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T.D. Contrats Spéciaux : Avant-Contrats

Le document présente des fiches de travaux dirigés pour un Master I en contrats spéciaux, abordant divers thèmes tels que les avant-contrats, les contrats de vente, et les contrats de bail. Chaque fiche contient des exercices de contrôle de connaissances, des cas pratiques, des dissertations et des commentaires de textes ou d'arrêts. Les fiches visent à approfondir la compréhension des concepts juridiques liés aux contrats et à leur application pratique.

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T.D. Contrats Spéciaux : Avant-Contrats

Le document présente des fiches de travaux dirigés pour un Master I en contrats spéciaux, abordant divers thèmes tels que les avant-contrats, les contrats de vente, et les contrats de bail. Chaque fiche contient des exercices de contrôle de connaissances, des cas pratiques, des dissertations et des commentaires de textes ou d'arrêts. Les fiches visent à approfondir la compréhension des concepts juridiques liés aux contrats et à leur application pratique.

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UAO/UFR SJAP Année Académique : 2024-2025

MASTER I

T.D DE CONTRATS SPECIAUX

Chargé de cours : Dr KOUASSI SERGE ERIC GNAKRI

Confection de la fiche de TD : Dr KOUASSI SERGE ERIC GNAKRI


Dr BLE FRANCK AURELIEN

Fiche : n° 1

THEME : les avant-contrats

Exercice I : contrôle de connaissances


Répondez aux questions suivantes :
1) Qu’est-ce qu’un avant-contrat ? donnez en trois exemples.
2) Un avant contrat est-il un contrat ? Justifiez votre réponse.
3) Quelle est la différence entre une offre et une promesse de contrat ?
4) Le pacte de préférence est-il un contrat de réservation ?
5) La promesse unilatérale de vente vaut vente. Qu’en pensez-vous ?
Exercice II : Cas pratique

MANADJA fort de sa longue expérience dans le milieu de l’import-export,


décide de voler de ses propres ailes. Pour ce faire, il fait le choix de s’acheter un
entrepôt situé au quartier banlieue réputé pour son avenue commerciale. Il entre
ainsi en contact avec monsieur SOUASRAN propriétaire du dit entrepôt à qui il
formule une offre d’achat de 45.000.000 FCFA, ce qu’accepte le propriétaire.
MANADJA ne pouvant immédiatement acheter le local, le vendeur s’est engagé
à le lui réserver pendant six mois. En échange de cette diligence, MANADJA lui
a versé une indemnité de 12.000.000 F CFA destinée à compenser
l’immobilisation du bien pendant cette période. Les cinq premiers mois s’étant
écoulés, MANADJA a repris contact avec le vendeur pour lui signifie son
intention d’acheter. Mais celui-ci avait changé d’avis, ayant trouvé un acquéreur
pour une somme de 50.000.000 F CFA.

1
MANADJA vient vous consulter pour savoir s’il peut obtenir la vente forcée du
bâtiment. Conseillez-le utilement.

Exercice III : Dissertation


La force obligatoire des avants contrats

Exercice IV: Commentaire d’article à rendre


ARTICLE 1590 du code civil de 1804 « Si la promesse de vendre a été faite
avec des arrhes, chacun des contractants est maître de s'en départir ; Celui qui les
a données, en les perdant, Et celui qui les a reçues, en restituant le double ».
Exercice V : Commentaire d’arrêt
Cour de Cassation, Chambre mixte, du 26 mai 2006, 03-19.376
LA COUR DE CASSATION, siégeant en CHAMBRE MIXTE, a rendu l'arrêt
suivant :
Vu leur connexité, joint les pourvois n Y 03-19376 et n C 03-19495 ;
Donne acte aux consorts X... de la reprise de l'instance introduite au nom de
Daurice X..., décédée le 25 septembre 2003, en leur qualité d'héritiers ;
Donne acte aux consorts X..., tous les sept agissant en leur qualité d'héritiers de
Daurice Y..., du désistement de leur pourvoi en ce qu'il est dirigé contre M. Z... ;
Sur le moyen unique :
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Papeete, 13 février 2003), qu'un acte de donation-
partage dressé le 18 décembre 1957 et contenant un pacte de préférence a
attribué à Mme Adèle A... un bien immobilier situé à Haapiti ; qu'une parcelle
dépendant de ce bien a été transmise, par donation-partage du 7 août 1985,
rappelant le pacte de préférence, à M. Ruini A..., qui l'a ensuite vendue le 3
décembre 1985 à la SCI Emeraude, par acte de M. B..., notaire ; qu'invoquant
une violation du pacte de préférence stipulé dans l'acte du 18 décembre 1957,
dont elle tenait ses droits en tant qu'attributaire, Mme X... a demandé, en 1992,
sa substitution dans les droits de l'acquéreur et, subsidiairement, le paiement de
dommages-intérêts ;
Attendu que les consorts X... font grief à l'arrêt d'avoir rejeté la demande tendant
à obtenir une substitution dans les droits de la société Emeraude alors, selon le
moyen :

2
…qu'un pacte de préférence, dont les termes obligent le vendeur d'un immeuble
à en proposer d'abord la vente au bénéficiaire du pacte, s'analyse en l'octroi d'un
droit de préemption, et donc en obligation de donner, dont la violation doit
entraîner l'inefficacité de la vente conclue malgré ces termes avec le tiers, et en
la substitution du bénéficiaire du pacte à l'acquéreur, dans les termes de la
vente ; que cette substitution constitue la seule exécution entière et adéquate du
contrat, laquelle ne se heurte à aucune impossibilité ; qu'en la refusant, la cour
d'appel a violé les articles 1134, 1138 et 1147 du code civil ;
… Mais attendu que, si le bénéficiaire d'un pacte de préférence est en droit
d'exiger l'annulation du contrat passé avec un tiers en méconnaissance de ses
droits et d'obtenir sa substitution à l'acquéreur, c'est à la condition que ce tiers ait
eu connaissance, lorsqu'il a contracté, de l'existence du pacte de préférence et de
l'intention du bénéficiaire de s'en prévaloir ; qu'ayant retenu qu'il n'était pas
démontré que la société Emeraude savait que Mme X... avait l'intention de se
prévaloir de son droit de préférence, la cour d'appel a exactement déduit de ce
seul motif, que la réalisation de la vente ne pouvait être ordonnée au profit de la
bénéficiaire du pacte ;
D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi ;
Condamne les consorts X... aux dépens ;

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Dr BLE FRANCK AURELIEN

Fiche : n° 2

THEME : Les contrats emportant transfert de propriété : la vente - conditions de


formation ; l’échange
Exercice I : Contrôle de connaissance
1-Qu’est-ce qui distingue fondamentalement la vente de l’échange en tant que
contrats emportant transfert de propriété ?
2-La volonté dans le contrat de vente

3-La sanction des conditions de formation du contrat de vente

4- Quel est le champ d’application des modalités affectant le contenu du


consentement dans le contrat de vente ?
5- Quelles sont les modalités qui affectent l’expression du consentement
dans la vente ?
6- Qu’est-ce qui distingue l’échange en tant que contrat, du troc ?

7- Le transfert d’une chose et le paiement d’un prix sont indispensables à


l’existence de la vente. Qu’en pensez-vous ?

Exercice II : Commentaire de décision de justice (A RENDRE)


Cass. Com., 24 sept. 2003, n° de pourvoi : 01-1150.

4
Sur le moyen unique, pris en sa première branche :
Vu les articles 1128 et 1598 du Code civil ;
Attendu, selon l'arrêt déféré, que la société CCP, qui exerce l'activité de vente de
prêt-à-porter, a fait l'acquisition d'un lot de vêtements auprès de la société
Ginger ; que par arrêt postérieur, la cour d'appel, aux motifs que la marchandise
provenait d'une contrefaçon de modèles appartenant à Mme
X..., a condamné la société CCP à indemniser cette dernière ; qu'ultérieurement,
la société CCP a assigné la société Ginger en annulation de la vente et en
indemnisation de son préjudice ;
Attendu que pour rejeter la demande de la société CCP en annulation de la vente,
l'arrêt retient qu'il n'est pas établi que la société Ginger ait commis des
manœuvres dolosives pour persuader sa cliente de lui acheter les vêtements
contrefaits ou que celle-ci a commis une erreur sur la propriété du modèle, qui
aurait été déterminante de son consentement ;
Attendu qu'en statuant ainsi, alors que la marchandise contrefaite ne peut faire
l'objet d'une vente, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS, … CASSE
ET ANNULE,

Exercice III : Dissertation à rendre


Sujet : La preuve du contrat de vente

Exercice IV : Commentaire de textes


Faites le commentaire conjoint des articles 1582 et 1583 du Code civil de 1804.
Article 1582 « La vente est une convention par laquelle l’un s’oblige à livrer
une chose, et l’autre à la payer. Elle peut être faite par acte authentique ou sous
seing privé ».
Article 1583 « Elle est parfaite entre les parties et la propriété est acquise de
droit à l'acheteur à l'égard du vendeur, dès qu'on est convenu de la chose et du
prix, quoique la chose n'ait pas encore été livrée ni le prix payé ».

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Fiche : n° 3

THEME : Les effets de la vente : Les obligations des parties, transfert de


propriété et transfert de risques
Exercice I : Contrôle de connaissance
1-A quel moment les risques et la propriété sont-ils transférés à l’acheteur dans
un contrat de vente ?
2-Quelle est la différence entre une action estimatoire et une action résolutoire ?

3-Quelle est la sanction d’inexécution de l’obligation de conseil et


d’information?

4- Qu’est-ce que la tradition dans la vente en tant que contrat ? Quelles en sont
les implications ?
5- Le principe du transfert immédiat de la propriété de la chose vendue est-il
favorable à l’acheteur ?
6- La vente vaut-elle titre de propriété de la chose vendue ?

Exercice II : Discussion en séance


Cas n°I
MAX, commerçant de matériels de bureau achète le 02 février une quantité
importante de matériels à 2 750 000 F.CFA avec son fournisseur habituel, la
LexiSA . Alors que la livraison est prévue pour le lendemain à 12 h 15 mn, la
Lexi-SA reçoit la visite de gangsters qui lui emportent tout la nuit du 02 février.
Le dirigeant de l’entreprise Lexi-SA à qui MAX réclame le remboursement des

6
2 750 000 F.CFA rétorque qu’il ne lui doit rien. MAX vient vous consulter. Il
veut assigner la Lexi-SA en justice.
Pensez-vous que son action pourra prospérer ?

CAS : II

La société YES, spécialiste de transport de matériel lourd possède un camion


grue datant de 1979 mais toujours en service. S’apercevant que le pivot, prenant,
après 30 ans de bons et loyaux services, des signes de fatigue, la société
s’adresse pour le remplacement, non au fabricant (TOYOTA qui a arrêté la
production de la pièce) mais à un vendeur de pièces détachées (la société
WECAN) ; laquelle fournit au prix du coût une pièce qui lui a été livrée par la
société NEVER .SA qui l’avait elle-même achetée à la société SHALOM, pour
le pivot d’occasion sans garantie. Le pivot est monté sur le camion grue, mais la
société YES omet de procéder aux essais préalables d’usage. A la première
manutention, la pièce se rompt entraînant la chute et la perte d’un appareil
devant être livré à la société PILON. L’expertise révèle que l’accident est dû à
un vice caché du métal imputable à la fonderie.
a) Qui doit réparer le préjudice subi par la société PILON ? Une action
récursoire est-elle possible ?
b) Outre l’action en garantie contre les vices cachés, de quelle action dispose
la société YES ?

Exercice III : Dissertation


Sujet : La concomitance du transfert de propriété avec le transfert de risques

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Fiche : n° 4

THEME : Les contrats emportant jouissance des choses : le bail, le crédit-bail et


le prêt à usage

Exercice I : Contrôle de connaissances

1- Définissez bail à usage d’habitation, bail à usage professionnel et


crédit-bail.
2- Distinguez vente et crédit-bail.
3- Le droit au renouvellement du bail à usage professionnel pour le
preneur est-il absolu ?
4- Quelles sont les conditions de la perte de la jouissance des locaux
pour le preneur du bail à usage d’habitation ?
5- A quelles conditions un bail à usage d’habitation peut-il être
requalifié en bail à usage professionnel par le juge ?
6- A quoi renvoie la déspécialisation dans les contrats portant bail ?

Exercice II : Commentaire de texte (A RENDRE)


Commentez l’article 10 de loi uniforme numéro 2017-802 du 7 décembre 2017
relative au crédit-bail dans l’UEMOA.
Article 10 : « Le crédit bailleur demeure propriétaire du bien pendant toute la
durée du contrat de crédit-bail. Son droit de propriété se poursuit après le terme
du contrat, à moins que le crédit-preneur ne lève l'option d'achat.
Lorsque le crédit-preneur lève l'option d'achat dans les conditions prévues au
contrat, il acquiert de plein droit la propriété du bien loué dès la date de la
levée d'option, sauf clause contractuelle contraire.

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La levée de l'option s'effectue par le paiement au crédit bailleur de la valeur
résiduelle ou du prix déterminé dans l'option d'achat, avant l'extinction de la
période locative.
Le transfert de propriété intervient selon les conditions et formes du droit
commun. »

Exercice III- Dissertation


Sujet : le contrat de bail, un contrat intuitu personae

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Fiche : n° 5
THEME : les contrats relatifs aux services : le mandat et le contrat d’entreprise

Exercice I : Contrôle de connaissances

1- Pourquoi dit-on que le mandat et le contrat d’entreprise sont des contrats de


service ?
2- Le contrat est-il toujours un contrat à titre onéreux ?
3- Le contrat est-il révocable ad nutum ?
4- Le mandat apparent est-il valable ?
5- Quel rôle joue l’acceptation dans le mandat ?
6- Que pensez-vous du contrat de mandat sans représentation
7- En considération des termes de l’article 1990 du code civil, quel est votre
avis relativement à la possibilité pour la femme mariée aujourd’hui d’être
mandataire de son époux et vice versa ?
8- Le contrat d’entreprise est un contrat de professionnel. Qu’en pensez-vous ?
9- En quoi le contrat d’entreprise se distingue du contrat d’entraide et du contrat
de travail ?

Exercice II- Dissertation : (à rendre)

Sujet : L’écrit dans le contrat de mandat.


Exercice III- Commentaire de texte
Article 1787 du Code Civil : « Lorsqu'on charge quelqu'un de faire un
ouvrage, on peut convenir qu'il fournira seulement son travail ou son industrie,
ou bien qu'il fournira aussi la matière ».

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Exercice IV- Commentaire d’arrêt
COUR SUPREME, CHAMBRE JUDICIAIRE,

N° 600/01 DU 14 NOVEMBRE 2014


Attendu, selon l’arrêt attaqué (Abidjan, Chambre Civile, n° 595 du 24 mars
1995), que suite au décès de Ab Aa, survenu après l’accident de circulation en
date du 25 septembre 1991, qui a eu lieu sur le chantier de sable au PK 13 de
l’axe Agboville-Rubino, ses ayants droit saisissaient la Section de Tribunal
d’Agboville, laquelle, par jugement n° 17 du 19 mai 1993, déclarait bien fondé
l’action en responsable en écartant l’exception d’incompétence des juridictions
civiles au profit du Tribunal du Travail et condamnait le civilement responsable
sous la garantie de la SIDAM à payer la somme de 10.017.313,8 FCFA à titre de
dommages-intérêts ; que sur appel de l’assureur, la Cour d’Appel d’Abidjan,
confirmait le jugement entrepris par l’arrêt présentement attaqué ;
Attendu que la SIDAM fait grief à la Cour d’Appel d’Abidjan d’avoir qualifié la
victime de travailleur indépendant sans indiquer de quels éléments probants elle
tirait cette conclusion alors que, dit le pourvoi, elle venait de reprocher à
l’assureur de ne pas rapporter la preuve de l’existence du contrat de travail liant
la victime à l’assuré ; qu’en omettant de préciser ces constatations de fait, elle a
manqué de donner une base légale à sa décision de rejet de l’exception
d’incompétence des juridictions civiles ; que son arrêt mérite d’être cassé ;
Mais attendu que pour statuer comme elle l’a fait, la Cour d’Appel d’Abidjan a
relevé « qu’un manœuvre indépendant comme l’était Ab Aa, qui offrait ses
prestations à divers employeurs à la fois, ne peut être considéré comme lié à l’un
d’eux par un contrat de travail, et ce, d’autant plus que dans le cadre d’un contrat
de travail, l’employé, moyennant un salaire déterminé, doit toute son activité à
son employeur auquel il est lié par un lien de subordination » ; que par ces
motifs la Cour d’Appel a donné les caractéristiques du contrat d’entreprise qui
diffèrent de celles du contrat de travail dans lequel la subordination du
travailleur à son employeur est primordiale et ne peut se concevoir lorsqu’une
personne, comme dans le cas d’espèce, travaille pour plusieurs autres dans le
même temps, ainsi que cela résulte du procès-verbal de constat d’accident non
contesté ; que ce faisant, la Cour d’Appel a donné une base légale à sa décision ;
qu’il suit que le moyen unique de cassation n’est pas fondé ; qu’il convient de le
rejeter ;
PAR CES MOTIFS
Rejette le pourvoi formé par la SIDAM contre l’arrêt n° 595 en date du 24 Mars
1995 de la Cour d’Appel d’Abidjan, Chambre Civile et Commerciale ;
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