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Chauffage Central

Le document traite des systèmes de chauffage à eau chaude à basse et haute température, ainsi que des installations à vapeur basse pression. Il décrit les types d'installations, leurs caractéristiques, avantages et inconvénients, ainsi que les techniques de mise en œuvre. Les installations thermosiphon et par pompe sont expliquées, ainsi que les exigences réglementaires pour les systèmes à haute température et à vapeur.

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Chauffage Central

Le document traite des systèmes de chauffage à eau chaude à basse et haute température, ainsi que des installations à vapeur basse pression. Il décrit les types d'installations, leurs caractéristiques, avantages et inconvénients, ainsi que les techniques de mise en œuvre. Les installations thermosiphon et par pompe sont expliquées, ainsi que les exigences réglementaires pour les systèmes à haute température et à vapeur.

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1- CHAUFFAGE A EAU CHAUDE A BASSE TEMPERATURE

(thermosiphon, pompe)

Les installations à basse température sont celles dont la température de fonctionnement est
inférieure ou au plus égale à 110,00 °C (sans limitation de pression, voir réglementation).

Ces installations peuvent être du type « thermosiphon », c'est-à-dire à circulation naturelle, ou du


type « par pompe », la circulation étant alors assurée mécaniquement par une pompe actionnée par un
moteur électrique.

Il existe de nombreuses similitudes entre les installations thermosiphon et pompe, les deux
systèmes utilisent le même fluide chauffant : l'eau.

Contrairement à une opinion assez répandue les installations thermosiphon (de moins en moins
employées) ne sont pas systématiquement écartées des réalisations (du moins elles ne devraient pas
l'être). En effet certains bâtiments peu importants (par exemple postes S.N.C.F. en campagne, maisons
forestières, fermes isolées, etc...) sont exploités par des gens qui, bien que n'ayant aucune
connaissance technique, doivent malgré tout se dépanner eux-mêmes : l'installateur n'est pas toujours
disponible au moment voulu et il peut s'écouler plusieurs jours avant son intervention : temps trop
long pour l'usager qui ne peut rester sans chauffage et risques de gel de l'installation. Dans ces cas,
les installations thermosiphon, équipées avec chaudières à charbon, sans aucun organe mécanique
ou électrique, sont les seules qui pourront être dépannées par un homme tant soit peu bricoleur. C 'est
un point de vue à considérer, et qui plaide, pour ces bâtiments isolés, en faveur des installations
thermosiphon.

La technique de réalisation des installations thermosiphon est extrêmement simple :


Le générateur de chaleur est installé en sous-sol, au point bas de l'installation. L'eau chaude est
véhiculée jusqu'aux corps de chauffe par un réseau de tuyauteries.
Les tubes verticaux sont appelés Colonnes.
Les tubes horizontaux sont appelés Collecteurs.
Après refroidissement dans les corps de chauffe l'eau retourne à la chaudière où le cycle
recommence.
Au point haut (dans les systèmes à vase ouvert) se trouve le vase d'expansion qui a pour but
d'absorber l'augmentation du volume d'eau.
Suivant la position des collecteurs dans l'installation on distingue :
— La distribution supérieure : le collecteur « Aller » passe en partie haute du bâtiment
(encore appelée : en parapluie).
— La distribution inférieure: le collecteur « Aller » passe en partie basse de l'installation
souvent parallèlement au collecteur « retour » (en chandelle).
L'installation tout entière est remplie d'eau jusqu'au vase d'expansion. La hauteur verticale de la
colonne d'eau jusqu'au vase d'expansion permet de calculer la pression supportée par la chau dière :

10mdeCE ≠1bar
(Avec les chaudières en fonte on ne peut pas dépasser 4 bars).
A. Schémas de principe (pompe et thermosiphon).

a) Distribution supérieure :

La figure 110 représente une installation en distribution supérieure encore appelée « en


parapluie ». Dans ce système le collecteur de départ (eau chaude) passe à la partie supérieure du
bâtiment,

Le collecteur de retour (eau refroidie) passe à la partie inférieure. L'air et le gaz dissous
s'évacuent ici automatiquement (si la pente est dans le bon sens) au fur et à mesure de leur
production. C'est un avantage important pour les installations qui sont exploi tées par du personnel
temporaire qui ignore les points de purge ou autres détails spécifiques de l'installation.

Dans ces installations thermosiphon les radiateurs sont toujours placés au-dessus de la chaudière (il
est théoriquement possible d'alimenter correctement un radiateur placé en dessous du niveau de la
chaudière, mais ce montage est maintenant abandonné dans les réalisations « thermosiphon »; par
contre on le rencontre fréquemment en chauffage « par pompe »).

b) Distribution inférieure :

La figure 111 représente une


installation thermosiphon en distribution
inférieure dite encore en « chandelle ».
Dans ce système les collecteurs de
distribution passent à la partie basse de
l'installation et desservent les colonnes
verticales. Pour évacuer l'air et les gaz
dissous on place aux points hauts soit des
purgeurs, soit un réseau de purge (ou
d'évent) dont le niveau est situé au-dessus
de la ligne d'eau NN' dans le vase
d'expansion.
Le choix entre la distribution
inférieure et la distribution supérieure
dépend des conditions architecturales :
possibilité de passage en cave ou dans le
grenier, etc...
On peut également concevoir des installations qui utilisent simultanément les deux systèmes
(voir fig. 112).
c) Distribution supérieure « monotube » (fig. 113).

Ce système de chauffage n'est plus guère utilisé en thermosiphon, mais on le rencontre


couramment en pompe. L'installation se compose d'une distribution supérieure qui ne diffère de la
solution classique que par l'aménagement des colonnes verticales de distribution : les éléments
chauffants sont raccordés sur une même colonne. La température d'alimentation varie
considérablement d'un radiateur à un autre, par exemple 90° à l'entrée de l'élément chauffant le plus
haut et 55° à l'entrée de l'élément chauffant le plus bas (sur une même colonne).

Hormis son prix de revient assez avantageux, ce système pré-sente les inconvénients suivants :
 Grande différence de température de l'eau à l'entrée des corps de chauffe selon leur emplacement
dans le circuit, donc rendement très variable.
 Influence de la fermeture d'un corps de chauffe sur l'émission des autres appareils du circuit.

En U.R.S.S. (Léningrad notamment) on peut encore voir des installations de ce genre en


service. Elles sont réalisées suivant les indications de la figure 114, ce qui présente un avantage du
point de vue montage des colonnes mais un inconvénient quant au mon tage des radiateurs : le
dispositif d'isolement étant monté après le premier élément de radiateur afin de ne pas interrompre
la circulation dans la colonne.

2- CHAUFFAGE À EAU CHAUDE A HAUTE TEMPERATURE


(eau sur pressée dite surchauffée ou sous saturée)
Ce système de chauffage utilise de l'eau à une température supérieure à 100° (en général on ne
descend pas en dessous de 120° et on ne monte pas au-dessus de 200°), donc à une pression
supérieure à la pression atmosphérique pour éviter les vaporisations. La figure 145 représente la
courbe de saturation de la vapeur d'eau ; on se tient dans le domaine situé au-dessus de la courbe
(phase liquide).
Les appareils utilisés pour la réalisation de ces installations doivent être conformes à la
réglementation, ils subissent obligatoirement le contrôle du Service des Mines. Pour la robinetterie,
les pompes, etc..., on utilisera du matériel adapté à la pression et à la température de fonc tionnement
de l'installation (vannes en acier, pompes avec paliers refroidis par circulation d'eau, etc...).
L'installation générale dans sa conception utilisation sera réalisée comme une installation
classique par pompe dont les différents schémas de principe restent valables. Pour la préparation de
cette eau surchauffée il existe plusieurs possibilités suivant que l’installation utilisation ne demande
que de l'eau, ou qu'au contraire elle demande eau et vapeur (dans l'industrie par exemple) ou encore
eau et vapeur plus production de courant électrique.

A. Installation utilisant uniquement l'eau (fig. 146).

L'installation est schématiquement identique à une installation courante à eau chaude par
pompe. Pour assurer le réglage de la température dans le circuit chauffage on procède par mélange
des eaux départ et retour (la différence de températures ou chute est de l'ordre de 40 à 60°).

Lorsque l'installation comporte plusieurs chaudières on les monte de préférence en série de


manière à obtenir une répartition de débit convenable entre chaque chaudière (on règle alors unique-
ment sur la température le débit global de l'installation passant dans chaque chaudière. Afin de
permettre un isolement (ou éventuellement une marche en parallèle) on monte la chaudière suivant
le croquis (fig. 147).
Il est également possible d'utiliser une (ou plusieurs) chaudière avec chambre de vapeur ; dans
ce cas on peut supprimer le vase d'expansion, c'est le volume de la chambre à vapeur (on con trôle
qu'il est suffisant) qui remplit ce rôle. La prise d'eau sur-chauffée se fait alors en dessous du niveau
d'eau, la chaudière étant} guipée comme une chaudière à vapeur. La figure 148 représente un tel
montage.
L'eau étant à la température de saturation, il faut faire atten tion aux chutes de pression qui
risquent d'entraîner des vaporisations (d'où coups de béliers).
La chaudière ne produit pas de vapeur et la circulation naturelle se fait mal, on peut introduire
l'eau de retour en partie supérieure de la chambre de vapeur : l'eau est chauffée par la vapeur
produite, le réservoir de chaudière fonctionne alors comme un condenseur.

B. Installation produisant de la vapeur et utilisant l'eau.

Industriellement c'est un cas très courant : on a besoin de vapeur pour la fabrication, ou pour la
production de force motrice, et on utilise de l'eau surchauffée pour les besoins du chauffage. Cette
eau surchauffée est produite dans un échangeur.
Il ne s'agit pas ici d'un échangeur par surface (avec fluides pri maire et secondaire séparés par
une paroi métallique) mais d'un échangeur par mélange : cet échangeur porte le nom de prépara teur,
le schéma général correspond à celui de la figure 126. Il peut être complété par le schéma de la
figure 149 qui permet une marche à allure de chauffe très différente, le puisage complémentaire
étant prélevé directement sur le réseau vapeur.

Lorsque la vapeur sert à alimenter un réseau industriel, il y a lieu de traiter l'eau alimentaire,
des pertes inévitables intervenant =e long du réseau (par les purgeurs eau-vapeur, par exemple), si
l'on veut éviter les ennuis d'une eau dont les caractéristiques chimiques s'écartent des valeurs
admissibles (dureté aussi faible que possible, faible alcalinité, faible salinité, absence de CO, et 02
libre, faible dose de silice, pH compris entre 8 et 11).

C. Description des préparateurs.

La figure 150 représente un préparateur à un seul corps. La vapeur est introduite dans le corps
de l'appareil et se trouve en contact avec l'eau à réchauffer, celle-ci étant sous forme de gouttes et de
film le long des surfaces (l'eau se déverse comme dans une cascade). L'eau introduite par la partie
supérieure de l'échangeur passe à travers des disques en tôle perforée disposés les uns au-dessus des
autres.
Les échangeurs (préparateurs) assurent une forte production unitaire pour un relativement
faible volume d'encombrement.
Avec les chaudières vapeur à très haute pression on préfère obtenir l'eau surchauffée à partir
d'échangeur par surface (deux circuits distincts) afin d'éviter le dispositif régulateur de niveau d'eau
renvoyant l'eau de condensation vers les chaudières.

Le volume du préparateur doit avoir une capacité au moins égale à l'accroissement du volume
d'eau contenu dans l'installation (plus un coefficient de sécurité d'au moins 20 %), cette capacité
correspond au minimum au volume d'eau débité par la pompe pendant une minute.
On peut (réalisations importantes) diviser le préparateur en un corps vertical et un corps
horizontal (voir fig. 151). La préparation de l'eau s'effectue dans les capacités verticales qui
contiennent les plaques de ruissellement ; le réservoir sert de stockage et de vase d'expansion.

D. Poste d'échange et « sous station »

Le raccordement du réseau primaire au réseau secondaire s'effectue à l'aide de poste d'échange


ou sous-station. Il est possible de réaliser ces raccordements comme il a été indiqué précédemment
(voir fig. 124 et 125).
Lorsqu'il s'agit de raccorder des immeubles d'habitation on sépare totalement le réseau
primaire du réseau secondaire à l'aide d'un échangeur par surface. Le schéma de raccordement est
précisé figure 152.

Le seul appareil spécial de la sous-station est le compteur de calories qui comporte un


dispositif de mesure de débit, un mécanisme intégrateur et une minuterie. La société d'exploitation a
la possibilité d'isoler tel ou tel bâtiment grâce à un jeu de vannes extérieur à la sous-station (en cas
de danger ou de non paiement des redevances, par exemple).
Le fluide primaire étant à haute température (150° par exemple) il est possible, au réseau
secondaire, de réaliser soit une installation vapeur B.P., soit une installation à eau chaude, ou encore
à air chaud en envoyant l'eau directement dans les batteries d'échange.
Les caractéristiques des pompes du réseau primaire étant en général importantes, on a intérêt à
fractionner les puissances de manière à limiter l'importance des pompes lorsque le puisage
secondaire est limité (en demi-saison par exemple). Lorsque le réseau dessert des immeubles
d'habitation : S.S.1, S.S.2, etc..., on procède de la façon suivante : (voir schéma de principe, fig.
153).

Le débit total à véhiculer q T est assuré par deux pompes en service, d'où : q T=q1+q1 = 2q1

Pour assurer le secours on place une troisième pompe qui présente les mêmes caractéristiques
que les précédentes ; de cette façon elle peut servir de secours à l'une ou l'autre indifféremment
(Économie à l'installation).
Lorsque les besoins secondaires descendent en dessous d'une certaine valeur on arrête une des
deux pompes normalement en service pour réaliser une économie de courant (et diminuer l'usure de
la pompe). Cette commande s'effectue automatiquement à l'aide d'un thermostat à coupure pour
baisse de température qui agit grâce à un relais sur le moteur de la pompe. Cette solution est en effet
possible puisqu'il existe une relation directe entre la quantité de chaleur et le débit.

Q = écart de température X débit = X q.

Lorsque l'écart de température diminue pour un même débit cela veut dire que l'on consomme
moins de calories. On peut donc pour une certaine puissance par exemple :
 Conserver le débit et avoir une chute moitié moindre.
 Conserver la même chute en diminuant le débit de la moitié.

Cette seconde solution est plus avantageuse à tous points de vue, elle doit être envisagée dans
les cas d'installations importantes où il peut exister des variations sensibles des besoins calorifiques.
Exemple : soit une installation qui demande une utilisation normale :

= 50°. Q = 10 6 kcal/h. q = 20 000 1/h.

Si Q descend à 500 000 kcal/h, nous aurons

3- CHAUFFAGE A VAPEUR BASSE PRESSION

Pour qu'une installation soit qualifiée de basse pression (B.P.) il est nécessaire de limiter la
pression de marche à une valeur inférieure ou au plus égale à 0,5 bar (décret du 8 septembre 1967
modifiant des décrets du 2 avril 1926 et 18 février 1961). Au-delà de cette pression les installations
sont dites à haute pression et doivent subir le contrôle du Service des Mines.
Les installations à vapeur B.P. seront surtout utilisées pour de petites industries ou lorsque les
besoins de chauffage seront très variables (salles de réunions ou de cinéma par exemple). Elles
présentent l'avantage d'être rapidement mises en service (faible volume d'eau), mais aussi des
inconvénients de réglage et d'équilibrage et des risques de corrosion (principalement dans les
retours qui baignent dans un air humide).
A l'installation elles sont légèrement moins coûteuses qu'une installation à eau chaude à
condition bien entendu de se contenter d'un système de fonctionnement « tout ou rien ». En effet les
installations « vapeur » sont calculées et réalisées de manière à fonctionner correctement avec la
pression admise ou imposée. Si l'on descend au-dessous de cette valeur certains corps de chauffe ne
sont plus alimentés, ou incorrectement. Pour permettre de réguler la température en fonction des
conditions extérieures, il est nécessaire de réaliser des « trains de vapeur » (ou impulsions pério -
diques de vapeur) à l'aide d'un dispositif approprié de régulation. Un tel dispositif est coûteux si l'on
veut arriver à un résultat satisfaisant.

A. Schémas de principe :
Le schéma de principe est théoriquement très simple. Au point bas de l'installation se trouve le
générateur de vapeur (la ou les chaudières) qui est relié au corps de chauffe par un réseau de
tuyauteries. La vapeur se condense dans ces appareils (corps de chauffe) et retourne à la chaudière
par un réseau de tuyauteries dont la pente sera toujours descendante, l'écoulement se faisant par
gravité. L'eau condensée circule dans ce réseau de retour comme l'eau de pluie dans une gouttière ou
une tuyauterie de chute. Ce réseau ne sera pas calculé mais simplement établi d'après les normes ou
valeurs qui résultent d'observations pratiques. Le calcul du réseau vapeur se limitera donc avec ce
système aux canalisations de distribution (véhiculant de la vapeur) depuis la chaudière jusqu'aux
éléments chauffants.
Suivant la position des collecteurs (tubes horizontaux dans l'installation) nous aurons :
 la distribution supérieure : le collecteur vapeur passe en partie haute du bâtiment ;
 la distribution inférieure : le collecteur vapeur passe en partie basse du bâtiment, au plafond du
sous-sol par exemple.

L'installation n'est que partiellement remplie d'eau : seule-ment en partie basse jusqu'à la ligne
d'eau dans la chaudière (lecture du tube de niveau d'eau sur la façade de la chaudière).

Pour permettre à l'eau condensée de s'écouler


librement (sans être retenue par une dépression, ou
refoulée par une contre-pression) on place des
évents sur les canalisations de retour. L'évent est
un tube de 15 mm de diamètre terminé par un
filetage qui comporte un bouchon percé d'un trou
de 2 mm environ : l'air peut entrer ou sortir par ce
trou mettant ainsi la canalisation à la pression
atmosphérique.

a) Distribution supérieure :
La figure 154 représente une distribution supérieure, on peut y remarquer au point A un
piquage de colonne dit de vapeur sèche, le raccordement étant exécuté sur la génératrice supérieure
du collecteur on évite d'envoyer vers la colonne l'eau provenant des condensations en amont du
point de raccordement.

Le point B représente une reprise de pente. C'est possible en vapeur à condition que l'on
évacue l'eau condensée. Cette évacuation est réalisée ici automatiquement grâce à la colonne qui
rejoint à la partie inférieure le collecteur placé dans la partie retours noyés (c'est-à-dire toujours
pleins d'eau).

Au point E se trouve les évents. Sur la chaudière se trouve la soupape S qui limite la pression,
par exemple à la valeur réglementaire. Comme il n'est pas possible de raccorder directement une
colonne vapeur sur un « retour aéré » on place alors des appareils faisant barrage à la vapeur mais
permettant l'écoulement de l'eau condensée, sur le schéma dernières colonnes à droite on remarque
des siphons hydrauliques appelés « siphons de pied de colonne».

La pente des canalisations est de 3 à 5 mm par mètre. On réserve en général une pente de 3
mm/mètre sur des départs et 5 mm/m sur les retours.

Lors du tracé du réseau de distribution (bureau d'études) on s'arrange pour que la vapeur et
l'eau condensée circulent dans le même sens. C'est une question d'aménagement du réseau qui faci -
lite l'écoulement des deux fluides et permet d'éviter les claquements.

Nous avons parlé plus haut des siphons de pieds de colonnes dont le rôle est d'évacuer, au fur
et à mesure de leur production, les eaux condensées, ce sont les systèmes les plus utilisés en vapeur
B.P., mais il est toujours possible de les remplacer par des purgeurs automatiques (du type eau-
vapeur) soit thermostatiques, soit à flotteur. L'avantage du siphon est de ne comporter aucune pièce
mécanique.

b) Distribution inférieure :

La figure 155 représente une distribution inférieure. On y remarque le siphon de pied de


colonne et les évents. La pression de la vapeur dans la chaudière refoule l'eau dans les re tours
jusqu'à ce que la colonne d'eau refoulée équilibre la pression de marche. (Cette limite de
refoulement est appelée plan de pression). On ne peut donc placer d'évent en dessous du plan de
pression.

La distribution inférieure présente un inconvénient par rapport à la distribution supérieure :


dans les colonnes montantes de distribution la vapeur circule dans un sens, l'eau condensée dans
l'autre, c'est défavorable et il peut en résulter des bruits si les vitesses de circulation sont trop
importantes (ne pas dépasser 10 m/s).
Dans les deux cas de distribution, le double réglage de la robi netterie se fait de manière à ne
pas avoir de vapeur dans le retour de chaque élément chauffant pour la pression maximale de
marche, ce que l'on constate facilement en contrôlant la température de retour qui doit être
inférieure à 100° (on peut également, en cas de doute, démonter le raccord union placé à la sortie du
corps de chauffe pour contrôler qu'il ne s'écoule effectivement que de l'eau).
On peut également concevoir des installations mixtes une par tie étant en distribution
inférieure, l'autre partie en distribution supérieure. C'est en fait les conditions architecturales qui
définissent l'adoption de tel ou tel montage.

Les tubes de retour partiellement remplis d'eau se détériorent rapidement (souvent moins de 10
ans) il faut donc les laisser apparents ou prévoir des gaines ou coffrages qui permettront l'exploi-
tation rationnelle de l'installation tout en préservant l'esthétique.

B. Détails divers.
a) Siphon de sécurité.

La limite de pression peut être assurée par une soupape à contre-poids ou à ressort taré. Ces
appareils ne sont pas sans inconvénients et l'on préfère en vapeur B.P. utiliser un dispositif de
sécurité hydraulique : c'est le siphon de sécurité représenté (fig. 156). Le siphon se place le plus
possible près de la chaudière et de toutes manières avant la première vanne d'isolement.

Les caractéristiques sont fonction de la puissance, donc de la surface de chauffe mouillée de la


chaudière (on compte 8 000 kcal/h par m2 de surface de chauffe mouillée). Le tableau ci-dessous indique
les diamètres à adopter.

Surface de Diamètre Diamètre du tube


chauffe du siphon de réamorçage
mouillée

6 m2 40/49 26/34
12 m2 50/60 26/34
20 m2 60/70 33/42
27 m2 66/76 33/42
33 m2 80/90 40/49
40 m2 90/102 50/60
54 m2 102/114 60/70

C. Chauffage à vapeur sous vide.

Le schéma de principe est similaire (tracé, pente) à celui du chauffage à vapeur B.P. décrit
précédemment avec cependant deux différences :

 Le réseau de retour ne communique pas avec l'atmosphère (donc pas d'évent).


 Chaque élément chauffant comporte à sa sortie un purgeur eau-vapeur.

Une pompe placée sur la canalisation d'eau condensée assure le retour de celle-ci à la chaudière et
permet de régler à volonté le vide (en dessous de la pression atmosphérique) de l'installation. La
correspondance entre pression et température d'ébullition est indiquée dans le tableau ci-dessous :

Pression absolue
(bar.) 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7

Température d'ébulli-
45
tion (°C) ..............................................
60 69 75 81 85 90

Ce système de chauffage offre donc les mêmes avantages de réglage que les installations à eau
chaude. Il ne s'agit plus comme avec les installations B.P. d'un système tout ou rien, mais d'un
système à réglage progressif. On règle la température (en fait le vide) au départ en fonction des
conditions extérieures.
Ce système de chauffage est peu utilisé (en France du moins) car il est assez onéreux à
l'installation (purgeurs spéciaux, pompe à vide) et d'un entretien délicat : en cas de défectuosité d'un
joint, d'un raccord, il y aura rentrée d'air (d'où perturbation du réglage) et cette fuite sera très
difficile à déceler (le plus simple consiste à mettre sous pression pour déceler la fuite et réparer).

4- CHAUFFAGE A VAPEUR HAUTE PRESSION

A. Schéma de principe.

Le problème consiste ici, comme en vapeur B.P., à alimenter les différents appareils (corps de
chauffe, échangeurs, batteries, etc...) et à renvoyer les eaux condensées vers la chaudière. Dans les
grandes lignes les schémas H.P. seront à peu près semblables aux schémas B.P. puisque les
problèmes à résoudre sont les mêmes. Du fait de la pression d'utilisation et des risques de
revaporisation (pour une température de condensat supérieure à 100° ou peut être en phase liquide si
la pression est supérieure à la pression de saturation et en phase vapeur à la pression atmosphérique)
on est amené à modifier certaines parties des schémas précédents.

Examinons les différentes variantes possibles :

a) Récupération des eaux condensées :

La température des condensats (si le purgeur est du type à flotteur par exemple, c'est-à-dire ne
comporte pas de réglage de température des condensats) est fonction de la pression. Cette tem -
pérature est donnée par la formule de DUPERRAY

Exemple : Si ps = 16 bars on trouve t8 = 200°.

Il est bien évident qu'un tel condensat ne peut être renvoyé directement dans une bâche
ouverte. On va récupérer les différents condensats dans une bâche fermée, utiliser la chaleur
contenue dans la masse d'eau de façon, par exemple, à abaisser la tempéra ture à 80°. Pour réaliser
cette opération on peut procéder de plu-sieurs façons :

a.1. Bâche fermée avec puisage pour injection directe.

La figure 161 représente un tel dispositif. Les


condensats en provenance des différentes purges arrivent en
A dans une bâche fermée. Cette bâche est en communication
avec la pompe alimentaire (repère B) des chaudières et
l'injecteur par barbotage (repère C). La vapeur injectée
réchauffe l'eau à la température voulue grâce à un régulateur
de température Th. Ce second réservoir ouvert à l'air libre
peut par exemple alimenter une installation de chauffage à
eau chaude. Comme le débit de vapeur se retrouve sous
forme d'eau condensée dans la deuxième bâche on prévoit un
trop-plein qui dirige l'eau vers une troisième bâche qui sert à
l'alimentation des chaudières.

a.2. Bâche fermée avec puisage vers échangeur.


La figure 162 représente un montage utilisé couramment lors-que l'on veut éviter que l'eau
traitée (H.P.) puisse se mélanger avec de l'eau non traitée en provenance du circuit secondaire
d'utilisation. Le principe de fonctionnement est identique au précédent, la vapeur alimente cette fois
un échangeur par surface. Le réglage de la température s'effectue automatiquement par action du
thermostat Th sur la vanne d'admission de vapeur.

A la sortie des appareils (échangeurs, batteries, éléments chauffants, etc...) il sera


indispensable de poser un purgeur qui fera barrage à la vapeur. De même chaque point bas
comportera un purgeur. Il faudra encore prévoir des reniflards (ou casse vide) sur les canalisations
de retour fermé afin d'éviter (du fait de la conden sation de la vapeur dans une enceinte close
entraînant une diminution de volume) qu'une partie du réseau soit en dépression.

b) Retour des eaux condensées vers les collecteurs.

La pression disponible étant importante on dispose en général à la sortie des appareils d'une
pression résiduelle assez grande pour permettre de remonter les condensats si nécessaire (il arrive
souvent dans l'industrie par exemple que l’on ait oies réchauffeurs de bacs au niveau du sol alors
que le collecteur allant vers la bâche passe à 4 ou 5 m du sol).

Dans ce cas on réalise le montage représenté (fig. 163). C'est la pression dispo nible à la sortie
du purgeur qui doit assurer la remontée des eaux : la contre-pression à vaincre comprend la charge
statique, et les pertes de charge dues à l'écoulement. Une règle d'usage est de majorer de sa moitié la
charge statique h. Il faut donc que la pression résiduelle soit au moins égale à : Pr à
1,5h.

B. Postes de détente.

A partir de vapeur H.P. on a parfois besoin


pour certains usagers (ou pour descendre en dessous
de la valeur réglementaire, afin de simplifier les
installations) de vapeur plus ou moins détendue.
Cette vapeur sert alors à alimenter soit directement
une installation vapeur B.P., soit une installation à
eau chaude.

L'ensemble des appareils et dispositifs de montage qui permet d'assurer cette fonction est
appelée poste de détente.
La figure 164 représente un poste de détente servant à alimen ter une installation vapeur. Le
poste de détente est ici monté en parallèle avec une chaudière ce qui permet par exemple d'assurer le
chauffage par la chaudière lorsque la production H.P. est arrêtée (en fin de semaine, par exemple,
dans l'industrie).

La figure 165 représente un poste de détente alimentant une installation à eau chaude. L'eau est
portée à une température convenable dans un échangeur par surface. Là encore il est possible.

5- CHAUFFAGE A AIR CHAUD

Dans les installations de chauffage par air chaud on utilise les caractéristiques physiques de
l'air pour apporter dans chaque local à chauffer la quantité de chaleur nécessaire. L'air est réchauffé
soit par un générateur à feu direct, soit par une batterie de chauffage et ensuite distribué, grâce à un
réseau de gaines, dans les locaux à chauffer. Le soufflage dans le local s'effectue au moyen de
bouches ou diffuseurs d'air dont le nombre est fonction des caractéristiques unitaires de manière à
permettre une bonne diffusion de l'air (homogénéité de la température dans le local) sans créer de
mouvements d'air gênants pour les occupants. Les bouches de soufflage ou diffuseurs doivent être
munis d'un dispositif de réglage permettant, dans chaque local, d'ajuster exactement le débit d'air
introduit. Certaines bouches comportent en plus des lamelles orientables qui permettent de diriger
les filets d'air.

Les gaines de distribution sont réalisées en matériaux très divers (tôle noire ou galvanisée,
maçonnerie légère, amiante-ciment, Héraclite, staff, etc...). Il est déconseillé l'utilisation de cer tains
matériaux isolants faciles à mettre en oeuvre mais dont les caractéristiques ignifuges sont
insuffisantes. Indépendamment de la réglementation concernant les bâtiments recevant du public, il
est utile de prévoir dans les installations importantes, ou com plexes, des registres coup de feu de
manière à pouvoir isoler les différentes parties des réseaux de gaine en cas d'incendie pour éviter sa
propagation, c'est en effet souvent par les gaines et con-duits que l'on arrive à propager le feu dans
un bâtiment.

A. Générateurs d'air chaud (production de chaleur).

a) Générateurs individuels (encore désignés : générateurs d'atelier).

Ces appareils monoblocs sont utilisés de


préférence dans les ateliers, halls, dépôts, et autres
locaux de grandes dimensions sans stricte exigence
esthétique. Ils permettent de réduire au minimum les
temps d'installation. L'installation consiste
seulement dans la mise en place de l'appareil et dans
son raccordement, au réseau fuel-oil ou gaz, à la
ligne électrique, au conduit de fumée.

Le générateur individuel se compose (voir fig. 167 et description détaillée au paragraphe Élé-
ments d'une installation).
 d'une chambre de combustion et d'échange ;
 d'un ventilateur d'aspiration et de soufflage ;
 d'un dispositif de prise, ou de reprise, d'air (avec ou sans filtre) ;
 d'un caisson (ou plenum) avec bouches de soufflage.

La puissance d'un tel générateur est fonction de la quantité de chaleur à fournir pour couvrir
les besoins. Comme son fonctionnement est intermittent on doit réserver une surpuissance impor -
tante. Si on appelle Q la quantité de chaleur à fournir, la puissance de l'appareil sera

Puissance = 1,30 Q.

De cette façon la mise en régime du local sera rapide. Un thermostat d'ambiance commandera
la mise en route du brûleur. Pour éviter de souffler de l'air froid on a intérêt à assujettir la marche du
ventilateur à la température dans la chambre de combustion. Par exemple en mettant en série
l'alimentation électrique du ventilateur avec un second thermostat à enclenchement par hausse de
température réglé sur 30° environ.

Si les caractéristiques du ventilateur le permettent on peut raccorder de tels appareils sur des
tronçons de gaines de faible longueur. Pour éviter les pertes de pression importantes on adop tera
alors une faible vitesse d'air dans la gaine (ordre de grandeur 2à3m/s).

b) Aérothermes.

L'aérotherme est un appareil (voir fig. 168 et 169) qui se compose d'une batterie de chauffage
(alimentée en eau chaude ou en vapeur) et d'un ventilateur de soufflage.

L'ensemble étant monté dans un caisson tôle plus ou moins important suivant le type
d'appareil, on distingue en effet :

Les aérothermes suspendus (fig. 168).

Les aérothermes muraux (fig. 169)

(Voir description plus détaillée au paragraphe Eléments d'une installation).


La puissance de l'appareil dépendra de ces conditions d'ins tallation. En effet il ne faut pas
confondre la puissance indiquée au catalogue par le constructeur et la puissance récupérable.

EXEMPLE : Pour chauffer un atelier, à 15° par — 5° extérieur on suppose qu'il est nécessaire
de fournir 100 000 kcal/h.

On trouve dans le catalogue du constructeur les renseignements suivants :

Puissance : 37 000 kcal/h ; débit d'air : 5 400 m3/h.

1) T8 = 35° pour t = 15° soit

2) T8 = 18° pour t — 5°

La puissance à prévoir au réseau sera : (d'après Q = n. c. t)

1) Q = 5 400 X 0,3 X 20 = 32 000 kcal/h


2) Q = 5 400 X 0,3 X 23 = 37 000 kcal/h

Mais la puissance récupérée dans le local sera


1) 5 400 X 0,3 (35 — 15) = 32 000 kcal/h
2) 5 400 X 0,3 (18 — 15) = 5 400 kcal/h

Donc suivant que l'appareil prendra ou non de


l'air extérieur, on choisira un type d'aérotherme adapté
à la puissance à fournir (où on augmentera le nombre,
si l'on conserve le même type). Le nombre et la
position des aérothermes sont choisis en fonction des
données du constructeur de façon à ce que les cercles
de leur rayon d'action se recoupent. Leur position en
hauteur (de l'ordre de 3 à 6 m) doit être telle qu'on ne
ressente aucun mouvement d'air à 2,50 m du sol. La
figure 170 ci-contre illustre deux solutions possibles
avec des appareils.

L'aérotherme mural souffle l'air horizontale-ment et comporte, souvent, en plus de la batterie et


du ventilateur un caisson de mélange permettant de prendre l'air à l'intérieur ou à l'extérieur. Le
mélange peut s'opérer, manuelle-ment ou automatiquement, grâce à un registre régla ble. Il y a
intérêt à reprendre l'air à la partie basse (prévoir un filtre d'air) tant pour assurer un meil leur
brassage dans la zone d'occupation que pour reprendre l'air
froid provenant des interstices des portes.

Les appareils muraux soufflent généralement l'air à


plus grande vitesse que les appareils suspendus, ils
permettent donc d'assurer une diffusion plus efficace de l'air. On règle l'inclinaison des ailettes de
soufflage de manière que les filets d'air n'occasionnent aucune gêne dans la zone d'occupation.

La figure 171 représente un aérotherme mural avec caisson de mélange au sol. La position du
registre sera réglée de telle manière que le mélange d'air froid et d'air repris permette l'ob tention de
la température désirée dans le local. En général on ferme le registre quand la température exté rieure
descend en dessous de zéro degré. (Pour éviter tous risques de gel on assujettit la mise en marche du
ventilateur à un thermostat).

Le raccordement des batteries d'échange des aérothermes sur le réseau de distribution de fluide
chauffant dépend du fluide utilisé, la figure 172 indique le schéma de principe de ces raccorde -
ments.

c) Installation centrale.

L'installation centrale alimentée à partir d'une unité de production d'air chaud (batterie ou
générateur à feu direct, voir ci-avant fig. 167) comporte obligatoirement un réseau plus ou moins
étendu de gaines de distribution.

L'air peut être repris par un réseau de gaines (économie d'exploitation) ou être évacué à
l'extérieur (par bouche de décompression par exemple). C'est une condition impérative de bon fonc -
tionnement : on ne peut introduire de l'air dans un local qu'autant qu'on lui laisse la possibilité d'en
sortir (par gaine de reprise ou bouche de décompression).

Etant donné l'importance des gaines de distribution, un tel système n'est concevable que si
l'étude d'architecture (du bâtiment) a été menée parallèlement à l'étude « chauffage ». On arrivera à
une solution techniquement rationnelle et esthétiquement satisfaisante que s'il y a eu travail d'équipe
entre l'Architecte et l'Ingénieur Conseil, et ceci au stade de l'étude, et non de la construction.

Le schéma de principe d'une installation centrale est représenté (fig. 173) à partir d'une unité
de production de chaleur alimentée par une batterie de chauffage (la batterie peut être alimentée en
eau ou en vapeur).
A partir du générateur d'air chaud (ou de l'unité de produc tion) l'air est acheminé par un réseau
de gaines vers les locaux à chauffer.

Pour la réalisation du réseau de gaines on doit rechercher les conduits qui assurent une
étanchéité suffisante (les pertes par fuites peuvent être importantes). Les gaines en tôle assurent
différentes étanchéités que l'on peut classer ainsi :

Peu étanches :

Gaines réalisées et assemblées par agrafes (les gaines assem blées par soudure par points sont à
classer dans cette catégorie si les points de soudure sont espacés).

Etanches :

Gaines assemblées par brides cornières ou fer plat boulonné ou par soudure continue (cette
opération est alors suivie d'une métallisation (plombage, étamage, galvanisation, électrozingage,
etc...).

Pour éviter un refroidissement important de l'air on calorifuge soigneusement les gaines.

Un chauffage à air chaud correctement réalisé exige une homo généité de la sensation thermique
ressentie dans les différentes zones d'occupation. Pour y parvenir il faut choisir judicieusement les
emplacements des bouches de soufflage (ou appareils de soufflage) et de reprise ; les molécules d'air
doivent être sensiblement à la température ambiante quand leur vitesse s'annule, sinon elles
prendraient un mouvement ascensionnel. Il faut également éviter que les filets d'air chaud se
rejoignent, ou viennent frapper un obstacle avant que leur température soit sensiblement celle de
l'ambiance (les filets, ou jets d'air, prendraient une direction qui résulterait de la composante des
vitesses de chaque jet).

La forme du jet, sa portée, la répartition des températures à l'intérieur du jet, dépendent


essentiellement du matériel choisi (en dehors des obstacles environnants qui doivent être exclus
d'après ce qui a été dit ci-dessus).
Lorsque l'on connaît la forme probable du jet (renseignements fournis par le constructeur du
matériel) il est facile de la reporter sur calque (voir exemple ci-après) afin de définir les points
d'émission (nombre) et leur direction.

EXEMPLE : (Voir fig. 174).

Soit à chauffer un local de 7 X 13 m. On désire adopter des bouches du type A pour lesquels le
constructeur fournit les caractéristiques définies d'après l'abaque. Pour un débit unitaire de 980 m3/h
une vitesse de sortie de 4 m/s (installation industrielle) on trouve que la portée sera de 12 m et la
largeur de jet de 6 m. La largeur de soufflage est égale à la moitié de la portée.

Pour couvrir pratiquement toute la surface du local à chauffer, on voit que trois bouches
suffisent, leur emplacement n'est pas quelconque et résulte de toutes les données du problème.

Pour lutter contre l'accumulation inutile de l'air chaud à la partie haute des constructions, on
peut souffler l'air horizontalement à grande vitesse (5 à 10 m/s) avec reprise d'air en partie basse.
Cette solution assure un bon brassage de la zone d'occupation et le réchauffage de l'air parasite entré
par le bas (dessous de porte par exemple).

Une solution intéressante (gymnase, piscine, etc...) consiste à souffler l'air de haut en bas,
sensiblement à la verticale : on souffle l'air au-dessus de la zone d'occupation à grande vitesse, à
basse température, et on le reprend par le bas.

Quelles que soient les dispositions admises, les matériels utilisés, il est nécessaire de ne pas
dépasser une vitesse d'air de 0,30 m/s dans la zone d'occupation.
B. Systèmes de distribution d'air chaud.

L'air chaud est distribué par circulation naturelle, ou par circulation mécanique. En fait (et les

exposés ci-avant le laissaient prévoir) la distribution en circulation naturelle est très limitée

(installations de petits pavillons ou d'appartements type HLM) du fait des caractéristiques de

l'air.

La faible valeur de la chaleur spécifique de l'air (0,24 kcal/kg pour l'air, contre 1 kcal/kg pour
l'eau) conduit à véhiculer des débits importants pour apporter aux différents locaux à chauffer la
quantité de chaleur dont ils ont besoin.

La section des gaines sera d'autant plus importante que le débit sera élevé et la vitesse de
circulation modérée. L'avantage du chauffage à air chaud à circulation mécanique par rapport au
chauffage à circulation naturelle, sera donc de permettre l'emploi de gaines de plus faible section
pour un même débit véhiculé, la vitesse de l'air étant acquise mécaniquement grâce à un ventilateur.

A titre indicatif, les différentes formules utilisées pour les calculs sont les suivantes :

Avec :
Q : puissance calorifique en kcal/h.
poids volumique en kg/m3.
c : chaleur massique en kcal/kg °C.
T8 : température de soufflage en C.
t : température ambiante en ° C.

Les caractéristiques du ventilateur (ou des ventilateurs) dépendront des caractéristiques du


réseau de distribution d'air (résistances de frottement, résistances locales), c'est un calcul classique
de bureau d'études, sortant du cadre de notre exposé.

L'emploi de ventilateur permet de mettre en oeuvre des débits importants, donc de souffler
l'air, éventuellement, à des températures modérées. L'augmentation de la vitesse aux bouches
autorise un meilleur brassage de l'air, sans zone stagnante, et un effet anta goniste de celui que l'air
chaud prendrait de lui-même du fait de la force ascensionnelle due à la différence des masses
volumiques de l'air chaud (à température T8) et de l'air ambiant (à température t).
Grâce aux qualités conférées par la circulation mécanique (vi tesse accrue, température
modérée, etc...) les locaux de grands volumes et surtout de grandes hauteurs peuvent être
rationnelle-ment chauffés.

Le filtrage de l'air (surtout en ville) doit être particulièrement soigné, ce qui nécessite de
disposer après le caisson de mélange de filtres efficaces en nombre suffisant. La disposition des
filtres en V (dièdres) permet de gagner de la place en longueur (il faut compter environ 1 m2 de
filtre par 1 000 m3/h d'air à traiter).

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