Exercice1 : sur le calcul des Fréquences
Notions de rappel : La génétique des populations s'intéresse à l'évolution des fréquences
phénotypiques et génotypiques. Il est donc important dans un premier temps de savoir calculer
ces fréquences.
-
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑 ′ 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑣𝑖𝑑𝑢𝑠 𝑎𝑦𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒 𝑝ℎé𝑛𝑜𝑡𝑦𝑝𝑒 é𝑡𝑢𝑑𝑖é
𝐹𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑝ℎé𝑛𝑜𝑡𝑦𝑝𝑖𝑞𝑢𝑒 =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑 ′ 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑣𝑖𝑑𝑢𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
-
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑 ′ 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑣𝑖𝑑𝑢𝑠 𝑎𝑦𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒 𝑔é𝑛𝑜𝑡𝑦𝑝𝑒 é𝑡𝑢𝑑𝑖é
𝐹𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑔é𝑛𝑜𝑡𝑦𝑝𝑖𝑞𝑢𝑒 =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑 ′ 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑣𝑖𝑑𝑢𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
-
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑 ′ 𝑎𝑙𝑙è𝑙𝑒 𝑑𝑢 𝑡𝑦𝑝𝑒 é𝑡𝑢𝑑𝑖é
𝐹𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑙𝑙é𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑 ′ 𝑎𝑙𝑙è𝑙𝑒
Cas de codominance : Ici la relation entre le génotype et le phénotype est directe (Nombre de
génotype est égal au nombre de phénotype).
Prenons exemple du cas d’un gène responsable de la couleur du pétale chez la rose des champs,
ce gène présentant deux allèles A (pétale Vert) et B (pétale gris) a un caractère codominant
pour les hétérozygotes AB (orange)
Les individus présentant le génotype :
AA ont pour phénotype [𝐴] ou vert
AB ont pour phénotype [𝐴𝐵] ou orange
BB ont pour phénotype [𝐵] ou gris
Notons AA= n1, AB= n2, BB= n3.
2𝑛1 + 𝑛2
𝐹𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙 ′ 𝑎𝑙𝑙è𝑙𝑒𝐴 = 𝑥1 =
2 𝑋 (𝑛1 + 𝑛2 + 𝑛3)
2𝑛3 + 𝑛2
𝐹𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙 ′ 𝑎𝑙𝑙è𝑙𝑒 𝐵 = 𝑥2 =
2 𝑋 (𝑛1 + 𝑛2 + 𝑛3)
Cas de dominance : Ici il n’existe pas de relation directe entre le phénotype et le génotype, le
génotype ne peut être déduit par le phénotype.
Prenons exemple du cas d’un gène responsable de la couleur des poils chez la souri des champs,
ce gène présentant deux allèles C (poils gris) dominant et c (poils noir) récessif
Les individus présentant le génotype :
CC ont pour phénotype [𝐶] ou Noir
Cc ont pour phénotype [𝐶] ou noir
cc ont pour phénotype [𝑐] ou gris
Le calcul des fréquences alléliques n’est pas directement possible. L’hypothèse de l’équilibre
de Hardy Weinberg s’impose.
Soit Ho : la population est à l’équilibre de Hardy-Weinberg
Ceci implique que :
1- La somme des fréquences phénotypique est égale à 1.
Exemple : 𝑓[𝐴] + 𝑓[𝑎] =1
2- La somme des fréquences génotypique est égale à 1
Exemple : f(AA) + f(Aa) + f(aa) =1
3- La somme des fréquences allélique est égale à 1
Exemple : f(A) + f(a) =1
4- La fréquence du génotype dominant f(AA)= D, celle du génotype récessif f(aa)= R,
celle du génotype hétérozygote f(Aa)= H
Application : Mr Cissé, éleveur de Lapin, se retrouve lors d’une excursion en présence d’une
population d’espèce de lapin dwarf. Il décide de faire une étude dans le milieu et découvre que
cette population a un pool génétique composé de phénotypes dominants B (Blanc) et récessifs
b (Brun) (voir Tableau1).
Tableau 1
Nombre
Phénotype Génotype Alléle d'individus
Blanc BB B 70
Blanc Bb B 40
Brun bb b 90
Total 200
1- Quelles sont les fréquences phénotypiques dans cette population
2- Qu’elles sont les fréquences génotypiques
3- Qu’elles sont les fréquences alléliques
Solution :
1- Calcul des fréquences phénotypiques
Fréquence du phénotype à caractère dominant [B]
𝑁[B] 110
𝑓[B] = = 200= 0.55
𝑁
Fréquence du phénotype à caractère récessif [b]
𝑁[b] 90
𝑓[b] = = 200= 0.45
𝑁
Vérification : f [B] + f [b] = 1
2- Calcul des fréquences génotypiques
Fréquence du génotype (BB)
𝑁(BB) 70
𝑓(𝐵𝐵) = 𝐷 = = = 0.35
𝑁 200
Fréquence du génotype (Bb)
𝑁(Bb) 40
𝑓(𝐵𝑏) = 𝐻 = = = 0.20
𝑁 200
Fréquence du génotype (bb)
𝑁(bb) 9
𝑓(𝑏𝑏) = 𝑅 = = = 0.45
𝑁 20
Vérification : f(BB) + f(Bb) + f(bb) = 1
3- Calcul des fréquences alléliques
- Fréquence de l’allèle (B)
2𝑁(𝐵𝐵)+𝑁 (𝐵𝑏)
𝑓(𝐵) = 2𝑁
2𝑋 70 + 40
= = 0.45
2 𝑋 200
Ou
2𝑁 (𝐵𝐵) 𝑁 (𝐵𝑏)
𝑓(𝐵) = +
2𝑁 2𝑁
𝑁 (𝐵𝐵) 𝑁 (𝐵𝑏)
𝑓(𝐵) = +
𝑁 2𝑁
1
𝑓(𝐵) = 𝑓(𝐵𝐵) + 2 𝑓(𝐵𝑏)
𝐻
𝑓(𝐵) = 𝐷 + 2
0.20
= 0.35 + = 0.45
2
- Fréquence de l’allèle (b)
2𝑁 (𝑏𝑏) + 𝑁 (𝐵𝑏)
𝑓(𝑏) =
2𝑁
2 𝑋 90+40
= = 0.55
2 𝑋 200
Ou
2𝑁 (𝑏𝑏) 𝑁 (𝐵𝑏)
𝑓(𝑏) = +
2𝑁 2𝑁
𝑁 (𝑏𝑏) 𝑁 (𝐵𝑏)
𝑓(𝑏) = +
𝑁 2𝑁
1
𝑓(𝑏) = 𝑓(𝑏𝑏) + 2 𝑓(𝐵𝑏)
𝐻
𝑓(𝑏) = 𝑅 +
2
0.20
𝑓(𝑏) = 0.45 + = 0.55
2