
1 2 3
7
0 R
7
Spectrophotomè
tre
DR 850 mesure
2
1 Ecran
7 8 9
4
7 5 6
1 2 3
: 0
7 R
7 Nitrites (NO -)
Schéma-3: Mode opératoire pour la détermination des 2
7
Annexe 1
Tubes fermés
puis retourner
plusieurs fois et
placer
30 mn à 1 h
Refroidissement à
l’abri de la lumière
REACTEUR
DCO
T°c
100-105
Spectrophotomètre 1
DR 850 2
7 8 9
7
4 5 6
7
1
7 2 3
7
0 R
2) mesure de la conductivité:
Mode opératoire:
Pour cette analyse nous avons utilisé le conductimètre (Crison, CLP31-32), ce dernier
permet de mesurer la conductivité ainsi que la température de l’échantillon à analyser. Il est
équipé de deux sondes. Une sonde mesure la conductivité de l’échantillon à analyser l’autre
mesure sa température.
Préalablement, nous rinçons le bécher à l’eau distillée.
- Nous homogénéisons les prélèvements.
- Nous prélevons à l’aide d’une pipette une prise d’essai de 50 ml pour chaque prélèvement et
l’introduisons dans le bêcher.
- Nous rinçons abondamment la sonde (électrode) avec l’eau distillée.
- Nous Introduisons la sonde (électrode) dans la solution à analyser.
- Nous Pressons la touche POWER, puis nous utilisons les touches de direction pour se déplacer
dans le menu ensuite nous choisissons le menu correspondant à la mesure de la conductivité
en appuyant sur la touche ENTRER.
- Le conductimètre affiche le résultat en µ/S,
Annexe 1
P 2 P1
MES . 1000 (mg/l)
V E
- Nous prélevons une prise d’essai de10 ml de l’eau à analyser et une autre prise identique qui
sera utilisée comme témoin.
- Nous ajoutons le réactif Nitraver5 dans les deux tubes.
- Nous remuons puis nous attendons le premier temps de réaction préconisé à savoir une minute.
La réaction donne une coloration brune.
- Nous remuons une seconde fois et nous laissons agir durant le second temps de réaction
préconisé à savoir cinq minutes.
- Nous procédons à la lecture au spectrophotomètre.
- Nous rinçons le matériel à l’eau distillée.
Les étapes de l'analyse sont schématisées dans le schéma 1 de l'annexe 1.
5) Détermination de la teneur en orthophosphates (PO43-):
Mode opératoire:
Préalablement, nous rinçons le matériel à l’eau distillée.
- Nous prélevons une prise d’essai de dix (10) millilitres d’eau à analyser et une autre prise
identique qui sera utilisée comme témoin que nous introduisons dans deux tubes.
- Nous ajoutons dans le tube contenant l’échantillon à analyser le réactif du type Phosphover
- Nous remuons puis nous attendons le temps de réaction préconisé à savoir deux (2) minutes.
La réaction donne une coloration bleue.
- Nous procédons à la lecture au spectrophotomètre DR850.
Le mode opératoire sera représenté dans le schéma 2 de l'annexe 1.
6) Détermination de la DCO:
Définition
La DCO est la consommation d’oxygène dans les conditions d’une réaction d’oxydation, en
milieu sulfurique, à chaud et en présence de catalyseur.
Mode opératoire:Préalablement nous rinçons la pipette.
- Nous homogénéisons les prélèvements.
- Nous mettons en marche le réacteur DCO et nous le préchauffons à cent cinquante degré
Celsius (150 °c).
- Nous disposons de trois tubes à DCO contenant chacune du réactif préparé pour la DCO.
- Nous retirons le bouchon de chaque tube.
- Nous tenons le tube à DCO incliné à quarante cinq degré et introduisons deux virgule cinq
millilitres de prise d’essai de l’eau à analyser.
- Nous fermons le tube hermétiquement, nous le retournons plusieurs fois pour mélanger le
contenu et nous le plaçons dans le portoir pour tube à DCO.
Annexe 1
- Nous plaçons le portoir avec les trois tubes à l’intérieur du réacteur de la DCO pendant une
heure.
- Nous laissons refroidir les tubes à l’abri de la lumière pendant une demi heures à une heure,
puis nous procédons à la lecture au spectrophotomètre (DR 850).
Le mode opératoire est représenté dans le schéma 5 de l'annexe1.
7) Détermination de la DBO5:
Définition
La DBO5 est la quantité d’oxygène dissous, en 05 jours à 20°C, nécessaire aux organismes ou
microorganismes vivants pour la décomposition aérobie et à l’obscurité des substances
organiques présentes dans l’eau.
Mode opératoire:
Prealablement, nous rinçons le materiel.
En fonction de la valeur de DCO obtenue, nous choisissons le volume de la prise d’essai pour
la DBO et nous l’introduisons dans un flacon brun.
Remarque : Le résultat d’analyse de la DCO permet de choisir la plage de fonctionnement pour
la détermination de la demande biochimique en oxygène (DBO). Les plages de fonctionnement
correspondent à des échelles manométriques, sur chaque échelle est inscrit le volume
correspondant à la prise d’essai qu'il faut prendre.
- Nous introduisons le volume de la prise d’essai dans un flacon de 1000 ml.
Soit V eau choisit en fonction de la valeur de DCO obtenue.
- Nous plaçons l' echélle manométrique correspondante.
- Nous introduisons un barreau magnétique dans le flacon.
- Nous Plaçons le col du flacon ainsi que le support en caoutchouc avec une à deux pastilles de
NaOH.
Le bouchon du flacon est rélié à un tube capillaire contenant du mercure par un tuyau, ce qui
permet le déplacement de l’air.
- Nous mettons le bouchon sans le serrer.
- Nous plaçons le flacon sur un agitateur et nous le mettons dans l’incubateur.
- Nous mettons en marche l'agitateur , ce qui entraîne la rotation du barreau magnétique, ensuite
nous equilibrons la température de l’incubateur à 20°c.
- Après une démi heure , nous fermons le bouchon et le tube capillaire.
- Nous ajustons l’échelle au niveau du mercure dans le capillaire, puis nous notons la date et
l’heure.
- Nous lisons quotidiennement la valeur indiquée sur l'échelle pendant cinq jours.
Annexe 1
8) Analyses chimiques:
Ces analyses ont été faites au laboratoire du centre de recherche et de développent
(CRD) de Boumerdes et ont concerné les ions Na+, Ca++ et Mg++.
Calcul du SAR: (sodium absorption ratio) après:
Dosage du sodium (Na+)
Dosage du calcium (Ca++)
Dosage du magnésium (Mg++)
9) Méthode d’analyse pour les métaux lourds
Deux échantillons sont analysés pour la caractérisation minéralogique et détermination de la
composition chimique par les techniques de rayons X (diffraction X et fluorescence X).
9-1) Principes d’analyse
L’échantillon réduit en poudre est mélangé à du tétraborate de lithium dans une proportion puis
fondu à 1200°C afin d’obtenir un verre transparent homogène (perle boratée).
La perle obtenue est soumise à une source de rayonnement X secondaire de fluorescence
caractéristique de la composition chimique de l’échantillon à analyser.
9-2) Perte au feu
Elle exprime la fraction volatile de l’échantillon (humidité, CO2, matière organique etc.…)
La perte au feu (PAF) est obtenue par calcination de l’échantillon à analyser dans un four à
1050°C pendant deux heures.
Ces analyses ont été effectuées au niveau de l’institut PASTEUR le 22 janvier 2007 sur un
échantillon de l’eau usée épurée et ont porté sur les coliformes totaux, les coliformes fécaux et
les Salmonelles