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Organisation des collectivités territoriales

Le document traite de l'organisation et du fonctionnement des collectivités territoriales dans un État unitaire, en mettant l'accent sur les concepts de centralisation et de décentralisation. Il décrit les différentes structures administratives, les compétences transférées aux collectivités, ainsi que le contrôle de légalité exercé par le représentant de l'État et le juge. Enfin, il aborde les réformes de 1996 et 2013 qui ont modifié la répartition des compétences et le rôle des élus locaux.

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Organisation des collectivités territoriales

Le document traite de l'organisation et du fonctionnement des collectivités territoriales dans un État unitaire, en mettant l'accent sur les concepts de centralisation et de décentralisation. Il décrit les différentes structures administratives, les compétences transférées aux collectivités, ainsi que le contrôle de légalité exercé par le représentant de l'État et le juge. Enfin, il aborde les réformes de 1996 et 2013 qui ont modifié la répartition des compétences et le rôle des élus locaux.

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Notes du cours de collectivités territoriales

28 Avril

Quand on parle de droit des collectivités territoriales, il faut circonscrire le domaine d’action.
Les collectivités territoriales ne peuvent exister que dans un Etat unitaire. Comment le
pouvoir a été organisé de façon efficace. L’organisation administration permet de comprendre
ce cours. Comment l’administration est organisée ?

Comprendre le fonctionnement et l’organisation des collectivités territoriales.

On est passé du vocable de « local » à « territoriale ». On parle donc de collectivité territoriale


qui englobe des limites très claires. Il y a eu une mutation. Mais dans le contenu du cours, il
n’y a pas de changement.

On ne peut envisager les collectivités territoriales que dans le cadre de l’Etat unitaire (à voir).
C’est dans l’Etat unitaire que l’on va aménager et organiser le pouvoir. Il y ‘a deux modes
d’aménagement du pouvoir. L’aménagement du pouvoir dans le pouvoir unitaire se fait par
deux modes. Nous avons la centralisation et la décentralisation.

Dans ces concepts, on a la racine « centre ». Ainsi, l’on a un seul et unique centre
d’impulsion. La périphérie doit développer le centre (changement de paradigme. Au départ on
devait développer les périphéries à partir du centre). Dans la politique de décentralisation, le
bas développe le haut. L’Etat devait assurer le développement des collectivités. Mais
maintenant cela a changé.

Les procédés dans la centralisation : la concentration et la déconcentration.

• La concentration : toutes décisions doit émaner du centre. Cela est théoriquement


possible, mais pratiquement impossible.
• La déconcentration : le pouvoir central aménage le pouvoir de telle sorte que dans la
périphérie il y ait un représentant du pouvoir central. Ce dernier délègue donc des personnes
qui agissent pour le nom et pour le compte de l’Etat. Il y a donc une hiérarchie. Le territoire
est découpé pour une plus grande efficacité dans l’action. Ces découpages correspondent à
des circonscriptions administratives. La cellule de base, c’est la famille où il y a le chef, les
chefs de famille sont réunis autour d’un chef de village ou quartier ou délégués. L’ensemble
des quartiers sont réunis autour d’un arrondissement dirigé par le sous-préfet. L’ensemble des
arrondissements constitue un département dirigé par un préfet. L’ensemble des départements
constitue une région dirigé par un gouverneur de région. L’ensemble des régions constituent
l’Etat dirigé par le chef de l’Etat. C’est dans la déconcentration qu’on a cette hiérarchie. Les
représentants agissent pour le nom et pour le compte du chef de l’Etat qui les nomme. On
gouverne de loin, mais on administre de près. On a donc existence d’un pouvoir hiérarchique
et délégué.
• Dans la décentralisation, les personnes élisent des personnes agissant en leurs noms et
pour le compte. Ces personnes travaillent pour la population mais sont contrôlées par la
déconcentration. Il y a transfert de compétences. Dans la limite de ces compétences, ces
populations choisissent les personnes qui agissent à leurs noms mais sont sous la surveillance
de l’Etat. La décentralisation ne peut aller sans la déconcentration. En Catalogne, l’Etat a
transféré à la collectivité territoriale 27 domaines de compétences. Ainsi, si la décentralisation
est trop poussée, ce n’est pas bon.

Dans la déconcentration, le pouvoir est délégué. Dans la décentralisation, le pouvoir est


transféré. C’est une personne morale de droit public donc. A chaque collectivité territoriale,
on fait correspondre une circonscription administrative.

Dans le droit Sénégalais, il y a un nombre de collectivités territoriales déterminées. La loi


2013-10 articles 1 dispose :

Les collectivités territoriales sont : la commune, le département (différent de la


circonscription administrative), la ville peut être créée.

Ainsi, on a la commune et le département au sens de collectivité. On a la possibilité de créer


une ville qui fonctionnement comme une commune.

Dans la réforme de 1996, la région était à la fois circonscription administrative et collectivité


territoriale. Mais dans la réforme de 2013, c’est le département qui occupe ce statut (acte 3 de
la décentralisation).

Le maire collabore avec le préfet.

Les collectivités sont d’égale dignité. Le sous-préfet et le préfet peuvent donner des ordres à
l’armée mais sous la supervision du gouverneur.

La déconcentration encadre toujours la décentralisation.


Dans une collectivité, l’organe suprême est la collégialité. Le maire ou le président du conseil
départemental ne sont que les exécutants du conseil municipal ou départemental.

Le maire est subordonné au conseil municipal. Le président du conseil départemental est


subordonné au conseil départemental.

En 1996, il y a eu la réforme de la régionalisation instauré par le président DIOUF. Il y a eu


une réforme majeure avec la mise en place le principe de légalité. Avant, la personne chargée
(autorité administrative) de contrôler la légalité se chargeait aussi du contrôle. Donc, il y avait
une justice retenue. La réforme intervient avec un détachement. Le juge se prononce
désormais sur la légalité.

Dans une collectivité territoriale, le conseil délibère sur la base de l’opportunité. Il appartient
au représentant de l’Etat de regarder la régularité de l’acte, la procédure et le juge se prononce
sur la légalité de l’acte. Pour qu’une délibération soit valable, le quorum doit être atteint sinon
la délibération est nulle. Les conseils doivent être convoqués 3 jours avant. On ne peut pas
envoyer les convocations par SMS ou appels téléphoniques mais uniquement par voie
officielle Au niveau de la saisine, il faut les documents de l’ordre du jour pour que les
membres puissent statuer afin d’éviter des décisions précipitées. Le représentant de l’Etat
contrôle la régularité.

Le juge contrôle la légalité de l’acte. Les membres du conseil contrôlent l’opportunité de


l’acte.

Les taches de la gestion quotidienne sont appliquées d’abord par le maire avant d’être
transmis.

Les décisions sont graduées et elles s’adaptent en fonction des situations.

Pour le vote du budget, le délai est de 15 jours. Dans les circonstances actuelles, les
procédures sont allégées pour permettre une prise de décisions rapide.

Il y a une procédure pour saisir le juge. Il s’agit du déferé. C’est la procédure de saisine du
juge. On distingue le déferré spontané et celui provoqué.

Le premier est la situation où le représentant du président de la république a un doute sur la


légalité d’un acte à prendre. Il saisit le juge donc pour avis.
Le déféré provoqué est celui dans lequel le citoyen saisit le juge pour contrôler la légalité de
l’acte. Il saisit d’abord le représentant de l’Etat qui va à son tour saisir le juge.

Si le citoyen saisit directement le juge, la procédure est irrecevable. Le citoyen doit saisir le
représentant dans les 15 jours. Le représentant doit saisir le juge dans les 15 jours mais le juge
lui a 1 mois pour statuer. Si dans les 1 mois on n’a pas reçu de réponse, c’est qu’il y a un rejet
tacite. 15 jours +1 mois si pas de réponses +15 jours. S’il n y a pas de réponse, c’est une
décision implicite de rejet.

Pour obtenir un sursis à l’exécution. Le juge va prendre un référé.

Les collectivités territoriales doivent distribuer. Le maire est élu sur la base de partis ou de
coalition de partis. Il faut être maire, il faut d’abord être un conseiller municipal et appartenir
à un parti politique. Mais depuis 2016, la nouvelle constitution a cassé cela. Désormais on
peut être maire sans pour autant appartenir à un parti politique.
Il y a eu au Sénégal un transfert de compétences de l’Etat aux collectivités territoriales. Il
s’agit de neufs domaines de compétences. Ce sont :

• La gestion et l’utilisation du domaine nationale, privée, publique,


• L’environnement et la gestion des ressources naturelles,
• La santé, la population et l’action sociale,
• La jeunesse, les sports et les loisirs,
• La culture,
• L’éducation, l’alphabétisation, la promotion des langues,
• La planification,
• L’urbanisme,
• L’habitat.

Le transfert de ces domaines ne revêt pas une importance capitale. Ce ne sont pas des
domaines de souveraineté. C’est pourquoi le HCCT est créé.

20 mai 2020

Dans la réforme de 1996, chaque collectivité avait des compétences déterminées. On allait
faire un transfert horizontal de compétence. Ainsi, la planification, l’urbanisme, l’habitat était
du ressort du conseil régional. Chaque collectivité avait ses compétences propres. Mais dans
la réforme de 2013, chacun des différentes collectivités a 9 compétences, mais a des niveaux
différents. Nous sommes ainsi dans ce que l’on appelle des communes de plein exercice. Mais
dans cette compétence, il y a des limites d’où la différence des niveaux. Par rapport à
l’éducation par exemple, la commune s’occupe de l’élémentaire et du préscolaire, le
département des collèges et lycées, les régions s’occupent ses universités.

Transfert de compétences devraient rimer normalement avec un transfert de moyen. Faute de


moyen, il y a des structures d’appui. Cette répartition est bancale dans la mesure où même si
chaque collectivité est compétente, est-ce qu’ils ont la capacité matérielle, humaine afin de
pouvoir gérer ces situations. La réalité est toutefois autre. Dans certaines localités, les
conseillers municipaux n’ont pas les compétences requises pour pouvoir gérer. C’est pourquoi
on a créé la fonction publique locale. Un fonctionnaire public qui va être engagé pour gérer
certaines missions. La difficulté intervient au moment où il faut déterminer qui entre l’Etat et
la collectivité va payer le fonctionnaire. Si l’Etat paye le fonctionnaire, il aura toujours la
main mise sur la collectivité. Ce qui pourrait engendrer un conflit d’intérêt. Le second
problème est celui de la hiérarchie des fonctionnaires. Quand on parle de transfert de
compétences, on ne dit pas que la collectivité va se charger de toutes les charges liées aux
compétences. La collectivité va s’en acquitter selon sa capacité matérielle.

Ainsi, on va pallier à cela en faisant un renforcement de compétences (ADL, ARD qui sont
des structures d’appui des collectivités). Des agences sont créées afin d’épauler les
collectivités territoriales.

Dans certaines collectivités reculées et pauvres, il y a l’ASCOM qui est l’équivalent du


secrétaire municipal. C’est en général la personne avec le diplôme le plus élevé de la localité.

La décentralisation permet de spécifier les recommandations faites par le président de la


république.

Les compétences transférées ne sont pas des domaines de souveraineté. Mais l’Etat continue à
tout contrôler par rapport aux actes des collectivités, au budget (budget primitif et participatif
dans la mesure où il y a toujours des débats préalables dans les quartiers). Le budget est mis
en place avec tous les principes budgétaires. Mais il y a un contrôle que l’administration doit
effectuer. Le fait que ce budget que ce budget soit participatif implique un débat d’orientation
budgétaire qui se fait à travers parfois certaines personnes selon les spécificités de la
collectivité. L’orientation est donc subjective. Si le budget n’est pas équilibré, le représentant
de l’Etat peut intervient pour compenser. S’il y a des dépenses obligatoires, le représentant de
l’Etat a l’obligation de les insérer. Quand il y a un désaccord en les conseillers, le représentant
de l’Etat intervient pour rendre obligatoire le budget. Au plus tard le 31 mars, le budget doit
être exécuté. En cas de retard, le représentant de l’Etat intervient en ce sens où s’il ne le fait
pas, la collectivité ne peut recevoir les fonds destinés à son fonctionnement.

La liberté des collectivités (libre administration) est ainsi fortement encadrée par les
compétences qui leur sont accordées. Les compétences sont limitées. Il faut donc s’accorder
avec la loi. Le maire par exemple ne peut pas s’immiscer dans les affaires qui ne sont pas de
sa compétence.
Examen : Travailler sur les déferrés
On a instauré en 1996 avec la réforme de la régionalisation dans les collectivités locales le
contrôle de la légalité. La justice, retenue jusqu’alors devient déléguée. On rend la justice au
nom du peuple. Il y avait un contrôle écrasant de la part du représentant l’Etat. Ainsi, le
contrôle de la légalité est confié au juge. Le déferré permet de passer à travers le représentant
de l’Etat pour saisir la justice. Le juge va ainsi répondre à la demande et le représentant va
retransmettre la demande au concerné. Le déferré est donc un intermédiaire. Le représentant
est la courroie de transmission pour permettre aux individus de saisir la justice.

La déconcentration encadre la décentralisation. Le contrôle de la régularité de l’acte


appartient au représentant de l’Etat. Il fait d’abord un premier contrôle. C’est lui la première
étape dans le contrôle. Le juge lui ne contrôle uniquement la légalité.

Par exemple, l’affaire de la Médina. Le maire Bamba Fall a vu l’acte qu’il a posé rejeter pour
vice de procédure par le préfet. Ce dernier dans une délibération du conseil municipal n’a pas
respecté les procédures. Dans une collectivité territoriale, le conseil délibère sur la base de
l’opportunité. Il appartient au représentant de l’Etat de regarder la régularité de l’acte, la
procédure et le juge se prononce sur la légalité de l’acte. Pour qu’une délibération soit valable,
le quorum doit être atteint sinon la délibération est nulle. Les conseils doivent être convoqués
3 jours avant par écrit. On ne peut pas envoyer les convocations par SMS ou appels
téléphoniques mais uniquement par voie officielle Au niveau de la saisine, il faut les
documents de l’ordre du jour pour que les membres puissent statuer afin d’éviter des
décisions précipitées. Le représentant de l’Etat contrôle la régularité.

Le juge de la légalité va contrôler si l’acte est conforme à la loi. Le maire de MBOUR avait
octroyé un terrain à un promoteur qui a mis en place des activités de commerce. Est-ce que le
maire a le droit d’octroyer un terrain sans le procès-verbal du conseil municipal ? en l’absence
de PV, on ne peut pas octroyer un terrain à quelqu’un pour quelque but que ce soit. Le maire a
ainsi violé la loi même s’il a suivi la procédure déjà contrôlé par le représentant. N’ayant
aucune objection, il a déferré l’affaire au juge pour contrôle de la légalité.

Dans le code général des collectivités, les circonstances exceptionnelles ne sont pas prévues.
C’est pourquoi le président de la République a pris un décret pour alléger les procédures pour
la situation actuelle.
Avant la réforme de 1996, c’était le représentant de l’Etat qui avait le contrôle de légalité,
d’opportunité, etc. Il était juge et partie. On va parler de justice retenue.

En 1996, le contrôle de légalité est transféré au juge, le contrôle d’opportunité est transféré au
conseil municipal et le contrôle de régularité est laissé au représentant.

Pour savoir si l’acte du conseil est conforme à la loi, le représentant saisit les juridictions à
travers le déféré qui est la procédure qui permet de traiter cela.

Exemple de sujet : Le déféré préfectoral.

Il s’agit d’un sujet descriptif. Les caractéristiques, conditionnalité, historiques, type des
déferré. C’est pourquoi il est nécessaire de délimiter le sujet. Le plan est établi en fonction de
la délimitation.

Si on parle des types de déféré

I. Le déféré spontané.
II. Le déféré provoqué.

Caractéristiques :

I. Une procédure indirecte


II. Une procédure complémentaire

Historique

I. Une procédure inexistante en 1996 : justice retenue.


II. La consécration du principe avec le contrôle de légalité.

Conditionnalité

I. L
II. L

Un déféré spontané si l’initiative vient du représentant de l’Etat. Dans ce cas, il demande un


avis au juge pour savoir si l’acte est légal.

Le déféré est provoqué si l’initiative vient d’un citoyen vivant dans la collectivité territoriale
ou d’une autorité élue. Le représentant de l’Etat est alors la courroie de transmission entre ces
individus et le juge.
Le citoyen à travers une requête saisit le représentant qui dans les 15 jours va saisir le juge
après avoir contrôlé la régularité. Ce dernier doit répondre dans les 1 mois après la saisine. Il
y a une réponse qui intervient. Le représentant est informé. Ce dernier va informer à son tour
le citoyen. A partir de ce moment, il y a une période pour que le citoyen puisse faire un
recours.

Si après les 1 mois le juge ne répond pas, on considère que c’est une décision implicite de
rejet. Si la saisine a été fait au niveau du TGI, on peut dès lors saisir la Cour Suprême.

Sursis à exécution : une personne condamnée mais à qui on n’applique pas la loi. On suspend
l’application à une condition déterminée.

Quand on doit exécuter mais qu’il y une urgence, le juge des référés intervient pour rendre
une décision dans l’urgence.

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