MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERISTAIRE
INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE DE LA GOMBE
« ISP/GOMBE »
KINSHASA/GOMBE
Section : Science Commerciales, Administratives et informatique
Option : Informatique de Gestion
TRAVAIL PRATIQUE DE L’HISTOIRE ET
EPISTEMOLOGIE DE L’INFORMATIQUE
EBONDO KALOMBO ANNAEL BADILE MULAMBA JOCELINE KAMPEBA ZEMBELE
MARCELINE
L1 LMD/JOUR
Dirigé par : CT CIMONA Remy
ANNEE 2022-2023
1. Cest qui 'empêchement l'utilisation des ordinateurs
quantique actuellement
« L’intérêt des ordinateurs quantiques résulte dans le fait qu’ils peuvent résoudre des
calculs encore inaccessibles à la puissance de calcul classique (ordinateurs classiques) en
un temps décisif »
Toutefois, l’un des plus grands risques de l’ordinateur quantique concerne sa potentielle
utilisation de l’algorithme quantique de Peter Shor, dit algorithme de Shor, qui permet de
décomposer en nombres premiers (utilisés pour l’algorithme RSA, découvert par Ronald
Rivest, Adi Shamir et Leonard Adleman) de très grands nombres. Il peut ainsi factoriser ces
derniers en un temps record. Si cet algorithme est implanté dans un ordinateur quantique,
ce dernier pourra déchiffrer de nombreux systèmes comme la confidentialité d’une carte
bancaire et deviendra une véritable menace pour la cryptographie RSA, la cybersécurité, et
pourra avoir un impact direct sur la sécurité nationale.
La majorité des systèmes de sécurité utilise cette cryptographie RSA, suffisamment robuste
pour résister à un calcul classique. Maîtriser l’informatique quantique offrira des capacités
de déchiffrement qui pourront faire rapidement sauter de nombreux verrous : sites
internet protégés (HTTPS), chiffrement des bitcoins, documents secrets, etc.
Un danger pour la cybersécurité ?
Le chiffrement asymétrique permet d’assurer la confidentialité, l’intégrité et
l’authentification. L’ordinateur quantique, si les systèmes de cryptographie ne sont pas
améliorés en systèmes post-quantiques, pourra avoir accès aux données critiques
d’entreprises très rapidement en cassant tous les mots de passe. C’est pourquoi l’ANSSI et
de nombreux consultants en informatique mettent en garde contre ses dangers.
La protection des données est vitale pour une entreprise, une personne, une institution,
etc. De fait, les ordinateurs quantiques déchiffreront facilement des transactions cryptées.
Les hackers auront facilement accès aux systèmes de paiement sécurisé et pourront les
détourner. Les autres menaces portent aussi sur l’authentification des connexions SSL
(Secure Socket Layer) ou TLS (Transport Layer Secure) qui concernent les transactions
commerciales sur Internet, l’authenticité des signatures électroniques, la confidentialité
des protocoles d’enveloppes digitales, le minage de cryptomonnaie, etc.
Les nombreuses cyberattaques mettent en lumière le rôle indispensable des acteurs de la
cybersécurité. Avec le développement d’outils de cryptographie post-quantique, les
chercheurs espèrent maintenir une bonne sécurité des systèmes informatiques malgré
l’apparition des calculateurs quantiques très puissants. L’ordinateur quantique pourra
aussi servir de test de fiabilité pour ces nouveaux outils.
Pour le moment, la commercialisation d’un ordinateur quantique est encore lointaine,
notamment en raison de contraintes techniques. À titre d’exemple, les qubits ne se
stabilisent que dans des températures proches du zéro absolu (soit proche de -273°C). Il
semble alors évident que les premiers calculateurs quantiques seront des machines très
encombrantes. De plus, les entreprises lancées dans cette aventure font face à une pénurie
de talents car la recherche et le développement industriels requièrent des spécialistes
universitaires (physique quantique, astronomie, etc.), souvent docteurs ou doctorants.
Si l’ordinateur quantique n’est pas encore accessible sur le marché, les recherches sur le
quantique et le post-quantique sont toujours en cours. Bien que la cryptographie post-
quantique semble être nécessaire pour garantir une sécurité, il reste évident que les
hackers tenteront de contourner ces systèmes. L’ordinateur quantique semble représenter
à la fois une menace et une opportunité pour la cybersécurité. Les acteurs de la sécurité
des systèmes informatiques ne seront sans doute pas dépassés par l’arrivée des
supercalculateurs quantiques, mais devront continuer de détecter les failles des systèmes
de sécurité pour mieux les renforcer.
Tiphaine de Rauglaudre
Quels risques les ordinateurs quantiques poseront-ils en termes de cybersécurité ?
Considérée comme la prochaine grande révolution technologique, l’informatique
quantique soulève déjà de vives inquiétudes en termes de cybersécurité. D’ici une dizaine
d’années, les capacités des ordinateurs quantiques seront telles qu’ils devraient être
capables de décoder les clés de chiffrement les plus complexes en seulement quelques
heures. Concrètement, cela signifie que tous les dispositifs de sécurité actuels pour les
transactions bancaires, la confidentialité des communications en ligne ou la protection des
données pourraient devenir obsolètes.
Les géants de l'industrie numérique Google, IBM, Intel, Microsoft, Amazon ou encore
Alibaba investissent des sommes colossales dans le développement des premiers
ordinateurs quantiques. Pionnier dans le domaine, IBM affirme que dans les vingt
prochaines années, cette technologie permettra de réaliser des avancées spectaculaires
dans les domaines de la science, la médecine, la finance, la conquête spatiale, etc. Cette
technologie exploite les lois de la mécanique quantique pour traiter les informations et
résoudre des problèmes d’une complexité algorithmique exponentielle. Les ordinateurs
quantiques constituent des machines d'un nouveau genre tirant parti des propriétés
physiques de la matière à l'échelle de l'atome.
Les ordinateurs traditionnels sont programmés avec des bits ne pouvant avoir qu’une
seule valeur de 0 ou de 1. Concrètement, chaque coeur ne peut faire qu’un seul calcul à la
fois. Pour résoudre des problèmes de variables multiples, ils doivent traiter les résultats
les uns après les autres autant de fois que nécessaire. Les ordinateurs quantiques utilisent
quant à eux des bits quantiques (appelés qubits) ayant une infinité d’états 0 ou 1 pouvant
se superposer. Contrairement aux ordinateurs classiques, les systèmes quantiques sont
capables de réaliser une multitude de calculs mathématiques en parallèle très rapidement
et en une seule étape. À terme, ils devraient potentiellement permettre de résoudre des
problèmes très complexes insolvables pour les supercalculateurs actuels les plus puissants.
2. Stocker les données dans l’ADN
Les technologies de stockage de données ont progressé extraordinairement
depuis le premier disque dur développé par IBM en 1956. Cependant, alors que les nouvelles
technologies ont permis d’augmenter considérablement les capacités de stockage dans des
outils miniaturisés, elles restent fragiles, énergivores et peu adaptées pour conserver des
données d’intérêt sur le long terme. La nature offre une solution : l’ADN.
L’acide désoxyribonucléique, ou ADN, est une macromolécule biologique utilisée dans
presque toutes les cellules ainsi que chez de nombreux virus comme vecteur de leur
information génétique.
Alors que la succession de 0 et 1 constitue le langage binaire informatique, l’enchaînement
des bases adénine (A), cytosine (C), guanine (G) et thymine (T) de l’ADN code l’information
génétique. Les développements récents des techniques de synthèse et séquençage de l’ADN
rendent envisageable l’utilisation de cette macromolécule pour le stockage à long terme de
grandes quantités d’informations.
L’ADN contenu dans un corps humain comprend l’équivalent en données de 150 000 des
plus grands centres de stockage de données numériques, soit 150 milliards de Terabytes.
Ainsi, l’ensemble des films produits depuis l’invention du cinématographe pourrait être
conservé sous forme d’ADN dans
un volume inférieur à un « morceau de sucre ».
L’ADN, très stable, peut par ailleurs être conservé pendant plusieurs milliers d’années.
En 2020, l’équipe de recherche dirigée par Nicholas Guise au Georgia Institute of Technology
(Atlanta, Géorgie) a reçu 25 millions de dollars de financement IARPA (Intelligence Advanced
Research Projects Activity) pour développer de nouvelles technologies de synthèse et
séquençage d’ADN. La technologie de synthèse, développée en collaboration avec
l’entreprise de biotechnologie Twist Biosciences, repose sur un support en silicone creusé de
micro-puits de quelques centaines de nanomètres de profondeur pouvant accueillir la
synthèse chimique de molécules uniques d’ADN base par base, et permettant ainsi la
production en parallèle de millions de séquences uniques sur une seule micro-puce. La
micro-puce intègre les technologies de micro-fluidique, pour l’approvisionnement précis des
réactifs aux sites de synthèse, et de semi-conducteurs électroniques permettant l’activation
d’électrodes uniques, chaque puits constituant ainsi un mini bio-réacteur électrochimique.
L’activation d’une électrode induit la création d’un environnement acide propice à l’ajout
d’une base à la molécule d’ADN synthétisée, et la régulation de l’activité des électrodes par
semi-conducteurs permet un contrôle précis de la séquence produite dans chaque puits. Le
développement de cette nouvelle micropuce permettrait une production d’ADN cent fois
plus efficace en comparaison avec les techniques utilisées jusqu’à présent. L’objectif affiché
est de pouvoir encoder plusieurs Terabytes de données par jour dans chaque micro-puce.
L’équipe travaille aussi en partenariat avec Roswell Biotechnologies sur des
modèles de séquenceurs ENDseq (Electronic Nano-Detection Sequencing) qui
consistent en des senseurs électroniques moléculaires uniques regroupés sur un
semi-conducteur. En bref, des enzymes ADN polymérases utilisent le brin d’ADN d’intérêt
pour produire un ADN complémentaire par ajout séquentiel de base.
L’ajout d’une base induit une modification locale du courant électrique spécifique à chaque
base, la mesure des variations du courant permet ainsi de déterminer la séquence de la
molécule d’ADN d’intérêt. Enfin, l’équipe de Nicholas Guise développe des algorithmes de
décodages plus fiables afin de minimiser le taux d’erreur du cycle synthèse-séquençage, qui
est encore trop élevé pour garantir l’utilisation à grande échelle de cette technologie.
En complément des technologies électroniques et magnétiques permettant le
stockage et l’accessibilité des données rapidement, le stockage d’information grâce à l’ADN
pourrait donc être favorisé pour archiver des données sur le long terme.
L’utilisation de l’ADN permet une réduction de l’empreinte physique et énergétique et du
coût du stockage d’information. De manière importante, les connaissances permettant la
synthèse et la lecture de l’information génétique ne deviendront pas obsolètes puisqu’elles
resteront essentielles à la compréhension de la nature et à la santé humaine.
Toute l'actualité Stockage
L'ADN, une solution pour le stockage de demain
L'infiniment petit pourrait venir au secours de la
conservation des données informatiques. En effet,
des chercheurs anglais ont affiné le procédé pour
stocker des informations sur de l'ADN.
Des chercheurs ont créé un moyen de stocker des
données sous forme d'ADN, qui a l'avantage de se
conserver pendant des dizaines de milliers d'années.
La
méthode de codage permettrait de stocker environ
100 millions d'heures de vidéo haute définition dans
une tasse d'ADN, ont expliqué les scientifiques dans
la revue
Nature.
Ces experts anglais, travaillant à l'EMBL-EBI (European
Bioinformatics Institute) à Cambridge, affirment avoir enregistré une version MP3 du
discours de Martin Luther King « I have a dream », ainsi qu'une photo et plusieurs fichiers
textes sur
de l'ADN. « Nous savons déjà que l'ADN est une matière robuste pour stocker des
informations, car nous en avons extrait des os de mammouth laineux, qui datent de dizaines
de milliers d'années » précise un communiqué des scientifiques. Ils ajoutent « l'ADN est
également incroyablement petit, dense et n'a pas besoin de puissance pour le stockage, le
transport et la captation sont très faciles ».
La lecture de l'ADN est relativement simple, par contre écrire dessus a été u obstacle majeur.
Il existe deux problèmes : en utilisant les techniques actuelles, il est seulement possible de
fabriquer de l'ADN avec des chaînes courtes. D'autre part, la lecture et l'écriture sont
sujettes
à des erreurs, en particulier lorsque la même lettre d'ADN est répétée.
Indexer les données sur plusieurs fragments d'ADN
Nick Goldman, directeur associé de l'EMBL-EBI, a décidé de créer un code qui surmonte ces
deux problèmes. Cette méthode synthétise l'ADN à partir de l'information codée. Le
laboratoire universitaire a travaillé avec la société californienne Agilent Technologies, un
fabricant d'instruments de mesures électroniques et de bio-analytiques, pour transmettre
les données, puis l'encoder dans l'ADN. La firme a téléchargé les fichiers sur le web, puis a
ensuite synthétisé des centaines de milliers de fragments d'ADN pour indexer les données.
L'objectif était d'éviter d'avoir une redondance des lettres d'ADN et donc des sources
d'erreurs. « Le résultats ressemble à un petit morceau de poussière », explique Emily
Leproust d'Agilent.
Le Dr Nick Goldman avec de l'ADN synthétisé
Cet échantillon a été envoyé à l'EMLB-EBI où les chercheurs ont réussi à séquencer l'ADN et
décoder les fichiers sans erreurs. Nick Goldman constate, « nous avons créé un code qui est
tolérant aux erreurs en utilisant une forme moléculaire. Nous savons que sa durée de vie
sera bonne pendant 10 000 ans ». Il ajoute, « peut-être plus longtemps, tant que quelqu'un
connaît le code et si on dispose d'une machine pour lire l'ADN ». La prochaine étape du
développement est de perfectionner le système de codage et d'affiner les modalités
pratiques ouvrant la commercialisation de cet ADN modifié.
Ce n'est pas la première fois que l'ADN est utilisé comme moyen de stockage. En août
dernier, des scientifiques de l'Université de Harvard ont démontré la capacité de stocker un
livre au format HTML dans l'ADN. Composé de 53 000 mots, de 11 images au format Jpeg et
d'un programme JavaScript pour un poids total de 5,37 mégaoctets, le fichier a été stocké
dans seulement un picogramme d'ADN, soit un milliardième de gramme.
En raison de la lenteur du processus de consignation des données, les scientifiques orientent
l'ADN comme support pour l'archivage. « Le volume mondial des informations (1,8 zo)
tiendrait dans environ 4 grammes d'ADN », souligne Sriram Kosuri, chercheur principal à
l'Université de Harvard. En 2020, la production de données devrait atteindre 40 zettaoctets,
soit l'équivalent de 5200 Go d'informations pour chaque habitant de la planète.